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Archive pour la catégorie 'politique'

Gilets rayés et gilets jaunes

Posté : 15 novembre, 2018 @ 12:31 dans politique | Pas de commentaires »

D’où vient la colère des gilets jaunes? Des saloperies politicardes et technocratiques des gilets rayés. Qui sont-ce? Les politicards qui obéissent au doigt et à l’oeil aux consignes des zélateurs du SLC et qui sont dominés par les technocrates de Bercy, eux mêmes chauds partisans dudit SLC. Autrefois, les politiques étaient « les fondés de pouvoir du capital » (Marx); ce temps n’est plus car ils en sont devenus les domestiques serviles.
La colère vient aussi de ce que ce gouvernement de « nouveau monde » est tout aussi centralisateur que ses prédécesseurs; ce qui veut dire autoritaire, technocratique, normalisateur, standard. Il prend des mesures générales quelle que soit la diversité des situations des différentes populations; c’est bien plus facile que de faire face à la complexité et à la pluralité des problèmes et des acteurs sociaux. Cela permet, comme dans le privé qu’il imite et dont il a a adopté la logique unidimensionnelle, de construire des indicateurs et des tableaux de bord simplistes et uniquement quantitatifs et financiers. C’est le rêve des mégalomanes de Bercy que de pouvoir suivre la marche du pays sur un 29.7 où ne figurent que du général et des moyennes; cela permet de gommer les écarts et les cas particuliers. Cela permet de continuer dans la logique shadok car un système d’information purement quantitatif interdit de comprendre les causes profondes des échecs; alors on adopte ladite logique qui a pour principe numéro 1: plus on échoue, plus on a des chances de réussir. Pompons, pompons … le pognon des Francaouis. Ce qui devient dans le ressenti des citoyens: c’est le pompon pidou.
La frustration vient de ce qu’une fois de plus le gouvernement, pourtant si moderne et progressiste, s’en prend à ceux qui sont censés ne pas pouvoir réagir: isolés, dispersés dans les périphéries pour la plupart d’entre eux, atomisés, sans moyens à consacrer à se défendre, sans syndicats ni organisation, les vieux récemment rackettés. On ne taxe pas ou beaucoup moins les avions, les paquebots, les grands pollueurs, les agriculteurs productivistes de la FNSEA, les boîtes de transports routiers qui ont de puissants lobbys pour les défendre, ni Total qui, au contraire vient d’avoir le droit de détruire une partie de la Guyane pour trouver du pétrole et d’acheter 300 000 tonnes d’huile de palme pour faire du biocarburant. Et tous ces acteurs-là sont évidemment l’objet des soins les plus attentifs de die Gross Kommission de Bruxelles. On réinvente la gabelle et on a sans doute pensé que les oies ne se révolteraient pas; certes ce n’est pas nouveau car depuis des lustres, c’est le rôle de la TVA de plumer tout le monde, surtout les plus pauvres qui n’en peuvent mais. Et où est donc, non ornicar, mais le « nouveau monde »? Et cela s’ajoute au ras-le-bol fiscal dû à l’augmentation permanente des impôts et taxes sauf pour les plus fortunés. Il est probable que le gros des gilets jaunes dans la rue viendra des classes moyennes qui en ont marre d’être les seules à payer plein pot sans avoir quoi que ce soit en retour car les aides, rustines et mesurettes annoncées par le gouvernement n’iront qu’aux 20 % les plus pauvres de la population. Ce qui, cela étant dit au passage, entretient une coupure de plus en plus grande entre les classes sociales au lieu de recherche de la cohésion sociale.
La grogne vient d »une décision brutale, à première vue non préparée sérieusement, c’est-à-dire en anticipant les conséquences de la mesure; ensuite, comme il y a des réactions (soi-disant non prévues) le gouvernement fait mine de rétropédaler et de se donner une image paternelle en cherchant des solutions. Pourquoi dis-je à première vue? C’est parce que la tactique du pouvoir relève de plusieurs facteurs possibles. Il y a celui que je préfère qui consiste à lancer l’affaire comme un ballon d’essai et d’attendre les réactions, le pari étant qu’il n’y en aura pas à cause des raisons exposées supra. On n’a donc pas à étudier solidement la mesure ex ante et on répondra au coup par coup en tant que de besoin au cas où il y aurait de la ruée dans les brancards. Cela permet de gagner du temps et de se donner une aura sociale en faisant semblant d’adapter la décision aux réactions. C’est évidemment vieux comme Hérode (et hérodé) et une des ficelles classiques du gouvernement néolithique qui assène ses Massu comme Charlot en 68. L’autre solution est une combinaison d’incompétence (surtout avec des gens qui viennent de plus en plus du privé et ignorent complètement la chose publique et sa logique d’intérêt général), de fatuité (moi, je sais tout à l’encontre des ploucs que je méprise), de cuistrerie (j’affiche un savoir que je n’ai pas pour impressionner le populo), de jean-foutrisme (personne totalement incontrôlable car, en l’occurrence, au-dessus des lois), de flemme (c’est bien plus facile de faire du standard que du complexe). Avec ce pedigree, il est tout à fait inutile de se creuser les méninges pour préparer une législation efficace. Et puis de toute façon on peut se rattraper via la méthode 1 ou on rétropédale et on fait de la « pédagogie ». Quel mépris puis que la pédagogie suppose qu’on s’adresse à des andouilles qui finiront par comprendre si on leur explique plus longtemps les choses, qui pourtant ne relèvent pas de la pédagogie mais de la démagogie camouflant les réalités en les qualifiant de simple ressenti. Et qui est généralement un tissu de mensonges. Exemple: la taxation supplémentaire du carburant s’expliquerait par l’urgence écologique et par le privilège donné au travail; double menterie car l’essentiel du fric en plus va dans les fouilles de l’Etat et car le travailleur a très souvent besoin de circuler en bagnole, faute de transports en commun, pour aller turbiner souvent pour des queues de cerises. Le gouvernement Mac-Tron a largement aggravé ces stratégies classiques en se moquant du parlement et des commissions préparatoires: il leur communique les textes en retard et leur laisse un très court délai pour les étudier ou les amender ou il s’oppose aux amendements. Et le projet Mac-Tron à l’étude va encore réduire plus les droits du parlement!
On note que le traitement uniforme des problèmes et des textes législatifs relève de la centralisation étatique chère à l’énarchie eux mégalos du pouvoir. Mais maintenant cela ne porte que sur ce qui est encore dans le pouvoir du gouvernement alors que tous les leviers de la souveraineté sont passés dans l’UE et les traités de commerce: plus de maîtrise des droits de douane, du budget, de la monnaie, de la politique monétaire, du taux de change; restent la fiscalité et le social. En revanche, tout ce qui n’est pas régalien a été refilé au privé qui pond ses propres normes de plus en plus décentralisées car produites directement dans les entreprises (moins de lois, de conventions collectives de branche; vive les accords d’entreprise). C’est super car cette « flexibilité » exigée par le SLC a pour effet d’accroître la course au moins-disant et la concurrence sauvage. Dans ce cadre d’impuissance, on observe que Mac-Tron a une stratégie à la gribouille (un trou chasse l’autre) et joue aux chaises fiscales en reportant une bonne part des coûts de ses décisions sur d’autres acteurs: collectivités locales, budget de la Sécu, entreprises. C’est très moderne. Cela a marché mais les gilets jaunes ne rient plus et vont prouver que trop c’est trop et qu’il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.

Le multilatéralisme mactronien

Posté : 13 novembre, 2018 @ 12:13 dans politique | Pas de commentaires »

