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Pourquoi il ne faut pas voter le 26 mai : étau et mécano européens

Posté : 22 mai, 2019 @ 11:03 dans politique | Pas de commentaires »

Si on veut continuer de se faire pigeonner par le système libéralo-capitaliste européen, il faut aller voter le 26 mai pour les l’élections du parlement de l’UE, ce qui contribuera à perpétuer la disparition de la démocratie en Europe et la mainmise du kapital mondialisé sur la région. Démontrons pourquoi il est inutile et même contreproductif de se rendre aux urnes.
Le système européen a été construit, brique par brique et lentement afin que les citoyens ne s’en aperçoivent pas, comme un étau implacable et un mécano automatique. C’est la méthode de Louis XI contre le cardinal de La Ballue ; il l’avait fait enfermer dans une « fillette » (cage où on ne pouvait se tenir ni debout ni allongé) et lui rendait visite régulièrement pour lui demander ce qu’il souhaitait : réponse, une cage plus grande, sire. Eh bien l’UE c’est la fillette des peuples européens, fillette qui fonctionne « en même temps » comme un toboggan sans fin et où on ne peut s’arrêter. Comment donc ? Elémentaire, mon cher couillonné.
L’étau européen dispose de trois griffes impitoyables et automatiques. La première est l’ensemble des « lois » économiques qui imposent « la concurrence libre et non faussée » et la libre circulation de tout, à commencer par les capitaux, dans le monde entier. De ce fait l’UE est devenue une passoire sans préférence communautaire européenne pour tous les produits, services et capitaux du monde entier (acte unique mis en place en 1986). Cette mâchoire de l’étau a été mis en place selon la méthode du salami ou du bout de tunnel sans cesse rajouté par les directives, règlements et normes européens, par les arrêts de la Cour européenne de Justice (toujours en faveur du « droit d’entreprendre contre le droit social »), par l’édiction par ladite CJUE (appelée CJCE alors, en 1964) de la supériorité du droit européen sur les droits nationaux. Cette mâchoire ultra puissante relève de la domination sans partage de l’ordo-libéralisme tudesque, à savoir le gouvernement par des règles intangibles parce que constitutionnalisées (ce que tentait d’imposer le TCE rejeté par les Francaouis en 2005). De ce fait, tous les peuples européens (et leur modèle social) ont été mis en concurrence sauvage ; ce qui a été poussé à la puissance 10 par l’extension de l’UE à 10 pays de l’Europe Centrale et Orientale dès 2004 sous la pression de la Doryphorie. Il ne faut donc pas s’étonner de la résurgence des nationalismes et autres populismes en Europe car, comme l’avait vu Proudhon, la concurrence économique remplace les guerres politiques. Mais notre auteur n’avait pas assez vu que la guerre économique finit par conduire à la guerre tout court, ce qui est en train d’advenir à l’échelle de la planète pour cause de rareté des ressources, de crise climatique et de luttes pour la domination mondiale. On en revient à la lutte entre puissances, ce qui demanderait un nouvel équilibre de celles-ci ; sauf que les plus grandes actuelles (USA, Chine, puis bientôt Inde) ou anciennes désireuses de retrouver leur statut (Russie) préfèrent, à l’instar de Trump, tenter de gagner la partie contre les autres.
Naturellement, on ne peut être automatiquement contre un gouvernement par les lois car c’est le principe même d’un Etat de droit et c’est là une partie de l’astuce pour faire passer le droit économique pour un droit universel. Le problème est le contenu de ce droit européen qui est purement commercial et économique, d’un côté, et largement procédural (au lieu de substantiel-normatif), de l’autre. Le TCE édictait un doit économique en dur et, pour le social, une simple charte indicative de droits de au lieu de droits à (un droit de travailler n’est que théorique car il n’implique pas sa réalité et n’est donc pas un droit à travailler ; itou pour le logement, etc.).
Il faut noter que, privés de l’économique qui est fortement défini, il ne reste aux gouvernements que des libertés secondaires (fiscalité, droit social, droit syndical, répression, droit environnemental) afin qu’ils puissent adapter leur pays à la concurrence et cela sous les bons conseils concurrence des libéraux éclairés : il faut, notamment, ne plus protéger le travail, diminuer les dépenses sociales, flexibiliser le travail, etc. C’est ce qu’a fait l’Allemagne (lois Hartz sous Schröder) dès 2003. C’est aller dans la course sans fin à la « désinflation compétitive », ce que, justement Mac-Tron veut mener en France. En fait, ce qui est dans la cage de type La Ballue, ce sont les peuples hormis les riches et les barreaux en sont solidement tenus par les instances européennes.
La deuxième mâchoire de l’étau est financière : ce sont les règles budgétaires austéritaires directement issues de la pensée teutonne. Ce fut lancé au traité de Maastricht en 1992 qui stipula « les critères de convergence » (futur pacte de stabilité) : pas plus de 3 % du PIB en déficit budgétaire annuel, pas plus de 60 % de dette publique. C’était en vue de la monnaie unique, l’euro mis en place pour tout le monde en 2002. Celle-ci est gérée par la Banque Centrale Européenne pour les 18 pays de la zone euro. La BCE a été fait suivant les canons allemands et imitée de la Bundesbank avec une seule mission : inflation en-dessous de 2 %, inflation qui, comme par hasard, ne concernait que les coûts directs de production (dont, natürlich, les salaires) et nullement l’immobilier ou les valeurs boursières. Avec l’euro, les pays adhésifs sont scotchés ; ils perdent leur politique monétaire (taux d’intérêts et masse monétaire) et leur politique de change. Il ne leur reste, compte tenu des critères budgétaires, que la désinflation compétitive, par exemple la « TVA sociale » de 3 points montée par Angela contre les autres pays car cela correspond exactement à une dévaluation de 3 points. Cette mécanique a été notablement aggravée en 2012 avec le traité Merkozy (TSCG, aggravé davantage avec le « semestre européen voulu par les 6 et deux « packs » budgétaires) qui met les budgets sous la surveillance de die grosse Kommission de Bruxelles avant même leur passage devant le parlement national. La Kommission peut lancer des procédures pour « déficits excessifs » et retoquer des projets de budget (cas récent de l’Italie) ; c’est amusant de sanctionner financièrement un pays qui est déjà en difficulté. Rappelons que la Kommission devrait aussi s’attaquer aux excédents excessifs ; ce qu’elle ne fait jamais car cela concerne surtout l’Allemagne avec ces 220 milliards de balance commerciale positive par an.
Plus de politique de change, plus de politique monétaire, plus d’autonomie budgétaire, le tout sous contrôle automatique, plus de douane, plus de réglementation interne du commerce et des flux (marchandises, services, capitaux) dites-moi ce qui reste comme degrés de liberté aux gouvernements européens ? En outre, les aides financières entre pays sont interdites, de même que les prêts des banques centrales et encore plus de la BCE. Chacun est tenu d’appliquer l’austérité chez lui au lieu de jouer les cigales et d’aller mendier chez les industrieuses fourmis du Nord
La troisième mâchoire réside dans le système de répartition des compétences et de prise de décision dans l’UE. Le véritable et seul décideur est le conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement ; mais c’est une cohue de 28 autonomistes nationaux attachés, chacun, à leurs rentes ou sources de dumping particulier comme la fiscalité des sociétés (Irlande, notamment) ou l’exportation de travailleurs détachés ou l’exploitation du charbon (Allemagne, Pologne). De plus, suivant les cas, pour décider il faut soit l’unanimité (par exemple pour la fiscalité), soit « la majorité qualifiée ». Celle-ci est définie de telle façon qu’elle ne peut être obtenue que par des alliances entre pays. Qui a suffisamment d’alliances (c’est-à-dire d’affidés) ? Vous avez deviné : l’Allemagne qui copine avec les pays protestants du Nord de l’Europe ou paradis fiscaux comme le Luxembourg et les Pays-Bas et qui s’est attaché la plupart des PECOs avec des délocalisations de ses industries chez eux (ça fait de l’emploi) et les fameux « travailleurs détachés ». La Kommission prépare les dossiers et les textes réglementaires en tant que fer de lance administratif et applique les décisions en tant que quasi exécutif. Elle a un monopole : instruire les traités internationaux de commerce (CETA, TAFTA, par exemple) et même de les faire appliquer avant même leur ratification par les parlements nationaux (cas du CETA avec le Canada) ! Et le parlement européen est véritablement croupion et muni de fort peu de pouvoirs, sauf sur des queues de cerise qu’on appelle domaines partagés (comme celui de la nomination du président de la Kommission). De plus, ce parlement est depuis longtemps un duopole (PPE et SPD) dominé par l’Allemagne ; les prochaines élections vont sans doute le casser mais cela ne changera rien à son absence de pouvoirs sérieux. D’où l’échec probable de Mac-Tron pour constituer une troisième force libérale et centriste en son sein. En mineure, il ne faut pas oublier est qu’une des raisons du statisme actuel se trouve dans le fait que pratiquement toutes les prétendues élites dirigeantes sont d’obédience SLC. De plus les gens, à cause de leur en concurrence et du carcan des dispositifs libéraux (crédit, individualisme, inégalités, narcissisme ostentatoire…) sont maintenant situés à droite. Et ne nous y trumpons pas : le RN ferait une politique économique en faveur du kapital; comme la droite libérale, mais avec comme spécificité l’anti-immigration et le protectionnisme nationaliste. Comme Trump.
Dans ce bordel institutionnel où règnent les politicards nationaux et les technocrates (encore plus pour la zone euro), il suffit de se doter des postes-clefs. C’est ce qu’a réussi l’Allemagne avec ses amis car une austère et prudent prussien a toujours une ceinture et des bretelles : la mise en concurrence des gouvernements afin de diviser pour régner et l’hégémonie sur les fonctions de direction. Bien creusé, vieille taupe-niveau. C’est pourquoi il est facile de constater qu’aucune décision ne se prend contre les intérêts de l’Allemagne (glyphosate, normes du diesel, taxation des GAFA, ouverture totale de l’énergie à la concurrence, traités internationaux de libre-échange, défense européenne, budget de l’euro-group accepté à un niveau ridicule, mini union bancaire, pas de taxes sur les transactions financières …).
Cependant, la victoire de l’ordo-libéralisme des gouvernants vert-de-gris est très largement due à la complicité néolibérale des autres dirigeants. Prenons un exemple. En Allemagne le gouvernement ne peut faire passer un projet de règle européenne que s’il est conforme à la Constitution teutonne ; ce que vérifie ex ante et scrupuleusement la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe. Ce qui signifie que le droit européen et supérieur aux droits nationaux est toujours conforme au droit allemand… En France, les institutions politiques sont construites de façon à laisser au pouvoir élu toute décision. Le Conseil constitutionnel ne vérifie pas (hors de sa mission) la conformité des projets européens à notre Constitution. En revanche, le Conseil d’Etat, juridiction publique spéciale et exorbitante (cela n’existe pas dans les vraies démocraties) et où les juges sont nommés par le pouvoir, vérifie que les projets de loi francaouis sont conformes aux règles européennes, c’est-à-dire tudesques ! Et ni Mac-Tron, ni les autres, ne nous ont parlé de l’impossibilité française de modifier la ligne politique de l’UE si la France ne changeait pas elle-même son système institutionnel construit en faveur d’une technocratie devenue ensuite hyper libérale. Et il faut rappeler que c’est le franscisquain Tonton, traître au socialisme, qui a lancé à grande vitesse le néolibéralisme en France et l’entente cordiale avec les dirigeants casque-à-pointe (revoyez Tonton, le nabot, serrant la main du « taureau de Bavière », Kohl, à Douaumont ; c’était clair : une alouette francouie et un mammouth prussien). Depuis, tous les dirigeants français ont fait du suivisme ordo-libéral. Plus malins furent les Gibbys qui refusèrent avec succès tous les règlements européens rognant leur souveraineté au nom de « l’opt-out ». En gros, après le départ de Charlot, le président français n’est qu’une sorte de gauleiter chargé d’appliquer les directives d’origine allemande. Ils n’y sont pas forcés ; ils le font pour imposer aux Français des réformes néolibérales sous prétexte de « contrainte extérieure », celle-là même qu’ils ont contribué à créer tout en se défaussant sur l’Europe, des inconvénients subis par le peuple. Pourquoi vouloir continuer à jouer aux cons alors que la ficelle est devenue une corde d’amarrage au SLC ordo-libéral ?
Il apparaît donc clairement que l’on ne peut pas réussir à faire évoluer l’Europe sans des alliances solides et majoritaires. C’est ce que voulait Mac-Tron mais l’Allemagne lui a mis des bâtons dans les roues et il s’est fâché avec les PECOs avec son discours anti populiste et pro immigration.
Voter pour l’UE ne sert donc à rien. Il faut se concentrer sur le combat anti SLC au sein du pays. C’est possible et j’en ai déjà donné des idées. Pour mémoire et par exemple : la fin des suppressions ou baisses des cotisations sociale pour le patronat au profit de leur détaxation à l’exportation (donc uniquement pour les boîtes qui exportent) et leur taxation au même taux pour les importations ; la taxation des produits en fonction du kilométrage parcouru, un emprunt forcé sur le patrimoine pour rembourser la partie extérieure de la dette publique, la création d’une banque du peuple avec une monnaie interne et procurant des avances à l’Etat, la création de droits compensateurs pour les différentiels de législation sociale et environnementale, le contrôle et le renforcement des normes écologiques et de santé en même temps applicables aux produits importés… On est loin des professions de foi des listes candidates aux européennes, toutes rédigées en on doit, il faut, y a qu’à modifier les règles européennes. Comment et avec qui, Ducons ? Tout ce beau monde est en fait macronien : la volonté remplace la réalité et il suffit de vouloir pour tout changer en Europe !

