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Archive pour la catégorie 'politique'

Pour un dominion d’extrémistes sous protectorat français dans l’atoll de Clipperton

Posté : 29 mars, 2018 @ 11:03 dans politique | Commentaires fermés

Cet atoll désertique et isolé de tout appartient à la France, ce qui lui donne une zone maritime exclusive de plus de 480 000 km carrés en plein milieu du pacifique. On ne peut renoncer à cette zone mais on peut y créer une république autonome rattachée à la France. Les seuls habitants sont des fous ; le sol est phosphaté par le guano des oiseaux qui y font escale pendant leurs migrations pour se reposer de leur long périple saisonnier. Parallèlement, la France a un problème avec les islamistes radicaux de même qu’avec tous les excités de toute autre religion ou mouvement anti-démocratique. On peut donc joindre l’utile à l’agréable et les y installer tout en gardant la propriété de l’atoll inhospitalier du pacifique Nord battu par des vents, des ouragans, des tempêtes submergeant ses côtes très basses. Plutôt que d’enlever leurs nationalité aux binationaux, de faire de la rétention administrative, le plus simple est d’amener les radicaux sur cet atoll sans même les assigner à résidence car ils ne pourront pas en partir. Mas ils y seront parfaitement libres d’y faire régner la charia et de s’adonner à Allah (ou autres divinités et règles de vie peu soucieuses de laïcité) et de disposer d’un territoire autonome régi par leurs propres lois comme dans « sa majesté des mouches ». Par ailleurs, ils pourront y développer des activités économiques utiles à leur subsistance et à la France. Plutôt que de tenir les murs chez eux ou de glandouiller en zonzon, ils seront obligés d’y travailler pour vivre sans autres contraintes : pas de flics, pas de militaires, rien qu’eux. La France dans sa grande magnanimité les y installera en leur donnant les moyens nécessaires à leur vie quotidienne et au développement de leurs activités. Comme il n’y a plus d’arbres sur l’atoll (et non dans la taule), ils ne pourront y construire de bateaux pour s’enfuir et cela d’autant plus que la plus proche terre est à 5 000 km. Mais ils pourront y bénéficier du regroupement familial ; donc pas besoin de bracelets électroniques, de gardiens, de pointer à un commissariat. Pleine liberté, d’agir, vous dis-je.
La France, lors de leur venue, installera des containers (dont un par famille) en nombre suffisant; elle fournira kamis, djellabahs, bourkas, abayas, tchadors, chéchias, turbans, keffiehs, (ou toute vêture de quelque religion que ce soit qui affiche son extrèmisme) etc., vêtements très pratiques pour faire face aux vents violents et froids car ils sèchent rapidement au soleil. Pour des vêtements plus chauds, rappelons que des phoques traînent sur l’atoll dont l’eau de surface est douce. Une mosquée (et autres temples ou églises) en fonction de la population présente, à base de containers, y sera aménagée de même qu’une madrasa ; ils en éliront les responsables. Ils auront une dotation en bêches, cannes à pêche, pioches, serpettes, couteaux peu aiguisés, houes, rouets, binettes, sarcloirs, planches pour protéger les cultures du vent, de même que des semences blé dur, patates, panais, rutabagas, scorcenaires et plantes médicinales pour leurs marabouts-hommes médecine… Pour la viande quelques sangliers et laies seront importées sur l’atoll, plus quelques vaches pour le lait et des moutons ou brebis pour les rituels religieux et des habits de laine à filer avec leurs rouets. Certes, ce ne sera pas le paradis, mais ils pourront s’en consoler en pensant aux rivières de miel et aux dattes du paradis et autres félicités dans l’au-delà.
Vive la république autonome de Clipperton.

Speech de Maqueron au meeting de la francophony

Posté : 28 mars, 2018 @ 10:44 dans politique | Commentaires fermés

Chers friends, nous sommes here pour parler of the future of the corporate francophony. Nous devons empoweriser notre community of french speakers. Comment ? First, en développant un return of experiences entre nos pays. On doit fonder this method sur le benchmarking qui réussit so good dans les financial societies et les industrial enterprises. Chaque country devra report his results via the Web et faire part de ses progress and process to succeed. Comme cela, on saura toutes les bonnes behaviors pour avancer together. Cela organisera un lucky feed back sur les pratiques de chacun et entretiendra une fair match entre tous. Chacun connaîtra sa fair value on the market of languages sur la planète.
Evidemment, a common language facilitera our common trade et favorisera the growing up de nos brut industrial products. Nous serons tous traités on the ground of equity par une démarche bottom up. Notre rôle est d’être the team building de la victory of French in the world. Car en 210, because de the bad french leathers made in China (too small and too frail), l’Afrique aura un billion d’habitants. La France vous vendra des rafales et vous lui vendrez des coconuts. On fera a trade chart for equity dans nos exchanges. C’est un challenge auquel nous devons tous participer. Nous devons le up dater en performant le maximum of actions. On dressera le listing des assets de notre community of language. La common language fera de nous un corporate group unified par une culture commune. On sera ensemble des followers sur Face Book afin de parler de notre situation et de nos achievments. Le slogan sera : we like francophony, greater and greater.
Naturellement, je prends le leadership de notre community. Achtung, il ne faudra pas mal gérer notre action ; on fera pour cela du New Public Management dont le leitmotiv sera efficacity. The free exchange entre nos pays sera le tao via lequel nous progresserons vers une expansive advance of notre language, comme cela a été made by the Europe since 1957 avec le succès que l’on sait. La method économique fera que nous gommerons all the difficulties de communication. Nous fonderons our success sur les interests et not sur les values. La discipline queen sera l’accountancy as standards of actions.
Pour manager la reform, il faudra agir avec détermination, donc dans une democracy grounded sur un hard political power. On prendra exemple sur le management of the french country depuis que j’en suis le boss. Nous pourchasserons the globish for killing the english all over the seas. Nous franciserons les anglicisms. Je jure devant God (my Che) que je parlerais in French at the european community; because the exit of United Kingdom.
Together, we are united nations. Et maintenant, ensemble we sing in the sun: décochons, décochons nos traits, destruies., détruisons the ennemy, pour sau., pour sauver notre language.