Mac-Tron contre l’isolationnisme trumpien et le nationalisme populiste prône le retour au multilatéralisme onusien. C’est un combat d’arrière-garde si on tient compte des évolutions qui ont amené à la situation actuelle: montée des extrémismes, nationalismes en hausse rapide, tendances au replis sur soi, inefficacité totale de l’ONU, cohue de pays dans l’UE qui devait propager la paix et assurer la convergence des économies, lutte contre les pays dérogeant aux écritures saintes du SLC. Comme toujours Maqueron monte au créneau alors que ce qu’il défend est déjà mort même si ses dirigeants ne le savent pas encore tant ils tiennent à le défendre car il est le ressort de leurs positions dominantes et juteuses.
Il suffit déjà d’examiner l’état de la planète pour penser que le multilatéralisme n’est plus à l’ordre du jour. les conflits de toute sorte et pour l’instant de faible portée extrêmement nombreux prolifèrent ou s’annoncent déjà: pour les énergies, pour l’eau, pour les ressources alimentaires et minérales, pour la puissance, pour la religion, pour l’identité, pour le climat, contre l’immigration, pour les territoires et les terres, pour les océans, pour les idéologies… Le monde est devenu très conflictuel et instable et les institutions internationales fondées juste après la fin de la 2ème guerre mondiale sont démonétisées, voire démonisées. La finance mondiale et largement off shore a déstabilisé les économies. Le libre-échange sans limites pour tout (marchandises, services, capitaux, et théoriquement les « ressources humaines », soit les 4 grandes libertés de circulation de l’UE) a amené pauvreté relative, inégalités, précarité, insécurité culturelle et sociale. Ne reste plus que des possibilités d’accords peu latéraux (2 à 3 ou 4) entre pays ayant des convergences momentanées d’intérêts. on voit du reste aisément la montée des antagonismes et des nationalismes à l’expansion soutenue des dépenses d’armement dans notre pauvre monde, dépenses qui vont bien au-delà de ce qui serait nécessaire pour aider les pays pauvres, supprimer la faim et l’absence d’eau, protéger le climat, investir dans l’écologie.
Mac-Tron est dans le politique et veut la paix; fort bien et qui dirait le contraire? (ce qui est mon test favori de non-falsification, si on répond personne, c’est que le discours est du blablabla). Or, si on n’est pas un énarque mais un sociologue, un économiste, un philosophe on se demande d’abord qu’elles sont les conditions concrètes et réelles de la paix. Ce que ne font pas les partisans du SLC cher à Maqueron; tout simplement parce que le SLC mondial et aussi et surtout européen « porte la guerre comme la nuée l’orage ». Depuis 30 ans l’UE, à grands coups de directives ordolibérales, d’arrêts hyper libéraux de la CJUE (ex-CJCE), puis de monnaie unique, puis d’élargissement à l’Est sans approfondissement, le tout étant fondé sur les seules conceptions et les seuls intérêts de la Teutonie, met les peuples en concurrence « pure et parfaite »: économique, fiscale, sociale et environnementale. Il n’y a pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre que la concurrence dégénère en compétition, celle-ci en antagonisme et ce dernier en nationalisme porteur de guerres, tant dans les pays (fin de la cohésion sociale) qu’entre eux. On ne peut donc pas « en même temps » vouloir la paix et défendre un système socio-économico-politique qui amène peu à peu à la guerre de tous contre tous. Même si au début la guerre n’est qu’économique, ce qui est bien mieux que les menées nazies, tôt ou tard celle-ci conduit à la guerre tout court. Du reste avant 1914, des penseurs comme Rosa Luxembourg ou Jaurès avait bien analysé que les impérialismes et les colonisations pour monopoliser les ressources, via notamment la course à la maîtrise des mers entre Gibbys et Tudesques, causeraient la guerre; d’où la boucherie de 14/18. Bien plus que l’enchaînement des traités entre puissances, la cause profonde de la « Der des Der » fut la guerre économique entre elles. Ce que Proudhon avait fort bien vu dans « La guerre et la paix » où il montrait que la guerre économique supplantait la militaire.
Contrairement aux âneries qu’on nous ressort sur l’idée que ce serait le traité de Versailles qui aurait amené Hitler au pouvoir, c’est encore la situation et la guerre économiques qui ont créé les conditions de la guerre de 39/45. Certes, les clauses infligées à la Doryphorie par le traité de Versailles (dont des réparations et des indemnisations au niveau de 500 milliards d’euros actuels) étaient extrêmement dures. Mais si la Tudesquie avait gagné, question qu’on ne se pose pas pour excuser la Schleuie? Cela aurait été bien pire comme le montre le traité de Brest-Litovsk qui dépeçait la Russie et aussi une proposition d’armistice du Kronprinz à la France en 1917 (quand les casques-à-pointe engagés à l’Est purent rejoindre le front occidental après la défection de Lénine) était encore plus scandaleuse que le traité de Versailles. Et je rappelle qu’après 1870 la France avait dû payer 5 milliards de francs-or à Bismarck, que la Bochie n’a payé qu’un quart des réparations grâce à ses amis anglais et américains et que le Nord, l’Est de la France plus la Belgique avaient été dévastés de fond en comble par la guerre (l’Allemagne pas du tout) et aussi par des vengeances pures et simples (destruction des usines du Nord, tirs sur la cathédrale de Reims et même sur Paris à coups de Gross Angela). Mais comme seules la France et la Belgique avaient subi des destructions immenses, les autres pays s’en sont moqué pour reprendre leurs affaires avec les Tudesques et pour faire plaisir à leur population d’origine teutonne. Rappelons que la dynastie britannique actuelle est d’origine saxonne, au point que le jules d’Elizabeth est devenu lord Mountbatten à la place de von Battenberg.
Certes la Doryphorie a compris que la guerre armée n’était pas la solution pour recréer son Hinterland et son Lebensraum (du reste la bombinette francouie la refroidirait si d’aventure…); elle a changé son fusil d’épaule avec la guerre économique qu’elle mène en Europe depuis 30 ans. Elle s’est trouvé des alliés (Europe du Nord libérale et luthérienne, pays d’Europe centrale et orientale, PECO) pour s’emparer de tous les pouvoirs européens: la Kommission de Bruxelles avec son sbire Juncker (lire Junker; réputé ivrogne et surtout champion de l’optimisation fiscale du Luxembourg contre les autres pays), le parlement européen, la majorité au conseil européen, la mainmise sur l’austérité via sa banque centrale et ses alliés anti-cigales. Et cela a fini par susciter les réactions anti-européennes qui proviennent surtout de ce que l’UE n’est qu’une cohue de pays ne défendant que leurs intérêts et se livrant une guerre économique, commerciale, sociale et fiscale sans merci.
Mac-Tron est pour le multilatéralisme mais cela ne l’empêche pas de privilégier la coopération bilatérale avec la Teutonie. Coopération qui ressemble fort à « l’entente cordiale entre Rosbifs et Francaouis du 19 ème siècle: une alouette française et un percheron tudesque. On le voit aisément car die Grosse Angela a refusé tous les projets maqueroniens, dernier en date la dérobade teutonne envers la taxation des firmes du GAFAM. Les dirigeants allemands ne cessent de défendre leur bout de gras et leur impérium européen et la gouvernance française garde le monopole des bonnes paroles et des projets impossibles. Mac-Tron est très fort en beaux discours politiques, humanistes et philosophiques mais cela ne repose sur aucun substrat socio-économique réel. Il doit sans doute réserver ses preuves d’amour à la douairière Trognon.
L’UE est en bonne voie d’éclatement à cause de cet écartèlement entre le discours de la paix, de la coopération, du multilatéralisme et la pratique permanente d’un libéralisme économique sans merci. Ce n’est qu’une question de temps après le Brexit, l’assassinat de la Grèce, la stigmatisation des membres du groupe de Visegrad et maintenant de l’Italie, avec la progression des partis droitiers et nationalistes et anti-UE. Pour maintenir cette heureuse idée d’une Europe unie et sociale, il faudrait que l’UE change de politique et aille vite vers un budget commun de 20 % du total des PIB des 27 pays qui la composent (afin de faire des transferts entre pays riches et pauvres, des investissements de structure et écologiques, de lutter contre la pauvreté et la précarité), vers une BCE attentive au chômage et prêteuse en dernier ressort aux pays en difficulté, vers une monnaie commune et non unique, vers la justice social, vers une harmonisation des règles fiscales et sociales, vers le rétablissement de la démocratie contre la technocratie et l’entre-soi du Conseil Européen, vers la neutralité entre blocs ou pays impériaux. bref, il faudrait que l’UE devienne un système fédératif intégral (économique, politique, social, juridique). Rien n’empêche de se battre contre l’isolationnisme mondial tout en construisant une Europe vraiment fédératrice en tous domaines. Rien n’empêche de militer pour la paix et « en même temps » de construire, au moins en Europe, les conditions matérielles de celle-ci. Le « en même temps » mac-tronien est en fait un dualisme binaire (par exemple progressistes contre nationalistes), un syncrétisme brouillon et brouillant et une volonté d’avoir le beurre, l’argent du beurre et les producteurs laitiers.

Les puissants outils de la domination du SLC prôné par Mac-Tron

Posté : 9 novembre, 2018 @ 10:33 dans politique | Pas de commentaires »