La MAIF (ex-mutuelle d’assurance des instituteurs de France)

Posté : 18 mai, 2019 @ 11:11 dans politique | Pas de commentaires »

Mon frère et mon jumeau sont « sociétaires » de la MAIF depuis des lustres et cela me permet de dire combien cette mutuelle est devenue une firme à logique capitaliste qui n’a plus que des clients ou des usagés par ses pratiques commerciales. Du reste, la MAIF a depuis longtemps élargi son audience à qui le veut bien (il suffit d’être assez idiot pour payer plus cher qu’ailleurs). Mais c’est tout le secteur mutualiste qui est concerné (ou le secteur coopératif) depuis une directive européenne qui a aligné le statut des mutuelles sur les assurances privées en ordonnant le même traitement pour tout le monde, qu’il soit client ou sociétaire. Rappelons qu’une vraie mutuelle pratique des cotisations universelles qui ne sélectionnent pas par l’âge, le sexe, la santé, le statut social, le climat, l’emplacement dans des zones inondables ou de coulées d’avalanche… Du reste les petites mutuelles, à la faveur de la loi Zizi Rider qui a obligé les entreprises à la création d’une mutuelle (obligatoire) pour la santé de leurs ouailles, ont presque toutes été rachetées par les grosses compagnies d’assureurs privés voyant là un beau marché captif. Car toute loi ou norme promulguée par l’Etat a en général pour effet de créer un marché (exemples, ceux des contrôles des véhicules ou des logements mis en vente). Faut-il redire que l’adhésion à une mutuelle est en principe volontaire ? Remarquez que la mutuelle obligatoire a été inventée il y a belle lurette, par exemple à EDF/GDF ; il faut dire que cela faisait partie du statut du personnel.
Mais la MAIF ne s’est pas encore vraiment lancée officiellement (elle le fait en douce par l’extension et la sévérité accrue de ses normes d’adhésion) dans la sélection des risques car il lui était facile d’appliquer le même tarif, le max, à tout le monde en profitant de sa solide clientèle de rente (les Instits sont plus prudents que la moyenne) presque captive de l’Education Nationale. Rappelons qu’une mutuelle doit normalement applique un tarif qui est réajusté en fin d’exercice si les dépenses ont été plus hautes que prévu : ce fut le cas en je ne sais plus quelle année un clampin avait amené un bilan désastreux par implication d’un car, d’un train et même d’une péniche en contrebas de la voie ferrée où s’est produit l’accident ; le rappel de cotisation fut sévère. Depuis, sans doute la MAIF a-t-elle paré à la chose en se donnant des tarifs qu’il ne sera pas utile de revoir en cas de catastrophe. Pour illustrer mes propos je vais vous raconter quelques historiettes dont ma famille a été victime et qui montrent que la MAIF n’a plus rien à fiche du statut de sociétaire. Car il faut faire comme tout le monde unifié par la directive européenne : du fric.
Parti en retraite, j’ai demandé s’il y avait un tarif adapté à des conditions d’usage de mon véhicule très fortement abaissé ; niet, nenni. J’ai donc cherché ailleurs et j’ai trouvé deux fois moins cher ; CQFD, car comme disait Proudhon : la concurrence est le moyen de se passer des services de quelqu’un qui les surfait. Puis ma fille aînée a, après plusieurs années sans conduite faute de véhicule, repris une voiture ; je demandais à la MAIF qui, entretemps s’était ouverte à toute clientèle, de l’assurer ; réponse au tarif maximum car sans conduite depuis quelques années on aurait tout oublié et on devrait repartir de zéro (sans bonus) ; ce n’était donc pas mieux que chez n’importe quel assureur privé.
Mais le meilleur des attitudes hyper commerciales de la MAIF concerne mon jumeau. Il fait une maladie pour laquelle le toubib lui interdit de conduire ; donc il vend sa bagnole en mars 2018. Mais il n’a pas le temps de résilier son contrat car il fait un AVC avec un mois d’hosto et ensuite un état de conscience restreint. Notons que tout se passait par internet et que, donc, je ne pouvais, n’ayant pas le code perso MAIF de mon frère, le faire à sa place. Et, oh surprise, début 2019, je reçois (car le courrier du frangin m’est transmis vu qu’il ne peut pas gérer ses affaires) l’appel de cotisation de la MAIF pour 2019 alors que le véhicule a été vendu en mars 2018 ! Je me rapprochais donc de la MAIF qui m’a envoyé bouler, sans même répondre à une lettre recommandée avec accusé de réception. Voilà donc ce que pratique une prétendue mutuelle avec ses soi-disant sociétaires ! cepedant, il n’y a pas que la MAIF qui se comporte ainsi car c’est devenu une logique imposée par le système SLC.
Il est à craindre que cette attitude se soit généralisée pour une raison très simple que ne veulent pas comprendre les libéraux, les socialos, les cocos, etc. Le régime de propriété (public, privé, social) ne compte pas en univers SLC. Ce qui compte, c’est la logique de fonctionnement du capitalisme globalisé ; rentabilité über alles dans un monde de libre circulation de tout, à commencer par le capital, de libre-échange sans protections, de concurrence « libre et non faussée » échevelée. Par construction, tous les compétiteurs sont obligés de s’aligner sur la chasse au profit à maximiser et sur l’exploitation maximale des cochons de payant, fussent-ils sociétaires. Et pour améliorer la rentabilité, le meilleur moyen est d’amortir les frais fixes sur le plus grand nombre possible de clients, quitte à les gruger. Une fois atteint le « point mort » (celui où le nombre d’abonnés couvre ces frais), tout ce qui vient en plus est du bénéf. D’où les concentrations pour piquer le marché des concurrents, d’où la course à la publicité … payée par les clients ! Une conséquence pourtant dommageable pour les opérateurs est que le client finit par ne s’intéresser qu’au prix, d’où une course généralisée au moins-disant et une sur-concentration chez ceux qui le peuvent. Comme disait Proudhon, la concurrence sans limites conduit ipso facto au monopole. Vive l’UE qui a réussi à casser l’économie sociale, c’est-à-dire à la faire marcher exactement comme la capitaliste car tout opérateur est soumis à sa logique. C’est du reste pourquoi l’UE ordo-libérale a fait mettre les mutuelles et les assurances privées en concurrence : pour les forcer à adopter la logique du profit en concurrence sans limites.

