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Archive pour la catégorie 'politique'

Haro sur la Marine et Mélanchthon

Posté : 25 avril, 2017 @ 10:56 dans politique | 1 commentaire »

Le monde entier reprend souffle et les bourses remontent en flèche; Maqueron est arrivé bon premier au 1er tour des pestilentielles francaouies. La Marine n’est que seconde mais reste menaçante. Du coup les partis, leurs notables, les médias avec un bel ensemble se sont mis en à appeler au « vote républicain » contre le fascisme. C’est une bonne façon de confirmer le duopole de l’UMPS et de montrer que « l’estabishment » veille au grain et se mobilise pour défendre son monopole sur la représentation des Français. C’est que les places sont bonnes et permettent de juteuses prédations plus ou moins légales et cachées quand bine même la morale en pâtirait. Mais rien à cirer car c’est un principe de base du libéralo-capitalisme: l’économie et la politique n’ont rien à voir avec la morale, ni la justice. Qui plus est il y a belle lurette que les politicards ne se soucient plus de l’intérêt général et ne visent qu’à arrondir leurs revenus en étant des revenants quasiment permanents.
L’attaque générale contre le FN a un autre avantage: cela permet de faire oublier la raclée que viennent de prendre les deux partis majoritaires. Enfin le certificat de décès du PS est signé. Il était mort depuis longtemps mais comme le coyote de Tex Avery au-dessus du vide il ne le savait pas. Les Ripoublicains ont eux aussi éclaté et les luttes pour la direction du parti et les candidatures aux législatives sont ouvertes. gageons que nombre de députains s’allieront avec le FN pour conserver leur siège. Du reste le parti se clive déjà entre les partisans du front ripoublicain et la « droite libérale » de Veau-Quiet qui n’appelle pas à voter Maqueron afin de faire monter l’abstention qui profitera à la Marine.
S’en prendre à Marine à la peine, c’est aussi refuser de porter la responsabilité de sa remarquable montée. Car si le mouvement bleu Marine, ex-FN, a si bien progressé c’est dû aux politiques menées par les LR et Zizi Rider, lesquelles ont désindustrialisé le pays, accru le chômage, la pauvreté et la précarité, opposé le peuple rural et rurbain, désolé, aux gagnants boboïsés des villes et de la mondialisation, fracturé le pays entre « France périphérique » et « souchiens, d’un côté, et classes nouvelles, nomades, mobiles, mondialistes, libre-échangistes, américanisées. C’est dû à la disparition de l’autonomie du pays lancé dans une UE hyper libérale et les traités internationaux de commerce. C’est dû au fait que le PS ne pense plus depuis 1983, ni l’UMP devenue LR depuis toujours; mais c’est normal pour elle puisque le marché fonctionne tout seul au mieux du meilleur des mondes possibles si les politiciens le laisse faire sans le réguler. C’est oublier que toutes les campagnes de diversion menées contre le FN n’ont fait que le renforcer; que si Tonton s’est appliqué à créer le mouvement des Beurs et de l’antiracisme, c’était justement pour faire grimper le FN afin de créer des triangulaires électorales pour gagner les législatives. Car le PS (et la gauche) étant minoritaire dans le pays, la création d’une 3e force permettait de tirer les marrons du feu; politique de la francisque continuée ensuite par le PS, notamment via les réformes sociétales à la place des améliorations sociales. Et la Vallse continue en vue des législatives de juin 2017.
Les partitaires UMPS donnent des consignes de vote comme s’ils étaient propriétaires des options des citoyens. Vu la déculottée qu’ils viennent de recevoir, ils devraient de Conrad (Adenauer) garder le silence prudent et, vu leur immoralité, fermer le cloaque qui leur sert de clapet. Nemo auditur turpidinem suam allegans, nul n’est entendu dans sa turpitude disaient les juristes! Le seul qui reste démocratique et décent, c’est Mélenchon qui refuse de se prononcer sans mandat de ses soutiens car, en démocratie réelle, le représentant n’est qu’un délégué qui ne peut dire que ce que ses mandants ont décidé. Or les adeptes dudit Mélenchon sont peu enclins à choisir enter la peste libérale incarnée par Maqueron et le choléra réactionnaire porté par la Marine. Ils ont raison de ne vouloir soutenir aucun des deux. En plus, c’est moral: quand on a été battu, on n’a pas de leçons à donner aux électeurs. Mais la raisonnable, juste, digne, morale position de Mélenchon fait évidemment scandale pour les pourritures des autres partis, lesquelles ne songent qu’à asseoir leur mainmise sur le peuple. Elles ne pensent qu’à tout centraliser et monopoliser car c’est la garantie de leur domination à perpétuité. ce qui est une autre façon de dire que leur idée de la démocratie et de la République n’est qu’un mensonge, ce qui a déjà été démontré avec le référendum du TCE en 2005.
La démocrassie actuelle est presque morte; il faut l’achever et en finir avec l’UMPS. Deux solutions; la 1ère est de voter pour Marine mais ce serait quand même inapproprié d’encourager la réaction anti-immigrés et fascisante. la 2ème est de s’abstenir (ou vote blanc et nul) massivement pour enlever toute légitimité au président et aux députains. Après on pourra reconstruire une vraie démocratie.

Votez dur, votez mou mais votez dans le trou

Posté : 22 avril, 2017 @ 10:26 dans politique | Pas de commentaires »

C’était un superbe dessin de Siné dans Hara Kiri Hebdo, représentant un trou de chiottes à la turque avec rouleau de papier toilette bleu blanc rouge lors d’élections sous Charlot. les temps ont changé et aujourd’hui on ne peut qu’aller plus loin: finir d’achever cette démocrassie représentative de la Ve ripoublique pourrie depuis longtemps. Comment s’y prendre?
On pourrait voter Le Pen mais le risque est bien trop grand d’amener le fascisme au pouvoir car, lors des législatives nombre de salopards des républicains feront votre pour les listes FN afin de conserver leur siège en contrepartie. la différence entre Fripouillon et Marine est ténue sauf pour son programme socio-économique quelle n’a certainement pas l’intention d’appliquer Et sa sortie de l’UE est bien trop brutale pour ne pas entraîner des conséquences catastrophiques. On ne peut pas en sortir illico; on ne peut que créer quelque chose à côté et en dehors qui contredise la logique libéralo-capitaliste sans la prendre de front. On ne peut voter Mélanchthon (luthérien fanatique et excellent rhéteur) qui entrera tout de suite en conflit avec l’UE et dont le programme est largement utopique. On ne peut voter Hamon qui est la continuation du socialisme social-démocrate mou et rose très pale par d’autres moyens. De toute façon il est déjà dans le trou avec le PS. Comme on dit: quand un socialiste est dans la merde que fait-on? On l’y laisse. Quand 2 socialistes y sont, on sauve la merde. On ne saurait votre Fripouillon qui se met en couple avec la catho réac et ne tardera pas à faire des mamours aux islamistes contre les gays, la GPA, la liberté des moeurs, le droit de blasphème et la laïcité. De plus, Fripouillon est le parangon du libéralo-capitalisme auquel il vaut adapter la France en adoptant l’ordolibéralisme tudesque et l’austérité. Quant à Maqueron, c’est la chauve-souris de La Fontaine: voyez ma peau, je suis souris, voyez mes ailes, je suis oiseau. Maqueron, ce sera du libéralo-capitalisme mou à la façon de Zizi Rider, un percheron d’économie de marché et de finance et une alouette de social comme nous l’avait promis le curé Delors (en barre) pour faire passer le marché unique: on a eu la « concurrence libre et non faussée » et on attend toujours le prétendu volet social de l’UE. Voter Maqueron, c’est permettre aux socialos hollandistes de se recycler avec Vallse qui mènera le bal dans la chute de la maison PS vers le trou noir du maquereautage.
De toute façon, cette bande des 4, c’est la continuation des institutions d’apparence démocratique, la poursuite de la politique professionnalisée, la lutte des places, les intérêts perso (et des vrais maîtres, à savoir les capitalistes et les financiers), la disparition accélérée du bien commun et de l’intérêt général, les magouilles avec les puissances et les pays pétroliers. On ne saurait donc voter pour augmenter la pente du toboggan moins-disant conçu et mis en action par le libéralo-capitalisme.
Il faut au contraire délégitimer le système politique francoui de façon que si élus il y a ils ne puissent en aucun cas exciper d’une majorité du peuple les soutenant. On peut pour ce faire voter blanc ou nul, voter pour les « petits » candidats ou aller à la pêche. Prenez un président élu avec 50 % plus une voix des votants du 2e tour. Il faut pondérer ce 50 % par la prise en compte de 10 % de non-inscrits, 35 % d’abstentions, 10 % de blancs et nuls et si on ajoute (opération évidemment simpliste et contraire aux maths mais significative) on arrive à 55 % de non-votes pour l’élu qui a donc en réalité (50 multiplié par 45) 22,5 % de voix pour l’élu du prétendu suffrage universel, soit en gros un cinquième des électeurs potentiels. CQFD. La moindre des choses est alors de lui refuser toute légitimité est de réclamer que la loi exige qu’un élu ait 50% au moins du corps électoral avec lui. Cela serait un bon début pour une VIe république, début auquel Mélanchthon ne pense pas; encore moins les autres, tel Monte-en Bourg.