Ici je ne traite pas des rapports de force concrets (c’est déjà fait dans mes textes antérieurs) entre acteurs, rapports qui font que le pouvoir politique a accordé au kapital toutes les règles de dérégulation nécessaires à la libre circulation mondialisée du fric, des marchandises, des services et des hommes (là, si peu par rapport aux 4 libertés sacro-saintes de l’UE) en concurrence généralisée dans un libre-échange sans limites et que les grosses organisations du néolibéralisme (multinationales, banques, assurances…) font ce qu’elles veulent sans grandes contraintes. je me concentre sur des instruments apparemment secondaires mais très puissants de la production et de la reproduction, sans « disruption » maqueronienne, du système libéralo-capitaliste (SLC).
J’en vois 3 qui jouent un rôle énorme dans la standardisation des pratiques économiques et les décisions gouvernementales des politiques ralliés au néolibéralisme contre les attentes et les besoins des peuples. Ce sont la notation, la comparaison et le classement. Naturellement, on ne peut procéder à ces 3 opérations sans se référer à des objectifs à atteindre, des critères d’évaluation des résultats, des indicateurs et autres tableaux de bord, des statistiques, donc des systèmes d’observation et d’information du déroulé des conséquences des décisions, des sanction des « mauvaises pratiques. Et quand on comprend cela on pige aussitôt que le pouvoir appartient à ceux qui sont en mesure de fixer les politiques et les normes et de bâtir les systèmes d’information en fonction de leurs seuls objectifs, à savoir le management (aux ordres des actionnaires) dans la gestion des entreprises privées et la « gouvernance » par les politicards pour ce qui est du public. On comprend aussi qu’il faut savoir quelle est la ligne politique et les finalités qui animent ces acteurs. Or, depuis environ 1980 cette ligne est celle du libéralisme déchaîné qui nous ramène à la jungle socio-économique du 19ème siècle sans foi ni loi pour le travail et la nature: primat de la propriété (étendue aujourd’hui à presque tout: logo, marque, brevet y compris sur le vivant) et donnée exclusivement aux actionnaires seuls propriétaires des entreprises cotées), primauté de la liberté d’entreprendre et de faire circuler sur toute autre considération (dignité des travailleurs, salaire de vie correcte, conditions de travail, santé, pureté de l’environnement et, avant tout, la justice sociale), domination de l’individualisme qui a été étendue aux entreprises devenues des « personnes morales » et qui régit les prétendus droits de l’homme, efficacité et performance économiques avant tout quelle que soit la couleur des Raminagrobis qui gouvernent ou gèrent, liberté de circulation, adoration de la croissance qui permet d’agrandir la part de chacun sans modifier les règles de sa répartition entre les parties prenantes et de restreindre « putativement » le chômage, prééminence des l’initiative et de l’action privées sur le secteur public, restriction de l’Etat à la défense des seules libertés et au régalien, prise en compte uniquement du quantitatif monétarisé. Ce qui dans l’ordolibéralisme tudesque qui régit l’Europe se traduit par: politiques élus, faites des bonnes lois si possible intangibles (inscrites dans la Constitution comme le voulait le TCE de 2005 pour imiter le modèle tudesque) pour que l’économie libérale soit débarrassée de toute entrave à la liberté d’entreprendre et de commercer. Cette conception libérale du pouvoir et de l’économie se traduit naturellement en objectifs et en normes qui permettent de suivre la situation des pays (ou des firmes car les critères et la logique du privé ont été appliqués au public) sur l’échelle des meilleures pratiques capitalistes. Voyons comment.
* La notation. Toutes les instances de la pseudo gouvernance mondiale procèdent à des recommandations de bonne gouvernance ou de saine gestion des économies nationales. Ce fut par exemple avec le redoutable « consensus de Washington » qui a permis de faire plier le Tiers-Monde (ou la Russie après 1991) aux normes de l’économie libérale. FMI, BRI, Banque Mondiale, OCDE, OMC, G8 ou 20, UE font des préconisations qu’un pays à intérêt à respecter s’il veut des prêts ou n’être pas stigmatisé comme le vilain petit canard (voir l’Italie actuellement). Notons que ces préconisations se foutent complètement du caractère peu démocratique, voir dictatorial des pays impliqués dans le libre-échange mondialisé (vive Pinochet et la Chine et bien d’autres pays). Ces préconisations ont été appliquées à la lettre à la Grèce après la crise de sa dette en 2010 (par la « troïka » BCE, FMI, Bruxelles). Et il y a en outre la cotation des dettes (surtout publiques) des Etats par des « organes » (au sens de Soljenitsyne) privés (4, genre Standard et Poors le Ricain ou Fitch le Franzoze), lesquels cotent aussi les boîtes privées (dont les banques) tout en leur servant de conseil de gestion et de notateurs de leurs produits financiers! Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné! Je te tiens, tu me tiens par la barbichette et foin des conflits d’intérêt. L’UE note même les budgets nationaux avant qu’ils ne soient examinés par les parlements (normes du pacte de stabilité puis, aggravées, du TSCG Tsarko-Merkel de 2012): pas plus de 3% de déficit budgétaire par rapport au PIB, déficit « structurel » inférieur à 0,5 %, pas plus de 60 % de dette publique; amusant car c’est la montagne de dettes privées qui a créé le krach de 2008!, drôle parce qu’on estime un stock par rapport à un flux, marrant parce qu’on ne compte que la dette brute sans lui enlever la valeur des actifs publics). Et voilà comment on peut vous normaliser au nom des saintes écritures du SLC.
* La comparaison. Munis d’un système d’information ad hoc, les organes du SLC mondialisé se livrent à des comparaisons chiffrées entre pays afin de faire apparaître les déviants en regard des normes instituées. Par exemple, on condamne la France qui a 45 % de prélèvements obligatoires (PO) et 57 % de dépenses « publiques » par rapport au PIB. C’est du socialisme contraire à la liberté d’entreprendre. Evidemment, on amalgame les dépenses publiques avec les sociales qui, en réalité, sont largement fondées sur des cotisations (retraites…) et sont des redistributions de celles-ci. Darmanin a même assimilé les aides sociales (48 milliards) aux dépenses sociales (758 milliards, 35 % du PIB). On néglige, par exemple, que la santé est socialisée en France ey privée aux USA mais qu’il y a quand même des dépenses, naturellement non comptées dans les PO quand elles sont d’ordre privé; avec les résultats surprenant que les dépenses US sont à 18 % du PIB et les francaouies à 11. Et qui est montré du doigt par les organes? la France. Tous les pays sont jugés sur leur taux de chômage alors qu’ils truquent tous les chiffres. le vrai taux de chômage US ou français est de 20 % quand on compte, notamment, en plus ceux qui ne s’y inscrivent plus par découragement. Les chiffres sont collectés sur une norme trompeuse car un emploi, par exemple, à mi-temps est compté comme un plein temps. On se garde bien de ventiler les statistiques suivant la nature et la qualité de l’emploi comme si un CDD d’un jour valait un CDI! Le norme internationale est de ne pas compter comme chômeur quelqu’un qui a travaillé ne serait-ce qu’une heure dans la semaine précédente. Et c’est sur ces mensonges organisés qu’on fait des comparaisons internationales grand public. Qui plus est, maintenant, on estime le chômedu par sondage et déclaration des sondés; ce qui est bien moins objectif que les calculs de pôle-emploi et introduit de nombreux biais et ne sont valides statistiquement qu’à 2 ou 3 % de marge d’erreur dans les deux sens!
* Le classement. Très à la mode: enquête PISA dans l’éducation, classement de Shanghaï pour les universités, classement des écoles de gestion, classement des scientifiques et organes de recherche suivant le nombre de publications et de reprises de celles-ci dans des magazines de langue anglaise … Attention à ne pas se trouver mal placé dans le classement et surtout à ne pas reculer.
Tout cela repose sur un système d’information construit « on purpose » pour les Thénardier du SLC. Celui-ci est complètement biaisé, notamment par sa méthode uniquement quantitative et monétaire. C’est ce qu’on fait pour le PIB (et son taux de croissance) avec la comptabilité nationale francaouie. le PIB ne compte pas ce qui n’est pas susceptible d’une valeur ajoutée monétaire: travail domestique, bénévolat… ; il ne tient pas compte des dégâts sur la nature, les conditions de vie, la santé… ; pis il compte comme positives les dépenses engagées pour réparer les dégâts et les accidents. C’est normal car il n’a été construit que pour mesurer la croissance seulement économique des pays. Le système d’information donne une profusion d’indicateurs largement spéciaux et orientés. Par exemple le taux d’emploi (personnes en activité ou inscrites au chômedu sur la volume total de la population d’une tranche d’âge, de genre, voire d’ethnie) prend comme emploi n’importe quoi (en durée ou en nature) et ignore donc ceux qui se sont retirés et ne s’inscrivent même plus au chômage. Le taux d’inflation est notoirement manipulé pour camoufler les pertes de pouvoir d’achat. Maintenant, les organes ont proposé d’introduire dans le PIB la prostitution et le trafic de drogue et essaient d’évaluer le travail au noir! La dette privée (banques et particuliers) n’est pas mise en indicateur essentiel alors que c’est elle qui a déclenché la crise de 2008. On continue de se moquer des indicateurs plus qualitatifs ou complets tel l’IDH (indicateur de développement humain). Bref le système d’information a été depuis 1945 construit comme outil quantitatif au service de la mesure des performances financières du SLC. Il cache donc tout ce qui montrerait que ces performances sont dues à des causes extérieures à l’économie: pollution, pauvreté, précarité, mal-logement, malnutrition, dégradation de la santé publique par les produits toxiques, etc. Et voilà, chers lecteurs, pourquoi votre fille est muette, votre fils n’a pas de mains et les technocrates et politicards ont les mains blanches (car ils n’en ont pas non plus ainsi que l’avait dit Péguy).

