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Archive pour la catégorie 'politique'

La flexibilité (notamment du travail) pour qui, comment?

Posté : 27 juillet, 2017 @ 11:30 dans politique | Commentaires fermés

Depuis déjà bien longtemps, le FMi, l’OCDE, toutes les instances internationales dirigées par des libéro-capitalistes grand teint, le patronat MEDEF, etc. nous bassinent avec la flexibilité du travail, fort insuffisante en France à leurs yeux intéressés. C’est le sens des futures lois Maqueron dont la pseudo-concertation vient de se terminer (48 séances d’une heure, syndicat par syndicat, sans plénière!).
C’est une fort vieille lune des capitalistes pour lesquels la force de travail est toujours trop payée, ne travaille pas assez longtemps, n’est pas mobile, est trop défendue par les lois. La Révolution française a fait sauter toutes les protections des travailleurs pour les soumettre aux patrons. Cela a donné au 19è siècle: journées de 15 heures de boulot, travail des enfants, conditions de travail épouvantables, salaires dérisoires, misère. Pour le patronat, flexibilité signifie d’abord mobilité de la force de travail (c’est-à-dire le travail considéré comme marchandise située sur le marché éponyme). Les Rosbifs ont, à cet effet, clôturé les « communs  » (terres communales libres d’accès; ce qu’on a appelé « les enclosures ») pour forcer les paysans pauvres à aller travailler dans les usines, ce qui avec l’afflux correspondant de travailleurs avait aussi pour effet mécanique et voulu de faire baisser les salaires par mise en concurrence des pauvres. les Rosbifs ont supprimé les « poor laws » (aides paroissiales jusqu’en 1834)) pour forcer les pauvres à boulonner, puis ont enfermé les indigents valides dans des « work houses » (sortes de bagnes de travail forcé). C’était une préfiguration de l’actuelle suppression des indemnités de chômage en cas de refus d’une 2è proposition d’emploi (projet de Maqueron déjà réalisé ailleurs dans l’UE, notamment chez les Fridolins); c’est équivalent, en plus hard, au maintien systématique des aides sociales en-dessous du minimum vital afin de ne pas faire des « assistés » comme le dit si bien le maire des chaisières du Puy, à savoir Veau-Quiet.
Flexibilité, au sens patronal, signifie aussi droit de fixer les salaires sans limitation de plancher (la diminution constante de la rémunération), c’est-à-dire course permanente au moins-disant salarial. La flexibilité des salaires, c’est pour lui la réduction du salaire (et des cotisations sociales en tant que salaire différé) au minimum vital, qualifié par les ex-socialos, de « loi d’airain de salaires ». Pour cela le patronat, suivi par les politicards au service du kapital, a inventé toutes les échappatoires possibles: les délocalisations, les « travailleurs détachés », les externalisations dans de sociétés de service, les sous-traitances dans des pays low cost, l’appel aux immigrés, y compris clandestins, la généralisation du travail féminin à temps partiel. Marx a décrit tout cela comme l’appel permanent à une « armée industrielle de réserve », ce qui inclut l’utilité d’un chômage de masse et l’appel aux masses énormes de travailleurs du Tiers-Monde comme les Chinois.
Flexibilité se dit aussi extension du temps de travail, ce que Marx appelait la plus-value absolue: s’il faut 4 heures de boulot pour payer le renouvellement de la force de travail et que le patron est en mesure de pouvoir exiger 8 heures, alors le taux de plus-value (ou de surexploitation) ont donc toujours lutté contre les lois de limitation de la durée du travail à tous les horizons de temps. Cela tombe bien, en bien des pays, il n’y a aucune limitation, ce qui profite avant tout à la « libre circulation des capitaux », des marchandises et (si peu) des hommes suivant l’acte unique de 1986 installé en Europe par le banquier-curé-socialo Delors (en barre). Comme les salariés, surtout s’il existe des syndicats, sont rétifs, les solutions ne manquent pas: auto-entrepreneurs, uberisation, délocalisation, détachements, immigrés plus ou moins clandestins, etc. La plus-value absolue est différente de la relative qui résulte des différences de productivité liées soit à la possibilité ailleurs de faire travailler plus longtemps à salaire égal, soit, surtout, des technologies.
Flexibilité patronale, c’est aussi l’absence de règles en matière de sécurité (accidents), de santé (produits nocifs et soi-disant médecine du travail), de conditions de travail, de droit du licenciement, fût-il abusif, etc. Fays ce que voudras, c’est inscrit au fronton de l’abbaye de Thélèmse patronale car toutes les règles et normes empêchent la nécessaire souplesse de pouvoir faire ce qu’on veut sans la moindre contrainte légale ou limitation par des conventions collectives. L’aménorrhée patronale est constante et, du reste, met les pays en concurrence pour le moins-disant légal, ce qui est évidemment voulu par les thuriféraires du système libéralo-capitaliste (SLC) et a été légalisé par les politicards: cette concurrence perpétuelle a pour but d’amener tous les pays au moins-disant afin de grossir les profits. il se trouve que le syndicalisme, même le moins révolutionnaire et simplement partisan de la défense des intérêts du salariat, est un empêcheur de déréglementer en rond. Il faut donc aussi tuer cette force de résistance qui s’oppose à la liberté d’entreprendre et de travailler. Dieu merci, Maqueron a entendu cette voix divine et s’apprête à zigouiller le droit du travail et ses contraintes liberticides. C’est pour la même raison que l’UE depuis ses débuts s’acharne à faire disparaître les lois nationales au profit de règles ordo-libérale européennes minimalistes inspirées par la Doryphorie. L’emploi doit être flexible à tout point de vue, notamment de la précarité, de la durée, du statut, des avantages, etc.
Flexibilité, c’est aussi donner tout le pouvoir aux financiers, par exemple en autorisant le LBO, en supprimant les services publics au profit du privé et des PPP, en encourageant les régimes de retraite et d’assurance par capitalisation, en fermant les yeux sur la fraude ou « l’optimisation » fiscale et les paradis fiscaux (favorables aux mafias qui ont souvent envahi les gouvernements). Foin des impôts, taxes, cotisations sociales et fourniture gratuite des « externalités positives » comme les routes, les transports, les communications, l’éducation, la santé à ne faire payer que par les contribuables individuels.
Ces exigences permanentes, qui sont à la base de la logique du profit, ont été opportunément camouflées par une inversion du langage libéral, inversion qui a aussitôt envahi les statistiques officielles: on ne parle plus de travail mais d’emploi. Ce qui fait que ce sont les entreprises qui offrent des emplois et les chômeurs qui en demandent. En réalité, ce sont les travailleurs qui offrent leur travail et les boîtes qui en demandent. Avec l’emploi, les patrons sont devenus des bienfaiteurs, des philanthropes, des mécènes qui se tuent à payer des inutiles, des bras-cassés, des « illettrés », des « moins que rien » (Maqueron) et en outre les syndicats les malmènent et les salariés ne leur disent pas merci. La lutte des classes (ouvriers vs patrons, sûrement moins, mais salariat vs patronat bien sûr que oui) n’existe pas car l’intérêt pour l’emploi est commun; et pour cause, il en faut un pour pouvoir consommer, ce qui est le nerf de la guerre du kapital. La conception patronale de la flexibilité doit prévaloir puisque, comme on l’a vu, rien n’oppose patrons et salariés pour ce qui est du temps de travail, des salaires, des conditions de travail, des cotisations sociales, de la nature des emplois, etc.
Cependant, les salariés peuvent accepter la flexibilité de l’emploi mais sous la condition rédhibitoire de la sécurité: du salaire ou de sa compensation en cas de maladie, d’accident, de perte d’emploi; du droit à une retraite convenable, à de bonnes conditions de travail, de respect de sa santé, d’une reconversion qualifiante… C’est ce qu’a essayé de bien faire le Danemark avec sa fameuse flexi-sécurité qui lui coûte presque 5 poins de PIB (le double du chômedu en France). Le Maqueron en parle beaucoup mais ce que l’on voit poindre en premier chez le malhomme, c’est d’abord flexi. Pour sécurité, on verra aux calendes grecques s’il reste des sous afin d’équilibrer le budget conformément aux diktats de die grosse Angela…