Encore une polémique à la con!

Posté : 20 avril, 2017 @ 10:43 dans politique | Pas de commentaires »

La Marine a encore déconné en affirmant que la France n’était pas responsable de la rafle du vel d’hiv en 1942. Elle aurait mieux fait de la fermer car le sujet doit être traité par de vrais historiens neutres et distanciés et non par des politicards qui se servent de l’histoire pour ranimer le nationalisme, vivifier « l’identité nationale » et postuler une union de tous les Francouis contre l’étranger. On a même entendu Fripouillon en appeler aux mânes de Vercingétorix en tant que vainqueur à Gergovie (puis vaincu Alésia et mort de faim et de mauvais traitements dans les prisons de César, ce que notre malhomme ne dit pas); Tsarko en avait appelé au résistant Mocquet, qui ne l’était pas en tant que communiste rallié à l’URSS au nom du pacte germano-soviétique avant 1941, à Jaurès. C’est du détournement de l’histoire comme le fut son utilisation au 19è siècle par l’école de Jules Ferry au nom du « roman national » et de la revanche sur les Teutons après la raclée de 1870 sous Napoléon le petit. Le PS se souvient de Jaurès, de Blum, de 1936, de Tonton mais pas de Guy Mollet. les Cocos ont oublié leur soutien au « petit père des peuples ». Les trotskards cachent que Trotski fut un massacreur d’anarchistes et que, s’il n’avait pas été viré par Staline, il aurait sûrement fait aussi bien que lui dans le totalitarisme soviétique. And so on.
Marine a aussitôt fait le buzz. On lui a répondu que c’était l’Etat français de Vichy qui était le responsable et non la France, ce qui confirme en fait ce qu’elle a dit et qui est la position gaulliste et de Tonton. Mais Chiracos avait lui incriminé la France. Quelle France? Celle des 90 % de pétainistes en 1940 ou celle des 90 % de gaullistes en 1944?
Et Marine a raison pour une raison à laquelle elle ne songe pas, ni ses détracteurs. la bonne raison est que ni la France, ni la nation, ni l’Etat n’existent. ce sont des entités, des mythes, des légendes, des idéologies, des représentations idéelles. La France comme une, indivisible, unifiée est une reconstitution politicienne qui nie son pluralisme de peuples différents asservis au cours de l’histoire. La Nation est elle même une « composition » disparate de groupements et de cultures. Ce ne sont que des personnes imaginaires, morales et collectives qui trahissent la diversité des populations. L’Etat n’est qu’une fiction juridique destinée à dépersonnaliser l’exercice du pouvoir souverain. Ce qui existe réellement ce sont les gouvernants, les politicards et « les appareils d’Etat », l’administration; ce sont eux qui décident et agissent. Et souvent sans légitimité comme Vichy qui n’a pas été élu mais créé par le parlement, socialistes largement compris, qui a voté les pleins pouvoirs (sauf 80 députés) à Pétain en 1940.
La polémique est idiote aussi parce que les habitants actuels du territoire français ne sauraient être tenus pour responsables des crimes de leurs ancêtres, chose pourtant affirmée par tous les chantres de la repentance et reprises par tous ceux qui veulent en tirer parti en tant qu’entrepreneurs idéologiques se servant d’un instrument de pouvoir pour dresser des troupes contre le pays. ce qui permet à tous ceux que la ripoublique laisse de côté de jouer aux victimes et de l’exécrer. Sinon, pourquoi ne pas demander à l’Italie de payer les crimes des Romains?
Enfin, c’est bête parce que seuls les individus peuvent être responsables (un des rares bienfaits du libéralisme et du droit bourgeois) et non les « collectifs » (qui plus est imaginaires) ou les structures. C’est là qu’on voit une des saloperies de Tsarko qui a installé la responsabilité pénale des entreprises (fausses personnes morales car ce sont en fait des systèmes conflictuels d’acteurs) afin d’éviter d’incriminer leurs dirigeants seuls responsables des décisions (voir affaire AZF à Toulouse).

De la gauche et de la droite

Posté : 9 avril, 2017 @ 10:45 dans politique | 2 commentaires »

