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Archive pour la catégorie 'politique'

Oliver Trump et Stan Maqueron

Posté : 25 avril, 2018 @ 10:59 dans politique | Commentaires fermés

Les duettistes étaient hier dans la belle propriété de l’esclavagiste (ce qu’aucun journaliste n’a rappelé) Washington, 1er zident des USA, au cours d’une visite « d’Etat » de 3 jours. Visite d’Etat laisse entendre que le territoire français s’est déplacé de 5 000 km ; il ne s’agit en réalité que de la visite d’un chef de gouvernement à un autre car les gouvernementaux adorent se lancer mutuellement des coups d’encensoir et appartenir à la même « société de puberté masculine » où ils s’autocongratulent et s’autoadmirent les uns les autres. Las, nos visiteurs n’ont guère de choses en commun et il y a gros à parier que ce spectacle n’est que de la com. sans lendemain. Les journaleux et autres politologues font état de sujets polémiques entre nos 2 Bouvard et Pécuchet, Roux et Combaluzier, Zig et Puce, Pif et Hercule… C’est du flan car ils sont d ’accord sur la primauté du SLC über alles.
Déjà, Maqueron est jeune et a une vieille épouse et Trump est vieux avec une jeune femme. Maqueron est un lettré alors qu’Oliver est seulement hardi. Dans ses discours, Stan veut sauver le climat alors qu’Oliver s’y opposerait. Mais dans les faits, les décisions du 1er , mises en musique par la Hulotte, ne confirment guère les intentions alors que le second laisse faire les 50 Etats dont une bonne partie a déjà pris des engagements en faveur de notre pauvre terre. L’opposition me semble donc résider surtout dans les décalages entre le dire et le faire où il y a bel et bien une différence notable. Il ne faut pas oublier non plus que les intérêts en jeu ne sont pas pour les mêmes acteurs : aux USA, Oliver est prisonnier de ses soutiens (pétroliers, financiers) et de ses promesses électorales (l’emploi, quitte à zigouiller la planète) ; Stan, certes, est en douce un militant SLC des droits d’entreprendre sans normes ou limites mais il doit donner des gages à l’opinion publique et à tous ceux qui, soucieux du climat et de la biodiversité, l’ont rallié. Dans la pratique, le résultat est le même : surtout se hâter lentement et donner l’impression qu’on agit soit pour, soit contre le climat.
Autre apparente discorde : le nucléaire iranien ; Oliver soutient ses amis israéliens et d’Arabie Saoudite qui ne veulent pas d’un Iran ayant la bombinette, lesquels pays sont « en même temps » de si bons clients pour les armes US ou des fournisseurs de pétrole et de gaz. Stan aide ses industriels à obtenir des marchés dans le cadre de la disparition des sanctions anti Iran pour cause de traité nucléaire avec ce pays. On voit que le désaccord ne porte guère sur le fond, à savoir un pays chiite qui veut dominer l’aire chiite et faire pièce au sunnisme, mais sur la nature des marchés et des alliés à protéger. Malgré tout, Oliver et Stan sont d’accord sur l’essentiel : le primat des affaires, de l’industrie, du commerce, du SLC sur tout le reste, y compris la survie de la planète. En réalité, Stan et Oliver devraient tout faire pour que l’Iran rentre dans le rang de relations internationales apaisées.
Autre problème monté en épingle par les journaleux en tant que sujet d’opposition : les attaques d’Oliver contre le libre-échange et les traités de commerce international. Trump est protectionniste mais surtout à l’usage des prolos qui ont voté pour lui ; en réalité, il ne peut que soutenir ses gros industriels et financiers qui jouissent des bénéfices de traités léonins comme l’ALENA qui a tué le Mexique. Oliver est surtout protectionniste contre la Chine qui détourne largement les règles de l’OMC. L’Europe et Stan Maqueron feraient bien d’en faire autant. Stan, lui, est mercantiliste, comme la Doryphorie : tout repose sur les exportations mais à condition de ne pas être perdant dans les échanges ; là il suffit de trouver des astuces protectionnistes à l’instar de la Chine. Protectionnisme ou mercantilisme aboutissent au même résultat SLC : tout pour le commerce, l’économie et la finance. Pour les droits de l’homme, on se contentera de manifestations épisodiques et communicationnelles. Bref, Stan et Oliver font du cinéma avec leurs désaccords.
Pour les relations avec la Russie, Oliver fait les gros yeux mais son intérêt est ailleurs : dans la zone du Pacifique ; Stan n’a pas grand chose à dire et il suit la politique européenne dans sa mollesse prudente.
Sur la Syrie, il y a un alignement de fait de Stan sur Oliver malgré la prétention francaouie d’avoir une politique autonome. Oliver se fout de la Syrie et laisse faire la Russie et le sultan Erdogan afin de contrer l’expansion des forces chiites, dont le Hezbollah, le Hamas et une bonne part du pouvoir irakien, tous alliés de l’Iran. Stan joue les utilités afin d’avoir un rôle réel quoique de soubrette et de valet.
Les compères s’opposent sur la question du multilatéralisme international dont Stan est partisan alors qu’Oliver en pince pour le bilatéralisme. En réalité, c’est une question de nationalisme et de puissance. Les USA veulent et peuvent se replier sur leur grande puissance (doctrine Monroë) et Oliver défend sa nation. Stan veut que la France s’intègre dans le SLC et, compte tenu de sa petite taille, cela implique la fusion de la nation dans l’UE et le multilatéralisme. Or il est très dangereux d’en revenir au nationalisme dont on sait les conséquences (14/18; 39/45, colonialisme). Mais Oliver n’a pas complètement tort car le SLC car dans ce monde où le SLC met les pays en concurrence sauvage et où l’ONU ne pèse rien, seule la nation peut permettre de se concentrer sur la destinée du peuple. C’est au nom de la France que Stan devrait siffler la fin de partie tout SLC de l’UE en menaçant d’en sortir s’il n’y a pas un profond changement de politique en Europe. Mais non, Stan préfère biser la Krupp d’Angela et japper avec les abois d’Oliver.
Et il y a la mentalité identique des deux hommes : narcissisme foncier, opportunisme, arrivisme. Et dissimulation; Oliver s’est présenté comme le défenseur des prolos et exclus alors qu’il va faire la politique des trusts et des financiers; Stan s’est camouflé en socialiste alors qu’il mène une politique SLC brutale. Les deux se targuent d’être anti-establishment. En réalité, ils en sont le prototype. Ils ont tous les deux profité à merveille des failles et de l’essoufflement d’un système soi-disant démocratique mais en fait confisqué par les élites, soit politiques, soit économiques, soit les deux « à la fois ». Ils ont très bien exploité la lassitude des électeurs qui voulaient des têtes nouvelles en croyant bêtement qu’un changement de trombines modifierait la démocrassouille camouflant l’emprise totale du SLC sur leur pays. ils ont été tous les deux élus grâce à un système représentatif inique et faussé à mort.
En dehors des embrassades et des manifestations tactiles et communicantes, Stan n’obtiendra rien et ne fera que conforter la position d’Oliver pourtant largement démonétisée aux USA. le grand et fort Oliver va bouffer le petit Stan à l’instar d’Helmut Kohl la mano en la mano avec Tonton à Douaumont. mais on n’en saura pas grand chose car l’entretien dans le bureau ovale est secret. On ne peut donc tenir compte de ce qui sera dit par l’un ou l’autre sur icelui. Comme dirait le pape; là où il y a concile, il y a bulles .

