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Archive pour la catégorie 'politique'

Les inégalités

Posté : 16 décembre, 2017 @ 11:50 dans politique | Pas de commentaires »

Une grande étude d’économistes patentés chaperonnés par Piketty vient de sortir une étude sur les inégalités dans le monde. Voilà qui devrait rendre plus modestes les champions de la mondialisation financière, industrielle et commerciale qui nous disent que le système libéralo-capitaliste (SLC) contribue à réduire les inégalités dans le monde même s’il reste vrai que sont apparues de très importantes classes moyennes (400 millions de personnes en Chine) dans le Tiers-Monde (TM). Les inégalités entre pays développés et les autres se sont en fait accrues si l’on prend en compte le PIB par tête. Il est vrai que le TM souffre d’une démographie encore galopante surtout en Afrique, ce qui relativise les comparaisons entre pays.
Plus intéressant est le palmarès mondial des inégalités dans les différents pays sur la base de la part de richesses détenues par le 1er décile (les premiers 10 %) des populations. Galopent en tête la Chine communiste (!), l’Inde, le Brésil, les monarchies pétrolières avec autour de 50 % et plus. Suivies par les USA et nombre de pays anglo-saxons comme le Canada. Et le plus important est que les inégalités ont largement augmenté ces derniers lustres. La France siège vers le fond du classement mais est battue par les pays du Nord de l’Europe ; elle s’en sort mieux que la Doryphorie que Macaron(i) 1er veut imiter. Et encore, en ne prenant en compte que des déciles, l’étude ne nous dit rien sur la part des 1 % les plus riches du monde. Mais la chose est entendue et a été notamment stigmatisée par le mouvement des 99 % devant Wall Street. On sait notamment que les proprios des nouvelles firmes multinationales (les « GAFAM » ; Google, Amazon, Face Book, Apple, Microsoft) détiennent des fortunes colossales. Mais aussi Warren Buffet qui avait déclaré que la lutte des classes existait bel et bien et que c’était celle des riches qui l’avait gagnée. On salue la performance du brésilien Carlos Slim, du reste pas slim du tout, plutôt « too big for fail ».
Le caractère hyper massif de ces inégalités, associé à leur extension perpétuelle en régime de SLC, fait peur aux puissants qui redoutent une révolte des peuples, révolte que l’on voit déjà dans les urnes avec les progrès de l’abstention et du vote pour l’extrême droite nationaliste. Ils sentent aussi que cela prépare une émigration massive vers les pays riches. Ce qu’ils refusent de voir, c’est que le dérèglement climatique va aggraver les choses car ce sont les pauvres qui en seront encore et encore les premières victimes, ce qui est déjà vrai dans le domaine du chômage, de la précarité, de l’accès aux soins, au logement et à l’éducation, de même qu’à un environnement sain et agréable.
Et ne voilà-t-il pas qu’hier Pou-Judas « animait » un débat sur la question des inégalités sur LCI. Le malhomme, dont la rapidité à saisir le sens de ses intérêts n’est pas lente (eh eh), a essayé de défendre les défenseurs des inégalités au nom de la justesse du SLC pour lequel il biche comme un pou et qu’il prône derrière son judas médiatique. Ce Judas a systématiquement coupé la chique aux opposants de la justification néolibérale des inégalités. On savait déjà qu’il était de parti pris, mais là il s’est surpassé dans la partialité. Nous vîmes donc un patron BCBG dir, sans que Pou-Judas ne le force dans ses retranchements (au propre et au figuré), que les riches patrons avaient mérité leur réussite car ils avaient innové et créé des emplois. La question de savoir si ces innovations apportaient quelque chose au monde n’a pas été posée, ni celle de la balance entre les emplois par eux créés et ceux détruits ailleurs. M. Pou-Judas ne voit pas du tout que toute innovation n’est pas forcément bonne ni pour les salariés, ni pour l’environnement, ni pour la fiscalité. Il ne pense pas que si Bill Gates est devenu si riche, c’est aussi parce qu’il a bénéficié de la « force collective » de ses employés et qu’il n’est donc pas le seul auteur de sa réussite. Les grilles (gates, eh eh) de lecture de Pou-Judas sont à focale unique et inique axée sur le SLC. Pou-Judas pense sans doute que Uber, Deliveroo, Rnb, etc. sont des bienfaits pour l’humanité. Pou-Judas ignore que Microsoft a tout fait pour détruire la concurrence par des moyens déloyaux, copiant en cela les recettes des « barons voleurs » à la Rockefeller au 19ème siècle. Et, comme eux, Gates se rachète une morale en faisant de l’humanitaire et de l’écologique. Pou-Judas ne sait pas qu’il y a des systèmes d’exploitation libres et gratuits qui sont bien plus performants que celui de Microsoft ; ils sont fondés sur Linux, logiciel pondu en libre accès et amélioré en collaboration entre ses utilisateurs. Et, naturellement, les concepteurs et donateurs de ces logiciels libres n’ont pas fait fortune ; ce qui explique sans doute que Pou-Judas et son compère le patron sur le plateau de LCI les snobent : pouah, ils ne valent rien car la valeur des hommes (mot dans lequel j’embrasse toutes les femmes) n’est jamais en SLC que la grosseur de leur portefeuille. On voit bien quelles sont les idoles de Pou-Judas et quelle est son idéologie. Et on aura noté qu’il passe le plus clair de son temps d’antenne à tresser des couronnes de lauriers au Maqueron. Comme, du reste, tous les médias aujourd’hui. Attendons car la roche tarpéienne n’est pas loin, car le colosse-peuple rode, car il n’y a pas loin de Charybde à Scylla. En fait, il n’y a pas pire ami de Maqueron que ses flatteurs. Maqueron, ton nom loué ah que n’a t’on ! Pou-Judas a bien montré son slogan : Ave ces arrhes qu’il faut admirer avec leurs créateurs dans le SLC. Mon pauvre Pou, ce n’est pas derrière un judas qu’on a une belle vue sur le monde même si cela te permet de manier ta sitar pour le tsar si tôt parvenu au pouvoir.