Pour ces prochaines élections, afin de ne pas se faire couillonner, il faut identifier la marchandise offerte par les candidats et ne pas se faire leurrer sur les étiquettes et les slogans de campagne. C’est là qu’il convient de restaurer l’opposition gauche/droite. Commençons par examiner ce qu’être de droite signifie ou peut impliquer.
1) Qu’est-ce que la droite? C’est une conception philosophique qui consiste essentiellement à s’en remettre à l’ordre des choses, à l’état existant du modèle social en place. C’est refuser que les hommes puissent modifier cet ordre car ce serait « constructiviste », à savoir, ce serait avoir la prétention de reconstruire la société suivant un modèle théorique sorti du cerveau génial de réformateurs sociaux. C’est faire de la politique une simple variable d’ajustement à l’ordre des choses mais en le faisant, grâce au calcul gestionnaire, rationnel et technique, fonctionner le mieux possible.
On a évidemment plusieurs versions de la pensée de droite. On a la réactionnaire qui entend en revenir à un ordre traditionnel où les valeurs, us, coutumes d’antan sont retrouvées contre les perversions actuelles. L’ordre peut être divin, transcendant, providentiel; c’est là qu’on retrouve les partisans des fondamentalismes religieux de toute obédience et, en partie, M. Fripouillon avec ses soutiens cathos-traditionalistes. Cela, ce sont les convictions profondes du catho pratiquant qu’est Fripouillon. Mais, attention, pour faire de la politique on ne peut plus se contenter d’aller sous un seul drapeau; il faut « rassembler » suffisamment de suffrages pour être élu, ce qui amène les impétrants à camoufler leurs convictions sous le voile d’idéologies plus porteuses et plus épandues. La réaction, ce furent en France après 1789, les Maistre, Bonald, Maurras, Barrès, Pétain et compagnie. L’ordre peut être « naturel », ce qui renvoie à une conception fixiste de la nature humaine et des relations en société. Cette nature humaine, à ne pas contrarier par des lois qui la mettrait en danger, est relative à la « nature pécheresse des hommes », à leurs « passions tristes » (envie, amour-propre, individualisme, égoïsme intéressé, rivalité, domination des forts sur les faibles), lesquelles imposent un gouvernement fort, répressif et autoritaire afin que les gens et les communautés n’entrent en guerre les unes contre les autres. C’est du reste, chez les vieux « libéraux, la raison de restreindre le pouvoir politique aux seules fonctions régaliennes (défense, justice, police, relations extérieures) et à la défense des libertés individuelles, dont, avant tout, celle d’entreprendre. Pour les relations sociales, l’ordre naturel consiste à respecter « la sélection naturelle » des forts au détriment des faibles, à justifier le « struggle for life » qui anime cette sélection. On aura reconnu le darwinisme social du rosbif Spencer et une source du racisme, de l’eugénisme et du colonialisme. Et, enfin, l’ordre naturel peut être avant tout de nature économique; il convient alors de s’abandonner aux forces du marché, lequel est « efficient » à condition qu’on laisse opérer sa mécanique automatique, ce qui conciliera les intérêts de tout un chacun via la « main invisible » du marché (Smith) et transformera les vices privés en vertus publiques (Mandeville). On aura reconnu là les thuriféraires de l’ordre spontané du marché, de la « physiocratie » de la « catallaxie » efficace des échanges chère à Hayek, le pape du libéralisme. On retrouve ici Fripouillon qui est de conviction libéralo-capitaliste même s’il fait semblant de se raccorder au gaullisme social. On peut y ranger aussi tous les pseudo-socialistes de « l’offre », de la « 3è voie », de la social-démocratie à la Schröder, qui entendent conformer la société aux exigences de la concurrence mondiale, notamment M. Maqueron et tous les socialistes de gouvernement depuis Tonton. Il va de soi que les partisans de l’ordre (du « désordre établi » comme disait Marc Sangnier) n’ont pas à élaborer de projet de changement sociétal puisque qu’ils vivent (et tout le monde aussi d’après eux) dans le « meilleur des mondes possibles »; vive les Trissotin et les Pangloss de la politique. Vive les Queuille et autres Hollande ou Chirac pour lesquels  » il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finira par résoudre ». Vive les Faure pour lesquels, ce ne sont pas les politiciens qui retournent leur veste mais le vent qui fait tourner les girouettes.
On a la conservatrice qui entend intégrer à la protection de l’ordre établi les apports des nouveautés; c’est là que des traditionalistes, en matière de moeurs, demandèrent à la religion de pacifier les relations sociales en promettant l’enfer aux déviants et dans le domaine économique se rallièrent au mythe du progrès cumulatif de la science, de la technique et du libre-échange. M. Maqueron n’adhère, parce qu’il est clément, qu’au mythe économique; pour les moeurs il est dans le vent, par exemple pour le mariage gay ou morganatique ou entre un jeune et un vieux. Nombre de socialos qui sont aujourd’hui des activistes de la mondialisation (Maqueron, Vallse, Zizi Rider…) sont devenus des conservateurs sur le plan économique. D’autres sont des réformateurs à la marge: ils conservent le système libéralo-capitaliste et sa logique mortifère tout en y ajoutant une pincée de réformes sociales (Hamon et la plupart des prétendus frondeurs). On a la conception dynamique: il faut aller de l’avant dans la « mondialisation heureuse » qui résoudra tous les problèmes; si la France échoue, c’est parce qu’elle n’est pas assez libérale en économie et trop sur les libertés individuelles comme le droit au travail ou le droit de grève. Non seulement il faut conserver l’ordre économique mais il faut l’accélérer.
2) La gauche ? C’est avant tout l’idée que les hommes en s’associant et en respectant la démocratie peuvent changer la société, l’améliorer, la rendre plus juste (plus égalitaire), tout en respectant leur liberté. Il n’y a pas de gauche sans projet, sans appel à la dimension politique, sans régulation sociale, sans progression de la situation de tous, à commencer par les plus défavorisés mais sans oublier les droits individuels et collectifs. La Gauche, c’est l’aspiration à la justice et l’usage du droit pour la faire progresser. La gauche, c’est la recherche du bien commun, de l’intérêt général, du bien-vivre, du bien public et individuel. La gauche, c’est le refus des approches purement gestionnaires et comptables, c’est le maintien de finalités morales, c’est la volonté de toujours faire mieux pour le peuple. La gauche, c’est la justice et la liberté, ce qui suppose la démocratie comme mode de résolution des conflits et comme processus de définition des buts de la société pour les individus et les groupements. La gauche, c’est le respect du pluralisme sociétal sans emprise d’un pouvoir quel qu’il soit (religieux, économique, politique) sur l’effervescence sociale. La gauche, c’est l’analyse sociale, la pensée, le projet.
On a une gauche républicaine mais non socialiste comme celle des radicaux autrefois avant qu’ils ne se reconvertissent dans le cassoulet ou l’andouillette ou comme les républicains d’antan (Lamartine, Hugo, Thiers…). Las, ils sont souvent devenus ripoublicains ou partisans du libéralisme économique et pourfendeurs du peuple (Clemenceau, Thiers). On a une gauche socialiste jacobine, centralisatrice, étatique, unitaire, absolutiste qui prétend mieux savoir les besoins du peuple que celui-ci et transformer la société d’en-haut et par la voie politique. Ce fut la gauche tontonmaniaque qui a étatisé et truffé les entreprises publiques d’énarques et autres membres des grands corps l’Etat. Ce qui a engendré une intense corruption du genre du Crédit Lyonnais et de Pink Floch-Prigent. La gauche étatique se subdivise en courant réformiste, léniniste-révolutionnaire et social-démocrate (démocratie sociale entre patrons et syndicats, union du parti et du syndicalisme). Les sociaux-démocrates sont devenus des sociaux-traitres au service du libéralo-capitalisme comme en Allemagne avec Schröder. Les socialos francaouis les ont imités pour ne pas se faire taper sur les doigts par les Cocos. Ni révéler leur trahison en 1983 du peuple. Le léninisme n’est pas de gauche car il abandonne la démocratie au profit d’une bureaucratie d’Etat. La social-démocratie, c’est le pacte avec le diable libéralo-capitaliste.
On a une gauche socialiste libertaire. Elle combine liberté et justice, elle compose démocratie réelle mise au premier plan et bien public, elle lutte contre l’absolutisme, la centralisation, le pouvoir d’Etat, le gouvernement d’en-haut, l’injustice. Elle est universaliste tant dans un pays qu’au niveau mondial. Elle est pour le fédéralisme intégral (économique, politique, juridique, social). Elle est le plus souvent réformiste à condition que les réformes fassent progresser peu à peu dans la même direction, à savoir une société juste, libre et démocratique. C’est là qu’elle ne peut pas soutenir un Mélanchthon qui visiblement est un étatiste ou un Maqueron qui est un hyper libéral ou un Hamon qui remplace le lien social genéral par une juxtaposition de communautés comme on le voit dans sa bonne ville de Trappes si tendre pour le salafisme.
Ce qui est mort aujourd’hui, ce n’est pas la gauche, ni le socialisme. C’est le PS qui depuis 1981 n’a pas produit la moindre idée, n’a pas de pensée, n’a pas de projet autre que celui de détenir les manettes du pouvoir pour que ses élus se nourrissent sur la bête, qui a abandonné le peuple et la justice, qui est devenu technocratique et seulement gestionnaire et qui a vendu le pays au libéralo-capitalisme généralisé et à l’ordolibéralisme tudesque. Ce qui est mort, c’est la gauche étatique et politicienne, c’est l’idée du changement social par la technocratie. Tant mieux, mais cela veut dire qu’il ne faut plus voter car c’est confirmer soit le changement, soit la réaction néolibérale via des institutions pourries et antidémocratiques. Farem tot petar.