Mac-Tron a célébré le 8 mai 1945

Posté : 12 mai, 2019 @ 11:16 dans politique | Commentaires fermés

C’est bien que l’on ait de belles cérémonies comme celle-là car on voit dans quoi passe notre pognon de contribuables et de citoyens en mal de pouvoir d’achat. Rappelons que le 8 mai 45 marque la victoire des alliés contre le régime nazi. Il m’a toujours étonné que les dirigeants français en fassent tout un plat car, selon une blaguounette de l’époque, la victoire fut acquise avec le sang russe, le matériel américain et l’or anglais. La contribution francouie fut maigre ; et l’on se souvient des masses qui acclamèrent le maréchal peu avant l’arrivée de Charlot en 1944.
74 ans après, on ne peut que constater que ce 8 mai fut en fait la date de renaissance de la domination de l’Allemagne su l’Europe et que celle dernière est aujourd’hui la seule bénéficiaire de la construction européenne. Ce n’est guère étonnant puisque celle-ci s’est faite sous la houlette bienveillante des USA qui ont tout fait pour que l’Allemagne soit leur représentant en Europe et le fer de lance de la lutte contre le communisme. C’est pourquoi ce pays ne refuse rien aux USA, par exemple son espionnage par eux, l’absence de concurrent à l’OTAN, les traités de commerce internationaux… il faut dire qu’il a été bien soigné car la vertueuse Allemagne, grâce aux USA, n’a pas payé un fifrelin pour les massacres et destructions de 39/45 (sauf une obole à Israël) et a vu ses dettes de 14/18 ramenées à un gros quart des indemnités prévues sur le thème cher à Clemenceau : l’Allemagne paiera. Des nèfles. Ce qui fait de ce pays une excellente caution morale pour son exigence actuelle du paiement des dettes en Europe. L’Allemagne a même eu droit à 10 % du plan Marshall (après actualisation, dans les 16 milliards d’euros), soit à peine moins que la France dévastée, surtout par les bombardements anglo-saxons …Je dois rappeler que la France a payé 400 millions de francs par jour (vous avez bien lu) comme « indemnité d’occupation » pendant plus de 4 ans et jamais remboursée. Il semble que le but des Anglo-saxons était de faire de la France un protectorat limité à l’agriculture ; plan déjoué par De Gaulle mais qui explique que leurs avions pouvaient détruire Le Havre, Caen, etc. sans vergogne.
Les USA ont présidé en catimini à la construction de l’UE en tant que zone de libre circulation de tout. Cela a commencé dès le traité de Rome en 1957 (et même avant avec la CECA et la CED avortée car refusée par la France) ; à la manœuvre, on avait en France (et ailleurs) des pions US comme Monnet (dont on a su qu’il était subventionné par la CIA) et le quasi apatride et fantoche Schumann. C’est pourquoi la stratégie employée fut, au nom de la paix, une progressive unification de l’Europe par la voie économique du libre-échange. Une stratégie de petits glissements et de saucissonnage des problèmes sans union politique qui ne devait en être que le couronnement. On attend toujours vu que l’UE est une cohue de pays tirant à hue et à dia et cherchant chacun à défendre son pré carré et ses petits avantages de dumping comme ceux liés à la fiscalité du capital. Cela est un effet automatique de la voie choisie dès 1986 (l’acte unique de libre circulation du capital, des services, des marchandises et des hommes [d’où les travailleurs détachés depuis la directive éponyme de 1996]) : la concurrence sauvage entre pays, ce qui, par construction, fait remonter les nationalismes et le chacun pour soi, voire conduirait in fine à la guerre armée après la commerciale. Ce qui aussi empêche toute « Europe puissance », donc politique et fédérée, conformément aux vues US soutenues par l’Allemagne.
Evidemment, l’Allemagne n’a pas réussi à imposer sa domination toute seule ; elle le doit aux multiples abandons de souveraineté commis par les autres pays et à ses alliances avec d’autres comme les pays protestants d’Europe du Nord et ensuite, après « élargissement de l’UE », les Pays d’Europe Centrale et Orientale (PECO), à partir de 2004. L’Allemagne pour asseoir son imperium a joué sur 5 leviers :
• L’ordo-lbéralisme ou règne du libre-échange et de la « concurrence libre et non faussée » par des règles, intangibles, quasi constitutionnelles (c’est ce que voulait faire le TCE de 2005), à application quasi automatique. C’est le rôle de la Cour Constitutionnelle teutonne à Karlsruhe que de veiller au strict respect de ces règles votées par le parlement ; cela est fait en Europe par la cour de Justice de l’UE (CJUE, ex CJCE) qui applique les directives et règlements européens et les a même en 1964 rendues supérieurs au droit national. Il est clair que ces règles ont été approuvées par les gouvernements bien que ceux-ci cherchent à se défausser en rejetant tous les problèmes sur la Grosse Kommission de Bruxelles.
• La politique de la monnaie forte ; avec déjà le mark fort lors de la réunification (l’Allemagne avait « en même temps » fait grimper les taux d’intérêts afin d’attirer les capitaux européens, ce qui a poussé le francisquain Tonton à faire du Franc Fort [eh €h], ce qui a conduit à une déflation en France). Une monnaie forte a pour elle de nombreux avantage : pouvoir acheter les usines de RDA puis des PECO (puis en Grèce après les diktats de l’UE imposés par le « troïka » [FMI, BCE, UE] pour une bouchée de pain (d’où le fait que l’Allemagne fait produire ailleurs low cost et se contente d’assembler chez elle et d’apposer l’étiquette « made in Germany »), payer au lance-pierres les travailleurs détachés qui, compte tenu du taux de change avec les devises faibles des PECO fait qu’ils ramènent 5 ou six fois plus après conversion en monnaie du pays (l’Allemagne a refusé tout SMIC jusqu’en 2015).
• La politique de l’offre consistant à faire en Allemagne de la désinflation compétitive (Lois Hartz sous Schröder puis TVA sociale de 3 points sous Merkel; politique anti coopérative de cavalier seul) comprimant les salaires et la protection sociale afin de maximiser les profits ; l’Allemagne est devenue très riche avec des Allemands travailleurs et retraités de plus en plus pauvres. Cette désinflation contribue naturellement à la monnaie forte et aux exportations dont l’Allemagne est le champion avec plus de 250 milliards de balance commerciale positive par an ces derniers temps.
• L’exportation über alles afin de faire des réserves permettant notamment d’acheter les fleurons des autres pays et d’avoir un gros matelas de précaution en raison du vieillissement accéléré du pays. Le problème est qu’il est impossible que tous les pays de l’UE soient exportateurs nets simultanément ; les excédents des uns sont les déficits des autres. Sauf, évidemment hors UE mais l’Allemagne fait 60 % de son commerce dans l’UE. De plus, cela renforce la compétition, le dumping et amène une guerre commerciale sans fin.
• Le monétarisme imposé avec l’euro, la BCE, puis le TSCG (accord Merkozy » de 2012) : l’idéal étant pas d’inflation, pas de déficit, pas de dette publique, pas de prêts aux Etats par leur banque centrale, pas de prêts entre Etats au sein de l’UE, indépendance de la BCE. Le but est évidemment l’absence d’inflation et l’austérité budgétaire pour tout le monde
• L’entrisme et la monopolisation des grandes fonctions dans l’UE. L’Allemagne règne par le biais du PPE parti européen allié avec le SPD allemand majoritaire chez les socialos, de la présidence de l’UE par un compradore (l’ivrogne et ami de la finance et de la fiscalité zéro pour les trusts, M. Juncker), par la prise en main des commissaires européens (soit pour elle, soit pour ses alliés), par un jeu d’alliance afin d’avoir au moins la majorité qualifiée dans la prise de décision au sein du Conseil Européen des chefs de gouvernement (présidé par un fantoche à elle, M. Tusk) et de diviser pour régner…
Bravo ; l’Allemagne, grâce à la lâcheté des autres pays (surtout la France francisquaine) et à la connivence des Gibbys (toujours à la fois dedans et dehors de l’Europe, hyper libéraux ce qui allait bien avec l’ordo-libéralisme et refusant toute supra nationalité, ce que voulaient les USA et l’Allemagne, puis maintenant tous les pays redevenus nationalistes par la compétition économique) a reconstitué son « lebensraum » et son « hinterland » et assuré sa domination sur l’Europe par le droit « positif » et la finance. Mais c’est évidemment mieux qu’avec des armes et la seule force car cela été consenti. Cet imperium se voit évidemment dans les décisions prises récemment au sein de l’UE. En voilà quelques exemples :
• Le dieselgate démontré par Volkswagen a conduit à revoir à la hausse les normes de pollution ; ce fut a minima afin de protéger les berlines tudesques.
• Le glyphosate a été reconduit pour 5 ans (la France demandait 3) par suite d’un revirement de die grosse Angela ; natürlich car Bayer venait de racheter Monsanto. Rappelons que Bayer unie à BASF dans IG-Farben sous Hitler a produit le zyclon B. rappelons que la décision a été prise sur la base d’un dossier truqué par le laboratoire officiel allemand qui s’était contenté d’un copié-collé de documents de Monsanto !
• La directive sur les travailleurs détachés n’a été corrigée qu’en pipi de chat (le principe des cotisations sociales du pays d’origine a été maintenu [c’est la principale source de dumping] et le cas des camionneurs n’a pas été traité !
• L’Union bancaire est une fumisterie car hyper légère (le montant prévu pour ne pas taxer les particuliers est très insuffisant et même il a été prévu de s’emparer de leur fric au-delà de 100 000 euros de dépôt et de leurs titres et obligations). Il fallait ne pas mettre le pif dans les trafics des grosses banques teutonnes comme la Deutsche Bank à moitié en faillite, ni dans les banques régionales et les caisses d’épargne qui ont tant financé l’industrie allemande.
• Pas de taxation européenne des GAFAM car l’Allemagne veut continuer d’exporter ses bagnoles aux USA. Pas d’harmonisation du droit social ; pas d’harmonisation de la fiscalité.
• Pas de traçabilité européenne des produits alimentaires, ni de code européen sur leur valeur nutritive ou leur dangerosité.
• Budget de la zone euro enfin accepté par Merkel mais à un niveau totalement riquiqui.
• Passage à un nouveau traité de commerce avec les USA contre la position de Mac-Tron qui n’en veut pas tant que les USA ne reviennent dans l’accord sur le climat de la COP 21 ; mise en place du traité avec le Canada avant sa ratification par les parlements nationaux !
• Pas vraiment d’armée européenne car l’Allemagne et ses copains veulent rester sous le seul parapluie de l’OTAN dirigé par les USA. De plus l’Allemagne interdit à la France d’exporter des armes si elles contiennent des composants teutons.
• Très vague promesse d’étudier le droit européen de la concurrence ou le droit d’asile et la politique migratoire. Affaire mise en valeur par le refus de la fusion siemens-Alstom dans le ferroviaire. Dieu merci, car l’opération visait surtout à piquer les brevets et les marchés d’Alstom par der gross Konzern Siemens.
• Volonté teutonne de déréguler l’électricité (supprimer les tarifs réglementés et vente des barrages hydrauliques francouis) afin d’écouler en Europe son électricité au charbon et au lignite, très excédentaire quand les éoliennes fonctionnent bien ; en revanche obligation pour la France de la fournir en jus en cas de déficit ; ce qui suppose, comme cela a déjà été fait, de couper des utilisateurs francaouis pour alimenter l’Allemagne.
• Pas de taxe carbone anti-camions.
Pauvre Mac-Tron qui voulait révolutionner l’Europe. Il nous faut cependant rester dans l’Europe, mais pas celle-là. Exigeons de profondes réformes ; si non, agissons par nous-mêmes et contre la domination ordo-libérale et monétariste teutonnes et européennes. Comme je l’ai déjà écrit, il y a des tas d’idées pour ce faire.