Radio Mac-Tron ment, radio Mac-Tron est allemande

Posté : 5 novembre, 2018 @ 12:17 dans politique | Commentaires fermés

La grogne est montée dans la France profonde par suite de l’augmentation des prix des carburants; une manif est prévue pour le 17 novembre. En attendant le pouvoir et ses sbires se défendent: leur intention est pure car il s’agit d’écologie et que seuls s’opposent aux taxes ad hoc les fumeurs et les utilisateurs ringards de diesel, donc des populistes de bas étage, des Gaulois réfractaires au changement et au progrès. Il est pourtant aisé de montrer que le but réel des augmentations est celui d’une pompe à phynance (qui Ubu boira) concoctée par notre fiscariote élu en 2017. Le tenant du « nouveau monde » fait comme ses prédécesseurs: de la fiscalisation; la différence est qu’elle porte, à l’instar de Tarskozy, essentiellement sur la moyenne classe moyenne. Les hausses ont été étudiées par les génies de l’ENA au ministère des phynances sur la base de la seule comptabilité (et dans comptable, il y a table…) qui ne prend en compte que des critères quantitatifs et monétaires. Par ailleurs la décision est uniforme (pas ôté) quelles que soient les situations et leur diversité, quels que soient les degrès de liberté des assujettis par rapport à l’usage d’une bagnole ou à l’achat d’une neuve, quelles que soient les conséquences différentielles liées à celles des conditions de vie des uns ou des autres. Pourtant deux ronds de réflexion auraient montré ques les plus touchés seraient les pauvres, les isolés, les handicapés, les familles rurales ou des périphéries. Voyons les chiffres qui le prouvent:
* les taxes sur le gasoil et l’essence représentent 60 % du prix et, oh splendeur des fiscariotes, il y a des taxes sur les taxes: la TICPE (taxe intérieure sur les carburants et produits énergétiques, ex-TIPP; ce que ce matin le Maire sur BFM a soigneusement caché) est surtaxée par la TVA. Donc plus le prix à la base du pétrole augmente (prix du baril de Brent plus effet de la dévalorisation de l’euro par rapport au dollar [on est passé de 1,40 dollars pour un euro à 1,20 et on achète le pétrole en dollars...]) plus les taxes aussi. Le pouvoir a inventé le mouvement perpétuel. Autrefois on avait inventé la TTIP flottante( baisse de la taxe pour compenser la hausse du Brent). le pouvoir maqueronien ne fera pas de même car la taxation est trop juteuse.
* où vont ou à qui vont les 38 milliards (37,7 exactement) que rapporte actuellement la taxe surtaxée? 45 % à l’Etat, 33 aux collectivités locales, moins de 3 à l’amélioration des infrastructures et 19 % seulement à la protection de l’environnement. On voit que l’essentiel de la taxe est détourné pour les puissances publiques et que l’Etat s’y taille la part du lion. Car, en fait, depuis des lustres les règles de la phynance publique interdisent d’affecter une recette à une dépense spécifiée. Exemple célèbre de la taxe Ramadier pour les vieux, taxe dont ils n’ont jamais vu la couleur. Donc qui décide de l’affectation du produit des taxes et impôts nationaux? Le pouvoir élu et seulement lui. C’est commode comme disait l’empereur éponyme et c’est petit mais sévère comme disait l’autre (Septime Sévère pour bien goûter mon magnifique jeu de mots, eh eh). Taxons d’abord et affectons ensuite suivant notre bon vouloir légal. On voit donc que l’écologie n’est que le cache-sexe des fiscariotes maqueroniens.
* certes, il convient d’abaisser radicalement la consommation de produits pétroliers mais pourquoi, diantre, ne pas surtaxer le kérosène, augmenter les taxes d’aéroport vu que le trafic aérien, en expansion continue et exponentielle, est un des principaux pollueurs. Pourquoi les carburants des routiers, des agriculteurs, des paquebots sont-ils nettement moins taxés que ceux des prolos des zones rurales et périphériques? Afin de ne pas nuire aux intérêts du SLC et de ses diplodocus. Pourquoi ne taxent-on pas les routiers étrangers qui utilisent nos autoroutes à peu de frais, la France ayant le malheur d’être située au carrefour de l’Europe du Nord vers le Sud. Serait-ce ques les énarques manquent d’imagination ou qu’il ne faille pas déplaire à la Batavie et à la Doryphorie (des palanquées de camions teutons préfèrent passer par les autoroutes francaouies le long du Rhin que par celles de la Tudesquie plus chères)? C’était aussi l’idée des portiques de taxe carbone de Ségolène, idée anéantie par la connerie de faire aussi payer les utilisateurs bretons isolés et n’ayant que des autoroutes pour circuler dans un territoire très excentré. L’idée est toujours la même: sucer le sang des petits, des sans-grades, des « moins-que-rien », des sans-chemise car ils sont isolés et atomisés et exonérer les baleines du kapital et de la phynance. Vive le nouveau monde et les progressistes, les « transformateurs », les premiers de cordée, les profiteurs de la « mondialisation heureuse ». le sens de tout cela est simple: carburants, gaz, électricité sont la nouvelle gabelle en tant que taxes iniques sur un produit ou un service indispensable et auquel, donc, on ne peut échapper.
Deuxième exemple actuel des mensonges du pouvoir: la chasse d’eau et de terre. Mac-Tron a fait diminuer de 50 % le prix du permis national de chasse (400 à 200 euros) au nom de l’équité car seuls les riches pouvaient payer le ci-devant prix. Cela camoufle le sens réel de l’attitude du pouvoir vis-à-vis des chasseurs: les flatter assez pour qu’ils votent bien (c’est con car la plupart votent sans doute FN ou LR). Alors on leur passe tout: droit de zigouiller 64 espèces alors que la moyenne en Europe est de 24, droit de monter des pièges horribles tel l’usage de la glu, augmentation des quotas (on dit merci qui? Eh bien à M. De Rugi, notre lion sot écologiste) de chasse y compris pour les espèces protégées comme la tourterelle des bois, bénédiction accordée à la chasse à courre (il y a quelques années des viandards avaient poursuivi et égorgé un cerf jusque dans la cuisine d’un particulier dans le Tarn), retour aux chasses présidentielles à Rambouillet ou à Chambord (cela ne suffisait pas à Fiscard Déteint qui allait tuer des éléphants avec un bazooka [j'exagère mais à peine] en Afrique ou à feu Serge Dassault qui chassait de nuit sur un 4/4 muni de puissants projecteurs pour fasciner les bestiaux!). Et que fait-on? On conseille aux promeneurs du dimanche de rester chez eux pendant la chasse ou de revêtir un gilet fluo! On voit que le progressiste Maqueron ne néglige pas les « Beaufs » chers à Cabu et qu’il aime bien aussi les aristos et les PDG ou les chefs d’Etat étrangers qui bichent sur la chasse à courre interdite même chez les Rosbifs. Cela permet aussi d’y admirer le prince et la douairière Trognon.
Troisième exemple: le refus explicite de suspendre la vente d’armes à l’humaniste bien connu Bien Sale Man qui ne s’en sert pas contre les rebelles du Yemen. Le faire, alors que ce n’est pas lié à l’affaire Kashoggi, c’est, dixit le monarque ripoublicain, de la démagogie comme la pratique si souvent Angela et pas Mac-Tron. Que voulez-vous entre la morale et les contrats, il faut choisir. C’est la position de la Fricophonie maqueronienne: on prend le pognon et on se tire ailleurs.
Quatrième exemple: la hausse du pouvoir d’achat. C’est un raisonnement en moyenne par amalgame car il faudrait bien ventiler la chose par nature de populations. En fait les grands gagnants sont les très riches (les 0,1 %), les actifs (surtout les bien payés) et les perdants sont les retraités et la petite classe moyenne. Le raisonnement en moyenne, statistiques à l’appui, est le deus ex machina des technocrates car il permet de cacher les écarts… depuis très longtemps le pouvoir manipule les statistiques de pouvoir d’achat afin de tromper le peuple, lequel est bine plus intelligent que ce qu’en pensent les technocrates et ressent fort bine la réalité cachée des choses (le prétendu « ressenti », qui n’en est pas un car il renvoie à l’objectivité des situations°.

