les armes de la critique

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Archive pour la catégorie 'politique'

Le pouvoir n’est pas dans la rue!

Posté : 23 septembre, 2017 @ 10:50 dans politique | Commentaires fermés

C’est ce que viens de déclarer le Maqueron, après tant d’autres excellences politicardes; qui plus est, il l’a fait aux USA dans le cadre d’une interview par une célèbre journaleuse yankee. C’est ce que dit le crypto-franquiste Rajoy en Espagne contre les Catalans. Aux yeux des représentants du peuple, ce qui est légitime, c’est la parlement légalement élu. Quand la démocratie a voté, ce sont les élus qui sont légitimes et pas la rue. Qu’en est-il?
Pour qu’il en soit ainsi, il faudrait d’abord que les élus soient légitimes. Passons vite sur ce qui est bien connu: une information insuffisante et biaisée parce que les médias sont dans l’audimat, la pub, le divertissement, le service de leurs propriétaires, tous ou presque des puissants de l’économie et de la finance. Depuis très longtemps déjà, les médias ne sont pas au service de la formation de l’intérêt général et de l’élévation de l’esprit critique des citoyens, mais fonctionnent pour leurs seuls intérêts utilitaires et sonnant et trébuchant. On a bien vu comment le Maqueron a été monté en épingles par les grands médias et pas ses riches amis. Un mode de scrutin parfaitement inique. un cantonnement de la participation du peuple à la chose politique à des élections à la fois sporadiques et momentanées alors que la vraie démocratie suppose processus permanent de mise en débat, d’expression et de participation. Une abstention carabinée car nombre d’électeurs se sont retirés du suffrage: ils ont été à chaque fois cocufiés, notamment par de fausses promesses (la fracture sociale de Chiracos) et par des mensonges cachés (la facture sociale de Zizi Rider). Les 312 députains du Maqueron ont été élus par 15 % des inscrits si l’on cumule l’abstention (57 %) et les votes blancs et nuls (10 %). Or ces 15% ont ramassé près de 60 % des sièges! Et encore ces 15 % ont été largement dus à l’effet anti FN au nom du fameux « front républicain ». De même qu’aux pestilentielles, nombre d’électeurs n’ont pas vraiment choisi mais éliminé. Au 1er tour le Maqueron a eu 24 % des exprimés, soit 18 % des inscrits. Cela c’est de la légalité et pas du tout de la légitimité. En outre le Maqueron a avancé masqué: il avait bien annoncé une réforme du code du travail mais s’était bien gardé de préciser son contenu et surtout il a dissimulé que l’ensemble des réformes envisagées formaient un système dont on ne verra le projet que lorsque toutes les tranches de salami seront coupées et les étapes du découpage d’icelui seront terminées. Et ce système, on le voit bien mieux après l’élection, c’est l’implantation en France du SLC et de l’ordo-libéralisme tudesque. Des demi mensonges et des dissimulations ne font pas une vérité mais une tromperie des électeurs.
En Espagne, Rajoy se drape dans la Constitution qui, comme par hasard, interdit la sécession. Natürlich, comme on dit à Berlin. la Constitution a été établi après la mort de Franco. Est-elle gravée dans le marbre, vaut-elle pour l’éternité, les générations futures n’ont-elles plus rien à ajouter après la disparition de leurs ancêtres? Et c’est sur ces sophismes de politicards, qu’on défend la légitimité des pouvoirs installés légalement?
L’histoire montre que la rue (surtout quand elle est armée) a souvent imposé ce qui est vraiment légitime. L’Irlande a eu son indépendance de même que les ex-colonisés, la monarchie a été abolie en France en après 1789, le suffrage universel a été imposé en 1848, les féministes britanniques ont eu droit elles aussi et pour toutes les femmes au suffrage universel. C’est la rue qui a imposé les avancées sociales de 1936 et de 1968. C’est la rue qui en 1984 a fait ôter la loi Savary contre les écoles privées subventionnées, qui en 1995 a fait reculer les « réformes » Chiracos-Juppé et fait retirer l’infâme CPE en 2006. Encore faut-il qu’il y ait assez de monde dans la rue… Encore faut-il organiser un solide rapport de force… C’est le contraire de ce que font actuellement les soi-disant forces d’opposition. Voyons comment.
Les faux opposants se sont donné beaucoup de mal pour rendre la grogne populaire inefficiente. Comme d’hab. on fait des manifs revolving (déjà 2 pour la CGT). On fait des manifs catégorielles, secteur par secteur au lieu de rassembler tous les mécontents d’un seul gros coup. On n’appelle pas à la grève, encore moins à la grève générale. De plus Méluche et Martinez ont cru bon de séparer politique et mouvement social… les dirigeants ont peur, soit que cela ne marche pas (mais on pourrait au moins savoir à quoi s’en tenir sur le degré de réactivité des victimes du Maqueron), soit d’être débordés et dépassés comme en 68 (réaction de rentier de la représentation officielle). Cela démontre à l’envi que des syndicats professionnalisés, institutionnalisés ne défendent pas leurs mandants mais leurs intérêts. Il y a gros à parier qu’ils arrêteront tout quand le pouvoir leur aura concédé quelques queues de cerise qu’ils pourront afficher comme grande victoire du peuple et d’eux-mêmes. Cette fusion au sein du SLC, en singeant à l’intérieur de l’organisation le modèle extérieur des organes du kapital, ne date pas d’aujourd’hui. Dès 1914, Roberto Michels avait établi « la loi d’airain de l’oligarchie » en parlant des organes de la social-démocratie. Seule solution; se libérer soi-même en tant que groupement de résistance et construire autre chose, à côté et contre et surtout, sans se faire représenter par qui que ce soit, surtout pas de parti ou de syndicat officiels.

