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Société civile, communauté politique et Etat

Posté : 3 octobre, 2018 @ 10:04 dans politique | Commentaires fermés

Mac-Tron se réclame de la société civile; ce qui est curieux car ses députés sont à 60 % des gens qui appartiennent aux seuls classes sociales « in » dans le SLC, les petites classes, si j’ose dire pour singer Blanquer, ayant été proprement quasiment éliminées de la représentation nationale dans des proportions inédites sous la V ème ripoublique. Ces députés n’ont, du reste, eu que 15 % des voix des inscrits au premier tour des législatives… Il convient donc de spécifier sérieusement ce que signifie la société civile, travail, que naturellement, les journaleux main stream ne font pas. En ce qui me concerne je vais poursuivre les considérations d’Hegel qui, dans les tout premiers, a parlé de ladite société civile (SC).
La SC est l’espace des individus et des groupements dans leurs activités et fonctions sociales de production, consommation, circulation, relations sociales. On y trouve donc les associations (dont syndicats), les entreprises ou organisations quelles que soient leur forme (privées, publiques socialisées comme les mutuelles et les coopératives ou les entreprises d’insertion…), les « corporations », les collectivités locales, les groupes confessionnels, les structures de formation, les services publics, les familles et les individus comme les travailleurs indépendants ou salariés, les « corps intermédiaires »… Tous ces groupes ou individus sont en relation permanente par suite de la division du travail (DDT; technique, du travail et sociale) et des nécessités de la vie. Ils ont ainsi, comme disait Durkheim, « une solidarité mécanique » car la DDT rend toutes les activités interdépendantes. Mais la SC est aussi le lieu des divisions et des conflits entre tous ces acteurs sociaux, conflits d’intérêts, de valeurs morales, de représentations religieuses, idéologiques ou intellectuelles, de conceptions du monde et de « la vie bonne », de finalités pour la société ou les groupes. Qu’on le veuille ou non ce pluralisme conflictuel de la SC pose le problème de la cohésion sociale, de la résolutions des conflits, des finalités communes de la société tout entière. L’espace de la SC n’est pas unifié et la compétition y règne.
Emerge ainsi le problème de la communauté d’ensemble (communauté politique, CP) qui regroupe tout le monde sur un territoire donné: à quoi sers-je, où cours-je, dans quel état j’erre? C’est ce problème que doit résoudre le politique dont le but primordial est de fixer des finalités communes, ce qu’on appelle bien commun ou intérêt général. le but à poursuivre est celui de la paix civile, de la cohésion sociale, de l’ordre public, de la ligne générale de la politique (économique, sociale, culturelle…) pour la société tout entière. Il s’ensuit que le problème de la communauté politique est celui de la cohésion, de l’union (je n’ai pas dit l’unité qui mène tout droit au nationalisme) des diversités dans un vivre-ensemble stable et reconnu par tous. Pour cette raison, le politique, dimension qui régit la communauté éponyme, est un espace transcendant (au sens de l’immanence du dépassement des divisions et des conflits sociaux, au sens de commun à tous et respecté par tous) qui se différencie du domaine de la SC qui est celui des conflits entre acteurs pour leur vie propre et aussi la détermination de la direction (au double sens de destination et de gouvernement) à prendre pour la société tout entière. Il y a donc une relation à établir entre la SC, la CP et le pouvoir politique. Ce problème a reçu, historiquement et géographiquement, bien des solutions.
Voyons un peu: celle de celui qui a la plus grosse matraque (la solution Massu de Charlot en 1968), celle des sociétés sans Etat (palabres démocratiques et chef n’ayant qu’un pouvoir symbolique) décrites par Pierre Clastres (solution aussi usitée longtemps par les tribus germaniques), celle des monarchies de droit divin où le roi détenait la souveraineté sur le peuple grâce à son onction par des curetons de tout poil au nom des préceptes divins, celle de la démocratie représentative où le peuple est souverain mais où l’exercice de laquelle est confiée à des représentants élus. Dans pratiquement tous les cas, les solutions ont installé extériorité et supériorité du pouvoir politique (devenu Etat) sur la SC dans une relation de domination et de pouvoir descendant du haut vers le bas. C’est ce que j’ai appelé une conception « néolithique » du pouvoir, solution qui demeure celle de Mac-Tron à la différence que la technocratie y supplante le parlement. Le politique, qui est demeuré toujours plus ou moins théologique, a considéré, que les gens et les groupes étant soumis à des passions dissolvantes et prompts à entrer en conflit ouvert, il fallait un pouvoir politique (PP) au-dessus d’eux qui garantisse l’ordre et la sécurité. De par la nature pécheresse des hommes, Dieu avait créé le pouvoir politique; ce fut la position de St Augustin puis de St Thomas d’Aquin, position reprise par la plupart des « démocrates » contre la populace puis les classes dangereuses (d’où le suffrage censitaire, l’interdiction des « coalitions » et des grèves, le musellement des médias). Solution hobbésienne: la SC étant le lieu de « la lutte de tous contre tous », il faut une autorité souveraine absolue qui assure la protection de chacun et de ses biens. Le PP, extérieur et supérieur à la SC a oublié que celle-ci lui était antérieure et était son mandant; même en démocratie, le PP a été conçu comme hiérarchique et top down, la communauté politique comme un tout, un « UN » construit par ledit PP contre la pluralité de la SC. Qu’ils soient « unitaires » ou fédéraux (en fédéralisme seulement politique), le PP est devenu Etat centralisé ne concédant aux parties inférieures que ce dont il ne voulait pas s’occuper (la subsidiarité à la sauce européenne alors que cela devrait être l’inverse: les communautés de base ne donnent au PP que ce dont elles ne peuvent pas s’occuper; subsidiarité d’auteurs chrétiens comme Marsile de Padoue en 1324 dans « Le défenseur de la paix).
Une autre solution a été de dire: il ne faut plus d’Etats, rien qu’un grand marché mondial. Comme solution intermédiaire, on a l’Etat libéral qui se réduit aux fonctions régaliennes (sécurité, défense, justice, monnaie). Ce qui exclut tout interventionnisme étatique dans la SC. Le problème à résoudre est celui de l’interface entre la SC et la CP qui sont normalement des instances sociales horizontales. L’interface, la médiation des rapports SC/CP, c’est devenu le PP. Celui-ci est resté néolithique: pouvoir hiérarchique, quasi absolu, descendant autoritaire. C’est le deus ex machina de la société qui, bien au-delà des fonctions régaliennes, même dans les prétendues démocraties libérales, organise, conduit, dirige, fait exécuter. Et aujourd’hui cela consiste à déléguer le vrai pouvoir législatif aux lobbys et à la technocratie, à se servir de la toute-puissance de l’Etat propriétaire de la souveraineté (qui consiste à « donner et casser la loi ») pour mettre en place des lois, des normes, des codes, des logiques de décision et d’action calquées sur les besoins du kapital et la logique de gestion du privé. Or, s’il est vrai que toute société ou tout groupe a besoin d’un PP, on ne peut en conclure que celui-ci soit autre chose qu’une force de régulation, d’animation, d’impulsion, de coordination et cela ne justifie pas qu’il soit au-dessus de la société et la commande de l’extérieur et en surplomb.
C’est pourquoi le PP doit être immergé dans la société et réparti entre tous les acteurs sociaux au lieu d’être un monopole de représentants, qui plus est aujourd’hui asservis à la logique du kapital. C’est le sens profond du « fédéralisme intégral » de Proudhon, fédéralisme qui est tout à la fois économique, politique, juridique et social et qui donne à chaque groupement la plénitude des pouvoirs de décision et d’action qui le concernent et dont il est le seul à connaître les déterminations et les conditions car il les vit sur le terrain et non dans un bureau à Paris. Proudhon fait disparaître l’absolutisme du PP et de la propriété en les généralisant à tous les acteurs sociaux.
Reste que pouvoir et propriété ne suffisent pas pour assurer la cohésion sociale de la CP même fédérative. Il y faut aussi des valeurs communes, « transcendant » toutes les particulières. Ce sont des valeurs sociopolitiques: neutralité des décisions par rapport aux conceptions particulières du monde (qui, plus la liberté des religions, assure la laïcité), primat du bien commun et de l’intérêt général sur les intérêts particuliers, respect mutuel pour un vivre-ensemble pacifié et tolérant de la diversité, dialogue social et négociation, égalité de participation à la chose publique (droits-participation), respect de la dignité de tous (ce qui suppose des moyens de vie digne d’être vécue; droits-créances), liberté des acteurs (droits-libertés), « éthique de la discussion et de la communication », égalité réelle de tous dans la conduite des relations entre acteurs, mise générale en débat entre les acteurs sociaux avant toute décision afin de dégager démocratiquement les lignes de l’intérêt général. C’est cela la république démocratique tout à la fois assise sur le bien commun, des valeurs partagées et la démocratie fédérale réelle.