Vallse, Franco de porc et de déballage, est allé sans hésitation chez le Maqueron

Posté : 31 mars, 2017 @ 9:23 dans politique | Commentaires fermés

Notre Ganelon Franco-catalan est allé soutenir le Maqueron. Cela, c’est de la loyauté pour un type qui s’était engagé lors des primaires socialos à soutenir le candidat élu, à savoir Hamon. Il est vrai que notre faux catalan partage largement les mêmes vues libéralo-capitalistes que le Blair francaoui mâtiné de Schröder; s’il s’était fâché avec lui c’est sûrement pour une question d’Ego, celle qui se résume à « moi d’abord, les autres ensuite ».
Mais qui est Vallse et d’où vient-il? Il a eu une vague licence d’histoire tout en se consacrant très jeune à la politique. Il avait sans doute compris très tôt que pour un médiocre la politique politicienne est la seule voie royale pour accéder au pouvoir, aux honneurs, à la rente perpétuelle, à la stabilité de l’emploi. Il a alors magouillé à l’UNEF, à la MNEF, chez les jeunes socialistes. Il a rejoint le camp des « jeunes rocardiens », ce qui montre que le vieux Rocard pour exister avait besoin d’une cour. Cela a eu payé puisque notre Franco-catalan a vite gravi les échelons du PS rénové à Epinay en 1971. maire d’Evry, députain (un général, dégénéré, un maréchal, des maraîchers, un député, des députains, pour paraphraser Boris Vian), ministre et même 1er ministre. C’est la résistible ascension d’Arturo UI, celle qui a permis au PS de « dissoudre le peuple » après le non au référendum sur le TCE en 2005; Vallse est toujours sur la brèch(t)e en tant qu’opportuniste, carriériste et arriviste sans scrupules. Toujours prêt à trahir pour un maroquin comme Vallaud-belkacem pour Mohammed VI (un marocain de haut vol). C’est le Rastignac du socialisme, c’est Ivan Karamazov: si Dieu n’existe pas, tout est permis.
Vallse est le parangon d’une conception, obsolète mais partout répandue, du pouvoir politique: vive l’Etat (surtout si c’est moi), la centralisation jacobine, le monopole bonapartiste du pouvoir par les partis, la méfiance des prétendues élites vis-à-vis de la démocratie, le mépris des bourgeois (surtout les parvenus qui pensent toujours que leur réussite ne vient que d’eux) pour le peuple, le refus de toute divergence au nom du rassemblement autour du parti inique, l’autoritarisme à grands coups de menton à la Mussolini. Et porutant en tant que né catalan, il devrait être anarchiste. Non, il est plus proche de Franco, à la notable différence qu’il est hyper libéral en économie comme son Maqueron. las, hélas, tout notre appareillage politique est, comme lui, Méluche aussi, dans cette conception anti fédéraliste du pouvoir. Une différence est que Méluche est devenu écolo alors que Vallse en pince pour les boues rouges de l’aluminium, pour l’Ayraulport de Nantes, la ligne TGV Lyon-Turin, le parc de Roybon, l’ex-barrage de Sivens. Vallse roule pour la capital en général et le BTP en particulier. Une autre distinction est que Vallse est pour l’Europe libérale et sous domination teutonne, alors que Méluche a compris depuis 2005 où nous mène cette UE qui met en concurrence sans limites les 28 pays européens (et les Gibbys aussi avec le brexit). Vallse est né trop tard; il aurait fait une belle carrière dans l’Espagne franquiste.
Pourquoi, toute honte bue, se rallier à Maqueron. C’est que Vallse (à mille temps pour une brêle) a peur de se retrouver au chômedu et sans usage politique, ce qui, pourtant serait normal, puisqu’on n’utilise pas 2 fois le même papier Q. Vallse espère récupérer ce qui restera du parti après les législatives car le PS fera dans sa majorité porter le chapeau de la défaite à Hamon. Défaite qui sera massive car maints socialos vont fuir vers Maqueron pour « aller à la soupe » où rejoindront Méluche afin de garder une virginité idéologique. Vallse espère que Maqueron le prendra en tant qu’individu indispensable s’il réussit à s’emparer des débris du PS. Mais Maqueron, lui, accueillera des gens nouveaux ou peu marqués ou promettant allégeance pour présenter 577 candidats aux législatives. Il est fort peu probable que Vallse en fasse partie car sa présence nuirait à Maqueron qui veut faire oublier qu’il a fait partie de la camarilla hollandaise comme l’ex-premier ministre. Vallse en se ralliant à Maqueron vaut faire imploser le PS à son profit et vise un come back en 2022. Pour 2017, il aura de la veine s’il redevient députain.
Le PS est mort; son agonie a commencé en 1983 quand Tonton est passé à la rigueur libérale pour complaire à la Doryphorie; l’acte unique de 1986 avec le curé Delors (en Barre) l’a mis dans le coma; Zizi Rider l’a débranché. Mais le socialisme, dont le PS a usurpé le beau nom, lui, vit toujours. En effet, le vrai socialisme, c’est la recherche de la Justice, aspiration perpétuelle des peuples et des gens.

Faire société sans en passer par l’identité nationale?