Le national-libéralisme remplace aujourd’hui le national-socialisme

Posté : 7 mai, 2019 @ 10:59 dans politique | Commentaires fermés

On se souvient de ce que « la bête immonde » du national-socialisme (NS ; Hitler, Mussolini, Franco, Peron, Vichy…) est née de la conjonction entre les ressentiments divers et variés de populations en déshérence et des aspirants-tyrans voulant s’emparer du pouvoir afin de restaurer la grandeur la nation ; pour s’emparer ou conserver ensuite le pouvoir, il fallait répondre aux besoins de sécurité des populations déboussolées et abandonnées ; il fallait aussi s’appuyer sur le grand kapital afin de financer le nouveau pouvoir. La logique a été de favoriser l’industrie, la finance et les gros capitalistes afin de développer la puissance militaire de la nation et d’avoir des ressources financières, de redonner une identité, un projet et une gloire aux populations, ce qui passait par la haine de l’étranger et du différent, de répondre à leurs besoins fondamentaux (emploi, sécurité, infrastructures collectives). « En même temps », le NS a agi en faveur du capital en lui procurant une force de travail docile et mal payée mais quand même en emploi et fière de contribuer à la renaissance de la nation. Le terme de socialisme est donc usurpé car il ne s’agissait pas de justice sociale mais de puissance de l’Etat et de réponse aux besoins élémentaires du peuple pour qu’il ne se révolte pas. C’était en quelque sorte le deal de Bismarck : vous avez des assurances sociales et je conserve le pouvoir avec mes amis les junkers prussiens et les industriels. Le seul mot vrai de cette idéologie est le nationalisme avec la haine de l’étranger. En parallèle, on avait le national-communisme en URSS. Eh bien cela refait surface sous une autre forme : le national-libéralisme. Voyons comment et pourquoi.
On sait que les populismes, les nationalismes, de droite ou de gauche, se développent partout dans le monde occidental. C’est que celui-ci est en train de constater la disparition de sa grandeur passée au profit de la Chine et autres puissances émergentes ou renaissantes. La domination occidentale est déjà morte et les dirigeants de nos pays sont sans doute désireux de conserver au moins une puissance commerciale. Et le plus puissant des pays, les USA, développe avec Trump un combat d’arrière-garde rendu possible par ses moyens de domination et de rétorsion encore hyper puissants. Trump, c’est America first, ce qui flatte l’ego de l’américain des petites villes, des villages, des campagnes, des industries en perdition. Le nationalisme trumpien est une façon sauvage de sauver le capitalisme et la finance US (il en vient) tout en faisant croire aux populations en déshérence qu’il travaille pour elles ; ce qui est momentanément et partiellement vrai : combat contre les importations afin de faire remonter l’industrie et l’emploi US, refus de l’écologie pour satisfaire les ouvriers du pétrole, du gaz, des mines (tout en rendant rentables ces activités pour les capitalistes, par exemple en faisant tout pour faire monter le prix du pétrole, ce qui rentabilise celui de schiste), refus du multilatéralisme onusien, de la CPI ; négation des traités internationaux (cas de l’IRAN), recours à l’extraterritorialité du droit US comme moyen de pression et de lutte contre les concurrents, retour à l’isolationnisme, dépenses militaires et promotion de l’OTAN mais à faire financer par les autres… En même temps, appui de Trump sur les positions identitaires, conservatrices, traditionalistes (anti-immigration, détention d’armes, faveur aux sectes religieuses et anti-avortement, répression, cour suprême hyper conservatrice…) car cela fait l’identité du peuple de base contre la côte Est ou Ouest libérale). Au Brésil, Bolsonaro est un clone de Trump : économie capitaliste à fond les manettes contre les populations indigènes, la forêt amazonienne, les gays pour créer de l’emploi mais surtout faire du SLC pur et dur.
En Europe, la politique ordo-libérale teutonne mise en place à fond les ballons depuis le traité de Maastricht en 1992 (mais annoncée par l’acte unique de 1986), l’euro aux conditions tudesques, l’extension aux pays de l’Est (PECO) depuis 2004 a produit ce qui était voulu par le kapital : la mise en concurrence sauvage entre pays, l’accentuation des déséquilibres économiques au détriment des pays et des territoires les moins développés, le déclassement des classes moyennes, la précarité et la pauvreté, l’expansion sans fin des inégalités, le triomphe de la finance à l’anglo-saxonne, l’amenuisement des services publics, la diminution des assurances sociales collectives et des droits sociaux, etc. Le tout sous la houlette d’une austérité exigée par Berlin (qui détient toutes les manettes de l’UE par elle-même et avec ses alliés) pour les peuples mais surtout pas pour les capitalistes. Cela est d’autant plus facile que la direction politique de l’UE est devenue impossible, via la complexité de se structures et modes de décision : il ne reste plus que des alliances entre amis (Allemagne, pays luthériens et libéraux d’Europe du Nord, PECOs auxquels la Doryphorie fournit de l’emploi, des délocalisations et sous-traitances, des débouchés, des aides par le budget de l’UE. Et notre Big Macron prétend la réformer alors que jamais le capital ne lâche quoi que ce soit sur son pouvoir et son pognon de dingue, que la Teutonie a fondé son hégémonie sur le SLC de « la concurrence libre et non faussée » et sur le refus de tout déficit budgétaire ! Macron veut imiter le modèle allemand sans voir que si l’Allemagne est riche, son peuple a été pressuré à mort et est pauvre. Ou, plutôt, il le sait mais il travaille pour le capital où il pantouflera quand les Francouis l’auront viré. Il fera comme Barroso et maints ex-dirigeants de l’UE.
Et ce qui devait arriver à cause des effets délétères du SLC ordo-libéral est arrivé : la montée partout en Europe de mouvements, de partis et de gouvernements populistes et/ou nationalistes surfant sur les mécontentements et les ressentiments des populations en voie de perdition : Pologne, Hongrie, Italie, Autriche, RN en France, AFD et PEGIDA en Allemagne, Vox en Espagne et même dans les tranquilles démocraties, luthériennes ou calvinistes, du Nord de l’Europe, et, naturellement avec le Brexit, la Grande-Bretagne. Les ennemis du peuple sont faciles à désigner par ces mouvements : « l’establishment », les immigrés, les Musulmans, les terroristes, les riches ; un sentiment d’abandon de la nation est exploité à fond par ces entrepreneurs de politique politicarde surfant sur les frustrations des populations dominées et laminées. D’où la fermeture des frontières et le refus de l’immigration. D’où l’embellissement de l’histoire du pays, la promotion de son identité et de ses valeurs « chrétiennes ». Mais il y a toujours un grand oublié : le SLC et ses méfaits, SLC dans lequel tous ces entrepreneurs de division veulent rester alors qu’il est la cause principale du « bordel ambiant ». Les peuples sentent que c’est bien lui le problème alors même que les dirigeants populistes veulent continuer de l’implanter pour ne pas se couper de l’UE et du libéralisme.
Droite, populistes, nationalistes, LREM communient tous dans la promotion du SLC libre-échangiste et à base de disparition des frontières au nom de la circulation de tout (capitaux, marchandises, services, personnes) ; ce qui conduit à la fois à la spéculation, aux délocalisations, au moins-disant, à la baisse des protections sociales, au sabotage de la nature… il n’est pas possible que la concurrence soit à armes égales entre pays jouant tous au dumping en toutes matières. Comme la politique SLC ne peut que faire sauter les modèles sociaux les plus avancés, ses partisans sont amenés à la faire passer en force avec en plus le mensonge, la communication et la ruse. De façon générale, nos soi-disant démocraties sont en fait vidées de contenu au profit dune technocratie centralisée et répressive ; ce qui fait que la différence entre, par exemple, le régime d’Orban et celui de Mac-Tron n’est pas de nature mais de degré ; les deux communient dans le national-libéralisme. Libéralisme parce que SLV über alles ; national parce qu’il faut se rallier le bon peuple sur le thème de Merkel : alternativlos, soit le même que le TINA (there is no alternative) de Thatcher, sur l’union nationale, le freinage de l’immigration, le contrôle du salafisme, sur la compassion envers les pauvres pendant même que l’on en accroît le nombre, sur la reprise de l’anti-establishment par réforme des grandes écoles. Mac-Tron a promis une autre méthode de gouvernance : en appeler au dialogue social et à la concertation. Notons que cela n’engage en rien le pouvoir de décision car il n’y a pas négociation. Et de toute façon, c’est impossible : les profondes réformes encore dans les cartons (retraites, assurance-chômage, institutions) ne peuvent passer qu’en force car elles susciteront des oppositions massives. Il ne s’agit que de compétition électorale entre forces politiciennes, toutes ne jurant que par la démocrature illibérale et anti-socialiste.
Mais le national-libéralisme ne peut pas durer longtemps car, rapidement, les populations verront qu’elles se sont fait flouer et que tout a changé pour que rien ne change. Las, la gauche ne fait plus que 30 % et est en miettes, la droite est divisée et sur le même créneau que LREM ; Mac-Tron joue donc sur la montée du RN, qu’il fait semblant de combattre tout en lui piquant quelques idées nationalistes, afin d’être réélu en 2022. Et cela risque de marcher si l’opposition ne formule pas un projet et ne s’organise pas. Oremus.