La désertification des centres-ville

Posté : 16 décembre, 2017 @ 10:05 dans politique | Pas de commentaires »

Le creux gouvernement de Macaron(i) 1er s’aperçoit du phénomène, qui a plus de 30 ans, de la désertion des centres des villes moyennes par ses habitants, ce qui, naturellement se redouble de la disparition des petits commerces. Las, le processus a pour origine le système libéralo-capitaliste (SLC) que par ailleurs ce gouvernement entend promouvoir à fond afin de mettre enfin le pays dans une compétitivité ad hoc pour la concurrence mondiale. Le phénomène revêt cependant de multiples causes et aspects.
Les gouvernements et les édiles locaux ont massivement encouragé le développement des centres commerciaux et des hypermarchés en périphérie. Cela était facilité par la faible densité du pays, par l’abondance des terres disponibles et, évidemment, par la motorisation de la société, ce qui facilitait la mobilité des consommateurs. Les édiles trouvaient dans l’autorisation de la construction et de l’extension des hypermarchés des sources de financement occulte et dans l’abandon des centres-ville l’occasion de repousser les pauvres et les mal-votants. Les plus malins, cependant, ou ceux ayant la chance d’être les maires de villes touristiques et bien dotées en monuments, virent quand même dans l’entretien du centre-ville les moyens de développer le tourisme et donc de maintenir le commerce, surtout celui du luxe . Les salopards des gouvernements, droite et gauche confondues, y voyaient une opportune baisse des prix susceptible de maintenir le pouvoir d’achat (Delors en ayant profité pour supprimer l’indexation des salaires sur les prix) alors même qu’ils dézinguaient l’économie et l’industrie au profit de la concurrence internationale, notamment dans l’UE. Le tout était hypocritement justifié au nom de la création d’emplois et de la croissance, cela même qui permet d’agrandir la part de revenu national de chacun sans modifier les règles de sa répartition. Evidemment, on ne comptait que les créations d’emploi dans les hypers en oubliant opportunément la disparition de ceux du petit commerce et de l’artisanat. On nous refait le coup pour justifier la construction d’Europa City (triangle de Gonesse) qui va bouffer 700 hectares de bonnes terres agricoles. Mais la chose est plébiscitée par les consommateurs (ce que redisent à l’envi les partisans du SLC) qui à la fois gagnent du temps (car les loisirs sont réduits par le temps de travail et la durée des transports) et y trouvent des prix plus bas leur permettant d’acheter malgré la stagnation des salaires et la pauvreté de beaucoup. Bien creusé, vieille taupe SLC car ils n’ont pas le choix malgré leur statut officiel de client-roi… L(idée est que le marché régule tout très bien tout seul car il est un ensemble de contrats entre des producteurs atomisés et des consommateurs massifiés (je dis la vérité des partisans du SLC). En réalité les soi-disant marchés sont la rencontre organisée par les puissants entre quelques baleines oligopolistiques et une multitude de rémoras qui en cherchent qu’à vivre.
Le fait que les hypers vendent moins cher que le petit commerce provient naturellement des « lois » de l’économie du SLC en régime de libre circulation des marchandises et des capitaux, voire des hommes dans l’UE à condition qu’ils viennent de l’Est via l’admission des PECO(s) dans l’UE depuis 2004. Admission poussée à mort par la Doryphorie teutonne pour des raisons que j’ai maintes fois exposées. Ils peuvent acheter low cost sur le marché mondial, par exemple de la camelote ou de la contrefaçon chinoise ou du lait hollandais ou du mouton néo-zélandais ou du bœuf argentin… Grâce à leurs super-puissantes centrales d’achat, ils peuvent serrer le kiki à leurs fournisseurs que, du reste, ils payent systématiquement en retard. Et, effet des économies d’échelle liées à la taille, ils achètent en très gros, donc moins cher, et ramenés au volume des ventes leurs frais de gestion sont inférieurs. Enfin, ils peuvent faire pression pour des productions standardisées, donc produites en grande masse parce que sans goût marqué (genre camembert fabriqué en Normandie de Lactalis). Le résultat est que le petit commerce ou le petit producteur disparaît car il ne peut faire face à la concurrence, sauf par la qualité que les consommateurs moyens ne peuvent acheter. Le résultat est qu’ils vont faire leurs courses dans les hypers, tout en polluant avec leur bagnole diesel et vieillotte.
Un autre phénomène encourage la fuite des moins aisés à l’extérieur des ville ; c’est, via la logique financière des marchés libéraux, la hausse énorme des loyers et des prix d’achat immobiliers. Ne pouvant vivre et se loger dans les villes, les moins aisés fuient vers la périphérie que, Dieu merci, les édiles rendent constructibles après avoir exproprié les propriétaires agricoles ( par une opportune DUP. Il y a aussi le fait que certains centres-ville abandonnés par leurs édiles ou les banlieues ont reçu une population de pauvres et d’immigrés, ce qui a notamment fait baisser le niveau des écoles et des services publics, ce qui a chassé les classes sociales moyennes et aisées susceptibles d’acheter plus cher.

Géopolitique du pétrole et transition écologique en France

Posté : 10 décembre, 2017 @ 12:18 dans politique | Pas de commentaires »

Depuis des lustres les USA et autres pays anglo-saxons ont dominé le monde, via le pétrole et le gaz, en s’alliant avec des pays arabes (plus l’Iran) en disposant en masse par rapport au reste du monde. Ils se sont servis de l’arme du pétrole pour dominer les pays occidentaux. Par exemple, en 1971 avec la suppression du Gold Exchange Standard (monnaies à parité fixe entre elles car référencées à un dollar fixé à 35 dollars l’once, ce qui a induit un régime de changes flottants). Du coup, le dollar par suite des énormes déficits US qui finançaient leurs guerres a baissé, ce qui a déplu à l’OPEP (1ère crise pétrolière) qui a quadruplé les prix. Puis en 1979, les USA ont drastiquement augmenté leurs taux d’intérêt (plus 35 %) afin d’attirer des capitaux mondiaux pour diminuer leur déficit. Cela a causé la crise de la dette du Tiers Monde et une 2ème crise pétrolière. Les USA se fichaient des conséquences pour le reste du monde parce qu’ils étaient eux-mêmes gros producteur satisfaisant leurs besoins. Et dès l’après 2ème guerre mondiale, les USA ont fait alliance avec l’Arabie saoudite et l’Iran du Shah pour contrôler les prix du pétrole.
L’auto-suffisance US n’a pas duré et il leur a fallu garantir leurs sources d’approvisionnement et cela d’autant plus que les pays d’Amérique latine commençaient à se débarrasser des combines de la CIA pour être indépendants comme le Venezuela. En outre, le Shah avait été viré au profit de la révolution islamique chiite de 1979. Du coup, les USA ont suscité l’horrible guerre Irak-Iran. La guerre de 2003 contre l’Irak a été sans doute motivée par la recherche de la mainmise US sur ses ressources pétrolières. Mais, naturellement, les pays puissants se battent pour l’accès aux ressources et certains pays voient des affrontements internes tant pour l’accès que pour la répartition des bénéfices (Algérie de façon larvée, Nigeria). la fonte des glaces en Arctique a ouvert une nouvelle compétition internationale pour la ressource. Des sources à la fois coûteuses et extrêmement polluantes (gaz et pétrole de schiste aux USA, schistes bitumineux au Canada) ont été exploitées pour assurer l’indépendance énergétique des heureux propriétaires et faire baisser les prix. On s’est mis à forer sous la mer au mépris des catastrophes écologiques et même des coûts quand le pétrole était à plus de 100 dollars le baril. Bref, on continue d’exploiter les combustibles fossiles alors même qu’ils devraient rester là où ils sont pour cause de dérèglement du climat, pollutions, mort des océans, abaissement drastique de la biodiversité, etc.
On sait que surtout via l’utilisation des combustibles fossiles la planète va subir un changement catastrophique et irréversible de son climat, de même que des catastrophes comme l’extinction des espèces animales et l’acidification des océans. Il y aura des guerres pour l’eau et les ressources naturelles, dont les terres qui subissent déjà des accaparements car la surface agricole utile se réduit et les rendements baissent par suite des sécheresses, de l’abus des engrais chimiques et des pesticides et des inondations. Par ailleurs la sélection des semences, la soi-disant « révolution verte » et les OGM n’ont pas tenu leurs promesses d’augmentation à long terme des rendements.
Il faut donc laisser ces combustibles là où ils sont au profit des énergies renouvelables, des économies d’énergie, de la fin du gaspillage et de l’accumulation capitaliste sans fin. Ce sera l’occasion de laisser le monde musulman ou arabe en paix; il aura à se débrouiller sans intervention des puissances occidentales (ou autres) sans vendre de pétrole ou de gaz ni acheter des armes. Il aura ainsi l’occasion de régler ses dissensions entre les divers courants de l’Islam sans que les autres pays s’en occupent. De façon générale, la politique du pétrole, celle qui a fait la force des USA contre le monde entier sera impossible. Ce sera bon pour la planète, pour la paix, pour les relations internationales. Le financement des investissements pétroliers par les banques privées pouvant emprunter gratos aux banques centrales pourra être stoppé. La France pourra arrêter de cirer les pompes de la kleptocratie algérienne. On en finira avec le désastre écologique et financier du pétrole au Nigeria et les catastrophes des déversements de pétrole dans les mers.
Pour compenser la France a des atouts: sa forêt (biomasse pour produire de l’énergie, du gazogène et des plastiques, constructions en bois, paille et pisé avec toits de chaume), son nucléaire qui, avant décès à organiser en sifflet) peut produire de l’hydrogène comme carburant et chauffage sans dioxyde de carbone, la diversité de son agriculture qui permet de consommer local et de qualité, ses capacités éoliennes et en photovoltaïque, son chômage qui permettra de reconvertir vers une économie décarbonée, son emprise maritime pouvant donner du poisson tout en protégeant la ressource (sans filets dérivants et pêche électrique), etc. Il suffit de s’y mettre en abandonnant la logique accumulatrice et gaspilleuse du profit über alles. On commencera par établir une taxe carbone sur toutes les importations en fonction de la distance parcourue par les produits. En effet, si la France actuellement n’affiche pas un trop mauvais bilan carbone, c’est dû au fait qu’on ne compte pas les émissions de CO2 liées à la production importée de l’étranger (itou pour la si vertueuse Doryphorie et ses ateliers dans les PECOs).