Posté : 19 mars, 2017 @ 10:34 dans politique | Commentaires fermés

On est toujours chez les politicards dans les grands mots: nation, Etat, patrie, unité, souveraineté indivisible et absolue, intérêt général. C’est vide de sens soit parce que les entités concernées n’existent pas (la nation en tant que corps social unifié ou l’Etat qui n’est qu’une forme juridique…), soit parce que c’est présupposé: la délégation de souveraineté du peuple aux représentants légalement élus leur donne le monopole de la définition de l’intérêt général alosr qu’il s’en servent pour le libéralo-capitalisme (les seuls intérêts du capital) ou pour eux. De plus, en France, l’électeur est censé voter pour l’intérêt général, ce qui est une ineptie qui permet cependant de justifier que les représentants soient en quelque sorte un petit clone de la nation. Ce qui frappe dans cette conception ad hoc (faite pour tromper et faire croire à la démocratie), c’est le fantasme de l’Un, le postulat de l’unité et de l’homogénéité du pays, la volonté de toute-puissance des politicards. Et que l’Etat soit unitaire ou fédéral comme les USA, la Suisse, le Nigeria ou l’Allemagne n’y change pas grand chose.
Tout cela ne tient pas debout. Il y a belle lurette que les pays sont sociologiquement pluralistes, divers, peuplés de communautés et de cultures différentes (comme les ex-provinces basque, bretonne, corse, etc.). A quoi s’est ajoutée la multiplicité des cultures apportée par l’immigration et l’apparition de communautés organisées pour défendre leurs droits. il n’y a aucune difficulté pour reconnaître cette diversité dans la société car c’est une réalité sociologique. Mais qu’il y est une différenciation sociale n’implique pas une ventilation juridique communauté par communauté. C’est ce qui pose le vrai problème quand on ne confond pas abusivement ce qui relève du sociologique et ce qui appartient à la sphère politico-juridique. Cette confusion, cet amalgame, entretenus par les fondamentalistes et intégristes de tout poil qui en appellent au multiculturalisme ou au communautarisme de groupements dotés de leurs propres droits au nom de la « discrimination positive », ce qui se traduit par un corps social émietté en groupes juxtaposés sur le territoire amènent à fusionner tous les espaces: culturel, géographique, privé, public, social, politique. cela tombe bien pour le fondamentalisme religieux qui, justement, veut unifier tous ces espaces sous la férule de ses dogmes unitaires. Quand le religieux commande tout, dirige le politique, standardise le socio-culturel alors on passe dans un système théocratique qui réduit l’universel à sa seule conception du monde. Cette confusion, propagée par les politicards et exploitée par les fondamentalismes religieux, détruit le pluralisme socio-politique et, partant, toute démocratie fondée sur la diversité et la régulation politique et pacifique des conflits liés audit pluralisme. La société est alors unifiée mais elle devient atone et amorphe; c’est ce qui a tué la « Sublime porte » et tue à la longue toute société totalisante, absolutiste, plus ou moins totalitaire.
il faut donc admettre et même encourager le pluralisme et la diversité socio-culturels. Mais en même temps, il faut faire société car une entité territoriale et politique ne peut durer que si elle repose, non sur l’unité mais sur un permanent processus d’union, de fédération, de développement de ce qui peut être commun. par exemple, le principe de justice, ce que Proudhon a magnifié en écrivant: là où est la Justice, là est ma patrie. Celle-ci ne peut donc être essentialisée, ni la nation, ni l’Etat. Celle-ci est une co-création des acteurs sociaux et cela ne peut se faire que s’ils participent tous à armes égales à la définition du bien commun, des règles du jeu social, des finalités à poursuivre, des valeurs sociopolitiques à respecter. Et cela dans tous les domaines. C’est pourquoi le fédéralisme de Proudhon n’est pas que politique (solution « hamiltonienne » des USA): il est tout à la fois économique, culturel, juridique et politique; il est une structure et un processus institués d’émergence et de régulation des conflits, de partage des pouvoirs, d’expression des intérêts afin d’aboutir à un intérêt général commun et ascendant et non présumé, monopolisé et descendant, de négociation entre acteurs.
La question principale est comment faire société quand on élimine les idées fausses de nation, d’Etat, de patrie, d’identité ou de communauté nationale en tant que véhiculant la prétention de l’unité. Ces idées, en fait, reposent sur les postulats de l’unicité du peuple, de la neutralité-séparation du pouvoir politique par rapport à la société et aux conceptions du monde, de la nécessité d’un pouvoir politique supérieur et extérieur à la société, pouvoir qui unit d’en haut et au besoin par la force, pouvoir généralement centralisé et détenteur de la toute-puissance de la société sur elle-même (ou souveraineté). A quoi s’ajoutent chez les libéraux qu’il n’y a que des droits individuels et chez les socialistes collectivistes que les droits de la société tout entière. Par construction, le pouvoir unitaire au nom de l’unité du corps social, ne peut supporter l’autonomie des communautés de second rang par rapport à la « communauté majeure » régie par le soi-disant Etat. Mais comme la réalité fait qu’elles existent et réclament leurs droits à la différence, il s’ensuit que les politicards continuent d’afficher les principes d’unité et d’identité tout en faisant des « accommodements raisonnables » pour des raisons bassement électoralistes. Par ailleurs, ils maintiennent la fiction de la souveraineté une et indivisible, absolue sur le territoire national, alors qu’ils l’ont abandonnée à des instances internationales. C’est qu’ils préfèrent les signes du pouvoir à son exercice et que leur statut est juteux,tant directement par ses multiples avantages que par suite de leur corruption par les puissances d’argent qui les récompensent d’avoir promu le libéralo-capitalisme über alles. En parallèle et comme conséquence du communautarisme que les politicards encouragent, la société est réduite à une atomisation d’individus libres et à une molécularisation en groupements juxtaposés et de plus en plus hostiles les uns aux autres car il s’agit de se différencier au maximum en affichant son identité et en jouant sur les droits de chacun ou de chaque groupe à être singulier. Il en découle que la prétendue unité est plus que jamais une fiction et que le corps social est dispersé en molécules rivales et en individus égoïstes. Du reste, c’est un prérequis du libéralo-capitalisme qui a intérêt à l’émiettement du corps social, à l’individualisme et au repli de chacun sur ses petites affaires ou sa communauté.
Pourtant, on peut faire société à condition de bien distinguer le socio-culturel, d’un côté, et le politico-juridique de l’autre. Etre différents sur le plan social ou sociologique, n’implique pas que l’on ne puisse pas atteindre l’union (et non l’unité fantasmée) dans la sphère politique. cela réclame:
1) des institutions réellement démocratiques pour faire émerger l’intérêt général de la mise en débat des finalités et des buts défendus par les acteurs sociaux au lieu de remettre le monopole de leur définition à un corps de représentants coupés desdits acteurs. C’est le sens fondamental du fédéralisme de Proudhon qui est une structuration démocratique d’expression et de négociation de tous les intérêts de façon que le pouvoir politique soit inclus dans la société et non situé au-dessus.
2) un projet, des finalités (le bien commun, l’intérêt général), une vision pour le futur; donc quelque chose de mobilisateur pour tous, ce qui suppose que ce soit coconstruit de façon démocratique et participative.
2) des valeurs sociales partagées: la justice en tant que recherche de l’égalité la plus grande possible, en tant que respect de la dignité de chacun et de chaque groupe, la liberté d’expression et de conduite tant qu’elle ne détruit pas celle des autres, la solidarité, la laïcité, à savoir la tolérance bienveillante mais neutre vis-à-vis des convictions d’autrui, l’égalité hommes/femmes, le droit à la vie privée sans pression des autres, le droit de changer de confession et de se marier librement, le droit à l’intégrité corporelle.
3) des principes sociopolitiques communs: neutralité du pouvoir politique vis-à-vis des conceptions du monde, égalité de participation aux élections et aux décisions politiques, primauté de la mise en débat par rapport à toute forme imposée, liberté des médias et de la presse, primauté de la négociation pour résoudre les conflits, tolérance des autres et de leurs positions, primat de la communication entre acteurs, décentralisation au niveau des acteurs de base, etc. Donc des principes directement sociopolitiques et transversaux aux acteurs et aux conceptions du monde.
Ces conditions permettent de se passer des absolutismes de la nation, de la souveraineté, de l’unité; ils facilitent la cohésion sociale d’une communauté politique globale et dynamique. Sur le plan social et culturel, le pluralisme différentielle st de mise; sur le plan politique, il y a un processus permanent de recherche de la cohésion et de l’union. Et cela est immanent au lieu d’être régi par des dogmes ou imposé par le pouvoir.

Des petits arrangements entre amis au détriment des citoyens et des contribuables

Posté : 11 mars, 2017 @ 12:24 dans politique | Commentaires fermés

27 communes du Val d’Oise (271 000 habitants), réunies dans le syndicat Emeraude pour le traitement et le ramassage des déchets, ce qui fait l’objet d’une très belle taxe au sein de la taxe d’habitation, viennent de passer la concession de service public à l’entreprise Derichebourg sur 7 ans et pour 80 millions. Cela fonctionne depuis le 1er mars et on observe déjà de nombreux dysfonctionnements et une dégradation du service rendu malgré un maintien du prix pour les habitants. Par exemple, les poubelles de déchets ordinaires (poubelle marron) sont enlevés une fois par semaine au lieu de 2. Quand les poubelsmen passent, qui plus est très en retard par rapport à l’ancien prestataire. La ville d’Ermont, qui a sans doute signé l’attribution du contrat à Derichebourg, vient de protester via son député, M. Portelli. C’est marrant: on signe et ensuite on gueule sans doute pour faire croire aux Ermontois que la ville n’y est pour rien. Cas classique de double jeu à la Hollande qui, côté cour, est pour la taxe Tobin sur les transactions financières et, côté jardin, fait tout faire pour la ratiboiser; ou des boues rouges d’aluminium: Mme Royal est contre mais M. Vallse donne l’autorisation.
Nos édiles auraient dû consulter internet et ils auraient alors vu que Derichebourg traîne déjà des casseroles. L’une d’elle est le marché des encombrants à Paris, sous Delanoix, le maire PS, rose très pale, des “bobos” et de “l’écologie”; une adjointe au maire a été condamnée pour favoritisme! Car le traitement des déchets continue dans la grande tradition de la corruption des maires achetés par Veolia ou Suez pendant des décennies. Au point que Paris a fini par remettre ses eaux en régie municipale. Mais en Ile de France, le cirque continue avec le SEDIF (syndicats des eaux d’Ile de France) présidé par M. Santini, élu bien connu de la filière corse du 92. C’est une belle entente cordiale entre des édiles et des concessionnaires aux frais des usagers qui paient l’eau, bien public de nécessité totale, au prix de l’or, notamment parce que le pouvoir en profite pour glisser des taxes indues dans la facture: par exemple la taxe sur les voies navigables payée par les usagers domestiques de l’eau en Ile de France! A Paris, l’ex-EDF paye à la ville une redevance de concession (pour la distribution d’électricité) de 60 millions d’euros, plus une taxe municipale et une taxe départementale (alors que c’est pareil), ce qui, avec la TVA sur les taxes portent celles-ci à 40 % du montant de la facture (sans compter la redevance de concession qui est noyée dans le budget d’ENEDIS!
Comment Derichebourg a-t-elle pu séduire les édiles du 95? Elémentaire mon cher Watson: promesse d’une réorganisation faisant baisser les coûts, ce qui permettrait aux édiles de moins payer sans doute en maintenant la facture pour les contribuables; plus sans doute des employés moins payés; plus, on s’en doute, une dégradation du service (qu’on constate actuellement). C’est en partie du dumping pour emporter un marché, pratique classique chère à John D. Rockfeller, le pape des « barons voleurs ». Les profits de Derichebourg se portent bien, merci et la boîte entend les faire grimper encore plus. On ne peut pas exclure, bien que je ne puisse pas le prouver mais c’est une pratique éprouvée dans ce secteur, que les attributaires d’Emeraude aient reçu rubis sous l’ongle une petite compensation sonnate et trébuchante.
Il ne faut pas s’étonner non plus de ce que les effectifs des collectivités locales n’arrêtent pas de monter malgré la création de syndicats de communes et d’association-mutuellisation entre communes, soi-disant pour moderniser et diminuer les coûts. Et, figurez-vous que cherchant à joindre Emeraude car ma poubelle n’avait pas été vidée j’ai appelé son numéro hier à 17 heures, ce matin à 9 heures: personne sauf un répondeur saturé! On sait aussi que les honorables dirigeants d’Emeraude se paient des bons repas, par exemple celui organisé par l’ex-maire de Sannois (M. Paternotte, ça ne s’invente pas) en 2013 pour les 20 ans d’Emeraude. Plus, sans doute, des beaux bureaux, des indemnités et des voitures de fonction. Je n’ai par ailleurs pas réussi à avoir la liste des personnes qui siègent au CA d’Emeraude; c’est conservé comme un diamant.
On comprend pourquoi il y a tant de réticence pour la suppression des mandats multiples: un maire peut sacrément mettre du beurre dans ses épinards via des sièges dans les associations de communes et les syndicats de prestation. Les sommes reçues au titre des mandats électifs sont plafonnées mais, curieusement pas celles perçues dans les conseils d’administration des “organes” ad hoc créés à la pelle. Bon appétit, messieurs et ne vous étonnez pas de la progression de l’abstention. Quand je vous dis que nous sommes en démocrassouille ripoublicaine… Proudhon a dit: la propriété, c’est le vol. J’ajoute, la démocrassie, c’est la corruption, ce qui confirme un autre mot de cet auteur: faire de la politique, c’est se laver les mains dans la crotte.

