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Archive pour la catégorie 'politique'

Die grosse Angela und der Kaiser Maqueron défendent le sultan Erdogan

Posté : 21 août, 2018 @ 10:54 dans politique | Commentaires fermés

Trump a ouvert les hostilités contre le nouveau pacha d’Istambul; notons que ledit Trump est le seul à faire front contre l’expansionnisme islamiste, qu’il soit chiite (cas de l’Iran) ou sunnite (cas de la Turquie), sauf en cas de pétrole, de gaz et de bases militaires US (cas de l »Arabie Saoudite). Certes c’est un bon moyen d’emmerder l’UE et cela ne renvoie à aucune conviction ou approche morale. On note que ce soutien, pour l’instant purement verbal, ce qui ne coûte pas grand chose, est mi-chèvre mi-chou car il aide d’un côté sans contrer de l’autre; in medium stat virtus? Il ne faut se fâcher avec personne, ni Trump dont les gros sabots pourraient piétiner l’UE et surtout nuire aux intérêts teutons si bien servis par Juncker le demi junker, ni Erdogan qui retient 3 millions de migrants potentiels en Turquie moyennant 3 milliards d’euros généreusement accordés par Angela et dont le pays est perclus de dettes vis-à-vis des banques européennes. Il ne faudrait pas qu’une défaillance des créances sur les Turcs nous refasse le coup des prêts à la Grèce à la puissance 4. Comme quoi, les intérêts utilitaires font aisément pièce à la morale et à la démocratie qu’Erdogan à réduit à zéro en Turquie.
Il faut aussi tenir compte de ce que l’UE est incapable de s’unir tant vis-à-vis de Trump que d’Erdogan ou de la théocratie iranienne. Mis en concurrence par le SLC européen et ordo-libéral, les pays de l’UE ont des intérêts divergents et forment une cohue de nationalismes tirant à hue et à dia. Et notre Maqueron s’était imaginé mettre de l’union dans ce bouzin! Il voulait une Europe de la défense et cela balbutie car les pays de l’Est ne croient qu’en l’OTAN et au parapluie américain assuré sans payer, il préconisait un budget et un gouvernement de la zone euro et Merckel l’a envoyé chier, il voulait des listes internationales pour les européennes de 2019, nein. Cela amène à une réflexion plus profonde.
La nation est l’idée la plus dangereuse du monde: communautarisme, xénophobie, repli en sont les caractéristiques les plus proéminentes et probables. Cela tue l’universalisme et l’internationalisme de l’humanité. Merckel et Maqueron sont, eh oui, internationalistes mais c’est l’internationale du kapital, du fric, du commerce, du libre-échange sans frontières, des dividendes, des paradis fiscaux, des inégalités monstrueuses… Cela n’a rien à voir avec l’internationalisme de l’humanité tout entière, du partage, de la solidarité, de la justice, de la défense de la nature… à l’échelle mondiale. mais il y a une profonde différence entre la Doryphore et le Francaoui. Ce dernier est un internationaliste unidimensionnel fan du SLC, prêt à faire disparaître la nation au profit du kapital. Angela, quoique internationaliste du SLC, poursuit la politique allemande: restaurer la nation tudesque (car elle a compris que la nation est le seul moyen de tirer son épingle du jeu dans le SLC, ce que ne voit pas SAI Maqueron) et lui donner le premier rôle en Europe en tirant le meilleur parti du SLC au profit de la Doryphorie. Bref, elle se set du SLC pour défendra sa nation ou elle se sert de la nation pour vaincre les autres pays grâce au SLC.
Le pire, c’est qu’Angela a raison: s’appuyer sur sa nation tout en propulsant le SLC en sa faveur est cohérent; ce qui ne l’est pas de jouer pour lui avec une nation qui n’en veut pas et que Maqueron s’applique à y plier afin de la faire disparaître. Si la nation est un truc horrible instrumentalisé par les politicards et les démagogues après les fascistes et autres nazis, il se trouve que le SLC qui la détruit reste pourtant le seul rempart actuel contre ledit SLC. A condition de mener une politique de positionnement d’icelle dans un internationalisme de la solidarité et non d’adhésion au libre-échange sans frontières. Maqueron a choisi pour nous: non défendre la France, ni l’internationalisme ni la planète, mais la fondre dans l’UE et l’OMC.tant que le SLC règne partout (OMC, IFI, OCDE, G quelque chose, gouvernements libéraux, phynance, multinationales…), seule et hélas la nation pourrait protéger s’il a un une démocratie réelle et un gouvernement ad hoc. Verstanden, capitaine Maqueron avec Nemo, le seul qui du flair?

Comment le pouvoir politique se met-il au service du kapital?