Adieu Johnny

Posté : 8 décembre, 2017 @ 9:48 dans politique | Pas de commentaires »

Quel concert de louanges avec rapide exploitation de cadavre par tous les politicards ! Que d’hagiographies ! Quelle transformation de la légitime émotion des fans en deuil national de tout le peuple francaoui. D’Ormesson n’était même pas froid que la dépouille de Johnny le remplaçait illico presto. Des tas d’émission (celle de Bourdin le matin sur BFM, « les z’amours », l’Etoile de midi… ont été annulées par un matraquage de journaleux. La Maqueron s’est rendue sur les lieux pour inaugurer les chrysanthèmes en place de baptiser les pandas. C’est à croire que les médias sont en crise en thèmes alors même que Trump rallume la mèche en Palestine. On parle d’obsèques presque nationales pour le défunt ; certains même demandent la mise au Panthéon. Il va y avoir une cérémonie à l’église de la Madeleine, de style grec imité et temple des bobos du VIIIème arrondissement.
Dans ce concert, je jaunis à l’idée d’apporter quelques bémols susceptibles de me faire lyncher comme Alexis Corbière qui a pondu un tweet parlant de diversion au détriment des graves problèmes actuels. Tant pis, j’y vais tout en reconnaissant que notre chanteur fut un formidable interprète tout au service d’un public que visiblement il aimait plus que tout. La « balance » (comme dirait Proudhon, de ses œuvres est largement positive mais toute médaille a son revers qu’il faut aller entendre sur RFI.
Notre chanteur d’exception ne pondait ni la musique, ni les paroles, mais il a su trouver pour ses interprétations les meilleurs dans les deux domaines. Certains ont ironisé en feignant de croire qu’il en savait pas lire le solfège et les partitions, ni même jouer de la guitare électrique ; en revanche,très bien de ses guitares, costumes et pectoraux. Avec ses prestataires, il savait donner des spectacles féeriques. Mais c’était un grand angoissé, victime d’une enfance malheureuse, d’escrocs et d’amis intéressés. Alors il abusé de la cocaïne, de l’alcool, des bagnoles et des excès de vitesse, des motos ; il a fumé sa vie à toute vitesse et par les deux bouts. Il a été prodigue et fort mauvais gestionnaire, ce qui est dû en partie au fait qu’il a été parfois abusé par de faux amis.
Il a été condamné pour évasion fiscale, il s’est exilé en Suisse, aux USA. Joséphine Baker avait eu des obsèques nationales car elle avait été résistante. Certains les réclament pour Johnny; je suis d’accord car il a beaucoup résisté…contre le fisc.
Bien qu’il ait mené très longtemps une vie de barreau de chaise et ait divorcé maintes fois (4), l’Eglise lui permet une cérémonie à la Madeleine; c’est juste, les fans pourront y pleurer comme des Madeleines et Madeleine a été une pécheresse repentie. Le couple Maqueron sera là et Emmanuel s’y fendra d’un hommage au mépris de la lo de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Dommage que ce ne soit pas au Panthéon car Malquereau aurait pu y refaire le coup du « entre ici, Johnny, avec le cortège de tes démons ». A la Madeleine, cela risque que de n’être qu’une panthéonnade. Rien de nouveau sous le soleil de « la triple alliance du trône, du coffre-fort et de l’autel » (Proudhon). Oremus, bien chers fans et adieu l’artiste (mais grand).

Lactalis, trust exemplaire du système Libéralo-Capitaliste (SLC)

Posté : 7 décembre, 2017 @ 11:52 dans politique | Pas de commentaires »