Vie et mort du socialisme d’après Axel Honneth

Posté : 22 septembre, 2017 @ 9:00 dans politique | Commentaires fermés

Axel Honneth fait partie de la 3ème génération de l’Ecole de Francfort, celle de la « théorie critique », celle qui avait critiqué le régime capitaliste et révisé le marxisme. il se situe dans la lignée d’Habermas (2ème génération après les fondateurs: Adorno, Horckheimer…). Il est productif et intéressant bien qu’à mon humble avis il soit un exemple des socialistes de la « 3ème voie », celle de Blair, à savoir une adaptation totale de la social-démocratie au système libéralo-capitaliste (SLC) et à lz forme représentative de la démocratie libérale..
Les idées directrices d’Honneth dans son dernier livre sur le socialisme actuel sont: 1) il abandonné l’approche normative et coopérative des 1ers socialistes (où il ne cite pas Leroux, ni Cabet et où visiblement il tronque la pensée de Proudhon qu’il en connaît pas bien), axée sur la critique morale du capitalisme qui ne donne aucune reconnaissance au monde ouvrier. Ce socialisme prône la solidarité, l’association la coopération, l’entraide, non seulement en tant que modèle opposé au régime capitaliste mais encore comme contenant une vraie démocratie fondée sur le débat dans un espace public. Il met les associés à égalité pour leur participation et leur expression dans les débats internes au groupe de coopérants visant à l’entente démocratique par la communication ouverte à tous (agir communicationnel cher à Habermas). Ce socialisme, s’il se prononce à fond pour la liberté, exige en même temps et surtout la solidarité comme valeur morale essentielle à la cohésion de la communauté des travailleurs. on retrouve là les deux valeurs princeps de Proudhon: la liberté et la justice.
2) il est resté cantonné au monde industrialisé et du travail, oubliant tous les autres acteurs sociaux apparus lors du processus historique de différenciation du capitalisme, différenciation qui donne la solidarité mécanique (interdépendance des fonctions et de fait chère à Durkheim) du monde ouvrier. Il a ignoré les mouvements sociaux et communautaires des femmes, des ex-colonisés, des stigmatisés pour leur race ou leur culture, des minorités sexuelles. Il a fait fonder toute la protection sociale sur le seul travail en partant du principe que le but principal était la suppression de la propriété privée des moyens de production et que tout le reste était secondaire. Il a prôné l’intervention étatique en économie sans s’occuper de la propriété, ni étatique, ni privée, à savoir la propriété sociale (associations, coopératives, mutuelles). Ce faisant, il a limité la « liberté sociale », celle qui conjugue les droits individuels et les droits collectifs pour organiser la participation libre de tous à la coopération dans l’agir ensemble fondée sur à la coopération et le respect mutuel.
3) il n’a pas vu que l’instance politique avait une autonomie (effet de la différenciation) et qu’il était primordial d’assurer le pouvoir politique par des voies démocratiques réelles. Il s’est coulé dans le moule centralisateur de la démocrassouille représentative et à conçu le politique comme instance extérieure et supérieure à la société. C’est donc, sur ce point, une continuation de l’approche du politique par les libéraux. Il a donc pas investi dans une nouvelle forme de la démocratie malgré de nombreuses expériences (par exemple les conseils des années 1920 ou la Catalogne anarchiste de 1936 ou l’anarcho-syndicalisme en France). Il a sous-estimé l’intérêt des expérimentations sociales en tant que porteuses d’un autre modèle de « liberté sociale » (c’est la grande idée d’Honneth) contre le SLC. Il na pas vu que la démocratie était porteuse de la participation de tous à la formation de l’intérêt général en tant que projet collectif élaboré en commun et à parts égales d’amélioration pour l’avenir.
4) il s’est trouvé une population porteuse des espoirs de révolution; la classe ouvrière à la fois la plus exploitée et cela dans les mêmes conditions capitalistes et la plus favorable à un autre régime socio-économique. La différenciation du salariat (employés, techniciens, cadres ayant des objectifs différents quant à leur avenir) n’y a rien changé pendant longtemps. Il reste encore aujourd’hui à constituer en quelque sorte une fédération démocratique (et unie par des valeurs et des intérêts communs) des groupements victimes du modèle SLC.
5) il a cru trop longtemps (sauf le léninisme et autre socialisme autoritaire) que la classe ouvrière était spontanément (de par sa situation) révolutionnaire et universelle. las, elle s’est embourgeoisée par suite des réformes que le syndicalisme avait arrachées au capital et au pouvoir politique. la classe, non seulement est éclatée mais encore elle est devenue une cohue d’individualistes attachés à la consommation.
6) il se moque du droit considéré comme une superstructure, il sous-estime l’intérêt des droits subjectifs accordés par le libéralisme même si ceux-ci sont théoriques (des droits de et pas des droits à). car ces droits ont ouvert la voie à la reconnaissance d’acteurs jusqu’alors relégués (dont la « classe ouvrière ») et méprisés. Il ignore l’apport des « droits de l’homme » à l’institutionnalisation de droits personnels pour tous et partout. En effet, même violés par maints régimes, ils donnent une norme morale générale, donc des critères permettant de prouver l’illégitimité desdits régimes.
Je ne peux contester Honneth sur les grandes lignes de sa critique du mouvement socialiste. Mais sa description du mouvement me semble largement inspirée par le courant social-démocrate et par la critique rebattue du modèle communiste-collectiviste. Il y en a eu d’autres, comme le socialisme libertaire que notre auteur passe quasiment sous silence. Il reproche aux 1ers socialistes leur centration sur le monde ouvrier et industriel, mais c’est de l’anachronisme de dire cela aujourd’hui en oubliant les conditions de l’époque et en sous-estimant qu’il s’agissait du travail de pionniers qui pensaient l’avenir alors même que le monde industrialo-capitaliste ne faisait que balbutier.
Ce qu’on peut et doit reprocher aux socialistes ultérieurs, c’est qu’ils n’ont rien pensé de nouveau depuis des décennies malgré d’innombrables travaux de penseurs de la modernité et de son évolution (Honneth en cite pourtant un bon nombre). En fait, ils se sont coulés dans le moule SLC qui les a si bien nourris et ont accepté que le salariat déserte le combat car ils ont abandonné ses membres en rase campagne. Cela montre que se construire seulement contre, c’est en fait adopter le modèle existant et ne vivre que grâce à lui. En outre, l’aspect contre le SLC du socialisme remontait au 19ème siècle sans innovation sauf sa trahison par le sociaux-démocrates, avec en tête les Britanniques et les Teutons.
M. Honneth nous rebat les oreilles avec l’importance du droit et de l’éthique qui en est le soubassement ou sur laquelle la liberté collective peut s’appuyer. Certes, le droit est une instance essentielle, comme l’avait bien vu Proudhon. mais Honneth privilégie « le droit positif » (celui qui est en place et norme l’ordre social existant en cadrant les attentes réciproques de comportement licite des acteurs). Ce faisant, il ne se demande guère qui fait le droit et comment et pour qui? Il verrait alors que dans nos démocrassouilles actuelles, la loi est faite par des représentants inféodés au SLC et imbus de néolibéralisme.
M. Honneth nous bassine avec la démocratie, la communication, le débat, la recherche de l’entente par la discussion discursive (argumentée sous éthique de la discussion), l’accès égal à l’espace public. Tout cela suppose que la démocratie soit réelle: moyens d’accès libre et égal pour tous, information pure et parfaite, si j’ose dire, des acteurs, égale participation aux débats, respect des structures locales et des corps intermédiaires de formation des opinions, etc. On en est fort loin en démocrassouille. M. Honneth néglige totalement les asymétries structurelles de pouvoirs, les hiérarchies sociales, les conflits et surtout les rapports de force C’est de l’Habermas et, sur le versant de la justice, du Rawls. C’est fort beau et bien intentionné mais cela met la charrue avant les boeufs et suppose le problème résolu. Car, discuter, c’est bien mais comment y arriver tant que la démocratie n’est que démocrassouille, que les conflits de valeurs et d’intérêts sont vitaux et intenses, que les inégalités se renforcent, que la terre est détruite, que les rapports de force sont déséquilibrés et cela de plus en plus. la poule SLC est bien là et super puissante; l’oeuf contestaire mais vraiment démocratiquement est à couver. Ce n’est pas le baiser Lamourette, le « embrassons-nous Folleville », le « aimons-nous les uns les autres », le discutons sans entraves et à armes égales alors que cela n’existe pas, qui va faire éclore l’oeuf; C’est la lutte et, comme l’a bien dit Marx, ce qui crée la classe, c’est la lutte des classes. Remplaçons classe par mouvements sociaux à coordonner et fédérer et, au lieu de discuter, construisons autre chose à côté et contre. Quelque chose qui préfigure le monde futur souhaité (notamment comme démocratie sociale et politique à la base) et qui, peu à peu par l’action autonome et directe, privera le SLC de ses moyens. ce n’est pas neuf: c’est le projet anarcho-syndicaliste des années 1900.