Essai de psychanalyse du Maqueron

Posté : 25 juillet, 2017 @ 10:43 dans politique | Commentaires fermés

Essai de psychanalyse du Maqueron
Sans garantie du gouvernement, ni des grandes écoles de psychanalyse (sauf Lacan pour les jeux de mots)… Maqueron n’a sans doute pas bien résolu son complexe d’Oedipe, ce qui ne l’a pas empêché de devenir roi de France et de Navarre. Certes qu’une dame encore appétissante dépucèle un godelureau est vieux comme l’humanité; cela nous a donné Harold et Maude. Mais Maude savait très bien que c’était un amour impossible en ce qui concerne sa durée. En attendant, c’était trognon avec une pomme pas encore ridée. Avec Maqueron, ça dure, ce qui a tendance à prouver que son Oedipe court toujours. Quant à l’épouse Maqueron, née Trogneugneux, s’est elle prise pour Pygmalion tout en sachant que sa relation encourait les foudres de la société puisqu’elle mettait en jeu une figure d’autorité, en tant que prof, qui ne doit pas fricoter avec ses élèves? Eliminons pour le cas Pygmalion l’hypothèse cougar car dans ce cas la dame cherche le plus souvent un homme viril et plutôt expérimenté au lieu d’un puceau maladroit; elle cherche de l’acmé plus que de l’acné. En fait Pygmalion, narcissique lui-même, est le double de sa créature et ils sont dans l’admiration réciproque, l’un ayant besoin de l’autre, et vice versa, pour se conforter dans leur excellence.
Maqueron excipe de ce que, s’il n’a pas d’enfant de son propre cru vu l’âge de sa Ducilnée du Tombeau-Zoo, il peut jouer les papas gâteaux avec ceux de son épouse et même les grands-papas façon époux d’Irène Papas. Argumentation spécieuse car si faire un gosse est à la portée du 1er islamiste venu qui espère que sa démographie finira par tuer la civilisation occidentale où la natalité est au plus bas, il en va bien autrement que de l’élever correctement en assumant ses responsabilités de père présent et non obnubilé par sa carrière. Certes, la paternité n’est pas dans le sang mais elle est dans la relation éducative continue et dans les partage de l’éducation avec la mère; pas dans la reprise d’enfants tout faits et éduqués en dehors de l’attention des deux parents.
Evidemment, en dehors de toute approche psy, c’est sans doute plus facile d’aller draguer une femme d’expérience que de concourir avec les autres jeunes de son âge afin de pêcho une gazelle. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, dirai-je pour notre néo Cid errant. Cela augure mal d’une capacité de volonté et de ténacité… mais c’est original même si l’anticonformisme peut être mis en doute pour d’autres raisons. Même si, à long terme, il n’y a pas de raison pour que la culture ne finisse par admettre que si un barbon peut épouser un tendron, l’inverse peut aussi advenir logiquement et socialement. C’est en cours puisque maintenant les femmes mures riches, singeant la culture machiste développée par le libéralo-capitalisme, peuvent se payer des gigolos, souvent exotiques. Maqueron serait-il un précurseur? J’en doute vu que son idéologie libéralo-capitaliste est parfaitement antique et conformiste même si elle est affichée comme le summum de la modernité uberisée.
Un autre courant de psychanalyse met en relief le narcissisme et la mentalité de toute-puissance du petit enfant. Celui-ci est naturellement impuissant et dépend totalement de ceux qui s’occupent de lui. Il n’a pas encore les neurones formés à l’analyse et à la compréhension des situations. Mais il a déjà un imaginaire fantasmatique puissant. Il perçoit parfaitement que quand il crie et pleure, sa mère (ou toute figure de substitution) accourt pour le nourrir, le laver, le langer, le bercer. Il se fantasme alors comme tout-puissant puisqu’il obtient immédiatement ce qu’il veut. Cette école anticipe évidemment le Dr Spcok ou Mme Dolto qui ont établi le règne de l’enfant-roi dans la culture occidentale où autrefois on laissait l’enfant brailler sans arrriver à tutti gambi comme les carabiniers. Le problème est naturellement que le principe de réalité doit finir par éradiquer ces sentiments narcissiques de toute puissance pour devenir un adulte raisonnable et conscient des limites de sa liberté d’action. sauf à acquérir définitivement ce qu’Adorno appelait la « personnalité autoritaire » que Sartre a décrit dans « L’enfance d’un (petit) chef ». Parallèlement, Adorno aurait dû se concentrer aussi sur la personnalité soumise, celle que fabrique notamment le luthérianisme. Les deux se font face et se combinent parce qu’il ne peut y avoir de chef autoritaire sans collaborateurs obéissants aveuglément. Le Narcisse n’est grand que parce que nous sommes à genoux, comme pourrait dire la Boétie. Chef narcissique et collabo obéissant forment un couple indissociable et il y a toujours assez d’ambitieux, de carriéristes, d’individualistes et de profiteurs pour rallier la banière du chef. Car Narcisse fait rapidement l’expérience de ce qu’il est impuissant si ses volitions ne sont pas mises en action par des soumis qui l’aident à réaliser son projet. Le fantasme très énarchique de diriger le pays à partir de tableaux de chiffres vus sur son PC à son bureau ne peut résister très longtemps devant les réalités du monde vécu. Même le miroir de Narcisse, à savoir la douairière amoureuse, ne peut lui cacher longtemps que la volonté mégalomaniaque de la toute-puissance du bébé a disparu.
Qui dit narcissisme dit aussi blessure narcissique. Maqueron a subi un traumatisme du moi pendant ses études: il a échoué au concours d’entrée à Normale Sup et il n’est pas agrégé de philosophie. Pour compenser, on l’a fait passer dans les bâveux pour le secrétaire de Paul Ricoeur… Mais il a surtout bifurqué vers l’ENA, ce « séminaire de l’aristocratie » (Proudhon), lieu où on est formé à l’excellence du pouvoir. Foin du milieu philosophique qui l’a rejeté. Cependant, il se sert de sa mini formation en la matière pour, dans ses discours ampoulés et verbeux, prononcés comme des sermons, jouer au littéraire et au penseur; mais il se montre alors plutôt comme un cuistre. Le narcissique est toujours décu par la relation à l’autre, par l’incertitude de la vie avec les autres qui risque de lui renvoyer une image négative pour son amour propre. Solution: se réfugier dans la gestion, les chiffres, les statistiques, la comptabilité; ça, c’est quelque chose qui ne proteste jamais et que l’on peut maîtriser à souhait, c’est du sûr, c’est du lourd. Et en plus c’est le mode d’être du libéralo-capitalisme: rien ne se perd, rien ne se crée, tout se calcule. Banco, tu seras inspecteur des finances, mon fils et, pourquoi pas, banquier? mais Narcisse est forcément très ambitieux car il doit être reconnu par les autres comme le meilleur d’entre tous. Tu seras, président, mon fils. cela sera parfait car, en cas d’errements (et cela ne manque pas en ce moment; ce qui fait qu’au cuistre pourrait s’ajouter l’accusation de jean-foutre), le narcisse peut toujours rejeter les fautes sur ses serviteurs et collaborateurs. Car le narcisse est aussi paranoïaque et ne supporte pas sa responsabilité et se croit entouré de malveillants qui veulent sa peau. Beau tiercé de la personnalité du narcisse: cuistre, jean-foutre et caractériel.
Quand le narcisse n’est pas reconnu à sa juste valeur, autoproclamée, quand il échoue, quand on le critique à bon escient ou non, il en conçoit du ressentiment par blessure narcissique profonde. Alors pour restaurer son image, il recourt à l’autoritarisme, ce qui fait redoubler les critiques, ce qui fait accroître l’autoritarisme dans un climat de plus en plus schismogénétique. La réalité disparaît alors du circuit en tant que monde vécu et matérialité des choses. Tout sombre dans le conflit de volitions sans bases concrètes. C’est le début de la fin. Narcisse perd les pédales (parfois des gays qui l’admirent); on a en vu beaucoup dans l’histoire: Caligula, Héliogabale, La Paille Au Nez Buonaparte, Hitler, Staline, Pol Pot, Trump…
Narcisse est exhibitionniste: Maqueron en hélicoptère, dans un sous-marin, aux cérémonies en tout genre, sur papier glacé, à Versailles avec Poutine, à la tour Eiffel avec Trump, avec Bono beau, avec bientôt Rihana, avec la douairière Trogneux… Les journaleux stipendiés (qui sont le plus souvent au sommet de la hiérarchie et de leur art de la flagornerie; pas les petits, les sans-grades) ont parlé de communication? sans doute en partie car le pouvoir moderne fait toujours son « story stelling », bâtir son récit de gloire. Mais c’est insuffisant car c’est maqnuer le ressort exhibitionniste qui caractérise le narcissisme. lequel a été hyper développé par la culture individualiste propulsée par le libéralo-capitalisme. Chacun veut son « quart d’heure de gloire »; Maqueron, Narcisse en chef, espère son quinquennat de majesté et de réussite.

Sans garantie du gouvernement, ni des grandes écoles de psychanalyse (sauf Lacan pour les jeux de mots)… Maqueron n’a sans doute pas bien résolu son complexe d’Oedipe, ce qui ne l’a pas empêché de devenir roi de France et de Navarre. Certes qu’une dame encore appétissante dépucèle un godelureau est vieux comme l’humanité; cela nous a donné Harold et Maude. Mais Maude savait très bien que c’était un amour impossible en ce qui concerne sa durée. En attendant, c’était trognon avec une pomme pas encore trop ridée. Avec Maqueron, ça dure, ce qui a tendance à prouver que son Oedipe court toujours. Quant à l’épouse Maqueron, née Trogneugneux, s’est elle prise pour Pygmalion tout en sachant que sa relation encourait les foudres de la société puisqu’elle mettait en jeu une figure d’autorité, en tant que prof, qui ne doit pas fricoter avec ses élèves? Eliminons pour le cas Pygmalion l’hypothèse cougar car dans ce dernier cas la dame cherche le plus souvent un homme viril et plutôt expérimenté au lieu d’un puceau maladroit; elle cherche de l’acmé plus que de l’acné. En fait Pygmalion, narcissique lui-même, est le double de sa créature et ils sont dans l’admiration réciproque, l’un ayant besoin de l’autre, et vice versa, pour se conforter dans leur excellence.
Maqueron excipe de ce que, s’il n’a pas d’enfant de son propre cru vu l’âge de sa Ducilnée du Tombeau-Zoo, il peut jouer les papas gâteaux avec ceux de son épouse et même les grands-papas façon époux d’Irène Papas. Argumentation spécieuse car si faire un gosse est à la portée du 1er islamiste venu qui espère que sa démographie finira par tuer la civilisation occidentale où la natalité est au plus bas, il en va bien autrement que de l’élever correctement en assumant ses responsabilités de père présent et non obnubilé par sa carrière. Certes, la paternité n’est pas dans le sang mais elle est dans la relation éducative continue et dans les partage de l’éducation avec la mère; pas dans la reprise d’enfants tout faits et éduqués en dehors de l’attention des deux parents.
Evidemment, en dehors de toute approche psy, c’est sans doute plus facile d’aller draguer une femme d’expérience que de concourir avec les autres jeunes de son âge afin de pêcho une gazelle. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, dirai-je pour notre néo Cid errant. Cela augure mal d’une capacité de volonté et de ténacité… Mais c’est original même si l’anticonformisme peut être mis en doute pour d’autres raisons. Même si, à long terme, il n’y a pas de raison pour que la culture ne finisse par admettre que si un barbon peut épouser un tendron, l’inverse peut aussi advenir logiquement et socialement. C’est en cours puisque maintenant les femmes mures riches, singeant la culture machiste développée par le libéralo-capitalisme, peuvent se payer des gigolos, souvent exotiques. Maqueron serait-il un précurseur? J’en doute vu que son idéologie libéralo-capitaliste est parfaitement antique et conformiste même si elle est affichée comme le summum de la modernité uberisée.
Un autre courant de psychanalyse met en relief le narcissisme et la mentalité de toute-puissance du petit enfant. Celui-ci est naturellement impuissant et dépend totalement de ceux qui s’occupent de lui. Il n’a pas encore les neurones formés à l’analyse et à la compréhension des situations. Mais il a déjà un imaginaire fantasmatique puissant. Il perçoit parfaitement que quand il crie et pleure, sa mère (ou toute figure de substitution) accourt pour le nourrir, le laver, le langer, le bercer. Il se fantasme alors comme tout-puissant puisqu’il obtient immédiatement ce qu’il veut. Cette école anticipe évidemment le Dr Spcok ou Mme Dolto qui ont établi le règne de l’enfant-roi dans la culture occidentale où autrefois on laissait l’enfant brailler sans arrriver à tutti gambi comme les carabiniers. Le problème est naturellement que le principe de réalité doit finir par éradiquer ces sentiments narcissiques de toute puissance pour devenir un adulte raisonnable et conscient des limites de sa liberté d’action. sauf à acquérir définitivement ce qu’Adorno appelait la « personnalité autoritaire » que Sartre a décrit dans « L’enfance d’un (petit) chef ». Parallèlement, Adorno aurait dû se concentrer aussi sur la personnalité soumise, celle que fabrique notamment le luthérianisme. Les deux se font face et se combinent parce qu’il ne peut y avoir de chef autoritaire sans collaborateurs obéissants aveuglément. Le Narcisse n’est grand que parce que nous sommes à genoux, comme pourrait dire la Boétie. Chef narcissique et collabo obéissant forment un couple indissociable et il y a toujours assez d’ambitieux, de carriéristes, d’individualistes et de profiteurs pour rallier la banière du chef. Car Narcisse fait rapidement l’expérience de ce qu’il est impuissant si ses volitions ne sont pas mises en action par des soumis qui l’aident à réaliser son projet. Le fantasme très énarchique de diriger le pays à partir de tableaux de chiffres vus sur son PC à son bureau ne peut résister très longtemps devant les réalités du monde vécu. Même le miroir de Narcisse, à savoir la douairière amoureuse, ne peut lui cacher longtemps que la volonté mégalomaniaque de la toute-puissance du bébé a disparu.
Qui dit narcissisme dit aussi blessure narcissique. Maqueron a subi un traumatisme du moi pendant ses études: il a échoué au concours d’entrée à Normale Sup et il n’est pas agrégé de philosophie. Pour compenser, on l’a fait passer dans les bâveux pour le secrétaire de Paul Ricoeur… Mais il a surtout bifurqué vers l’ENA, ce « séminaire de l’aristocratie » (Proudhon), lieu où on est formé à l’excellence du pouvoir. Foin du milieu philosophique qui l’a rejeté. Cependant, il se sert de sa mini formation en la matière pour, dans ses discours ampoulés et verbeux, prononcés comme des sermons, jouer au littéraire et au penseur; mais il se montre alors plutôt comme un cuistre. Le narcissique est toujours décu par la relation à l’autre, par l’incertitude de la vie avec les autres qui risque de lui renvoyer une image négative pour son amour propre. Solution: se réfugier dans la gestion, les chiffres, les statistiques, la comptabilité; ça, c’est quelque chose qui ne proteste jamais et que l’on peut maîtriser à souhait, c’est du sûr, c’est du lourd. Et en plus c’est le mode d’être du libéralo-capitalisme: rien ne se perd, rien ne se crée, tout se calcule. Banco, tu seras inspecteur des finances, mon fils et, pourquoi pas, banquier? mais Narcisse est forcément très ambitieux car il doit être reconnu par les autres comme le meilleur d’entre tous. Tu seras, président, mon fils. cela sera parfait car, en cas d’errements (et cela ne manque pas en ce moment; ce qui fait qu’au cuistre pourrait s’ajouter l’accusation de jean-foutre), le narcisse peut toujours rejeter les fautes sur ses serviteurs et collaborateurs. Car le narcisse est aussi paranoïaque et ne supporte pas sa responsabilité et se croit entouré de malveillants qui veulent sa peau. Beau tiercé de la personnalité du narcisse: cuistre, jean-foutre et caractériel.
Quand le narcisse n’est pas reconnu à sa juste valeur, autoproclamée, quand il échoue, quand on le critique à bon escient ou non, il en conçoit du ressentiment par blessure narcissique profonde. Alors pour restaurer son image, il recourt à l’autoritarisme, ce qui fait redoubler les critiques, ce qui fait accroître l’autoritarisme dans un climat de plus en plus schismogénétique. La réalité disparaît alors du circuit en tant que monde vécu et matérialité des choses. Tout sombre dans le conflit de volitions sans bases concrètes. C’est le début de la fin. Narcisse perd les pédales (parfois des gays qui l’admirent); on a en vu beaucoup dans l’histoire: Caligula, Héliogabale, La Paille Au Nez Buonaparte, Hitler, Staline, Pol Pot, Trump…
Narcisse est exhibitionniste: Maqueron en hélicoptère, dans un sous-marin, aux cérémonies en tout genre, sur papier glacé, à Versailles avec Poutine, à la tour Eiffel avec Trump, avec Bono beau, avec bientôt Rihana, avec la douairière Trogneux… Les journaleux stipendiés (qui sont le plus souvent au sommet de la hiérarchie et de leur art de la flagornerie; pas les petits, les sans-grades) ont parlé de communication? sans doute en partie car le pouvoir moderne fait toujours son « story stelling », bâtir son récit de gloire. Mais c’est insuffisant car c’est maqnuer le ressort exhibitionniste qui caractérise le narcissisme. lequel a été hyper développé par la culture individualiste propulsée par le libéralo-capitalisme. Chacun veut son « quart d’heure de gloire »; Maqueron, Narcisse en chef, espère son quinquennat de majesté et de réussite.