Les habits neufs du Zident MAC-TRON

Posté : 1 octobre, 2018 @ 9:13 dans politique | Commentaires fermés

Par suite de sa descente à 29 % d’opinions favorables dans les sondages, de son image de président des riches (très dixit Zizi Rider), de son langage brutal (illettrées, les moins-que-rien, les Gaulois réfractaires, traversez la rue pour trouver un emploi, travaillez pour acheter un costume…), le Zident a décidé de changer de style. Tout sur l’empathie, la compassion, la « pédagogie » (sans doute que les andouilles que nous sommes comprendrons mieux sa politique et ses décisions si on nous explique longtemps et avec des dessins). Il faut que pas grand chose change, surtout dans la parole, pour que les Francouis acceptent enfin le progrès (lire les régressions par le changement brownien). C’est pourquoi il convient de faire à Mac-Tron (qui va à Mach 4 et nous prend pour des pieds sans intelligence à l’instar de Ludovic Tron, le piedophile) et à ses communicants envasés un petit cours ancestral et non 4.0 de psychologie: quelles sont les différences entre attitudes et comportements?
Une attitude est une tendance ou un penchant, profond, latent, spontané (quand il s’exerce) et permanent de la personnalité et s’actualise lors des situations rencontrées. Cette actualisation-réaction aux stimuli rencontrés lors des circonstances sociales est le comportement, lequel est observable alors que l’attitude ne l’est pas. Exemple concret pour la comprenette énarchique du Zident. Un Blanco raciste (attitude) grand et puissant voit à Evry un Noir malingre s’occuper des poubelles à 6 heures du matin en sortant de chez lui; le Noir le bouscule légèrement et présente des excuses; le Blanc l’insulte quand même: ça, c’est son comportement. Supposons que le Noir soit un grand costaud et le Blanc un freluquet comme le Zident. Notre blanc pensera in petto sale Noir mais ne dira rien car le comportement raciste est alors risqué. Le comportement est donc une réaction stratégique souvent calculée de mesure des risques en situation. Le comportement est un calcul utilitariste et « conséquentialiste » d’intérêts (sauf si notre Blanc est bourré ou drogué ou hyper frustré et plein de ressentiment) alors que l’attitude ne se mesure pas. Tout cela pour vous faire comprendre, cher Zident, que même si vous changez de langage en fonction des circonstances et de l’intérêt à le faire pour des raisons d’image, votre attitude profonde de mépris vis-à-vis des prolos, des conservateurs résistant au changement, des sédentaires, des peu qualifiés et cultivés… persistera. Comme pour le scorpion de la fable, c’est dans votre nature élitiste, aristocratique et méritocratique. Comme disait Proudhon, les Grandes Ecoles sont « des séminaires de l’aristocratie. Et, du reste, Bourdieu a largement montré qu’en sortir n’a pas un si grand mérite vu que les dés de l’enseignement sont pipés en faveur des classes sociales supérieures. Et être diplômé, comme Guimauve le Concurrent, de 3 grandes écoles ne prouve rien car c’est la même formation (HEC, Sciences.Po et ENA) sous 3 espèces.
En approche de psychologie sociale, Mac-Tron oublie qu’il n’y a pas de « résistance au changement » (vieille ânerie de Crozier) en quelque sorte habituelle ou innée: les gens ne résistent qu’aux changements négatifs, ce qui invalide tout le blablabla sur le progrès par des réformes systématiquement SLC. Car les gens s’en tiennent à 2 choses essentielles: l’espérance (pour eux et surtout leurs enfants) et la sécurité de leur situation. Or, c’est justement ce que le SLC tue dans l’écart énorme entre ses promesses et ses résultats. Du coup, la confiance s’évanouit et le ressentiment grimpe. Les gens son toujours pour le changement s’il est positif. Mac-Tron n’est qu’un comptable, un techno, un logiciel de calcul de quantités et de pognon, un microcéphale (au sens de PC); il n’a aucune formation en matière de sciences humaines et sociales. Quand un économiste meurt, il devient comptable…
Il vous faudrait aussi faire un peu de sociologie pour comprendre les décalages, perçus par les électeurs, entre la pensée (ou l’attitude) et le discours et entre les paroles et les actes. Quand les décalages deviennent évidents et « too much », les électeurs comprennent vite que vous avez « la langue fourchue » et faites passer les vessies pour des lanternes. Vous verrez en outre que ce qui est vu et ressenti, ce ne sont pas les mots lénifiants, bienveillants et doucereux mais les effets réels des décisions prises et des actes réalisés. Comme disait Lincoln : on peut tromper toute le monde quelques temps, quelques uns tout le temps mais pas tout le monde tout le temps… Vous comprendrez que les gens voient rapidement où sont leurs intérêts et comment ils sont mis en péril par votre politique, celle que vous n’avez pas l’intention de modifier. Car, figurez vous qu’il n’y a pas que le culturel et l’idéologique dans la vraie vie; il y a aussi les intérêts à défendre et les rapports de force pour ce faire. Il y a des structures persistantes, des « ‘habitus » qu’on ne peut pas changer par ordonnance ou décret. En réalité, vous croyez faire du Gramsci (comme la Marine…) en pensant que la victoire procède essentiellement de la culture et de l’idéologie. Or Gramsci a parlé de « bloc historique » où il y a système qui se forme entre l’exploitation économique, la domination politique et l’hégémonie culturelle, laquelle ne peut rien sans le concours des deux autres dimensions de l’état d’une société. Gramsci n’a jamais dit que l’hégémonie emportait le tout sociétal. Ce sont les libéraux à la Hayek et à la Friedman qui, eux, l’ont dit et fait faire. Vous êtes fort en richards Ricoeur de lions, mais pas du tout en gramscisme. C’est pourquoi votre volonté de subvertir la culture et le modèle français ne peut que voir des résistances survenir, notamment à cause du gap entre promesses et résultats. En fait, si vous ne retenez que la variable culture pour forcer le changement, c’est que vous ne voulez rien faire de sérieux contre l’exploitation SLC et que vous ne voulez pas perdre votre domination politique à base de pouvoir descendant et monopoliste et de gouvernance technocratique. Vos nouveaux habits, en réalité, vous montrent nu comme dans le conte d’Andersen (superbe livre de Roland Gori: la nudité du pouvoir).

Attitudes des multinationales, des gouvernants et des riches à l’égard du climat

Posté : 28 septembre, 2018 @ 9:58 dans politique | Commentaires fermés

Force est de constater que, malgré les grandes discours de tous et les envolées lyriques de Maqueron (la France est très loin de tenir ses engagements écologiques: pesticides, CO2,, qualité de l’air et des eaux, pollutions diverses…), les engagements (en trump-l’oeil) de la COP 21, rien n’est vraiment fait contre la dégradation de la planète. Pourquoi?
Pour les multinationales, les trusts, les grosses firmes, la phynance, c’est que lutter serait contraire à la logique du SLC: accumuler sans fin et maximiser capital et profit. Par ailleurs la concurrence internationale mise en place grâce aux décisions politiques des gouvernements inféodés au capital depuis 30 ans interdit à quiconque de prendre des initiatives qui nuiraient à la compétitivité de leurs boîtes ou de leur pays, ou alors il faudrait que soit trouvé un accord international. De plus, les riches, habitant des endroits protégés et paradisiaques, ne perçoivent guère les dégâts de leur conduite et réclament au contraire les plus gros efforts aux pauvres. Les riches ont toujours été des partisans de la fête continuée sur un volcan car ils ne voient que leurs intérêt à court terme et ils pensent qu’ils vont s’en sortir grâce à leurs moyens. Après nous, le déluge, disait le régent… Et 1789 leur a pourtant prouvé que c’était un raccourci saisissant, si je puis me permettre cette pique.
Les gouvernements se sont mis au SLC à cause du lien entre élections, soi-disant démocratiques, croissance et chômedu. En effet, conséquence perverse de l’économisme ambiant auquel il se sont ralliés, pour faire vivre la population il faut de la croissance, de quoi vivre et espérer, du pouvoir d’achat, il faut suffisamment d’emplois et de richesse pour garder les trous de nez des pauvres au-dessus de la fosse à purin. Il faut aussi, grâce à la croissance, que la taille du gâteau augmente afin d’accroître un peu la part de chacun sans modifier les règles de répartition de celui-ci entre les parties prenantes: la plus grosse part pour les riches et le reste à partager entre prolos. C’est lié à la nécessité de susciter de l’espoir pour maintenir la cohésion sociale. Las, cette approche n’est plus durable compte tenu de la démographie galopante dans les pays pauvres et de la raréfaction des ressources de la planète, tant fossiles que renouvelables. C’est aussi lié au vieillissement des populations et aux effets sur la santé des produits chimiques déversés dans la nature; cela augmente sans cesse les charges afférentes au point que les actifs sont de moins en moins à même de les assumer. Heureusement, le capital, les firmes et les riches ont des solutions à long terme, dont l’essentielle est de laisser courir à la catastrophe environnementale pour de bonnes raisons (de leur point de vue). Attendons car « il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre ». Pas besoin de projet car le SLC fonctionne tout seul pour amener au meilleur des mondes possibles.
Les riches, le kapital et les politicards pensent toujours que la science et la technologie apporteront des remèdes, tôt ou tard, « aux dégâts du progrès ». Le scientisme habite toujours leur esprit de lucre et de survie. Ils pensent que leurs moyens et leur richesse leur permettront de trouver des lieux préservés des catastrophes; il s’adonnent, du reste, aux croyances dans le « transhumanisme » et les progrès dans la bionique, qui seront réservés par construction aux seuls riches et même très riches. Ils auront la possibilité, déjà usitée, de se retrancher dans des endroits protégés et de l’entre-soi, à l’instar des « gate cities » qui font déjà florès. Certains pensent même migrer vers la lune ou la planète Mars devenue rose; c’est en cela que Elton Musk est un visionnaire. Esprit (en tant que white spirit) es-tu Tesla?
Ils sont partisans de « la stratégie du choc ». Le réchauffement climatique résoudra le problème démographique par la température invivable, la sécheresse (ou les cyclones), la mort des océans, la pénurie alimentaire. On sera débarrassé des populations ennuyeuses, remuantes et promptes à immigrer vers des cieux plus cléments; cela nous fera bien moins de Chinois, d’Arabes, de Latinos, de Noirs qu’il faut assister et nourrir en permanence bien que leur pauvreté résulte de nos prédations. Vous me direz que la famine n’arrivera pas d’un seul coup. Certes, mais c’est prévu: espionnage, surveillance des communications, police aux frontières et surtout les moyens considérablement meurtriers des armées modernes. Ce n’est pas pour rien que les budgets militaires sont astronomiques, à commencer par celui des USA (vers les 600 milliards de dollars). Le plus drôle, c’est que ce sont ces cons de prolos qui les payent car nous sommes détaxés et envoyons notre pognon dans des paradis fiscaux. Et pour que les riches puissent bouffer, respirer et boire? Fastoche: on aura de gigantesques serres alimentées par l’électricité nucléaire qui, en outre, pourra casser la molécule d’eau en hydrogène et oxygène et transformer l’eau salée en eau potable. Avantage: on pourra se passer du pétrole et du gaz que Dieu a malencontreusement placés chez nos ennemis. C’est pourquoi la recherche nucléaire continue sous prétexte d’être moins productrice de CO2; de plus une centrale nucléaire est bien plus facile à protéger qu’un pipeline ou un gazoduc. Et tout cela alimentera en énergie de gigantesques bulles autonomes et automatisées car pilotées par ordinateur et coupées de l’extérieur devenu invivable.
Mais comment aura-t-on ensuite assez de travailleurs? C’est prévu: les robots, l’intelligence artificielle, l’automatisation généralisée remplacera les travailleurs sans faire grève. De plus les robots peuvent boulonner n’importe où, même en enfer. Pour les activités non mécanisables, nous aurons toujours assez de gens soumis pour être nos esclaves domestiques; il suffira de les « surveiller et punir ».
Reste le problème le plus difficile. S’il n’y a plus assez de consommateurs comment pourra-t-on assurer l’accumulation du kapital et l’exponentiation du profit? Eh bien on pourra y renoncer car dans notre monde futur on n’aura pas besoin de monnaie; seulement des ressources que produiront des robots infatigables pour les « happy few ». Ce monde sera celui des loisirs perpétuels et ce n’est plus de la science-fiction… De plus, enfin l’égalité sera réalisée et la démocratie enterrée car il n’y aura rien à décider: ce sont les robots qui feront tout.