Le SLC, Ysengrin, et Mère-Grand , la France

Posté : 23 avril, 2018 @ 9:19 dans politique | Commentaires fermés

Il était une fois une très vieille Mère-Grand, âgée de près de 1 500 ans qui vivait isolée à la campagne laquelle résonnait encore de chants d’oiseaux au milieu d’une haute futaie. La mémé croyait depuis 1789 à l’égalité, à la justice, à la fraternité et à la liberté. Il lui restait un admirateur, hélas timoré et procrastinateur, rose très pâle qu’on appelait le petit chaperon rose, ex-Edam le Rouge. Le petit chaperon lui amenait de temps en temps un petit pot de social-démocratie pas très fraiche de façon à entretenir ses croyances en un monde plus juste. Cela lui allait car vu son âge, elle était elle-même bien rassise. Mais le petit chaperon rose devait traverser la dangereuse forêt de la concurrence économique SLC où elle risquait de rencontrer Ysengrin qui voulait le manger tout cru. Ysengrin était aussi malin et rusé que Goupil ; il trouva une bonne façon de croquer le petit chaperon rose : bouffer Mère-Grand, se déguiser avec ses vêtements, prendre sa place dans son lit et attendre la venue de l’objet de son désir. Car Ysengrin n’arrivait pas à l’attraper dans la forêt où rodait l’ignoble CGT et des insoumis en tout genre ainsi que des zadistes belliqueux. Bien qu’il se méfiât sur sa doite et sur sa gauche, à chaque fois le petit chaperon rose lui échappait. Mais les temps étaient mûrs pour un assaut final car Mère-Grand était fort fatiguée de se faire sans cesse violer, même maintenant qu’elle n’était plus depuis fort longtemps une jouvencelle, par les chevau-légers, les demi-solde, les Rastignac, les condottières de la politique politicienne. De plus sa modeste maison avait été ravagée par l’extension des villes et la compétition sans freins pour s’emparer de ses maigres possessions.
Quand Ysengrin entra chez elle sans difficultés, car la bobinette avait dégringolé avec la chevillette depuis longtemps, elle n’opposa pas de résistance : enfin le repos éternel, pas de regret de disparaître alors qu’elle avait été abandonnée par ses enfants, les Francaouis fort désabusés par leurs dirigeants successifs et non successfully. Ysengrin la goba d’un seul coup car elle n’était pas bien bonne à mastiquer après toutes les attaques et vilénies des politicards, ces voraces et ces coriaces. Mais il n’apprécia pas ses vieux habits et préféra revêtir ceux de sa compagne, la douairière Trogneux-neu-neu. Cela risquait de mettre la puce à l’oreille du petit chaperon rose. Tant pis, les oripeaux de Mère-Grand ne sentaient pas bon du tout. Et ils étaient trop étroits. Ainsi maquillé, Ysengrin se coucha dans le lit vide de Mère-Grand.
Le petit chaperon rose entra dans la bicoque de Mère-Grand et monta dans sa chambrette. O, Mamie (blues) que vous voilà bien belle aujourd’hui avec ces nouveaux habits ; c’est pour mieux honorer ta visite mon poussin. Comme vous sentez bon aujourd’hui ; c’est pour mieux te remercier de ta visite et de ton pot de socialisme, j’ai emprunté du parfum de macaron à la douairière Trogneux-neu-neu. Allons (enfants de la patrie), viens donc vite m’embrasser. Mamie, comme vous avez de longs bras avec des griffes de chez Vuiton ; c’est pour mieux te serrer contre moi et faire pieuvre d’affection. Mamie, dit le petit chaperon de façon incisive, comme vous avez de grandes dents qui rayent le parquet ; c’est pour mieux te manger. Et Ysengrin jaillit du lit pour manger le petit chaperon rose qui n’eut pas le temps de s’échapper.
Après cette victoire, Ysengrin bouffa sans difficultés tous ses concurrents à la manière des horaces et des curiaces. Las, des alternances trompeuses et illusoires, les Francouis crurent sauver la mémoire de Mère-Grand et sa symbolique, en se ralliant à Ysengrin, ce qui se goupila très bien et cela d’autant plus que maints vieux chevaux de retour de la politique le rejoignirent à la queue-leu-leu pour un morceau de fromage de l’éponyme la Queue-en Brie ; telle fut la leçon qu’ils tirèrent de leur déroute.
Ysengrin put régner sans partage et pris le nom de Nabot-Léon II (surnom d’Adolf Thiers). Il put, ayant reçu l’onction du thiers état, enfin remplacer la forêt, la campagne par des supermarchés, des centres commerciaux ou de distraction, des bi-routes, des entrepôts Amazon, des banques, des usines de traitement de données pour Google et Face De Bouc… Il ouvrit les frontières de façon que les loups voisins, eux aussi membres du SLC, profitent de l’aubaine et détruisent tous les acquis de Mère-Grand.

Maqueron et le « secret des affaires »

Posté : 21 avril, 2018 @ 10:40 dans politique | Commentaires fermés

Sous prétexte de mettre en place un texte européen de 2016, le gouvernement Maqueron est en train de préparer une nouvelle loi scélérate. Elle en est au stade de l’examen par le Sénat qui a trouvé le moyen de durcir le projet maqueronesque. A quel enjeu correspond cette nouvelle attaque contre les libertés publiques et le droit des citoyens à l’information ? C’est une réaction, au sens propre du terme, à la publication par les lanceurs d’alerte (dont le statut dans la loi Sapin édictée sous Zizi Rider est déjà super riquiqui) et par des journalistes d’investigation comme Elise Lucet de nombreux scandales récents. Les multinationales et leurs fondés de pouvoir, à savoir les gouvernants à leurs ordres, s’émeuvent des Panama papers, wikileaks, luxleaks, etc., des actions d’information des Assange et Snowden et consorts qui étalent sur la place publique les petits arrangements entre amis et des tripatouillages qui ont conduit, par exemple, à l’affaire du Médiator du loup-Servier, grand copain de Tsarko. Il était donc urgent pour les tenants de « la liberté d’entreprendre » et de « l’auto-régulation », de même que pour le pouvoir politique de plus en plus libéral et corrompu, de supprimer le thermomètre afin de faire baisser la température.
Déjà, les boîtes dont les magouilles étaient apparues au grand jour avaient pris l’habitude d’attaquer, non pas au nom de la loi de 1881 sur la liberté de la presse et les délits afférents (donc au pénal et devant la justice ordinaire pour ces problèmes d’expression), mais en dommages et intérêts devant les Tribunaux de Commerce, justice en quelque sorte privée (de scrupules), et particulièrement corrompue, dont Monte-en-Bourre a déjà signalé les méfaits (par exemple nomination d’un syndic de faillite compradore et vendant pour une bouchée de pain les actifs du failli à des copains : déclaration inappropriée de faillite au lieu de mise en règlement judiciaire) et demandé la suppression. Las, après guimauve le Concurrent et maintenant avec Maqueron, il sont toujours là alors que la Belle ou Bête (ou laide et intelligente, au sens d’intelligence avec l’ennemi) supprime les tribunaux d’instance (bientôt les Prud’hommes) et les Cours d’assises pour les crimes relevant de moins de 20 ans de taule dans son projet de loi de réforme de la Justice. Les plaignants, tel le Bolloré contre Lucet et France 2, demandent des sommes astronomiques afin d’intimider tout curieux néfaste à leurs petites affaires. Et le rythme des plaintes s’accélère comme celui du boléro de Ravel. Que préférez-vous ? Le Bolloré ou le Boléro ?
Les plaignants, tel Bolloré, s’assoient sur de vieux principes généraux du droit, comme celui qui dit que le pénal tient le civil. Soit, on ne peut avoir des indemnités qu’en cas de condamnation préalable au pénal en cas de délit de presse ou diffamation. Ou néglige la hiérarchie des normes qui veut que la liberté d’expression, constitutionnelle, soit au-dessus des conflits commerciaux. Donc, les assignés peuvent exciper sans problème de la priorité de l’expression sur les dommages éventuels des révélations nuisant à l’image d’une boîte. Evidemment si la découverte est fondée et hors diffamation par invention. Les industriels sont donc dans l’incertitude.
Grâce à la future loi Maqueron en ce qui concerne le secret des affaires ils vont pouvoir dormir sur leur tas d’or, monsignor. Car cette loi amène de l’incertitude, non plus pour les industriels mais pour les lanceurs d’alerte. Encore faut-il attendre le texte définitif de la loi (le flou permet à la fois de dire qu’on fait de la concertation et de reculer en catimini; donc on ne sait pas si c’est du lard ou cochon tant que le texte n’a pas été voté) et ses décrets d’application (qui permettent d’aggraver la loi en loucédé) car le gouvernement Maqueron sait parfaitement osciller devant les protestations et se rattraper sur les décrets d’application, qui, eux, ne sont supervisés par personne sauf en cas d’instance devant le Conseil d’Etat. Cela tombe bien car Maqueron a sévèrement durci les possibilités d’attaque au CE. Un exemple: la Belle-ou-Bête voulait supprimer les tribunaux d’instance; devant le tollé, reculade en trompe l’oeil; ces tribunaux ne seront qu’absorbés par ceux de grande instance en attendant leur mort à petit feu. Gloire et honneur à Machiavel, chantre de la ruse, et à Staline, parangon de la stratégie du salami. En réalité, pour comprendre où Maqueron veut aller, il faut relier entre elles des décisions éparpillées et échelonnées dans le temps. mais, maintenant les choses sont claires: Maqueron, c’est le triomphe du SLC en France.