Posté : 16 août, 2018 @ 11:25 dans politique | Commentaires fermés

Elémentaire, mon cher Watson: par les taxes et impôts et par les règles et autres lois ou normes étatiques. Toute l’astuce consiste à transférer en loucédé les charges sur le vulgum pecus et à se servir des normes pour favoriser les acteurs du SLC. Voyons en quelques exemples patents.
La libre circulation des capitaux, décidée au niveau de l’UE et cela sur le monde entier (là sur demande du gouvernement doryphorien afin de mettre tous les pays, et surtout la France, sous contrôle des marchés financiers internationaux) a permis aux capitaux de partir en permanence là où il y avait les salaires les plus bas et le moins de règles ou de fiscalité et, aussi, dans les paradis fiscaux faute de contrôle des changes et des mouvements de fric. C’est l’arme fatale du SLC via la financiarisation de toutes les économies, la même logique de rentabilité, qui plus est à court terme, et les mêmes normes comptables et de résultat règne partout.
L’érection de la concurrence « libre et non faussée » comme principe directeur de l’UE et des gouvernements, ce qui a permis, à grands coups de « directives » et de jugements de la CJUE (considérés ensemble comme supérieurs aux lois nationales depuis 1964) de casser peu à peu les services publics et les EPIC gérés par l’Etat. Il s’agit de la mise en place de l’ordo-libéralisme teuton qui consiste à gouverner par les lois décidées par les représentants légalement élus, le tout sous leur cristallisation dans la Constitution et le contrôle des juges constitutionnels. rappelons que les services publics et les EPIC (prix réglementés et égalité de traitement des usagers) servent la justice sociale puisque tout le monde y a universellement accès.
Les taxes dites de « contribution au service public de l’électricité », notamment pour financer le développement de l’éolien, sont payées avant tout par les petits consommateurs domestiques et créent une concurrence déloyale à EDF. Résultat: l’ensemble des taxes sur l’électricité dépasse 50 % du prix, ce qui est la réinvention de la gabelle! De même les taxes sur l’eau et l’assainissement sont essentiellement payées par le petit consommateur, y compris une taxe « abracadantesque » sur les voies navigables! De même, les taxes sur le gasoil sont payées par les automobilistes car les agrigulteurs et les routiers sont détaxés; Rappelons qu’un camion de 40 tonnes use la route 10 000 fois plus qu’une auto!
Les normes sont maintenant établies par des « Agences » soi-disant indépendantes de l’Etat mais pas du tout des industriels qui y siègent en masse. C’est pourquoi, par exemple, les normes sur la pollution du diesel sont largement inférieures à celles demandées par les travaux scientifiques indépendants. De même, les normes de toxicité des produits (coproduites par des agents de l’Etat et les lobbys industriels) sont toujours minimales et établie suivant un principe qui remonte au 16ème siècle (la DJA, dose journalière admissible). La DJA est faite produit par produit sans tenir compte des effets cocktails (conjonction de plusieurs toxiques), ni de la durée d’exposition, ni du moment de l’exposition (par exemple pour les foetus des femmes enceintes pour les parabènes, les phtalates, le bisphénol A…). Itou pour les médocs.
Les listes de pesticides et de semences admis sur le marché sont établies conjointement avec les lobbys agro-alimentaires; d’où l’interdiction du purin d’ortie ou des semences rares et anciennes! L’INAO pond les AOP sous la direction des Lactalis et consorts (bouffe industrielle standardisée). Et, par exemple, l’AOP Cantal permet de faire ce fromage ancestral avec du lait pasteurisé et provenant de n’importe où. Un excellent cantal bio, produit à Salers, n’a pas eu l’AOP! Le Camembert authentique a dû le faire marquer (vrai Camembert de Normandie) sur son étiquette pour le différencier de l »AOP Camembert négociée avec l’INAO (lait pasteurisé et venant d’ailleurs et sans forcément de vaches normandes) donnait à droit à l’appellation Camembert de Normandie au lieu de fabriqué en Normandie! Itou pour le Roquefort fait avec du lait de brebis corses ou grecques et pasteurisé!; on assiste donc à la partition du marché entre faux produits ancestraux, fabriqués en masse, plâtreux et surtout exportables (et aussi importables s’ils ont les mêmes normes…) et vrais produits locaux mais réservés à une clientèle riche. Il n’y a toujours pas d’obligation d’affichage de « nutriscore » sur les produits alimentaires, d’interdiction de la pub visant les enfants (La télé publique y aurait perdu des ressources… comme les autres), d’obligation de traçage des provenances. A qui profite ces crimes?
La médaille d’or de la complicité Gouvernements-kapital appartient au domaine bancaire. La « banque universelle » francouie (dépôts plus affaires) permet toujours aux banques privées de spéculer avec les dépôts. Les banques peuvent toujours multiplier les crédits (ce qui est une monnaie scripturale par elles créées à partir des dépôts pris comme couverture) bien au-delà de leurs actifs et des dépôts. Le taux d’usure fixé par le gouvernement excède 6 fois le taux actuel des emprunts. Le taux du livret (0,75) n’a pas été revalorisé malgré une inflation de 2,3 % sur un an mobile (juillet 2017 à juillet 2018, en clair, les tout-petits épargnants financent la construction HLM et les banques (car Tsarko leur a donné une bonne part des encours). Un décision européenne, bine évidemment avalisée par la France ,a donné le droit aux banques ene faillite de taper dans les dépôts supérieurs à 100 000 euros et surtout dans les obligations et autres titres de créance détenus par les épargnants.
Vous me direz: les boîtes pourraient faire leurs manipulations toutes seules; objection car il faut tenir compte des élections « démocratiques »; le mieux est donc de transformer la démocratie en voile et de prendre les décisions via des hommes de paille, à savoir les politicards. C’est ainsi que ceux-ci ont accordé aux boîtes le « droit à l’erreur » Maqueron) et ont accepté l’auto-régulation d’icelles au détriment des contrôles publics dont les moyens sont aminés depuis 20 ans. Résultat, Lactalis en France, les lasagnes à la viande de cheval de réforme et l’écroulement du viaduc Morandi à Gênes, l’écroulement d’une partie du soutènement du viaduc de Gennevilliers, l’affaire du Médiator du Loup Servier. Et cela ne fait que commencer.