« Exit, voice and loyalty », abstention et « populisme »

Posté : 22 juillet, 2017 @ 11:18 dans politique | Commentaires fermés

Partir, prendre la parole ou être loyal, voilà les alternatives en régime démocratique réel. Ce trio de réactions possibles à la situation des citoyens et des gens dans un univers socio économique et politique donné peut nous aider à expliquer les phénomènes d’abstention électorale (plus votes blancs et nuls), la montée des révoltes sociales, muettes ou actives, la progression des partis démagogiques et les attitudes des classes sociales vis-à-vis de la politique en démocrassie libérale. En anglais, c’est le titre d’un livre célèbre et génial d’Albert O. Hirschmann.
Dans le système libéralo-capitaliste actuel (SLC), voté et cogéré par les politicards élus, qu’ils soient de droite ou de « gôche », qui a intérêt à être loyal, à l’aider, à le conforter, à réélire des tenants de son extension à un pays comme la France, à sa propagation dans le monde entier ? Qui vote pour son maintien, qui soutient les politicards qui l’aide à se renforcer? La réponse a été implicitement donnée par le « think tank » socialo Terra Nova qui avait proposé au PS de « changer de peuple » ainsi que l’avait dit Bertold Brecht: au lieu du populo ouvrier crasseux, « sans-dents », tas de « moins que rien » et « d’illettrés », raciste, réactionnaire, votant FN, attaché à ses privilèges ou « acquis » (lire les bouquins de Walter de Closets), sans qualification, inapte à la « concurrence libre et non faussée le PS devait attirer les « bobos », les artistes, les communautés gays, les immigrés (marche des Beurs, touche pas à mon pote) tous à la recherche d’évolutions sociétales permettant le règne de la liberté de tout faire, le primat de l’individu, l’idéologie droitdel’hommiste. En gros, Terra Nova constatait la diversité et la pluralité sociologique du pays et entendait s’appuyer sur ses franges les plus modernistes qu’il suffisait de rassembler pour former une majorité électorale (tout en faisant monter le FN, stratégie perverse de Tonton, afin de gagner des triangulaires, la majorité directe étant impossible sans cela). Simple constat car Terra Nova n’analysait nullement les raisons profondes de cette coupure entre les tranches « progressistes » de la société et celles qui se repliaient sur la défense de leur maigre pré carré. Ce n’est pas un hasard car une analyse correcte des évolutions auraient montré que le repli sur le national, la demande de protection et de sécurité, le protectionnisme, l’attitude anti-immigration provenait de la « fracture sociale » amenée par la mise en place depuis 30 ans de politiques SLC. Cela aurait donc fait apparaître clairement que le PS avait tout fait pour installer le SLC en Europe et pour le libre-échange mondialisé; le PS se serait désigné lui-même comme responsable des dégâts du SLC: pauvreté, inégalités, précarité, désindustrialisation, déclin accéléré de l’agriculture française, primauté de la finance folle de casino. Les loyaux sont tous ceux qui profitent du SLC. Ils sont assistés par tous ceux qui voient dans ce système l’occasion de faire valoir leurs intérêts individuels et communautaristes. Ce qui faut que la « modernisation » sociétale des moeurs a pour effet d’accroître la division du corps social. Et c’est tant mieux pour le SLC qui se nourrit des divisions et conflits et pour les communautaristes qui se créent des soutiens en faisant la charité aux exclus de leur propre paroisse.
Le groupe de ceux qui restent dans le système (voice) et entendent y améliorer leur position est hétéroclite et instable. Il y a ceux, hélas nombreux, qui pensent qu’il n’y a pas d’autre système possible car le SLC est devenu dominant dans tous les domaines; cela renvoie au « TINA » de la dame de fer, repris en choeur par les excellences socialos. Il y a les partis de démagogues, généralement de droite, qui profitent des dégâts du SLC pour exprimer leur haine de l’autre et leur nationalisme réactionnaire. Il y a les communautés (par exemple, celle des gays) qui espèrent obtenir de nouvelles lois sociétales (GPA pour tous) en leur faveur; les minorités religieuses ou ethniques qui sont agitées par des entrepreneurs de religion (ou autre) qui veulent représenter leur communauté et obtenir des avantages comme la reconnaissance des moeurs d’icelle, les associations et autres ONG qui profitent de la misère du monde pour compenser les lacunes de l’Etat par une charité subventionnée. Il y a ce qui reste de gens organisés dans des syndicats ou des mouvements sociaux dont la mission autoproclamée disparaîtrait si le SLC s’évanouissait. Il y a les mécontents de tout poil qui évidemment n’existeraient pas si le système mourait. Toutes ces prises de parole se situent à l’intérieur dudit système et sont divisées, chacune ne luttant que pour ses intérêts particuliers au lieu de faire front contre l’ennemi commun au lieu de se fédérer. Il est vrai que le faire ferait disparaître leur raison d’être en cas de victoire contre celui-ci. D’où une leçon: s’exprimer dans le système, avec les petites armes qu’il laisse à ses opposants n’aboutit qu’à le faire perdurer. Il ne faut pas combattre dedans et contre mais en-dehors. C’est l’exit, la séparation.
Pour l’exit, il y a quatre grandes attitudes. On y trouve l’exil, dont l’exemple est la fuite fiscale des riches qui profitent de la course mondiale au moins-disant afin d’attirer des capitaux. L’exil est individuel, ce qui n’empêche pas que les exilés aient aussi leurs moyens de voice pour avoir une baisse de leur fiscalité. L’exil, c’est aussi l’émigration dont le ressort est la recherche de solutions individuelles par rapport à un contexte collectif dangereux (climat, guerres, pauvreté). On a le repli dans l’abstention aux élections (57 % d’abstentions et 10 % de blancs et nuls aux législatives maqueronesques, ce qui, du reste, délégitime complètement la chambre récemment élue); cela part du « plus rien à foutre » car voter ne fait que changer la population de pourris qui obtiennent l’assiette au beurre, les épinards et la crémière. On a le repli par soumission et résignation, par stigmatisation moralisatrice. C’est le cas en Doryphorie (15,7 % de pauvres, 6,6 millions de minijobs à 450 euros pour un temps partiel sans cotisations sociales [donc sans les droits afférents], 4,4 millions « d’assistés [très maigrement à 428 euros par mois], 9 % de travailleurs pauvres; le pouvoir compte sur l’accueil massif d’immigrés pour encore faire baisser le coût du travail; seul point positif en Fridolie: l’action, facile faute de naissances, pour le bas prix des loyers) où les pauvres se cachent car la morale luthérienne attribue leur insuccès à leur absence de mérite et de travail. On a aussi le repli sur l’action violente, ce qui profite au pouvoir qui la transforme en terrorisme, car cela qui permet d’accroître sans cesse la répression judiciaire et policière et car cela fait les choux gras du complexe militaro-politico-industrialo-sécuritaire. En fait, le pouvoir a besoin du terrorisme pour terroriser la population afin qu’elle se tienne tranquille et pour disposer d’une force répressive capable de tuer dans l’oeuf toute révolte. L’exil-repli-exit laisse intacte le SLC…
Il y a enfin et surtout le repli actif, l’action directe à côté et en dehors de la logique du SLC. Toute action organisée qui comporte une logique adverse est bienvenue: coopératives (des vraies), mutuelles, associations de solidarité et non de charité, monnaie parallèle de partage, bibliothèques et spectacles locaux, ateliers de réparation, AMAP, commerces de proximité, etc. est bonne à prendre. L’action doit être autonome et décentralisée; c’est la vieille leçon de l’anarcho-syndicalisme. Pour faire mordre la poussière au SLC, deux angles d’attaque sont à privilégier: mettre son fric disponible dans une lessiveuse ou, surtout, le consacre à la création de structures anticapitalistes comme des petits ateliers de réparation des objets, des productions de qualité, en bio, etc. Diminuer au maximum la consommation qui tient tout le monde dans une logique qui conforte le système; pour acheter, il faut un salaire et pour cela il faut un boulot. En outre, il est impératif que tous les acteurs de ces actes contre capitalistes, se fédèrent et s’organisent aux différents échelons territoriaux. D’où l’abandon de la logique syndicale traditionnelle: lutte pour l’emploi et le salaire et les avantages salariaux, ce qui, naturellement, maintient en fait le système. Sauf que cette stratégie ne fonctionne plus puisque le patronat peut travailler avec un extérieur mondialisé en concurrence sauvage pour tout faire baisser.