Suite des macro-conneries

Posté : 17 avril, 2018 @ 11:04 dans politique | Commentaires fermés

Hier on a eu droit à l’interview du zident Maqueron par Plenel et Bourdin ; les 2 zigotos des médias furent offensifs mais Maqueron les renvoya dans les cordes via un art très maîtrisé de la rhétorique, de la sophistique et de la casuistique. C’est que nos deux compères n’ont usé de la seule méthode capable de désarçonner un si bon dialecticien élevé par les Jésuites : mettre en relief les contradictions entre les discours et les actes ou décisions. On y faut presque quand Plenel fit remarquer que la situation pitoyable des hôpitaux venait aussi de ce que les tarifs T2A étaient abaissés et les économies à faire augmentées sans cesse. Dommage, Plenel n’insista pas devant le redoutable débatteur Maqueron. Notre malhomme utilisa sans discontinuer 2 astuces pour repousser les attaques des intervieweurs : ne jamais s’arrêter en demandant toujours de le laisser finir ses longues et astucieuses réponses, reporter dans un futur éloigné la mise en place de solutions aux problèmes amenés et reconnus comme réels. Cela m’a rappelé le management que j’ai vécu : reconnaître la difficulté et dire qu’on s’en occupe et qu’elle sera résolue demain comme chez le coiffeur qui affichait chaque jour « demain, on rase gratis ». C’est la combine princeps du SLC : l’avenir sera meilleur grâce aux décisions d’aujourd’hui et à la croissance que la politique menée amènera. Et quand le futur arrive, il se trouve que le politicard qui avait misé dessus et prôné la patience est parti en retraite. Du reste, Maqueron annonce déjà que l’on ne verra pas de résultats d sa politique avant 5 ou 10 ans. C’est la méthode des religieux qui promettent le paradis dans l’au-delà à la différence que, dans ce cas, on ne peut pas vérifier… C’est la démarche stalinienne : s’il n’y a pas encore de résultats, c’est que la potion administrée de socialisme (ou de SLC, présentement) n’était pas assez forte. C’est la logique shaddock consistant à toujours pomper. Donnons donc quelques exemples des contradictions que la « disputatio » à la mode scolastique n’a pu faire apparaître.
Maqueron a affirmé qu’il tenait au dialogue social et s’appuyait aussi sur les branches professionnelles (émettrices de conventions collectives et d’accords interprofessionnels) pour ce faire. Il suffit pourtant d’analyser le contenu de la loi Travail, plus les décrets d’application qui la déforment quelque peu, pour voir que le but poursuivi est le laminage de la hiérarchie des normes et le report dudit dialogue au niveau de l’entreprise et aux rapports individualisés entre patron et salarié. De plus, le prétendu dialogue s’accompagne de l’abaissement des structures paritaires, par exemple pour l’UNEDIC, la FPC et l’apprentissage au profit d’une centralisation étatique ou d’une mise sous contrôle de l’Etat. Enfin, côté parlement, Maqueron trafique une diminution des droits législatifs de celui-ci (réduction du droit d’amendement, ordre du jour fixé par l’exécutif, réduction du temps de navette entre assemblée et sénat, suppression de la promesse de faire dépendre le service d’études France-Stratégie du parlement afin de ne pas augmenter les pouvoirs d’analyse des textes gouvernementaux par les parlementaires). Et vive la démocratie…
Maqueron veut augmenter l’égalité des chances en réformant la FPC. Regardons les faits de plus près. Une organisation collective et paritaire est remplacée par un cheminement purement individuel à raison de 500 euros par an pendant 10 ans, capitalisation portable lors des changements de boîtes. Le montant des sommes en jeu prouve que c’est l’individu qui va consentir, tout seul, sans véritable aide institutionnelle, ses efforts de qualification. Pire, le Congé Individuel de Formation (CIF), financé par le FONGECIF, disparaît alors que c’était la seule grande voie bien financée de promotion sociale. Restent les cours du soir, les cours par correspondance, le télé-enseignement, les MOOCS (payants) et le CNAM. Naturellement, les médias fantoches n’ont pas vu ce petit changement.
En douce, dans la lignée de l’obéissance aux vues SLC de l’UE, Maqueron prépare un nouveau crime contre le pays : le passage au privé de la concession d’exploitation de 100 grands barrages hydrauliques producteurs d’électricité pas chère au privé. L’assassinat est permis par le régime francaoui des concessions, chose qui n’aurait jamais due être mise en place : à l’issue de la concession, le concédant (en l’occurrence l’Etat pour ce genre de barrages) récupère les installations créées par le concessionnaire et peut les refiler à un autre concédant. Ce qu’il y a de stupéfiant dans ce régime, c’est que le concédant acquiert pour rien ce qui a été payé par les clients du concessionnaire. Cela est vrai pour le réseau de distribution électrique à Paris, qui, à la fin de la concession, peut trouver un autre exploitant. Cela n’a pas été fait jusqu’à présent parce que, en plus, Paris fait payer à EDF une redevance de concession de 60 millions d’euros par an, donc payée en plus par les usagers qui ont déjà plus 40 % de taxes sur l’électricité dans cette ville ! Or, il s trouve que les barrages appartiennent, non à l’Etat, mais à la nation parce qu’ils ont été payés par elle via les consommations des usagers ! ils appartiennent aussi à la nation en regard de la Constitution (IVè république puis en 1958, retour à la nation, pas à l’Etat) qui promeut le retour à celle-ci des grands moyens de production. Refiler leur exploitation au privé, c’est les spolier ainsi que la nation. Et même une nouvelle fois car EDF sera privée d’une électricité pas chère (les barrages sont amortis) qui en fait baisser le prix moyen par foisonnement avec les autres moyens de production. Pis encore : les barrages font aussi partie des moyens d’irrigation en été lors de l’étiage et entraient dans les plans d’aménagement du territoire conçus par feu la Datar (mise en place sous Charlot et supprimée). Pensez-vous qu’un exploitant privé économisera l’eau de l’hiver (vendue très cher sur les marchés spots car il faut déployer tous les moyens de production, y compris les plus coûteux, pour faire face à al demande) afin de la fournir aux cultures ? On nous avait déjà fait le coup avec la privatisation de la CNR. C’est ça le moderne Maqueron. Balladur, lui, avait imaginé une astuce comptable fantastique. Il a donné à EDF le réseau d’alimentation générale d’électricité (transport haute tension, concession étatique) qu’elle possédait déjà au nom de la nation et qu’elle avait entièrement financée. L’idée cachée était d’émettre des titres en compensation vendables sur le marché des actions afin de préparer la transformation de l’établissement en SA tout en touchant le pognon. Eh bien ça continue…
Maqueron avait combattu l’idée de sélection à l’entrée de l’université. L’acte fut Parcoursup qui, en fait, en institue une sous une forme déguisée et surtout mise entre les mains des structures de formation ‘lycées et facs), donc techno. les étudiants l’ont bien compris, d’où les contestations actuelles. Maqueron avait promis l’étude de projets agricoles sur NDDL, action: démantèlement avant étude approfondie des projets. Et tout est à lavement, comme dit Bérurier et comme l’exécute Côlon..