Les « black blocs » et les Gilets jaunes radicaux se trompent de stratégie

Posté : 4 mai, 2019 @ 8:34 dans politique | Commentaires fermés

Il faut souligner deux choses chez ces personnes : ils mobilisent toutes les ressources et les idées ancestrales des luttes contre la domination, l’exploitation, l’aliénation que le SLC a portées à leur paroxysme ; elles montrent un courage sans bornes, hélas. Las, leurs idées et pratiques révolutionnaires sont à la fois datées et contreproductives.
• Datées, obsolètes, dépassées, nuisibles. Elles participent du mythe de la révolution par une petite élite d sachants capables de faire basculer l’histoire au profit du peuple. Quel peuple ? Cela confine à l’idée de son unicité et « en même temps » de son aliénation dans sa soumission au système, qui, dans le SLC, est la consommation individuelle et l’individualisme. Cela participe aussi d’une conception autoritaire et descendante de la prise du pouvoir, de même que du fantasme de la révolution purement politique et d’en-haut. Gramsci, bien après Proudhon, a montré que l’on était en présence d’un système hégémonique articulant l’exploitation économique, la domination politique et l’aliénation spirituelle. C’est pourquoi on ne saurait s’attaquer seulement à une de ses facettes ; il faut vaincre simultanément la triple domination « du trône, du coffre-fort et de l’autel », démanteler « en même temps » l’alliance du « sabre, du goupillon et du capital. Rien ne sert de s’emparer de la forteresse étatique pour « tourner ses canons contre l’ancien occupant » : la révolution politique (la liberté et la justice » est le but, la révolution sociale, le moyen, disait Proudhon à l’encontre de tous les révolutionnaires politiques de son temps. Une révolution politique n’aboutit qu’à modifier les personnes occupant les sièges du pouvoir et conduit le plus souvent à une dictature encore plus néfaste que le régime précédent. Ces vues de Gramsci et de Proudhon ont été largement confirmées par le systémisme moderne montrant qu’une société est « un phénomène social total » où tous les domaines du sociétal sont imbriqués et interdépendants. Par ailleurs, le système n’est pas construit sur la base d’une tête pensante à autorité verticale sur ses éléments mais comme un réseau de nœuds et d’interactions avec des centres de direction nombreux et largement autonomes et un système d’information réticulé. Eh oui, il ne suffit pas de couper la tête principale de l’hydre de Lerne ; il faut toutes les couper pour abattre le système. Le temps des avant-gardes, de la prise révolutionnaire du pouvoir d’Etat, du léninisme, de la direction de la société par le pouvoir politique est révolu ! Or les « black blocs » (BB) me semblent conserver ces fantasmes à base de Lénine, Trotski, Mao, Napoléon, Bakounine, etc. Ils le savent sans doute eux-mêmes car ils s’en prennent plus aux symboles du pouvoir qu’à ce dernier. C’est cet aspect systémique de la société qui invalide l’appel des GJ au pouvoir pour faire évoluer les choses et qui annule leur slogan macron démission. S’il n’y a plus Macron, ce sera un autre compradore qui arrivera et, de toute façon, ce ne sont pas les politicards qui dirigent la société ; ils n’en sont que les faux-nez et hommes de paille.
• Contreproductives. Plus on s’attaque frontalement au pouvoir, et cela d’autant plus que celui-ci est en train de vaciller, ce qui est le cas du SLC que Mac-Tron veut installer définitivement en France alors qu’il est entrain de crever, plus o l’amène à réagir par la force. Il suffit de voir que dans les médias, actuellement, on entend force poulagas s’exprimer comme si le pouvoir macronien n’avait plus que lui pour le soutenir. Il faut bien voir que le SLC a détruit la planète mais que ceux qui profitent du désastre tiennent plus que jamais à défendre leurs privilèges, à faire perdurer le pouvoir fantastique du 1% contre les 99 % des terriens. Le système-réseau du SLC n’arrête pas de réagir brutalement contre tous ceux qui contestent son emprise. Et il dispose de moyens répressifs (maisons pouleman, royco, poulaga, armée de métier, moyens militaires, justice aux ordres, médias idéologiques, doxa néolibérale épandue partout par des « organes » en tout genre, moyens de renseignement et de surveillance contre les populations, etc.) capables de faire baigner toute révolte directe dans le sang. M. Thiers est encore là mais est devenu encore plus puissant. De plus, il ne faut pas négliger que l’on a environ 15% de la population qui profite du régime SLC ; celle qui a voté pour Macron. En outre, le spectacle des déprédations pendant les samedis des GJ et ce premier mai ne fait que dresser la population des apeurés et des soumis au désordre existant. Ce qui encourage le pouvoir à doper ses forces et à accroître la répression. En attendant le petit jeu des élections ; Mac-Tron contre le RN, ce qui le fera gagner à coup sûr, vieille entourloupe inventée par le franscisquain Tonton. Les BB veulent accélérer la mort du SLC ; mais au contraire son raidissement va le faire durer. De plus, combien de personnes seront-elles sacrifiées dans ce combat sans issue à moyen terme ? las, les révolutionnaires sont toujours assez peu soucieux des « dégâts collatéraux » qu’ils suscitent. Leur cause vaut toujours plus cher que la peau des autres.
• La méthode d’attaque de front ne marche donc pas. Ni la résistance passive chère à Gandhi car pendant ce temps-là le saccage continue. Que faire ? Eh bien s’en prendre à ce qui fait maintenir le SLC et son pouvoir détenu par ses compradores politicards : le pognon, le flouze, le fric, le grisbi, l’artiche, l’oseille … Voilà quelques idées :
Faire la grève de la consommation pendant que la production continue ; la production non vendue est une perte pour le capital ; les grèves de production, si chères aux syndicats, en fait ne coûtent pas grand-chose au kapital. Ne rien acheter, sauf la bouffe, pendant au moins un an. Pour la bouffe, s’adresser aux petites structures : AMAP, coopératives (réelles), commerces de proximité… Pour le reste organiser un réseau local de réparation des machines tombées en panne (souvent par « obsolescence programmée), se prêter des engins entre voisins, etc. Une « grève générale » de la consommation sera bien plus efficace que celle de la production.
Retirer son fric disponible des banques en leur laissant seulement la gestion des dépenses contraintes ; se prêter entre voisins en cas de besoin. Sortir des assurances privées et des fausses mutuelles, telle la MAIF, pour s’aider en « sociétés locales de secours mutuel. A long terme organiser un réseau mutualiste et coopératif de banque, telle la banque du Peuple imaginée par Proudhon.
Se retirer des villes et s’installer en petits groupes dans les villages désertés. Les avantages sont nombreux : mutualiser les dépenses (lavage et buanderie, frigo, moyen de locomotion…) ; toucher les aides sociales, le RSA… afin d’assécher les finances publiques ce qui entraînera aussi une expansion des gestionnaires d’icelles, disposer d’un potager collectif ; ne pas payer de loyer ou bien très faible, vivre au grand air. On pourra même faire de l’artisanat (tissage, cuir), du fromage et du lait, de l’élevage de poules ou autres afin de se fournir en aliments et de vendre hors circuits commerciaux capitalistes. On organisera entre parents l’éducation des enfants hors éducation nationale, on créera une monnaie locale d’échange et de troc fondée, non sur le degré de formation, mais sur le temps passé à se rendre des services mutuels. On se dotera d’une petite éolienne pour se passer de l’énergie étatique ou capitaliste ; le véhicule commun pourra être alimenté par un gazogène… Donc ou pourra vivre sainement, de façon peu gourmande en énergie, en mangeant bio…
L’idée générale, c’est de procéder à partir de la base et dans l’action directe de la construction d’une contre société, d’anarcho-structures. On reste donc dans le système mais on le sape de l’intérieur au lieu de l’attaquer de front. Ainsi, peu à peu, on fera tomber ses deux critères essentiels de fonctionnement : le pognon et l’autorité verticalisée. Car ces petites structures sont fondées sur la coopération, l’échange mutuel et la démocratie à la base. Elles développent donc en douceur et par l’expérimentation dans la durée un contre-modèle de société ; on ne lutte pas de front contre le système, on l’érode, on le vide de contenu, on le remplace. Certes cela prendra du temps mais cela ne coûtera aucune vie.
Puis, contrairement à une certaine pensée anarchiste qui considère la société comme une collection d’associations de base quasiment juxtaposées sans direction commune, on visera à se fédérer de proche en proche de façon à généraliser le contre-modèle en l’organisant et en l’animant. Il ne s’agit pas de réformisme à la petite semaine, celui des syndicats institutionnalisés, mais de stratégie révolutionnaire de changement car tout pas en avant se fait sans perdre de vue la fin visée : une société démocratique, fédérative, associative et mutuelliste fondée sur la Justice.