Lactalis, ex-groupe Besnier, 16 milliards de chiffre d’affaires, 75 000 salariés dans 43 pays, 230 usines, 1er groupe laitier et fromager mondial, 2ème groupe agro-alimentaire francaoui vient d’avouer être à l’origine de salmonelles dans les laits pour bébés de 3 de ses marques ? Voilà qui permet de porter le projecteur sur cette boîte capitaliste immonde et aux pratiques douteuses.
Lactalis a deux combines pour prospérer : 1) racheter des maisons ayant des produits de qualité, transformer ces derniers en produits standard vendables partout dans le monde ; 2) acheter son lait sur le marché mondial et payer ses fournisseurs français au tarif de celui-là. Et aussi des tricheries dont je vais me faire un plaisir de rappeler quelques unes.
Lactalis dispose de plus de 40 marques dont elle affiche le nom sans jamais dire qu’en fait c’est du Lactalis ; Il s’agit de bénéficier de l’image d’une marque rachetée tout en altérant son produit. Le tout avec la bienveillante protection des pouvoirs publics qui auraient depuis très longtemps l’obliger à préciser, par exemple : camembert Président-Lactalis. Je ne vais pas citer toutes les marques possédées par Lactalis, mais celles de fromage : roquefort Sciété au lait de brebis de Corse ou de Grèce (au lieu de celui des brebis paissant sur le Larzac pour avoir l’AOC), camembert Le Petit devenu pasteurisé et au lait de vaches étrangères et non normandes, itou pour le Coulommiers, le Comté, le Cantal vendus par Lactalis. Le consommateur ne sait qu’il achète Lactalis quand il prend du : Rondelé, du Rouy, du Salakis, du Chaussée aux Moines, du Lou Pérac, de La brique, du Graindorge, du Corsica, du Strong (cheddar), de la Mozarella Galbani, du beurre Bridel, de la crème Bridélice, des pots La Laitière, du lait lactel. La solution est simple : obligation d’informer sur les produits et dans les publicités que la marque est une production Lactalis. Qu’en pense M.Maqueron qui devrait faire corriger cette concurrence déloyale et ces défauts de transparence de l’information des consommateurs ? Que fait la Direction de la Concurrence et de la Répression des fraudes ? Cette stratégie est mondiale car il y a 10 grands groupes alimentaires mondiaux (Nestlé, Unilever, etc.) qui vendent sous 200 marques différentes, ce qui est caché aux consommateurs, qui, en fait, achètent les mêmes trucs sous plusieurs enveloppes et logos. Et, toujours dans le flou, Lactalis ne dit pas grand chose sur ses liens croisés avec Nestlé et son achat de 83 % des actions de Parmalat, firme italienne condamnée pour énorme truquage de ses comptes

Sur la 2ème astuce, Lactalis achète son lait sur le marché mondial ou au tarif mondial : lors de la crise laitière de 2016, cette boîte a refusé de payer le lait aux producteurs au-delà de 25 centimes le litre alors que le coût de revient était en moyenne de 39. Lactalis achète du lait fait par des usines à 10 000 vaches Prim’holstein qui pissent 12 000 litres par an entassées les unes sur les autres et ne voyant jamais un pré ; souvent malades, elles sont bourrées de médocs et d’antiparasites ; leur lait est fort maigre et de piètre qualité mais cela suffit pour faire des fromages plâtreux. Normal, Lactalis, comme dans tout le SLC, maximise la « valeur pour l’actionnaire. Cet agro-alimentaire est celui du productivisme, de la vente en quantité et à bas coût mais en se rattrapant sur le volume. C’est pourquoi, il faut produire du standard mondialisé vendable partout, surtout aux pauvres et ax béotiens incapables de percevoir l’intérêt de la qualité. Cette stratégie, encouragée par la FNSEA associée au pouvoir, tue volontairement la petite agriculture de qualité aux fins d’une production extensive dans des fermes industrialisées. Le problème est bine aggravé par la toute-puissance de la grande distribution qui mène une guerre des prix entre fournisseurs, lesquels serrent le kiki aux producteurs avec la bienveillance des pouvoirs publics : les bas prix permettent, comme l’avait dit Ricardo, de maintenir le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires. Le pouvoir favorise donc les trusts, les hypermarchés, les grandes exploitations, les fermes-usines en se fichant totalement des petits agriculteurs et éleveurs et de la disparition de millions d’emplois, par exemple dans le petit commerce local.
Lactalis a déjà été en prise avec la justice, par exemple pour déversement de saloperies dans des rivières, pour fraude (mouillage de lait en 2 000), déboutée en appel pour avoir tenté (avec Isigny-l’Eglise) de faire retirer la mention « au lait cru » des camemberts de Normandie, condamnée en 2015 pour entente dans « le cartel du yaourt ». Lactalis avait accusé une petite maison de fromage au lait cru d’avoir propagé la listeria. Mais, ô surprise, ce sont ses produits qui en ont révélé ! En fait le fromage au lait cru produit ses propres anticorps et est bine plus sûr que le pasteurisé. On vient d’apprendre que Lactalis savait qu’il y avait eu de la salmonelle dans une de ses usines de lait pour bébés et que, donc elle a continué de produire !
Tout cela montre les mœurs des firmes capitalistes à l’instar de celles des « barons voleurs » aux USA au 19ème siècle (dont Rockefeller de la Standard Oil ou Carnegie). Les scandales agro- alimentaires (et pas qu’en Chine) se succèdent et cela ne peut durer que parce que la puissance publique et les politicards ont été achetés par les puissances de « la féodalité industrielle ».