Maqueron continue son Barnum césariste

Posté : 15 avril, 2018 @ 10:07 dans politique | Commentaires fermés

Hier, dans une petite école rurale au fin fond de la Normandie, avec Pernaut comme interviewer dynamique et offensif (c’est ironique, natürlich), Maqueron a justifié sa politique les yeux dans les yeux avec les retraités et les épouses au foyer, seuls à même de profiter de son allocution familiale. Le sire-zident est resté droit dans ses bottes dans une sorte de monologue que Pernaut a eu bien du mal à interrompre. Après les prestations de Maqueron devant une sorte de consistoire de cathos, on peut écrire, comme le Canard Enchaîné, 1 dose de Pernaut pour 5 d’eau bénite. Cela me rappelle un de mes blagues à EDF/GDF : les chefs DRH avaient fait pondre un bréviaire sur le « dialogue individuel » entre un petit chef et son subordonné. J’ai demandé ce que c’était : un monologue, un soliloque ? Eh bien, c’est ce qu’on a eu hier à 13 h.
On apprend aujourd’hui que Maqueron va mettre le turbo pour relancer l’intéressement et la participation dans les PME. Il n’y a rien de plus néfaste en matière de logique SLC; les salariés s’en trouvent intégrés dans le système, cela introduit des inégalités entre les boîtes (notamment les filiales de multinationales qui sont asséchées par leur holding et ne font donc pas de bénéfices), cela remplace des rémunérations fixées par des aléatoires.
Maqueron continue de tout casser à toute vitesse et cela pour asseoir sans partage son pouvoir. La Belle-ou-Bête, ministre des sots, casse la justice: plus de tribunaux d’instance, plus de jury populaire en Cour d’Assises sauf pour les crimes les plus graves (? qui en jugera?), et laminage programmé des tribunaux de prud’hommes. Parallèlement, Maqueron entend, avec sa réforme constitutionnelle, aplatir les droits du parlement relatifs aux débats sur les propositions ou projets de loi (raccourcissement des délais de navette entre assemblée et sénat, droit d’amendement réduite après passage en commission ad hoc, voire même droit d’amendement en fonction du nombre de sièges). Le déjà bien maigre15 % d’élus à la proportionnelle peut être fichu en l’air par le vieux et classique tripatouillage des circonscriptions. En “même temps”, Ferrand, soupçonné d’être un ripou, rappelle à l’ordre les membres de LREM qui renâclent devant la loi asile et immigration du sieur Côlon, le proctologue de service chargé de remplir les culs de basse-fosse de la ripoublique à grands coups de lois scélérates et de répression. Par exemple, action musclée sur la ZAD de NDDL sans prendre de précautions vis-à-vis des occupants ayant un vrai projet agricole bien que vivant sur des terres expropriées par les gouvernements.
Maqueron se cherche des alliés partout car sa base électorale est bien maigrichonne (15 % des électeurs inscrits). Il fait des risettes aux chasseurs à la barbe de la Hulotte qui ulule les mantras écolos sans beaucoup agir et surtout à la Catho dont le lien avec la république aurait été rompu. Maqueron devra ensuite traiter toutes les religions de la même façon car il a demandé à ladite catho de s’engager en politique, ce qui, cela dit au passage, percute le libéralisme qui veut la neutralité de l’Etat vis-à-vis de toute conception du monde. Ainsi, Maqueron encourage la compétition entre religions pour influencer les choix du pouvoir politique; cela ne peut conduire qu’au renforcement du communautarisme et à des guerres de religion! Mais la France vaut bien une messe, isnt-it? L’imperator maqueron lance tout seul une attaque contre le régime d’El Hassad en Syrie. C’est super pour un type qui n’a pas fait de service militaire. Et, après, on fait quoi? Quelle est la politique vis-à-vis du monde arabe et de son clivage entre chiites et sunnites?
Rappelons que Maqueron s’applique à rabaisser au maximum tous les corps intermédiaires (syndicats, collectivités locales, organes de partenariat entre patrons et représentants syndicaux, services publics) susceptibles de représenter les Francouis. Il finira tout seul dans son bureau, accompagné de sa garde rapprochée. Il devrait quand même se rappeler quelques leçons de l’histoire: tout pouvoir éloigné du peuple, monopolisé par les amis du prince, coupé du “pays réel” finit à la poubelle, voire même raccourci. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse… Le pouvoir, ce n’est pas la communication, c’est la décision et l’action en faveur du bien commun pour tous. Maqueron croit le servir par le biais de la croissance économique. Las, l’écologie n’est compatible qu’avec un développement qualitatif et pas avec une économie quantitative. Las, la croissance, leitmotiv des pouvoirs établis, car elle permettrait de grossir la part de chacun sans toucher aux règles de répartition de ses fruits, ne “ruisselle” pas du tout sur les 99 % des classes sociales impliquées. Il suffit de lire les résultats actuels de 30 ans de libéralisme échevelé et les approts d’économistes critiques quoique libéraux pour le voir. Maqueron veut appliquer à la France une recette SLC qui est déjà démonétisée. Quelle modernité et quel sens de l’anticipation.