Ca y est; on voit le vrai visage du Maqueron

Posté : 20 juillet, 2017 @ 11:01 dans politique | Commentaires fermés

C’est-à-dire celui d’un politicard traditionnel, le sourire en prime, celui d’un petit chef qui régente toute, le clone de la cèlèbre girouette Edgar Faure, déjà le père UBU et sa grande gidouille, la serpillère de die grosse Angela, le chouchou du FMI et de Mme Lagarde-Michu, l’image francouie du système libéralo-capitaliste. A force de vouloir plaire à tout le monde, il s’est déjà fait des noeuds gordiens qui vont le gêner aux entournures. Aussi vite qu’Edam le Rouge, il a déjà déçu bien vite bien du monde.
Il vient de se prendre un smash de retour en pleine poire: le général de Villiers vient de lui balancer sa démission après avoir été par lui insulté en public. Pour le remplacer, il pique son général à Matignon, à savoir le sieur Lecointre (pas Le Contre), qui, alors capitaine, a pris un pont d’Arcole en Serbie. Le bonhomme sera vu comme un béni oui oui servile qui aura trahi l’armée en se substituant à de Villiers. Il faudra de la souplesse vis-à-vis d’un petit chef qui a eu plusieurs fois le culot de dire « mes soldats » comme autrefois les aristos disaient mes gens. Non, M. Maqueron, les soldats sont ceux de la France, pas les vôtres! Pour faire bon poids, le malhomme a dit que c’était l’évanescente Ophélie Parly, vieille haquenée de retour du jospinisme, qui défendait le budget de l’armée et non le chef d’Etat Major. Faux: si le ministre de la défense décide (apparemment), les chefs d’Etat major sont là pour participer à la préparation des décisions; sinon à quoi servent-ils? L’énarque Maqueron n’a pas pigé qu’actuellement les militaires de haut rang ne sont pas que des badernes soumises au pouvoir et dénuées d’intelligence et de savoir diplomatico-stratégique. En fait, Maqueron aborde tout problème, et pas seulement ceux de l’armée, ceux du social aussi et notamment, sous l’angle des chiffres et de la comptabilité. Un soldat n’est pour lui qu’une ligne budgétaire comme si les nombres, par ailleurs largement tronqués, parfois truqués, représentaient seuls la réalité. Maqueron, armé de son PC (au sens informatique pas de poste de commandement), est un microcéphale qui s’imagine tout diriger à partir de son petit bureau et de tableaux statistiques et comptables. C’est le vice des énarques auxquels leur formation et leurs formateurs ont fait croire qu’ils étaient les maîtres du monde et qu’ils le méritaient puisqu’ils étaient sortis de la cuisse de l’ENA. Maqueron, nouveau La Paille Au Nez Buonaparte, n’a pas compris la différence entre pouvoir et autorité; le 1er s’exerce de haut en bas, la deuxième de bas en haut car elle est reconnaissance par la base du droit de commander, d’exercer le 1er. Ce qui suppose une confiance qui ne peut être que mutuelle. le nouveau César, qui s’est pris pour Mars en plus de Jupiter sans songer aux Ides éponymes, a rompu la confiance. Pourtant il avait affiché maints symboles de ses affections militaires (pas d’affectations car il n’a jamais été sous les drapeaux), dont sa descente des Champs Elysées en Command Car. Mais, visiblement, ce n’était que de la com.
Car Maqueron, en réalité, c’est de l’autoritarisme (que des imbéciles qualifient de « juvénile » alors qu’il lui est consubstantiel) et de la com. En permanence avec sa douairière dans les magazines comme paris Match, twittant comme Trump, se faisant photographier avec des Iphones par ses thuriféraires et affidés et non par les cameras officielles des médias. On se croirait dans un album de martine: Maqueron dans la cour du Louvre, suspendu à un fil pour descendre dans sous-marin, dans un hélicoptère au Sahel, à la cantine avec les troufions, aux Invalides pour Mme. Veil, à la tour Eiffel avec Trump, Mélania et la douairière Birgit… L’autoritarisme est aussi programmé avec le coup de balai annoncé chez les hauts fonctionnaires qui n’obéiraient pas aveuglément aux consignes élyséennes ou qui seraient trop marqués par les anciens partis (politique des dépouilles à la francaouie). L’organiste Maqueron (apparemment organiciste en philosophie sociopolitique) prend l’administration et le corps politique pour des tuyaux d’orgue qu’il peut actionner, sans connaître la musique même militaire, en ayant le monopole du clavier. Or le seul clavier universel qu’il peut maîtriser, ce sont ses 32 dents de loup-cervier qui éclairent son sourire permanent et enjôleur. Même les nouveaux députés d’EM commencent à fronder un peu pour ce qui est de la loi de transparence de la vie publique… La petite 1ère madame, épouse Macaron née Trognon, verra bientôt qu’elle n’est pas la Grande Mademoiselle.
Et du mensonge: il ne manque pas 20 milliards pour le budget 2018 mais 30 d’après Woerth, excellent comptable qui a tapé la déjà gâteuse Bettencourt pour le compte de Tsarko; il ne faut pas 60 milliards d’éconocroques (sans augmentation d’impôts, sans dépenses imprévues, comme, par exemple, la hausse des taux d’intérêt qui nous pend au nez comme un sifflet de deux ronds, ou des dépenses annoncées comme les 2 milliards par an qu’il faudra pour honorer la promesse d’un budget de 50 milliards pour l’armée en 2025, et pour tenir le budget suivant la norme UE) sur le quinquennat mais 80. Ca va douiller… Mais on se demande qui va payer puisque les très riches vont être favorisés (suppression de l’ISF sur les revenus du capital et taux unique de 30 % sur les revenus financiers), que les pauvres vont être exonérés. Ben les classes moyennes qui, un jour ou l’autre, refuseront de contribuer pour tout le monde. Eh oui, Maqueron, la réalité, ce ne sont pas les chiffres, ce sont des gens…
Maqueron s’est engagé à mettre la France au pas de vis européen en diminuant son déficit budgétaire; aïe Zizi Rider avait planqué quelques peaux de banane non financées dans le budget 2017, ce qui le portait à 3,2 % du PIB alors qu’il avait promis moins de 3 (2,8). Aussitôt, le Maqueron (manipulation classique car impliquant son prédécesseur, alors qu’il le savait forcément avant d’arriver au pouvoir) imposait des économies (850 millions pour l’armée alors qu’il avait promis pendant sa campagne électorale de porter son budget à 2 % du PIB en 2025!), des retraits de baisse d’impôt (taxe d’habitation) ou de cotisations patronales à la place du ruineux CICE… Du coup, les promesses paraissant non tenues les tenants de Maqueron ont rué dans les brancards et les députés de la ripoublique En Marche ont fait rapidement remonter la bronca. Aussitôt, mouvement de recul, pour retrouver la faveur des électeurs craignant d’avoir été floués par une annonce d’austérité faite par le premier ministre sans doute sans l’aval du président! Maqueron a donc un coeur puisqu’il fonctionne en systole-diastole. Mais on reconnaît là l’improvisation de Guimauve le Concurrent et son art de la « synthèse », c’est-à-dire du mol compromis en fonction des circonstances rencontrées par la politique du chien crevé au fil de l’eau.
Maqueron est allé hier faire des risettes à ses parlementaires alors qu’il est président de tous les Français et non des 15 % seulement qui les ont élus. le capitaine de pédalo en avait usé de même après avoir promis qu’il ne s’occuperait plus de sa propre majorité. Mentez, mentez il en restera toujours quelque chose. Maqueron se rapproche aussi de Zébulon-Duracell qui tournicotait dans tous les sens pour faire croire à son manège enchanté. César, tôt ou tard, nous ponctionnera faute d’avoir ces arrhes pour le budget.

De Villiers De Saintignon De Boisjoli De corvée De chiotte De-main matin

Posté : 18 juillet, 2017 @ 10:42 dans politique | Commentaires fermés

De Villiers, chef d’Etat major du président francoui s’est rebellé par suite de l’annonce du sucrage de 850 millions dans le budget de l’armée en 2017. Il ne l’a pas fait en public mais devant un aréopage spécialisé (une commission parlementaire sur l’armée). Maqueron lui a répondu, lui, en public et devant les militaires de haut rang sur le thème scrogneugneu, c’est moi le chef, exécutez et rompez. Le Maqueron ignore visiblement la différence entre légalité (sa chambre mirauleuse a été élue en gros avec 50% des voix multiplié par 30% (de suffrages exprimés), soit 15 % des inscrits) et légitimité. Il a fait comme le maréchal Putain qui en 1940 a dit à De Gaulle: scrogneugneu, c’est moi le chef (même pas élu, nommé par une chambre en déconfiture et bourrée de futurs collabos). Le Maqueron a ajouté une citation, sans doute tronquée de Lévinas: la confiance, c’est le regard de l’autre. Il serait bien plus judicieux, par référence à Lévinas, de dire: la confiance, c’est le croisement dans le respect mutuel des regards de l’un et l’autre. Maqueron a déclaré qu’on ne devait pas mettre sur la place publique des choses confidentielles. Là, il prend carrément le chemin de la censure chère à Erdogan et Poutine.
Qui est légitime aujourd’hui? Maqueron (45 % des inscrits au 2è tour des pestilentielles, dont il faudrait défalquer les votes utiles ou les votes purement anti Le Pen) ou le général? Certes, une large partie des Francaouis veut de la sécurité et pour ce faire soutient l’armée. Cette majorité est cependant abusée par le discours sécuritaire du pouvoir. Ce discours a pour fonction permanente de faire oublier aux gens les raisons profondes de l’insécurité, dont les formes sont multiples. Il permet de faire passer à las les causes sociales et culturelles. Il permet de faire croître le sentiment d’insécurité, celui-là même qui autorise le pouvoir à développer les lois sécuritaires rognant les libertés du peuple et à entretenir des forces armées et policières disproportionnées mais fort utiles en prévision d’une révolte. Et il autorise le lobbying du complexe militaro-industriel pour lui acheter des armes. De Gaulle n’était-il pas allé lui-même en loucédé à Baden Baden réclamer à Massu le soutien de l’armée? Celle-ci, depuis, est devenue de métier et est bourrée de soldats qui n’aiment pas forcément les prolos francouis « souchiens ». Qui est légitime, exemple historique? le 17è de ligne qui a refusé de tirer sur les viticulteurs en 1907 ou Clemenceau, l’idole de Vallse, prêt à réprimer toute révolte dans le sang, façon Juvisy en 1908 et qui a fait donner la troupe en 1906 après la catastrophe de Courrières (plus de 1 000 morts) causée par le patronat minier à protéger et jamais condamné). Le pouvoir fait aussi confondre l’opération sur le territoire qu’est Sentinelle et les guéguerres (Mali, Centre Afrique, Syrie, etc.) menées par Zizi Rider et reprises par Maqueron pour montrer la ferveur atlantiste du pays.
Le pays n’habilite sûrement pas ses dirigeants à guerroyer à l’étranger, mais c’est une vieille ruse pour détourner l’attention des problèmes intérieurs. Le pays veut la paix et la sécurité, y compris sociale, ce que le pouvoir, converti au libéralo-capitalisme, n’assure plus depuis longtemps; ni l’intégration, ni l’égalité des chances… Les gens voudraient sans doute qu’on laisse les combattants pour la religion ou le pouvoir ou le pétrole se démerder entre eux car ce n’est pas le problème du pays depuis que l’impérialisme et l’ingérence, de même que l’imposition du bien par la violence, sont passés de mode. Le pays n’a pas intérêt à avoir une armée, encore moins de métier. Il économiserait 34 milliards bien utiles ailleurs. Quant à nos armes nucléaires, on pourrait les vendre; pourquoi pas à l’Iran qui s’est engagé à ne pas en produire mais qui peut sans doute en acheter? Cela rééquilibrerait les rapports de force dans la région face à la riche et pétrolière Arabie saoudite, protectorat US, face à Israël, seul pays à en avoir pour l’instant. Les soldats et autres militaires pourraient être employés à faire de la coopération avec le Tiers-Monde pour son développement, ce qui freinerait l’émigration.
Le rappel à l’ordre de Villiers par Maqueron va dans le sens caudillesque que ce dernier a affiché. Il a par exemple décidé de partager 11 conseillers avec le cabinet du 1er ministre, cela afin de l’encadrer au profit de ses séides, tous jeunes technocrates sans doute affidés à sa personne. Il veut réduire les collectivités locales à l’impuissance en leur sucrant environ un tiers de leurs ressources (taxe d’habitation supprimée d’abord pour 80 % des gens puis pour tous, soi-disant compensée par une dotation équivalente à l’euro près; vieille blague pratiquée depuis longtemps car cela ne tient pas compte des évolutions futures. Comment fera pour investir une collectivité qui verra sa population croître?). Il va légiférer par ordonnance, déjà sur la prétendue réforme du code du travail. Il va rattacher l’UNEDIC à l’administration, ce qui permettra de diminuer les indemnisations en temps et en fric du chômedu vu que les cotisations patronales seront supprimées via une augmentation de 1,7 point de la CSG. Il veut contrôler à fond sa communication, notamment vis-à-vis des médias et il envisage de créer sa propre structure d’information du public. Il dispose d’une large majorité de godillots, dont le sieur Vallse qui n’est plus une huile mais a été élu grâce à Maqueron (ce qui a fait l’objet d’une instance en annulation…), il a fait intégrer les règles extra judiciaires de l’état d’urgence dans une énième loi sécuritaire, etc.
De quoi Maqueron est-il le nom? C’est Napoléon III en plus petit, c’est un apprenti caudillo, lider maximo et « fils du peuple » comme Thorez… Car il a besoin d’un pouvoir sans opposition et sans réserve pour enfin imposer au peuple français l’implantation définitive du système libéralo-capitaliste dans le pays. C’est le libéralisme sauvage mais à visage humain, c’est la « révolution » en forme de régression sociopolitique, c’est-à-dire le retour au vieux (il a l’air d’aimer cela) ripoliné par le discours de la modernité, de l’adaptation au libre-échange et du changement technologique. C’est trop gneu gneu ou gnan gnan.