Hugh, le grand Sachem Mac-Tron a parlé

Posté : 29 avril, 2019 @ 10:52 dans politique | Commentaires fermés

Je ne vais pas revenir en détail sur les annonces du Zident lors de sa séance de calumet de la paix avec les journaleux car il en a été abondamment parlé sur les étranges lucarnes et dans la presse. Je vais seulement en examiner les astuces et les apories. Rappelons que le tomawak a été enterré après une multitude pow-wow dans la France profonde.
Ce qui frappe en premier, c’est que le Zident semble avoir opéré une pause dans la mise en place de sa politique SLC, politique bien réelle et appliquée brutalement jusqu’à l’apparition des gilets Jaunes il y a près de 6 mois. Ce qui n’empêche pas les journaleux main-stream de dire après sa conférence de presse qu’ils n’y ont pas vu de vison ou de projet. C’est qu’il lui a fallu jeter du lest afin de calmer le jeu au moins jusqu’aux élections européennes le 26 mai en France. Le Zident s’est rendu compte que la marche forcée à tutti gambi ne favorisait pas son dessein : il fallait se rabibocher avec maints acteurs sociaux snobés et ignorés jusque là (collectivités locales, corps intermédiaires et syndicats, majorité de godillots commençant à ruer dans ses brancards) et apaiser la juste colère des Francaouis laissés en déshérence. Mais il ne s’agit que de stratégie car le Zident n’a en rien renoncé à son projet de « moderniser » le pays malgré lui. Et il l’a dit avec force. L’inflexion, en paroles qui volent, sert à gagner du temps et surtout à jouer sur le décalage qu’il y aura entre la sainte parole et les décisions d’application ; mais le bon peuple ne s’en apercevra qu’après et les élections auront eu lieu. Il s’agit aussi de pouvoir faire passer d’autres réformes dans un climat un peu plus serein, notamment celle sur les retraites, l’assurance-chômage, la proportionnelle et la baisse du nombre de représentants, etc. Bref, en réalité, ce n’est qu’un repli tactique.
Pour gagner les élections et calmer les oppositions, le Zident a lâché du pognon tout en étant fort peu disert et très flou sur comment seraient financées ses largesses. Ce qui apparaît nettement, c’est que ce largage de fric est soigneusement ciblé. Les classes moyennes, lourdement touchées par les fiscariotes précédant Mac-Tron et par lui-même dès qu’élu, vont avoir 5 milliards d’IRPP en moins. Et qu’auront les environ 50 % de foyers de contribuables qui ne paient pas d’impôts sur le revenu ? C’est comme les non-titulaires de la prime d’activité n’ayant pas un emploi suffisant et en-dessous du RMI. On observe aussi que l’aménagement prévu de la 1ère tranche d’IRPP n’est pas accompagné par une imposition plus importante des hautes tranches, ce qui aurait permis de financer l’abaissement de la 1ère. Non, le financement sera trouvé dans la suppression de niches fiscales des entreprises. Je doute qu’il en soit ainsi car on entend déjà les hurlements du patronat qui sent le crédit impôt recherche (6 milliards) visé. Ce serait pourtant bien car le contenu des recherches est défini de façon à y mettre n’importe quoi et à aider toutes les boîtes, même celles qui n’exportent pas. De façon générale, l’annonce fait a marri car elle est floue et ne répond guère à la demande des justice fiscale (par exemple avec une baisse de la TVA sur les produits de nécessité) exprimée par les Gilets jaunes et les Francaouis.
Le Zident avait matraqué les retraités, population qui vote souvent et en masse et surtout qui vote bien. Pas bon, ça pour avoir des électeurs en mai 2019. D’où un mouvement de mise en marche arrière (déjà sur la CSG diminuée pour les petites retraites) sur la prise en compte de l’inflation : ce sera fait au 1er janvier 2020 (année des municipales) pour les retraites inférieures à 1200 euros nets et 2021 pour les autres (c’est plus prudent car avoir deux taux de revalorisation aurait été sans doute anticonstitutionnel). Et, les pauvres retraités ayant eu une carrière complète se voient promettre 1 000 euros par mois comme minimum. Et les autres ? On ne récompense donc que le vrai travailleur, les autres sont sans doute maintenus dans le minimum vieillesse. On doit souligner que le retour à l’indexation
s sur les prix était déjà programmé mais une année plus tard… c’est comme le paiement des pensions alimentaires qui est déjà dans la loi. Voilà comment on fait du neuf avec d vieux et « en même temps ». En parallèle, on note que l’inflation en 2019, prévue à 1,5 %, est subitement passée à 1,1. Faisons confiance au gouvernement pour accommoder ces chiffres afin de maintenir le pouvoir d’achat, chose du reste oubliée dans le discours présidentiel. Le Zident ne dit pas non plus comment il va faire pour ne pas augmenter le déficit budgétaire malgré la promesse de ne pas supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Gageons qu’une fois la colère populaire passée les impôts seront augmentés pour combler les trous. Il faut laisser « du temps au temps », disait le francisquain Tonton.
La promesse jusqu’en 2022 (curieuse cette date qui coïncide avec la fin du quinquennat) de ne fermer aucun service public (hôpitaux, écoles…) est à préciser car rien n’empêche alors de fermer des classes et des services hospitaliers… il nous faut donc attendre les actes et décisions en la matière. Une maison des services publics par canton, ce n’est pas à négliger mais cela existe déjà à l’initiative de certaines collectivités locales ou régions ; quelle imagination ! la promesse du maintien à 62 ans de l’âge de départ à la retraite relève des gascons car ce qui compte, c’est le taux de remplacement, lequel sera manipulé par la durée de cotisations, sans doute avec décote et surcote et par la fixation de la valeur du point par le seul gouvernement alors muni des pleins pouvoirs par la réforme envisagée de la retraite par points.
On a d’autres cerises savamment saupoudrées sur le gâteau afin de séduire et faire taire les oppositions ou pour voler des électeurs aux autres partis. La proportionnelle (demande de la FI et du RN) serait passée de 15 % à 20) et on ne diminuerait le nombre de représentants que de 25 % au lieu de 30. Mais pas de RIC, seulement des RIL et un droit de pétition plus un adoucissement du RIP de Tsarko qui avait été calculé pour être rendu impossible… La demande des GJ ne saurait être admise par un pouvoir central monopoliste des décisions. De plus, c’était déjà dans le projet constitutionnel de Mac-Tron. Il se sert donc des GJ pour faire passer une réforme qui coinçait. Pour complaire à la droite de la droite, Mac-Tron a glorifié les frontières, critiqué Schengen et promis de travailler la question de l’immigration.
L’écologie est reportée à demain mais elle sera défendue par une assemblée citoyenne conjointe avec le CESE et un haut conseil de l’écologie qui rejoindra les 60 « comités Théodule » qui existent déjà en la matière. Vive la procrastination pendant laquelle la chasse et la diversité sont réunies sous la houlette des chasseurs. On n’a pas eu droit à grand-chose sur l’Europe, les interventions militaires et les relations extérieures. C’est que c’est le domaine réservé du Zident, en dehors de tout débat parlementaire et que les GJ n‘en n’ont pas parlé.
Waouh… le nez de Pinocchio s’allonge.