Radio Maqueron ment, radio Maqueron est allemand

Posté : 8 août, 2018 @ 11:26 dans politique | Commentaires fermés

Comme tous les autres gouvernements, malgré l’installation du « nouveau monde », celui de Maqueron manipule les chiffres, ne collecte que les infos qui lui sont utiles ou l’arrangent, divise pour régner, communique pour séduire et tromper, nous roule dans la farine. En voilà quelques exemples:
écologie: beau discours très prometteur, mais dans les faits le Buzy-Ness (mauvaise combinaison car Mme Buzyn n’est pas Ness du tout c’est plutôt le dragon qui veille sur le trésor) continue as usual au profit des entreprises, notamment agro-alimentaires et de l’agriculture productiviste
justice: le procureur aux ordres du pouvoir veut faire poursuivre les 2 jeunes molestés par Benalla place de la Contrescarpe; « en même temps » le ripou Ferrand de LREM n’est toujours pas mis en jugement…
social: Maqueron nous dit son amour pour la « flexisécurité » chère aux pays de l’Europe du Nord, mais, en même temps, nous prépare une protection sociale de type gibby, c’est-à-dire un simple filet de sécurité ultra minimale pour les seuls plus pauvres, filet payé par ce qui reste des classes moyennes, lesquelles commencent à comprendre qu’elles sont le dindon de la farce
Europe: Maqueron affiche son désir de la réorienter mais au profit d’un SLC pur et dur à y implanter encore plus et surtout en France; Maqueron na toujours pas compris qu’il ne saurait rassembler l’UE car c’est une cohue de pays divisés par le SLC qui y règne depuis l’acte unique de 1986
logement: Maqueron annonce une réforme mais il tape dans les APL et fait vendre les appartements en HLM au profit du marché immobilier et d’opérations individuelles, qui plus sans intérêt vu les charges collectives qui pèsent sur les immeubles
pauvreté et plan banlieue; un projet, reporté à la rentrée, est en cours d’étude après avoir sabordé le plan Borloo, négocié avec les collectivités locales et tous les partenaires concernés (associations, ONG, HLM…)
épargne: l’inflation sur un an en est à plus 2,3 %; le taux du livret A (plus LDD) abaissé à 0,75, et prévu à 050, n’est pas révisé, ce qui spolie les petits épargnants
dialogue social à l’agonie et sur le thème: vous palabrez et je décide; attaques en règle contre tous les corps intermédiaires s’opposant à la toute-puissance du jacobin Maqueron
formation; le droit à la formation continue (FPC) est monétarisé à un niveau ridicule (500 à 800 euros par an) et surtout totalement individualisé, le CIF semble disparaître… la gestion collective est jetée par dessus bord
pratiques politiques: centralisation à outrance chez le Zident qui s’entoure de sa garde prétorienne de féaux et prébendiers et qui veut abaisser les droits du parlement et éloigner les représentants des lieux de vie des citoyens (scrutin législatif sur d’immenses circonscriptions et scrutin national aux européennes de 2019, ce qu’achève le multi-mandatement)
agro-alimentaire; il n’y a toujours pas affichage obligatoire de la qualité des produits et de leur nocivité pour la santé, ni interdiction des pubs visant les enfants (cela ferait perdre des ressources aux chaines publiques et privées), ni indications de traçage de l’origine des produits. L’INAO, organe gouvernemental, continue de gérer les définitions des AOP avec les firmes agro-alimentaires; la liste des semences et des pesticides autorisés sur le marché est toujours établie par les boîtes avec l’aval du pouvoir.
gouvernance: on raffine l’approche technocratique, problème par spécialité sans vue d’ensemble afin que les citoyens ne puissent faire les liens entre décisions et analyser les conséquences sur d’autres domaines de décisions sectorielles. Je vais en analyser un exemple monstrueux, celui de l’augmentation de l’âge de la retraite (passé à 62 ans en 2010). On constate aujourd’hui (ce qui était largement prévisible chez les non-comptables et non-technocrates) que les congés-maladie chez les vieux au travail grimpent en flèche; de même que le chômage (transfert de la charge à l’UNEDIC) car les plus de 55 ans sont jetés en dehors des entreprises et que, ensuite, l’ASS (aide d’Etat avec nos impôts pour les fins de droit). Car les entrepreneurs francouis n’ont pris aucune disposition, (sauf exception de formation des jeunes ou d’expertise rare) pour aménager les conditions de travail des séniors. C’est tellement moins coûteux de prendre un jeune bien moins payé à la place. le patronat français conserve donc son titre de plus rétrograde au monde et et s’exécute que si la loi, que ne prennent jamais maintenant les politicards, les y oblige. Et vive l’auto-régulation si chère à Maqueron. On constate aussi que l’opération retraites (ce qui va être aggravé par le système par points) a consisté à reporter la charge sur des budgets voisins au nom du déshabiller Pierre pour vêtir Paul. Serait-il possible de demander à nos élites techno et spécialisées de faire l’intégrale des conséquences sur les différents domaines impactés avant de décider d’une mesure limitée à un secteur et partielle? Bref d’avoir un raisonnement systémique et transdisciplinaire? Et englobant le qualitatif et le quantitatif hors approche purement comptable (et comme disait l’autre, dans comptable, il y a table…). Cela confirme que toute la « gouvernance » gouvernementale consiste à déplacer les charges au gré de la possibilité de taxer certains plutôt que d’autres (j’ai déjà donné il y a quelques temps l’exemple de l’eau utilisée à 70 % par l’agriculture exonérée des charges de traitement des eaux usées et des travaux d’aménagement par les agences de bassin!). Comme le couillon de payeur en dernier ressort (c’est-à-dire le consommateur) ne peut voir les transferts faute d’infos, il ne comprend pas qu’il est systématiquement plumé par la connivence, sinon, la corruption, entre industries, producteurs et pouvoir politique SLC.
Je me suis demandé trop longtemps pourquoi la loi Leonetti sur l’euthanasie était si timide. J’aurais pas dû car c’est évident: c’est pour permettre aux cliniques (les hôpitaux y balancent rapido les patients) et autres maisons médicalisées de continuer de toucher le plus longtemps le fric de la Sécu et des parents, dont les proches, bien que réduits à l’état de légume ou pas loin et ayant dit leur volonté de ne pas vivre ainsi, sont prolongés sans vergogne. Et après on accuse le trou de la Sécu! je l’ai compris quand mon jumeau est tombé dans cet état alors que j’aurais pu y penser tout de suite. Le fricophone Maqueron et la fricofaune n’y changeront rien. Et en plus, il y a tous les curetons pour s’y opposer alors que Maqueron recherche leur appui électoral.

A propos du racisme

Posté : 4 août, 2018 @ 10:49 dans politique | Commentaires fermés

Le gouvernement, dans sa grande intelligence énarchique, vient de faire supprimer le mot race de la Constitution. Voilà du symbolique qui ne coûte pas cher et fait le bonheur clientéliste du bobo moyen qui préfère les symboles aux réalités pour se forger une bonne conscience à l’épreuve de la politique politicienne. Car ce qui est non seulement inapproprié mais encore la source de bien des exactions commises contre les personnes et les communautés, c’est le racisme lequel est déjà dans le collimateur de n +1 lois. Enlever seulement le mot race, c’est faire comme l’imbécile qui regarde le doigt quand le sage lui montre la lune. Qu’est-ce donc que le racisme et qu’a-t-il permis, autorisé, légitimé? Il y a plusieurs formes de racisme mais toutes stigmatisent au nom d’une différence transformée en infériorité; c’est cela le racisme: faire d’une différence, le plus souvent très minime, une justification à prendre autrui pour un sous-homme que, dès lors, on peut exploiter, maltraiter, transformer en esclave, voir éliminer. Cette justification a deux sources possibles: le racisme effectif de parties de la population ou de partis populistes qui l’instrumente; le racisme légal tel l’apartheid, celui des USA avant les droits civiques et, peut être bientôt, celui de « l’Etat juif », le racisme en quelque sorte communautariste qui exclut les autres à l’extérieur de la communauté.
On a plusieurs domaines de différence: les préférences sexuelles, la couleur de peau (il ne peut y avoir de races du point de vue ontogénétique qui concerne toute l’espèce humaine mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir de différences épigénétiques), l’ethnie au point de vue culturel, la culture (au sens d’us, coutumes, traditions, pratiques, représentations, modes de pensée…), la religion, le genre. Le relativisme pluraliste nous dit que toutes les cultures, portées, véhiculées par des communautés et intériorisées par des personnes, se valent, sans hiérarchie. OK, j’adhère et beaucoup de monde aussi. Et les droits de l’homme, proclamés en 1948 à l’ONU (déclaration de Philadelphie) affirment que nul ne peut être discriminé en fonction des différences susdites. Las, les droits de l’homme ne sont pas considérés comme universels par bien des pays siégeant à l’ONU, soit parce que ce sont des Etats totalitaires, soit pour des raisons de conflits ethniques, soit pour la religion ou la culture « nationale ». Et, hélas et en outre, bien des pays soi-disant démocratiques piétinent lesdits droits de l’homme au nom de la sécurité ou par populisme. Et ce n’est pas en supprimant le mot race qu’on résoudra ces problèmes de fond.
Il ne faut pas oublier que la différence peut ne pas indiquer une hiérarchie; elle peut être un marqueur d’identité pour une communauté qui tient à se démarquer et à se faire reconnaître dans le champ sociopolitique. Mais, à ce moment-là, elle a pour tendance d’exclure, ce qui nous procure notamment des replis communautaires voire des nationalismes exacerbés. Et cette exclusion de l’autre ou des autres groupements peut aisément se retourner en racisme à l’envers.
On ne peut, au nom de l’égale dignité de tous les hommes (au sens de genre humain, anthropos), critiquer les personnes ou les groupes. mais cela ne saurait interdire d’avoir un oeil critique sur leurs conceptions culturelles, religieuses, politiques ou autres. Si toutes les cultures ont la même valeur, cela ne signifie pas qu’on puisse accepter, ici dans notre culture sociopolitique démocratique, pluraliste, critique, libérale, égalitaire, des pratiques ou des idées qui la sabordent ou lui sont radicalement contraires. Elles sont critiquables sur le plan du débat et certains de leurs comportements ne sont pas acceptables du point de vue de la cohésion sociale globale, de nos valeurs et de notre conception des droits de l’homme. Et ce n’est pas du racisme; c’est protéger nos libertés et notre mode de vie et de pensée contre le sexisme, l’imposition de normes liberticides, la disparition de la neutralité du droit et du politique envers toutes les conceptions du monde, la perte du principe de l’égalité femmes/hommes, etc. Il n’y a aucune « phobie » par rapport à une doctrine; simplement la critique de celle-ci quand elle s’en prend à nos idées et à nos institutions. S’opposer au fascisme, au nazisme, à l’islamisme, aux radicaux religieux et autres « orthodoxes » sectaires, etc., c’est seulement conserver notre république malgré ses défauts et disposer toujours d’un espace public de mise en expression et en débat. Ce n’est pas du racisme mais de la liberté de penser et de s’exprimer. Sinon, un jour ou l’autre, ceux qui se servent de nos libertés soi-disant purement occidentales et sans caractère d’universalité, finiront par les supprimer au nom de leur doctrine.