Maqueron accuse la France d’avoir livré des Juifs aux Boches en 1942

Posté : 17 juillet, 2017 @ 9:16 dans politique | Commentaires fermés

Le Maqueron, spécialiste de la communication, du mémoriel et de la repentance démagogique et surtout intéressée, a invité Nétanyaouh, 1er sinistre israélien, à l’anniversaire du 75è de la rafle du Vel d’Hiv en 1942 par la police de Vichy. Il a énoncé que c’est la France qui a commis cette horreur. Chiracos, jamais en retard d’un dire démagogique (comme celui du « bruit et de l’odeur ») avait déjà reconnu la responsabilité de l’Etat français du maréchal Putain. Maqueron a donc affirmé la responsabilité de la France. C’est encore une instrumentalisation du pays à des fins politicardes afin de se placer favorablement vis-à-vis de l’Etat israélien dans le concert atlantiste. Au passage, Maqueron a ajouté que l’antisionisme était une nouvelle version de l’antisémitisme. Il a donc ouvert la chasse aux propos antisionistes et au renforcement des poursuites contre le mouvement de boycott des produits étiquetés israéliens mais en fait issus des territoires illégalement occupés. Sur le ton prêchi-prêcha de curé de campagne (électorale) qu’il affectionne afin de distribuer ses leçons de morale, il a préconisé les fameux deux Etats (Israël et Palestine) dont on parle depuis 30 ans et dont l’avenir devient tout à fait incertain à cause des implantations de colonies israéliennes et du regain anti-israélien dans les milieux arabes et palestiniens. Pour tenir la balance égale afin de faire semblant de ne pas prendre parti pour l’un ou l’autre camp, il a mentionné les implantations comme une des causes de la perpétuation du conflit. Cette « synthèse » de façade, façon Edam Le Rouge, privilégie naturellement le statu quo, à savoir la poursuite de la colonisation de la Palestine et le recul de la solution du partage entre deux Etats. Maquereau confirme ainsi qu’il n’est qu’un politicard comme les autres mais avec un beau sourire ultra-brite.
Je suis ainsi amené à rappeler quelques vérités simples visiblement en dehors de la comprenette des politicards. la France n’existe pas comme réalité, encore moins comme peuple un et indivisible susceptible d’être rassemblé dans une optique unique ou unidimensionnelle. Au plan du réel, la France n’est qu’un territoire où vivent des populations parlant la même langue, ce qui a été imposé par la force mais qui n’a pas cependant tué les langues provinciales. Ces populations sont diverses et n’ont été réunies sous le même pouvoir politique que par la violence, notamment celle exercée par « les hussards noirs  » de la ripoublique (les instits à la Jules Ferry) qui interdisaient aux élèves de « cracher et de parler Breton » (ou catalan ou basque ou occitan).
la France est en fait un patchwork de cultures qui ont été embrigadées par les pouvoirs politiques au nom de la nation une et indivisible unifiée sous la houlette d’une souveraineté, exercée par la représentation « nationale » détenue par les politicards de la démocrassouille ripoublicaine, au nom du peuple « tout entier » considéré comme Un. D’attila à Attali, c’est la même rengaine que celle de l’unicité de la nation transformée en entité symbolique censée faire de la diversité des populations un rassemblement masse Un. Après Agésilas, hélas, après Attila, hola, et après Attali, hihi. L’idée perpétuelle des politicards est de fondre dans l’unicité de la « communauté nationale » des populations qui n’ont pas du tout les mêmes intérêts, ni la même culture. Ainsi, via la procdure électorale, légale, quoiqu’à géométrie variable en fonction des nécessités de la détention d’un pouvoir soi-disant légitime parce que rassemblant tout le monde et ayant été élu par la majorité, le pouvoir politique central serait habilité à être le garant de l’unité des populations. lesquelles?
On connaît déjà la pluralité historique et culturelle d’icelles réunies par la guerre (Occitanie) et la force ou les traités entre rois (Catalogne ou pays Basque) ou le dol et le trucage (cas de la Bretagne) ou les vicissitudes de l’histoire (Alsace). Le peuple francaoui, Un, support de la souveraineté indivisible, n’existe donc pas. Du reste, afin de détruire les anciennes provinces, la Révolution française avait procédé à un découpage administratif en départements dirigés par un préfet, à savoir un sbire du pouvoir central. C’est ce qu’a fait maintenir Zizi Rider avec son passage à 13 régions sans mettre la Loire-Atlantique (où se trouve Nantes, capitale historique de la Bretagne) dans la région Bretagne ou en saucissonnant l’Occitanie tout en y amalgamant la Catalogne. Mais il n’a pas osé s’en prendre à la Corse car les tromblons et les escopettes seraient partis tout seuls. Cette pluralité est, du reste, ce qui fait la spécificité des terroirs français (vins, fromages, races animales, traditions, plats provinciaux, confiseries, charcuteries, légumes, fruits, etc.), diversité que l’UE libéralo-capitaliste s’emploie à détruire au nom d’une concurrence aplatie sur des normes communes favorisant la mauvaise qualité au profit, par exemple, des fromages plâtreux avec lait importé low cost. Il n’y a donc déjà pas de France de ce point de vue-là.
Mais la soi-disant France Une et Indivisible, n’existe pas non plus du point de vue sociologique car les populations sont très divisées par leur situation et leurs intérêts. On a la France d’en-haut » et celle d’en-bas, on a la « France périphérique » et la France urbaine et développée bien installée dans la concurrence mondiale, on a la Franc des « quartiers », des « cités » et celle des centres villes boboïsés, on a la France « qui gagne » instruite, qualifiée et nomade dans le monde ouvert par le libéralo-capitalisme et celle des locdus, des ploucs sédentaires, illettrés, sans costume, des « moins-que-rien » (dixit Maqueron), celles des élites et du petit peuple raciste et populiste. Eh bien la France qui a massivement (il y a eu quelques exceptions) trahi en 1939/45 (voir « L’étrange défaite »de Marc Bloch), c’est celle des prétendues élites: militaires, technocrates et préfets, politicards, juges et magistrats, patrons collaborateurs comme Louis Renault, écrivains et artistes de tout poil… C’est cette France-là qui a vendu les Juifs aux Doryphores pendant la guerre. En revanche, comme le dit Serge Klarsfeld, la France d’en-bas a sauvé des Juifs, ce qui explique que, proportionnellement à la population, ce soit notre pays qui a sauvé le plus de Juifs. Maqueron devrait donc accuser, non la France qui n’est qu’une entité imaginaire, mais l’élite qui détenait et exerçait alors le pouvoir. Car une personne morale, symbolique, sans mains, sans corps ne peut être responsable vu qu’elle ne peut ni décider ni agir. Les responsables, ce sont toujours ceux qui détiennent le pouvoir et s’en servent pour instrumentaliser les peuples. l’Etat n’existe pas, c’est une fiction juridique. Ce qui est réel, ce sont les personnes qui détiennent l’exercice du pouvoir d’Etat (politiciens, appareils administratifs et idéologiques d’Etat).
En revanche, en Fridolie, le peuple, hormis en Bavière et en Rhénanie catholiques, a massivement obéi à Hitler, ce qui fait effectivement de la nation teutonne une grande responsable. Pourquoi? A cause du luthérianisme: on se replie sur son salut individuel, via la « bildung » (auto-formation intellectuelle et morale par lecture directe et individuelle de la Bible), et pour le reste on s’en remet au pouvoir auquel Luther a recommandé d’obéir… Les populations « françaises », elles, profondément égalitaires et « libertaires » ont toujours préféré lutter pour leur liberté et la justice.
Mais Maqueron, en tant que politicard traditionnel, assis sur le pouvoir d’Etat et légalisé par la démocraCIA francaouie, partisan d’une conception ultra classique du pouvoir politique et de son exercice, fera une opération de com. sur le thème de l’unité nationale pervertie momentanément par l’occupation chleue. Quelle différence avec Erdogan, Poutine, Trump? On voit le sens profond de l’amalgame de l’antisémitisme à la France et au peuple tout entiers: c’est de faire disparaître les vrais responsables et la hiérarchie des responsabilités. Il en est de même aujourd’hui avec la course vers le libéralo-capitalisme: ce ne sont pas les élites qui en décident, c’est le mouvement automatique de la mondialisation, c’est l’UE. Cela fait 20 ans qu’on nous le serine sous la couverture de « la contrainte extérieure ». Ce n’est pas Maqueron qui nous rapprochera d’une bonne solution au déficit de démocratie: à savoir le fédéralisme intégral et internationaliste; il faudrait partager le pouvoir au lieu de le monopoliser et de l’exercer à partir de son joli petit bureau doré.

Nation et « repentance »