Les droits de l’homme chez les libéraux et le SLC

Posté : 26 septembre, 2018 @ 1:40 dans politique | Commentaires fermés

L’idée de cette chronique m’est veneu en lisant l’excellent dernier livre de J-C Michéa (Le loup dans la bergerie)où il montre comment les « progressistes de gauche », envahis par l’idéologie libérale des droits de l’homme, ont facilité l’implantation du SLC en France, notamment en substituant les questions sociétales aux problèmes sociaux et à la lutte contre le capitalisme néolibéral.
Pour comprendre comment le loup libéral est entré dans la bergerie des socialistes en peau de lapin, il nous faut partir de l’analyse du contenu précis du droitdel’hommisme cher à Kouchner et à ses sacs de riz. Le libéralisme des origines s’est concentré sur ce que les juristes appellent les droits subjectifs, autrement dit les droits purement individuels à sauvegarder contre les religions, les idéologies, le pouvoir politique. Mais quels droits? Michéa reprend la formule de Marx: liberté, égalité, propriété et Bentham (c’est-à-dire utilité, intérêt; rappelons que pour Bentham l’utilitarisme consiste à faire le bonheur du plus grand nombre; l’utilité sociale n’y est donc pas qu’individuelle puisqu’il s’agit d’un bonheur collectif en tant que totaliisation des bonheurs indivduels même si, oh horreur, des individus peuvent être sacrifiés pour la maximisation du bonheur collectif). Les philospophes libéraux considéraient ces droits de l’individu comme des « droits naturels », ce que l’anthropologie moderne a totalement controuvé. Il faut noter en premier que ces droits sont individuels et présentés comme universels tant dans le temps que dans l’espace. C’est déjà faire fi de ce que les juristes du 16ème siècle appelaient le « droit des gens », c’est-à-dire des groupements humains. On peut aussi ergoter sans problème sur la promotion de la propriété en droit naturel ou de l’utilité-intérêt comme moteur permanent et plus fort que tout autre motif des motivations humaines. L’universalisme des droits libéraux de l’homme apparaît comme hors sol, incrée, indépendant des cultures, des situations, des conditions de vie, de l’histoire et des évolutions sociales. On comprend aisément qu’il s’agit d’un universalisme bourgeois et occidental qui a fini par largement s’imposer, les armes aidant, sur une très grande partie de la planète. On comprend aussi que la théorie économique libérale a besoin de ce faux universalisme pour justifier la promotion d’un capitalisme fondé sur l’unicité, la grande similitude des besoins de consommation gérés par le même contenu de l’utilité (ou valeur d’usage) chez tous.
Ces droits sont « formels », théoriques; ce sont des « droits de » et non des droits à (par exemple, le droit de travailler mais, dans la réalité concrète, pas le droit au travail ou le droit de se loger mais pas d’avoir un logement); c’est pour cela qu’ils sont égaux, en principe, pour tous, ce qui est justifé par le droit à l’égalité que montre la nature humaine. Mais, attention: ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas effectivement réalisés qu’ils sont sans effet; car, comme disait Kant, ils ont le mérite d’être des « principes régulateurs », c’est-à-dire des normes à viser et des références d’évaluation des pratiques et des réalités, au nom desquelles on peut critiquer l’état réel des situations.
Le droit à la liberté libérale fait que la liberté de chacun s’arrête à la même liberté pour les autres, à ce que sa liberté propre ne nuise pas à autrui. C’est « la liberté négative ». L’utilité est l’intérêt personnel car, comme l’a écrit Adam Smith, nous n’attendons pas notre dîner de la bienveillance du boucher.
Et, in fine, il faut bien comprendre que dans une philosophie sociopolitique qui part des droits individuels absolus et perpétuels, la liste des droits possibles est illimitée. les évolutions en tout genre des sociétés libérales font que la liste des droits personnels n’est jamais close. Ce qui est l’exact pendant, versus économie, de l’accumulation sans fin entraînée par le système capitaliste pour lequel le profit doit toujours croître encore et encore et doit être capitalisé à son tour pour en obtenir encore plus en entassant des biens, des investissements et des capitaux. On voit là que le libéralisme « culturel » (ou sociopolitqiue) fait système avec la logique économique unidimensionnelle du capitalisme pour nous orienter vers le « toujours plus » cher à Walter de Closets (qui applique ce slogan aux seuls ouvriers et syndicalistes. Ce libéralisme des droits de l’homme et de l’accumulation de capital (si utile pour la croissance qui est l’alpha et l’omega des politiciens libéraux puisqu’elle suscite l’espoir de progresser pour tous sans modifier les règles de répartition d’un gâteau de plus en plus gros) est un système social total (Mauss disait un phénomène). Ce système est une cage de fer à la cardinal de La Ballue: on y est libre comme le hamster dans sa roue parce que le mode de vie attendu pour tous, et les comportements conformes eux aussi, est fixé par le SLC. En revanche, l’individu peut choisir son « style » de vie, par exemple acheter un berline teutonne ou une petite bagnole francouie; l’important est de travailler pour consommer et même d’emprunter pour ce faire. Vous pouvez être « vegan » puisque de toute façon le quinoa vous sera vendu par le kapital. Libéralisme idéologique et logique ou pratique SLC sont donc indissociables comme les doigts de la main et c’est cela que les socialos ont accepté en France depuis 1983 sans analyser le système, ni proposer une alternative comme autre projet de société. C’était trop facile et rentable de se la couler douce (fric, honneur, pouvoir) dans le moule. Le socialisme social-démocrate à la Blair, Schröder, Maqueron… n’est qu’une moule accrochée au rocher SLC. C’est plaisant de remarquer comment l’énorme majorité des radicaux de mai 68 sont devenus das aficionados du SLC; c’est normal car ils ont substitué le dogmatisme du marché et des droits de l’homme à leur pensée maoiste ou trotskiste tout aussi dogmatique. On peut aussi observer que les droits de l’homme sans limites entraînent inéluctablement la guerre de tous contre tous, chacun excipant de son droit coomme devant être accepté par les autres.
La théorie des droits de l’homme, les hommes étant ainsi arrachés à toutes les structures collectives de référence, réclame que le pouvoir politique et le droit soient « axiologiquement neutres », c’est-à-dire que l’Etat et la loi soient conçus en dehors de toute morale, religion ou conception particulière du monde. Ce qui introduit aisément des demandes individuelles (qui, naturellement se regroupent en collectifs de pression sociétale) non reconnues par la culture, la morale, les références dominantes dans un pays ou de l’époque. La porte est ainsi ouverte à l’illimitation des demandes de droits nouveaux qui, à la longue, ne peuvent être refusées car ce serait contraire aux droits égaux et universels, notamment celui pour chacun « de vivre selon sa nature ». Au passage, la société », qui pour durer a besoin d’une langue et de normes communes, se trouve atomisée en individus et molécularisée en communautés. Et c’est tant mieux car ainsi le même SLC peut régner partout sans frontières, ni Etats. La coordination par le marché mondial suffit à coordonner les attentes réciproques des uns et des autres dans le monde fermé du SLC et de la dépendance de tous envers tous. Chacun, ou groupement, peut être libre pourvu qu’il continue d’adorer Mammon. Et comme le marché repose sur la division internationale du travail tout le monde est interdépendant et alors règne « la solidarité mécanique » chère à Durkheim. Eh bien, visiblement cela ne suffit pas puisqu’on assiste au regain de la religiosité, de sectes, des philosophies ataraxiques, des conseils de psy pour être bien dans sa peau et devenir « entrepreneur de soi-même ». Plus les associations en tout genre pour être reconnu dans sa dignité et son identité. Ne reste guère que le contrat que les libéraux suppose être conclu entre 2 êtres théoriquement libres malgré l’inégalité des pouvoirs et des ressources; ce cher contrat commercial étendu à tous les rapports sociaux de façon que toutes les relations sociales soient rabattues sur une forme unique de type capitaliste!
Devant cette atomisation des cadres sociaux et de la société qu’amenait cette vision purement individualiste des droits de l’homme, les penseurs et politiciens, le bec dans l’eau, ont cherché un moyen d’empêcher l’éclatement de la société, de refaire « société », d’empêcher la « déliaison sociale ». Comte a pondu une « sociâtrie », Feuerbach a divinisé l’humanité, St-Simon a inventé une nouvelle religion comme Robespierre. Mais les économistes ont remporté la mise: le « doux commerce », l’échange, la « main invisible du marché » feraient que les « vices privés deviendraient des vertus publiques ». C’est ainsi qu’une philosophie politique droit de l’hommiste a fait le lit du SLC. Et ce dernier a triomphé sans partage quand les cocos se sont écroulés en 1991. Ne reste plus que la croissance et la bonne gouvernance technique de l’économie.
Pourtant, years ago, les socialistes utopistes ou libertaires du XIXème siècle avaient eu une bien autre conception des droits humains car la nature humaine n’est pas figée et est façonnée par la culture; elle n’est qu’un potentiel actualisé par les différentes cultures et époques. Ils étaient réels et collectifs. Ils étaient fondés sur la justice et la solidarité. La liberté des uns y était renforcée par la coopération avec celle des autres. La liberté individuelle n’était donc pas en conflit, mais « en combinaison » avec celle des autres et n’était en rien opposée à l’égalité puisque pour coopérer librement il faut que les partenaires soient égaux de façon que le contrat bilatéral, si cher aux libéraux, soit équilibré et non léonin. Les droits des collectivités,, des groupements sont reconnus et mis en relation dans un système fédératif qui « va de bas en haut et de la circonférence au centre » de façon que la subsidiarité vienne de ce qui est accordé au sommet par la base et non octroyé de haut en bas comme dans l’UE ou le maquereaunisme. La propriété individuelle est complétée par la sociale (mutuelles, coopératives, associations) et la publique socialisée, non « nationalisée » encore moins étatisée pour ce qui relève des services publics (« les compagnies ouvrières de Proudhon)… La valeur d’usage consacre la définition des besoins, non la valeur d’échange.