EDF contre SNCF: la lutte entre services publics pour faire oublier la privatisation de tout

Posté : 1 août, 2018 @ 10:29 dans politique | Commentaires fermés

L’incendie de la sous-station Harcourt ou poste haute tension (PHT) a privé la gare Montparnasse du courant approprié (c’est pas du 220v) pour alimenter les trains et les ateliers d’entretien des TGV, d’où une pagaille noire un an après la panne des appareils électroniques ou électriques ici même l’an dernier. Du coup, la SNCF, encore étatisée, et EDF, service public transformé en SA avec 82 % de détention étatique des titres se tirent la bourre et se renvoient la responsabilité des faits. « En même temps », l’affaire Benalla montre les effets d’une privatisation de la sécurité du résident à l’Elysée. Gageons que la lutte SNCF/EDF sera une occasion de plus de dire que le public ne vaut rien par rapport à la gestion privée alors même que le nervi présidentiel montre ce qu’est ladite gestion. Or les torts sont largement partagés pour, de chaque côté, des raisons d’économies sordides dues à la mis en place de la logique « rentabiliste » du privé dans les services publics.
Le PHT qui a pris feu date des années 50 et les câbles électriques sont enrobés d’une matière totalement obsolète (qui a pu en outre être entamée par des rats); il n’est donc pas étonnant qu’il y ait eu surchauffe par suite de la canicule. Cela montre un défaut d’entretien pour faire des économies de bouts de chandelle. Ce défaut se trouve un peu partout, notamment dans les investissements routiers, les routes étant en mauvais état, comme le viaduc de Gennevilliers, ce qui est à l’origine de 45 % des accidents. on constate aussi la diminution continuelle des contrôles de l’Etat au profit (c’est le cas de le dire) du soi-disant autocontrôle privé, ce qui nous a valu l’affaire Lactalis. On peut encore plus s’attrister d’une décision gouvernementale qui donne aux entreprises et aux fraudeurs un droit à l’erreur! Quant à la SNCF, elle est victime de son refus de payer à EDF une alimentation de secours, ce qui a fait qu’elle n’était forunie que par le PHT qui a brûlé!
Pendant la destruction lente et programmée des services publics, tous contraints à la gestion financière libérale (comme les hôpitaux via la T2A), le privé s’est goinfré: compagnies des eaux concessionnaires, partenariats privé-public (hôpitaux, prisons, palais de justice, immeuble de l’armée, etc.), grands travaux inutiles (exemple: le tunnel sous les Alpes pour une ligne ferroviaire Lyon-Turin), privatisation des autoroutes sous l’hipponyme Galouzeau de Villepin; puis récemment accord entre le ministère de la santé et Bigpharma pour assurer à cette dernière un marché en croissance continue, appel du gouvernement contre l’arrêt du tribunal administratif contre Europa City, concessions minières et pétrolières (dont mine d’or en Guyane), modification en loucédé du code forestier pour donner 200 hectares de forêt à Central Parcs à Roybon (notre roi est bon), semenciers ou « pesticidiers » qui établissent avec l’Etat la liste des produits autorisés sur le marché, INAO qui établit avec l’agro-alimentaire les normes des AOP pour favoriser les fromages industriels pasteurisés et au lait venant de partout! Et que fait la Hulotte, notre ministre de l’écologie devant cette faveur permanente envers le Kapital au nom de la croissance sans fin contre l’environnement et ses habitants?
Et l’affaire Benalla nous prouve que non seulement tout se privatise au détriment des fonctions publiques, mais encore que cette privatisation s’accompagne dans certains cas d’une personnalisation. Ce n’est pas étonnant: un monarque muni de la toute-puissance de l’Etat s’entoure toujours de féaux, de copains, de copains, d’une cour qui rappelle l’heureux temps de la féodalité. Et ainsi le monarque peut attribuer des marocains selon son bon plaisir. Inch Benalla…