Posté : 15 juillet, 2017 @ 11:22 dans politique | Commentaires fermés

Nous avons depuis longtemps 2 camps en opposition; celui de ceux qui glorifient la nation et veulent faire diffuser, notamment par l’école, un « roman national » à base d’une histoire montant en épingle les grandeurs et performances du pays et cela afin de faire grandir l’adhésion au pacte sociopolitique de la France, pacte fondé sur la République et sa devise, plus la laïcité. Cette école flirte avec un nationalisme hors de saison dans notre monde multipolaire. Elle se positionne largement à droite de l’échiquier politique et vise à faire oublier que le fameux pacte républicain, celui qui conduisait à l’intégration des immigrés dans le pays et à la justice sociale via l’Etat-Providence, a été jetée aux oubliettes tant pas les politicards de droite que de gauche qui ont vendu le pays aux vents mauvais du libéralo-capitalisme.
A l’opposé, nous avons les partisans des lois mémorielles, de la repentance, des droitsdel’hommisme. Ils se servent de l’histoire pour décrire les abominations, certes bien réelles, commises par le pays. Ces partisans sont essentiellement des « bobos », de droite souvent, mais surtout de la gauche rose pâle, qui veulent en réalité disqualifier le pays afin de faire disparaître, le politique et la nation, ces choses qui empêchent le triomphe rapide des marchés efficients, du libre-échange sans frontières, de l’économie capitaliste désengagée de toute contrainte politique. Ce sont les chantres des monades (atomes individuels libres de tout), nomades, internationalisées, aptes à la réussite dans la compétition économique. L’internationalisme du marché a remplacé pour eux l’internationale des travailleurs tout en les positionnant comme vrais tiers-mondistes ouverts à l’égalité entre pays. Au passage, cela leur permet d »avoir des domestiques low cost grâce à une immigration incontrôlée sur leur demande d’ouverture totale des frontières et d’accueil des ex-colonisés. Leur arme, le dénigrement du pays, a des effets redoutables dont ils se fichent comme d’une guigne: nombre d’immigrés ou descendants d’immigrés en profitent pour se séparer du soi-disant « vivre ensemble » prôné par les Bobos; ils utilisent les exactions françaises pour revaloriser leur pays d’origine ou leur religion contre le mode de vie du pays d’accueil. Certains font même du racisme à l’envers contre les « souchiens » (lire sous-chiens car le chien n’est pas un animal halal)) et crient à l’islamophobie dès qu’on critique leurs opinions et leurs actes. Surtout, leur position de repentance fait oublier le combat majeur, sinon principal, contre le libéralo-capitalisme.
Les deux camps servent donc en réalité la même position: abandon des anciens acquis de la république au lieu de les restaurer, lancement du pays dans le libéralo-capitalisme, soit en s’y dissolvant, soit par nationalisme d’hyper-compétitivité. Les deux se servent de l’histoire à des fins instrumentales pour légitimer leur thèse. Il convient donc de voir l’histoire dans une approche sans concession mais sans excès en gardant la neutralité scientifique des vrais historiens situés en dehors de la politique politicienne. Il importe aussi de considérer les choses avec bon sens tout en reconnaisssant les faits mêmes les plus pénibles pour l’image du pays.
1) Un peu de bon sens
L’instrumentalisation de l’histoire use et abuse des anachronismes en appelant à condamner avec les normes d’aujourd’hui des comportements et pratiques d’hier; on a même l’inverse: les islamistes condamnent les moeurs occidentales d’aujourd’hui avec leurs normes issues des tribus nomades du 7è siècle. Cela consiste à juger rétrospectivement nos aïeux avec nos lunettes actuelles en oubliant qu’entre temps il y a eu des progrès moraux dans la façon de penser les rapports humains, sociaux et entre nations. Autres lieux, autres moeurs, disait Montesquieu; ajoutons autres temps, autres pratiques et conceptions. Ce que refusent, du reste, les réactionnaires de tout poil. à commencer par les islamistes que nos Bobos voient arriver du bon oeil droitdel’hommiste. Mais cela n’implique pas que le prétendu progrès (même quand il n’est qu’économique ou technique ou scientifique) soit linéaire et automatique (comme chez les libéraux du marché ou les marxistes « scientifiques »). L’histoire nous l’a hélas prouvé à nos dépens. N’a-t-on pas aujourd’hui une énorme régression vers le retour à la religion contre l’universalisme kantien de la raison?
Vous pouvez m’expliquer pourquoi les vivants actuels seraient responsables des crimes de leurs aïeux? Certes, maints salopards ont profité de l’essor du libéralo-capitalisme dès le 16è siècle pour commettre des horreurs comme l’esclavage et l’extermination des indigènes afin de s’emparer de leurs terres soi-disant inexploitées et sans propriétaire. Mais cela ne signifie pas que toute le monde était d’accord; une responsabilité collective et globale de nos ancêtres est hors de propos. rappelons que la colonisation s’est faite sous l’emprise d’affairistes et de politicards; mais cela ne fait pas le peuple tout entier. Il y a eu, du reste des oppositions à Jules Ferry (bottes au prétendu devoir de civilisation de la France) et à la ripoublique cassoulet, comme celle de Clemenceau à ses débuts.
2) un peu d’histoire comparative et contextualisée
Ne faisons pas de roman national, ni en bien, ni en mal. Faisons comme Talleyrand: quand je me vois, je me désole, quand je me compare, je me console. Certes, la France a vu commettre bien des crimes contre l’humanité. Mais elle est loin d’être le premier pays sur le podium des atrocités. Le palmarès est le suivant: USA (extermination des Indiens, esclavage, discrimination, coups d’Etat avec la CIA, guerres de conquête de territoires…), Allemagne (no comment mais rappelons le massacre des Namibiens en 1904), Gibbye, Turquie, Espagne et Portugal (conquête de l’Amérique du Sud et esclavage). Certes, la colonisation du reste du monde par l’Occident a été criminelle mais les Arabes devraient se souvenir de ce que leur colonisation par les Turcs s’est étalée sur plusieurs siècles et a par ailleurs stérilisé la civilisation musulmane par suite du totalitarisme de la Sublime Porte qui a fusionné tous les pouvoirs (religieux, politique, économique, culturel) au détriment de la distinction des ordres chère à Pascal. le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument… N’oublions pas le facteur technologique: tout pouvoir unitaire, centralisé, tout-puissant (ce qui est encore la conception la plus répandue du pouvoir, y compris chez le révolutionnaire Maqueron) tend à utiliser au maximum ses moyens de puissance pour asservir son peuple et dominer les autres. Gageons que si les civilisations colonisées avaient disposé des mêmes moyens de puissance que l’Occident, elles en auraient aussi profité pour exploiter les autres.
Prenons en compte le contexte historique; l’esclavage et la traite des Noirs ont été longtemps et partout en Occident une horreur en quelque sorte normale. Et ce n’est pas une spécificité de l’Occident; les Arabes y furent très forts et précurseurs (cela continue dans certains pays); les rois Noirs se faisaient la guerre sans cesse et vendaient leurs prisonniers aux trafiquants arabes ou occidentaux. L’anti-judaïté (religieuse ou financière) sévissait avant d’être rétrospectivement transformé en antisémitisme. L’anti-féminisme a duré des millénaires et perdure dans certaines cultures. Les guerres de religion sévirent partout et durent encore au 2è siècle.
En même temps qu’on dénigre la France, on revalorise à des fins instrumentales les oeuvres d’autres pays ou cultures qui furent victimes de l’expansion capitaliste et du colonialisme. On embellit à souhait les performances des califats. La civilisation arable a été très tolérante (pas tout à fait vrai car le statut de « dhimmi » était très désavantageux pour les non musulmans; elle a amené la connaissance des auteurs grecs (oui, mais celle-ci venait de savants non-arabes, grecs, araméens, juifs, perses); elle nous apporté les chiffres arabes et la science (chiffres indiens en fait et science, dont médicale, la précédant)… On oublie que cela n’a duré que 3 siècles et que les savants prétendus « arabes » furent rapidement persécutés et exilés après la chute de Bagdad et du règne des Abbassides. Les apports techniques (irrigation, notamment) des Arabes ont été copié ailleurs sur ce qui existait avant (notamment en Perse). On a donc affaire à une réalité nettement enjolivée pour les besoins de la cause des fondamentalistes musulmans et des djihadistes désireux d’attirer des membres déboussolés et se sentant exclus des « territoires perdus » de la ripoublique. La chance de l’Occident a été d’avoir été très divisé entre royaumes et principautés, puis d’avoir eu la division sauvage des guerres de religion, ce qui a fait émerger la renaissance, le libéralisme et surtout la séparation du religieux et du politique. D’où une prodigieuse créativité dans tous les domaines. Comparons seulement le nombre et la variété d’instruments de musique entre l’Occident et le monde arabo-musulman figé par la domination ottomane.
Ce n’est pas que je tienne à défendre la nation, qui n’est qu’un idée et une réalité dépassée mais, hélas, dans un avenir lointain, lequel sera celui du fédéralisme « cosmopolite intégral et mondial. Car ce qui domine affreusement aujourd’hui, c’est la compétition entre pays pour l’accès aux ressources et exporter en vue de la croissance. cela va s’aggraver dramatiquement avec le changement climatique et la progression démographique. je gage que les pays n’arriveront à un système politique mondial que lorsque la planète sera proche de son dernier souffle. En attendant le saccage, par compétition économique et rivalités politiques ou religieuses, va continuer. Il faut tenir compte aussi de ce que seul le pouvoir politique, à condition de devenir démocratique, peut contenir et répudier le libéralo-capitalisme. Or, pour l’instant, il n’y a pas de pouvoir politique hors un territoire national, ce que l’UE, cohue de gouvernements et siège d’une technocratie économiciste et libérale, prouve amplement. Il faut donc simultanément militer et lutter pour de vrais pouvoirs politiques démocratiques et internationaux, se battre contre le libéralo-capitalisme et s’appuyer sur une base territoriale qui doit être exemplaire afin de pouvoir susciter des associations et coopérations d’égal à égal avec d’autres pays. Ce n’est pas ce que fera le Maqueron qui va faire de l’atlantisme sous férule US, se réfugier dans les jupes de die grosse Angela, s’ériger en monarque absolu et vendre le pays aux vents mauvais du libéralo-capitalisme.

Le système totalitaire du libéralo-capitalisme (SLC)