Le messie-Jésus Maqueron s’érode et se dirige vers les poubelles de l’histoire

Posté : 24 septembre, 2018 @ 10:01 dans politique | Commentaires fermés

En 2022, Maqueron pourra chanter: je suis la poubelle pour aller valsser peut être dans les hautes sphères de l’UE. La baudruche est en train de se dégonfler avec maintenant 29 % d’opinions favorables chez les Francaouis. Rappelons qu’il n’a eu la majorité aux pestilentielles de 2017 que parce que les électeurs ont été victimes du voter utile contre la Marine et de la débandade des partis de « l’establishment ». Aux législatives les députés LREM n’ont eu, en moyenne, que 15 % des électeurs inscrits. La majorité législative (312 députains LREM plus 45 Modem ) est une cohue de bric et de broc largement constituée de transfuges du PS et du tsarkozysme. Cependant, sa composition sociologique fait la part très belle à la seule « France d’en-haut », diplômée, bien installé dans les facilités du SLC, celle d’une prétendue société civile réduite aux « winners » et comportant fort peu de représentants des classes sociales populaires. Rien n’unifie cette cohue d’opportunistes sauf leur acceptation par le prince (cooptation des candidats) et leur mécanisme d’appartenance à une foule massifiée décrit par Freud: des individus atomisés réunis par leur même identification à un même idéal du Moi, à savoir le Lider Maximo. Cette agglomération d’egos est en train de se fissurer pour la « lutte des places » (mairie de Paris, élections européennes de 2019, municipales de 2020). Parallèlement, le mécontentement et le populisme font la petite bête qui monte, qui monte. Maqueron ne dispose pas d’un vrai parti bien organisé et unifié par un projet, ni de relais ailleurs, ni de corps intermédiaires institués, ni de majorité électorale, ni de réseaux locaux. Du reste, les aficionados de Maqueron ne savent toujours quelle est la ligne politique du chef. Mais la dispersion, façon puzzle, de l’opposition de droite ou de gauche nous annonce de belles corridas électorales pour le futur proche.
Maqueron a voulu courir deux bestioles à la fois (« en même temps »), celle du lièvre SLC dynamique et qui court très vite vers le moins-disant permanent, et de la tortue de l’équilibre budgétaire statique et gravé dans le béton teuton. Las, la tortue est moins rusée que celle de La Fontaine (Oskar). Il a donc commencé par libérer le kapital et les riches des charges qui pesaient trop, empêchaient « le ruissellement « de la richesse vers l’activité et nuisaient à la compétitivité de l’industrie française. Connerie car la course à la compétitivité-coût est perdue d’avance (pays low cost, y compris PECO(s)) et surtout surenchère sans fin car si vous améliorez la vôtre, les autres vont illico faire encore mieux et vous expédier des « travailleurs détachés ». D’où une course perpétuelle au moins-disant dans l’UE et partout. Ce qu’il faudrait, c’est de la compétitivité-qualité ou de niche, ce qui suppose d’investir comme en Doryphorie. De plus, le fric n’a pas ruisselé; il a servi aux dividendes, aux paradis fiscaux, au rachat de ses propres actions et à l’achat de berlines tudesques de luxe. Donc, Maqueron a commencé par libérer l’offre, ce qui a dégradé le déficit budgétaire car la croissance prévue pour ce faire n’est pas arrivée comme le chevalier-sauveur pour soeur Brigitte, la douairière Maqueron casernée dans les tours du château. Solution: pour rétablir l’atteinte de la promesse de moins de 0,3 % de déficit annuel par rapport au PIB, je taxe les retraités et j’augmente les impôts sur les carburants, le tabac… Du coup, la jambe gauche est atrophiée et le pouvoir d’achat plonge d’autant plus que l’inflation grimpe à 2,3 % par an et que la croissance pâtine. OK, M. le comte de MON-MIRAGE? Ou alors, il faut amaigrir l’Etat: moins 2600 profs dans le secondaire (les restant feront des heures-sup détaxées) mais pas touche à la « noblesse d’Etat » d’où vient le Zident qui favorise ses ex-copains de bancs à l’ENA. Rappelons que la baisse des services publics et des investissements éponymes a puissament conrtibué à faire diminuer la croissance, donc les recettes de l’Etat… On pense irrésistiblement au sapeur Camember qui creusait un nouveau trou pour combler le précédent.
Maqueron avait promis une république « exemplaire ». Que voit-on? Une camarilla d’affidés, de prébendiers, de courtisans, de féaux, une garde rapprochée au-dessus des lois, des ripous ou des copains promus. Maqueron voulait restaurer le « dialogue social » pour plus démocratie en faveur de la société civile. Qu’a-t-on (l’ancien?) eu?Une gouvernance verticale, top down, hiérarchique, l’assassinat des collectivités locales, l’abaissement des syndicats, le serrage du kiki des associations privées d’emplois aidés et de subventions, le contrat (synallagmatique »?) entre le renard et la poule (exemples: la feuille de route pour l’assurance-chômage: 4 milliards à économiser en 3 ans, sinon je légifère à votre place; le contrat avec les collectivités locales: tu signes ou je ratiboise tes dotations), la centralisation de tout par une gouvernance comptable et technocratique.
Maqueron a promis de résorber le chômage et de récompenser l’activité. Las, ça coince car l’investissement ne ruisselle pas et la croissance s’étiole.Mais, en fait, Maqueron, c’était l’endive masquée car il n’avait pas dit que les nouveaux emplois seraient à temps partiel, précaires et mal payés dans les services, ce qu’avait déjà fait Schröder et qui était prévisible. C’est pourquoi il a réformé le code du travail et va imposer que l’assurance-chômage n’indemnise plus ceux qui refuseraient une 3ème offre d’emploi « raisonnable ». Contrairement à la récompense des actifs on aura en fait des travailleurs pauvres comme en Fridolie. Maqueron ignore visiblement que toute personne a besoin d’espérer, d’être sécurisé, d’être reconnue dans sa dignité. De toute façon toutes les aides sociales sont calculées pour que les minima sociaux soient inférieurs au seuil de pauvreté (1050 euros par mois pour une personne seule). On n’aura pas la flexi-sécurité danoise (4 % du PIB pour traiter le chômage) mais seulement l’aspect flexi. Cela se voit: le budget 2019 ampute la politique de l’emploi de 2,5 milliards d’euros! « L’Etat-providence du XXIème siècle » ressemblera fortement à celui des Rosbifs: un très maigre filet de sécurité pour les seuls plus pauvres. Ce qui explique largement l’extension du domaine de la lutte aux populistes anti SLC.
Maqueron a pris la tête d’un combat électoral (européennes de 2019) entre « progressistes » et conservateurs peu ou prou nationalistes. Déjà, les citoyens soumis au rouleau aplatisseur du SLC de l’UE ne voient guère comme progrès ce qui appartient à des régressions en tout genre sous prétexte de modernité et d’adaptation à la concurrence internationale. En face, les « conservateurs » ont compris que les citoyens veulent garder leur culture et leur identité et veulent des repères, de la stabilité et de la sécurité. Ce qui est tout le contraire du bougisme SLC, lequel est sans projet et pur mouvement brownien tout simplement parce que sa doctrine c’est « wait and se » vu que l’économie et les marchés sont parfaitement efficients et vont toujours vers le mieux. Mais à long terme, nous serons tous morts (Keynes). Donc, « en même temps » Maqueron pousse les feux du SLC qui détruit tout avenir prévisible et toute sécurité au profit du risque (supporté par qui?) et fait monter le populisme de ressentiment contre l’UE et veut s’opposer aux populistes qui prospèrent grâce au SLC! C’est perdu d’avance…à long terme. Et Maqueron fait du SLC son alpha et omega (que l’on vous montre) alors même que celui-ci est démonétisé. Quel sens de la prospective dans un rétroviseur: c’est cela le progrès… D’où le discours populiste: vade retro satanas.
Maqueron n’a toujours pas conduit de réforme de l’Etat, ce qui supposerait une analyse en profondeur de ses missions et des moyens nécessaires; cela risquerait de froisser l’énarchie qui a besoin de grandes troupes pour afficher sa grande valeur. En attendant, il bricole et « rustine » le budget 2019 où il prévoit une croissance présomptueuse de 1,9 %. Il y fait surtout des transferts de charge, par exemple en supprimant le CICE (budget de l’Etat) au profit d’une baisse permanente des charges sociales (budget de la Sécu) des entreprises, même celles qui ne sont pas en concurrence avec l’étranger. C’est la vieille technique du déshabiller Pierre pour vêtir Paul, ce qui ne va sûrement pas bien fonctionner!
Maqueron nous refait le coup du « réarmement moral » par le travail, la réussite, l’engagement individuel, la charité… C’est amusant parce que dans le libéralisme il est prescrit que le politique et l’économique sont indépendants de toute morale, religion, conception du monde… Las, le populo, lui, garde une morale: la « common decency, le travail bien fait et stimulant, la solidarité, l’honneur, la honte… Cela va « clasher » un jour ou l’autre entre des Winners sans vergogne et égoïstes et des Losers attachés à leurs valeurs. Maqueron veut, in pétaud, changer la culture populaire; le pays n’en veut pas et ce sera aussi une des causes de la chute de la maison Macaron et de sa splendeur.