Quelques nouvelles du contexte SLC

Posté : 28 juillet, 2018 @ 10:49 dans politique | Commentaires fermés

Les dernières stats trimestrielles du chômedu en France viennent de sortir; ce n’est pas le lancement de la victoire contre icelui annoncée au nom des réformes Maqueron consistant à donner du pognon aux riches et aux boîtes pour qu’ils investissent et créent des emplois. C’est la politique de l’offre via le « ruissellement » de la richesse et en vertu du théorème du teuton Schmidt: l’épargne d’ajourd(hui donne l’investissement de demain et les emplois d’après demain. Et c’est à ce vieux postulat, invalidé depuis belle lurette, que SMI Maqueron se réfère au nom de sa conception du nouveau monde!
Voyons les chiffres: catégorie A (les n’ayant pas travaillé du tout et, naturellement, inscrits): plus 0,2 % à plus de 3 millions six, les catégories B et C (à temps partiel, en sous-emploi et cherchant mieux): plus 6,5 %, les chômeurs de longue durée: plus 7 %. Naturellement les commentateurs, souvent pro Maqueron, interprètent ces mauvais résultats: un creux lié à la grève de la SNCF et aux craintes sur la commerce mondial à cause du trumpisme, une conséquence de l’arrivée sur le marché du travail de classes démographiques nombreuses nées il y a 20 ans. Mais, donc, ça va repartir après ce trou d’air. On n’a évidemment aucune référence sur la nature des emplois, mais ces derniers temps quelques études ont pointé l’expansion sans contrôle des CDD de moins d’un mois qui coûtent très cher à l »assurance chômage. C’est pourquoi le gouvernement voudrait taxer les contrats courts plus ou moins revolving mais il la peur de froisser le MEDEF. On ne sait guère où trouver les heureux entrepreneurs travaillant pour Uber, Deliveroo et consorts.
On a eu droit aussi au « benchmarking » qui nous fait comparer aux autres pays d’Europe. On est effectivement très loin des 5% de chômage affiché par la Doryphorie; mais les commentateurs oublient de rappeler que la Teutonie a une démographie en chute libre et qu’il y a 7 millions de « minijobs » à temps partiel surtout dans les services et pour les femmes et à 450 euros par mois et sans protection sociale. Le Portugal est présenté comme un champion et reçoit un prix de vertu avec sa descente à seulement 7 % de chômeurs. Sans doute, mi=ais ne serait-ce pas légèrement dû aux causes suivantes: exil de très nombreux jeunes faute de job, démographie en berne, non-inscription au chômedu par désespoir de trouver un emploi et départ dans toute l’Europe de « travailleurs détachés »? Des stats sans commentaire et recherche des raisons ne valent rien. Par ailleurs, on sait que ces stats sont truquées à la base car elles comptent, par exemple, un demi emploi pour un entier!
Autres joyeusetés des commentateurs journalistiques et politiques ou économiques: les attaques contre Trump à cause de sa virulence contre le libre-échange. Or, même si c’est pour de mauvaises raisons, c’est une bonne nouvelle pour la planète que des marchandises fassent 10 000 km pour être exportées et que la croissance diminue car cela lui économisera des dégradations en plus ou les ralentira. En France, les analystes pleurent sur le fait que le PIB n’a augmenté que de 0,2 % au 2ème trimestre faute de consommation, Eh bien, c’est encore une bonne nouvelle car cela évite de dégrader la balance commerciale du pays en important des bagnoles teutonnes ou des cerises du Chili? Je proteste depuis longtemps contre cette ineptie de compter la consommation dans le PIB même s’il ne s’agit que de valeur ajoutée en France par le réseau de vente!
M. Juncker, l’escroc du fisc luxembourgeois, négocie tout seul avec Trump sur le commerce USA-UE. L’UE importerait donc notamment du gaz de schiste, voire du soja OGM… Et vive l’écologie et les normes européennes. En contrepartie, Trump ne taxera pas les bagnoles…tudesques. Il est visible de constater une fois de plus que celui qui devrait s’appeler Junker (nom des hobereaux prussiens militaristes et soutiens du Kaiser) car c’est die Grosse Angela qui l’a fait nommer à la tête de la grosse Kommission de Bruxelles. Et les USA ne renonceront pas aux privilèges donnés aux firmes US pour fournit les marchés publics… Vive l’UE qui travaille pour sauver les miches de la Vert-de-Grisie (je parle de ses gouvernants).
Le feuilleton Benalla continue; il est interviewé dans des médias fort complaisants (Le MONDE, TF1) où il se dit bon citoyen volant à la rescousse de l’ordre public et sans la moindre violence. Pour TF1, il s’est rasé sa barbe d’apparence islamique et a chaussé des lunettes pour faire posé et intello. Las, une nouvelle vidéo, qu’il croyait avoir effacé de force, vient de sortir et elle prouve le contraire. Le comique Maqueron continue d’assumer la responsabilité alors que l’article 68 de la Constitution le dit irresponsable sauf en cas de haute trahison!

Enfin Zorro-Maqueron est arrivé sur son blanc destrier

Posté : 26 juillet, 2018 @ 11:26 dans politique | Commentaires fermés

Après la Tornado politicienne et médiatique, Sa Majesté Impériale (SMI) qui s’était cantonnée dans le silence pendant près d’une semaine a exprimé ce qu’elle avait dans le citron. Mais devant ses copains du gouvernement et députés LREM et visiblement avec une langue de bois fourchue. Hugh, comme disait Capet ouvrant son clapet rond (référence à Clapeyron, grand spécialiste des locomotives à vapeur et des régulateurs à boule). Dans le flou artistique, à la manière d’Hamilton, c’était du grand tard. Faut-il que je vous z’aide à décrypter le message?
SMI, grand soutien du FMI, a dénoncé les « faque news » de la presse et des politicards-opposants voulant monter en mayonnaise une simple péripétie et une affaire de basse police. Benalla n’avait pas un appartement de 300 m2 dans l’immeuble du quai Branleurs d’Etat (mais il en avait obtenu un après ses exploits du 1er mai et de 80 à 100 m2 quand même et après réfection antérieure aux frais des contribuables); il ne gagnait pas 10 000 euros par mois (de 5 000 à 7113 suivant les sources quand même; il n’était pas mon amant (et de Madame? Un aimant peut être polarisé par SMI?); il n’avait pas les codes de la force nucléaire francouie (mais un badge H pour circuler à l’assemblée nationale et peut-être une habilitation secret-défense); il m’a trahi (et pourtant il a été opérationnel deux mois et demi après sa trahison!). Il a été sanctionné par 15 jours de mise à pied sans salaire et avec mise au placard (ah bon? car on apprend qu’il a touché ledit salaire en mai et que le fric ne lui sera repris que sur ses droits à congé comme pour un vulgaire gréviste CGT à la SNCF, car il a continué d’agir en électron libre ensuite; ah bon, est-ce une sanction suffisante pour une trahison?). On voit que la dérision pestilentielle en forme de défense pro domo reste dans le flou at quand c’est flou il y a un loup comme dit la mèremptoire Aubry.
La presse s’est jetée sur l’affaire comme la vérole sur le bas clergé breton pour la transformer en scandale d’Etat. Putain de médias qui jusqu’ici ne lui avait tressé que des louanges, l’avait montré, lui et la douairière Trognon (au sens populaire de l’expression: c’est trognon) sous toutes les coutures façon les albums de Martine et l’avait comparé au grand Charlie (couture). Et salopards d’opposants politiques qui se refont la cerise sur une petite turpitude et veulent faire capoter la grande réforme constitutionnelle et autres lois majeures en préparation (sur l’asile et l’immigration, sur la formation professionnelle). Tout cela n’est qu’une affaire judiciaire; il peut le dire vu que personne n’accuse les institutions absolutistes de la Vème.
Il vous faut un responsable, eh bien, c’est moi et j’assume et venez me chercher. Quel courage, quelle vertu républicaine! En premier lieu, qu’il soit le responsable (mais pas coupable de ce coup de sang d’un Rambo de carnaval), c’est un secret de polichinelle car il s’occupe de tout et car ses sbires (Côlon, Delpuech…) ont botté vers l’Elysée. Quand on est monté sur le pavois, on y est bel et bien seul. En deuxième lieu, comment peut-on aller le chercher, lui qui est protégé par toutes les polices de France et de Navarre, mis hors jeu par une Justice qui ne va traiter que du volet judiciaire de l’affaire, assuré d’être défendu à la chambre par sa majorité de godillots, séparé du bas peuple et de la justice ordinaire par la Constitution de 1958 et la « séparation des pouvoirs » (belle fiction alors qu’il détient tous les pouvoirs via ladite Constitution ). A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, pourrait dire ce néo-Cid anti pesticides du 21ème siècle. Sauf qu’il y aura ensuite des élections (européennes en 2019, municipales en 2020, présidentielles et législatives en 2022). Aussi va-t-il tout faire pour ensevelir le scandale sous un tombereau de Com. et de réformes qu’il faut achever avant d’être viré en 2022 car il lui sera difficile de rallier le bon peuple à son panache sali (on ne peut dire l’athée sali). Comme on disait en droit; nemo auditur turpidinem suam allegans (nul ne peut être entendu quand il excipe de sa turpitude; jugement de la Cour de Cass au 19ème siècle à propos de bidets non payés dans un lupanar).
On constate avec amusement que la camarilla maqueronienne qui avait adopté un profil bien bas pendant le silence de Jupiter, s’est retrouvée sacrément requinquée après ce beau discours qui lui a fourni ses éléments de langage pour cacher le pipi de chat (au sens du bavardage sur les réseaux sociaux). Il n’empêche, le Zident et elle ont la gueule bien enfarinée et la tempête va continuer de sortir du verre d’eau où on prétend la maintenir.
PS: j’ai constaté que mes écrits sont suivis par des taupes du pouvoir, voilà qui va justifier leur travail.