Posté : 13 juillet, 2017 @ 11:23 dans politique | Commentaires fermés

Le SLC est « un phénomène social total », c’est un « bloc historique » hégémonique. CE n’est pas qu’un régime économique car il dispose de maints moyens, et structures et acteurs pour s’imposer et maintenir sa logique d’accumulation et d’exploitation tant des hommes que des ressources au seul profit de ses partisans et opérateurs. C’est t un régime totalisant sinon totalitaire car il touche à tous les aspects d’une société. Tout s’y tient et forme un bloc systémique et totalisant où toutes les facettes du social sont sous l’emprise d’une logique unidimensionnelle. Et comme disait Proudhon, il nous faut vaincre « en même temps » (Maqueron) la triple domination du trône, du coffre-fort et de l’autel. L’exploitation économique, la domination politique et l’aliénation religieuse ou idéologique sont la même chose sous 3 espèces, ce qu’ a confirmé Gramsci. Quels sont les composants et composantes du SLC? Là, naturellement, je ne vais développer que des grandes lignes et des enjeux fondamentaux.
A) les aspects cognitifs, intellectuels, idéologiques en tant que système de représentations; c’est tout ce qui sert à légitimer et justifier le SLC en le faisant passer pour l’ordre normal des choses, si ce n’est pas le seul possible (le TINA de Thatcher):
* une anthropologie ou conception de l’homme; celui-ci est intéressé, calculateur, rationnel, individualiste et égoïste, « c’est un loup pour l’homme ». Il ne coopère que par utilité de la chose. Il veut jouir en ce bas monde, il veut montrer par ses avoirs qu’il est le meilleur, il se compare aux autres dans le but de valoriser son amour-propre (pas toujours propre, voir DSK, Cahuzac, etc.). Il est matérialiste et opportuniste comme un vulgaire Trump. Dans ce cadre, la morale devient: fais ce que voudras pourvu que cela ne nuise pas aux autres et respecte la loi.
* une sociologie: la société (ou le groupe) n’existe pas (Mme Thatcher), ce n’est qu’une collection d’individu en interaction et en compétition dans le « struggle for life » et pour la sélection naturelle des meilleurs. Cette sociologie a sa méthode, à savoir l’individualisme méthodologique cher à Weber et Hayek qui consiste à partir des attitudes et comportements individuels pour en inférer les dimensions collectives.
* une morale; hédonisme, matérialisme, jouir au maximum, EGO servi en premier, « être entrepreneur de soi-même », responsabilité personnelle mais souvent sous l’angle « pas vu, pas pris », athéisme, sinon on serait retenu par la crainte de Dieu, etc.
* une logique unidimensionnelle qui sur-détermine ledit système, cette logique a été magnifiquement démontrée par Marx: accumulation, de richesses et d’argent, maximisation du profit quitte à écraser les autres et à détruire la terre. Cette logique régit un ensemble de normes ou un code de conduite affiché comme ce qu’il faut faire dans le SLC pour y être adapté. C’est y arriver qui donne le contenu de la « révolution » maquereaunienne.
* un ensemble juridique et normatif qui indique ce qui est licite ou prohibé en univers SLC; le pont aux ânes de cet ensemble, mis en musique par la Kommission de Bruxelles et la CJUE, est la liberté d’entreprendre et de s’installer où on veut dans le cadre de la « concurrence libre et non faussée. Sont interdites toutes les lois qui rendent le travail non flexible, toutes les entraves au commerce, toutes les ententes anti concurrentielles, les grèves non conformes (par exemple bouchon ou de solidarité ou perlée). Le droit du travail doit assurer la liberté totale des travailleurs libres de se vendre au plus offrant dans un contrat individuel de gré à gré. Le droit social ne doit donner qu’un très maigre « filet de sécurité » afin de ne pas sombrer dans « l’assistanat », cher à la chaisière du Puy, le Veau-Quiet, afin de décourager les tire-au-flanc et les « flâneurs » chers à Taylor. Evidemment, la loi a pour but fondamental de protéger la propriété privée; elle doit limiter au maximum la propriété sociale (coopératives, mutuelles) et la propriété publique (services et établissements publics). Cet aspect juridique fait le pont entre l’économique et les politique: il faut un type de démocratie qui donne aux puissants le pouvoir de faire la loi en leur faveur mais de façon que cela ne se voie pas. En outre, l’instance économique doit se séparer de toute approche morale; le droit économique ne sert qu’à assurer l’efficacité de l’économie, ce qui est devenu le leitmotiv de la croissance.
* une culture qui fait que la grande majorité des gens adopte une attitude conforme aux normes attendues par le SLC: individualisme narcissique, comparaison avec l’autre en vue de l’estime de soi si l’on se découvre supérieur (ce qui entraîne jalousie et envie), culte de Mammon, soif de distinction dans la consommation ostentatoire, culte du mérite individuel, vie dans le présent, d’où l’appel au crédit sans tenir compte de l’avenir (cause de la crise de 2008), refus de la solidarité de plus en plus marqué, mépris pour les faibles et les pauvres à l’instar du Maqueron (les moins que rien, les illettrés ou les « sans-dents » de Zizi Rider), refus de ce qui est collectif. Tout cela divise pour faire régner le SLC; à quoi s’ajoute le repli sur soi, l’adhésion aux religions sans engagement dans le monde des autres, etc. On assiste aussi au développement incessant de la rationalité instrumentale et utilitariste au détriment des valeurs morales. On calcule ses avantages et on rejette ses dépenses éventuelles sur les voisins. Cette culture favorable au SLC s’appuie sur le spectacle, le divertissement; elle promeut une « société du spectacle » permanent et fondé sur la mode, le narcissisme montré dans la téléréalité, la communication médiatique si bien utilisée par Obama et Maqueron pour se faire valoir, notamment en se servant à profusions des réseaux sociaux et des médias. le court terme, le clinquant, le superficiel et anodin y sont projetés au détriment de la réflexion et du long terme. On y trouve aussi toute la propagande pour les exploits de l’armée, de la police, du renseignement, pour l’affichage de la puissance du pays et son caractère indépassable contre les « méchants » et « l’empire du mal ».
* une idéologie duale, économique et politique, apparemment séparées mais fonctionnant en symbiose. L’aspect économique ressortit à la pensée actuellement dominante dans les Universités: la théorie de l’équilibre général » (TEG) mais mâtinée par le monétarisme. La TEG fonde, soi-disant mathématiquement et scientifiquement, l’idée-force, pourtant pas très Fouillée, que l’économie se régule très bien toute seule car les « marchés sont efficients; il suffit que les politiciens la laisse faire pour arriver à l’optimum économique pour la société toute entière. Il faut lutte contre tous « les constructivistes » qui théorisent des projets de changement en s’opposant à la spontanéité (quelque peu mécanique et automatique) des marchés et à la « catallaxie » des échanges et contre tous les interventionnistes publics qui luttent contre l’indépendance de l’économie privée. Il suffit que la loi donne des règles favorables à ce spontanéisme au lieu d’entraver le cours « naturel » des choses. C’est ce qu’a fait l’ordolibéralisme tudesque dans l’UE dès 1957. la sphère économique doit donc être théoriquement indépendante du politique, lequel ne doit veiller qu’à protéger les libertés individuelles et à assurer la bonne marche de la démocratie. On a donc, d’un côté l’instance politique libérale veillant au respect des droits individuels de l’homme, de l’autre la sphère économique qui s’auto-régule toute seule dans le meilleur des mondes possibles. C’est trop candide car seule l’instance politique est habilitée à « donner et casser la loi » même dans le cas de l’ordolibéralisme. Problemo: le vieux libéralisme (rien à voir avec le SLC même si ce dernier s’en sert pour se justifier) a installé la démocratie comme modèle de prise en charge du pouvoir politique; or une vraie démocratie peut faire apparaître des oppositions au SLC. Solution: faire du canada dry: la démocrassie représentative qui a l’apparence de la démocratie afin que les puissances économiques puissent la diriger via des hommes de paille, à savoir les politiciens légalement élus et, comme Maqueron, pas forcément légitimes. Pour ce faire, le SLC a transformé le processus électoral en Barnum, ce qui réclame beaucoup d’argent pour le financer. ET qui donne l’argent aux politicards pour se faire élire? La boucle est bouclée, d’autant plus qu’il faut ajouter les lobbys et les médias pour influencer les décisions et les représentations. On aura noté que dans cet arrangement idéologique des choses, la notion de projet disparaît; elle n’est plus pertinente puisqu’il s’agit de s’adapter ici et maintenant en suivant la « politique du chien crevé au fil de l’eau ». Et il ne faut pas non plus développer des idées contraires à la doxa SLC sous peine d’être accusé de populisme ou d’utopisme.
B) les moyens, les structures, les acteurs qui vivent du SLC ou le propagent ou le gèrent; la théorie, bien entendu, ne suffit pas pour asseoir la domination du SLC; il faut disposer aussi des moyens de l’action et de la puissance:
* nous avons naturellement toutes les grandes structures qui vivent directement de et sur la bête immonde qu’est le SLC: banques et assurances (la « phynance » chère au père Ubu), fonds d’investissement plus ou moins vautours et spécialistes du LBO (achat de boîtes par effet de levier, par l’emprunt à bas taux payé par les rachetés!), fonds de pensions en capitalisation, multinationales qui externalisent, sous-traitent, délocalisent dans le monde entier pour optimiser leur chaîne de valeur et leur fiscalité, réseaux d’hypermarchés du genre Wal Mart (achats low cost à l’étranger le moins-disant). Et, évidemment leurs lobbys (15 000 lobbyistes à Bruxelles), leurs organisations professionnelles (en France AFEP, en Europe ERT), les chambres de commerce, les bourses…
* On trouve, le plus souvent couvertes par le « shadow banking » via les paradis fiscaux et devenues difficilement traçables pour cause de WEB plus ou moins « dark » (Vador), les mafias en tout genre de trafic (drogue, organes, femmes ou enfants…) et de rackett. Les banques recyclent l’argent sale de tous les trafics sous l’oeil bienveillant des gouvernements qui voient bien l’utilité des paradis fiscaux. Ils voient bien aussi l’utilité, dans le temps même où ils sabordent les structures de solidarité sociale (Sécu, services publics) et où leur politique SLC augmente les inégalités, la précarité et la pauvreté, de se servir des organes associatifs et autres ONG de charité. Ils les subventionnent, notamment au niveau local, pour faire un boulot de compensation afin que le lien social n’explose pas. Ce n’est heureusement pas le cas de toutes les associations ou ONG dont beaucoup dénoncent au contraire les méfaits du SLC.
* nous trouvons toutes les structures qui établissent, véhiculent et contrôlent l’application des normes ou conceptions favorables au développement du SLC: agences de notation ou de cotation des dettes et des boîtes ou des titres financiers, cabinets de conseil, « organes » de normalisation telles les agences de santé ou de sécurisation alimentaire, etc. gouvernementales mais infiltrées par les lobbys. je signale là l’IABS (international accountant board standards, agence de droit privé de normes comptables qui a pondu la compta. dite de « fair value », c’est-à-dire de comptabilisation des actifs au prix de marché et non sur la base des amortissements comptables). les Universités et les écoles de commerce et de gestion (plus depuis longtemps Sciences.Po et l’ENA) qui forment aux critères et principes du SLC. En France, les facultés d’économie sont passées sous la coupe du courant « main stream » qui diffuse la TEG et a acquis quasiment le monopole de la sélection des profs d’économie, notamment grâce à Mme Vallaud-Belkacem). N’oublions pas les « think tanks » (réservoirs de pensée) qui sont des associations de propagation des saintes paroles libérales, y compris chez les socialos (Terra Nova ou le club St-Simon). Pensons aux « fondations » subventionnées et créées par les très riches ou les trusts pour les universités bien pensantes les recherches sont évidemment orientées vers ce qui plaît aux financiers et donateurs). Il ne faut pas oublier les médias passés sous la coupe de leurs propriétaires (industriels ou financiers) ou sous celle de la publicité et de l’audimat; c’est particulièrement net en France ou, par exemple, c’est un aréopage d’affairistes qui détient « Le Monde » ou Libération ou les « news ». Ajoutons toutes ces agences de pub., de com., de marketing, etc. qui ne fonctionnent que parce que le SLC a implanté la société du spectacle et de l’éphémère.
* considérons que les Institutions Financières Internationales (IFI: FMI, Banque Mondiale, BRI) les instances de coordination et de suivi (OCDE, G8, G20, OIT, FAO, donc en partie les organes de l’ONU) ou de normalisation soi-disant technique (comme pour les télécoms), les institutions statistiques internationales (comme Eurostat) obéissent depuis longtemps à la logique SLC de comparaison avec des normes ou sous des critères purement capitalistes, par exemple en stigmatisant les déficits ou en calculant les performances du chômage.
* notons que la plupart des gouvernants occidentaux, tous passés par les écoles du capitalisme (sauf Trump) sont quasiment tous devenus des chantres et des animateurs de la mise en place du SLC; ils ont abandonné toute notion de projet, l’idée de nation, le rôle du politique au profit des marchés efficients et mélioratifs. Or, les appareils administratifs d’Etat (INSEE, agences, hauts comités, commissions, autorités, police, armée de métier ) ont été pliés par lesdits gouvernants à la logique SLC; il en est largement de même pour les « appareils idéologiques d’Etat » (universités grandes écoles, Justice, culture) qui ont été rendus dépendants tant du pouvoir que de prestations privées, notamment dans le cadre des PPP. Soulignons que, via l’ENA, la haute administration française est depuis longtemps un organe essentiel de la propulsion des normes et de la logique SLC. Cette emprise des politicards et des hauts fonctionnaires occupés d’eux-mêmes et sûrement pas de l’intérêt général est évidemment facilitée par la mis en place d’institutions politiques qui ont vidé la démocratie de toute réalité. La démocrassouille représentative est devenue une structure de développement du SLC contre les peuples.
On voit donc que les instruments de domination SLC sont tant idéologiques, culturels et immatériels, qu’inscrits matériellement dans la réalité des rapports sociaux et de force entre acteurs. Le SLC forme le champ diversifié des pouvoirs de maîtrise de la société. Toutes les dimensions en sont encastrées les unes dans les autres, mais, en dernière instance, c’est la logique SLC qui en sur-détermine les actions, les décisions et les effets. Le champ des pouvoirs SLC est évidemment hiérarchisé car on y trouve des énormes puissances (disons des belugas comme les grandes banques) et des amibes (comme le petit cabinet d’avocat d’affaires) dont on sait que les amibes de nos amibes sont nos amibes. En Occident, la masse des gens qui dépendent du SLC est donc considérable, ce qui explique que les pays virent à droite car ce sont ces gens-là qui votent et exercent les petits pouvoirs locaux disséminés partout. La conclusion est que ce n’est sûrement pas par la voie politique qu’on pourra faire évoluer le SLC.