République et démocratie

Posté : 22 septembre, 2018 @ 11:18 dans politique | Commentaires fermés

Pour y voir clair dans les oppositions entre conservateurs et progressistes (versus Maqueron), « populistes » de droite et de gauche, souverainistes et partisans de l’internationalisme du marché, jacobins et partisans du régime parlementaire, il faut savoir de quoi on discute, à commencer par les différences entre république et démocratie.
La démocratie actuelle, dite libérale et représentative, n’est jamais qu’une procédure censée procurer au pays un corps de mandataires représentant bien le peuple afin d’une manifester une image correcte pour la définition du bien commun. Par cela même, déjà, la démocratie n’a pas de finalité affichée, de norme substantielle pour construire l’intérêt général: celui-ci n’est qu’une résultante a posteriori des décisions prises par la majorité parlementaire légalement élue. Ainsi, les démocraties à l’anglo-saxonne peuvent se contrefoutre depuis toujours d’une fin commune et permanente, celle de l’égalité et de la justice. Cela ne peut être recherché que si la majorité électorale se prononce pour comme ce fut le cas avec des gouvernements travaillistes. Encore faut-il que les représentants et gouvernants se concentrent sur la définition de l’intérêt général, ce qui n’est aisé que s’ils sont indépendants des puissances d’argent. Si non, les représentants ne représentent pas l’intérêt commun pour le peuple tout entier mais deviennent facilement « les fondés de pouvoir du kapital » car ils détiennent la souveraineté à la place du peuple, c’est-à-dire « le pouvoir de donner et casser la loi ». Le problème réel est donc qui définit la loi. C’est ce qui est advenu dans les divers pays de l’UE depuis 30 ans car leurs dirigeants et ceux de ladite UE ne se préoccupent que d’économie et de finance en vue de la croissance au sein d’un libre-échange généralisé installé par les directives européennes et contrôlé par la Cour de Justice de l’UE (CJUE, ex-CJCE). Pourquoi? Parce que la croissance est le moyen de faire en sorte que le, gâteau s’arrondissant de plus en plus, la part de chacun grossisse sans qu’on modifie les règles de répartition du PIB entre les acteurs. Donc tous les pays se battent entre eux pour leur croissance même au détriment de celle des autres comme l’a fait dès 2003 le chancelier doryphore Schröder. La possibilité de faire la loi légalement en faveur des puissances d’argent a été grandement facilitée par le coût des campagnes électorales qu’elles se font le plaisir de financer; en effet cela leur permet de diriger de fait le pays avec des hommes de paille, c’est-à-dire derrière le masque maintenu de la démocratie et, naturellement sans assumer la responsabilité des décisions prises par les politicards à leur solde. Et par l’institutionnalisation des partis qui sont ainsi devenus des organes de sélection (et évidemment d’éviction des hors partis officiels) des candidats ad hoc. Et, pis, en France la démocratie a été réduite à l’élection du Zident muni des pleins pouvoirs via une majorité parlementaire à sa botte. Du coup, encore plus, la démocratie devient intermittente avec une fréquence de 5 ans et rien entre deux présidentielles!
Actuellement, en France cette démocrassouille repose en fait sur deux approches partisanes: celle des internationalistes du marché et du SLC à l’instar du Maqueron et des socialos depuis 1983 et celle de centristes ou souverainistes (plus ou moins nationalistes) plus attachés aux intérêts propres du pays comme l’inénarrable Dupont-Aignan.
En face nous avons les républicains: la république est le centre de tout car elle est l’espace de la justice, de l’égalisation des chances et des conditions, de l’aide universelle (protection sociale et services publics ouverts à tous) à tous les citoyens et de l’intérêt commun pour la communauté politique du pays. Mais les républicains se divisent facilement en catégories différentes. Les uns sont axés sur la nation en tant que communauté globale des citoyens; ce qui verse aisément dans le nationalisme du RN et autres partis souverainistes, l’exclusion des non-nationaux et autres immigrés (Veau-Quiet et La Marine). D’autres sont attachés au bien public mais réservent sa détermination à la technocratie (comme sous Charlot et, maintenant, en partie chez Maqueron; la différence est que Charlot était souverainiste alors que le Zident actuel est un internationaliste du SLC uniquement préoccupé de gouvernance à la sauce UE). Souvent, le républicain est dirigiste et veut faire le bonheur du peuple suivant une ligne que seul les politiques sont capables de définir. On a ainsi des sortes de léninistes au petit pied, tels Mélanchthon et les sectes trotskardes. Ces autoritaires s’accommodent fort bien de la démocrassouille libérale qui leur permet de gouverner sans consulter les peuple démocratiquement; ce fut déjà le cas du francisquain (combinaison de François et de francisque) Tonton. Et surtout il faut combattre en permanence les vices structurels cachés de la république: le fantasme de l’UN, l’absolutisme de la souveraineté et la toute-puissance de l’Etat qui monopolise la construction du bien commun par les politicards et les technocrates.
Il apparaît ainsi clairement que la république sans la démocratie réelle est une dictature potentielle et que la démocratie sans les finalités de la république n’est qu’une démocrassouille achetable par les puissances économiques. Evidemment, la république (dont la neutralité vis-à-vis des opinions religieuses ou idéologiques doit être conservée) est la bonne optique à condition qu’elle soit vraiment démocratique car, dans le cas contraire, le résultat ne sera ni elle ni la démocratie. En aucun cas les dirigeants (démocrassouille ou ripoublique) ne doivent avoir le droit de définir seuls l’intérêt général et de faire la loi. la république doit être fédérative en tant que processus et institution permanents de la participation de tous les membres du peuple (pluralisme des individus et des groupements de la société civile) à la préparation et à la prise des décisions à tous les niveaux de « la constitution sociale » (Proudhon) du pays. Las, nous ne trouvons dans le panorama politique actuel aucune prise de position assurant un socialisme libertaire ou un libéralisme sociétaire vraiment internationaliste et accueillant.