De la démagogie macronienne : la suppression de l’ENA

Posté : 19 avril, 2019 @ 11:00 dans politique | Commentaires fermés

La fuite des projets de Mac-Tron dans les médias, sans doute organisée aux fins de ballons d’essai, nous apprend que le malhomme voudrait supprimer l’ENA. C’est de la démagogie en forme de métonymie car on prend alors le symbole pour le système. Car les vrais problèmes sont celui de la construction même du système scolaire en France et le système des grands corps d’Etat qui sévissent dans ce pays centralisé, hiérarchique et autoritaire à base de « noblesse d’Etat » et « d’héritiers ». Le problème est celui de la formation et de la reproduction des « élites », de la réalité de l’égalité des chances dans un régime méritocratique en apparence mais hyper sélectif en réalité ; à quoi s’ajoute évidemment le caractère monopolistique de la détention du pouvoir par une classe dirigeante quasiment inamovible. La Grande-Bretagne n’a pas d’ENA et pourtant c’est toujours la même classe sociale qui est aux manettes via Eton puis Oxford et Cambridge.
Voyons en premier les effets plus que néfastes du système des grands corps d’Etat. Ils dirigent tout, ils forment des corporations fermées, ils excipent de leur parcours méritocratique pour prétendre détenir la légitimité de commander et décider, ils sont organisés en réseau d’influence, ils sont hiérarchisés et pratiquent un exercice du pouvoir vertical et descendant. Ils sont formatés par la même logique, technicienne et idéologique qui leur fait croire (ce à quoi ils adhèrent volontiers car c’est la source de leur pouvoir) qu’ils ont toujours raison y compris contre le bon sens. Clemenceau disait : si vous voulez que l’Allemagne perde la guerre, donnez-lui une école polytechnique ; Proudhon racontait l’anecdote suivante : un X-ponts avait construit un pont sur la Saône si bas que les péniches ne pouvaient plus passer dessous ; les bateliers se plaignirent mais l’ingénieur leur répondit : les ponts, c’est fait pour passer dessus, pas dessous. Autre anecdote : les ingénieurs d’EDF, dans les années 50, avaient construit une ligne à haute tension au-dessus des vignes en espalier de la région de Bordeaux (vignes taillées verticalement et étendues sur des fils de fer et malheureusement parallèles à la ligne) ; les viticulteurs recevaient des décharges électriques par temps d’orage et dues aux courants induits par la ligne ; ils se plaignirent et la réponse des grands ingénieurs fut : vous n’avez qu’à planter ou replanter vos vignes perpendiculairement à la ligne. Belle réponse quand on sait qu’une vigne ne fait du bon vin qu’après 40 ans. Ces grands corps sont à l’origine d’une technostructure omnisciente et omnipotente. Et le pire est qu’il suffit d’en être diplômé pour que dès la sortie de la grande école la carrière soit déterminée en fonction du classement de sortie. A quoi s’ajoute naturellement le réseau des anciens pour pousser soi-disant les plus méritants mais en fait ceux qui ont les meilleures relations et ceux qui sont dans la ligne et obéissent sagement au pouvoir. C’est du reste la principale cause du manque d’innovation dans notre pays. Et cela correspond parfaitement à une conception en quelque sorte néolithique de l’exercice du pouvoir : c’est celui qui a le plus gros Massu qui commande. Par l’effet du réseau et de la diplômite méritocratique (je sais, j’ai ahané pour étudier, je fais partie des meilleurs, donc j’ai le droit de diriger), il est très facile d’installer une classe dirigeante monopoliste qui s’incruste dans tous les rouages de l’Etat et envahit l’espace politique. D’où la présence des énarques à tous les leviers du pouvoir. La chose est aggravée par les « portes tournantes » entre le privé et le public (pantouflage dans les deux sens) et par le jacobinisme indécrottable des dirigeants francouis. Solution : casser les grands corps et n’admettre aux plus hautes fonctions que ceux qui ont prouvé leur valeur dans une longue expérience de terrain (comme en Allemagne). Problème : Mac-Tron n’en veut certainement pas car il a besoin pour son impérium vertical et jupitérien du relais de grands fonctionnaires obéissants et à son service. En outre, comme il en vient, il croit que le savoir théorique et gestionnaire vaut plus que la pratique.
En ce qui concerne le système scolaire tout est organisé pour la reproduction sociale et culturelle des élites issues de la classe dirigeante, tant dans le privé que dans le public. Le contenu des enseignements correspond à celui détenu par la classe bourgeoise. Il y a une relation biunivoque entre ce contenu et celui nécessaire à l’occupation des fonctions de direction, notamment avec l’emprise des mathématiques comme voie royale. Blanquer prétend casser cela avec ses options (12 au lieu des filières S, L, ES…) offrant soi-disant une liberté de choix aux élèves dès la seconde. Ce qui suppose qu’à 15/16 ans, l’élève sait ce qu’il veut faire comme profession et études supérieures et qu’il ne subit pas l’influence des parents et de son milieu. Or les professions sont évaluées socialement et c’est leur bonne appréciation qui attire les candidats et détermine la filière de scolarité adéquate. De plus, l’enseignement supérieur est construit de façon à privilégier les bonnes filières vers les bonnes professions. Du reste, on apprend que 70 % des élèves touchés par la réforme à la prochaine rentrée ont choisi l’option Math ! Blanquer, c’est la liberté libérale sans déterminations ; c’est aussi le clivage accentué de l’éducation nationale entre les filières d’élite et de reproduction sociale et le reste très majoritaire et bon à former de futurs smicards très cultivés.
Le système d’orientation et de sélection fait que la sélection des primus inter pares s’opère très tôt et dans la bonne direction ; à cette fin l’existence de deux systèmes, privé et public, de formation est une aubaine pour une sélection soit par l’argent soit par une bonne information sur les bonnes filières. La filière technique, comme le travail manuel, est méprisée et sert d’espace de relégation. La plupart des parents ne disposent pas des codes pour choisir les bonnes filières et limitent leurs ambitions à ce qui est possible pour leur classe sociale. Rappelons que l’essentiel des énarques est passé d’abord par Sciences Po, l’ENA n’étant que le couronnement d’un long processus antérieur de sélection
Les moyens d’égalisation des chances sont indigents. De moins en moins de pensionnats pour les élèves des zones rurales, plus de salles d’études où les élèves faisaient « en même temps » leurs devoirs sans l’aide des parents ou de tuteurs, pauvreté des bibliothèques, des pédagothèques et des moyens modernes de formation, faiblesse des bourses, hausse des frais de scolarité à l’université, manque de cités universitaires assurant le logement et la nourriture, misère des universités, splendeur des grandes écoles où souvent les élèves sont payés ou voient leurs parents payer des sommes astronomiques pour la formation de leurs rejetons. Très grandes inégalités entre lieux d’enseignement assorties de tripatouillages contre la carte scolaire via les bonnes options, notamment en langue étrangère. Pas de salles de réunion pour les enseignants, pas de bureau dans l’école. Pas de répétiteurs et d’animateurs, peu de pions, plus ou presque de médecine scolaire… Mauvaises passerelles entre filières pour changer d’orientation, peu de rattrapages possibles sauf les antédiluviens cours par correspondance et la maigre promotion sociale (dont FPC où les dotations en temps ont été remplacées par une ridicule enveloppe financière de 500 euros par ans) par le CNAM ou l’AFPA, du reste à l’abandon. C’est que tout cela, madame Bouzigues, a un coût.
Les méthodes pédagogiques encouragent la reproduction sociale des façons de penser car elles sont fondées, encore et encore, sur le « modèle et l’écart » : le maître transmet le modèle d’en-haut à des élèves assis en rangs d’oignon et par des examens ou tests vérifie qu’ils restituent bien le modèle. Pas de pédagogie moderne : travail en groupe, débats, pédagogie de la découverte… Peu d’outils modernes d’acquisition des contenus : simulation, jeux de rôle, méthode des cas… Rôle de l’enseignant de transmission de sa seule discipline, en solo avec une pédagogie descendante et autoritaire. Evaluation fondée sur la stigmatisation par des notes punitives au lieu de l’encouragement et de l’aide par une évaluation de mesure des progrès et de facilitation de la motivation.
De plus en plus, la formation délaisse la culture générale d’adaptation et de compréhension au profit de l’opératoire et de l’instrumental directement applicable dans les boîtes. Rappelons qu’autrefois l’Education nationale donnait les fondements et les entreprises fournissaient la formation professionnelle ; mais c’était une charge insupportable vis-à-vis de la concurrence étrangère… EDF, par exemple, a zigouillé tout son système de formation interne, à commencer par ses écoles de métiers et ses centres de formation de l’encadrement.
Bref, tout cela se voit dans les comparaisons internationales où la France se distingue par sa dégringolade en moyenne, par le maintien d’un bon niveau pour « les meilleurs » et par les inégalités. Le seul bon correctif apporté actuellement est la promotion de l’enseignement primaire car, effectivement, les jeux sont joués essentiellement dans le bas-âge, notamment au niveau du langage et des premiers fondamentaux de la formation. Alors, de la fin de l’ENA (qui des autres grandes écoles, ces séminaires de l’aristocratie ?) on s’en bat l’œil. La classe dirigeante trouvera un autre moyen de se reproduire toute seule. C’est cela la démagogie : essayer de faire plaisir aux mécontents sans avoir étudié les causes profondes des problèmes en propulsant un bilboquet symbolique dans le débat en espérant qu’il n’aura pas lieu.

Notre-Dame ; suite du barnum zidentiel

Posté : 17 avril, 2019 @ 10:44 dans politique | Commentaires fermés

Le conseil des sinistres se réunit ce matin pour examiner les problèmes suscités par l’incendie de N-D de Paris ; cela vaut bien une messe. On se demande ce qui va sortir de cet aréopage d’incompétents ; ce n’est pas parce que l’on se met à plusieurs pour pondre de la bouse que ce n’en est point : on a seulement davantage.
Hier, le Zident nous a gratifié d’une homélie en forme de prêchi-prêcha sur la pauvre N-D. il en a profité pour en appeler à l’union sacrée et reporter ses mesures post-grand débat. Et il a dit qu’il voulait que N-D soit restaurée en 5 ans, soit pour les jeux olympiques de 2024. Plutôt son jeu olympien et politicien. Cela illustre à merveille les fantasmes de toute-puissance de l’empereur qui veut tout diriger à partir de son beau bureau lambrissé et doré de l’Elysée et cela avant même que les vrais experts se soient prononcés sur l’ampleur de la restauration, les moyens à mettre en place, les délais possibles de réalisation. Les volitions et l’imaginaire zidentiels remplacent les études sérieuses ; il n’y a qu’à, il faut qu’on, on doit. C’est de la pensée magique issue d’un gourou, d’un grand sorcier blanc. On apprend en parallèle que la douairière Trognon est une fervente catholique malgré ses amours avec un collégien de 24 ans de moins (16 ans, donc mineur) et son divorce. Qu’en pensent le pape et les sous-papes ? M. Nunez, flicard en sous-chef, continue de pérorer du haut de sa compétence en monuments historiques. Mais le pouvoir cache discrètement la pauvreté radicale des moyens alloués aux bâtiments historiques : 1,5 milliards par an, ce qui fait que pour les restaurer ou entretenir on est toujours dans le bricolage et la recherche du moins-disant. On apprend que les anciens s’étaient bien gardés de mettre de l’électricité dans les combles de N-D ; las, on y a installé 3 ascenseurs pour réparer la flèche ! On sait aussi que maintes entreprises intervenaient, ce qui laisse augurer des problèmes de coordination et de sous-traitance.
Donc, l’annonce des réflexions du zident a été reportée sine die ; tant mieux car ce qui en a fuité a fait que cette annonce a marri. Il est question de ne pas appliquer au 1/1/2020 la non-indexation des retraites pour les pensions de moins de 2 000 euros mensuels ; je doute que la mesure soit constitutionnelle car elle viole les principes d’égalité de traitement et d’universalité. On créerait 2 nouvelle tranches d’IRPP (5 et 10 % alors que la 1ère actuelle est à 14) afin d’alléger l’impôt des classes moyennes (en fait les petites) mais en supprimant des niches fiscales diminuant celui des classes moyennes aisées. On voit bien là l’esprit du fiscariote qui, pour ne rien changer à l’injustice fiscale, déshabille Pierre pour vêtir Paul. On fera une étude sur l’ISF. Puis il y a des cerises sur le gâteau afin de contenter telle ou telle fraction de la population ; par exemple, il y aura un fonds de versement des pensions issues d’un divorce et non payées. C’est toujours du diviser pour régner en isolant les mécontentements les uns des autres avec quelques carottes fiscales ou sociales soigneusement ciblées. Le Zident s’engagerait à ne pas supprimer d’hôpitaux et d’écoles ou de services publics pendant le reste de son mandat. Cela empêcherait-il la suppression de classes, de trains, de services hospitaliers dont le kiki est serré par la tarification à l’activité en même temps que le pouvoir (ONDAM annuelle) diminue régulièrement le tarif des actes ce qui pousse à les multiplier ? Cela fait quelque peu : après moi, le déluge ! Tout cela, c’est du pipi de chat qui ne touche en aucune façon aux problèmes fondamentaux du pays, ni la ligne politique de l’offre en faveur du SLC.
Et pour abaisser le populisme anti énarchique, le Zident envisagerait de supprimer l’ENA et l’école nationale de la magistrature tout en maintenant la méritocratie dans l’é=accès aux hautes fonctions publiques. Las, il ne s’agit pas seulement d’un problème d’école à accès par concours. Il s’agit de la reproduction de la caste dirigeante qui existe partout même sans ENA et Grandes Ecoles (« ces séminaires de l’aristocratie »), par exemple chez les Gybbies ou aux USA ; cela se fait par le contenu des enseignements, le mode de sélection, les frais de scolarité, la profusion d’écoles privées coûteuses, les réseaux de relation, l’absence de passerelles de rattrapage, le milieu culturel des parents (celui sur lequel on fait la sélection soi-disant neutre)… le Zident est favorable au RIC à condition qu’il soit local. Il propose de revoir le niveau de proportionnelle à introduire lors des élections législatives. Le CESE ne serait pas supprimé mais associé à une « assemblée citoyenne ». Et tout cela ne modifierait en rien le caractère monarchique de la Vème ripoublique, ni l’inféodation de la corporation politicienne au SLC. Il faut que pas grand-chose ne change pour que tout change est la nouvelle devise du prince de S’ALIGNA sur le SLC. Il est peu probable que cela fasse disparaître le mécontentement des Francaouis opposés au SLC, soit 80 % de la population. Il n’y a pas qu’en architecture que le Zident bricole des rustines et des emplâtres sur les jambes de bois.