Bébés sans bras, on est chocolat

Posté : 3 novembre, 2018 @ 12:10 dans politique | Commentaires fermés

Encore un scandale en vue par suite de l’impéritie et des trumperies du pouvoir, ce qui, naturellement, va continuer sous Mac-Tron 1er. On apprend avec étonnement que seulement 6 régions enregistrent les malformations à la naissance. On sait que le ministère de la santé, très pro Buzyness, voulait sacquer la lanceuse d’alerte de l’Ain en la faisant licencier de son petit organisme associatif de suivi! Puis il s’est ravisé et a lancé une enquête via un « organe » (au sens de Soljenitsyne), France-Santé, entièrement dépendant de lui. Et on (re) commence de s’interroger sur les causes de ces malformations en commençant par accuser les mères (tabagiques, alcooliques, médicamentées, porteuses de gènes de tarés…).
Le but de ces acrobaties est évidemment d’exonérer les chimistes et les labos pharmaceutiques de toute responsabilité dans ces phénomènes tératogènes. Voyons un peu comment. Cela fait déjà des décennies que la norme méthodologique pour apprécier les effets des produits dangereux est la fameuse DJA: dose journalière autorisée. Cela ne nous rajeunit pas car cette façon d’étudier les poisons remonte à Paracelse au 16ème siècle! La dose est appréciée produit par produit et sur une brève période. Cela fait déjà très longtemps que les chercheurs sérieux ont attiré l’attention sur les énormes insuffisances de cette méthode:
* elle ne tient pas compte de « l’effet cocktail », c’est-à-dire de la combinaison possible entre plusieurs substances déjà nocives une par une mais pouvant produire des mixtures mélangées hyper dangereuses
* elle ne tient pas compte de la durée d’exposition, laquelle peut produire une accumulation de substances au cours du temps; on fait comme si le flux était passager et on ignore l’effet stock
* elle ignore le moment d’exposition; il a été déjà prouvé que pendant la grossesse tout produit chimique nocif, même avec une faible DJA, peut amener une conséquence catastrophique pour l’embryon. De même, les bambins en bas âge sont beaucoup plus sensibles à ces substances. C’est pourquoi, du reste, les phtalates, le glyphosate, les parabènes et le bisphénol A ont déjà été interdits comme le tabac et l’alcool pendant la grossesse.
Que croyez-vous qu’on fît? Eh bien rien car la DJA continue de régner dans les hautes sphères de l’industrie, des experts des « agences » ou du privé et du pouvoir. Et je ne parle même pas des études truquées par les labos, ni de leur stratégie de semer le doute via des recherches bidonnées et publiées dans des magazines compradores avec la signature d’experts connus et stipendiés, via des colloques ad hoc et truqués quant à la nature et à la qualité des participants et des intervenants. Les études sont souvent faussées exprès (par exemple avec des races de rats inappropriées) afin de démontrer que le produit n’est pas toxique et le pouvoir, démuni des moyens qu’il a supprimés, ne fait que les avaliser. Et pour s’amuser je signale que Bayer vient de dire que 800 études avaient prouvé l’innocuité du glyphosate! Eh oui car la valeur de ses actions chute après le rachat de Monsanto qui a 7 000 procès en vue aux USA et en a perdu un aux sommes astronomiques contre un jardinier de Californie.
Pour botter en touche sa responsabilité le pouvoir a multiplié les « agences indépendantes », en fait truffées de représentants des firmes, de lobbyistes (par exemple le lobby de l’amiante), de personnalités de la « société civile ». Ces agences compradores sont indépendantes peut être du pouvoir mais certainement pas des intérêts privés. De plus, le pouvoir n’a cessé de diminuer les moyens des organismes de contrôle public, ce qui fait que les tricheries peuvent prospérer car il ne reste plus que l’auto-contrôle des boîtes exercé sur elles-mêmes par elles-mêmes, genre Lactalis. Il a été question de protéger les lanceurs d’alerte mais le pouvoir a accouché d’un souriceau car il ne fallait pas nuire à « la liberté d’entreprendre » qui est le pont-aux-ânes de l’UE et de l’idéologie SLC. On a même eu le culot sous Tsarkozy d’ériger les entreprises en personnes morales, lesquelles peuvent être condamnées à la place des décideurs qui, eux, sont les vrais responsables car seule une personne physique (ou un groupe de telles personnes) peut prendre des décisions.
Et les vrais responsables de cette soumission totale aux intérêts du SLC (INRA, FNSEA, Labos, Trusts chimiques, Agences « indépendantes », ministères avec en tête celui de l’agriculture [et il n'y en a plus pour l'industrie!], pouvoir politique, administration permissive…) ne sont jamais condamnés. Parallèlement, les dépenses de Sécu liées aux « effets iatrogènes du progrès » s’envolent (cancers, malformations, maladies) mais, évidemment, ce ne sont pas eux qui payent mais la collectivité. C’est toujours le vieux socialiser les pertes et privatiser les profits. les pouvoirs, partout, ont les yeux de Chimène pour tout néocid(e), la grosse chimie et le « big pharma ». les Monsanto (OGM, round up, agent orange), Bayer (qui allié avec BASF pour donner IG-Farben sous Hitler a créé le Zyclon B), Sygenta, Novartis, Dupont de Nemours, etc. t ce ,’est pas Mac-Tron qui va y changer quoi que ce soit car c’est un fanatique de la croissance et de la compétitivité.

ENA, pouvoir et désindustrialisation

Posté : 30 octobre, 2018 @ 9:49 dans politique | Commentaires fermés

La part de l’industrie dans le PIB francaoui n’est plus que de 14 %. Pourquoi cette désindustrialisation massive? Les libéraux (économistes et journaleux, de même que gouvernants) attribuent ce phénomène créateur de chômage et de déficit énorme et continu de la balance commerciale) au manque de compétitivité par les prix, à cause de salaires trop élevés et surtout de cotisations sociales excessives (rassurez-vous, Mac-Tron est en train d’y remédier définitivement après 20 ans de diminutions pour les bas-salaires des smicards). A quoi ils rajoutent le manque de flexibilité du travail par suite d’un code du travail obèse et trop protecteur. Dieu merci, les réformes de El Khonery sous Zizi Rider et de Pénicaud sous Mac-Tron sont en passe de résoudre ce dernier problème via la montée en puissance des auto-entrepreneurs et des CDD, notamment de très courte durée et à haute fréquence comme pour le trading. On finira donc, comme la Doryphorie après les lois Hartz sous Schröder, par avoir des travailleurs pauvres et précaires. Les plus avisés font remarquer que la compétitivité-prix n’est pas l’alpha et l’oméga à condition de produire de la qualité et sur des créneaux porteurs comme les grosses PME allemandes.
Ces élégantes théories, qui contiennent certes une petite part de vérité dans un univers hyper concurrentiel et SLC voulu par l’UE, les traités internationaux et les instances soi-disant mondiales. Le problème est que la course au moins-disant n’a pas de fin et qu’on trouvera toujours un pays pour produire et vendre moins cher. Un autre problème est les frais de main d’oeuvre (MDO) entrent peu dans le Coût De Revient (CDR) qui contient maintenant des dépenses bien supérieures: publicité, marketing, force de vente, achat de brevets, paiement de royalties, frais de communication (logo, marque), dépenses de recherche-développement. Dans bien des domaines les coûts directs de production ne représentent que 10 % du CDR. La MDO est largement remplacée dans l’industrie (et certains services) par la robotisation et l’intelligence artificielle. Bref courir vers le moins-disant par les frais de MDO est devenu une ineptie d’énarque formé il y a 30 ans par des gens eux-mêmes formés 30 avant, soit, donc, avec 60 ans de retard. Il y a en outre le moins-disant fiscal, environnemental, social… La qualité, les technologies de pointe et la formation sont de meilleures solutions à condition d’investir dans la recherche et la qualification. C’est pourquoi on a déjà le crédit investissement-recherche (6 milliards par an) malheureusement attribué à toutes les entreprises, même celles-ci qui ne sont pas en concurrence internationale ou n’innovent que dans des perversions du genre suppression des caissières dans les supermarchés ou invention de nouveaux produits financiers… Et Guimauve les Concurrent a créé le CICE (20 milliards) et même le pacte de responsabilité (40 milliards). Mac-Tron veut remplacer le CICE par une baisse pérenne des cotisation sociales patronales, las le CICE ayant un an de retard en 2019 il faudra le payer avec la baisse des cotis., soit 40 milliards. Là encore la baisse des cotisations sera pour tout le monde! Vive Gribouille et le Fiscariote-Mac-Tron.
Et tout cela passe à l’as la raison essentielle de la mort de l’industrie francouie. C’est que les énarques qui nous gouvernent, bons comptables, mauvais économistes, nuls en technologie et production, financiers à la papa ne s’intéressent pas du tout à l’industrie. Ils préfèrent (pantouflage possible et souhaité oblige), la phynance (banques, assurances, fonds d’investissement où ils jouent aux « revolving doors ») et les hypermarchés comme l’abominable Naouri, âme damnée de Beregovoy, qui a fait lancer celui-ci dans le tournant financier de la France sous Tonton et s’est reconverti comme patron de Casino. Les énarques ne s’intéressent qu’aux multinationales qui rapportent gros et servent des dividendes et où ils espèrent atterrir, car à un gros diplômé, il faut une grosse structure pour s’épanouir pleinement, pas une PME ou une AOP. les énarques ne servent que la phynance et le grand patronat, celui de l’AFEP (association française des entreprises privées, membre du club des grossiums européens à savoir l’ERT, european round table) qui regroupe les patrons du CAC 40, pas celui de la CGPME, encore moins celui des artisans ou des coopératives. De plus, les énarques ne croient qu’à la formation générale et se fichent de l’apprentissage, ce qui, naturellement, ne donne pas aux pays les professionnels nécessaires à l’industrie et cela très contrairement au système dual allemand (2 jours de cours en lycée professionnel et 3 en entreprise).
L’industrie française est une des grandes victimes de la concurrence über alles installée par le SLC européen, SLC dans lequel communient tant les technocrates de Bruxelles que tous les dirigeants politiques, y compris ceux censés être « socialistes ». Et, avec l’euro qui interdit de dévaluer pour regagner en compétitivité par les prix, l’UE a créé la machine infernale de la course au moins-disant sur les prix, le social, le fiscal, l’environnemental. Et cela a été voulu par les énarques depuis plus de 30 ans.