Maqueron a achevé le PS au profit du FN

Posté : 9 mars, 2017 @ 12:18 dans politique | 2 commentaires »

Grâce aux divisions et palinodies de la droite, Maqueron est en train de réussir son pari: être présent au second tour de la pestilentielle de 2017 et ainsi l’emporter sur la Marine avec, notamment, le ralliement de la Royal à sa cause. C’est peu sûr car il faut tenir compte des réactions des diverses parties de l’électorat. lequel est exaspéré par le petit jeu des politicards, par leur impuissance à faciliter la résolution des problèmes du pays (impuissance qu’ils ont organisée en sacrifiant la souveraineté du peuple aux instances internationales afin de laisser libre cours à un libre-échange sans limites et sans frontières), par leur attitude opportuniste et parfois leur corruption, par leur égoïsme faisant fi de l’intérêt général, etc. L’électorat veut du neuf, quitte à permettre des aventures comme celle de Maqueron ou du FN.
Il est tout à fait possible et même probable qu’une bonne partie de l’électorat d’un Fripouillon vaincu se reporte sur la Marine. Et, en fait, je pense que le LR a déà fait son deuil de la présidence. Il joue sur les législatives car au niveau local, pour contrer les triangulaires, certains de ses candidats ne ma(n)queront pas de s’allier avec ceux du FN. Ce pari est intelligent, bien qu’immoral et illégitime, puisqu’un président sans majorité n’est qu’une potiche lors des cohabitations. Marine, présidente, serait coincée par une majorité largement de droite. L’électorat de Fripouillon se situe très à droite et est donc assez proche, du moins en ce qui concerne les moeurs, du FN. Une part de cet électorat n’aura guère de scrupule à voter FN, d’autant plus qu’il est revanchard et veut tuer le PS. Une autre partie de cet électorat, tout à fait partisan du à droite toute vers le libéralo-capitalisme, votera FN en comptant sur une majorité législative appliquant le programme de Fripouillon.
Côté de la « gôche », puisqu’il n’y a plus de socialisme depuis longtemps, ce qui est du reste montré par le quasi abandon du mot au profit des incantations de la gauche contre le FN et la droite et ce qui est largement prouvé par la politique menée par le PS depuis 1983 (libéralisme, en avant toute), c’est l’éclatement en factions hostiles. L’opposition Hamon-Mélanchthon supprime toute chance, pour l’un et l’autre, de figurer au second tour. L’électorat de Méluche n’ira guère vers Maqueron dont le programme est contre ses convictions puisque le candidat n’est jamais qu’une incarnation de la 3e voie à la Blair et à la Schröder qui ont torpillé leur peuple au profit du Kapital et du libéralo-capitalisme. Il s’abstiendra ou votera blanc ou nul. il est probable que les hamonistes ne soutiendront pas Maqueron au second tour et cela afin de garder un minimum de pureté idéologique à ce qui restera d’un parti d’ores et déjà en ruines. Du reste, Maqueron n’a aucun intérêt pour les législatives d’accueillir des députés hamonistes qui pourraient ensuite jouer les frondeurs comme sous Zizi Rider. Les centristes, ayant déjà passé accord avec Fripouillon pour avoir 96 sièges réservés lors des législatives voteront majoritairement Fillon au 1er tour, sauf les troupes de Bayrou; c’est sans doute ce qui fera la défaite de Fripouillon aux présidentielles mais la victoire du LR-CDI aux légilsaltives
L’élection de Maqueron est donc loin d’être jouée et tout se jouera au 2e tour; LR-CDI sera majoritaire et toute la droite sera contente: la Marine aura un nombre suffisant de députés (au moins pour former un groupe à l’assemblée) et se calmera. D’ailleurs, elle sait très bien que son programme de sortie de l’UE ne sera ni voté ni réalisable. Et elle serait peut être présidente.
Flanby, les crocodiles du PS ont bien vu le danger de l’élection de la Marine et de l’arrivée du FN dans un rôle enfin institutionnalisé. Ils en appellent à s’en prendre vigoureusement au FN et ressortent le vieux « front républicain ». Vieille lune car l’électorat de droite s’en moque surtout à cause de l’enjeu des législatives pour une fois bien plus important que celui des pestilentielles. Le PS a perdu la partie au profit du conglomérat que Maqueron est en train de constituer pour sa 3e voie qui se concrétisera aux législatives en ne laissant aux ex-socialistes que des miettes car le gâteau sera partagé essentiellement entre les LR-CDI, le FN et les maqueronistes. Nombre de députés socialos sont déjà en train de quitter le radeau PS afin d’espérer pouvoir conserver leur siège. Car la place est bonne: 7 000 euros de paye, près de 10 000 pour les collaborateurs et 6000 comme indemnité de représentation actuellement non contrôlée. Le seul vrai vainqueur des élections de 2017 sera le libéralo-capitalisme qui aura vaincu « les populistes » et autres « nationalistes ». Les perdants seront les immigrés (récents ou installés), les citoyens qui perdront encore plus de liberté au profit d’une politique sécuritaire et répressive, le PS atomisé, le PCF qui a fait le choix de soutenir Méluche (mais sans doute se ravisera-t-il pour les législatives), le pays qui va continuer de sombrer dans le libre-échange, le petit peuple et la petite classe moyenne qui vont perdre encore plus via les effets délétères et continués du libéralo-capitalisme. En outre, la stratégie anti-FN n’a réussi jusqu’à présent qu’à le faire monter et crier au loup contre lui ne fait plus mobiliser qui que ce soit. A force de crier au feu pour avoir des triangulaires favorables, les citoyens restent chez eux quand on recommence. le procédé politicard consistant à lutter contre le FN tout en menant une politique qui le fait progresser est bien trop usé.
Que faire? Il ne faut plus participer à cette démocrassouille en s’abstenant, en votant blanc ou nul, en ne s’inscrivant pas sur les listes électorales. L’idée est de délégitimer ainsi des représentants qui bien que légalement élus ne représenteraient plus grand chose. Pour faire savoir notre volonté de vraies réformes, on pourra lancer d’énormes pétitions par internet. On s’organisera localement, à la base pour mettre en place des contre-structures ou anarcho-structures visant à construire à côté, à la place, contre du système libéralo-capitaliste: agriculture bio, permaculture, mise en communs de terres, coopératives de production et de consommation, mutuelles, AMAP, ateliers de réparation, vraie économie collaborative d’échanges de services et de moyens de travail (autogérées sans en passer par un serveur privé et capitaliste comme UBER), monnaies locales, bourses de logement, de livres, de moyens audio-visuels, organisation de fêtes, etc. L’idée est de sortir de l’individualisme et du marché capitaliste, de sortir de la toute-puissance de la monnaie étatique, d’échapper aux trusts d’assurance et de banque, aux productions standards, à la consommation ostentatoire. Certes, on restera encore pendant longtemps dans le système mais à force de se passer de lui avec des prestations extérieurs à sa logique d’accumulation et de profit il y aura in fine une organisation collective (obtenue par fédérations successives) qui le videra de ses sources de profit et finira par le remplacer.