La blague de la formation pour faire reculer le chômage

Posté : 20 septembre, 2017 @ 10:38 dans politique | Commentaires fermés

Les experts (en économie libéralo-capitaliste) et les politicards nous bassinent avec l’idée que s’il y a des chômeurs c’est parce qu’ils ne sont pas adaptés au marché du travail faute de qualification. Solution: les former, les recycler afin qu’ils puissent se relancer en tant qu’actifs. Cette solution ne tient pas la route, ni maintenant, ni, encore plus à long terme.
Pour l’instant, nous avons maints emplois pour lesquels il n’y a pas de clients et qui ne demandent pas des qualifications prononcées (plus de 300 000 suivant le MEDEF qui, naturellement, force la note). Les gens seraient des « fainéants » qui préfèrent le chômedu et les aides sociales au travail. Faux car toutes les enquêtes de motivation montrent qu’ils préfèrent de loin le travail, source de relations, d’amitiés, de reconnaissance, d’activité au farniente et à l’oisiveté. En fait, nombre d’emplois ne trouvent pas preneurs car ils sont sous-payés et présentent des conditions de travail peu attirantes. Cela est oublié par le pouvoir et le patronat afin de laisser libre cours au travail des clandestins et des marginaux que l’on peut exploiter sans vergogne et qui font baisser le prix de la force de travail. Par ailleurs, depuis des décennies, la France n’a pas investi dans l’apprentissage et il y a même des boîtes (EDF, par exemple) qui ont fermé leurs propres écoles d’apprentissage et de formation. il y a aussi peu de candidats à l’apprentissage car il est socialement dénigré (par l’EN et les excellences énarchiques) et car les contrats proposés, en l’absence de législation publique et de contrôle, sont souvent léonins. On manque donc effectivement de professionnels dans certains domaines d’activité mais ce n’est pas dû à la flemme. Cela concerne pourtant des emplois locaux et fort peu délocalisables. Pour les emplois en concurrence sur le marché mondialisé, il est très clair que l’on y trouve tout ce qu’on veut et à bas coût. Il s’agit d’emplois de production assez peu qualifiés qui sont occupés par les pays low cost et cela ne devrait pas s’arranger car il est clair que les techniques nouvelles sont très coûteuses en capital et qu’il vaut mieux alors employer des quasi esclaves dont les droits sont inexistants dans bien des pays. on peut penser que ce discours de manque de qualification a surtout pour fonction de culpabiliser les « illettrés », les « sans-dents », les « sans-costar » et de légitimer les surdiplômés qui dirigent l’Etat et les grosses boîtes parce qu’ils sont issus des « séminaires de l’aristocratie ». Or il y a des tas de jobs, par exemple de service à la personne, qui ne demandent de grandes études mais des fortes capacités relationnelles et de l’empathie; choses qui sont fort peu valorisées dans les critères de compétence en cours dans les boîtes et l’administration
Il y a déjà longtemps que des personnes fort qualifiées et diplômées sont employées dans des tâches très inférieures à leur niveau et, naturellement, sous-payées. Ce qui manque, ce sont les emplois, pas la formation et recycler ou former davantage ne fera jamais que modifier la liste d’attente pour l’emploi. Il suffit de raisonner par l’absurde pour s’en convaincre. Supposons que tout le monde, garçons et filles, sorte de Polytechnique. Eh bien, il restera des chômeurs, à commencer par les filles. Je n’ose pas imaginer sur quels critères les X seraient alors discriminés.
Cet état actuel des choses ne veut pas dire qu’ils ne faut pas former. Il faut, bien évidemment, le faire mais pas pour offrir des salariés au kapital. Ce sera pour développer des petites structures artisanales, par exemple de réparation au lieu de favoriser le neuf et le clinquant via, notamment la publicité et « l’obsolescence programmée ». Il y a des foultitudes d’emplois possibles à créer, moyennant formation adaptée, dans l’agriculture et les produits agricoles artisanaux et de qualité ou dans le petit commerce de proximité. Ce qui suppose de ne pas favoriser systématiquement les grands magasins capitalistes et les produits industriels genre ceux de Lactalis et consorts. On peut aussi créer énormément d’emploi dans l’exploitation de la biomasse afin de remplacer le pétrole et ses dérivés, afin de retrouver une filière bois (scieries, papèteries, petites fabriques de meubles à l’épreuve du temps, gazogènes pour véhicules, construction de maisons en bois, etc.). C’est à cela que doit servir immédiatement la FPC (32 milliards): former des artisans créant des emplois locaux et allant contre la logique du système libéralo-capitaliste.
Passons au plus long terme. Robotisation, automatisation, régulation informatique vont procurer une gigantesque productivité qui, si la consommation n’augmente pas drastiquement (ce qui est incompatible avec la protection de l’environnement et l’économie des ressources naturelles), fera une très importante diminution des emplois. Notamment parce que les pays actuellement les plus producteurs (les « low cost ») se mettront eux aussi à ces technologies. L’idée schumpéterienne comme quoi la destruction d’emplois dans les industries obsolètes est compensée (et même bien plus) par la création de nouveaux jobs ailleurs devint de plus en plus caduque. Dans les domaines de la gestion des entreprises et de l’administration, tous les emplois de moyenne qualification liés à l’application de procédures seront rapidement remplacés par des dispositifs informatiques et par des délocalisations grâce au Net. Il restera des emplois très hautement qualifiés de conception de systèmes productifs et informatifs, de recherche, d’innovation. On aura aussi une progression (très insuffisante) des emplois de pub, com., marketing, force de vente, du commerce (le gros, celui qui détruit l’artisanat et les magasins de proximité) de la finance; or ces emplois, du reste pas assez nombreux eu égard au volume de la population qualifiée et à la concurrence féroce entre pays, sont parasitaires et nocifs car ils entretiennent la culture du gaspillage et de la surconsommation plus ou moins gadgetisée et font augmenter les prix pour les consommateurs par suite de la concurrence qui pousse aux dépenses afin de rester sur les marchés. Pour compenser ce futur manque d’emplois, Maqueron et ses collègues lbéralo-cappitalistes veulent laisser libre cours à l’uberisation, aux systèmes Deliveroo, aux auto-entrepreneurs, aux modèles Ryanair, aux emplois dans la sécurité des biens et des personnes, au services à la personne, tous précaires et sous-payés et à l’explosion des effectifs de la police.
Il est alors très clair que si l’on continue de laisser agir la logique automatique du système libéralo-capitaliste (SLC) de profit, d’accumulation et de concurrence (ce à quoi nous pousse Maqueron), alors le problème de l’emploi ne sera résolu que par la pauvreté, la précarité et… la charité plus un très maigre filet de sécurité sociale pour les seuls plus pauvres. C’est cela que vous voudriez pour vos enfants? Et, en outre, il faut tenir compte de ce que le SLC continué va détruire très rapidement ce qui reste de la planète.

La retraite Maqueron en comptes « notionnels »

Posté : 18 septembre, 2017 @ 11:16 dans politique | Commentaires fermés

Le malhomme veut instaurer un système unique et universel de retraites pour les Francaouis. Pour cela, il s’inspire du système suédois dit des « comptes notionnels ». Au passage, le problème jusqu’ici insoluble, des régimes spéciaux, serait résolu par leur disparition pure et simple. Evidemment, la « réforme » est présentée, comme toujours, sous l’angle de l’efficacité et de la justice. Cela peut passer si les Francouis ignorent ce que le système des « comptes notionnels » signifie en réalité et quelles sont ses conséquences. Maqueron espère aussi en finir avec les problèmes de déficit des régimes de retraite, ce qui amène à des jongleries perpétuelles de jeu sur l’âge de départ en retraite (ou durée obligatoire des cotisations) et sur le montant des cotisations (patronales et salariales) versées pour équilibrer les comptes. Les précédentes « réformes » avaient permis d’annoncer triomphalement un retour à l’équilibre vers 2020. Las le Conseil d’Orientation des Retraites (COR, au pied) vient de réviser ses calculs d’apothicaire : il faudra attendre 2040 et rajouter une pincée de mesures d’équilibration des comptes ; je souligne qu’équilibre est un état, équilibrage, un acte et équilibration un processus, lequel n’est annoncé que morceau par morceau avec la bonne vieille stratégie des bouts du tunnel qui, évidemment, ne cessent de reculer.
Mais qu’est-ce qu’un système de « comptes notionnels »  pour lequel le syndicat CFDT, compradore du système libéralo-capitaliste (SLC) et du pouvoir, s’il en est, a les yeux de Chimène alors qu’il va passer les retraités au néocide? C’est bel et bien et encore un système par répartition et non de capitalisation personnelle investie en titres boursiers comme aux USA (ou en Allemagne où les retraites générales par répartition ont été laminées par Schröder au profit de complémentaires par capitalisation), ce qui a ruiné les retraités dès 2008 avec l’effondrement de la bourse. L’idée est que les cotisations, dont sans doute le taux serait fixé par les services comptables et technocratiques de Jupiter, servent à acheter des points de future retraite (les mêmes pour tout le monde). Ces points sont enregistrés dans un compte personnel (ce qui est une avancée décisive vers un système individualisé éloigné de la conception actuelle de droits collectifs) qui « capitalise » (simple cumul formel) lesdits points acquis tout au long de la carrière individuelle : exit donc les problèmes de durée de cotisation ; chacun, peut prendre sa retraite quand il veut ; ce qui suppose de calculer le montant de la retraite, c’est-à-dire ce que le cumul des points vaut au moment de la prendre. D’où une notion fondamentale : celle de la valeur du point.
La valeur du point dépend des circonstances économiques à ce moment-là, du nombre de cotisants et du volume de cotisations à répartir entre les retraites simultanées. S’il y a peu de cotisants ou s’ils cotisent peu (par exemple s’ils sont à temps partiel ou au chômedu, sauf s’ils achètent des points mais avec quel pognon?), s’il y a beaucoup de « retraitables » (mot idoine car ils sont envisagés comme des déchets) à se bousculer au portillon, si l’économie est en plein marasme et les salaires bas, alors la valeur du point diminue fortement ; de plus il devient clair qu’elle est variable et ne permet donc pas de savoir à l’avance (avant liquidation de sa retraite) combien on touchera. Ce qui touchent des retraites complémentaires ARCO ou AGIRC savent bien cela et la grande innovation maquereaunesque ne consiste qu’à généraliser ce système pour le régime général qui serait étendu à tout le monde. Il n’y a pas besoin de vouloir faire moderne et du benchmarking en allant reprendre l’idée à la Suède. Ce qui apparaît aussi clairement, c’est que le système fonctionne en pilotage automatique, ce qui permet d’éviter aux excellences de prendre des décisions plus ou moins mal vues. Le système « notionnel » s’adapte tout seul aux évolutions économiques, ce qui est une confirmation de la conception libérale suivant laquelle les marchés sont efficients, auto-régulés et se passent fort bien de l’intervention du politique. Ils la proscrivent même au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Que les syndicats suédois aient accepté ce système en dit long sur la récupération de la social-démocratie par le SLC…
Maqueron nous parle de la justice de ce système ; c’est amalgamer en vue de tromper justice, justesse et justification (idéologique). Car il ne s’agit là que de justesse (exactitude) comptable, et pour cause puisque l’équilibrage est automatique : quand il n’y a pas assez de cotisations (pour des tas de raisons), on verse tout simplement moins de retraite. Le moderne Maqueron a réinventé l’étalon-or : quand on n’a plus d’or dans les caisses, on cesse d’importer ! De plus le calcul de liquidation ne se fait qu’au moment ad hoc (le sparadrap qui va coller au si « transformateur » Macaron).
Et ledit système ignore superbement tout le cheminement antérieur qui mène à la retraite et à son niveau. Car, grâce à la réforme du code du travail, de l’assurance-chômage, etc. toutes ces avancées étant d’obédience SLC (avancées vers le capital, AVC), les rémunérations et les carrières vont éclater dans la plus grande disparité possible (le meilleur des mondes possibles suivant Pangloss-Maqueron). Pour un même emploi, les salaires vont dépendre : de la nature de la boîte (les grosses pouvant en outre faire pression sur les petites qui sont souvent leurs prestataires), du secteur économique, de l’état de l’économie en concurrence avec tous les moins-disants possibles, du degré de qualification (on est déjà partagé entre les qualifications porteuses de ceux qui peuvent être « nomades », mercenaires du kapital et les obligés d’accepter n’importe quoi comme petits boulots de service). Les lois Maqueron vont sans doute faire baisser nominalement le chômage mais au profit de la précarité, de l’alternance entre job et chômage, de l’intérim : il est évident que faire une carrière continue est exclu par le SLC cher à Maqueron. C’est pourquoi, du reste, il a déjà prévu une hausse (oh si faible) du minimum vieillesse ou des minima sociaux en tant que mesures de « justice ».
Chers lecteurs, vous êtes maintenant en possibilité de voir si la justification de ce système par le blablabla SLC maqueronien est légitime…