Agonie des hôpitaux publics en France

Posté : 13 avril, 2018 @ 7:49 dans politique | Commentaires fermés

Le début de la fin programmée des hôpitaux publics remonte à la loi Bachelot, sous Tsarko, pondue en 2009. Cette loi machiavélique a installé la tarification à l’activité (T2A) et mis en place des directeurs administratifs munis des pleins pouvoirs et houspillés par les agences régionales de santé sous la coupe du pouvoir à l’instar des préfectures et des directeurs d’établissements publics. cette saloperie n’empêche pas Mme bachelot, retirée de la politique, de parader sur maints médias et d’y distiller mine de rien son venin pro Maqueron.
L’idée de génie du pouvoir d’alors, non encore éradiquée par Mme Buzyn(ess) de l’écurie Maqueron a été de supprimer la dotation globale annuelle et de la remplacer par la facturation à la sécu du nombre d’actes effectués, actes tarifés dans une nomenclature et sur un barème tête de pipe par tête de pipe. La T2A vaut tout uniment pour le privé et le public. mais l’astce a consisté a baisser au fur et à mesure les tarifs lors du vote de la loi de finances de la Sécu (l’ONDAM). les hôpitaux se sont trouvés pris dans une spirale descendante des tarifs, ce qui les force à multiplier et sélectionner les actes en fonction de leur rendement. En effet, cela fonctionne comme le salaire aux pièces cher à Taylor, salaire qui a permis aux employeurs de diminuer le prix des pièces au fur et à mesure de l’augmentation de la productivité des travailleurs. On dit, sans rire, que Taylor n’avait pas vu cette perversion de son système « scientifique »! Mme Bachelot non plus… Adieu le fameux « gouverner, c’est prévoir ».
La T2A mettait hôpitaux privés, publics, cliniques sur le même plan sur un critère purement financier, universel, unique et inique. on ne s’est occupé que de fric et de gestion, d’où, en sus, la nomination de cerbères gestionnaires chargés de faire baisser les coûts à tout prix, si j’ose dire. la toute-puissance maléfique des « mandarins » était remplacée par celle des comptables publics ayant sucé le lait du SLC lors de leur formation au centre national de formation des directeurs d’hôpitaux et de gestionnaires de la santé et recevant des primes perso en fonction de leurs résultats, superbe pousse au crime des thuriféraires « des eaux glacées du calcul égoïste ». La T2A a ignoré magnifiquement plusieurs petits problèmes susceptibles de déformer la concurrence entre structures de soin au profit du privé. Parallèlement, Mme Bachelot, potarde, laissait la bride sur le cou aux labos pharmaceutiques et le loup-Servier, ami de Tsarko, se faisait des bourses en or.
* les hôpitaux publics (CHU) ou associés ont en charge obligatoire la formation des toubibs et la recherche, coût visiblement non pris en compte par la T2A. le tout avec une baisse constante des moyens.
* ils sont soumis aux urgences qui croulent sous la demande pour plusieurs raisons: retrait et coût de la médecine libérale de ville, manque de moyens et coût des SOS médecins, le tout en période d’extension de la précarité et de la pauvreté et de refus de certains toubibs de prendre en charge la CMU base et complémentaire et l’AME pour les immigrés, à quoi s’ajoute la montée progressive du reste à charge et des frais annexes, ce qui empêche les pauvres de s’adresser à la médecine libérale et cela d’autant plus que le secteur 2 non régulé ne cesse de progresser.
* comme le tarif est établi acte par acte, il devient très difficile de s’occuper d’un patient victime de plusieurs problèmes de santé; sur lequel facturer? Et les patients dont l’état se dégrade, qu’en fait-on?
* la politique de baisse des coûts et de restriction de l’offre (soi-disant parce que moins d’offre attire moins de demande) a apporté des regroupements de structure et des baisses du nombre de lits, ce qui pousse aux hospitalisations ambulatoires de courte durée et à l’engorgement des urgences.
* on n’y a jamais résolu le problème des 35 heures et des heures.sup on préfère s’en remettre à la médecine privée, laquelle s’est largement retirée du marché des pauvres; serait-on dans une politique de l’aggravation d’une médecine à plusieurs vitesses?
* l’Ondam ne tient jamais compte des dépenses supplémentaires engendrées par le vieillissement de la popplation, l’extension de la pauvreté et surtout des maladies crées par les produits chimiques, la pollution et les perturbateurs endocriniens. On ne fait pas grand chose pour limiter les nuisances afin de ne pas ennuyer les industries, les labos, l’agro-alimentaire, la FNSEA et l’agriculture productiviste.
* je subodore qu’il y a une stratégie cachée, à savoir laisser les nuisances proliférer, de même que la précarité et la pauvreté, ce qui crée maladie, stress et finalement mort prématurée, donc moins de retraites à verser et moins de soins pour personnes très âgées. L’espérance de vie risque fort de diminuer comme aux USA et en Russie et ce serait froidement mis en calculs de prospective médicale.
Mme Buzyness a promis de revoir le financement des hôpitaux. Mais on voit qu’elle se hâte lentement…