Mac-Tron, le fiscariote

Posté : 26 octobre, 2018 @ 9:27 dans politique | Commentaires fermés

Notre résident à l’Elysée fait comme ses prédécesseurs surtout inspirés par les équilibres comptables (notamment Guimauve le Concurrent, ex-Cour des Comptes) et les jongleries budgétaires. cela n’a pas changé: c’est toujours Bercy et l’Inspection des phynances qui gouvernent le pays sur les injonctions de l’Europe et de die grosse Angela. Tout l’art fiscal du gouvernement, quel qu’il soit, y compris celui qui nous avait promis un monde nouveau, consiste à plumer l’oie sans qu’elle crie trop (Colbert ou plutôt colvert), à transférer les charges entre acteurs, à boucher un trou pour en creuser un autres suivant la technique éprouvée du sapeur Camember. D’où mon nouveau surnom; combinaison d’Iscariote (Judas qui a trahi Jésus) et de Fiscard Déteint, le grand spécialiste du fisc. Et quand je dis équilibres, il s’agit plutôt de ne pas augmenter les déséquilibres qui nous feraient stigmatiser par Bruxelles comme une vulgaire Italie. Et pour ce faire, on joue aux vases communicants entre contribuables et entre postes d’attribution des transferts entre les très riches et les « aisés » (ce qui va jusqu’aux pensionnés à 1 300 euros par mois…), sachant que les plus pauvres ne peuvent plus rien payer sauf les taxes indirectes.On va donc toujours continuer autour de 45 % du PIB en prélèvements obligatoires (et 57 % de dépenses sociales et publiques: mais attention les sociales sont la contrepartie de cotisations et de la protection sociale alors que les publiques sont financées par des impôts, le gouvernement entretient une confusion en mettant tout dans les dépenses publiques) mais ce ne sont pas les mêmes qui vont les payer et c’est donc la preuve que les charges ne sont que réparties autrement à taux de prélèvements constant. Les choix de Mac-Tron sont très visibles: vive les très riches et les entreprises et les actifs, à bas les ménages aisés et surtout les retraités. Et ce n’est pas fini puisque le gouvernement exige environ 4 milliards d’économies sur l’assurance-chômage, ce qui veut dire amenuisement de l’indemnisation (durée et montants). les négociateurs sociaux sont priés de proposer les coupes nécessaires si non le pouvoir décidera tout seul et étatisera l’assurance-chômage comme c’est déjà largement réalisé pour la Sécu. Les retraités sont aussi ponctionnés par la revalorisation à 0,3 % de leur pension alors que l’inflation dépasse 2. Les retraités de 2025 verront leur douleur si la retraite par points finit par être mise en place alors que Maqueron ne sera plus là pour assumer ses responsabilités (courageux mais pas téméraire)! Les plus pauvres sont victimes de l’augmentation des prix du carburant et du gaz, des tarifs des services publics (ou leur dégradation à prix constant) des amendes en tout genre, du tabac et par l’accroissement permanent des loyers soumis à la loi du marché alors que la construction et la rénovation dans le social patine par suite des ponctions opérées sur les organismes du parc immobilier (afin de compenser la baisse des APL). Il faut savoir que l’Etat se frotte les mains quand le prix du pétrole augmente car il touche la TVA et la TIPCE (ex-TIPP), plus la TVA sur icelle. Une taxe sur une taxe, ce n’est pas nouveau et cela rapporte. C’est comme les taxes sur l’eau payées pour l’essentiel par les consommateurs domestiques (85 %) et pas par les pollueurs et gros utilisateurs (industrie, agriculture quantitative). Et, en outre, il y a des taxes supplémentaires dites écologiques sur les carburants ou le fuel domestique alors même que le kérosène (source d’énormes pollutions) ou les routiers ou les agriculteurs sont largement détaxés. Tout cela, c’est du transfert de charges sur les pauvres, prisonniers de leur situation, au profit de l’industrie et du tourisme. C’est ce qu’on avait autrefois avec la gabelle; taxer un produit indispensable; cela vaut aussi pour l’eau et l’électricité (près de 40 % de taxes sur une service indispensable!) submergées par les taxes en tout genre, dont une inénarrable taxe sur les voies navigables payée par le consommateur lambda d’eau. Le « nouveau monde n’a rien changé à ces prédations…
Mac-Tron déshabille Pierre pour vêtir Paul. Ainsi la baisse des prélèvements forfaitaires Sécu sur l’intéressement ou la participation ou la suppression des cotisations sociales sur les heures.sup est une perte de recettes pour ladite Sécu pour l’instant non compensée. Blanquer veut une scolarisation dès 3 ans; super mais qui va payer les locaux et moyens nécessaires (hors frais de personnel) sinon les communes? Dans le même temps, Mac-tron continue de transférer des charges aux collectivités locales sans prévoir leur compensation à long terme (cas du RSA déjà connu) et diminue leurs dotations; résultat, elles sont forcées d’augmenter les impôts locaux. Ce qui, évidemment, consiste à transférer des charges étatiques sur le local. Mac-Tron fait mettre en place le zéro à charge pour la lunetterie et le dentaire. résultat, les primes versées aux assurances, dont énormément de fausses mutuelles, vont augmenter dès que les couillons de Francouis auront oublié la manipulation. Vive Camember. Il est aussi évident depuis longtemps que le coût des nuisances chimiques, lesquelles causent de graves dommages à la santé, sont reportées sur la sécu. Que fait le pouvoir? Il casse le thermomètre pour supprimer la température (cas des bébés sans bras dont l’organe associatif de recensement dans la région de Lyon est privé de subventions).
Les contrôles étatiques sont de plus en plus anémiques car le pouvoir s’est fondé sur un auto-contrôle par les boîtes elles-mêmes; c’est super et on vient d’apprendre que Lactalis, entreprise multi-récidiviste dans les fraudes, en avait profité pour fourguer 8 000 tonnes de lait en poudre contaminé sur le marché! Et qui paie ces contrôles déficients? le consommateur via les prix qui les englobent et via les nuisances qu’il subit! Eh Manu, ne nous prends pas pour des cons; on sait très bien qu’il n’y a rien de gratuit dans le monde SLC et que la bonne question est de savoir qui finance et paye en dernière instance comme disait le marxiste Althusser.

L’affaire Mélenchon

Posté : 20 octobre, 2018 @ 10:49 dans politique | Commentaires fermés

Mélenchon a surréagi aux perquises menées chez lui, au siège de la FI, chez des responsables de la FI… Ne nous mélenchons pas les pinceaux et distinguons la forme du fond. Car, après sa sortie spectaculaire, médiatique et communicationnelle, Mélanchthon a fait l’objet d’un raz de marée dans les médias qui ont hurlé haro sur le baudet partout, en groupe et à qui mieux mieux au non-respect des institutions. Certes, je n’aime guère Mélenchon qui est un diplodocus de la politique et un exemple manifeste de ce que j’appelle le pouvoir néolithique, celui qui est vertical, descendant, monopolisé et doté de la plus grosse Massu. Les ex-trotskards ne se refont pas et sa conversion à l’opposition est récente; il a bien profité, tel le francisquain Tonton, des institutions de la Vème Ripoublique et ce n’est certes pas un perdreau de l’année. Il n’empêche: avant de critiquer quelqu’un qui s’en prend auxdites institutions, même vertement et outrageusement, il faudrait commencer par se demander si elles sont légitimes et respectables. Or elles ne le sont pas:
* un système électoral pour lequel les élus le sont avec 15 % des inscrits et disposent pourtant d’une majorité absolue n’est pas respectable car il n’est pas représentatif. Ce qui est redoublé par le fait que cette majorité est essentiellement constituée de partisans du SLC, cultivés et bien placés socialement alors que le petit peuple (ouvriers et employés, soit plus de 50 % de la population) n’est quasiment pas présent à la chambre des députés. Ce qui permet de rappeler que Mac-Tron n’a été élu que par suite de l’épouvantail FN monté en épingle, notamment par les médias, et de la disparition en flammes de Fripouillon dénoncé à partir de sources mystérieuses où il faut peut être voir la main des groupes médiatiques possédés par les copains de Maqueron.
* une pratique qui consiste à détourner la loi ou/et à ne pas l’appliquer n’est pas reluisante et truque l’exercice de la démocratie; les lois sont travesties par les décrets d’application et les arrêtés préfectoraux; de plus leur application est de moins en moins contrôlée par des services de l’Etat amenuisés et souvent priés par le pouvoir de ne pas intervenir (exemples les « travailleurs détachés montés à plus de 500 000 en France, contrôles sanitaires remis à la bonne foi des entreprises comme Lactalis, trucage des appellations protégées, briquets explosifs en provenance de Chine, enfants sans mains ou bras près de Lyon…)
* un régime politique où la presse et les médias ne sont pas indépendants des puissances d’argent, où la technocratie décide de tout, tant en préparant les dossiers, qu’en faisant les règles d’application des lois, où les lobbys ont leur rond de serviette jusqu’au plus haut niveau de l’Etat (et trouvent des députés pour défendre leurs « cavaliers législatifs), où le pouvoir est détenu par un groupuscule de féaux et de copains du chef de l’Etat n’est pas légitime. C’est comme pour la politique; tout est de plus en plus régi par l’argent vu que les campagnes électorales coûtent « un pognon de dingue ».
* une situation où les corps intermédiaires, les collectivités locales, les confédérations syndicales sont méprisés et laminés, où les structures socialisées sont en passe de passer sous l’emprise étatique (Sécu, chômage, FPC, HLM…) n’est pas acceptable.
* un Etat où la Justice n’est qu’une autorité, où les magistrats du parquet sont amenés à le cirer parce qu’ils sont nommés par le pouvoir et en dépendent, où l’Etat se juge lui-même dans sa justice ad hoc (tribunaux administratifs constitués de juges-fonctionnaires nommés par le pouvoir) n’est pas légitime. C’est ce qui explique tant de situations de deux poids deux mesures; exemples. Fillon a eu droit à des, par les perquises ordonnées par un juge d’instruction (du siège, donc presqu’indépendant mais faisant gaffe à son avancement) alors que Mélanchthon est poursuivi dans le cadre d »une enquête préliminaire menée par le seul Proc de la Ripoublique, enquête discrétionnaire et sans communication des pièces aux avocats du poursuivi. rappelons qu’un Proc avait commencé par un non-lieu pour Ferrand qui avait tripatouillé au profit de sa compagne. Rappelons que LREM, qui a bénéficié d’une sous-facturation pour des meetings via une société copine de Côlon à Lyon, n’est toujours pas poursuivie, etc. On observe aussi que l’on cherche des poux dans la tête de LFI pour des sommes ridicules eu égard au montant total des dépenses de campagne, soit plus de 10 millions. On constate de plus en plus que les magistrats appliquent formellement un code (auquel cas on pourrait les remplacer par un ordinateur) au lieu de profiter de leur pouvoir (et de leur devoir) d’interprétation au cas par cas, exemple: la juge qui bêtement a demandé que la Marine soit envoyée devant un psy pour sa publication de meurtres de Daech (c’est la loi pour les abrutis qui envoient du gore sur les réseaux sociaux). S’il n’y a plus d’interprétation des textes, c’est la jurisprudence qui va disparaître en tant qu’une des sources du droit!
* un régime où la télé publique est aux ordres du pouvoir (car c’est lui qui tient les cordons de la bourse et en nomme les dirigeants via le compradore CSA) via un organe bidon dont les membres sont par lui nommés, où les gros médias sont tous dans la pogne de capitalistes amis du SLC et soutiens de Mac-Tron n’est pas convenable.
* un système où les organes statistiques principaux dépendent du pouvoir n’est pas légitime non plus. Car il obéit à l’aphorisme de Churchill: les seules statistiques fiables sont celles que j’ai truquées moi-même. rappelons que statistique vient du doryphore staatisch, relatif à l’Etat…
L’illégitimité du régime se voit de plus en plus à la progression de l’abstentionnisme lors des élections et aux progrès des votes « populistes ». Elle est aussi caractérisée par la disparition des débats et de l’argumentation sur la place publique, par le camouflage de la presse d’opinion, par l’intimidation de la presse d’investigation, par l’envahissement de tous les médias par la publicité. Les politiques font du buzz au lieu de programmes sérieux; de façon que la politique, loin de s’occuper de l’intérêt général, est fondée sur des polémiques absurdes et éphémères. C’est ce qu’a fait Mélanchthon et ce par quoi les partisans de Mac-Tron lui ont répondu en amplifiant le buzz. Au passage, le pouvoir camouflait l’insuccès de son remaniement en forme de village à la Potemkine. Dans ce contexte où l’oligarchie élitiste se coupe de plus en plus des préoccupations des gens du peuple, je parie que Mac-Tron sera le dernier président « normal » et je crains pour la suite. Comme disait Marceau Pivert: tout est possible. Même le pire…