Pour l’indépendance de la Catalogne

Posté : 16 septembre, 2017 @ 11:07 dans politique | Commentaires fermés

Les Catalans font partie de ces peuples meurtris par la violence des royautés unitaires au gré de leurs conquêtes et des vicissitudes de l’histoire. Il s’agit bel et bien d’un peuple car les Catalans ont une langue, une culture, une histoire commune même si ils font partie de fausses nations (peuples différents unis par la force) et ont été partagés entre la France et l’Espagne. Côté Espagne, les Catalans furent victimes des rois très catholiques et de Franco. Ce dernier a vaincu la Catalogne républicaine et anarchiste en s’alliant avec Hitler; je rappelle que les Basques ont été dans la même situation. Comme toujours, lors de la conquête de la Catalogne par les rois castillans, c’est la province la plus arriérée, à savoir la Castille qui a asservi l’autre, de même que les rustres du Nord de la France ont massacré la belle Occitanie des Comtes de Toulouse ave le concours de l’Eglise catholique que les Cathares indisposaient.
L’Espagne est soi-disant un pays quais fédéral puisque les provinces (les généralités) disposent d’une large autonomie par rapport au pouvoir central. cette autonomie n’empêche la Catalogne, province la plus riche d’Espagne, d’être spoliée par le pouvoir étatique. rappelons que le système libéralo-capitaliste (SLC), celui-là même auquel adhèrent les dirigeants Ibères (nation), prône la concurrence, la « destruction créatrice », l’innovation. Or la dépendance de la Catalogne lui interdit de répondre à ce programme. L’UE devrait donc être favorable à l’indépendance de la Catalogne car cela augmenterait la concurrence entre ses peuples. Eh bien, non. le junker Juncker, nommé à la tête de l’UE grâce à la teutonne Merkel, vient de se prononcer contre le mouvement référendaire en cours en Catalogne. En réalité, les dirigeants européens, tous partisans d’une UE technocratique et hyper libérale, ne peuvent accepter des indépendances qui nuiraient à leur domination unitaire: la concurrence, c’est fort bien mais elle ne peut être assurée qu’au sein d’un espace unifié et surtout maîtrisé. Il n’est pas sûr du tout qu’un nouvel Etat veuille souscrire aux règles ordolibérales de l’UE et au SLC qui va avec. Et la Catalogne a de fortes racines anarchisantes, ce qui ne colle guère avec l’impérium de l’UE imposée par une coalition (Europe du Nord et PECOs) sous emprise doryphorique. La Catalogne libre pourrait fort bien prendre le large et s’allier avec bien des pays d’Amérique du Sud ou/et contester le SLC qui fait les choux gras de la gross kommission de Bruxelles. Et elle pourrait inspirer d’autres indépendantismes ou les renforcer (Ecosse, Pays Basque, Bretagne, Flandre). Ce serait terrible même si ces nouveaux pays restaient dans l’UE: il faudrait coordonner, non plus un cohue de 27 pays (après le Brexit) mais de 31, voire de plus en plus. Les dirigeants de l’UE ont donc de bonnes raisons politicardes et économiques (comment serviraient-ils aussi bien le Kapital si l’UE faisait de la scissiparité?)
Il va de soi aussi que les politicards au pouvoir préfèrent régner sur un vaste territoire que sur une peau de chagrin. Verriez-vous le jupitérien Maquereau exercer son empire sur une France sans la Bretagne, la Catalogne, le Pays Basque, l’Alsace-Lorraine, l’Occitanie, A de si grands personnages, il faut de grands empires, de même qu’un énarque (ou tout grand diplômé de la « noblesse d’Etat » ne peut diriger qu’une très grand entreprise, si possible multinationale car il parle le globish) se moque des PME, PMI, et autres petites boîtes. Tout doit être grand chez les grands…
On voit donc que les excellences étatiques et unitaires ont de bonnes raisons utilitaristes car fondées sur leurs intérêts de s’opposer à l’indépendance de la Catalogne puisque ce serait un fort mauvais exemple plus la réduction de leur territoire de domination à leur profit et surtout à celui de leurs mandataires du SLC. Sauf que le SLC peut s’en ficher si les nouveaux pays communient dans sa doctrine et respectent ses règles. Ce qui n’est pas assuré du tout. Ces bonnes raisons ne font cependant pas une légitimité. Celle-ci est du côté de l’histoire, de la langue et de la culture. Elle est aussi du côté du droit international qui reconnaît depuis longtemps les « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », leur droit à l’autodétermination, ce que prouverait un référendum réussi en Catalogne (ou, par exemple au Québec, mais le pouvoir anglo-saxon du Canada a pris la précaution d’imposer à sa « belle province » une immigration non francophone…). C’est pourquoi le libéral-étatiste pouvoir (libéral en économie et centralisateur-unitaire en politique avec une démocrassouille de fait) espagnol veut empêcher par tous moyens (judiciaires et policiers pour l’instant )la tenue du référendum en vue de l’indépendance en Catalogne. Il a pour cela le soutien des excellences européennes. Las, il faut remplacer le vers de Racine: « plus le désir s’accroît, plus l’effet se recule », par l’énoncé suivant: plus la pression (étatique) s’accroît, plus les fesses (catalanes) reculent.
La réaction anti-indépendantiste des « autorités » autoproclamées (car c’est le peuple qui donne l’autorité aux gouvernants et non ceux-ci qui la détiennent; eux, ils n’ont que le pouvoir, alias la force), est un bon exemple des conceptions libérales: les peuples, les nations, les groupes, les collectifs n’existent pas; il n’y a que des collections d’individus libres de se vendre au plus offrant, fût-ce le diable du SLC. L’indépendance de la Catalogne ferait mentir Thatcher qui disait à la fois et en même temps (vive Maqueron): la société n’existe pas et TINA (there is no alternative). Ce serait la démonstration que, contre les empires, « small is beautiful ».Comme disait le poète: mon verre n’est pas grand mais je bois dans mon verre. Les Catalans ajoutent votre verre castillan est grand mais j’en veux un autre. En effet, je suis convaincu que de par sa tradition anarchiste la Catalogne peut inventer un modèle de développement qui contre le SLC.