SNCF : pendant la grève les menteries gouvernementales continuent

Posté : 10 avril, 2018 @ 8:38 dans politique | Commentaires fermés

Après avoir dressé les usagers contre les cheminots, usé de termes diffamatoires (gréviculture, prise en otage des voyageurs, privilèges), fait des promesses sur le maintien du statut et la non privatisation de la SNCF, Maqueron, retranché derrière ses fusibles (Philippe et Borne), appuyé par sa garde rapprochée de porte-parole et autres communicants, commence à piger que ça sent le roussi et la « rousse » comme à NDDL où 2500 robocops envoyés par le proctologue Côlon font la chasse à 200 zadistes.
Les contestataires ont en effet compris que les promesses n’engageaient que les couillons qui y croyaient. En effet, entre autres techniques que j’ai déjà décrites précédemment, le gouvernement a une astuce assez nouvelle : annoncer un cadre de grandes liges de son projet, faire voter une loi plus précise après la concertation et, en catimini, modifier le contenu formel de ladite loi par quelques décrets d’application bien (Vincent) placés. Il y a aussi la tactique du tunnel à rallonges et des jalons : par exemple, on dit qu’il n’y aura pas privatisation mais c’est, en fait, une étape pour faire avaler la pilule avant ensuite de céder la capital au privé (voir GDF devenu Engie dont l’Etat n’a plus que 25 % du capital alors que Tarsko avait promis qu’on resterait à plus de 50 ; cela n’a pas pu être fait pour EDF car les risques nucléaires sont bien trop élevé pour le privé).
Le gouvernement se tourne donc vers « la pédagogie » pour signifier au bon peuple combien la réforme lui sera bénéfique ; dont la baisse des prix, ce que l’exemple rosbif dément. La pédagogie consiste à dire avec mépris, indirectement et in Pétaud (cela ne date pas d’hier ; Pétaud d’hier, eh eh) aux gens qu’ils sont si cons et à la comprenette si lente qu’il faut leur expliquer les choses plusieurs fois et longtemps. Mais les idiots congénitaux que nous sommes, car non diplômés de l’ENA, ont déjà compris bien des choses. La « pédagogie » devrait déjà dire qu’il ne s’agit pas d’une grève perlée car celle-ci est interdite; c’est une grève « revolving ». La grève perlée, par ailleurs, c’est assurer ses fonctions tout en en diminuant l’efficacité et le rendement alors que les grévistes arrêtent leur travail dans notre cas SNCF…
Ils savent que l’ouverture à la concurrence des lignes TGV en 2020 fera que les concurrents ne choisiront que les lignes rentables alors qu’une firme nationale fait la péréquation entre toutes les lignes, les bénéficiaires finançant les autres. Les concurrents auront les concessions d’exploitation des lignes rentables car ils seront forcément moins chers : le national plus coûteux augmentera ses charges et ses déficits, le personnel sera low cost (travailleurs détachés, sans statut, à petite convention collective) et beaucoup dépendra du degré de leur participation aux dépenses du réseau : Maqueron ne dit rien à ce niveau ! Et une astuce du pouvoir se révèle : le passage en SA de la SNCF reportera les retraites à verser (une dette publique et aussi un coût déjà de 3 milliards par an pour l’Etat) sur le régime général avant sa transformation en « comptes notionnels ». Dans le cas de l’ouverture à la concurrence, il n’est jamais dit que la concurrence la plus sauvage, c’est entre le rail et la route. En effet, l’usager du rail (plus les subventions étatiques) paye les infrastructures alors que les camions ne payent presque rien (ce sont les automobilistes qui sont rançonnés); or en Europe les autres pays taxent les camions pour financer le rail…Maqueron ne nous dit rien en la matière.
Le gouvernement dit qu’il prendra une partie de la dette de 54,5 milliards d’euros qui coûte un milliard par an à SNCF-réseau, ce qui fait le tiers du prétendu déficit annuel. Les gouvernements ont toujours laissé la dette à la SNCF car cela aurait sinon figuré dans la dette publique ; simple jonglerie comptable hélas autorisée par l’UE car cette dette est indéniablement publique. Les compradores fustigent cette dette en oubliant que dans les autres pays européens la dette liée au rail est en moyenne de 50 milliards et est prise en charge par l’Etat, ce qui fait que celle de la SNCF-réseau n’a rien d’exorbitant et est indue ; ce que, naturellement, les journaleux stipendiés par le kapital ne disent pas.
Des politicards et autres journaleux aux ordres ont mis sur le même plan le droit de grève et le droit à la mobilité énoncés dans la constitution. Peut-on faire remarquer qu’ils n’ont rien de comparable ; en effet le droit de mobilité n’est pas touché par la grève puisque tout un chacun peut se déplacer à pied, à cheval, en voiture, à vélo, en charrette, en car, à dromadaire, en grand Bi, en draisienne, à rollers, en skate, à pédalo, etc. Voir Michou Debré en 1958. rappelons qu’il faut différencier les droits à, comme celui de mobilité, et les droits de comme celui de faire grève. C’est plaisant de voir les journaleux-politicards nous prendre pour des cons alors qu’ils sont des minus habens éloignés de toute culture politique et juridique.
3 grossiums de la SNCF nous disent dans le MONDE les bienfaits de la réforme en prenant, pays par pays, ce qui a bien marché chez chacun d’eux : la sécurité chez les Rosbifs, la baisse des prix du TGV en Italie, l’augmentation de 20 % du trafic en Doryphorie. Pourrait-on avoir une comparaison sur l’intégrale des paramètres au lieu de saucissonner problème par problème en shuntant toute vue d’ensemble ?
Des politicards et journaleux nous racontent que les grèves sont stigmatisées par les peuples étrangers. On salue cette unanimité en forme d’amalgame car, au contraire, bien des populations chez lesdits pays aiment voir qu’il reste en Europe un pays non luthérien et soumis au pouvoir où on peut se révolter. Les autres sont des disciples du SLC, des gens soumis aux religions (et on sait que Maqueron soigne les religions comme utiles à l’Etat et à l’ordre social, ce qui est loin d’être moderne puisque ce fut la position de la Paille Au nez Buonaparte et du radical et athée Thiers, entre autres), des victimes du SLC.
On voit la mère Bachelot, ex-fer de lance de la désastreuse réforme de l’hôpital en 2009 sous Tsarko, parader et plastronner sur les ondes béni-oui-oui pour défendre les réformes Maqueron ; de façon générale, la gent journaleuse des médias possédés par les amis du prince crient haro sur le baudet et vive le beau Dey.
On insinue que Martinez pousse à la grève parce qu’il a en vue les élections professionnelles de novembre 2018, que donc il privilégie ses intérêts contre le bien public ; retournons le problème : est-on bien sûr qu’Arturo Maqueron et ses copains du SLC défendent bien l’intérêt général ?
On relève que les syndiqués ne sont que 11 % des travailleurs comme dirait Arlette ; cela dit pour montrer implicitement que cette minorité est illégitime. C’est plaisant. Combien y-a-t-il de Francouis encartés dans un parti ? Réponse 3 à 4 %. Par combien d’inscrits les députés LREM ont-ils été élus ? Réponse 15 %. Combien Maqueron a-t-il eu de votes au 1er tour des pestilentielles ? Réponse 24 % des suffrages exprimés mais 18 % des inscrits. Qui est légitime, MM les journaleux et politicards menteurs invertébrés ?
Enfin, le gouvernement a raccourci la durée de la « concertation » pour faire voter cette semaine son projet par les députés. Cela coupe l’herbe sous les pieds des syndicats. S’agit-il d’ordonnance pourtant abandonnée, dixit Philippe?