La grande pauvreté du plan pauvreté de Maqueron 1er

Posté : 19 septembre, 2018 @ 10:38 dans politique | Commentaires fermés

Enfin il est sorti du bois après avoir été reporté en juillet sous prétexte de coupe du monde de foot. En réalité parce que l’ensemble des groupements de collectivités locales avaient refusé de participer pour causes de baisse des dotations, de faux contrats à passer entre l’Etat (en réalité le gouvernement) et la collectivité, contrats du genre tu signes ou je te tue, d’envoi aux chiottes du plan Borloo.
Le plan pauvreté est déjà miséreux sur le versant financier: 8 milliards d’euros sur 4 ans, à comparer aux mêmes 4,5 milliards par an et dès 2018 pour les riches (dont suppression de l’ISF) et aux 4 du plan Borloo. Autres cadeaux à la finance et aux riches, le passage programmé de l’impôt sur les sociétés de 35 à 25 % et le petit taux unique sur les revenus des capitaux mobiliers.
Il se confirme que tout est orienté vers l’activité et le travail (à ajouter la suppression des cotisations sociales salariées sur les heures.sup). Les dépenses d’aides sociales (26 milliards mais le gouvernement entretient la confusion entre celles-ci, pea nuts, et l’ensemble des dépenses sociales (750 milliards, dont les retraites, l’assurance-maladie et l’assurance chômage ou les allocations familiales qui ne doivent rien à l’Etat car ce sont des cotisations qui les financent) doivent être « activées » vers le retour (ou l’entrée) à l’emploi. C’est pourquoi les aides sociales (par ailleurs récemment limitées pour 3 d’entre elles de grande importance à une augmentation de 0,3 % alors que l’inflation 2019 sera à 1,6) seront soumises à des « devoirs » de recherche active d’emploi comme si les chômeurs se complaisaient dans l’oisiveté grâce aux sommes « dingues » qu’ils perçoivent. On retrouve là la très peu moderne conception libérale du 19ème siècle, celle qui avait conduit les Rosbifs à créer des « Work Houses » à la place des lois sur les pauvres et les nazis à orner les camps de concentration de la devise « Arbeit macht frei » ou les soviétiques à créer le goulag pour réhabiliter les opposants par le travail. C’est évidemment à rapprocher d’une des rares augmentations prévues, celle de la prime pour l’emploi. On aura ainsi des bons pauvres, versus dames patronnesses, à aider et les mauvais à laisser en dessous du seuil de pauvreté (1050 euros pour une personne seule). Maqueron retrouve ainsi, 20 ans après en tant qu’étroit moustiquaire, le socialisme de Blair et de Schröder. La règle maqueronienne (obligation d’accepter le 3ème emploi proposé, ce qui est déjà le cas chez les Doryphores et les Gibbys) ne va produire que des travailleurs pauvres qui sont déjà 7 %). On note aussi que les retraités, les très pauvres y sont laissés pour compte. On observe encore que les minima sociaux, même ceux qui seraient mieux valorisés face à l’inflation restent largement en dessous du seuil de pauvreté.
Evidemment, le pouvoir ne dit rien sur la qualité des emplois (CDD très courts, revolving, temps partiel, intérim, à l’instar des fameux mini-jobs teutons ou des contrats zéro heure des Gibbys). Pour faire bon poids, il faut se connecter aussi à la décision d’augmenter massivement les postes de contrôleurs des chômeurs à Pôle Emploi « en même temps » qu’on diminue les postes de suivi. J’ai une de mes grandes filles qui est au chômedu par suite d’un accident de santé. Sa recherche d’emploi a été confiée à un sous-traitant de Pôle Emploi, Man Power. Cette boîte a proposé 3 emplois à ma fille (un en intérim qui n’a pas marché et Man Power s’est dispensé de la rappeler, un de nuit et un formellement contre-indiqué pour sa santé!). Et les lois Maqueron ne sont pas encore en place! « En même temps » qu’on stigmatise les fraudes au chômage (7 %), on ne fait pas grand chose contre les fraudes sociales aux cotisations et fiscales (dans les 100 milliards) et le pouvoir diminue même les effectifs consacrés aux fraudes fiscales. Quant au RUA, revenu universel d’activité, promis en fin de mandat, c’es tde la mauvaise et trompeuse copie du revenu universel pour tous et sans conditions. Par ailleurs, sa fusion de plusieurs aides a été mise en place en Gibbi et ça a foiré lamentablement…
Le pouvoir installe cependant quelques rustines judicieuses: plus de crèches en zones prolétaires, des petits-déjeuners, des repas à 1 euro à la cantine, le maintien de la garantie jeunes de moins de 25 ans (mesure de Zizi Rider), la formation pour les décrocheurs de 16 à 18 ans, le dédoublement des petites classes en zones de décrochage… Et les logements insalubres et surpeuplés où un enfant ne peut pas étudier? Et les transports, les livres, les ordinateurs, les aides aux élèves, notamment pour maîtriser la langue? Et le services publics (poste, télécoms, eaux…) chargés de fournir à tous les services utiles à « l’émancipation par le travail » ou les commerces de proximité qui facilitent la vie? Ou sont passés les bons vieux internats où un enfant des campagnes pouvait aller au lycée ou les salles d’étude où il pouvait travailler sans être aidé par les parents et dans de bonnes conditions? Ou en est le niveau ridicule des bourses dès le collège et la résolution des problèmes de logement des étudiants? Maqueron entend-il lutter contre l’inégalité des chances avec de telles mesurettes? Maqueron a depuis annoncé un plan santé valable pour 50 ans. Quel manque d’ambition car Hitler avait annoncé un Reich de 1 000 ans! Mais 50 ans, cela suffit: il en sera plus au pouvoir depuis longtemps et, ainsi, il ne paiera pas les conséquences de ses décisions riquiqui.
Tout cela n’est guère étonnant: Maqueron ressemble au tonneau des danaïdes car il veut compenser les destructions de l’emploi amenées par le SLC et les techniques modernes par un Etat-providence new look, ce qui ne peut produire que des emplâtres sur une jambe de bois et un rideau de fumée par rapport aux problèmes réels. Maqueron, partisan si libéral de l’égalité des chances, ne peut pas comprendre que celle-ci ne peut être assurée que par des conditions structurelles d’égalisation même minimale des conditions ou, à tout le moins, des compensations objectives des écarts de situation. Maqueron refuse de comprendre que dans le SLC les « winners » gobent tout et tatnt pis pour les autres s’il n’y a plus de pognon pour le social. La justice maqueronienne n’est que procédurale, très loin des normes substantielles qui permettraient d’assurer l’égalité des chances. Il se confirme que Maqueron en va pas laisser les cabinets (sauf ministériels) dans l’état où il les a trouvés car son résultat sera l’accroissement du volume de travailleurs pauvres.

Que signifie en fait le « en même temps » maqueronien?

Posté : 16 septembre, 2018 @ 11:32 dans politique | Commentaires fermés

On aurait pu songer à l’eclectisme (le juste milieu, la motion nègre-blanc, mi-chèvre mi-chou) si en vogue dans la philosophie du 19ème siècle, ou à la synthèse hégélienne des contradictoires, ou à la « dialogique de Morin, si prisée par le Zident au point de séduire le penseur plus que nonagénaire: toutes des façons de prendre en considération les différents aspects d’un problème ou d’une situation. Que nenni; les discours, les décisions, les actes, la pratique du résident à l’Elysée montrent qu’on y est pas du tout. En réalité, le « en même temps » veut dire la mise en opposition des choses, le diviser pour régner, l’antagonisme entre acteurs. En voici de nombreux exemples.
Maqueron dresse les actifs contre les retraités (et « en même temps » les jeunes au chômedu contre les vieux insiders et les générations entre elles), le travail, même pauvre et précaire, contre l’assistanat cher à Veau-Quiet, la chaisière du Puy. D’après lui, le travail émancipe ou libère; ce qui n’est pas sans rappeler la devise des camps nazis de la mort: Arbeit macht frei… On a donc, d’un côté des gens libres (sans doute des winners) et de l’autre des asservis à leur s conditions et aux aides sociales.
Il oppose les riches, les prétendus premiers de cordée, aux pauvres: 4,5 milliards par an donnés aux riches (au très riches comme a dit Zizi Rider) dès 2017 aux pauvres: 8,5 milliards pauvres sur 4 ans à partir de 2019. Ce qui contredit le discours sur la bénévolence des riches dont le fric ruisselle sur la pauvres. En fait préfère-t-il la charité des riches à la justice des institutions (opposition célèbre d’un discours de Totor Hugo)?
Il met en concurrence le centre, ses métropoles et les collectivités locales à ponctionner au maximum, où circuler à 80 à l’heure pendant que dans les grandes villes les travailleurs pourront pédaler, ce qui est beaucoup plus sain. Ce qui va avec l’opposition entre les modernes, les « in », les mobiles, ouverts à tout, chantres de la mondialisation, les progressistes, les dynamiques et les « conservateurs » attachés à leurs racines et à leurs lieux de vie, racistes, illettrés, incapables de travailler pour acheter un costume, sans dents, Gaulois hostiles au changement; statiques, passéistes, fermés, assistés…
Il met en compétition le libre-échange internationalisé des marchés avec les territoires nationaux, l’universel du commerce et du fric avec la vie sociopolitique des gens dans leur pays; il oppose cette saleté de nation à l’internationale du pognon en méprisant celle des travailleurs.
Il « antagonise » les émigrés politiques acceptables pour raison de droit d’asile et les immigrés économiques. Au niveau européen, il a agité l’étendard des « progressistes » partisans de l’Europe économique et de la libre concurrence entre peuples, ouverts à l’immigration contre les nationalistes rétrogrades du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie et compagnie dans l’Europe de l’Est qui veut fermer les frontières). Ce n’est évidemment pas le bon problème à résoudre qui est celui de la destruction des gens et des peuples par le SLC sans limites. Il va donc accentuer les coupures européennes alors qu’il prétend vouloir une Europe unie (défense, monnaie, économie, immigration…).
Il déteste les « laïcards » et les met en opposition avec les tenants du poids des religieux sur le politique. Il favorise les communautés contre le commun du politique; il oppose l’intérêt général, dont il aurait le monopole légal car il a été élu par une majorité (toute relative), aux intérêts particuliers, voire corporatifs (à ses yeux de Chimène pour Dulcinée du Trop Beau Zoo) comme ceux défendus par les syndicats. Et cela dans le temps même où il abandonne le bien commun aux lobbys économiques et financiers. En parallèle, il oppose ses copains, sa cour, sa garde prétorienne, ses féaux nommés aux bons endroits par la volonté du prince, aux opposants politiques que le peuple aurait rejetés à son profit et à celui de sa clique. Cela rappelle la cour de Louis XIV et un discours socialo célèbre: vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires! Ou une comptine du temps de Jaurès: socialistes carmausins, c’est tout pour moi, rien pour le voisin.
Il prétend que le pouvoir exécutif est en conflit avec le législatif du parlement et le judiciaire; c’est amusant pour quelqu’un qui a poussé à l’extrême les pouvoirs de l’exécutif (déjà extraordinaires dans la constitution de 1958 et devenus indépendants avec l’électio présidentielle au suffrage universel) contre ceux du parlement et des corps intermédiaires. Les Tontons Macoutes idéologiques du Zident vont jusqu’à hurler à la violation de la séparation des pouvoirs alors même que l’exécutif les domine tous. La Laidoubet crie que le Sénat transforme son enquête Benalla (akbar) en empiètement sur le judiciaire alors même que ce dernier n’est qu’une autorité soumise à l’exécutif. Castagne-êtes reproche au Sénat de nier la totale mise hors la loi ordinaire du Zident. Qu’est-ce que la démocratie si le parlement ne peut pas contrôler l’exécutif?
Tout cela, et j’en passe, n’appartient pas à un monde nouveau; n’est-ce pas?