La stratégie de Macaron 1er

Posté : 15 septembre, 2017 @ 11:21 dans politique | Commentaires fermés

Maqueron veut convertir rapidement les Francaouis au système libéralo-capitaliste qui permet des merveilles comme le contrat zéro heures des British, Uber et Deliveroo ou les mini-jobs teutons… Las, ils renâclent et cela d’autant plus qu’ils sont 85 % à ne pas avoir voter pour les listes d’En Marche au 2ème tour des législatives. Certes Macaron dispose d’une majorité parlementaire légale à la chambre des députains (et pour cause car le système électoral de la Vème ripoublique a été construit pour cela) mais il n’a pas de majorité électorale légitime. Cependant, avec sa chambre aux petits oignons, il peut faire voter ce qu’il veut. C a ne lui suffit pas ; il lui faut encore casser ou amenuiser tous les contre-pouvoirs et corps intermédiaires qui seraient en mesure de contester sa ligne générale d’avancée vers le SLC. Il veut détruire le cerveau de la France avec une AVC : avancée vers le capitalisme. L’idée est d’aller le plus vite possible, ce qui suppose de faire sauter tous les freins ou blocages possibles, afin de rendre la situation du pays irréversible. Ce qui explique en partie la vente pour 10 milliards du capital des entreprises où l’Etat détient des participations car, naturellement, la capital privé est plus efficace que le public.
Maqueron a parfaitement compris que le charme de la démocrassouille représentative était de confier tout le pouvoir à des élus qui pourraient ensuite à la fois se faire des coucougnettes en or (via les « revolving doors » entre fonctions publique, administrative et privée) et servir de fondés de pouvoir au profit des capitalistes. Certes, les précédents présidents et gouvernements le savaient aussi mais ils avaient le libéralisme honteux et avaient peur de la réaction du peuple, à l’instar de celle de 1995 contre les « réformes » Chiracos-Juppé. Ils y sont donc allés lentement, trop peu, trop tard (aux yeux de Macaron et du MEDEF et autres libéraux). Ce sont ces réticences et ces réformettes qui ont pourtant empêché l’Europe de sombrer totalement et immédiatement dans la concurrence sauvage du SLC et cela au grand dam de la Doryphorie et du parrain de l’UE, à savoir les USA avec leur toutou britannique. Maqueron veut en finir avec la pusillanimité antérieure des politicards francaouis afin de favoriser les investissements capitalistes censés ruisseler sur le reste du corps social : stabilisation du taux du livret A à 0,75 % (la loi actuelle, donc violée, aurait dû pourtant le faire monter à 1 %) afin de pousser même les très petits épargnants à se diriger vers les actions et obligations, taxation des nouveaux PEL à 30 % comme le reste des revenus financiers!) au 1er janvier 2018, ISF assis sur le seul capital immobilier (les hyper riches ont en fait 95 % de leur capital en titres), flat tax à 30 % sur les revenus financiers (actuellement on a 15,5 % de taxes pour contribution sociale et le taux atteint par chaque ménage pour son IRPP), ce qui va énormément favoriser les revenus financiers dont l’IRPP est actuellement dans la tranche des 45 %. Maqueron fait un pari que les données empiriques actuelles, même chez les économistes, ne démontre pas ; en effet le fric peut surtout partir à l’étranger et n’être investi que dans des produits financiers, bien plus juteux, au lieu de l’être dans les moyens de production ! La coupure entre les 99 et les 1 % ; montée en épingle par le mouvement « Occupy Wall Street » prouve à l’envi que les déductions fiscales offertes aux capitalistes ne vont pas vers l’économie et l’emploi ou plus d’égalité. C’est tout le contraire et même un Macareux, (bel oiseau, excuse-moi) devrait le savoir. Tant pis, on passera outre et on fera taire toute opposition consistante. C’est à cela que peut servir un pouvoir jupitérien détenu par un homme dont le libéralisme remonte au 19ème siècle (par exemple, pas de droit du travail, journée de plus de 10 heures, travail des enfants, toute-puissance des patrons, etc.). Comme un ara, Maqueron ne fait que répéter les mantras du libéralisme le plus archaïque sans en avoir le beau plumage.
Il lui faut donc réduire les oppositions possibles et les acteurs sociaux qui peuvent les soutenir au minimum, syndical si j’ose dire. Prenons des exemples significatifs. Dans les PME, PMI, le pouvoir de négociation par des représentants syndicaux (notamment les « mandatés » en cas d’absence de syndicat dans une boîte) a été laminé par la loi « travail » de la DRH Pénicaud. C’est très astucieux car cela permettra aux grosses boîtes d’exiger encore plus de baisse des prix de leurs fournisseurs. Cela va rigoler dans les centrales d’achat des hyper marchés ou chez Lactalis ou dans les grosses fausses coopératives qui achètent aux agriculteurs ! Dans les entreprises dites de taille intermédiaire, la fusion des organismes représentatifs du personnel (CE, CHSCT, délégués du personnel) va entraîner une baisse du nombre de syndicalistes, des heures de délégation et des moyens. Par exemple, le nouvel organe ne disposera du droit de faire appel à des experts extérieurs payés par l’entreprise ! Pour les multinationales, le cadeau est superbe : elles peuvent ponctionner, racketter leurs filiales puis les fermer ; on ne tiendra compte que de la situation de ces boîtes e France… Le tribunal des prud’hommes (puis la justice en cas d’échec du départage) n’aura plus de droit d’interprétation et d’ajustement en cas de licenciement fautif ; ce qui, tôt ou tard, amènera leur disparition.
Le pouvoir veut étatiser la FPC (32 milliards) contre leur cogestion patronat-syndicats. De même, l’UNEDIC, institution de négociation et de cogestion sociale, sera elle aussi étatisée comme les cotisations chômage et les indemnisations (qui seront réduites avec l’arrivée massive des artisans, commerçants, auto-entrepreneurs par suite de la suppression du RSI ; par ailleurs la cotisation chômage des salariés sera remplacée par la hausse de la CSG). Pour la Sécu, cela a été fait avant avec les ordonnances de Charlot en 1967, la création de l’impôt CSG à la place de la cotisation salariale et la loi annuelle de vote du budget par le parlement. Il en restait qu’à supprimer la cotisation salariale pour la maladie ; cela sera fait avec là encore la hausse de 1,7 points de la CSG. Les cotisations patronales seront sans doute éliminées jusqu’à 1,6 SMIC en compensation de la fin de la CICE de Zizi Rider.
Autre corps social intermédiaire qui est en cours de perte de pouvoir et de moyens : les collectivités locales qui vont perdre la taxe d’habitation (supprimée sans doute en-dessous de 2500 euros nets mensuels pour une personne seule ; mais attendons car le gouvernement ne cesse de changer le seuil d’exonération), dont la dotation globale de fonctionnement va être réduite de 10 milliards et dont les emplois aidés passent aussi à la trappe. Les collectivités locales auront le choix entre s’écraser et augmenter les impôts locaux ou se rebeller.
Tout cela montre, et ce n’est sans doute qu’un début, que Maqueron entend centraliser à outrance en ayant la peau de tous les corps intermédiaire de représentation et de dialogue social. La technocratie et les « organes » (au sens de Soljenitsyne) d’Etat vont modifier les règles sociopolitiques du pays. Et attention à ne pas manifester car le bougre a tout prévu : l’état d’urgence est remplacé par une loi sécuritaire qui en pérennise tous les aspects les plus dangereux pour les libertés civiles, notamment l’extension des pouvoirs de la police et de l’administration au détriment du pouvoir judiciaire. Il ne restera plus qu’à faire passer les syndicalistes et les zadistes et tout manifestant ou tout aidant d’immigrés en Haute cour. Cela sera fait et, sans retard de réaction réactionnaire, la Marine réclame déjà le retour de la Cour de sûreté de l’Etat. Gageons qu’il est probable qu’elle sera exaucée.