A la mémoire du lieutenant-colonel Beltrame

Posté : 27 mars, 2018 @ 10:48 dans politique | Commentaires fermés

Cet homme vient de sacrifier sa vie pour sauver celle d’une humble caissière de supermarché. Cela illustre les qualités ou vertus en voie de disparition de la vraie république : solidarité, respect du prochain, éminente valeur de chaque autre personne, altruisme, don de soi à ce qui transcende, esprit de sacrifice pour la collectivité… Cet homme hors du commun était un chrétien, ce qui traduit en langage SLC veut dire crétin. Car son sacrifice désigne en creux tous les vices du néolibéralisme qui anime le SLC et conduit les décisions et les actes du nouveau résident à l’Elysée.
Ce dernier sauve sur l’occasion comme les paras à Kolwezy sous Fiscard Déteint : hommage national et, bien évidemment, auto-pub et communication à la gloire d’icelui. Vive les allocutions familiales. Comme disait un des grands moralistes français du 17ème siècle : l’hypocrisie est l’hommage que le vice rend à la vertu. Car la mort héroïque de Beltrame n’est pas due au hasard mais aux palinodies, mensonges, dissimulations et ronds de jambe des politicards depuis des lustres.
Cela fait déjà longtemps que lesdits politicards de toute obédience ont laissé s’installer en France des Imams et mosquées radicales, dont salafistes, payés par des potentats ou kleptocraties arabes (notamment notre cher client qu’est l’Arabie saoudite) auxquels on vend nos belles armes, celles-là même qui finissent souvent dans les pattes des mouvements tels Daech. Cela fait longtemps qu’on a laissé se développer le communautarisme sous prétexte de diversité, de respect des croyances de tous, de communautarisme électoraliste, d’anti-islamophobie. Des entrepreneurs de religion ont ainsi pu s’installer dans les cités en échangeant la défense de leur coreligionnaires et leur vote contre des « arrangements raisonnables ». La laïcité, qui est, à la fois comme dirait l’autre, la neutralité du droit et de la politique vis-à-vis des conceptions du monde et le droit à la croyance de son choix pour chacun a été transformée en relativisme absolu, ce qui veut dire que toutes les croyances se valent et doivent être admises comme égales et ce qui s’est accompagné d’un abandon des valeurs politiques universelles et transcendant les différences culturelles et sociales devant réunir les citoyens, quelles que soient leur ethnie, leur religion, leur position sociale. Il n’y a plus rien pour « faire société » et pacifier le champ politique ; on est allé, comme dans le monde anglo-saxon, vers la juxtaposition de communautés qui peuvent se regarder en chiens de faïence. On a aussi laissé s’étendre les inégalités et la pauvreté, les « territoires perdus de la république », la précarité, le regroupement dans des ghettos ; c’est facile, il suffit de laisser jouer le SLC et la loi du marché, l’individualisme, l’égoïsme, la compétition contre le collectif, le social, la coopération. On a aussi rabattu les croyances sur les pratiques et la culture et vice versa : de façon que ne pas admettre certaines pratiques tout à fait contraire à nos mœurs et à nos libertés individuelles a été proscrit au nom de l’anti-islamophobie. Certes, on doit accepter toutes les religions mais cela ne peut aller jusqu’aux pratiques néfastes et aux cultures envahissant l’espace public et contraires à l’ordre politico-social du pays. on a construit des statistiques pour cacher la chose; par exemple le calcul des mariages mixtes: un Beur français cherchant son épouse en pays étranger, souvent un mariage arrangé, voire forcé, est compté comme mariage mixte! on se gargarise du faible flux annuel (environ 100 000) d’immigrés mais on oublie le flux sur la longue période et le stock: 100 000 pendant 40 ans, cela fait 4 millions plus les enfants…
Par ailleurs, au lieu d’investir dans la surveillance physique de proximité on a tout misé ou presque sur les fichiers en oubliant que l’information n’est pas la réalité mais seulement une de ses représentations possibles! Et on a refusé de voir que la dissimulation était à la base même des pratiques islamistes.
En fait, le pouvoir fait surtout semblant de lutter contre le terrorisme et cela pour plusieurs raisons. Il faut entretenir un climat de peur de façon que les citoyens soient soumis et surtout acceptent les restrictions incessantes des libertés publiques. On peut ainsi sans cesse durcir les lois sécuritaires, la répression de tout et n’importe quoi et renforcer toujours les forces de police afin de pouvoir mâter toute contestation. Et on signe n’importe quelle loi dangereuse, par exemple le mandat d’arrêt européen qui permet de poursuivre des opposants politiques en plus des crimes et délits. C’est ainsi que Puigdemont a pu être arrêté en Doryphorie (ce n’est pas un hasard que cela se passe dans ce pays-là); c’est ainsi qu’on a pu monter une opération sans queue ni tête contre le groupe de Tarnac. Cela permet aussi de doper la com. du gouvernement, comme vient de le faire le proctologue Colon, bien nommé ministre de l’intérieur et des perturbations intestines, qui a sans fondement dit que le meurtrier du héros Beltrame n’était pas fiché S! Au passage, Maqueron a pu faire oublier qu’au sommet des chefs d’Etat de l’UE à Bruxelles aucune de ses propositions d’évolution de l’Europe n’a avancé d’un pouce.
Si l’UE continue comme Maqueron de faire dans le SLC, les forces nationalistes et de droite extrême vont continuer de progresser et peut être même de prendre le pouvoir; alors elles n’auront qu’à se servir des lois répressives et des forces de police que les soi-disant démocrates ont mis en place! Tout sera perdu, même l’honneur qui est déjà en perdition.

Maqueron et la « noblesse d’Etat »

Posté : 25 mars, 2018 @ 11:24 dans politique | Commentaires fermés

Le sémillant époux de la douairière Trogneux n’a pas perdu les habitudes antérieurs en ce qui concerne la « gouvernance » de l’Etat : technocratie über alles et appel aux hauts fonctionnaires issus des grands corps de la fonction publique ; Conseil d’Etat, Inspection des finances, Cour des comptes, corps des mines, etc. Car il y en a d’autres moins connus mais tout aussi pernicieux (dont corps des ponts et chaussées). L’honneur n’a plus cours dans ces hautes sphères ; ce ne sont plus les horaces et les curiaces, mais les voraces et les coriaces ; ce n’est plus le service de l’intérêt général mais celui des intérêts privés du Kapital et de la phynance, le fiel et le lucre à la place du miel et du sucre. Comment se fait-il que la recherche du bien commun par la haute fonction publique ait été remplacée par le service du SLC et la poursuite de carrières privées et individuelles ?
la plupart de ces gens viennent des « séminaires de l’aristocratie » où ils ont tous tété le même lait idéologique dans des écoles non pas formatrices mais « formatantes » : Sciences-po, ENA, HEC ou ESSEC (souvent école de commerce plus ENA), Dauphine. On n’y apprend que la doctrine SLC, le management privé, la haine de l’Etat et de l’intervention publique, la merveilleuse mécanique auto-réalisatrice et régulatrice qu’est le libre-échange sans freins ? C’est une culture commune qui fait qu’on se comprend spontanément et qu’on partage les mêmes finalités ; cela rappelle l’histoire des jésuites qui ne pouvaient se croiser sans rire. En plus, on y pratique les mariages endogames car depuis que l’école est à Strasbourg et qu’il leur faut bien se reproduire, les élèves mâles y trouvent des femelles suffisamment attractives par suite de leur réseau de relations. Car, depuis la création de l’ENA dès 1946, ses élèves ont pu aller partout fertiliser la fonction publique et développer leurs connivences.
cette nouvelle noblesse de robe (ne disais-t-on pas autrefois, le Conseil des tatas) a une caractéristique bien française et pourtant totalement contraire à l’idéologie qu’elle véhicule : elle aime fort disposer des moyens publics, des administrations, des entreprises publiques afin d’y mener une carrière assurée, rentière du diplôme et du rang de sortie dé départ. On est donc à la fois hyper libéral (pour les autres et pour être admiré par les collègues et les autres européen de l’UE) et super dirigiste pour avoir son fief. Et il faut que ce dernier soit le plus gros possible (on en saurait être PDG d’une vulgaire PME, ce serait dévalorisant en ce qui concerne la haute estime qu’on a de soi) et, maintenant, le plus juteux possible comme dit l’homme des casernes. D’où l’envahissement par l’énarchie des secteurs financiers (banques, assurances, fonds d’investissement…) qui payent bien mieux que le public. Une condition est exigée pour y accéder : y avoir son trou avant de pantoufler afin d’amener son carnet d’adresses et bénéficier de la complicité des collègues restés dans la fonction publique. Le primat de la finance comme nid de profits privés et sphère d’excellence implique que l’énarchie se contrefout des PME, PMI et autres sans grades qui se salissent en plus les mains dans le cambouis en allant au charbon pour la production et l’industrie françaises qui ont été abandonnées à la Doryphorie et à la finance internationale via la mondialisation de la circulation du pognon. La limitation du pantouflage (malgré un récent décret Girardin sous Zizi Rider) et surtout le contrôle des conflits d’intérêts tant entre époux que lors d’une exfiltration vers le privé sont d’une timidité de violette et d’une pudeur de cardinal pédophile. Notons que cette propension à maximiser son fric est tout à fait dans les nouvelles valeurs individualistes et fricophile que propage le SLC depuis longtemps. Cela entretient une saine émulation que de voir que son camarade de promo partie chez Rotschild gagne bien plus que vous resté un serviteur du soi-disant Etat. De plus cela pousse à élever les rémunérations dans le public sous peine de ne plus y voir de candidat. Dieu merci, après une ordalie de 4 ans on peut aller se faire des bourses en or ailleurs, puis revenir et rester 6 ans (il faut servir 10 ans le pays pour rembourser sa formation gratuite), puis repartir avec son réseau.
l’énarchie (et autres grands corps) se présente comme pur produit d’une méritocratie issue de grands concours difficiles où seuls les meilleurs, eux, ont réussi, ce qui les sacralise comme légitimes pour tout diriger. Le problème devenu patent est que l’ascenseur social de « la circulation des élites » donnant du sang neuf et de la mixité sociale n’existe plus depuis longtemps. Il n’y a que 9 % d’enfants de prolos (employés et ouvriers, soit 52 % de la population) dans les études supérieures de 5 ans et plus. La noblesse d’Etat se reproduit via sa mainmise sur les structures éducatives et on constate même qu’il s’y trouve des dynasties.
La fraternité des aristocrates de la ripoublique a développé réseaux d’amitiés et de complicité, lieux de rencontre où elle se concélèbre (les clubs comme Choiseul ou le Siècle ou les « think tanks » comme Terra Nova et même, ô crime, Jean Jaurès). Le phénomène des allers et retours entre privé, politique, administration fait que les problèmes du pays sont résolus entre autres soi-mêmes de même obédience néolibérale, comme dirait le père spirituel du Maqueron, Paul Ricoeur. Les hauts fonctionnaires font appel aux cabinets conseils, de lobbying et aux avocats d’affaires où siègent leurs copains de promotion ou d’école ; et vice versa quand un pantouflard rejoint à nouveau l’administration afin de continuer de bénéficier de la garantie et de la retraite de son corps d’origine. La loi a été clémente (faite par qui?) : détachement ou mise en disponibilité pendant 10 ans, droit à devenir avocat sans en avoir les diplômes ou le cursus. Même Zizi rider est devenu avocat, comme Copé ou Villepin, pendant sa petite traversée du désert tout en continuant à cotiser pour sa retraite à la Cor des Comptes. Dès lors, maints politicards sont devenus avocats d’affaires, ce qui n’existe que si règne le monde des affaires, c’est-à-dire le SLC.
Cette course au privé par les « revolving doors » entre privé et public est devenue possible quand, dès les années 90, on assista à une vague de dénationalisations et de privatisations, ce qui a été renforcé par les « noyaux durs » de Ballamou assurant par participations croisées la mainmise des excellences d’Etat sur le secteur privatisé. Ensuite, c’est devenu aisé : le privé recrute pour disposer d’un réseau de relations, de lobbying, de connivences, le haut fonctionnaire ou le politicard pantoufle pour devenir riche.
« En même temps », les pouvoirs publics se sont lancés dans la dérégulation en faveur du SLC, dérégulation qui passait par l’émission de lois et autres décrets cassant l’ancien droit protecteur de la société et des salariés. Cette nouvelle complexité, voulue aussi pour créer, comme le fait Maqueron actuellement, un brouillard peu pénétrable, a nécessité un appel sans frein aux juristes (d’où la profusion d’avocats d’affaires tant pour négocier les fusions-acquisitions d’entreprises que pour contourner ou détourner la loi ou profiter de ses failles ou empêcher [lobbying et amitiés de connivence] qu’elle ne régule de trop). Il est alors fort utile d’embaucher un haut fonctionnaire qui connaît le milieu public et sait où sont les failles juridiques. On est ainsi arrivé à une grande famille « tuyau de poêle » où les relations public, privé s’imbriquent dans tous les sens au plus grand bénéfice de la caste.
Parallèlement, le pouvoir politique s’est lancé dans « la modernisation de l’Etat », devenant régulateur au lieu de stratège. Pour singer le « New Public Management », c’est-à-dire l’application au secteur public et à l’administration de la logique, des règles et des techniques gestionnaires du privé, Tsarkozy a installé la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) en lui intimant la baisse du nombre de fonctionnaires (jusqu’à 500 000 mille). Mais cela ne valait que pour les petits car « en même temps » on dégraissait la haute administration en créant des Conseils, des hauts Conseils, des Kommissions petites ou grandes, des Agences, des Autorités indépendantes (44) en tout genre, soit plus de 1240 organes truffés de gens du privé et offrant prébendes et sinécures à la noblesse d’Etat. Buts de la combine : faire semblant de dégraisser et surtout prétendre que ces agences étaient neutres et donc efficaces car hors politique. ET mon Q car pas neutres du tout par rapport à l’idéologie néolibérale et à la prise en compte en premier des intérêts du privé ?
Dans sa campagne Maqueron a évoqué qu’il mettrait de l’ordre dans ce système de conflits d’intérêts. Cela ne s’est pas bien vu dans la loi de transparence de la vie politique. Cela ne se verra pas car le nouveau prince républicain appartient lui-même audit système et qu’il s’appuie sur lui et ses copains de la promotion Senghor pour pousser à fond les feux de la mise en place du SLC en France. Le tout nouveau monarque a besoin, comme les autres, de petites mains pour agir et contrôler ; il les trouve dans la noblesse d’Etat, ce qui va dans le sens de son jacobinisme foncier.