Soyons populistes!

Posté : 17 octobre, 2018 @ 11:10 dans politique | Commentaires fermés

Contre le courant dominant, les élites bruxelloises, les énarques, les bobos, les partis de reproduction de la rente électorale et du statu quo, les experts économiques du SLC, les journaleux stipendiés par le kapital et le Pouvoir, les prophètes de la fin de la politique, de l’histoire et des nations, des frontières, de la post-démocratie… nous devons être « populistes » même si beau mot est devenu une façon de nous classer ipso facto comme fachos, racistes, rétrogrades, beaufs machos et homophobes… Tous ces gens ne sont en fait que le faux nez du SLC qui peut ainsi prospérer sur de faux antagonismes montés en épingle pour faire oublier les inégalités et la mort programmée de la planète.
Rappelons déjà que dans démocratie il y a demos, c’est-à-dire le peuple. Il s’ensuit que tout démocrate réel est aussi un partisan du peuple, donc un populiste. La démocratie classique, celle inventée par les Grecs il y a plus de 2500 ans, est fondée sur la souveraineté du peuple, la recherche du bien commun et de l’entente, la poursuite de l’intérêt général. la démocratie repose sur une politeia, à savoir une communauté sociopolitique occupant un territoire. Une telle communauté a créé et recrée en permanence un langage commun, une mentalité, des moeurs, des représentations et conceptions du monde, des finalités pour le vivre-ensemble et la définition de la volonté collective, un système de relations entre ses membres, des traditions, une « common decency » et un « sens commun »… qui lui confèrent des caractéristiques propres, donc une identité singulière. Et chaque membre de cette communauté porte aussi en lui dans son identité personnelle une empreinte de la personnalité et de la conscience collectives. C’est ce qui nourrit la cohésion sociale et l’adhésion libidinale à la « mère-patrie ». Comme l’avait bien vu Aristote pour la Cité et ensuite Montesquieu pour la république, une telle communauté ne peut perdurer que si la valeur princeps des citoyens est la « vertu » (authenticité, honnêteté, courage). Cette communauté, comme tout groupe ou personne morale ou tout vivant tend à « persévérer dans son être » et est munie d’un « instinct vital », d’un conatus porteur de désirs et de finalités. Voilà ce qu’on peut appeler une démocratie républicaine ou une république démocratique. Elle est donc fondée sur la solidarité entre ses membres. Mais, en tant que communauté-peuple, elle risque de créer une division, un séparation, une exclusion vis-à-vis de ceux qui n’en font pas partie; c’est cela qui est exploité par le populisme de droite.
Il faut y ajouter qu’une telle communauté est rapidement minée par l’extension des inégalités ainsi que l’avait dit Platon. Et, même si la démocratie est attachée à un territoire, cela n’empêche pas de lutter, comme la Révolution française, pour l’universalisme des principes qui la fondent. Cela peut nourrir l’internationalisme, dont Kant fut le précurseur, à cela près qu’il faudrait que le monde ne soit pas divisé en nationalismes rivaux, ce qui est de plus en plus le cas aujourd’hui à cause de la sanglante compétition économique véhiculée par le SLC. On ne peut manquer de l’observer dans l’UE. Cette conception de la communauté a été portée au pinacle par les Romantiques du 19ème siècle et, il faut l’ajouter, par bien des opposants à l’universalisme des Lumières et de la Révolution française. Je suis prêt à abandonner la démocratie sur un territoire donné pour une communauté singulière à condition de la retrouver totalement dans une union internationale, voire mondiale. mais l’exemple même de l’UE montre que ce n’est pas demain la veille. En attendant, seule la démocratie dans une patrie peut protéger les citoyens contre l’internationale des partisans du libre-échange sans frontières.
Cependant cette conception de la démocratie assise sur une politeia renferme des dangers, dont le pire est le nationalisme fermé; mais il y a aussi l’idée sous-jacente du peuple « UN » et de sa souveraineté absolue, laquelle est reprise par les gouvernants qui l’exercent soi-disant au nom du peuple. Contre cela, il faut soutenir que le peuple est multiple, divers, fractionné, pluriel et que la souveraineté doit être partagée entre tous les acteurs dits de la société civile. Ces acteurs doivent être tous représentés et pouvoir défendre leurs intérêts dans le concert sociopolitique du pays. Ce que seul un « fédéralisme intégral » (économique, politique, juridique, culturel, social) peut permettre. L’idée est d’immerger le pouvoir politique dans l’ensemble de la société civile au lieu de le placer au-dessus de celle-ci. Il en découle que le suffrage doit être fondé sur les intérêts particuliers à mettre face à face et à exprimer et négocier pour en dégager l’intérêt général (IG). C’est tout le contraire de la démocratie libérale et représentative qui postule que l’électeur vote pour ledit IG alors qu’il ne le fait que par rapport à la représentation qu’il en a et qui réduit le vote à une procédure atomistique par séparation du votant de tout son contexte social. En réalité les intérêts sont forgés par les groupes d’appartenance et de référence auquel l’électeur appartient de fait. Il en découle que les candidats à la représentation doivent émaner desdits groupes et non être désignés par des partis « nationaux ».
Au contraire, la démocratie libérale considère le peuple comme une collection de personnes atomisées et totalement libres (Thatcher: there is no thing as a society) qui votent périodiquement lors d’une simple procédure électorale à fréquence donnée; les gens ne sont donc amenés à donner leur avis que par tête de pipe et à éclipses; dans l’intervalle les élus peuvent faire ce qu’ils veulent en exerçant la souveraineté « qui consiste à donner et à casser la loi ». En faveur de qui? Sur quelles pressions? La réponse du SLC actuel est claire: c’est en faveur du kapital que les lois sont votées. Ces lois sont établies par des experts technocratiques (d’où la profusion « d’agences indépendantes ») qui, de fait, détiennent la détermination de l’IG entre deux élections. Et les alternances ne changent plus rien depuis longtemps puisque les socialos, depuis le francisquain Tonton, se sont ralliés au SLC. On a ainsi réalisé la démocratie libérale qui ne s’occupe que des libertés subjectives (transformées en « droits de l’homme » universels) et aucunement de la solidarité, des relations et de la cohésion sociales ou de la culture commune. La démocratie libérale fonde tout sur les libertés (ou droits subjectifs; non des droits collectifs ou sociaux)) et laisse de côté les inégalités et la justice. C’est une bonne façon de détruire tous les groupements (y compris la nation) en faveur du libre-échange sans frontières. Un des tours de passe passe consiste à transformer les entreprises en « personnes morales  » munies des mêmes droits subjectifs que les individus. Ce qui signifie que juridiquement les baleines ont les mêmes droits que le krill. Dès lors, l’extension indéfinie des « droits de l’homme » individuels et universels (hors contexte social, géographique et historique) fait qu’il se développe une « lutte de tous contre tous » pour avoir ses droits personnels. Ce combat est nécessairement gagné par les baleines morales contre les krills personnes physiques. Et cela d’autant plus que lesdits droits subjectifs ne sont que théoriques (des droits de, comme celui de travailler, et non des droits à, comme celui au travail ou au logement). Et par dessus le marché, pour faire valoir ses droits un quidam ou un groupe est forcé d’aller devant les tribunaux avalisés par le pouvoir libéral et au nom des lois libérales votées sous ce pouvoir et en faveur désormais du kapital et des baleines. Ce faisant le plaignant, « en même temps » légitime lesdites lois et se bat contre le pouvoir qui les a institués tout en le reconnaissant puisqu’il este à l’intérieur du droit « positif » et de la hiérarchie des normes juridiques en place! il s’adresse au pouvoir même qui a fait qu’il doit se présenter à une justice légale et peu légitime. De plus le droit libéral s’est « rationalisé » en se situant en dehors de toute morale ou convention sociale ou tradition. ce qui va dans le même sens que le remplacement de la politique par le calcul et du gouvernement par la gouvernance. La démocratie libérale instaure ainsi une dictature du droit positif (légal, établi par le pouvoir) tout en feignant de partir des droits individuels alors qu’ils ne sont que théoriques!
La démocrassouille libérale a transformé le droit en instrument au service de la propagation du SLC. Le droit a été privatisé et individualisé avec des démarches utilitaires et procédurales. le droit substantiel s’est réduit aux seuls droits individuels au détriment du droit social ou collectif. Cela permet d’écrabouiller toutes les communautés soi-disant « primitives » (et celles qui ne sont pas dans la ligne) en les privant de leurs traditions, de leurs semences, de leurs plantes médicinales, de leurs terres appropriées sans vergogne car elles sont des « communs » sans titre de propriété individuel. la démocrassouille libérale est devenue un totalitarisme des droits subjectifs de l’hommisme, lesquels sont de plus en plus fondés sur les droits de propriété en tout genre (des entreprises par les actionnaires, des brevets sur le vivant et des productions intellectuelles).
On voit donc aisément que le populisme n’est démocratique que s’il est fondé sur la fédéralisme intégral, lui même assis sur le pluralisme sociétal et que le libéralisme n’est démocratique (de respect de la volonté du peuple) que s’il est lui aussi fédéral. dans les deux cas, alors, ce qui prime c’est le bien commun pour et par le peuple et non une gouvernance efficace sur des critères purement économiques. La démocratie doit respecter le peuple sans en faire un grand UN et sans le diviser à l’infini par l’extension continuelle de droits spécifiques et atomistiques.