La démocrassie francaouie a enfin implosé

Posté : 5 mars, 2017 @ 11:55 dans politique | Commentaires fermés

Fripouillon, héraut de la droite libéralo-capitaliste hard et de la bourgeoisie catho réac en matière de moeurs, a fini de se cramer lui-même à cause des palinodies vis-à-vis de la justice qui commence à le tenir dans ses crocs. Il est plus que probable qu’il ne sera pas au second tour de la pestilentielle de 2017. Maqueron, champion du libéralo-capitalisme soft, ré-inventeur de la 3e voie chère à Blair et à Schröder, a dévoilé son projet de programme qui en fait que continuer la politique de l’offre de Zizi Rider (et pour cause car il l’avait inspirée): baisse des cotisations sociales des entreprises à la place du CICE (qui nous coûte 40 milliards), flexibilité du contrat de travail, remplacement des lois et conventions collectives par la négociation décentralisée dans les boîtes, autonomie des établissements scolaires et universitaires, remplacement des cotisations sociales salariées par une hausse de la CSG (un impôt, donc) et annulation de la taxe d’habitation pour les revenus en-dessous de 5000 euros par mois (soit 80 % des gens, alors qu’on en est déjà à 48 %). Les seuls payeurs seront les classes moyennes aisées et surtout les retraités dont la CSG va augmenter mais sans doute en épargnant les petites retraites. 50 milliards d’investissement (financés comment?) sur 5 ans (ridicule).
Maqueron va attirer les déçus de Fripouillon, une bonne partie des centristes (du MODEM et du CDI) et des socialos hollandistes et opposés à Jamon (Jadot-hamon). Il sera sans doute le 2e, derrière la Marine, aux pestilentielles car Méluche refuse de se retirer. Mais c’est contraire aux intérêts du PC qui veut garder ses députains et va sans doute traiter en loucédé avec Maqueron, lequel veut une majorité législative très cosmo-politique. En définitive l’électeur de deuxième tour aura le choix entre la mère Fouettard et M. Tartemolle. Mais ce sieur n’est pas sûr d’être élu car la droite est tout à fait capable de s’abstenir ou de voter Le Pen et car les frondeurs socialos peuvent s’abstenir. Et même s’il est élu, il est probable que FN et LR se feront des cadeaux réciproques lors des législatives. Hamon n’a aucune chance car Méluche se maintiendra malgré le PC.
Le problème essentiel est que la Ve ripoublique ne peut fonctionner correctement que si le président dispose d’une majorité solide, durable et non à géométrie variable en fonction des sujets à traiter. C’est aussi vrai pour un premier ministre de cohabitation; laquelle rend au président son antique rôle d’inaugurateur des chrysanthèmes. Quelle majorité Maqueron peut-il avoir dans sa volonté éclectique de rassemblement de majorités d’idées et d’action au-dessus des partis?
De Gaulle pensait avoir institué une Ve république au-dessus des partis chers à la IVe. Mais les partis ont fini par s’emparer de tout dans le cadre du duopole PS-LR, et cela parce que le scrutin majoritaire uninominal à 2 tours force à la concentration pour dégager une majorité présidentielle. Avec l’élection du président au suffrage universel et l’inversion du calendrier électoral il a été installé une toute-puissance de la présidence, mais pas un régime présidentiel à la sauce US car il n’y a pas de contre-pouvoirs hormis le Conseil Constitutionnel. Les partis ont acquis le monopole de la sélection des candidatures; notamment pour la pestilentielle avec le système des parrainages qu’ils peuvent bloquer ou truster (ce que fait Fripouillon à droite dans l’espoir d’empêcher le retour de Juppé). Par ailleurs, les partis ont le monopole de la présentation de candidats aux législatives (et ailleurs); ils peuvent ôter l’investiture aux dissidents ou remuants et ne s’en privent pas comme menace. Bref, on est en revenu au « régime des partis » contrairement aux vues de Charlot. le système électoral ne sélectionne que des vieux écheveaux de retour, des mâles vieux, blancs et diplômés: pas d’ouvriers, peu de femmes, peu de colored people. Et pour cause avec les multi mandatures et le droit de se représenter à vie comme Dassault sénateur à 92 ans! L’absence de proportionnelle élimine la représentation de parties considérables de la population au profit du duopole des 2 partis majoritaires.
Les primaires ont aggravé la mainmise des partis sur la sélection des candidats; et un candidat choisi par une minorité (Fripouillon par 2,8 millions de votants aux primaires de la droite et du centre alors qu’il y a 44 millions d’électeurs) peut être finalement élu car les électeurs ne peuvent plus choisir mais seulement éliminer. Et la minorité qui a élu le candidat aux primaires n’a pas grand chose à voir avec la diversité de l’électorat: Fillon a été choisi par des bourges, des cathos, des réacs en ce qui concerne les moeurs, des libéraux purs et durs contre un Juppé plutôt positionné au centre-droit. Las, il a été piégé par ses petites combines familiales. Il va sans doute être sorti à l’insu de son plein gré. Entretemps, il attaque, lui un homme de droite-droite pur lucre et pur fiel, les institutions qu’il serait chargé dé défendre s’il était élu. Un républicain qui s’en prend à la république, c’est la démonstration par l’absurde qu’on est en ripoublique et que la démocratie n’existe plus en tant que représentation du peuple et de l’intérêt général. Du reste, pour essayer de maintenir sa candidature, il en appelle ce jour même à un grand rassemblement de soutien. Qui viendra? La France réac et « moisie », donc une petite fraction du corps électoral! Et il veut faire croire que cela lui vaudra un brevet de légitimité!

PRAF (plus rien à foutre)