Les salauds maqueronistes osent tout ; c’est à cela qu’on les identifie

Posté : 22 mars, 2018 @ 11:55 dans politique | Commentaires fermés

Un binôme de députains (dont 1 LAREM nommé Chiche, ce qui est adéquat) vient de lancer un ballon d’essai à propos du quotient familial qu’ils veulent supprimer et remplacer par une aide supplémentaire réservée aux familles les plus démunies. Notons que ce dispositif qui voulait years ago améliorer la justice horizontale (à revenu égal, que les familles nombreuses puissent vivre aussi bien que les célibataires ou les sans enfants ; politique aussi nataliste et considérant que les enfants sont les futurs payeurs des retraites, y compris des sans-enfants) a déjà été largement laminé par tous les gouvernements à la recherche permanente de recettes fiscales et se contentant de piquer le pognon dans les poches de Paul pour le transmettre à celles de Pierre. Après Zizi Rider il n’en restait déjà pas grand chose et Maqueron a encore aggravé la dose.
Il est vrai que cette disposition est injuste car seuls les ménages payant des impôts en profitent et cela d’autant plus qu’ils étaient riches (ce qui a conduit à des plafonnements de plus en plus bas). On aurait dû la supprimer depuis longtemps, de même que les allocations familiales, au profit d’un système bien plus juste car universel : donner pour chaque enfant une allocation en fonction de son âge et de ses études (dont salaire étudiant permettant son indépendance), mais allocation imposable au titre du revenu familial tant que l’enfant reste dans le giron familial. Cela respecte les principes républicains d’égalité devant la loi et d’universalité (ouverture des droits à tous les citoyens et habitants) et c’est juste et légitime. On devra peut être prendre la précaution de verser la somme en bons dédiés (fournitures scolaires, cantine, activités culturelles, artistiques, sportives…) afin d’éviter qu’elle en soit dépensée en télés UHK grand écran.
Je viens d’employer des mots grossiers proscrits par la doxa SLC et le libéralisme individualiste maqueronien : légitimité, égalité, universalité, justice. Il faut y ajouter vérité car le maqueronisme repose sur des choses cachées et floues. Cela se voit dans le discours des deux députains abolitionnistes : il s’agit pour eux d’être efficace et de servir d’abord les plus pauvres. La république n’a plus à être juste et universelle ; on doit simplement la « manager » de façon efficace ! En outre que d’âneries ! Déjà, rien ne dit que ce sera efficace à long terme : cela peut amener la baisse de la natalité sauf chez ceux qui vivent d’allocations souvent anti féministes et peu intéressés par l’éducation de leurs enfants ; les exclus (toujours les classes moyennes) peuvent se révolter contre un système où ils ne reçoivent rien et payent tout, ce qui est déjà en cours avec chez certains la fuite fiscale à l’étranger. Ensuite, ce genre de décision fait disparaître tout l’intérêt d’une communauté politique, de la politique comme recherche du bien commun, de la justice, de l’intérêt général. C’est normal car pour les libéraux l’intervention publique reditrisbutive est à proscrire et le commerce libre régule tout parfaitement.
Autre exemple du mensonge et de l’injustice, la réforme des indemnités de chômage. En vrac: :renforcement des contrôles avec passage du nombre de contrôleurs de 200 à 800, obligation de fournir un dossier complet et complexe sur ses recherches d’emploi, progressivité des sanctions (1 mois pour le 1er manquement, 2 pour le 2ème, 4 pour le 3ème) mais avec un petit bonus (on pénalisera une absence à une convocation de 15 jours au lieu de 2 mois), redéfinition des offres raisonnables d’emploi par discussion entre le chômeur et l’agent de pôle emploi (ça, c’est hyper vicieux vu le déséquilibre des forces en présence et le risque de pressions et d’arbitraire complet avec des agents recrutés de plus en plus en dehors des travailleurs sociaux et chez des commerciaux; cela signifie l’absence de normes formelles et substantielles dans le droit). Rappelons que la moitié des chômeurs ne sont déjà pas indemnisés et que 45 % des « radiables » ne touchent déjà rien. et que d’après pôle Emploi, la fraude coûte 0,3 % sur un montant total d’allocations de 31,2 milliards!
On notera que dans la stratégie pour faire passer la pilule globale très amère, les gouvernements, dont le maqueronesque, mettent toujours une gâterie susceptible d’attirer les syndicalistes fantoches comme ceux de la CFDT qui continue dans la ligne Notat (elle vient d’être récompensée par le siège français à l’OIT!); exemple le passage de 20 à 25 % des indemnités de licenciement (les anciennes étaient de 1 dixième de mois par année d’ancienneté, soit 3 mois ou 90 jours pour 30 ans; là on passe à 94,5 jours et on oublie que les indemnités pour licenciement abusif font l’objet d’un barème obligatoire et très chiche au lieu de l’ancienne et simple recommandation déjà en place!). Autre exemple, la réduction du temps de suppression des indemnités en cas d’absence à une convocation déjà évoquée. Une autre combine est de décourager les éventuels plaignants par la mise en place de dossier fort complexe à remplir: exemple, le dossier pour saisir les prud’hommes et le nouveau dossier de suivi du chômeur. Cela force à s’abstenir ou à prendre un avocat. Et on sait le niveau ridicule de l’aide judiciaire. Le résultat voulu et caché est que les victimes sont découragées pour ester en justice ou aller en appel. A quoi s’ajoutera la diminution drastique du nombre de tribunaux de prud’hommes. Comme on le voit, les lois scélérates sont à éplucher dans le détail pour comprendre la stratégie dissimulée de rognage permanent des droits des victimes du SLC. Le gouvernement fait la chasse aux fraudeurs aux prestations sociales. C’est du flan pour stigmatiser les gens. rappelons que la fraude pour l’assurance maladie représente 300 millions pour 190 milliards de budget, que la fraude aux prestations en matière sociale atteint au maximum 2 milliards alors que celles aux cotisations se monte à 25 milliards, que un tiers des gens ayant droit au RSA ne le demandent pas… Et qui veut-on punir? Eh bien certainement pas les patrons et boîtes ou riches fraudeurs ou évadés fiscaux (60 milliards)… Cela, c’est du 2 poids, 2 mesures et du bon La Fontaine: selon que vous serez puissant ou misérable la justice vous fera blanc ou noir.
Et, cerise sur la gâteau, Mme Buzyness a convoqué deux rapporteuses sur les problèmes des EPHAD afin d leur demander de retirer leur rapport car le passage à 1 encadrant pour un patient coûterait bien trop. Silence dans les rangs, y compris de la majorité, et viol de la démocratie et du droit parlementaire! Vive Maqueron, le nouveau tricky dick…