La publicité est une arme de destruction massive des rapports sociaux

Posté : 27 novembre, 2017 @ 11:59 dans politique | Commentaires fermés

Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les dégâts qu’elle entraîne et le mode de vie qu’elle promeut sur toute la planète en tant que véhicule (petit ou grand comme chez les bouddhistes) du système libéralo-capitaliste (SLC).
La pub est un des moyens d’inciter les gens à acheter sans cesse, y compris des gadgets et autres trucs inutiles, voire dangereux. Elle pousse les individus à se comparer dans une course à la consommation ostentatoire (Voir Veblen dans son analyse de la classe de loisirs) et encourage le recours au crédit et à l’endettement pour le plus grand bonheur des financiers. Elle est donc le ressort le plus puissant de l’accumulation capitaliste et du profit dans le système libéralo-capitaliste (SLC). En même temps elle aliène les personnes, les encourage à rester tranquilles car le bonheur et le bien-être serait au fond du portefeuille. Pas pour tous, ce qui suscite l’envie et le ressentiment, deux véhicules de la droite populiste. par le crédit, elle nuit aux mouvements de grève et de protestation de peur de ne pas pouvoir payer ses échéances.
La pub, en tant que source très importante de financement des médias, pousse ces derniers à l’émission de programmes débilitants comme la téléréalité et les feuilletons débiles: les médias vendent avec elle « du temps de cerveau disponible » (Le Lay, ex-patron de TF1); Elle empêche donc de se cultiver et d’avoir de l’esprit critique et correctement informé et d’avoir des relations avec les autres car elle bouffe le temps de loisir et se voit le plus souvent chez soi. Par ailleurs, consommer à outrance enlève les ressources nécessaires à des usages plus formateurs et sociaux. la pub favorise par construction les plus grosses boîtes comme Volkswagen qui inonde la France pour ses bagnoles teutonnes et trafiquées (elle a dû cependant abandonner son slogan: das Auto). La pub facilite le travail des « marques » et autres « logos » qui remplacent le produit, du reste fabriqué en low cost à l’étranger, par l’image de marque et la consommation par jalousie ostensible. Elle est donc une des sources des délocalisations dans les nouveaux pays manufacturiers à bas coût de frais de personnel, sans droit du travail et méprisant les lois environnementales et les normes de qualité et de santé. De plus, elle nourrit une population importante de suppôts du SLC: pubards, communicants, personnels de marketing des boîtes,journaleux stipendiés… Ces gens-là n’ont aucun intérêt à voir le SLC contré et ils participent donc activement au renforcement du système capitaliste, à l’aliénation des esprits et à l’individualisme forcené dans la compétition sociale.
La pub et le marketing utilisent pour cibler leurs messages vers la clientèle potentielle des données personnelles recueillies gratos par les GAFAM (Google, Apple, Face Book, Amazon et Microsoft); ces boîtes ne paient pas d’impôts via leur « optimisation fiscale » et collaborent en loucédé avec les services de police, d’espionnage, de fichage des pouvoirs publics. Elle propulsent une économie dématérialisée et numérique qui casse toutes les protections sociales et propagent le SLC dont elles sont le nouveau fer de lance. Elle est largement aux mains des multinationales qui installent partout la dérégulation de l’économie et la mentalité SLC. Elle sert la grande distribution contre le petit commerce et les producteurs locaux. Elle ment ou aide à mentir quand par exemple, elle présente le camembert Lepetit, crée en 1872, comme conforme à la formule originelle ou le camembert « fabriqué en Normandie » comme celui de Normandie… Elle distord donc la sincérité des produits et du commerce.
La pub papier (journaux, magazines, prospectus dans les boîtes aux lettres) conduit au massacre des forêts; la pub des néons gaspille l’énergie et crée une nuisance lumineuse. Son coût exorbitant est une entrave à l’arrivée d’entrants sur les marchés qui ne peuvent le payer; il nuit donc à la concurrence au profit de concentrations et d’oligopoles. La pub est un moyen de domination sur le contenu des médias qui en sont privés s’ils disent du mal des annonceurs ou pas assez de bien; elle est donc un ressort néfaste pour l’information des consommateurs et des auditeurs ou lecteurs; elle contribue à divulguer les mantras du SLC et à faire croire qu’il n’y a pas d’alternative. rappelons-nous qu’en 2005 la plupart des éditoriaux et articles ou interventions étaient favorables au oui pour le TCE. Aujourd’hui, elle est évidemment pour tous les traités internationaux qui mettent en place le libre-échange globalisé et « la concurrence libre et non faussée ».
La pub entraîne une pollution visuelle insupportable avec ses néons, ses panneaux à l’entrée des agglomérations. Elle nuit aux animaux nocturnes et aux insectes; elle empêche de regarder le ciel et les astres. Elle propage l’anglais et la culture anglo-saxonne au détriment de la culture républicaine française. Elle amène des surcoûts payés par les consommateurs par suite de la concurrence effrénée que se livrent les firmes; ces surcoûts empêchent une plus forte diminution des prix. Des distributions de prospectus sur la voie publique peuvent susciter des accidents.
La pub coûte cher aux finances publiques car elle fait partie des frais d’exploitation qui diminuent les bénéfices (le profit est la différence entre toutes les dépenses, mêmes somptuaires ou spécieuses et les recettes); et elle est en fait payée par les acheteurs car elle est évidemment incluse dans les prix. C’est donc un double racket.
Et devant tous ces dégâts, mensonges, « fake news », les gouvernants ne font rien car ils ont cassé les anciennes régulations pour favoriser la mise en place du SLC.
Certes, à cause de l’UE et des traités internationaux, on ne peut totalement interdire la pub. Mais on peut interdire en France sa diffusion chez les particuliers dans les boîtes aux lettres. On peut aussi exclure les dépenses de pub et de communication du compte d’exploitation, ce qui fera augmenter les bénéfices imposables et exiger qu’elles soient faites sur les profits après impôt sur les sociétés, donc prises sur les dividendes.

Pour défendre la conception française de la laïcité

Posté : 25 novembre, 2017 @ 11:39 dans politique | Commentaires fermés

A l’étranger où la plupart des gouvernements jurent sur la bible leur fidélité à leur pays et leur dévouement pour lui, où la laïcité est moquée et surtout incomprise, on rejette la responsabilité des attentats islamistes sur elle. Elle empêcherait les collectivités humaines de vivre en bonne intelligence au contraire de ce que permettent le communautarisme ou le multiculturalisme. Elle serait un moyen de stigmatiser le seul Islam et les musulmans, elle aurait des relents de colonialisme, voire de racisme. Toutes ces accusations -et j’en passe- sont dues à un manque de connaissance et de compréhension de ce qu’elle représente en France et d’où elle vient. Mais c’est aussi et surtout, c’est pourquoi on ne veut pas la comprendre, un enjeu formidable de lutte entre le modèle anglo-saxon qui a envahi le monde et la République (hélas devenue ripoublique) française.
La laïcité implique la neutralité du pouvoir politique et du droit par rapport aux croyances, convictions, idéologies. car le politique, c’est ce qui cherche à unir une communauté de destin via des finalités, comme l’intérêt général et le bien commun, et des valeurs communes (comme le respect de l’égale dignité de chacun, la tolérance, le primat de la discussion pour résoudre les conflits, la justice, la liberté des acteurs contre toutes les dépendances…). Le politique, qui se situe de façon transversale à tous les acteurs et à toutes les communautés, est transcendant par rapport aux intérêts et vues particuliers. Si la société civile peut être le lieu des conflits et des intérêts particuliers, le politique est l’instance sociétale qui les rend compatibles via l’adhésion à des fins communes. Cette conception nous vient du libéralisme qui a voulu surmonter l’impasse des guerres de religion sans en appeler à la toute-puissance du pouvoir des autocrates de droit divin (le fameux: un roi, une religion, solution autoritaire pour supprimer les autres religions du champ politique). la laïcité se situe dans le droit fil de ce libéralisme voulant fonder le pacte social sur l’autonomie des acteurs et la primauté de la raison pour chercher des solutions de conciliation globale par rapport aux conflits d’intérêts et de valeurs. La laïcité est donc une valeur commune à vocation politique; ce n’est pas un interdit porté sur les religions car si elle n’en reconnaît aucune dans l’espace politique, elle les accepte toutes dans le champ civil.
Pendant tout le 19ème siècle en France la calotte a voulu imposé son pouvoir sur le politique. Proudhon évoque les « processions » à toute occasion et le règne des « ignorantins » sur l’enseignement, de même que l’emprise de la religion sur les esprits. La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 mettra fin à cette domination mais il ne faut pas du tout confondre cette scission avec la laïcité qui en est le principe directeur et non le contenu qui reste aménageable sans violer ce dernier. Du reste, la loi n’est pas appliquée en Alsace-Lorraine qui en 1905 était encore chez les Doryphores. On ne l’applique pas non plus à Mayotte pourtant nouveau département de la ripoublique, ni bien souvent dans les pratiques multiculturalistes des édiles municipaux soucieux de garder une clientèle électorale musulmane.
En tant que principe politique, la laïcité organise les rapports entre acteurs sociaux des différentes obédiences en les incitant à laisser leurs convictions singulières au vestiaire afin de rechercher un consensus raisonnable; car on ne peut pas discuter sur des valeurs particulières. C’est donc un principe d’union et de paix qui n’interdit pas du tout d’avoir des croyances en dehors de l’espace politique-public. Elle a pour fonction d’assurer la cohésion d’une communauté politique.
La laïcité est liée au principe républicain d’égalité de tous devant la loi commune quelles que soient les cultures, les « races », les religions, les statuts sociaux, les lieux de vie. elle requiert que le politique traite tout le monde de la même façon malgré toutes les différences. Elle respecte donc parfaitement la pluralité des obédiences et supporte aisément le multiculturalisme sociétal. Mais c’est donc aussi un principe de justice en tant qu’égalité de traitement de tous par la puissance publique.
La laïcité est le principe qui permet la réalisation potentielle des valeurs de la république; elle associe la liberté des engagements, des convictions et de la participation politique avec l’égalité des droits politiques et personnels et avec la fraternité qui réclame respect des autres et tolérance de leurs conceptions de la vie. Rappelons que la démocratie ne fait que donner l’égalité des acteurs dans leur participation au politique. Elle ne cherche pas un pacte sociopolitique axé sur le bien commun comme visée; elle fait dériver l’intérêt général des interactions hasardeuses entre acteurs; le bien commun n’y est donc qu’une résultante des actions individuelles et non une finalité collective. Elle juxtapose les communautés au lieu de les réunir par rapport à la recherche de l’intérêt général. Or toute communauté peut s’arroger démocratiquement le monopole du bien commun si elle atteint la majorité électorale soit par le nombre, soit par l’influence, voire pis. C’est ce lien étroit entre les valeurs républicaines en tant que ferment de la cohésion sociale et projet commun du vivre ensemble et la laïcité que le libéralisme atomistique anglo-saxon ne supporte pas.
La laïcité, associée aux valeurs républicaines, permet la cohésion d’une communauté politique de destin comme projet global pour tous. Si le peuple est pluriel dans la société, la communauté politique, elle, s’unit, se rassemble en vue d’un projet de vie collective. Cela, hélas, peut amener aux dérives du nationalisme que l’on peut prévenir par l’universalisme des droits attachés aux personnes et aux communautés particulières. C’est la notion de projet, de volonté collective que l’individualisme anglo-saxon rejette au profit du libre marché qui s’harmoniserait tout seul et mécaniquement. On a vu les résultats en 1929 ou 2008. C’est le politique que ce libéralisme proscrit comme hostile à la toute-puissance des acteurs économiques. Les libéraux sont pour le multiculturalisme car il permet de diviser pour régner afin d’empêcher tout regroupement d’opposition. Ils sont contre tout projet politique et toute régulation car cela nuirait à leur liberté d’exploiter les peuples et de saccager la planète, car cela limiterait les inégalités dont ils ont fait le moteur de leur richesse. Voilà pourquoi le modèle républicain et laïc français est rejeté par les Anglo-saxons et voilà pourquoi il faut absolument défendre sa conception du concert politique contre le multiculturalisme qui ne fait qu’ajouter des molécules sociales aux atomes individuels, lesquels ne sont jamais que des zéros par rapport à l’infini du marché.