Posté : 25 février, 2017 @ 10:25 dans politique | Commentaires fermés

Un éminent « sondagiste » et politologue, Brice Teinturier, vient de sortir un bouquin sur les « prafistes » qui se sont totalement déconnectés des jeux électoraux, notamment après y avoir cru et y avoir participé même pendant longtemps. Il s’agit docn d’expliquer pourquoi tant de gens (entre 28 et 32 % de l’électorat) se sont désengagés de la politique et de la démocrassie représentative. Bien que je n’achète pas lu le livre, j’ai mes idées sur la question. Comme dirait Gaston Lagaffe: whats’s me worry?
Déjà, les élus, soit on beaucoup menti pendant leurs campagnes électorales afin de rassembler le plus possible d’électeurs sur leur nom, soit ont tourné casaque après avoir été élus. Tonton a viré sa cuti en 1983 pour lancer le pays dans le libéralo-capitalisme; cependant il a fait illusion pendant 2 ans en commençant d’appliquer son programme dès 1981. Au moins, comme Blum en 1936, il a essayé. Cela ne pouvait qu’échouer à partir du moment où il voulait rester dans une UE déjà depuis longtemps animée par la seule concurrence libre et non faussée: quand on est dans un jeu, il faut jouer avec ses règles, non celles d’un crypto-socialisme lesquelles étaient incompatibles avec la libre circulation de tout et l’ordo-libéralisme tudesque que les Francaouis avaient adoptées dès 1957. Chiracos a été élu sur la « rupture sociale » avant que son 1er sinistre, Juppé, ne passe à l’offensive contre les régimes spéciaux, les retraites, la Sécu. Là, c’était le plus grand mensonge de super menteur et tricheur. Chiracos avait lancé le référendum sur le TCE, chose contre laquelle les électeurs ont voté non, alors que tous les partis et les journaleux avaient mené campagne pour le oui. Et, après le vote, lesdits journaleux et politiques ont traité le peuple de ramassis de beaufs et de ringards, fermés comme des huîtres à la mondialisation, à l’ouverture aux « différents », racistes et anti-immigrés. Les politicards se présentaient comme l’empire du bien et de la raison dans la « mondialisation heureuse » et rangeaient les électeurs ayant dit non dans l’empire du mal. Et le pire est que Tsarko, une fois élu, a fait adopter une version équivalente du TCE, sans vote populaire, donc en violant délibérément le suffrage universel!
De façon générale, économistes (du courant libéral très majoritaire, dit « mainstream »), politiciens, médiatiques, « nouveaux philosophes », etc. ont tous communié dans le mythe du progrès, dans les bienfaits de la croissance via le développement des échanges internationaux. C’est fort bien à condition d’en constater un jour ou l’autre les réalisations. Or les citoyens observèrent le contraire. C’était cool car grâce à la croissance continue du PIB on pouvait, comme pendant les « 30 Glorieuses »(1945-1975), améliorer le sort matériel du peuple sans changer les règles de répartition desdits bienfaits. Un gâteau plus gros, même partagé comme avant, augmenterait la part de chacun. On vivait donc sous le signe de l’espérance et de la promesse des politiciens et des savants, promesse que les gens ont vu comme plus simple de croire au lieu de lutter (d’autant plus que les forces de résistance syndicale en fait avait été phagocytées par l’idéologie du progrès et achetées par les politicards à grands coups de postes et de subventions et car le crédit rendait les salariés peu offensifs). Pourquoi pas, puisque cela avait marché pendant 30 ans. Cependant les politicards et leurs alliés avaient oublié que les 30 Glorieuses avaient bien fonctionné mais dans un contexte tout à fait différent: souci de l’intérêt général, poids du secteur public, pacte social issu du programme du CNR, contrôle des capitaux, relative fermeture des frontières aux échanges, contrôle des banques; bref, il y avait « un mode de régulation » sociopolitique et des institutions ad hoc (services publics, Sécu, etc.). Or, le nouveau capitalisme initialisé sous Thatcher et Reagan suivant les recettes du « monétarisme » et de la « théorie de l’équilibre général » (TEG: les marchés sont « efficients » si le pouvoir politique et la morale leur foutent la paix), a tout dérégulé, tout ouvert aux flux de marchandises et de capitaux; ce qui a rapidement donné tout le pouvoir à la seule phynance mondialisée. On a alors eu une mise en concurrence généralisée à la planète tout entière entre les pays et leurs modèles sociaux, une course sans fin vers le moins-disant sauf pour les puissants, les riches, la finance. On a eu aussi, à la place des augmentations de salaire en fonction de l’élévation de la productivité, un appel au crédit et aux achats low cost (permis par les importations en provenance de Chine ou autre pays, par les délocalisations, par la sous-traitance) et une justification du commerce international par la baisse des prix, ce qui apportait du pouvoir d’achat. Baisse des prix au demeurant assez limitée parce que les industriels et les distributeurs empochaient en fait la plus grosse part de l’augmentation des marges.
On a eu donc, d’un côté, le discours sur les fabuleux progrès pour tous via la croissance donnée par la mondialisation, de l’autre, la constatation par le peuple du chômage, de la précarité, de la dégradation des services publics, de la pauvreté, de l’absence de promotion sociale, des inégalités exponentielles; bref la mort de l’espérance, de la sécurité et donc l’invalidation de la promesse des politicards. Et le constat est déjà ancien. Il est donc tout à fait normal que le peuple abandonne les fausses promesses des politicards. Mais ceux-ci ont eu pendant longtemps une autre ressource de justification de leur pouvoir. Ils se sont mis à faire du « sociétal » à la place du socio-économique: le baccalauréat à tout le monde, le mariage pour tous, la promotion de la diversité et de l’anti-racisme, les « accommodements raisonnables » avec les entrepreneurs de religion, la « culture » (au sens de Jack Lang, c’est-à-dire l’égalité du RAP et de Beethoven), le relativisme des valeurs (tout se vaut à condition de respecter l’intégrité de chacun), la communauté en tant que diversité culturelle et ouverture aux autres, la tolérance du marché de la drogue dans les « cités » afin de compenser l’absence de travail et compléter les allocations des minima sociaux. Et cela leur a valu, du moins pour les socialistes, l’admiration des « bobos » qui pouvaient exploiter leur femme de ménage tout en louant l’immigration qui la leur fournissait à bas prix. C’était fort bien et ça a eu marché. Las, au passage, les politicards ont cassé un autre domaine des finalités de la politique. Ce fut la mort annoncée et largement réalisée de la « politie »: communauté politique de citoyens rassemblés par des valeurs communes (dont la laïcité et la justice) en vue du bien-vivre ensemble, unifiés par la démocratie réelle, disposant des moyens nécessaires à la « bonne vie » pour tous.
Les politiciens ont doublement tué la démocratie: en abandonnant à l’UE et aux traités internationaux la souveraineté politique d’un peuple sur son territoire; en remplaçant les finalités politiques pour une politie par de la comptabilité, de la gouvernance, du calcul utilitaire à base d’expertise technocratique. Les politiciens ayant ainsi organisé leur impuissance (à quoi bon voter, alors?) à servir l’intérêt général du peuple, n’ont plus eu que trois ressources pour le manipuler: la communication, le « story telling », l’affichage médiatique de leur personne si humaine et compassionnelle, d’un côté, la répression, de l’autre et enfin la libération des moeurs sur la base de l’abbaye de Thélème. Les citoyens, eux, se sont vengés par l’abstention, la démobilisation, le sortons les sortants, le repli sur eux et leur famille, la religion comme repère d’identité, le territoire comme moyen d’enracinement et ce vivre ensemble. C’est pourquoi la politique de la ville, malgré les centaines de milliards injectés depuis 20 ans, à base de destruction des « immeubles collectivistes » (Fiscart déteint), ne pouvait qu’échouer: les « petits blancs », les « souchiens » (coût du foncier aidant) se sont réfugiés dans « la France périphérique » abandonnée au profit des banlieues; les gens des cités ne voulant pas que l’on détruise leur cadre de vie, leur territoire de trafics et, surtout, d’identification et de vie communautaire et solidaire. Comme la politique de la « différence », de la communauté a privilégié les étrangers, les immigrés et leurs descendants, les « souchiens » se sont vus accusés de racisme (ce qui est facilité par les lois mémorielles de repentance: les « blancos », comme a dit Vallse, ont été vus, n’y pouvant mais, comme les dignes continuateurs de la colonisation, des « croisés », des racistes) et ont été pestiférés par les « élites » boboïsées. Les politiciens, essentiellement socialistes » ont non seulement tué la culture et les solidarités traditionnelles mais encore ils ont stigmatisé leurs membres. Et tout cela avec la complicité des médias dominants, ce qui fait que les journaleux sont victimes du même mépris que les politciens.
Par ailleurs, les politicards ont organisé le duopole UMPS en manipulant les circonscriptions électorales, le mode de scrutin, les conditions de candidature (les parrainages à la pestilentielle), les « primaires » qui permettent aux riches et aux oisifs et personnes déjà convaincues de choisir leur candidat avant même les élections en jouant sur l’exclusion du front national qui permet au 2e tour de la course à l’échalote de gagner contre lui. La démocratie a été réduite à une procédure légale mais tronquée. les citoyens ont bien vu que l’alternance ne servait à rien puisque le saccage du pays continuait.
Enfin, les politicards ont été les meilleurs réalisateurs du moi d’abord, les autres ensuite, de la privatisation des ressources publiques au profit de leur personne et de leur enrichissement perso, du « jouir sans entraves », du faites ce que je dis (serrez- vous la ceinture) et pas ce que je fais (vivre aux crochets de la princesse). Les affaires de sexe (Zizi Rider, les amours de Tsarko, l’ithyphallique et phanérogame DSK, etc.) ont prouvé au peuple que les politicards ne s’occupaient que d’eux et pas du bien commun. Les affaires d’argent ont prouvé que les politiciens suivaient pour eux seuls le fameux principe de Guizot: enrichissez-vous, dans le temps même où le peuple s’appauvrissait par suite de leur politique. les citoyens ont bien noté que la honte, la vertu et l’honneur (nécessaires à une République avait dit Montesquieu) avaient disparu des références des politiciens. Il y a donc bien des raisons à être PRAF.

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