Faisons un peu de géopolitique anti SLC et dictatures

Posté : 21 mars, 2018 @ 12:06 dans politique | Commentaires fermés

Cela nous changera de l’approche cocardière au Sahel et commerciale ailleurs du résident à l’Elysée. Il faut commencer par repérer nos vrais ennemis ou ceux, qui sont le plus souvent les mêmes, qui entretiennent l’insécurité mondiale.
Le premier groupe d’ennemis de la vie bonne pour tous, de la démocratie réelle, du partage des richesses, de l’intérêt général ou bien public…, c’est le SLC. Celui-ci est propulsé par 3 pays dont les pratiques convergent vers l’extension des inégalités, l’emprise de la technocratie, le pouvoir tout-puissant des trusts capitalistes, la destruction de la planète et l’état de guerre permanent, les déséquilibres mondiaux dans le commerce, la toute-puissance de la spéculation financière… Ce sont les USA qui n’ont eu de cesse de dominer el monde depuis près de 75 ans, qui ont fomenté des coups d’Etat avec la CIA un peu partout dans le monde (surtout en Amérique latine), qui ont mené des guerres absurdes (Vietnam, Irak, Afghanistan) et sont toujours minés par le racisme, qui espionnent même leurs alliés, lesquels ne protestent guère comme la Schleuie, qui sont à l’origine de presque tous les krachs boursiers, qui font régner leur extraterritorialité en imposant à tous leurs propres lois. Puis la Doryphorie, fidèle toutou des USA et maîtresse de la grosse Kommission de Bruxelles qui promeut le SLC (versus ordo-libéralisme) sans désemparer, qui explose les industries des autres pays de l’UE en voulant exporter encore et encore, pays peu à peu ruinés et devant importer des capitaux pour combler leurs déficits commerciaux, ce qui permet à la Fridolie d’en remettre une 2ème couche de domination avec l’austérité financière et budgétaire. On voit clairement que le rapprochement avec la Tudesquie, voulu par Maqueron, consistera en fait en une nouvelle « entente cordiale » : une alouette francaouie tenue par les bourses et un percheron vert-de-gris écrasant tout le monde par sa masse. Au contraire, la France devrait proposer une union de l’Europe du Sud afin de contrer l’expansion du libre-échange voulue par la Teutonie. Le 3ème, en passe de devenir le 1er, est la Chine qui profite du pouvoir absolu, dictatorial et totalitaire du PC chinois pour y imposer le SLC tout en fondant la chose, là encore sur les exportations ; puis viendra l’innovation et la recherche, puis la très haute technicité y compris dans les services, le commerce et l’informatique. Cette expansion a été permise-et continue largement via les externalisations industrielles en Chine des multinationales US (puis les autres) et les importations low cost (double but : profiter de faibles coûts du travail et faire baisser les prix comme Wal Mart pour que les prolos US puissent continuer de consommer). Pour grimper sans cesse, la Chine use de toutes les techniques du SLC : dumping, absorption de concurrents, production de masse, baisse des coûts (dont transport avec les porte-containers)… Elle use aussi de moyens déloyaux : contrefaçon, vol de brevets et de techniques, appropriation de boîtes créées chez elle mais en partenariat avec un investisseur chinois qui ne tarde pas à s’emparer de toute l’entreprise avec l’aide du parti… Il n’y a qu’une solution pour les pays pour lutter contre le SLC : créer une union entre eux (dont pays d’Afrique ou d’Asie ou d’Amérique du Sud et Europe du Sud) se passant des services des mammouths du SLC avec une autre logique socio-économique. Mais ce sera fort long, alors autant commencer maintenant, M. Maqueron.
Le 2è groupe contient tous les pays se fondant sur la religion pour propulser un nationalisme, un ethnicisme et un fondamentalisme contraires aux libertés et à l’égalité dans le monde, hostiles à la libre pensée et à l’athéisme, opposés à l’égalité homme-femmes, propulsant leur religion contre celle des autres. J’en retire les USA, déjà compté dans l’ennemi principal, qui dominent surtout par le SLC mais qui aident leurs nombreuses sectes propulser la bonne parole évangélique et susciter des révoltes anti russes (ou autres) partout dans le monde en tant que « voice of America », c’est-à-dire puissance, divinité et christianisme de conquête. Sans surprise, on voit dans ce groupe l’Iran qui veut se créer une zone chiite, seule vraie religion (pas seulement islamique) en Irak, en Syrie, au Liban, en Palestine. Et, je dois le dire contre la doxa européenne, Trump a raison de vouloir surveiller de fort près ce pays propagandiste et belliciste. On y range l’Arabie saoudite et les émirats amis qui veulent défendre et étendre le sunnisme et qui soutiennent maints islamistes d’obédience radicale à coups de pétrodollars. On y rencontre Israël, parangon de SLC, qui maintient un abcès de fixation mondial contre le monde arabe depuis 70 ans avec l’aide des USA. On y joint la Turquie qui se lance vers un retour au califat à la vitesse V. Ces pays, en général des dictatures plus ou moins religieuses doivent abandonnés à eux mêmes même s’ils se battent entre eux.
Contre le 1er groupe la France doit menacer l’UE : soit vous adoptez une politique et des règles régulatrices et défensives contre le SlC, soit on va se tirer façon Brexit. Elle doit aussi se mobiliser pour construire une union de l’Europe du Sud ouverte au Maghreb autour de la Méditerranée et à la Russie tant stigmatisée par l’UE. Elle doit abandonner son armée et la reconvertir en moyen d’aide au développement des pays du Sud. Sauf sa marine qui sera consacrée à faire la chasse à la pêche indue (baleines, thons, etc.) dans ses eaux territoriales et celles de ses alliés.
Contre le 2ème ensemble, la France doit cesser toute relation commerciale avec ses pays en commençant par ne plus y vendre des armes. A cette fin, elle abandonne le pétrole et le gaz étranger importé de ces pays par le recours à la biomasse, aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie, par le recyclage et l’économie circulaire, par la réparation au lieu d’acheter du neuf, par la réindustrialisation interne financée par la banque du Peuple.
Et, plus globalement, la France se déclare pays neutre sous l’égide de l’ONU, ce qui lui interdit la gloriole militaire et l’ingérence (rappelons-nous l’attitude du pays au Ruanda sous le franciscain tonton et l’intervention tsarkozyste en Libye notamment pour faire taire Kadhafi qui aurait financé sa campagne de 2007). Au passage, la France abandonne son droit de veto à l’ONU et le remet aux 15 pays membres suppléants du conseil de sécurité. Au lieu de faire la guerre et de réprimer l’émigration, la France consacre ses moyens récupérés (frais militaires et diminution drastique des ambassades, dépenses pétrolières et gazières…) au développement des pays du Sud.