L’Infini politique, les zéros citoyens et le SLC

Posté : 26 juillet, 2018 @ 9:39 dans politique | Commentaires fermés

La démocrassouille libérale et représentative est fondée sur l’idée que le pouvoir politique, devenu Etat, est neutre, ainsi que le droit, par rapport aux conceptions du monde (religieuses, idéologiques, économiques, morales) et aux actions ou structures économiques, que le système électoral représente bien tous les acteurs et assure l’émergence d’un intérêt général légitime. Elle assure que la finalité princeps est le respect des droits individuels et la liberté (« négative », car limitée par celle des autres et les interdictions légales) de tout un chacun. Et que la société n’est qu’une collection de personnes en interaction, ce qui oblige à la création d’un Etat pour la coordonner. Cette doctrine traditionnelle est mise à mal par l’apparition actuelle de plus en plus de centralisation, de normes, de « démocratures », de mouvements sans Etat, de revendications régionalistes. L’Etat ne cesse de se développer et de se renforcer un peu partout dans le monde. Les analystes du politique, les libéraux sans profondeur et idéologues, tel l’inusable Alain Duhamel, ne s’intéressent pas au phénomène. Ils en restent à l’Etat libéral en surplomb de la société afin de la réguler, d’assurer sa stabilité et sa cohésion et de garantir les libertés civiles et les droits subjectifs. Sans voir que lesdits libertés et droits se réduisent comme peau de chagrin à la faveur de la centralisation et de la répression des oppositions. Ils en restent au fameux contrat libéral entre le renard libre et les poules libres, entre les baleines du business et du pouvoir et le krill des individus atomisés. Bref, ils n’y comprennent rien et surtout ils n’essaient pas de comprendre car pour eux nous sommes dans « le meilleur des mondes possibles ».
C’est pourtant facile à comprendre si on se rapproche des magnifiques analyses du toitalitarisme conduites par la philosophe Hanna Arendt il y a plus de 60 ans. Complétées par les analyses récentes sur la lutte pour la reconnaissance (Honneth, avec reprise de la pensée de Hegel sur ce point), Elles montrent qu’il y a d’un côté des individus atomisés par le libéralo-capitalisme, individus dont la massification en foules dangereuses est le corollaire de leur réduction à des zéros politiques et, de l’autre, un pouvoir, absolu, infini en tant que transcendant les individus. Ces derniers refusent d’être réduits à des pions sur le marché libéral et cherchent par tous moyens une reconnaissance sociale et du sens pour leur vie. Car, contrairement aux présupposés anthropologiques du libéralisme économique (et aussi largement politique), les hommes ne sont pas mus que par leurs intérêts égoïstes; ils ont aussi une sociabilité (Aristote: l’homme est un animal politique et sociable ou la sympathie d’Adam Smith dans sa théorie des sentiments moraux que les libéraux de l’économie ont jetée à la poubelle de l’histoire), une spiritualité, un besoin de signification, une revendication d’identité propre et de reconnaissance… Las, les individus sont tellement séparés, divisés, atomisés par le SLC et le suffrage purement individuel dans les démocrassouilles représentatives qu’ils sont à la merci des démagogues politiques voulant instrumentaliser le pouvoir pour asseoir leur règne, des idéologies de la violence, des religions de réconfort et des « entrepreneurs de religion ». Ce qui nous a donné les totalitarismes nazi et soviétique en tant que religions profanes et, ensuite, les théocraties électives ou la mise sous la coupe des religieux des démocraties formelles.
Arendt avait sous les yeux les conséquences d’un capitalisme sauvage et sans freins, les dévastations guerrières et génocides des fascismes et communismes, qui furent calmés pendant 30 ans (les « 30 glorieuses » de 1945 à 1975) par les Etats-providence d’après guerre. Las, dès les années 1980 le libéralisme s’est vengé, a pris le pouvoir et a installé un SLC concurrentiel mondialisé tout aussi dérégulateur que le vieux capitalisme, quoique plus financier qu’industriel. On a vu alors se mettre en place une relation complexe entre le pouvoir politique infini et tout-puissant, la démocratie des individus-zéros et le marché du libre-échange globalisé. Les individus ont été encore plus atomisés par la complexité sans cesse accrue de la division technique, sociale et politique du travail, par la naissance des communautarismes, par l’individualisation et l’évolution des moeurs, par les revendications identitaires, par la consommation personnelle et ostentatoire encouragée par la publicité afin de vendre toujours plus, par la concurrence entre tous, par le creusement abyssal des inégalités de revenu et de patrimoine. Le capitalisme, fondé sur l’accumulation, l’accaparement ou appropriation des biens tant personnels que communs, la privatisation de tous les domaines juteux et la course sans limites au profit, n’a cessé de se concentrer tout en détruisant la planète et les concurrents les moins compétitifs. Les gens, les groupements, les pays sont devenus à la fois plus interdépendants et mis en situation antagonique, ce qui a fait monter la conflictualité sociétale entre des intérêts concurrents ou négligés par les puissances installées et leurs bénéficiaires. Les sociétés sont devenues de plus en plus complexes et diversifiées, ce qui a poussé le pouvoir politique à accroître sans fin ses domaines d’intervention avec sa bureaucratie devenue technocratie (expertise spécialisée).
Et dans le temps même où les conflits se multipliaient par suite des désordres et de la perte de sens et de cohésion sociale impulsés par le SLC, le pouvoir politique a réagi de deux façons. Il a sans cesse augmenté la répression juridique, judiciaire et policière afin d’assurer « l’ordre public », notamment au nom bien commode de la lutte anti terroriste. Il s’est converti au SLC afin de tirer son épingle nationale du jeu au sein de la concurrence « libre et non faussée » généralisée. Ce qui du reste n’a fait que faire monter aux extrêmes les inégalités en tout genre et casser tous les modèles sociopolitiques non adéquats au SLC. C’est ce qui a détruit l’UE devenue une cohue d’intérêts nationaux et de gouvernements d’autant plus en conflit qu’ils ont la même politique qui les met en concurrence échevelée. Le désordre sans régulation économique n’a ainsi fait que croître et prospérer, ce qui a enclenché le cycle sans fin de la gouvernance autoritaire contre tous les fauteurs de trouble contre « le désordre établi » par le SLC. Dans cette spirale sans fin les gouvernants convertis au SLC ont instrumentalisé l’Etat central pour le mettre au service du capitalisme. Mais il fallait que cela ne soit pas visible car cela était contraire à l’esprit du libéralisme et à sa justification démocratique (neutralité de l’Etat, service de l’intérêt général et respect des droits individuels). L’idée a été simple: il suffisait de conserver les formes de la démocratie libérale tout en la vidant de contenu et de pouvoir. Il suffisait d’installer une démocratie « Canada Dry », sous un « voile d’ignorance » opaque, une « démocrature » à la Erdogan. On a ainsi fait de la légalité majoritaire des élections un principe de légitimité et de l’Etat un infini, un souverain absolu dont les élus sont les propriétaires en même temps que les seuls détenteurs de la construction du bien commun. C’est le rôle de Maqueron, prototype du pouvoir personnel et technocratique que de convertir la France à ce modèle. Muni d’un pouvoir quasiment féodal, le sire Maqueron-Coucy s’est laissé aller aux copinages de féaux. Mais ce n’est qu’un épiphénomène par rapport aux tendances lourdes de la collusion entre les dirigeants élus et les puissances économiques et financières du SLC… L’affaire Benalla relève du doigt que montre le chef et des imbéciles journalistiques ou des LREM énamourés qui le regardent au lieu de la réalité des processus de domination en cours.
Les politologues, les politicards, la plupart des médias entretiennent le mystère et la confusion en ne traitant que de la surface des choses. Ce qui est profondément caché, c’est la nature monarcho-présidentielle du pouvoir liée à la Constitution de la Vème ripoublique et, plus enterrée encore, la symbiose SLC, pouvoir politique et puissances d’argent. Maqueron n’est pas grand chose mais il dispose de la toute-puissance de l’infini étatique. Et songeons à ce qui pourrait arriver en 2022: que le pouvoir tombe dans les pattes d’un populiste extrémiste de droite ou de gauche?