De la catastrophe de Notre-Dame et du SLC

Posté : 16 avril, 2019 @ 10:58 dans politique | Commentaires fermés

L’incendie de Notre-Dame a eu énormément de conséquences et pas seulement sur le monument. Il a forcé le Zident à reporter son discours télévisé aux calendes grecques car le malhomme, en tant que politicard et communicant, a vite compris que ses annonces en forme de pet de souris ne feraient pas le poids vis-à-vis du désastre. Mais il a pigé aussi que cela lui permettait de reprendre le refrain du rassemblement national devant l’adversité, priant en creux les Gilets jaunes de s’y rallier. Adieu le pouvoir d’achat, l’injustice fiscale, la démocratie en peau de lapin et le RIC, soyons unis pour réparer les dégâts causés à la cathédrale et à la nation.
On a vu aussi tous les politicards, et cela à l’échelle de la planète occidentale, se précipiter sur l’événement et afficher leur compassion. Comme d’habitude, la concurrence entre les chaînes d’information en continu a été féroce et les « personnalités » se sont précipitées pour commenter le désastre. Au passage, on remarque la discrétion des pompiers, tout occupés à sauver le monument au lieu de pérorer et la mise sur le pavois de la maison poulaga habilitée à faire des commentaires éclairés en tant qu’experts des incendies et de l’évaluation des destructions. On attribue une mention spéciale à Laurent Nunez, vice-ministre de l’intérieur, qui s’est, comme la place Beauvau, la bien nommée exprimé d’abondance. On aperçoit là les priorités gouvernementales: l’ordre policier bien avant le courage des pompiers, la communication au-dessus du travail bien fait. Le Zident et la douairière Trognon se sont rendus sur les lieux car, naturellement, leur absence aurait fait désordre.
Une information judiciaire a été aussitôt ouverte ; on peut forger l’hypothèse qu’elle débouchera sur la mise en cause de lampistes. En effet, cet incendie est le symbole même de la France dirigée façon SLC : il y a une analogie entre le feu qui couvait depuis des années chez les petites classes moyennes et la flamme survenue sans prévenir des Gilets Jaunes. Il y a ressemblance entre le feu qui a sûrement couvé pendant des heures et l’alarme donnée à 18h50 ; ce qui na pas empêché les commentateurs de tous parler d’une déclaration de l’incendie à cette heure précise. Objection : ce qui a été vu ce n’est pas l’heure de départ de la catastrophe mais l’heure à laquelle on s’en est aperçu car il s’y est alors révélée ! C’est donc bien comme la révolte sourde desdites classes moyennes pressurées (et non pressurisées comme on lit souvent dans la presse) depuis longtemps et subitement déclarée à cause des prix du carburant.
Bien au-delà des potentiels lampistes, il convient de s’interroger sur la chaîne des décisions qui ont amené le malheur. Ce que, évidemment, les autorités ne feront pas afin de protéger le régime bananier qui nous gouverne depuis des lustres et d’échapper à leurs responsabilités comme n’importe quel dirigeant d’AZF ou de France-Télécom surpris par une « mode des suicides » dans la boîte. Il faut aussi se souvenir de la perte radicale des compétences dans notre pays, perte montrée par les tricheries de feu Creusot-Loire et le chantier du super-générateur de Flamanvile. Je demande donc ici solennellement les choses suivantes :
*quelle est l’architecture de la chaîne de commandement et d’intervention dans les travaux de réparation de la cathédrale ? Qui, quelles boîtes, articulées comment, suivant quel partage entre le privé et le public.
*y a-t-il une cascade de sous-traitants, laquelle, lesquels, Quelles sont leurs compétences techniques et opérationnelles ? Comment se fait leur coordination ?
* sur quelle base et sur quels critères de décision (le minimum de coût ? la durée des travaux ? la qualité des intervenants ?) ont été choisis les opérateurs et le maitre d’œuvre, le maître de chantier ? Comment se faisait le contrôle des travaux (qui, quand, à quel rythme…).
*y a-t-il des ouvriers à temps partiel, des intérimaires, des « travailleurs détachés », voire même des clandestins ? Payés comment ?
Les réponses claires et rapides à ces questions de bons sens permettront de lever les incertitudes, dont la principale est : a-t-on organisé les travaux à l’économie, au moins-disant, ce qui est la logique même du SLC qui ne fait que prospérer en France, notamment sous l’égide du Zident Mac-Tron… C’est trop demander à nos chers (au sens de coûteux) dirigeants ? Sans réponses, on devra constater l’omerta des pouvoirs publics, omerta alors proche de celle qu’on voit en Chine.

Manipulations et palinodies du « grand débat »

Posté : 11 avril, 2019 @ 3:36 dans politique | Commentaires fermés

Le premier sinistre vient de nous informer des premiers résultats du grand débat : assemblées, cahiers de doléances, panels de citoyens tirés au sort et surtout consultation sur internet. N’ayant pas encore toute l’information nécessaire à une évaluation correcte de cette imposture (ce qui a fait que les GJs ont refusé d’y participer et ont construit leur propre système d’information : assemblée des assemblées te « le vrai débat »), je vais me concentrer sur la consultation informatique.
Les thuriféraires de Mac-Tron nous disent que les Français se sont massivement exprimés sur la WEB. C’est une nouvelle escroquerie. Il y a eu environ 1,5 million de propositions mais on sait qu’elles émanent de seulement 500 000 personnes qui ont donc transmis plusieurs idées chacune. 500 000 gugusses, c’est à rapprocher du corps électoral qui est de 47 millions de personnes. C’est donc une participation riquiqui. Des enquêteurs hors sphère macroniste ont tenté de savoir le profil de ces participants. Eh bien, c’est fort loin d’être représentatif des Francaouis. Il s’agit très majoritairement de gens mûrs et âgés, disposant de revenus aisés et de temps libre (des retraités), sachant se servir du Net, urbains et plutôt de villes assez grosses, plutôt des hommes. Et c’est ce panel biaisé qui nous est donné comme porteur légitime des idées de changement ! Un centurion commandait un manipule, un politicard macronien est une crapule.
Rappelons que le questionnaire sur internet était particulièrement fermé et donc n’autorisait pas de grandes prises de position innovantes et surtout formant un système transversal et multi sujets à mettre en relation dans une perspective d’ensemble. Les thèmes étaient saucissonnés de façon à occulter le vrai problème : celui de l’emprise totale du SLC et de l’UE ordo-libérale sur la situation et la politique française, mainmise qui empêche toute approche écologique sérieuse et toute lutte contre les inégalités et le chômage. Du reste, lors du début de restitution du débat par Edouard, on note la disparition du thème de la justice fiscale et du RIC. Etait exclue du débat l’épineuse question de l’immigration sur laquelle on nous ment depuis des décennies en ne nous parlant que de flux et jamais de stocks de populations dont la culture est clairement opposée au modèle français de séparation du religieux et du politique. Par ailleurs, le questionnaire mettait les participants en situation perverse de double contrainte en les forçant à dire à la fois leur envie de baisse de la fiscalité et le maintien des services publics en univers de combat contre les déficits publics. On observe sans surprise non plus que l’opération aura permis de mettre en relief la forte répugnance des exprimés contre « l’assistanat » ; ce qui est évidemment une façon de dresser les populations les unes contre les autres afin de diviser pour régner.
La restitution en cours fait apparaître une forte convergence entre les idées macroniennes (proportionnelle, baisse de impôts, lutte contre l’énarchie…) et les idées des participants ; cela n’a rien d’étonnant puisque ce sont ses partisans qui n’ont pas craché pas dans la soupe du grand débat. C’est bien joué : Mac-Tron gagné du temps et semble avoir fait adopter sa ligne politique SLC par les francaouis. Faux, seulement par ceux qui lui sont favorables… Mais ce ne sera qu’une victoire à la Pyrrhus car aucun des problèmes de fond n’aura été réglé. Mal creusé, jeune Top (modèle).

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