Les « démocratures »

Posté : 15 mars, 2018 @ 4:34 dans politique | Commentaires fermés

Les journaleux ont accoutumé de parler de « démocratures » (démocraties dictatoriales) pour stigmatiser des démocraties où le pouvoir du gouvernement est quasiment absolu : Turquie, Russie, Iran, certains régimes de l’Europe orientale et centrale. Le sac est à la fois très grand et fort peu défini car bien des régimes politiques actuels sont plus ou moins totalitaires ou exclusifs et car on peut se demander si toutes les démocraties représentatives ne sont pas devenues des leurres à la Potemkine. Il suffirait de se demander tout simplement qui y exerce le pouvoir de direction de la société et comment ; il suffirait de se demander quel est le ressort de légitimité desdites démocraties libérales que je préfère appeler des démocrassouilles plutôt que des démocratures.
Il faut se rappeler que le libéralisme des origines en Occident, au 17ème et 18ème siècles avait réinventé la démocratie contre les monarchies absolutistes et de droit divin. C’était fondé sur une époustouflante construction théorique dont la réalisation pratique, après bien des vicissitudes (dont le suffrage censitaire puis réservé aux seuls mâles), n’advint qu’à la fin du 19ème siècle comme modèle universalisable au sens kantien.
Il y eut des prémisses avec l’apparition des notions de droit des « gens » (communautés), de primat du droit, de souveraineté dès le 16ème siècle. D’après Jean Bodin (la République), c’est le pouvoir « de donner et de casser la loi ». La souveraineté pour Thomas Hobbes est la fonction politique nécessaire qui assure l’ordre et la sécurité dans un pays. En effet, si tout reposait sur une liberté individuelle ou groupale sans limites et compte tenu des passions humaines et des rapports de force on aurait la « guerre de tous contre tous ». mais la raison humaine fait comprendre qu’alors les risques pour sa vie, sa famille, son bine sont trop grands. Alors, par un même raisonnement chaque personne abandonne son droit privé à la violence pour le confier à une puissance tutélaire neutre (vis-à-vis des religions et conceptions du monde) et arbitrale, seuls munie du « monopole de la violence légitime » pour assurer paix et sécurité. C’est la souveraineté qu’Hobbes confie au roi. Si l’on considère que le politique consiste à définir un destin commun pacifique et l’intérêt général pour tous, alors il ne peut être que souverain, c’est-à-dire transversal aux parties ; ce qui s’est transformé rapidement en au-dessus et à l’extérieur de la société civile comme si l’arbitre régulateur de la politique ne pouvait être dedans e forcément en surplomb. La chose continue, hélas, dans la conception actuelle de la démocratie en quelque sorte néolithique car le pouvoir y est extérieur et descendant vis-à-vis des assujettis. Puis Locke a donné la souveraineté aux seuls propriétaires (d’où le suffrage censitaire), et, enfin, Rousseau au peuple tout entier comme seul détenteur réel de la « volonté générale ».
Parallèlement, les juristes ont inventé la notion d’Etat afin de rendre la souveraineté impersonnelle contre des propos à la Louis XIV (l’Etat, c’est moi) ; l’Etat est le dépositaire de la souveraineté et non un personne ou un ensemble physique de personnes. Même Rousseau avait dit que la démocratie directe, c’est-à-dire l’exercice direct par le peuple de sa souveraineté était impossible dans un grand pays ; on a alors inventé la démocratie représentative, passant donc par l’élection par les citoyens de délégués, de mandataires devant les remplacer dans la prise de décisions souveraines. Ce qui aux yeux de Rousseau passait par un « mandat impératif » de façon que la « volonté de tous » (c’est-à-dire de la majorité) soit bel et bien représentatif des fins voulues par les mandants et afin de limiter la domination de la minorité par la majorité. On n’oubliera pas les propositions de Montesquieu sur l’équilibre des pouvoirs entre exécutif (gouvernement), législatif et judiciaire. On doit y ajouter que le libéralisme politique (rien à voir avec l’économique) est fondé sur les droits et libertés individuels et leur respect par le pouvoir politique. C’est cela qui fait « l’Etat de droit » en tant que système constitutionnel et législatif fondé sur le respect des droits des acteurs sociaux, limitant les pouvoirs des gouvernements et se tenant à l’écart de toute emprise de religions ou de conceptions du monde (neutralité et laïcité).
Résumons nous avec une métaphore. La mer est une immense ressource potentielle de pouvoirs. Ce potentiel est inutilisable s’il n’est pas concentré, mis en état de force permettant l’action des éléments pour produire de l’énergie. C’est ce que fait une usine marémotrice. Laquelle ne peut aller au-delà de sa puissance (qui elle-même n’est que potentielle tant qu’elle n’est pas mise en œuvre) pour produire des kw.h que si elle est actionnée par des opérateurs humains. Par référence à Aristote, je dirai qu’il faut passer du potentiel à la puissance et de la puissance à l’acte. Eh bien, la mer, c’est la multitude des citoyens, l’usine, l’Etat (à la différence qu’il n’est qu’une structure organisationnelle fictive) et les opérateurs, la représentation politique (gouvernement, parlement et justice plus l’administration). Hélas, cette belle construction ne vaut que pour une communauté politique indépendante (la nation, avec toutes ses perversions possibles), c’est-à-dire libre de faire ses choix sur son territoire. Las, cette magnifique théorie a subi de multiples assauts qui ont fini par la dénaturer complètement, ce qui permet à des dictatures (Russie), des théocraties (Iran et bientôt Turquie), des kleptocraties (Algérie et maints régimes africains), des nationalismes (Inde, Pologne et bien des PECOs), des Etats religieux (USA, voire Allemagne d’obédience généralement protestante) de se parer des plumes de l’ectoplasme démocratie. Et à ce qui reste des démocraties occidentales d’être devenues illibérales.
Déjà, les prétendues démocraties se sont évertuées à vider le suffrage et les élections de toute sincérité : truquage des circonscriptions, manipulation des modes de scrutin, exclusion des femmes et des minorités, limitation de l’information et du débat, abaissement du rôle du parlement, laminage des contre-pouvoirs locaux ou régionaux ou syndicaux afin de réduire la démocratie au seul moment des élections sans processus ni structures permanents. Puis, on a perdu le territoire par noyade dans des ensembles territoriaux (UE), par primauté du libre-échange mondialisé et de la phynance, par signature de traités internationaux organisant « la contrainte extérieure ». Pour tenir compte de ces pertes d’autonomie et accepter la complexité du monde moderne, on a mis le politique sous la coupe de la technocratie détenue par l’exécutif et son administration. Enfin, les gouvernements élus, s’étant tous convertis au néolibéralisme après 1980, ont remplacé la politique par la gouvernance et substitué la légalité à la légitimité fondée sur la poursuite de l’intérêt général.
Mais ces illibéraux ont conservé la toute-puissance de l’Etat tout en le transformant. Ce n’est plus l’Etat planificateur, interventionniste, redistributeur, propriétaire de services publics et de grandes structures économiques comme au temps du gaullisme triomphant. C’est l’Etat « régulateur » et « stratège », belles étiquettes qui cachent l’essentiel : le pouvoir politique s’est mis au service du kapital en édictant lois et normes conformes aux buts du SLC. L’Etat n’agit plus directement mais par l’émission des lois et leur application dénommée régulation. Lesquelles lois et normes enferment les conduites des acteurs dans la cage à la La Ballue de seulement ce qui est permis par et pour le SLC ; les acteurs apparaissent comme soi-disant libres mais c’est la liberté de l’écureuil dans sa roue et des poules dans le poulailler libre du renard économique libre. Ou est donc le libéralisme politique s’il n’y a plus de choix véritable  pour les acteurs sociaux? La démocratie n’a alors plus que 2 variantes : l’anglo-saxonne de la liberté absolue du kapital autorisée par les gouvernements, l’ordo-libéralisme tudesque avec le libre-échange généralisé et l’austérité financière encadrés par les lois votées par le parlement élu et soumises au respect de la Constitution sous le contrôle de la Cour de Karlsruhe. Le 2ème modèle est donc plus démocratique mais reste conditionnée par la légitimité des élus fondée sur l’intérêt général. C’est ce qui a été remplacé par la légalité des élections.
M.Maqueron, lui, veut se servir de la toute-puissance de l’Etat qui est à sa botte par suite de sa victoire électorale pour forcer ses godillots élus (LREM) à voter tout ce qui permettra enfin à la France d’être un pays SLC parfaitement conforme. En réalité, contrairement à la Doryphorie, en France le parlement n’a plus de vrai rôle et la justice n’y a jamais été indépendante. Ce n’est donc pas un Etat de droit, d’autant plus que les libertés des citoyens ont été rognées par les lois sécuritaires et anti-terroristes (encore aggravées par Maqueron) et que le mode de gouvernance y est purement technocratique et au service du prince. Nous sommes donc, pas encore dans une démocrature, mais dans une démocrassouille illibérale et non représentative. Est-ce bien mieux que les démocratures qui ont au moins l’authenticité de leur régime ?