La monarchie inconstitutionnelle

Posté : 24 juillet, 2018 @ 10:48 dans politique | Commentaires fermés

Maqueron a perfectionné la monarchie inconstitutionnelle qu’est la Vème ripoublique. On se rappelle la réponse de Tsarko-Witch à laurent Joffrin qui l’avait accusé d’être un monarque : réponse, non parce que j’ai été élu. Avec cette rebuffade, Tssarko-Witch montrait son ignorance de l’étymologie, puisque monarchie signifie gouvernement d’un seul, et de l’histoire, puisqu’il y a eu maintes monarchies électives. Mais Tsarko n’était qu’un avocaillon d’affaires alors que Jupiter est un énarque de l’Inspection des Finances. Eh bien ce régime monarchique s’accentue avec un Zident qui abuse de ses pouvoirs et veut réduire à pas grand chose le rôle du parlement et des corps intermédiaires. Caligula avait nommé son cheval sénateur ; Maqueron a fait nommer un gorille, lieutenant-colonel de réserve ! Avec un très bon salaire qui ressemble à une lettre de cachet. Cela correspond à une république bananière apte à alimenter très correctement le gorille de son président.Car ons se demande ce qui reste de l’Etat de droit et non de privilèges d’ancien régime?
Les péripéties déclenchées par les actes incontrôlés de Benalla (akbar) montrent qu’il avait été nommé par le fait du prince « intutu personæ » et, que de fil en aiguille, une police parallèle et barbouzarde avait été constituée pour défendre le couple résidentiel et bien au-delà. Il a fallu la diffusion inopinée de vidéos et un article du Monde pour que l’affaire, tenue secrète pendant deux mois et demi, fasse surface ; il y aurait donc eu en quelque sorte un cabinet noir à l’Elysée afin de protéger le prince-président tel un vulgaire Napoléon le Petit. Pendant ce temps-là, cet individu de SAC et de corde, ainsi que son ami Vincent (Auriol?) Crasse, ont pu jouer aux flics Barbie en toute impunité et discrétion. Le pouvoir avait fait dire qu’il avait été sévèrement sanctionné (mise à pied de 15 jours et abaissement de fonction) ; cela cadre mal avec le fait que l’on a vu ensuite le nervi pestilentiel paraître aux obsèques nationales des époux Veil, au défilé du 14 juillet et près du bus des Bleus. Qui vraiment se défile de ses responsabilités dans cette affaire abracadabrantesque ? Un enquête conduite par la commission des lois de l’Assemblée nationale », bien que sa présidente LREM ait tout fait pour l’empêcher, devrait faire la lumière sur les événements. Mais il est assez clair que les choses ne remonteront pas jusqu’au vrai responsable, à savoir SA Maqueron 1er qui a nommé le sbire dans sa garde rapprochée, pour ne pas dire prétorienne. Elle commence par auditionner ce jour à 10 heures le ministre Collomb dont le rectum est profondément emmanché par l’affaire gorgeon-Zola. Comme on dit à Lyon, cela va faire un bouchon pour le sinistre à rosette arrosée par ce gorgeon de problème beau-gelé. Cela dit, Benalla n’a pas encore la rosette en tant que signe de faveur du prince; serait-ce parce qu’il serait musulman?
Benalla excipe de l’article 73 du code de procédure pénale pour prétendre qu’il était habilité, en tant que citoyen témoin de désordres, à assister les forces de l’ordre. Or il se trouve que c’était lors d’une manif minuscule et avec des pacifistes non violents (avant la démonstration de force de la maison Royco) place de la Contrescarpe. Des flics là peuvent laisser supposer une provocation policière pour alimenter les télés afin de dresser le bon peuple contre les manifestants du 1er mai…. On constate alors que le rôle de la police n’est plus d’assurer l’ordre public ou la paix pour les citoyens mais de se mêler de politique. Où sont les vieux « gardiens de la paix »? En revanche, nul chez le staff de Maqueron ou dans la police n’a fait usage de l’article 40 qui exige que tout fonctionnaire témoin de telles choses saisissent la justice. Why, si ce n’est au nom du prince? Auditionné aujourd’hui, Côlon n’a rien dit du tout; en revanche le préfet de police de Paris a fait savoir que c’était au cabinet noir de la présidence d’intervenir. Et que c’était dans ce cabinet que la présence musclée de Benalla avait été organisée.
Notre régime de plus en plus monarcho-présidentiel (sans les contrepouvoirs des USA qui sont un vrai régime présidentiel) est celui de la toute-puissance verticalisée du pouvoir personnel. Il ne se sent plus, comme on dit ; il est au-dessus des lois valables au nom de l’universalité et de l’égalité républicaines ; il méprise ouvertement les institutions comme le fit Tonton qui lança sa police secrète contre le Rainbow Warrior, les Irlandais de Vincennes et les journalistes dévoilant l’existence de Mazarine. Ou comme on le vit avec Alliot-Marie et la Justice aux ordres poursuivant, non le crime, mais des révolutionnaires de papier dans l’affaire du « groupe de Tarnac ». De plus et surtout l’autoritarisme descend toute la chaîne de commandement de telle sorte que personne ne peut plus contrer un individu paré des plumes du Maqueron. Cela tombe bien car ces gens-là, trop respectueux du pouvoir perso, trop soumis à leur hiérarchie verticale, ayant abandonné la notion de service public dévoué à l’intérêt général et non à la personne du souverain, feront de très bons lampistes ; c’est déjà fait à l’encontre de trois hauts flics de la préfecture de Paris qui ont remis à Benalla les vidéos des manifs en croyant que c’était la volonté du prince. Ce dernier, pourtant grand twitter en Rafale à l’instar de Trump, et grand communicant et aussi en matière de « revolving doors », se révèle d’une discrétion de violette et laisse ses fusibles monter au créneau pour protéger César et sa Dulcinée du Trop-Beau-Zoo. Car il n’y a plus de souverain sans mystère (20) et sans Mirage ; il faut défendre les corps mystiques et physiques du roi. Car l’Etat-Providence, c’est lui.
Maqueron n’a pas dû lire Montesquieu : le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ; il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. Bien au contraire le pouvoir s’impose sans restrictions en piétinant le droit. On voit cinquante clampins (sur 577) discuter à l’Assemblée nationale de la réforme constitutionnelle car les autres députés savent que ladite réforme est dans les cartons et sera votée par une majorité de godillots quoiqu’il arrive et quels que soient les amendements. Sauf pour le prince qui peut annoncer à brûle-pourpoint que l’année prochaine il restera devant le parlement pour répondre à la représentation nationale. Le prince a fait du principe du contrat asymétrique (du genre de celui passé entre le renard et les poules) sa marque de fabrique : les collectivités locales se sont fait proposer un contrat entre l’Etat et elles sur le thème mafieux : vous signez ou je vous sucre les subventions et dotations. Quelques départements réticents à ce chantage se sont fait exclure de la promesse maqueronienne de compenser les manques étatiques vis-à-vis du RSA par une dotation supplémentaire. C’est du brutal même si le pouvoir n’a jamais tenu ses promesses de compenser au franc le franc les compétences dont il se défausse sur les collectivités locales. Le RSA, créé en 2003, n’est actuellement compensé qu’au niveau des charges de 2005 !
Il y a déjà longtemps que l’intérêt général a été remplacé par la gouvernance politique au profit des puissants. En tant que monarque omnipotent et omniscient, Maqueron entend le supprimer définitivement au profit du SLC. Le pire est qu’il a encore 4 ans pour le faire. Sauf si l’affaire Benalla le torpille en plein vol (de l’argent des Francaouis). je conseille au Zident de partir en vacances avec la chanson de Brassens Gare au gorille.