Pourquoi le mauvais populisme risque-t-il de l’emporter?

Posté : 11 septembre, 2018 @ 11:27 dans politique | Commentaires fermés

Il faut donc commencer par différencier les formes de populisme. C’est comme la langue d’Esope, il y a du bon et du mauvais. Pour le bon, soulignons déjà, que la démocratie (pouvoir du peuple) est déjà, eh oui, du bon populisme. Les soi-disant démocrates hostiles au populisme (sans doute pour se réserver le pouvoir) commencent donc par renier leur propre définition. Rappelons le populisme des « narodnikis » russes qui voulaient enseigner le peuple et l’émanciper. Souvenons-nous de l’éducation populaire de la fin du 19ème siècle en France qui voulait aussi développer la formation pour tous ou de la philosophie de Fernand Pelloutier partisan de l’autogestion et formation du peuple travailleur par lui-même. C’est un populisme d’ouverture, de progrès, d’émancipation, de confiance dans la « capacité des classes ouvrières en France ». C’est vouloir, à la façon de Kant et des « Lumières » faire accéder le peuple à « la majorité ». C’est vouloir son union (pas son unité le plus souvent factice et postulée) volontaire sur la base du bien commun et de l’intérêt général. C’est partir de lui et des ses besoins dans une démarche ascendante (on dit bottom up chez Maqueron qui, lui, fait du verticalisé descendant, top down et soi-disant efficace).
Le faux populisme est une instrumentalisation politicarde et démagogique du peuple en vue de la politique d’accès au pouvoir. C’est l’approche du boulangisme, du bonapartisme, du jacobinisme, de tous les fous de pouvoir à l’instar des Hitler, Mussolini, Staline, Pol pot, approche par la seule voie politique (en militant en loucédé pour un SLC économique absolu), extérieure à la société civile, menée d’en-haut. C’est la mise en unité (simple prétention en vue du « rassemblement national » unitaire)) du pays sur une base nationaliste, c’est l’appel au masses atomisées et désorientées d’individus assimilés à des rats de laboratoire. C’est la désignation d’un ennemi intérieur (les classes dangereuses, la 5ème colonne, les gauchistes, les « populistes ») ou extérieur (les émigrés, les autres, les différents dans leur culture ou leur religion). C’est la manipulation des esprits par la propagande et la domination des médias. C’est la fermeture nationaliste et xénophobe. C’est l’appel aux « passions tristes » les plus noires (ou rouges ou brunes) contre le différent; c’est le refus du pluralisme et de l’internationalisme. C’est le fantasme de l’UN. C’est aussi, variante anglo-saxonne qui permet au pouvoir de diviser pour régner en faisant semblant d’être pluraliste, un communautarisme de juxtaposition des cultures coprésentes sur le territoire. Eh bien, c’est ce populisme, sorte de poulpisme attrape-tout et appuyé sur le « peopolisme », qui gagne de plus en plus de terrain. Why? En effet, ce populisme fait semblant de ne pas voir que c’est le SLC qui détruit les peuples afin de détourner l’attention vers des causes extérieures manipulables en se fondant sur une psychologie primaire du peuple. Voyons la logique réelle des choses.
1) Le SLC détruit toute sociabilité: il atomise les individus et molécularise les communautés, il crée isolement, perte de repères, incertitudes, il casse l’espérance dans un progrès (transformé en « réformes », mot lui-même remplacé par « transformation ») pour soi et sa descendance, il précarise, appauvrit, crée des inégalités abyssales. Il met tous les peuples en concurrence sauvage. Il suscite de la jalousie et de l’envie, notamment par la publicité et l’exhibition ostentatoire du « bonheur » des riches. Il crée du manque par l’écart grandissant entre les aspirations et attentes impulsées par la publicité et la réalité des conditions de vie, entre les promesses de bonheur ici-bas (censé être acquis par le mérite et le travail) et l’extension de la misère même travailleuse. Il casse l’Etat-providence au profit de la charité. Il fait reposer l’échec des « losers » sur eux-mêmes en les culpabilisant: s’ils restent pauvres, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Il supprime les solidarités au profit d’un individualisme concurrentiel absolu. Il lamine les classes moyennes d’esprit démocratique. Il nie la dignité de tous les humains en ne reconnaissant que les « winners ». Il tue toute signification et recherche de sens et cela d’autant plus facilement que la référence communiste a sombré corps et biens depuis 1989. Et il déterritorialise toutes chose au profit d’un libre-échange mondialisé et sans règles où les individus ne sont que des numéros sans identité propre, des zéros perdus dans la masse et instrumentalisables par l’infini du pouvoir économique manipulant les politiciens fantoches.
Tout cela fonde un ressentiment en extension continue et aggravée qui se reporte aisément sur l’autre, l’étranger, l’élite politique et médiatique auto-proclamée (en occultant l’économique). car le peuple est délaissé, éclaté, méprisé, déclassé, atomisé, désolidarisé par le SLC, ses bénéficiaires et ses propagandistes tel Maqueron. L’ironie ou le paradoxe, c’est que ce sont ceux qui détruisent l’union du peuple (notamment la vieille classe ouvrière en tant que référence d’appartenance et d’attachement) qui créent le populisme qui s’en réclame! Comment cela fonctionne-t-il?
2) Par une coupure grandissante entre les soi-disant élites et le petit peuple. Les prétendues élites se présentent comme la modernité et le progrès face aux conservateurs de tout poil. Elles sont intelligentes, éduquées, ouvertes, tolérantes, aptes à réussir par leur travail et leurs qualités dans un monde concurrentiel, changeant et instable, très technologique; elles sont dans le vent, cablées, in; elle se battent, s’entretiennent physiquement et mentalement, s’engagent. Le jeunisme, la santé, la beauté et la méritocratie (présumée par la réussite) animent cette très petite population acquise au maquereaunisme. Ses représentants ne se rendent pas compte que leur auto-promotion est « en même temps » une stigmatisation de ceux qui n’appartiennent pas au club, auquel j’ai eu la chance d’appartenir, years ago, sans y adhérer au nom du principe de Groucho Marx: ne pas entre dans un club qui vous y accepterait. C’est là qu’on voit que la psychologie (et encore moins la sociologie) n’est pas enseignée à l’ENA ou autre grande école, ni en économie, ce qui serait inutile puisque celle-ci ne s’occupe pas de morale, ni de politique (en principe, mais c’est évidemment parfaitement faux dans la réalité). Car toute personne ou toute communauté a besoin de reconnaissance de son identité et de sa dignité particulières. L’attitude des élites ne peut donc être ressentie que comme du mépris (et les élites avec leurs « illettrées, leurs sans-dents, leurs moins que rien dans les gares, leurs sans travail pour acheter un costume… affichent assez souvent ce souverain mépris de classe en partant du principe que tout leur est permis). Alors, les losers se vengent en méprisant en retour les prétendues élites politiques, technocratiques et médiatiques vers lesquelles les mauvais populistes orientent les passions. La réalité objective des coupures socio-économiques se redouble ainsi d’un antagonisme social qui fait les choux gras desdits populistes. Parmi lesquels, seuls quelques uns (Philippot, Mélanchthon, par exemple) ont compris que la véritable cause profonde du problème était l’expansion sans freins du SLC.
Le plus amusant est que, bien que le SLC soit démonétisé, démonisé, sans soutien dans les peuples qui lui sont de plus en plus hostiles; qu’il soit en cours d’excommunication pour sa destruction de la planète; c’est le moment qu’a choisi Maqueron pour le propulser avec 30 ans de retard et à contretemps en France. Quelle intelligence, quel visionnaire! Mais il a quand même de la chance: déjà tous ses compères de l’UE, du FMI, de l’OCDE… font pareil et les « 1 % » font de la résistance comme les trusts, les multinationales, les banques, la phynance, les politicards, les journaleux (la majorité d’entre eux), les PDG, les cadres sup et tous les profiteurs, même petits, du système; et le populo a d’autres dérivatifs à son ressentiment: le repli sur soi voire la folie, les religions, les communautés, les psychologies du bonheur, la téléréalité, le sport de masse, les trafics en tout genre, le radicalisme… Que ne ferait-on pas pour retrouver dignité et solidarité et repères mêmes asociaux et anomiques vis-à-vis du désordre établi, du politiquement correct, du main stream. Maqueron échouera et en 2022, c’est sans doute le mauvais populisme, rallié par Veau-Quiet, qui l’emportera et le laissera « à la critique rongeuse des souris »

Dans le SLC, qui prend en fait les risques?