Maqueron et les « rentiers » de la société francouie

Posté : 14 mars, 2018 @ 11:45 dans politique | Commentaires fermés

Maqueron avait déjà sévi sous le quinquennat de Zizi Rider en faisant la chasse aux rentes des notaires et des pharmaciens ; il continue avec celles des retraités et des agents de la SNCF ou des fonctionnaires ; c’est habile car cela va dans la direction du « sens commun » qui flatte les beaufs de toute obédience. Au passage, on oublie naturellement les vrais rentiers de l’économie française. La méthode employée pour cacher la merde au chat est celle du bombardement à jet continu et massif de réformes, des bouts de tunnel surajoutés en permanence à une cadence infernale (d’habitude, les politicrads laissent souffler le populo entre 2 réformes) telle que les assujettis ne savent plus où ils en sont ; on a ainsi un halo de réformes qui forment un brouillard impénétrable cachant l’essentiel, à savoir le but final qui est le triomphe du SLC en France. Voyons donc quelques rentiers que Maqueron camoufle derrière son rideau de fumée et qui, comme par hasard, sont des firmes capitalistes privées.
Les sociétés concessionnaires des eaux (Suez, Veolia, Saur) sont aux premières loges, dont la SEDIF (société de distribution d’eau d’Ile de France) présidée par le politicard Santini ; c’est un racket des consommateurs et une source de revenus pour les communes via la corruption de leur édile. Les concessions, qui durent des décennies entières sont un vieux truc de privatisation des biens communs.
Les groupements d’hypermarchés qui peuvent pressurer (et non pressuriser comme l’écrivent certains journaleux) légalement leurs fournisseurs et les producteurs et racketter les consommateurs avec la complicité des pouvoirs publics et des édiles locaux qui autorisent leurs implantations. De même pour l’agro-business autorisé en plus à farcir ses produits de sucre, d’huile de palme, d’adjuvants, de colorants…
Les pubards et autres communicants dont les services sont payés par les consommateurs et les contribuables (les frais de pub font partie des charges déductibles du résultat des entreprises)
Les sociétés d’autoroute qui rançonnent les automobilistes depuis qu’elles ont été privatisées par le trotskard Jospin puis par Fripouillon; de façon générale, tous les concessionnaires de service public, régime pervers inventé au 19ème siècle. Ce système repose sur l’attribution d’un droit d’exploitation d’un réseau même quand il n’existe pas encore ; le concédant réclame une « redevance de concession » (impôt déguisé, voire corruption ; exemple le réseau électrique basse tension à Paris donne 60 millions d’euros à la ville), et à la fin de la concession le concédant récupère le réseau qu’il n’a pas construit. Exemple, les barrages hydrauliques (construits par EDF et payés par les usagers) sont une concession d’Etat (les grands barrages) ; eh bien, sur pression de Bruxelles, le gouvernement va en attribuer déjà une centaine sur plus de 400 à la concurrence privée (au passage il pourra faire grimper la redevance de concession, ce qui est le but caché de cette privatisation de l’exploitation du barrage) ! Autre exemple les attributions de fréquence (télé, portables) aux opérateurs par le pouvoir sont un autre impôt déguisé et, in fine, payé par le consommateur.
Les boîtes de BTP qui construisent les infrastructures collectives sur appel d’offre public, souvent manipulé, et qui bénéficient des partenariats privé-public, ce qui leur procure des loyers exorbitants pendant des décennies .
Les semenciers qui ont obtenu le monopole du dressement de la liste des semences autorisées pour les agriculteurs grâce à la complicité des pouvoirs publics, de l’INRA et de la FNSEA (dont feu Belin était dirigeant de Sofiprotéol, semencier et huilier et producteur d’agrocarburant, devenu Avril, tout en dirigeant la FNSEA).
Les chimistes producteurs de fongicides, insecticides, pesticides inscrits par les pouvoirs publics sur une liste autorisée dressée avec les aimables conseils desdits chimistes, fussent-ils très nocifs comme le glyphosate ou le Régent ou consorts. D’où l’interdiction du purin d’ortie, produit bio.
Les laboratoires pharmaceutiques qui dictent pratiquement eux-mêmes leur taux de remboursement Sécu aux pouvoirs publics et dont les études avant mis e sur le marché ne sont jamais vérifiées sérieusement puisqu’on a tué les laboratoires publics.
Les édiles locaux qui ont la main sur les DUP, les appels d’offre, les autorisations de supermarchés, les concessions de service public, les plans d’occupation des sols, etc. y compris en zones inondables ou d’avalanche et qui en profitent pour se faire des bourses en or avec des expropriations en dessous de la valeur de marché.
Les journaux lourdement subventionnés s’ils sont dans la ligne « mainstream » ou:et propriété d’émirs de l’industrie et de la finance ;
Les banques, assurances, fonds et autres organes de crédit qui voient le taux d’usure fixé par le gouvernement à un niveau exorbitant, lequel gouvernement les laisse gonfler les différents frais facturables aux clients, surtout pour les plus vulnérables qui paient des agios et des pénalités à n’en plus finir. La phynance (dividendes, intérêts, agios, etc.) coûte bien plus cher au pays et aux consommateurs que les « privilèges » des petits… on peut y rajouter les rentes à vie des dirigeants de multinationales qui ont revenus et sécurité assurés : golden hello, stock-options, parachutes dorés…
Les constructeurs automobiles qui peuvent truquer sans problème les émissions malpropres de leurs véhicules sous l’œil bienveillant des pouvoirs publics et cela pendant des décennies.
Les industriels produisant des déchets et des produits nuisibles ad vitam æternam comme les boues rouges en Méditerranée ou les lisiers de porc (ou les nitrates) en Bretagne ou dont les accidents industriels ne sont jamais condamnés pénalement et très faiblement au civil (AZF, amiante, médiator…).
Toutes les petites activités que le législateur crée : par exemple, diagnostics avant vente d’un logement, contrôle de sécurité des véhicules (que le gouvernement vient d’alourdir sur le nombre de points de vérification et sur la périodicité des contrôles après 6 ans), amendes de stationnement confiées au privé… Les mutuelles d’entreprises créées par Zizi Rider ont donné une foultitude de mutuelles bidons en concurrence avec les assurances privées (une directive de Bruxelles a years ago aligné les mutuelles sur les assurances privées…). La FPC a permis une floraison de plus de 70 000 boîtes de formation drolatiques. En revanche, quand on veut tuer une fonction (chercheur, inspecteur du travail…) il suffit au gouvernement d’assécher son financement.
On notera que souvent le gouvernement, et encore plus le maqueronien, procède en douce via trois méthodes perverses : les décrets d’application (par exemple celui qui autorise dans les petites boîtes le patron à faire voter son projet à main levée par les salariés) qui vont au-delà de la loi, les amendements impromptus qui modifient le texte adopté en commission (refus de l’extension du périmètre des licenciements hors la France pour les multinationales) et le vote bloqué en faveur du texte du gouvernement (exemple, le refus d’augmenter la retraite minimale des salariés agricoles ou des agriculteurs)… Et Maqueron voudrait proportionner le nombre d’amendements proposables à celui des députés ! Le lecteur aura compris que si tous ces prébendes existent c’est parce que le pouvoir politique « démocratiquement élu » lrs a accordés au kapital avec en prime une dérégulation générale et un abaissement drastique des contrôles.