Son Altesse Maqueron 1er et ses « Joyeuse »

Posté : 22 juillet, 2018 @ 10:40 dans politique | Commentaires fermés

Henri III avait ses « mignons », dont le très jeune duc de Joyeuse était le plus beau fleuron. Contrairement aux insinuations de Le Pen les mignons n’étaient pas des gitons mais de redoutables bretteurs qui formaient la garde rapprochée du souverain. Tout grand homme de pouvoir, à la fois mégalo et parano car entouré d’ennemis, est servi par une cour de fidèles, de chiens de garde plus ou moins prétoriens, d’admirateurs inconditionnels, de féaux énamourés, parfois de sbires et de nervis incontrôlables. Ce qui, naturellement, n’est pas nouveau et montre que notre Zident n’est pas aussi moderne qu’il le prétend ni le pape d’une république « exemplaire ». La vertu, c’est bien, mais la sûreté est incompressible pour les grands manitous du pouvoir. Même de Gaulle avait un SAC à sa main dirigé par l’inénarrable Pasqua. Car un grand homme ne peut pas être trop regardant sur ceux qui le défendent y compris au péril de leur vie. Et l’époque est plutôt à l’opportunisme et aux retournements de veste. Naturellement, les grognards du grand homme sont aussi appâtés par quelques privilèges interdits aux pékins du coin : logement (comme Tonton qui avait logé sa 2ème épouse et sa fille Mazarine dans le même bel hôtel du quai Branleurs d’Etat), bagnole de luxe avec gyrophare, rémunération, décorations, joujoux réservés. Et la barbouze Benalla avait même un badge d’accès illimité au parlement! Et le prince-président l’avait fait nommer lieutenant-colonel de gendarmerie (à 26 ans!) à la vitesse de la lumière qu’il ne fait toujours pas sur cette affaire! Las, la barbouze qui se prenait pour Barbadur est devenue Barbouille. C’est du classique et, pour ainsi dire normal, dans une conception néolithique (mot d’Alain Badiou) de l’exercice du pouvoir. On se demande pourquoi la police avait réprimé une minuscule portion de manif du 1er mai; pour laisser à Benalla une occasion de s’illustrer avec peu de risques? Pour monter une provocation contre une centaine de personnes plutôt baba cools? Cela dit, Benalla est bien à l’image du Zident: un Rastignac hyper ambitieux, narcissique et individualiste comme le veut la mentalité SLC. Que se ressemble, s’assemble, dit la sagesse populaire… Dans les vieilles pratiques, on peut citer le fait que pour protéger le Zident le pouvoir a vite trouvé 3 hauts flics, fusiblés pour l’exemple et qu’il y a toujours deux poids deux mesures pour la justice, très lente pour les protégés du pouvoir, bien plus rapide pour les lampistes et le commun des mortels. Il est dommage que Benalla ne puisse plus aller protéger le Zident et la douairière Trognon à Brégançon; une plongée dans la nouvelle piscine l’aurait refroidi.
Notre CRS (et c’est nous qui payons le casque et les émoluments) en herbe (mais qui touche beaucoup de blé eu égard à son mérite, ce qui est pourtant la valeur princeps de SA Maqueron 1er et du SLC qu’il soutient), est loin d’être aussi mignon que Joyeuse ; il est bien grassouillet, voire obèse, et barbouzard, grossier, brutal, mal attifé, fruste. Mais il est un affidé de la première heure ; cela vaut bien un fromage à 7 000 euros par mois, sans doute. C’est aussi un ex-marocain, faut-il y voir une relation privilégiée avec M 6 ? Mais qui sont les autres Joyeuse de son altesse ? On peut y classer les jeunes et sémillants ministres comme Denormandie, Grivaux, Darmanin, Lecornu et les féaux dans la force de l’âge comme Philippe, Castaner, Ferrand ; la liste n’est pas limitative et, cher lecteur, je vous appelle à la compléter. Las, santo (subito) Manuelo a comme San Antonio, son Bérurier, notre Benalla nommé dare dare. Why, that is the question?
Le Zident-Altesse serait-il gay ? Car il faut bien constater que ses ministres féminin(e)s ne sont pas de première fraicheur ; ce sont pour la plupart des vieilles parfois moches. Il y a un contraste surprenant entre ces deux populations. Et la douairière Trognon avait, pendant la campagne électorale, affirmé avec peut-être trop d’insistance que son Jules n’était pas gay. Ce qui rappelle le mot vachard de Clemenceau à propos de Félix Faure : il se voulait César et ne fut que Pompée. De toute façon, on s’en moque même si les électeurs devraient le savoir au cas où. Ce qui est important, c’est qu’on se leurre en croyant qu’un jeune dirigeant, un bon représentant du « jeunisme » inhérent au SLC comme le montre la flopée actuelle de sémillants gouvernants dans le monde, a de jeunes idées. Eh non, un jeune peut appartenir à l’ancien monde, ce qui est le cas de Maqueron qui se dit partisan d’un nouveau monde, et un vieux peut avoir des idées neuves.

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