Maqueron-Rambo et le bateau ivre de l’UE

Posté : 3 avril, 2018 @ 11:36 dans politique | Commentaires fermés

Se présentant comme Rambo, notre zident a excipé de ses muscles pour nettoyer un peu les écuries d’Augias que sont devenues die grosse Kommission de Bruxelles et l’UE. Le problème est complexe car on ne peut pas « à la fois » propulser le SLC en France et aider à le faire progresser ailleurs et réformer des institutions dont l’objectif depuis 1986 (acte unique) est de l’implanter en Europe en tant que libre-échange intégral. Mais il y a bien d’autres paramètres qui font de cette réforme, pardon « transformation » une « mission impossible » si l’on joue avec les règles du jeu actuel.
Quand l’UE a été élargie aux pays de l’Europe centrale et orientale (PECO) à partir de 2004 et sur pression doryphorienne forte, il n’y a eu aucun approfondissement pertinent des règles et des institutions. Bien au contraire, on a créé un bazar institutionnel à 28 pays complètement hétérogènes (ce qui a été sciemment voulu afin de faire profiter le kapital des différences permettant de faire baisser les coûts via une concurrence échevelée entre pays). Dans ce foutoir, on voit qu’à la Kommission et au conseil européen, le Luxembourg et Malte (300 000 à 500 000 habitants) pèsent autant que la France (67 millions) ou l’Allemagne (80 millions). On aurait pu se rattraper sur le parlement mais ce dernier, malgré quelques fort timides avancées dans la partage de certaines décisions, est demeuré un « parlement croupion ».
On a rien non plus de positif dans les règles de prise de décision au conseil européen. Des domaines super importants requièrent toujours l’unanimité comme celui de la fiscalité. Ce qui a permis à l’alcoolo Junker, ex-premier ministre du Luxembourg de pondre « des rescrits » (petits arrangements fiscaux entre firmes, multinationales là, et gouvernement) faisant gagner quelques dizaines de millions à son pays contre des pertes colossales de rentrées fiscales dans les autres. L’Irlande a prospéré avec sa fiscalité à 12 % sur les bénéfices des entreprises et s’est liguée avec les Pays-Bas pour créer un « triple sandwich » favorisant «l’optimisation fiscale » des multinationales. La Gibbye a bien profité de sa foultitude de paradis fiscaux (Jersey, Man et îles exotiques) pour attirer les capitaux en fuite. La Tudesquie a produit low cost dans son hinterland de l’Est reconstitué et a attiré des travailleurs détachés (TD) en masse. Il n’y a eu aucune harmonisation dans les domaines du droit social, du droit du travail, des normes écologiques. Hors l’unanimité, la règle la plus importante de prise de décision est la « majorité qualifiée » qui est une usine à gaz (plus de 55 % des membres du conseil, soit au moins 15 sur 28, au moins 65 % de la population de l’UE ou 72 % des membres du conseil). Le grand gagnant est la Teutonnie qui a des amis en nombre : les PECO, qui ont des usines teutonnes et envoient des TD, et les pays d’Europe du Nord, tous copains luthériens. Seule l’Allemagne peut aisément obtenir une majorité qualifiée. Forte de tous ses amis, la Doryphorie a pu truffer les institutions de l’UE de ses copains, dont Junker qui vient, tout seul comme un grand, nommer son secrétaire général de la Kommission (28 commissaires avant départ avant Brexit). Elle y donne donc le la en y imposant les règles de son « ordo-libéralisme » et son austérité budgétaire. De plus, l’Allemagne a profité de l’absence d’harmonisation sociale et fiscale pour faire de la « désinflation compétitive » (lois Hartz sous Schröder et 3 points de « TVA sociale » sous die grosse Angela) pour faire passer son industrie au dessus de celles des autres pays et exporter à mort.
La création de l’euro avec ses institutions (eurogroup qui n’ en fait aucune existence légitime et BCE directement branchée sur Berlin) a aggravé énormément la concurrence entre pays de ladite zone mais aussi avec ceux hors zone. Les premiers ont en effet perdu la liberté de leur politique de taux de change, de leur politique monétaire (masse monétaire et taux d’intérêt), de leur budget (accord Tsarkozy-Merkel de 2012 sur des règles drastiques de maîtrise des budgets, des déficits et de la dette publique). L’Allemagne peut donc exciper de ses règles-là pour faire régner l’austérité en Europe. Cela a créé d’énormes déséquilibres entre économies exportatrices, d’un côté, et économies emprunteuses, de l’autre, car le déficit commercial est toujours compensé, afin d’assurer la stabilité de l’euro, par une importation équivalente de capitaux ; c’est ainsi que les banques allemandes ou françaises ont prêté par exemple à tire-larigot à la Grèce et à l’Espagne à titre privé jusqu’à ce que ces pays se retrouvent insolvables tant dans le privé (pour l’Espagne et ses dettes immobilières) que dans les comptes publics (pour la Grèce dont les budgets étaient truqués) lors de l’après krach de 2008).
Règles commerciales d’hyper libre-échange et financières (Maastricht puis euro) ont crée un étau mettant tous les pays en concurrence sauvage. Dès lors, au Conseil européen et à la Kommission, c’est devenu chacun pour ses fesses et Dieu pour tous ; l’UE est devenue une cohue de pays en concurrence et ne défendant que leurs intérêts. Tout effort vers une harmonisation des règles en tout domaine, vers des coopérations inter-étatiques, vers une institution fédérale et fédérative des pays est voué à l’échec dans ce contexte de concurrence trop libre et très faussée par les pays jouant « les passagers clandestins » sur le dos des autres et vice versa. Avec, naturellement, un grand gagnant à cause de sa puissance économique : la Tudesquie. Qui ne fera donc rien pour aider Maqueron à changer les règles du jeu, même pas en surface pour sauver l’honneur du maître des règles du Je. 500 millions d’européens et moi et moi… Maqueron n’a qu’une carte à jouer, mais dont il n’usera pas par peur de perdre l’amitié de ses copains SLC à l’UE : menacer d’un retrait de la France s’il n’y a pas de profondes transformations de l’UE. Pour l’instant, Maqueron n’a pensé qu’à confédérer (union d’Etats et non pas fédéralisme ) la zone euro alors que le vrai et bien plus important problème est le primat du SLC en Europe ; à quoi s’ajoute la nature même des institutions et des règles qui le régissent dans l’UE.

SNCF : Borne monte au créneau

Posté : 2 avril, 2018 @ 9:06 dans politique | Commentaires fermés

La sinistre des transports descend les grévistes de la SNCF en flamme ce matin dans Le Parisien ; belle opération de dressage de la population contre les cheminots montrés du doigt, stigmatisés, qui plus est avec des arguments fallacieux. Quand il y a une Borne, il y a trop de limites via aussi un raisonnement borné.
Mme Borne se prévaut de la concertation en cours en faisant mine d’ignorer que la concertation, c’est très limité et surtout, sous l’ère Maqueron, largement truqué. C’est du « je vous écoute, mais je déciderai tout seul » ou « chante fauvette, j’irai mon train » ou « les chiens aboient, la caravane passe »…
Mme Borne fait état de garanties données aux cheminots comme leur reprise, en cas de volontariat, par un nouveau concessionnaire de lignes, le maintien de leur statut (pour donc, seulement les anciens) et de leurs « privilèges », la conservation nationale des lignes TGV, le report de tout changement en Ile de France à 2039 (soulignons que le pouvoir maqueronien peut s’arrêter en 2022!), etc. Que valent ces « garanties » ?
C’est sans doute du pipeau car rien n’obligera un futur concessionnaire à embaucher des cheminots ; il pourra, en l’état du droit européen, employer des « travailleurs détachés » de n’importe quel pays low cost ou de chez lui, genre Ryanair. Et si aucun cheminot n’est volontaire, qu’est-ce qu’on en fait ? On les laisse à la SNCF devenant alors en sureffectif plombant ses comptes face à la concurrence ? On voit que cette promesse n’est guère crédible tant elle ouvre la porte à maintes difficultés. Qui nous dit que les régions, attribuant les lignes TER, ne vont pas faire dans le moins-disant ? Comment l’usage du réseau sera-t-il facturé aux nouveaux concessionnaires, sachant que c’est ce tarif qui a aussi plombé les comptes de la SNCF car l’Etat lui a laissé l’intégralité de la dette due aux TGV  et l’a mise dans une situation intenable : facturer son réseau (on le lui avait rendu) à son trafic, la SNCF ayant à la fois le réseau et la mobilité des trains sur icelui. Si le coût d’usage du réseau est trop élevé qui paiera ?: les usagers dans les prix ? Et si ce n’est pas eux, qui voudra de lignes bien trop chères à exploiter ?
Mais il y a surtout le fait que les gouvernements ont perdu depuis longtemps toute crédibilité et légitimité. On apprend que M. Lemaire a commandé 100 nouveaux TGV à Alstom sans consulter la SNCF ; va-t-elle devoir les payer alors qu’elle serait exsangue aux yeux même dudit Lemaire ! De qui se moque-t-on, tontaine, tonton ? Et depuis longtemps les syndicats et les salariés savent que la parole d’un gouvernement peut être annulée par le suivant.
Et il y a pis. Le pouvoir, quel qu’il soit, a accoutumé de jouer au tunnel sans cesse prolongé au moment où on pense être arrivé au bout et voir la lumière, à la stratégie du salami, au découpage des opérations par petites étapes, chacune constituant un point de non-rebroussement vers la destination finale, soigneusement cachée au départ. Mais l’enchaînement des opérations montre assez rapidement le but final visé, à savoir en l’occurrence, la privatisation du rail. Cela ne trompe plus personne, même Bornée et donc ce ne sont pas les invectives de Borne qui vont faire stopper le mouvement de protestation. Cela fait des lustres que les politicards francaouis facilitent la construction d’une Europe hyper libérale et favorisent le SLC ; ils vont très progressivement par peur d’une révolte du peuple et font tout pour l’y forcer grâce à « la contrainte extérieure ». Et Maqueron ne fait qu’accélérer le processus via sa maîtrise totale des institutions politiques et administratives. Ils touchent au but et c’est pour cela que ledit Maqueron a engagé une bataille duraille et décisive contre le modèle social francoui. Il peut la gagner et alors ce sera la fin des haricots ; provisoirement car il risque alors d’être renvoyé en 2022. Hélas, on sera alors très imbriqué dans le SLC.
Dans l’idéologie du SLC qui fait le fond de la pensée de nos pseudo-élites politiques et managériales, le service public, c’est caca-boudin. Encore faut-il pouvoir le démontrer. C’est ce qu’ont fait les gouvernants en prenant des décisions visant à rendre les services publics inefficaces et dispendieux. Puis, quand le fruit de la décrépitude est mûr, ils hurlent à la nécessité de les réformer, disons plutôt reformer aux normes du SLC. Ce qui veut dire les privatiser car le kapital privé est sans cesse à l’affût de nouveaux champs de profit à investir; par exemple ceux de la santé et des assurances sociales ou de l’éducation. Or tout service public bien géré est moins coûteux que la gestion privée tout simplement parce qu’il n’y a pas de dividendes à servir. Las, les politicards s’en sont servis comme vaches à lait: manipulation des tarifs, placement des copains, charges indues (comme le service de la dette du réseau SNCF), achats forcés à des firmes amies ou en difficulté, etc. Qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage après la lui avoir inoculée!
Et il ne faut pas oublier que Maqueron a conçu la réforme de la SNCF comme la mère des batailles. S’il la gagne, alors il s’attaquera au gros morceau : la fin des fonctionnaires à statut. C’est ce que fit Thatcher avec la grève des mineurs : elle remporta la guerre et on sait ce qu’il advint du modèle social gibby après. Les cheminots sont donc tout à fait habilités à être le fer de lance de l’opposition aux « transformations » maqueroniennes. On ne peut que déplorer que, là encore, les syndicats agissent en ordre dispersé et n’essaient pas un mouvement général au lieu d’une guérilla secteur par secteur !