Les régimes politiques actuels

Posté : 14 septembre, 2017 @ 11:17 dans politique | Commentaires fermés

On se gargarise chez les journaleux et les politicards des progrès de la démocratie dans le monde sans, naturellement, y regarder d’assez près. Or,la situation des systèmes politiques actuels est fort loin d’être satisfante ni de progresser de façon positive. Faisons un petit panorama de la situation et comparons.
Nous avons les monarchies pétrolières et gazières qui volent la rente afférente au profit de leur immense parentèle de famille très élargie, qui sont inféodées aux USA et, en même temps, à leurs religieux très traditionnalistes, qui ont largement financé l’expansion d’un Islam radical de retour aux sources du 7ème siècle. Dans la crainte de l’épuisement de leurs ressources, elles se sont mis, via leurs fonds souverains, à acheter (souvent avec un bail de 99 ans) des terres à des gouvernements qui en chassent leurs propriétaires ou occupants ou à investir dans de beaux fleurons de l’économie capitaliste. Ces monarchies exploitent à mort des travailleurs immigrés qu’elles emploient (les 25 000 princes saoudiens sont dispensés de travailler) soumis à un statut de quasi esclavage.
Nous avons évidemment les dictatures communistes qui exploitent leur peuple pour jouer au grand jeu du SLC (Chine, Vietnam, Cuba) ou du terrorisme d’Etat (Corée du Nord). Comme l’avait prévu Friedman, la dictature totalitaire, y compris communiste, n’est pas du tout incompatible économiquement avec le SLC; Pinochet, les amiraux d’Argentine, les militaires du Brésil, etc. l’ont largement prouvé. Les dictatures ne sont pas toutes cocos; on en trouve de purement partisanes (régime de parti unique) comme, par exemple, ou l’Erythrée.
Des théocraties totalitaires ou camouflées en démocraties sévissent encore, telle celle de l’IRAN. Nous voyons aussi maintes kleptocraties, là encore soit militaires, soit masquées en démocraties: Algérie, Venezuela, moult régimes d’Amérique du Sud ou d’Afrique (Nigeria). Les kleptocraties sont fondées sur l’appropriation d’une rente minière, pétrolière, gazière, aurifère, diamantaire, etc. par une minorité gouvernementale assistée de fonctionnaires inféodés prêts à défendre leur bout de gras contre le peuple. On voit maintenant ces régimes surarmés vendre les terres de leur peuple à l’étranger (Chine ou monarchies pétrolières).
Nous avons le cas plaisant des dictatures électives comme le Rwanda ou le Kenya et bien de fausses démocraties que l’on rencontre en Afrique en tant que legs des occupations coloniales. Les ex-colonisateurs ont installé des régimes à leur botte et les ont transformées en démocraties apparentes afin de continuer leurs affaires avec des gouvernements compradores; c’est le cas dans beaucoup de pays de la « France-Afrique », chère à Foccart sous Charlot, Fiscart Déteint et Pompidur, et même Tonton.
Nous rencontrons un autre cas amusant avec les monarchies militaires: le roi semble régner mais en réalité, ce sont les militaires comme actuellement en Thaïlande. On a aussi les démocraties totalitaires plus ou moins militarisées souvent inféodées à un gouvernement privilégiant ses soutiens religieux. C’est de plus en plus le cas de la Turquie (ou du Pakistan) qui se ré-islamise à grandes enjambées. ce fut un temps le cas de l’Egypte dirigée par les Frères musulmans avant d’en revenir à une dictature militaire classique ayant cependant une apparence démocratique. une variante en est la dictature étatique et nationaliste, façon Russie.
On croise encore des démocraties populistes qui cherchent à faire régner un ordre favorable aux éléments les plus réactionnaires (souvent d’obédience religieuse ou raciste); c’est le cas de la Pologne ou de la Hongrie. Depuis longtemps nous voyons des démocraties assez pourries de l’intérieur: « Mexique, Brésil, nombre de pays d’Afrique ou d’Amérique du Sud. l’Inde y ajoute une énorme dose d’hindouisme raciste et de nationalisme.
Enfin, et surtout, nous avons le modèle des démocraties représentatives libérales qui sévit en Occident ou dans les pays occidentalisés comme le Japon. Ces fausses démocraties sont soit des républiques, soit des monarchies constitutionnelles. Sous des apparences démocratiques, elles sont en fait dirigées par le kapital qui a obtenu de leurs politicards qu’ils soient des fondés de pouvoir du SLC. L’idée-force en est d’imposer le libre-échange sans limites, le néolibéralisme et cela partout mais sans que les peuples s’en aperçoivent; il fallait donc conserver les formes de la démocratie pour que ces derniers aient l’illusion d’élire des gens qui feraient une politique favorable aux populations, notamment sur le versant de l’Etat social. La mécanique en est fort simple. la démocratie, au lieu d’être un processus permanent et impliquant toutes les parties et tous les aspects de la société, est un barnum périodique et médiatique pour élire des représentants légaux aussitôt baptisés légitimes. Ces représentants étant purement politiques, il y a séparation officielle entre la société civile et le pouvoir politique et il y a coupure entre gouvernants et gouvernés, entre dirigeants et dirigés. De ce fait le pouvoir de direction de la société est confié à un corps de professionnels qui décident seuls de l’essentiel, du cadre national des choses, ce qui laisse les collectivités locales se démener à l’intérieur d’une cage où il ne peuvent que s’adapter audit cadre imposé par les détenteurs du pouvoir. Ce corps, qui ne change pas malgré les prétendues alternances, a vendu la liberté du pays, sa souveraineté, à l’UE et à des traités internationaux la mettant « en concurrence libre et non faussée ». On peut certes chasser ceux qui on fait cela mais les successeurs sont toujours du même tonneau, voire pis comme l’inaugure Maqueron. la souveraineté du peuple est confisqué par ce système et ceux qui le contestent sont aussi traités de populistes, de démagogues et de dangereux révolutionnaires anti-démocrates. Objection: on peut être démocrate sans accepter ce système qui, lui, n’est pas démocratique du tout.
Et ce modèle se présente en plus comme la parangon de la vraie démocratie! les tenants des autres régimes ont alors une tache facile: ne venez pas nous donner de leçons ou vous ingérer chez nous car votre démocratie n’est qu’un trompe l’oeil. Derrière ses apparences, vous dirigez votre pays de façon autoritaire et technocratique, le sourire en plus. Vous n’êtes qu’une démocratie Canada dry et donc vous êtes des hypocrites.