Maqueron nous rejoue les girondins contre les jacobins

Posté : 21 novembre, 2017 @ 11:55 dans politique | Commentaires fermés

Il est devenu tout à fait clair que Maqueron joue l’Etat central, jacobin, césariste, monopoliste contre les collectivités locales (CL). Juridiquement le malhomme ne peut pas faire grand chose contre elles à cause des lois de décentralisation, notamment celle de Defferre ou celle de Raffarien. Mais il y a des astuces et des combines pour ramener à zéro l’influence institutionnelle des CL afin d’asseoir le pouvoir absolu du nouveau Napoléon III. Il y a aussi et surtout des raisons à cette nouvelle offensive du pouvoir soi-disant national contre les pouvoirs locaux. la 1ère raison est politique: casser tous les corps intermédiaires afin d’assurer le pouvoir absolu du gouvernement central, lequel en a besoin à l’intérieur pour mettre en place le néolibéralisme en France tout en abandonnant la souveraineté du pays vis-à-vis de l’extérieur à Bruxelles.
Il y a une raison financière : l’Etat impécunieux par suite des diminutions d’impôts consenties aux très riches et aux entreprises plus ou moins internationales et soumises à la concurrence mondiale orientée vers la chasse au moins-disant en tous domaines ne peut plus assurer des transferts de solidarité nationale entre les territoires « périphériques » et avec le centre. Il faut donc reporter le maximum de charges en matière de solidarité sur les CL. L’astuce est déjà ancienne : on leur transfère des compétences, on leur promet une compensation financière mais celle-ci est à l’instant T du transfert et n’est pas réévaluée au fil du temps. C’est le cas bien connu du RSA et des allocations de dépendance pour les personnes âgées ou pour le financement des activités périscolaires de Mme Vallaud-Belkacem ou les dépenses d’entretien des écoles, collèges et lycées ou des lignes SNCF des TER. Zizi Rider avait déjà commencé de diminuer les dotations centrales aux CL (celles qui servent notamment à assurer un minimum de péréquation de solidarités entre communes riches et pauvres. Maqueron fait mieux : moins 13 milliards sur 5 ans. A quoi s’ajoute la réduction drastique du nombre d’emplois aidés (plafonnés à 200 000 au lieu de 400 000).
Maqueron a trouvé un autre moyen de limiter l’autonomie des CL. Cela fait partie de sa volonté hyper libérale en économie et césariste en politique de casser tous les corps intermédiaires de participation politique et de dialogue social. Avec la loi travail, imposée par ordonnance, il a déjà eu la peau des syndicats mais certains se sont rebiffés en imposant le primat des conventions collectives (transports puis BTP) sur les accords d’entreprise car la négociation au niveau de celles-ci déséquilibrait la concurrence qui est pourtant la panacée du libéralisme . Ce moyen, dans le droit fil de la suppression de la taxe professionnelle, c’est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des assujettis (coût annuel 10 milliards. Cette suppression finira par ne pas être compensée par l’Etat car elle ne tiendra pas compte à long terme de l’inflation des évolutions de population et de la montée plus que probable de la précarité et de la pauvreté (effet de la loi travail et de la réforme du chômage) ; les collectivités locales perdront ainsi un des moyens de leur autonomie financière vis-à-vis de l’Etat. Sauf à augmenter la taxe d’habitation pour ceux qui y restent assujettis, à savoir les classes moyennes, et aussi la taxe foncière ; double peine pour lesdites classes moyennes.
Toujours dans le jacobinisme et dans la casse de la négociation sociale, Maqueron a prévu de nationaliser (en fait étatiser) l’UNEDIC et le traitement du chômage de même que la gestion de la FPC. Pour les retraites il veut imposer une logique automatique de régression, à savoir les comptes notionnels et individuels de la retraite par points à la sauce suédoise. Et quand les automatismes ne marchent pas bien pour le libéralisme (exemple du taux d’intérêt du livret A), il en revient à une décision arbitraire du pouvoir pour empêcher une réévaluation automatique en fonction de l’inflation !
Maqueron joue les « métropoles » et les intercommunalités contre les collectivités traditionnelles (communes). Les métropoles ont assez de moyens, notamment de foisonnement, pour résister au laminage financier du pouvoir. Elles sont porteuse de l’accès plus facile de gens LREM aux responsabilités car elles sont récentes et les crocodiles n’ont pas encore eu le temps d’y implanter leur marigot. elles sont surtout dans le vent de la mondialisation pour laquelle, du reste, elles entrent en concurrence.
On assiste donc à une recentralisation absolue du pouvoir contre tous les corps et institutions de la participation sociale. Pourquoi ? D’abord, c’est une constante des volitions de pouvoir absolue chez les petits chefs napoléoniens. Mais c’est surtout dû à la fois la mégalomanie du Caudillo et la recherche du pouvoir absolu pour forcer le pays à se convertir au modèle socio-économique anglo-saxon ou ordolibéral à la sauce tudesque.