Avanti vers la retraite pas points en 2025!

Posté : 13 octobre, 2018 @ 10:44 dans politique | Commentaires fermés

Le gouvernement vient de dévoiler un soupçon d’info sur son projet de réforme des retraites. Avec la bonne vielle tactique politicarde de l’ancien monde, il en révèlera davantage… après les élections européennes de mars 2019, de façon que les chassepots ne tirent pas avant celles-ci. Cela fleure bon les stratégies de pissotières des urophiles y laissant des mouillettes… Le discours préparatoire st lénifiant: c’est pour l’égalité et la justice contre les énormes disparités actuelles des 42 régimes, dont les spéciaux. Super, mais il faut savoir que chaque fois qu’est dit quelque chose dont on ne peut pas dire le contraire il y a un loup. Par ailleurs Mac-Tron nous a déjà habitué à des jongleries entre l’ordonnance, les lois et les décrets d’application et avec dépôts d’amendements pirates (des « cavaliers législatifs » inspirés à des députés par des lobbys lors des discussions au parlement). Il faudra donc attendre les lois votées pour savoir vraiment à quelle sauce les retraités vont être mangés et cela d’autant plus que le gouvernement entend a minima réformer à budget constant (en réalité à budget minoré). On sait aussi le sens qu’a pris le mot réforme dans notre monde de SLC triomphant et porté par le pouvoir depuis 30 ans. En outre, Mac-Tron nous engage pour 2025 alors qu’il y a de fortes chances qu’il ait disparu d’ici là…
Rappelons qu’un régime universel de retraites par points comporte d’énormes dangers: l’individualisation contre la solidarité, l’incertitude sur le montant de la pension (prestation indéfinie) au moment de la mise en activité, la baisse des prestations et le maintien d’inégalités majeures pour toutes les victimes d’accidents de carrière, du chômage, des contrats courts et revolving, de la pénibilité, de la disparité des salaires en fonction des territoires et des boîtes ou du « genre », de la mort du conjoint, de l’espérance de vie (un ouvrier vit 7 ans de moins qu’un cadre). Là aussi, le pouvoir a prononcé de belles paroles rassurantes, lesquelles seront à vérifier de façon précise car chez Mac-Tron, encore plus qu’avant, le diable se cache dans les détails. C’est pourquoi, comme je suis partisan de l’égalité réelle quoique méfiant, comme ici je me situe dans le courant mainstream (dont je suis un opposant résolu mais je voudrais monter que même dans une optique libérale on peut faire des choses plus justes), je vais faire des propositions correctrices des intentions plus ou moins claires du gouvernement. Le but est de contrer une approche purement comptables des choses, ce qui est la grande spécialité de la technocratie qui nous gouverne. Car la spécialité de ce gouvernement est de transférer les charges entre budgets et entre contribuables ou cotisants; par exemple la baisse des cotisations sociales va reformer tantôt le trou de la Sécu…
1) assurer la prévisibilité du montant des pensions car avec le projet Mac-Tron il est impossible de savoir ce qu’on va toucher avant la liquidation de la retraite. On y est dans l’incertitude totale, ce qui est sans doute le meilleur moyen de pousser les riches à compléter leur retraite par des assurances privées, lesquelles seront investies au profit du kapital privé à financer. Fastoche: il suffit d’associer le point à une valeur monétaire en euros et de revaloriser celle-ci en fonction de l’inflation; au moment de la liquidation, il suffit de totaliser les montants annuels de points acquis. Cette indexation, en outre, permet d’ajuster les pensions au coût de la vie, ce que le gouvernement prévoit in petto d’annuler. Ainsi, on aura à la fois cotisation et prestations définies et calculables ex ante. On aura aussi adaptabilité évolutive au cours du temps au lieu d’être figé sur une totalisation théorique et formelle de points fictifs car non monétarisés.
2) assurer la solidarité collective entre futurs pensionnés, ce qui va à l’encontre du projet Mac-Tron de tout individualiser. Pour ce faire, on crée un fonds de compensation des aléas de la vie (périodes de chômage, maladies, accidents et de la carrière), alimenté par une part des cotisations afin de racheter les points manquants et d’assurer à chacun une retraite similaire à celle de tous. Maintenir aussi les pensions de réversion avec ce fonds. Cela amène « en même temps » une sécurité pour les victimes des aléas. Ce fonds alimentera aussi une pesnion minimale pour tous ceux dont les difficultés ne seront pas traitées par le dispositif de solidarité vu supra.
3) laminer les inégalités. Les points feront l’objet d’une péréquation tenant compte des écarts de salaire à fonction égale (dans une petite boîte de province on gagne bien moins que dans une grosse dans une « métropole; idée simple moduler le point par l’écart au salaire médian de la fonction), des différences d’espérance de vie, de la pénibilité afin que les travailleurs concernés puissent partir plus tôt avec une pension complète, des écarts de salaire femmes/hommes, des très grosses rémunérations dont les points sont à minorer ou à plafonner. Cela permettra donc une égalité bien meilleure que dans le système actuel tout en profitant des avantages d’un système de répartition que, dans les faits, le projet Mac-Tron annule au profit de l’individualisation par capitalisation personnalisée des points.
4) une intention bien mal cachée de Maqueron est d’enlever totalement la gestion des retraites aux partenaires sociaux. Il est donc nécessaire de donner la gestion du système à une instance multipartite indépendante de l’Etat, du pouvoir, des lobbys… Cette instance socialisera la gestion des pensions au lieu de l’étatiser ou de la « nationaliser ». Cela contrera la volonté maquereaunienne de remplacer l’intervention humaine dans le problème des retraites par un ajustement automatique (la liquidation est prévue pour que les pensions versées soient à l’équilibre par rapport aux cotisations; en clair la valeur du point sera ajustée mécaniquement sur cet équilibre). La retraite, c’est comme l’antibiotique, c’est pas automatique, ni comptable!
Evidemment, il serait étonnant que Mac-Tron adopte ces mesures car l’intention est justement de faire baisser les retraites. Cela est mécanique puisque les pensions sont lissées sur toute la carrière au lieu des 6 derniers mois (fonctionnaires) et des 25 meilleurs années (privé). Cela fait un mix qui ne tient pas totalement compte des évolutions de carrière et qui ne peut satisfaire, si j’ose dire, que ceux qui n’en auront aucune. Cela fera un grand écart de niveau de vie pour ceux qui auront eu une belle carrière. L’idée cachée est de les forcer à prendre des assurances privées. Ah, SLC quand tu nous tiens!

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