Comment le SLC a réussi à anesthésier les peuples ?

Posté : 8 mars, 2018 @ 10:01 dans politique | Commentaires fermés

Si les dirigeants européens du SLC ayant construit l’Europe, comme je l’ai montré dans mon texticule précédent ont pu le faire, c’est qu’ils n’ont pas rencontré de résistance farouche des peuples, sauf chez les Francouis. C’est qu’ils ont été puissamment intégrés au système en même temps que leurs moyens de résistance on été peu à peu laminés. Voyons en gros comment.
* Le SLC a propulsé une culture qui atomise les gens, les groupements et les peuples, les met en compétition, suscite l’envie et la jalousie par comparaison et narcissisme, pousse au bien-être matériel par la consommation, encourage à compter sans cesse au lieu de vivre, remplace les relations humaines par le rapport aux choses… Le SLC a développé l’individualisme comme jamais auparavant et supprimé la solidarité. Il a porté l’inégalité au pinacle et en a même fait un signe distinctif positif et ostentatoire.Il a fait disparaître le sentiment de honte car il a hautement affirmé que l’économie n’avait rien à voir avec la morale; donc tout y est permis si c’est légal. C’est pourquoi il ne cesse de combattre les règles et les lois qui limiteraient sa totale liberté de faire ce qui maximise le profit. C’est ainsi que le SLC a trouvé les moyens de doper sans cesse la consommation qui fait seule les bénéfices de la production.
* le SLC a fait des promesses qui ont fait prendre patience à ses assujettis. La croissance devait améliorer le sort de chacun sans changer les parts de répartition du gâteau car sa taille grandirait sans cesse. L’ascenseur social ferait que le sort des enfants serait meilleur que celui de leurs parents. la méritocratie ferait que les fonctions seraient allouées en fonction des talents de chacun. C’est tout cela que le SLC a fichu en l’air depuis 30 ans, ce qui, naturellement,a entraîné une perte de confiance, un repli, du ressentiment. Le politique a été abandonné au profit du sociétal et des moeurs, comme droits-liberté nouveaux permettant de vivre sa vie; cela a accentué l’individualisme et promu le communautarisme des petits groupes. Il avait aussi promis la sécurité, dont sociale; cela n’a duré que pendant les 30 glorieuses avant la révolution conservatrice et néolibérale.
* Le SLC avait promis la démocratie, c’est-à-dire la participation du peuple à la préparation des décisions d’intérêt général. Cela a marché pendant un certain temps avant que les experts ne prennent le pouvoir, que les politicards ne se fassent les valets du kapital et ne noient le pays dans des sphères internationales et des automatismes économiques ou réglementaires (par exemple pour l’euro et la BCE teutonnisés), que le politique soit éliminé par le libre-échange, que, in fine, le peuple ne soit privé de la maîtrise de son destin et de sa souveraineté.
* Les acteurs de la propagation du SLC (politicards libéraux et milieux d’affaires et de la phynance) ont peu à peu pris les commandes des médias essentiels pour développer leur propagande en faveur du fameux TINA de Thatcher: there is no alternative; la chose a été encore plus facile après la disparition de l’URSS et du bloc communiste. Ils se sont emparés des grandes institutions de formation comme sciences-po, HEC, l’ENA, les écoles de gestion, de commerce et de management où on n’entend plus depuis longtemps que la théorie économique dominante. Ils ont poussé les pions de celle-ci avec les fondations, les « réservoirs de pensée », l’emprise sur les universités et la recherche; ils ont obtenu que leurs actes « charitables »ou bénévoles soient détaxés, ce qui fait qu’en réalité c’est le budget public qui les paye. le SLC a donc obtenu un quasi monopole de l’information; mais il redoute internet et les nouveaux médias de communication directe entre les gens.
* Le SLC a apparemment et théoriquement séparé le politique de l’économique et a obtenu que les politiques se rallient à cette position spécieuse. Ce n’est qu’apparent parce que, en fait, ses acteurs ont phagocyté les politiciens afin qu’ils votent les règles de dérégulation favorables aux affaires: directives européennes, traités internationaux, limitation du droit du travail, abaissement institutionnel des forces syndicales, remplacement des organisations de sécurité sociale et d’assurance mutuelle par des firmes privées en concurrence. Mais ils ont gardé la démocratie comme voile afin de faire croire aux électeurs que c’étaient toujours eux qui décidaient du bien public, ainsi on ne peut voir qui tire les ficelles des marionnettes politiques qui se sont mises globalement à leur service en tant que « fondés de pouvoir » du Kapital.
* Le SLC a subverti toutes les organisations internationales, notamment pour imposer des « ajustements structurels » à tous les pays en difficulté par suite de l’extension d’un libre-échange sans limites ruinant les nations les moins bien dotées pour supporter la concurrence et la concentration et la spécialisation qu’elle amène mécaniquement. Ces pays ont été tenus en laisse par leur dette publique, plus ou moins indue. C’est ce que perpétue die grosse Angela avec sa promotion de l’austérité en Europe. La misère de beaucoup a amené bien de leurs citoyens à se réfugier dans une religion fantasmée et dans l’abstention politique car les alternances ne changent rien à la ligne politique suivie par les dirigeants politiques élus.*
* le SLC a imposé ses propres normes partout, notamment dans les objectifs de gestion et de management et dans les statistiques; par exemple on a des normes comptables qui favorisent outrancièrement la gestion à court terme, les cours boursiers, la valeur des actions, la « valeur pour l’actionnaire », le retour sur investissement (en rentabilité financière, ROI en langue anglaise). ou le fait que dans les stats du chômage un demi emploi comme pour un entier ou le truquage du calcul de l’inflation et du pouvoir d’achat. Ces normes font les choux gras des cabinets de consultance en gestion (dont les « big fours US comme KPMG, Deloitte…) et des agences de notation (comme Standard and Poors) qui ont coté AAA les produits financiers toxiques des banques. Ces normes, qui ne représentent qu’un aspect financier, quantitatif, monétaire (comme le PIB) et tronqué de la réalité, permettent des comparaisons internationales normées (utilisées par des machins comme l’OCDE) qui donnent les moyens de stigmatiser les pays qui dévient de moyenne purement formelles (dont le fameux taux de prélèvements obligatoires qui fait condamner les pays qui assurent la protection sociale par des moyens publics).
* Par les délocalisations, les externalisations, les achats dans les pays low cost, le SLC a réussi à faire diminuer les salaires et la part du salariat dans le revenu national et à généraliser précarité et temps partiel, mini-jobs à la teutonne, extension des inégalités et réduction de la classe moyenne. Merdre, comme dit UBU avec sa grande gidouille et sa pompe à phynance, qui va acheter mes produits si les consommateurs deviennnt ainsi peu solvables? Fastoche: vive le crédit qui permet d’acheter mais qui surtout empêche de faire grève car il faut payer les traites. Et vive les magasins low cost, les soldes revolving et la boustifaille industrielle à la LIDL ou Wal Mart. Vive aussi le remplacement des assurances et allocations sociales par la charité opérée par les assoces, les ONG et les entrepreneurs de religion de tout poil. Comme cela le populo, qui pourra à continuer à vivre bien qu’ayant le nez au ras de la fosse à purin capitaliste, ne se révoltera pas.
* le SLC a un autre atout pour calmer le peuple et l’enfermer chez lui. C’est une télévision et des médias privés (de tout scrupule) fondée sur la pub., la télé réalité, les séries débiles, les « blockbusters », le sport commercial à la mode PSG, le barnum des élections, etc. C’est du « titaynment » (divertissement émoustillant, théorisé par l’ordure Brezynski aux USA du temps de Kissinger) qui nous fait revivre le beau temps des « jeux du cirque » chez les Romains et des romans-photos. Devant sa télé, avec une pizza décongelée et des barres chocolatées, des packs de bière ou de coca cola, etc., le prolo obèse oublie sa misérable existence et vit par procuration en admirant les stars et les « people ». Ne le critiquons pas car il n’a pas le choix bien que le néolibéralisme postule que tout est permis en fonction du mérite et de la prise de risque. Chose démentie par la disparition de « l’ascenseur social ».
* le SLC a associé les salariés à sa victoire en lui piquant leur pognon et en diminuant les salaires au profit, c’est le cas de le dire, de « l’épargne salariale », de la participation et de l’intéressement; choses que veut accentuer notre Maqueron national. mais le plus grand hold up, c’est la retraite par capitalisation au sein de « fonds de pension ». Ceal veut dire que la retraite dépend des bons résultats de l’économie en général et, souvent, de la boîte où on travaille car les fonds recueillis sont investis dans le capital de l’entreprise où on est! Le salarié est donc assujetti à l’entreprise ou au kapital comme membre de la boîte et travailleur et consommateur. Et on a vu le résultats avec le krach de 2008…
* le SlC a réussi à s’associer les syndicats avec maints privilèges (par exemple, en France, le droit de se sucrer sur les fonds de la FPC ou de la médecine du travail ou la cogestion de la sécu ou les oeuvres sociales du CE…); c’est le sens profond de la « co-détermination » tudesque qui nous a fait voir les syndicats de VW couvrir les tricheries de la boîte sur les moteurs diesel! Les syndicats institutionnalisés, subventionnés, munis de positions dans les faux organes paritaires, consultés pour la forme, on été intégrés au SLC et défendent leur place en son intérieur plutôt que leurs mandants.
Vu le nombre de gens qui ont intérêt à la perpétuation du SLC et des moyens de répression dont il dispose, l’attaquer de front est voué à l’échec. il faut construire dans l’action directe interne et expérimentale au SLC mais à logique contraire des blocs de résistance se fédérant peu à peu pour finir par l’invalider.