L’attentat terroriste de Trèbes

Posté : 31 mars, 2018 @ 11:12 dans politique | Commentaires fermés

Il est tout à fait normal et mérité de saluer le geste héroïque du colonel Beltrame et la mémoire des autres assassinés ou blessés. Cela a été fait et est respectable. Mais là où cela coince, c’est que cet événement dramatique a donné l’occasion d’une belle trame de story telling au pouvoir et aux politicards de tout poil. Il a été instrumentalisé au delà du raisonnable avec un terrible battage au lieu d’une douleur digne et muette et de cérémonies sobres et intelligentes. On a alors pu exploiter un langage désuet au profit d’un rassemblement éphémère et plus médiatique que profond et réel. On nous a rebattu les oreilles avec l’unité de la nation, le sacrifice pour la patrie, l’honneur du pays. Ces beaux discours sont à mettre en relation avec la réalité et l’intelligence des situations ou des actes qui, largement, démentent les belles paroles.
On pourrait déjà se demander ce qui fait une patrie et l’adhésion à celle-ci allant jusqu’à mourir pour elle. Le mot de Proudhon : là où est la Justice, là est ma patrie me semble toujours d’actualité (redoutable affirmation car il n’y a aujourd’hui de justice nulle part). Est-on sûr de se sacrifier pour la patrie quand celle-ci est plutôt le champ d’actions (aux 2 sens du terme) du SLC producteur d’inégalités, de précarité, de pauvreté, d’oppositions sociales, de montée aux extrêmes, de disparition du politique au profit de la gouvernance et de l’efficacité? Est-on bien habilité à défendre un espace où l’honneur, la solidarité, la coopération sont devenus des merles blancs ? S’agissait-il de monter en épingle des valeurs en voie de disparition par l’exemplarité plus que singulière d’un sacrifice extraordinaire ? Est-on dans l’hommage du vice général à la rarissime vertu d’un seul ?
Qu’est-ce que l’unité ? Comme l’indique la désinence en té, c’est un état ou une qualité. Or, la prétendue nation n’apparaît pas comme unité mais comme pluralité sociologique, ethnique, religieuse et culturelle, de même que comme patchwork de positions sociales plus ou moins inégalitaires et hiérarchisées, comme une juxtaposition de communautés plus ou moins séparées et en conflit. Du reste, peut-on « à la fois » se réclamer de l’unité du peuple tout entier et propager ou tolérer le communautarisme afin de diviser pour régner ?
Avant de proclamer l’unité de toutes les populations qui sont censées former une communauté politique coordonnée par une même appartenance à un corps de valeurs sociopolitiques communes, mais ce que la réalité ne démontre pas, il faudrait se pencher sur les causes de division; elles ne manquent pas. je ne vais en examiner qu’un ensemble limité mais significatif.
* cause politique interne: les politicards ont laissé prospérer une idéologie religieuse qui nie que les lois politiques transversales aux conceptions du monde soient supérieures aux croyances particulières, qui refuse notre modèle social (égalité-hommes-femmes, laïcité, droit d’expression, droit à l’athéisme, primat des droits individuels, dont ceux des personnes quelles qu’elles soient…). Ils ont laissé prospérer le communautarisme, voire l’enfermement identitaire localisé mais en voie d’expansion. Les politicards ont facilité le dénigrement du pays avec force de lois de repentance et en battant leur couple pour stigmatiser les grands méfaits de notre pays; certes mais il fallait comparer à ceux d’autres pays bien pires et ne pas encourager l’idée que certaines cultures avaient tout inventé et étaient pures comme l’agneau qui vient de naître. Commet voulez-vous, après cela, que certains ne s’en prennent pas avec ressentiment à un pays si mauvais?
* cause économico-politique endogène: depuis 30 ans les politicards suivent une politique SLC qui oppose la population entre les in et les out, relégués dans « les quartiers » ou les zones périphériques, entre les pauvres, méprisés, isolés, souvent ethnicisés et chassés au faciès et les riches des quartiers bourgeois, mobiles, modernes…Cela crée, évidemment, du ressentiment et de la révolte au lieu de l’unité postulée.
* cause géopolitique: la France, depuis des années, entretient des relations plus que douteuses avec des pays arabes, soit des dictatures théocratiques et pétrolières, soit des kleptocraties; de plus elle ne proteste guère contre les faits et gestes de l’Etat d’Israël contre la Palestine; elle fait la guerre au Sahel tout en ayant déstabilisé la Libye; elle est le 3ème exportateur mondial d’armes. La présidence est devenue le VRP de ses producteurs d’armes. A tout le moins, cette politique ne peut susciter elle aussi que du ressentiment. On peut se demander si le pays a encore quelque légitimité que ce soit pour se proclamer « la patrie des droits de l’homme.
Il est donc quelque peu inapproprié d’en appeler à une unité qui n’existe pas et à une nation très divisée; il faudrait au contraire faire flèche de tout bois pour aller vers plus d’union (qui est plutôt une action qu’un état) et de cohésion sociale, pour développer une culture politique commune, pour faire de l’histoire, sans concessions sur la passé le plus néfaste, un moyen de rapprocher les gens et les communautés, il faudrait en finir avec l’abandon massive de populations pour cause de développement du SLC en France.

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