Posté : 8 septembre, 2018 @ 11:28 dans politique | Commentaires fermés

La vieille doctrine du capitalisme nous disait que c’étaient les actionnaires qui, prenant les risques de mauvaises affaires, les assumaient avec la variation de la valeur des titres, voire avec leur nullité pour cause de faillite. Eh bien, dans le SLC actuel, celui que propulse Maqueron pour la France, mais en continuité avec ses prédécesseurs plus timorés, les risques sont entièrement reportés sur les salariés. Voyons comment.
1) une grande astuce, fort vieille puisqu’elle remonte à la participation ou « association capital-travail », chère à Charlot et téléguidée par les gaullistes de « gôche », comme Léo (parleur) Hamon (commandement) est la participation aux résultats de l’entreprise ou, variante, l’intéressement. Maqueron a repris l’idée en détaxant les sommes versées à ce titre des 20% de taxes de Sécu; cela afin que la chose se développe. Tant pis si cela fait un gros trou dans le budget de la Sécu, ce qui confirme que la politique libérale consiste surtout à transférer des charges de Pierre à Paul. Rappelons que l’intéressement n’est obligatoire que pour les boîtes de plus de 50 salariés, seuil que justement, la loi PACTE veut faire sauter. Soulignons surtout que dans le SLC dérégulé il est très facile de faire disparaître les bénéfices; LBO, paiement de royalties, par exemple pour les brevets; les logos, les marques, transfert des activités ailleurs par délocalisation, exagération des prix de transferts (à la baisse pour les filiales), emprunts (dont les intérêts grèvent le compte d’exploitation, donc diminuent les bénéfices) pour racheter ses propres actions… Cela tombe bien car le périmètre de responsabilité des entreprises a été ramené au seul établissement ou filiale (à la place du groupe) par la loi travail de Maqueron. Ensuite, il est clair que cela introduit des inégalités féroces suivant que le salarié est dans une petite boîte ou une grosse. Enfin, il est net que la participation est variable et aléatoire en même temps qu’elle se substitue aux augmentations de salaire fixé. Et le plus important peut être est que tout cela transforme le salarié en actionnaire impliqué, volens nolens, dans le SLC. M’en fouti comme on dit en pays d’Oc. On sait aussi que les PME voient leurs marges diminuer car les grosses firmes les rançonnent: marges-arrière et paiements en retard, notamment.
2) les retraites en répartition (à « prestations définies », ce qui signifie que leur montant est fixé) sont peu à peu remplacées par de la capitalisation, qui plus est « à cotisations définies », ce qui veut dire que la pension n’est pas fixée puisqu »elle dépend de l’état de la bourse). C’est ce que vise Maqueron à long terme car le système par points sera en fait étatisé, ce qui donnera au gouvernement le droit de modifier sans cesse les règles du jeu, notamment en commençant par faire main basse sur les 185 milliards de réserve des systèmes de retraite. Depuis longtemps- et Maqueron accélère’- il est prévu de ratiboiser les pensions de 20à 30 % (déjà depuis Ballamou elles ne sont plus indexées sur les salaires des actifs mais sur l’inflation et Maqueron vient de ne les faire augmenter en 2019 que de 0,3 % soit 3 fois moins que l’inflation prévue!)
3) l’impératif SLC est la plus grande flexibilité possible des contrats de travail, des heures.sup, des conditions de licenciement. Les contrats de travail, en quelque sorte jetables, font florès: CDD, intérim, contrats de « mission », ce qui, du reste, nous donne un déficit accru de l’assurance-chômage par suite de la multiplication exponentielle des contrats à très courte durée. Je parie que Maqueron n’osera pas les taxer. Le malhomme vient de détaxer les heures.sup des cotisations sociales pour les salariés mais on doit rappeler que la loi travail a donné la possibilité aux entreprises de négocier un accord ramenant le taux des premières heures.sup de 50 % à 10 ! Que va donc y gagner réellement le salarié? La loi travail a énormément facilité les licenciements (plafonnement des indemnités pour licenciement abusif, durcissement des conditions de saisine des prud’hommes), facilité les « ruptures conventionnelles » individuelles et a même autorisé les ruptures conventionnelles collectives. Et pour les ex-plans sociaux de licenciement, le périmètre pris en compte a été réduit du groupe au seul établissement. Les Rosbeefs ont même inventé le contrat de travail zéro heure et on laisse faire les Uber, Deliveroo et consorts qui transforment les salariés en auto-entrepreneurs payés à la tâche et sans protection sociale ni retraites. On revient au bon vieux contrat de louage de services (code Napoléon) au lieu du contrat de travail. On met aussi les travailleurs en concurrence via l’individualisation des salaires et les récompenses au « mérite ».
4) Il est nécessaire de casser les syndicats, la négoiciation sociale (réduite par Maqueron à une mascarade) et les protections du salariat qui sont des entraves à la liberté d’entreprendre et de gérer les affaires sans gênes autres que l’autorégulation chère aux libéraux. C’est fait avec les lois El Conery et Pénicaud. Tout peu se passer au niveau de l’usine entre le renard libre et le poulailler libre, foin des conventions collectives de branche et de la loi. la hiérarchie des normes juridiques n’existe plus au profit de la toute-puissance des patrons. Pour faire bon poids, on poursuivra tout syndicaliste devant les tribunaux afin de rogner les ailes du syndicalisme offensif. Pour cela faire, il est utile de pouvoir importer des « travailleurs détachés », surtout des protections socio-juridiques, et des immigrés; cela crée une réserve industrielle de main d’oeuvre taillable et corvéable à merci et faisant baisser les salaires.
5) toutes les normes (sanitaires, toxicité, conditions de travail) doivent être supprimées à cause de la concurrence internationale avec des pays qui n’en ont pas ou nationale pour que les gros entrepreneurs avalent les petits au nom des économies d’échelle et de la compétitivité. Mieux, on diminue tous les contrôles étatiques et les services publics chargés de vérifier l’application des normes au profit de l’autorégulation et, maintenant, du « droit à l’erreur ». D’où les effets LACATALIS et les lasagnes au cheval de réforme venu de Roumanie. Les  » dégâts du progrès » (catastrophes comme AZF, médiator, Seveso, maladies professionnelles, accidents, maladies causées par la chimie, etc. ) sont payés par la Sécu et les assurances perso, donc par les victimes elles-mêmes qui, donc, prennent en fait les risques afférents aux décisions de l’industrie.
6) pour alimenter l’armée industrielle de réserve, les règles d’indemnisation du chômage sont diminuées (durée, montant, dégressivité prévue), les contrôles sont renforcés (on a embauché sous Maqueron 200 puis 400 contrôleurs à l’UNEDIC tout en diminuant les autres emplois), les sanctions sont augmentées (pas plus de 2 refus d’une offre d’emploi « raisonnable »). Cela diminue la charge du chômage et surtout force à accepter rapido n’importe quel emploi (plus loin, moins payé, plus court…). C’est le modèle teuton des années 2003/2004.
7) l’entreprise, pourtant personne morale, a été réduite aux actes juridiques de propriété possédés par les actionnaires. Le seul but est de faire cracher de « la valeur pour l’actionnaire » et donc, par ricochet, cela implique de pressurer à mort toutes les autres parties prenantes (salariés, fournisseurs, sous-traitants, franchisés, collectivités locales, pays ex-coloniaux exportateurs de matières premières et produits agricoles, populations expropriées de leurs sites d’habitat et de vie pour des mines, des barrages ou des haciendas d’huile de palme, de colza, de 50 000 têtes de bétail (foin des forêts, au passage), etc. Les bénéfices peuvent être planqués dans des paradis fiscaux via l’optimisation fiscale, sinon la fraude. les mangeurs et dirigeants sont grassement récompensés pour faire suer le burnous des travailleurs: stock-options, retraites-chapeau, salaires exorbitants, golden hellos… Ce sont des mercenaires du kapital. Le seul critère d’efficacité est celui du ROI (return on investment) qui fait grimper la valeur des actions à court terme. Du reste, dans cette ligne, Maqueron vient de diminuer le taux d’imposition des revenus du capital pour les titulaires de revenus financiers et fera passer l’IS (impôt sur les sociétés) de 35 à 25 %.
Les résultats de ce report des risques sur le seul salariat sont très clairs: hausse du taux de pauvreté, y compris pour les travailleurs en emploi (20 % en Gibbye, 16,4 en Doryphorie, 13,6 en France), précarité, fin de l’ascenseur social, déclassement des jeunes diplômés, ghettos de pauvreté, opposition dramatique entre le 1 % et les 99 autres … Et la part du salariat dans le PIB a dégringolé en moyenne de 10 points dans les pays de l’OCDE (de 70 % à 60). Mais la France est en retard à cause de ses dépenses sociales « de dingue », Maqueron a pour ambition de faire cesser ce GAP, ce qui aura pour seul effet de renforcer la concurrence entre pays pour le moins-disant en tous domaines (fiscal, salarial, social et environnemental°. Une des solutions capitalistes serait d’en revenir à une production de qualité avec des travailleurs bien payés (comme en Allemagne mais dans la seule industrie) et un mode de production moderne (technologie, robots, IA…). Que nenni car tout le fric gagné par les actionnaires n’est pas investi. Ce sera tout l’effet des cadeaux fiscaux et normatifs de Maqueron au Kapital.
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