* des acteurs
* des moyens

* des structures de pensée et d’action

Retour à la loi le Chapelier; c’est la « révolution » de Maqueron

Posté : 9 juillet, 2017 @ 11:02 dans politique | Commentaires fermés

Le programme de Maqueron est effectivement révolutionnaire par retour à la composante hyper libérale de la Révolution Française de 1789. On oublie toujours que la RF ce n’est pas que les droits de l’homme, la démocratie, la devise liberté, égalité, fraternité. C’est aussi la casse du droit du travail de l’époque en vue de laisser libre cours au libéralisme économique le plus sauvage. La loi le Chapelier et le décret d’Allarde suppriment les corporations et interdisent les associations et « coalitions » (grèves) au profit des patrons. Pour faire bon poids, la RF ajoute la semaine de 10 jours (sans dimanche chômé) et supprime les fêtes religieuses. Le code civil de La Paille Au Nez Buonaparte considérera le contrat de travail comme simple louage de service (droit civil). A quoi s’ajoute le plus terrible: en matière de gages, le patron est cru sur parole et le « livret ouvrier » (pour suivre ses déplacements et ses emplois). La RF et ses successeurs développent une conception purement individualistes des relations entre travailleur et patron comme si les rapports de force entre eux étaient parfaitement équilibrés. C’est ce que Jaurès qualifiera de « renard libre dans le poulailler libre ». Ensuite les gouvernants libéraux en économie et fort peu en politique feront la chasse aux sociétés de secours mutuel et feront grand usage de mouchards et d’espions. Le droit de coalition ne fut accordé qu’en 1864 par Napoléon le petit et celui d’association (pour se syndiquer) qu’en 1884 par la 3è ripoublique.
C’est ce déséquilibre des forces qui explique la situation des classes ouvrières, épouvantable, que décrit le Dr Villermé en 1840. Cette exploitation éhontée, déjà au nom de la liberté individuelle et du droit de concurrence et d’entreprendre, suscita la naissance du socialisme, mot inventé en 1837 par Pierre Leroux, et, en fonction de la progression de lois favorables, le syndicalisme. C’est pourquoi, fin 19è siècle et durant tout le 20è, le salariat finit par arracher de haute lutte contre le patronat le plus vorace du monde (avec le concours de la droite apparemment la plus bête du monde) des protections du salariat (par exemple loi sur les accidents du travail en 1892 alors qu’avant la faute reposait entièrement sur l’employé) et des corps intermédiaires de défense des salariés. Puis des instances de négociation collective et des lois de généralisation des choses pour tout le monde. Il faut rappeler que ce furent parfois les patrons eux-mêmes qui demandèrent une régulation générale afin d’éviter une concurrence sauvage entre patrons-voyous et patrons sociaux dont les coûts de production ne pouvaient que déséquilibrer la prétendue concurrence à armes égales en faveur des moins-disants. C’est, du reste, ce qu’a ressuscité le libéralo-capitalisme mondialisé. C’est pourquoi les grandes entreprises favorables au libre-échange mondialisé veulent supprimer toutes les régulations du travail au profit du contrat individuel négocié de gré à gré entre le patron libre et le salarié libre, alors que les PME sont attachées à des règles collectives qui régulent la concurrence. M. Maqueron a fait son choix: vive le MEDEF qui représente les trusts internationaux, à bas la CGPME qui regroupe les petits patrons francaouis. Il a bien perçu que pour rester dans le libéralo-capitalisme il fallait y jouer avec ses règles dans sa logique systémique. Guimauve le Concurrent n’avait pas vraiment osé.
Derrière la prétendue réforme du code du travail, sous prétexte de flexibilité et d’adaptabilité, c’est le retour au seul contrat individuel qui se profile comme but final à atteindre, mais caché pour l’instant, dans le maquereaunisme. Car le politicard est prudent, il développe une stratégie de petits avançant progressivement vers un non-retour, via des étapes qui sont autant de points de non-rebroussement. Cette stratégie a un nom; c’est celle du salami cher à Staline et du diviser pour régner à coups de réformes qui camouflent le but final tout en y menant de façon subreptice. C’est aussi celle des islamistes… La bataille a d’ailleurs commencé sous Edam le Rouge (et avant sous la droite) avec la loi El Khonery.
L’étape maqueronienne consiste à renverser définitivement la hiérarchie des normes au profit de la négociation de tout sujet concernant les salariés au niveau des entreprises. On zappera ainsi les conventions collectives de branche (jugées trop nombreuses afin de les disqualifier) et le droit national souvent établi par extension des conventions les plus favorables. L’idée est donc en fait d’aboutir à l’iimpuissance des corps intermédiaires de représentation et de défense des collectifs de salariés. Afin d’y parvenir, Maqueron fait semblant de jouer au dialogue social alors que ses réformes sont déjà dans ses cartons. La conséquence sera une explosion des inégalités entre salariés en fonction des territoires et de la nature des boîtes (grandes, petites, mondiales, locales, de haute technicité ou simples manufactures, prolos de base ou employés qualifiés, etc.). Quand la « réforme » (lire régression vis-à-vis de l’esprit du droit du travail, à savoir protéger les salariés contre la toute-puissance du patronat) sera passée via une chambre de godillots énamourés, un Maqueron réélu (il s’y prépare déjà!) passera au contrat de gré à gré. la stratégie passe aussi par l’étatisation des structures de dialogue social. Ainsi, il est programmé la suppression de l’UNEDIC, organe paritaire patrons-syndicats, avec centralisation, à la baisse et sous conditions de recherche d’emploi et de non-refus de 2 offres (modèle fridolin), des indemnités de chômage. les Prud’hommes sont aussi dans le collimateur comme la gestion de la FPC. Le but est de supprimer toutes les instances de négociation sociale et tous les corps intermédiaires qui les assurent afin de laisser face à face le patron et le salarié et de donner pour la régulation sociale tout le pouvoir à l’Etat. C’est cela la démocratie et la pris en charge des plus pauvres (les « moins que rien » ) façon Maqueron!
Maqueron, le « révolutionnaire » use en réalité des vieilles ruses de l’Etat tout-puissant, un et indivisible, propriétaire proclamé par les gouvernants de l’exercice de la souveraineté nationale. Il s’en sert comme fondé de pouvoir de la mise en place définitive en France du modèle libéralo-capitaliste car la souveraineté est le pouvoir de « donner et casser la loi ». C’est ce qu’on fait, years ago, les ordo-libéraux tudesques que Maqueron imite en léchant le casque-à-pointe de die grosse Angela. Cela ne marche que si la démocrassouille libérale donne une apparence de légitimité au pouvoir. Le révolutionnaire, donc, en use et en abuse et va faire semblant d’aller vers plus de démocratie réelle. Il ne peut pas et ne veut pas sortir des faux-semblants car ce serait abandonner l’utilité démoniaque de sa toute-puissance. Car le pouvoir a horreur du vide: quand il reste un espace à occuper, il le fait. De même le capital ne renonce jamais à une technique, fût-elle destructrice de la planète,qui peut faire du profit. Démocrassouille libérale et kapital sont cul et chemise, bonnet blanc et blanc bonnet.

Truquages, mensonges et palinodies maquereauniennes

Posté : 8 juillet, 2017 @ 9:36 dans politique | Commentaires fermés

Le candidat Maqueron nous avait promis une révolution politique en sus de sa logique hyperlibérale d’adaptation rapide aux règles du libéralo-capitalisme et à la « modernité » (Uber, innovation, dynamisme, abandon des « moins que rien », etc.). Or nous venons de voir, avec une rapidité stupéfiante, une manipulation hyper classique de l’opinion: la parution d’un rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques. Ce rapport a immédiatement amené le gouvernement à suspendre ou retarder les rares mesures d’augmentation du pouvoir d’achat des Francouis et à attaquer en piqué les fonctionnaires (pas d’augmentation du point d’indice des salaires, suppression du délai de carence, annonce du passage rapide à la suppression de 120 000 emplois). On doit aussi comprendre que les mesures de Sécurité sociale pour faire baisser le « reste à charge » payé par les assurés (dans les 12 %) en remboursant enfin les lunettes et les soins dentaires et auditifs, sont du flan car elles seront à la charge des mutuelles qui seront forcées d’augmenter leurs tarifs. L’astuce plus que classique consiste à reporter les dépenses de la Sécu ou de l’Etat sur les autres, notamment les collectivités locales assassinées par la montée en flèche du RSA et autres aides sociales.
On ne fera croire à personne que le malhomme, avant son élection triomphale, n’était pas au courant du problème d’un trou de 8,5 milliards d’euros par rapport à l’engagement d’Edam le Rouge de passer à 2,8 % de déficit par rapport au PIB en 2017. On le croira d’autant moins que Maqueron fut un chaud partisan de mesures qui ont entraîné la plus grosse partie de ce trou; il s’agit de 3 milliards de recapitalisation d’EDF et de l’aide au sauvetage d’Areva. Soulignons aussi que Maqueron a fortement appuyé l’affaire de la construction par EDF de 2 EPR à Hinkley Point chez les Rosbifs. Il y en a pour les 2 tiers de la somme astronomique de 23,5 milliards (plus la récente annonce de retards et d’augmentation de coûts, soit plus 2 milliards!). Alors qu’EDF était déjà très lourdement endettée, Maqueron a ainsi trouvé le moyen de financer la Grande-Bretagne sous prétexte que le tarif de vente de l’électricité y serait fort rentable et amortirait rapidement la dépense. Las, les prix du marché spot (à court terme) se sont effondrés, ce qui nuit déjà à EDF en France, et il y a eu le vote du Brexit. Il est donc fort peu sûr que le gouvernement britannique tienne son engagement. On peut prédire d’ores et déjà, soit la faillite d’EDF, soit son renflouement aux frais du contribuable, sachant que l’Etat est actionnaire à 84 % de cet établissement public à logique privée depuis longtemps. Il y a en effet longtemps, si on respectait la langue française, que l’on ne devrait plus dire Electricité de France, puisque 50 % de son chiffre d’affaires est fait à l’étranger, mais société française d’électricité. L’EPR de Finlande a déjà 10 ans de retard dans les badigoinces et celui de Flammanville, 3; plus le problème de la cuve et de son couvercle fabriqués par AREVA au Creusot en pleins de malfaçons fort dangereuses (et il n’est prévu, grâce à une curieuse bienveillance de l’Autorité de Sécurité Nucléaire, de ne remplacer que le couvercle, soit 1 milliard de plus et 18 mois de retard en sus!). Si les finances publiques sont en faillite (et la dette d’EDF en fait partie), les décisions du Maqueron n’y sont pas étrangères…
La manipulation maqueronienne a été assistée par le président de la Cour des Comptes, à savoir le socialo en peau de lapin, Migaud. Ce sieur s’y connait en tromperies. Rappelons un de ses exploits, à savoir l’absorption de Péchiney par l’étranger (le Canada, avant revente à Tio Tinto). Il n’y avait pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre que cette opération avait les buts suivants: supprimer un concurrent, prendre sa clientèle et voler ses brevets, ce qui fut fait avant liquidation de cette fort belle entreprise mise en faillite exprès par ses repreneurs. On a fait de même sous Zizi Rider pour Alstom vendue à la CGE US.
Il faut que tout change (apparemment) pour que rien ne change; voilà le chant du guépard entonné par Maqueron. Hélas, le mensonge est devenu trop visible et cela illico. L’ère Maqueron ne va pas durer longtemps. Elle risque même d’être abrégée par une remontée des taux d’intérêts, ce à quoi s’appliquent les USA afin de torpiller l’Europe, et la France en tête à cause de sa dette publique de 2145 milliards d’euros, soit quasiment 100 % du PIB. Pourtant, l’Etat, soi-disant si mal géré, fait mieux que le privé dont la dette est de 130 % du PIB. Ca va douiller…
Les artifices de Maqueron sont apparus au grand jour; on peut même dire: feus les artifices, comme ceux de Bribri dont toute femme sait que les appats rances viennent d’une réfection totale. « Il n’est point de serpent, ni de monstre odieux, qui par l’art imité ne puisse plaire aux dieux ». Pas au peuple, qui connaît la belle phrase de Lincoln: on peut tromper quelques uns tout le temps, tout le monde quelque temps, jamais tout le monde tout le temps. Maqueron a eu la fausse prudence de ne pas s’engager sur la baisse du chômage; il n’empêche: les Francaouis attendront les résultats. Alors, il risque fort de na pas finir à la Lanterne, ce beau bâtiment royal volé par Tsarko au 1er ministre, mais à la lanterne comme en 1789. Car ça n’ira pas et on le verra bientôt.

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