Irma, belles îles et gouvernements francaouis

Posté : 14 septembre, 2017 @ 11:03 dans politique | Commentaires fermés

Ca y est : l’ouragan Irma a dévasté St-martin et St-Barth, 2 îles paradisiaques consacrées au tourisme pour, essentiellement, les riches. On s’étonne de l’ampleur des dégâts, la boîte gouvernementale à compassion est ouverte et le nouveau président, aussi tactile que Tsarko réconforte tout le monde sous l’œil des caméras. Il promet l’ordre, l’assistance et la reconstruction rapide sans doute aux frais des contribuables puisque la moitié des gens ne sont pas assurés. Heureusement, la France dispose d’un fonds de garantie contre les catastrophes « naturelles » (nous verrons que ce n’est pas si naturel que cela) alimentée par une taxe de 12 % sur tous les contrats d’assurance. Ce qui est un impôt déguisé et obligatoire bien que sûrement non compté dans les prélèvements obligatoires. Les associations de charité, Fondation de France en tête, se sont lancées dans la collecte de fonds et de moyens, ce qui va nettement mieux marcher que quand il y a eu un énorme séisme au Pakistan. Eh oui, ces fainéants de Francouis cyniques sont charitables, du moins pour chez eux. Evidemment, la catastrophe fait les belles images et les propos creux des chaînes de télé qui se sont précipitées sur elle comme un doberman affamé sur un os. Quant à une analyse sérieuse et profonde des causes du drame, on repassera. Naturellement, le gouvernement, qui n’a pas su anticiper ni gérer promptement la catastrophe, affiche la splendeur de ses interventions, notamment le « plus grand pont aérien » français depuis la 2ème guerre mondiale. Je laisse aux experts et à une commission parlementaire d’enquête le soin d’en juger tout en sachant que les experts sont largement inféodés au gouvernement et au SLC et que les kommissions sont là pour enterrer les affaires, dixit Clemenceau years ago. Rappelons la situation et les évolutions antérieures à l’événement.
Ces îles sont des communautés ou territoires autonomes et, par exemple, leurs habitants n’y payent pas d’impôt sur le revenu ; il vaut mieux car cela attire les riches comme le caca (toès) les mouches. Que veut dire ce statut dérogatoire d’autonomie ? D’abord une fiscalité légère qui en fait un paradis fiscal. Le droit d’émettre sa propre législation ou, surtout, de ne pas appliquer les normes nationales.
Cela concerne évidemment les normes de respect du littoral (non-respect de la loi littoral), ce qui a permis de construire en bord de mer hôtels et résidences de luxe avec, donc, spéculation immobilière. Et comme ces constructions ont renchéri les prix immobiliers, les pauvres ont construit des baraques en zones inondables et non protégées des vents. Rappelons que de nombreux dispositifs fiscaux (loi Pons, loi Girardin) défiscalisent une bonne part des investissements immobiliers en vue du tourisme. La spéculation a donc été encouragée par les gouvernements successifs. Et l’ampleur des dégâts est largement liée aux effets de cette spéculation effrénée.
Autres normes soit violées en catimini, soit tout simplement non appliquées, celles qui visent à la solidité des bâtiments. Et cela ne manque pas de sel que de constater que maints établissements publics (préfecture, écoles, gendarmerie) se sont écroulés comme des châteaux de cartes. C’est que les îles, en tant qu’autonomes, ont largement préféré l’investissement privé, rendu juteux par les défiscalisations, aux services et investissements publics. par exemple, EDF n’a jamais enterré les lignes électriques et la gendarmerie était minimale au point de devoir appeler des renforts après la tempête.
On peut parier que l’afflux d’immigrés clandestins en provenance de St-Domingue et d’Haïti que faisait partie de l’autonomie locale (en mettre en regard des faibles effectifs policiers), de même que l’absence de contrôle des allers et venues entre les parties hollandaise et française de St-Martin. Aller déposer son pognon côté néerlandais, lequel est très voisin du paradis fiscal qu’est l’île d’Antigua, ce qui permettait une évasion fiscale aisée. Evidemment, le fric n’allait pas dans la création d’entreprises locales, par exemple de construction de maisons aux normes.
Tout cela a créé une situation favorable à la démultiplication des effets désastreux d’un ouragan super violent, à l’instar des inondations de la Faute-sur-mer qui firent 34 morts en Vendée (permis de construire en zone inondable et défaut d’entretien des digues). Et voilà pourquoi, si votre fille est muette, le gouvernement, lui, est bavard et promet monts et merveilles. On reconstruira donc en prévision d’un cyclone force 5 (comme Irma) alors qu’il est probable que le réchauffement climatique produira des ouragans plus fréquents et de force 6 ou 7… Elémentaire, my dear Watson: tout gouvernement cherche à faire oublier son impéritie en faisant de la com. et des promesses sur le thème » plus jamais ça ».

Méfions-nous des associations de charité

Posté : 11 septembre, 2017 @ 10:02 dans politique | Commentaires fermés

Ces derniers lustres les assoss . ont connu un développement fulgurant. Le phénomène amène à s’interroger sur ses causes et son contexte. Je en parle pas ici des traditionnelles assoss. de chasse, de pêche à la ligne, de boulistes, de joueurs de scrabble, etc. qui répondent à des besoins de distraction et de relations amicales. Il vaudrait donc mieux les appeler des amicales. Je ne m’intéresse pas non plus ici aux assoss. Militant pour une cause d’anti-discrimination dans les luttes pour les droits des femmes, des gays, des communautés stigmatisées, des animaux, du respect de l’environnement. Je me concentre sur les associations de charité qui ont proliféré ces derniers temps.
Le contexte : guerres, aléas climatiques avec famines, disettes et pertes de territoire de vie, cyclones, inondations, tremblements de terre, catastrophes industrielles, s’y prête depuis toujours. Mais le changement climatique a énormément aggravé le nombre et l’intensité des catastrophes , la « mondialisation heureuse » (dixit Attila le socialo-libéral) a renforcé dramatiquement son lot de précarité et de pauvreté des exclus de la « mondialisation heureuse » et l’accumulation capitaliste sans fin, sans limites a dévasté la planète au nom de la maximisation du profit. On peut affirmer avec l’énorme majorité des scientifiques que le changement climatique est causé par les méfaits de l’industrialisation capitalistique. On peut dire aussi que la pauvreté, si elle a globalement diminué (mais au regard de normes de définition assez discutables : 1,25 dollars par jour et recul de la malnutrition), a repris du service dans les vieux pays occidentalisés. En outre, ce qui est un renouveau (retour à un 19ème siècle aggravé), ‘est la monté en flèche de la précarité en raison du règne généralisé de la flexibilité en univers de système libéralo-capitaliste (SLC). Et si l’accumulation de produits industriels pollue et détruit la planète, la logique financière du SLC en aggrave les conséquences pour les plus pauvres et les plus menacés. Prenons des exemples des effets du SLC en tant qu’accumulation et logique du profit.
Les mangroves sont détruites pour élever des gambas, des poissons, des crustacés ; or elles protègent contre les grands marées, les effets des typhons, les tsunamis, etc ; et elles sont des lieux de pêche de proximité. De même, on laisse détruire les coraux (notamment ceux de la grande barrière de corail en Australie) pour faire place à des activités industrielles et des ports. La forêt amazonienne est sabordée pour de l’élevage, du soja OGM (au passage on expulse les peuples premiers et on les exproprie de leur territoire quand on ne les zigouille pas), l’indonésienne pour de l’huile de palme, celle du Congo ou de Madagascar pour son bois.
Les zones côtières, tant des îles paradisiaques que des littoraux à la mode (Corse, côte d’Azur), sont livrées à la spéculation immobilière pour construire des lieux de vacances pour les plus riches ; la spéculation, qui fait monter les prix, chasse les pauvres de ces lieux pour des bidonvilles en zone inondable ; les lois de protection du littoral sont violées de même que celles de construction dans des endroits dangereux (couloirs d’avalanche, zones inondables, zones où les ouragans sont fréquents). Les zones côtières, qui seront un jour détruites par la montée du niveau des mers, voient se concentrer l’essentiel des populations car c’est là que sont les jobs (industries d’exportation, ports, etc.). Certes la Hollande, dont les 2/3 du territoire sont sous le niveau de la mer, a su lutter mais avec des moyens financiers et matériels hors de portée des pays pauvres. Il est probable qu’on investira pour défendre les villes et les biens des riches mais pas pour les pauvres ainsi que l’a montré l’ouragan Katarina à la Nouvelle-Orléans.
La maximisation du profit fait que des produits dangereux (amiante, pesticides, nano-particules, bisphénol A, médicaments du loup Servier, etc.) pour la santé ou des catastrophes industrielles (Bhopal, Seveso, marées noires, AZF à Toulouse, usine textile au Bangla-Desh, séismes causés par des explosions nucléaires ou des mines trop étendues ou des barrages …) se sont multipliés sans régulation suffisante par des autorités publiques au service du kapital. La mer et les océans meurent de la surpêche et de l’absorption de saloperies en tout genre qui y sont déversées sans vergogne. De vastes terres, victimes de la surexploitation, des engrais chimiques, des OGM deviennent des déserts. La charbon et les combustibles fossiles continuent d’être exploités malgré leur dioxyde de carbone et autres cochonneries expédiées dans l’atmosphère.
On assiste encore à bien des guerres, militaires ou économiques, pour la monopolisation des ressources naturelles (pétrole, gaz, eau, métaux rares, or, pierre précieuses…), ce qui spolie les populations, les chasse vers l’exil, ce qui détruit encore plus l’environnement comme le gaz de schiste ou les schistes bitumineux.Ce s problèmes d’accès aux ressources, associés à la vente d’armes, amènent à des alliances contre nature avec les pires régimes politiques de la planète.
On voit donc que le SLC, associé à un mode de gouvernance de politique nationale qui privilégie la recherche de la puissance et la paix sociale par la croissance, crée émigration, pauvreté, exclusion, précarité. Et c’est là qu’interviennent les assoss. charitables: aider les victimes du SLC à surnager avec les narines juste au-dessus de la fosse à purin. Ces assoss. sont donc des préservatifs contre la révolte sociale et aident, volens, nolens,à conforter le système dans la durée. La personne est donc tiraillée entre sa compassion pour les victimes et sa révolte contre le SLC. Que faire? Eh bien, contribuer à aider pour des raisons morales et humanitaires, mais soigneusement choisir les organismes à soutenir. On proscrira donc:
* ceux qui dépensent beaucoup trop en pub; com., gestion, permanents…, souvent plus de 30 % du montant des dons
* ceux qui sont liés à des institutions religieuses car celles-ci se servent souvent de la charité pour se propager, faire de l’entrisme, développer leurs normes de vie y compris contre celles des indigènes; il en est de même pour les organisations liées à un parti politique
* ceux qui ont une approche culturaliste, c’est-à-dire réservée aux populations qu’ils choisissent de privilégier, par exemple une communauté ou un groupe de malades (genre myopathes car c’est de toutes les maladies qu’il faut s’occuper
* ceux qui sont liés à des politiciens locaux qui en profitent pour développer leur clientèle; ceux qui ont des accointances étatiques et, en fait, soutiennent les politiques du pouvoir
* ceux qui ne font que du coup par coup ou apparaissent comme des champignons par suite d’une catastrophe
* ceux qui sont dirigés, et ils sont nombreux, par des petits chefs soucieux de leur image et de leur gloire, donc ceux qui n’ont rien de démocratiques et contribuent à perpétuer la division entre dirigeants et dirigés
* ceux qui ressortissent aux fondations soutenues par des puissants afin de peaufiner leur image, de légitimer leur entreprise et, surtout, de bénéficier de réductions d’impôts qui mnaquent ensuite pour les besoins collectifs. Là, c’est un comble: les boîtes les plus favorables au SLC et qui en propulsent les méfaits comblent en même temps quelques petits trous avant d’en creuser d’énormes ailleurs!
* ceux qui sont institutionnalisés et tirent leur notoriété de leur image officielle d’utilité publique et de leur statut; telle la Fondation de France
* ceux auxquels les dons ouvrent un crédit d’impôt car cela signifie qu’ils sont utiles aux gouvernements, y compris ceux, socialos ou non, qui promeuvent le SLC
Au contraire, on aidera les assoss. qui ne se contentent pas de secourir mais qui cherchent à redonner un emploi ou une utilité sociale à leurs sociétaires et aux personnes aidées (genre associations d’insertion). Elles sont dans la logique de Lao Tseu ou de Confucius: si tu donnes un poisson à un homme, il mange un jour, si tu lui apprends à pêcher il mangera toute sa vie
Et n’hésitez pas à proposer des idées