Plenel, Charlie, Vallse encore de la polémique sans contenu approfondi

Posté : 19 novembre, 2017 @ 10:56 dans politique | Commentaires fermés

Cela tourne autour de l’Islam et de l’islamisme radical. M. Vallse à mille temps se cramponne à la laïcité pour se refaire la cerise, M. Plenel, le crypto-trotskard (OCI) au service de tous les dominés et ex-colonisés s’en prend à ceux qui stigmatisent les musulmans, Charlie s’en prend à Plenel qui en appellerait au meurtre contre lui et s’opposerait au droit à l’expression critique et à la caricature. Essayons de remettre un peu d’ordre et d’argumentation dans ce bouzin.
il y a lieu de distinguer entre, d’un côté, les musulmans qui portent l’islam dans leur vie de croyants, qui en ont parfaitement le droit au nom des libertés individuelles et de la laïcité qui admet toutes les religions à condition qu’elles ne viennent pas empiéter sur le pouvoir politique dans l’espace public et sur les valeurs sociopolitiques communes de la société et du vivre ensemble et, de l’autre, l’islam en tant que religion.
L’Islam n’est pas qu’une religion ; c’est un ensemble tout à la fois religieux, politique communautaire et culturel dans lequel la religion prime tous les autres aspects du sociétal. L’islam récuse donc la séparation du politique et du religieux et, pis, met le religieux avant et au-dessus. L’Islam est un système totalisant de pensée qui vous dit quoi bouffer, comment se laver et se torcher les miches, comment se conduire moralement, ce qui est bon (Halal) ou mauvais (Haram). et cela dans les catégories et représentations des bédouins du 7ème siècle. Ce qui est marqué par le statut des femmes dans l’Islam.
l’Islam est fondé sur un texte (le Coran) directement transmis, langue comprise (arabe classique) dicté par Allah à Mahomet son prophète. Ce texte fondateur est donc en quelque sorte incréé, éternel, universel, intouchable. A quoi s’ajoute les faits et dits du prophète (les Haddits) recueillis par son entourage direct; tout cela a été compilé, formalisé, sanctuarisé un siècle plus tard, comme du reste, les évangiles mais dont il n’a jamais été dit que le dogme relevait de Dieu lui-même. Il en découle que se livrer à un exégèse des textes et à une actualisation moderne du Coran est chose plus qu’ardue. Cela a cependant été fait lors des siècles des lumières musulmanes et aujourd’hui par quelques penseurs courageux. Tout a été gelé quand les Ottomans figèrent les relations entre le politique et le religieux et cela pendant des siècles. C’est ce qu’a obtenu le wahhabisme en Arabie saoudite.
le Coran contient visiblement deux volets: l’un est modéré et correspond à l’époque où Mahomet tentait de convertir par la persuasion les mécréants de la Mecque, l’autre est guerrier et provient du départ à Médine et au début de la guerre contre les autres religions et communautés. Vous avez donc deux lectures possibles du texte sacré: l’une justifie le djihad, l’autre la modération et la paix. on peut donc parfaitement dire que l’Islam est une religion de paix tout en notant qu’il autorise la guerre, l’expansion plus ou moins forcé de la religion, le statut subordonné des autres communautés (de dhimmi). On peut croiser sur 2 axes 2 critères de positionnement des attitudes musulmanes: un axe intégration dans la modernité vs retour aux origines; un axe paix vs guerre. On a donc quatre quadrants de positionnement. Celui des musulmans qui ne cherchent qu’à vivre correctement dans nos sociétés occidentalisées; celui des « quiétistes »qui veulent pratiquer en paix la religion des origines (salafistes et autres courants très religieux); celui des djihadistes rigoristes (origines plus extension par tous moyens) qui_font de l’entrisme et du grignotage de territoire (frères musulmans), celui des djihadistes modernistes se servant de tous moyens actuels d’action violente pour pousser leurs pions de conquête. Ces deux derniers mouvements sont très minoritaires mais très dangereux, le premier pour le vivre ensemble, le second pour notre civilisation elle-même.
il est dans la logique de toute communauté de se poser comme différente et identitaire, de réclamer sa reconnaissance par les autres, de défendre sa culture. Et la religion peut être un des ressorts de son identité. Et si la communauté se sent menacée, elle serre les rangs. Si la communauté atteint une densité suffisante sur son territoire elle va vouloir l’occuper, s’y rendre visible, voire le monopoliser. Cela fait les affaires d’entrepreneurs de religion (ER) qui instrumentalisent la communauté pour se faire une place au soleil. Dans le cas musulman, c’est facilité par le fait que dans le sunnisme il n’y a pas de clergé hiérarchisé et organisé; on peut quasiment s’autoproclamer imam ou faire appel à des soutiens étrangers pour se faire nommer ainsi. L’ER va faire pression sur les autorités pour obtenir des concessions pour la communauté, ce qui, naturellement,renforce son emprise sur elle. De concessions en concessions les politicards francaouis sont allés jusqu’à accepter la nomination d’imams par des pays étrangers, des subventions aux activités cultuelles, le financement de mosquées, ce qui, évidemment a favorisé la très riche Arabie saoudite qui a pu ainsi exporter son wahhabisme rigoriste.
toute communauté repose sur un liant (la foi en l’occurrence), sur une présence identifiable à faire reconnaître, sur une culture de valeurs partagées avec des signes de reconnaissance comme le vêtement ou les pratiques alimentaires ou religieuses. Ce liant peut être cimenté par des causes exogènes, comme les attaques ou interventions ou pactes menés par les puissances occidentales dans le monde musulman (Irak, Syrie, Libye, Afghanistan, Indonésie, Arabie saoudite, Palestine, Liban), et endogènes: racisme, mémoire de la colonisation, pauvreté, contrôles au faciès, bavures policières, ghettoïsation dans des banlieues délaissées, chômage… La mixité, qui aurait pu atténuer les effets de la relégation sociale, qui était officiellement visée par les pouvoirs publics, a été torpillée par la mise en place de la logique financière en tout domaine; par exemple, les personnes ont dû se regrouper dans les endroits les moins chers et les plus stigmatisés et par la fuite des gens ayant les moyens d’habiter dans des endroits moins marqués.
la foi est le liant entre Islam, islamisme quiétiste, djihadisme car elle est commune aux attitudes des uns et des autres. La foi est le ressort commun d’appartenance, l’islamisme le terreau, le djihadisme le passage à la violence, la situation (tant historique pour la mémoire des choses qu’actuelle) le détonateur, les ER les animateurs de l’identité puis, dans quelques cas, de la révolte. S’il faut différencier islam, islamisme et djihad, c’est se mettre des rondelles de saucisson sur les yeux que de nier leurs relations et leur base commune.
toute religion tendra à occuper le terrain et à s’exporter si le pouvoir politique la laisse faire. les cathos ont fermé leur clapet quand la république le leur a imposé dans l’espace public. On voit l’inverse aujourd’hui dans bien des pays: les bouddhistes font la chasse aux Rohingyas en Birmanie, les hindouistes aux musulmans (ou aux autres religions) en Inde, les catholiques aux musulmans aux Philippines, les sectes évangéliques aux athées aux USA; l’orthodoxie traditionnelle en Israël n’est pas loin d’orienter le gouvernement… Il faut donc en France s’en tenir à la défense de la laïcité comme espace de tolérance entre croyances et de neutralité du politique pour toutes les religions.
il est à distinguer absolument entre croyants individuels et communauté culturelle, entre individus libres de leur foi et entrepreneurs de religion, dont les premiers sont les curetons de tout poil qui visent à se faire entretenir par les croyants (plus ils sont nombreux, plus ils touchent) et à obtenir des avantages consentis par les pouvoirs politiques. Leur plus grande victoire est la mise en place d’une théocratie comme en Iran ou en Turquie, digne successeur des sultans ottomans.
la communauté protège ses membres, ne dénonce pas leurs comportements incivils, préfère de Conrad le silence prudent pour cause de possibilités de représailles et pour ne pas trahir les coreligionnaires. D’où l’institutionnalisation d’une sorte d’omerta, de la « dissimulation », de la fermeture sur elle-même. Cela est aggravé par le repli dû à l’hostilité envers la communauté, hostilité liée aux attentats, aux prières de rue, à l’affichage de vêtements, à l’imposition par les ER de règles islamiques dans certains quartiers. On peut redouter une montée aux extrêmes par la simple dialectique de l’action-réaction. C’est pourquoi, s’il faut louer la pluralité, il est dangereux de sombrer dans l’institutionnalisation du communautarisme. Cela peut conduire au pire en cas de majorité du nombre ou, pis, d’activisme violent des minoritaires menés par les ER comme lors de la St-Barthélémy ou le fascisme.
la communauté musulmane est aussi menée au ressentiment par des entrepreneurs idéologiques qui ont remplacé la classe ouvrière par les minorités opprimées et ex colonisées; cela ne peut qu’augmenter les tensions et diviser la population.