Les vues européennes de Maqueron, Macaron, Macareux

Posté : 9 septembre, 2017 @ 11:31 dans politique | Commentaires fermés

Le résident à l’Elysée, en déplacement officiel en Grèce, a donné quelques bribes de sa vision pour l’UE. On ne s’étonnera pas d’y voir une résurgence des traités de 1815 installés en Europe par Metternich en tant « qu’équilibre des puissances » nationales pour y garantir la paix. Mais Macareux est « moderne » : il ne s’agit plus de la nation francouie mais de la supranationalité européenne où elle disparaîtra. L’échelle change car l’équilibre des puissances est vu comme la mise en place d’une Europe capable de faire pièce à la Chine, l’Inde, les USA et de lutter contre d’autres puissances émergentes (par exemple, Iran, Brésil Nigéria, Indonésie, Russie, Asie du Sud Est, monde Arabe..) dont la population et le développement économique pourrait déstabiliser l’Europe si elle n’est pas unie par une « gouvernance » forte. Le changement d’échelle du raisonnement, né il y a deux siècles, ce qui n’est pas super moderne, ne change donc en rien sa logique bloc contre bloc, chacun faisant peur à l’autre et vice versa dans un équilibre de la possible destruction mutuelle.
Qu’apporterait la France dans la corbeille de mariée ? Son armée, sa bombinette, son énorme domaine maritime, son amitié avec le Maghreb, sa similitude ou entente possible avec l’Europe du Sud. Et la Doryphorie ? Son économie, ses réserves financières énormes, sa rigueur et sa stabilité, son emprise sur les PECO, son alliance de facto avec les pays luthériens d’Europe du Nord. On notera que ces possibilités sont liées au départ du Royaume-Uni qui, uni à la Fridolie, faisait régner l’ordre libéral en économie. Dans ce cadre Macaron songe à ce qu’on appelle une confédération ; c’est-à-dire une simple union d’Etats pour des enjeux communs, union cependant gouvernée et dirigée par un 1er cercle de puissances dominantes. Lequel ? L’Allemagne, la France et leurs alliés ou ralliés. Cette supranationalité serait coordonnée par des structures : une gouvernance économique et financière de la zone euro, la BCE, une Kommission de Bruxelles encore plus dirigiste et technocratique. La chose implique que notre pays devienne crédible en économie, c’est-à-dire qu’il se plie enfin à l’ordo-libéralisme teuton et respecte enfin ses normes d’équilibres financiers, de même que la concurrence libre et absolue. D’où la rigueur budgétaire de Maqueron, .sa politique de l’offre en faveur des riches et des entreprises dont l’argent irait ruisseler sur le pays en création d’emplois, sa vente de parts dans les entreprises publiques, son attaque contre les corps intermédiaires (dont les communes et les confédérations syndicales) sa promotion de l’individuel plein d’énergies contre le collectif corporatif, « fainéant », statique et rentier. En effet, pour s’allier, il faut une certaine homogénéité entre les pays du point de vue des valeurs, de la culture économique, des normes sociales. On voit que l’alliance France-Tudesquie envisagée par Maqueron prend la tournure de la vieille « entente cordiale » France-Gibbye sous Napoléon III. On sait que cette entente tenait du pâté d’alouette. L’alliance maquereaunnienne est symbolisée par l’image du nabot Tonton tenant la paluche du géant Kohl à Douaumont. La question est donc de savoir qui dirigera vraiment l’attelage. La réponse est claire : ce sera l’Allemagne.
L’approche maqueronienne, qui se veut de grande géopolitique et ultra moderne, va à l’encontre du socialisme dont il se réclame en se drapant dans les mânes de Jean Jaurès avec la fondation éponyme qui, visiblement, s’est ralliée à son panache glorieux. Le socialisme véridique est internationaliste et non pas supranationaliste. L’internationalisme est fondé sur l’idée que les peuples ont des intérêts et valeurs communs mais qu’ils sont « en même temps » rattachés à une base nationale qui doit être ouverte sur les autres et, débattre avec eux sur un pied d’égalité et démocratiquement pour arriver à des arrangements transversaux et supérieurs aux normes locales. Le socialisme, c’est la recherche de la justice. C’est la reconnaissance des bienfaits de la coopération et de la solidarité. C’est fondé sur du commun et du collectif, sur des structures sociales qui favorisent les projets individuels grâce à des moyens d’égalisation des conditions et des parcours; c’est l’idée que le pouvoir politique a un rôle d’impulsion du social. C’est fondé sur l’idée que la société n’est pas une collection d’individus en interaction et mus par leur seul intérêt, mais un système de rapports sociaux et de moyens collectifs. Cela en appelle à une démocratie authentique qui ne sépare pas le pouvoir politique de la société en le mettant au-dessus pour la diriger, qui répudiela forme traditionnelle de démocratie représentative qui crée une domination des dirigeants sur les dirigés. Le socialisme démocratique ne peut être qu’un fédéralisme de type proudhonien, c’est-à-dire tout à la fois économique, politique et social, loin du confédéralisme purement politique que prône Maqueron. Ce fédéralisme requiert, notamment, une harmonisation fiscale et sociale que la gouvernance actuelle de l’UE rend impossible malgré les propositions maqueronnesques en la matière (dont refonte de la directive de 1996 sur les travailleurs détachés. En effet, il faudrait l’unanimité (ou une majorité qualifée fort difficile à avoir tant la règle de sa définition est tarabiscotée et a été conçue pour favoriser les petits pays) pour en prendre la décision alors que les PECO ou l’Irlande fondent leur bonheur sur l’état actuel du moins-disant fiscal et social. Maqueron fait donc du cinéma à usage franco-francaoui car il sait que ses idées n’ont que fort peu de chances d’être adoptées dans l’UE.
En fait Maqueron est un politicard traditionnel: mise du politique au-dessus de tous les acteurs sociaux, conduite du changement par en haut, quasi-césarisme, gouvernance par l’expertise, légitimité seulement électorale via la démocrassouille ripoublicaine. Le problème est qu’il se sert du pouvoir immense que procure la Vème république au président s’il a une majorité pour faire avancer bien plus vite et brutalement les pions du SLC (système libéralo-capitaliste) en France. Et s’il réussit il n’y a aura plus besoin de gouvernement puisque le marché fera tout lui-même. Maqueron scie-t-il la branche sur laquelle il est si bien assis? Non, il se prépare un avenir magnifique dans les milieux patronaux au nom des « revolving doors » entre les fonctions publiques et privées. La nullité intellectuelle qu’est Tsarkozy ne fait-elle pas des conférences grassement payées devant des aréopages de puissants?

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