Cours de langage pour le professeur Blanquer

Posté : 14 novembre, 2017 @ 12:12 dans politique | Commentaires fermés

Muni de son grand cerveau situé sous sa patinoire à fines mouches, Blanquer vient de nous livrer sa philosophie pour l’Education nationale dans le Parisien Libéré de ce lundi 13 novembre. Je passe sur l’abus permanent d’un langage hypothético-normatif à base de « on doit », y a qu’à, i faut-qu’on. On regrette presque de n’être pas Allemand car sa langue a deux mots pour devoir : sollen, obligation, et müssen, impératif moral.
Blanquer nous affirme que, à l’école, « l’autorité doit être rétablie ». Sans doute dispose-t-il d’un petit établi pour ce faire comme si la chose était matérielle et malléable. Mais surtout avec le « doit » le malhomme, pourtant ex-prof de droit, ignore visiblement le sens du mot autorité. D’où les rappels cognitifs qui suivent ci-dessous.
Comme le pouvoir (potestas en latin), l’autorité (auctoritas) est ce par quoi les assujettis obéissent aux commandements des chefs. Mais l’autorité repose sur le consentement des gens, elle procède de bas en haut, elle vient d’un ressort spirituel (Weber en donnait 3 : la tradition, le charisme et la compétence), elle provient d’une relation de confiance entre le dirigeant et le dirigé, elle est respect du commandé pour le commandant, elle se mérite et ne s’impose pas même si elle relève très souvent de la croyance intériorisée par l’obéissant. Au contraire, le pouvoir est un équivalent de la force ; il s’impose par la contrainte ou la ruse ou l’argent corrupteur, il s’exerce de haut en bas, il est conféré par une institution ou une hiérarchie descendante, c’est presque un autre nom des armes dont Charlot disait qu’il n’y avait point de brutes qui ne les aient brandies ou d’hérésies qu’elles n’aient défendues. Mais souvent l’autorité (alors spécieuse) légitime le pouvoir comme dans la sinistre alliance du sabre et du goupillon ; par exemple l’Eglise catholique détenait l’autorité spirituelle en tant que dépositaire des vues divines et le roi le pouvoir, lequel lui avait été donné par Dieu ainsi que le proclamait l’Eglise. On a eu aussi une période où le pape prétendait tout avoir au nom de sa « plenitudo potestatis » (Gélase 1er, mais à son époque c’était compréhensible car la pensée était autoritaire, coercitive et néolithique; c’est continué avec le gelly fish Maqueron). L’autorité est une force spirituelle qui en impose, le pouvoir est une force physique qui s’impose à tous et qui cherche à mater les dissidents et opposants. C’est pourquoi l’autorité contestée s’allie le plus souvent avec le pouvoir comme, par exemple, lors de la guerre contre les Albigeois , en fait les cathares languedociens. Le deal était à vous les terres et les fiefs, à nous la fin de l’hérésie. L’autorité est ainsi ce qui légitime, à tort ou à raison, le pouvoir. L’autorité est la raison pour laquelle l’assujetti justifie son obéissance aux commandements.
M. Blanquer, qui montre autant d’idées neuves que de poils sur son caillou (c’est pourquoi ce chauve sourit), veut donc rétablir l’autorité dans les lieux d’enseignement. Comme on vient de le voir cela ne dépend pas de lui et il ne peut que faire appel au pouvoir et à ses forces répressives. Pour que les élèves et les parents d’élèves se remettent à respecter les maîtres et les institutions scolaires, il est nécessaire qu’il y ait maints changements dans tous les domaines qui régissent l’enseignement, à commencer par le retour à sa mission essentielle: assurer la possibilité pour chacun d’arriver au maximum de son potentiel d’appropriation critique des connaissances, ce qui suppose bonne orientation, saine évaluation et non sélection punitive. je n’insiste pas car je vais publier un livre sur la question, livre qui montrera que le libéral Blanquer aborde « la transformation » de l’enseignement par le petit bout se la lorgnette. Son but réel n’est que d’adapter le système de formation aux exigences de la mondialisation et de respecter, in petto, le monopole des classes dirigeantes sur l’accès aux formations les plus élevées et les mieux rémunérées. On sera très loin de la méritocratie républicaine et de l’égalité libérale des chances. on en a un avant-goût avec la prétendue fin de la sélection à l’entrée à l’université: elle sera faite en douce sur dossier de candidature, le seul point positif étant la suppression du tirage au sort. pas question non plus de toucher au système des grandes écoles, ces « séminaires de l’aristocratie », comme disait Proudhon. En fait B(l)anquier est à l’image de Maqueron et de sa clique libérale: voyez mes ailes, je suis oiseau (de gôche), voyez ma peau je suis, souris (de droite). C’est pourquoi notre grand chauve sourit. le tout est camouflé par une fuite en avant sous forme de faux fil et d’aiguille savonneuse. Blanquer est un des poissons torpille de l’anguille Maqueron.

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