Les libéraux du système libéralo-capitaliste (SLC) ont tué l’Europe

Posté : 6 mars, 2018 @ 11:54 dans politique | Commentaires fermés

L’UE fondée en 1957 sur ce qui est devenu un mensonge, à savoir y installer la paix, est devenue un mort-vivant. Il est vrai que la voie choisie pour la construire était d’emblée vicieuse : à partir de l’unification et du progrès économique et sur une base libérale de ce dernier.
Les récents événements le montrent à l’envi : Brexit, nationalisme-populisme en Hongrie, en Pologne, En Autriche, en Slovaquie, montée de la droite extrême en Hollande et en Italie ou en France, etc. La bonne question est pourquoi cette déréliction accélérée ?
La raison essentielle réside dans l’idéologie libéralo-économique et dans les décisions et les pratiques des dirigeants européens qui ont passé à l’as la construction d’une Europe sociale et vraiment fédérale. La chose a démarré sous auspices hautement intéressés des Américains qui ont façonné une Allemagne à leur image et poussé à l’unification européenne, notamment via leurs exigences pour disposer des fonds du plan Marshall. Les USA avaient aussi de très bons amis dans la place comme le sieur Monnet accusé par certains d’avoir été un honorable correspondant de la CIA. Il fallait aux USA une Europe libérale et dans leur giron. Or les Doryphores ne pouvaient accepter le libéralisme pur et dur des USA (ce fut fait quand la Gibbye intégra l’UE en 1973). Pourquoi ? Parce que la mentalité luthérienne est très individualiste chacun pouvant se faire sa lecture perso de la bible. On aurait donc eu trop de divergences pour ce qui est du contenu du libéralisme à mettre en place. Solution, puisque les luthériens doivent obéir au pouvoir comme l’a si bien dit Luther, imposer des normes communes ; ça tombait bien un courant socio-économique teuton de l’entre-deux guerres préconisait l’ordo-libéralisme ou libéralisme imposé par des règles décidées démocratiquement par le parlement et inscrites dans la Constitution. Banco : l’UE serait ordo-libérale, ce qui fut accepté par les autres pays largement assez dirigistes mais aussi libéraux devant se reconstruire.
Alors commença la 3ème destruction de l’Europe par la Teutonnie (14/18, 39/45 puis UE). On y installa la concurrence sans bornes tant en Europe qu’avec le monde entier avec l’acte unique de 1986. On eut une floraison de directives bruxelloises (ou bruxellose) imposant la disparition des grands services publics et la mise en concurrence des modèles économiques des différents pays ; on finit par rendre impossibles les coopérations inter-pays et les fusions d’entreprises pouvant créer de grands champions européens ; on installa la libre circulation de tout (marchandises et capitaux et hommes comme les travailleurs détachés), on abaissa les droits de douane, disparus au sein de l’UE, vis-à-vis de l’étranger ; on ouvrit l’UE sans limites aux ex-pays de l’Est (Europe centrale et orientale : les PECOs), pays très hétérogènes et aux coûts de production très inférieurs à ceux des pays occidentaux, ce qui aggrava drastiquement la concurrence (externalisations, délocalisations, importations low cost) ; on installa (via la CJCE puis la CJUE) la supériorité des directives sur les droits nationaux ; on n’harmonisa pas les droits fiscaux (paradis installés au cœur même de l’UE : Irlande, Gibbye [ses îles anglo-normandes, ses Bahamas, Iles Verges, etc.], Pays-bas, Luxembourg, Belgique, Malte, Chypre, Monaco…), sociaux, environnementaux afin de bâtir la croissance sur les différences de modèles sociaux, ce qui développa le moins-disant fiscal, social, écologique au profit du Kapital. On mit donc les peuples européens dans une concurrence échevelée de plus en plus sévère. Et tout cela a été ratifié par les traité de Maastricht et le traité de Lisbonne de 2008 reprenant le TCE avorté de 2005. Il faut souligner qu’à la suite de l’entrée des pays de l’Est dans l’UE à partir de 2004, les règles de décision ont été modifiées de façon à rendre l’UE ingouvernable et à mettre les pays en opposition ou en union tactique afin défendre leurs seuls intérêts. L’UE est devenue une cohue de pays défendant chacun leur bout de gras ; ce qui a donné à la Doryphorie une prééminence de fait qui se voit déjà au fait que les principaux dirigeants européens sont ses nationaux ou ses amis et sont à sa botte.
L’Allemagne finit par mener le bal avec une double idée : atomiser l’Europe et la diviser mais en pensant que le plus puissant des pays, elle, régulerait tout cela à son profit ; réduire la puissance économique des autres grands pays (surtout la France) afin d’imposer son imperium économique à toute l’UE. C’est pourquoi la Chleuie s’est appuyée sur les libéraux britanniques hostiles à toute planification et réglementation, sur les copains luthériens d’Europe du Nord et en même temps trop petits pour lui résister et ayant un grand intérêt à exporter parce que leur marché intérieur ne pouvait pas absorber leur production de plus en plus massive (par suite de la productivité des moyens modernes de production) et sur les PECOs qui lui devaient tout (entrée dans l’UE et emplois procurés comme hinterland teuton). La Tudesquie est allée jusqu’à favoriser l’éclatement de la Yougoslavie en reconnaissant toute seule la Croatie.
Le pire a été atteint avec la création de la zone euro et de la BCE suivant le modèle fridolin du Deutschmark et de la Bundesbank. Ce qui fit perdre aux autres pays la liberté de leur taux de change, de leur politique monétaire et de taux d’intérêt, leur droit d’avoir des avances de leur banque centrale et des financements. Parallèlement la vert-de-Grisie, ne pouvant pas jouer sur sa monnaie (ce qui est contraire à sa doctrine perso et à celle de la zone euro) s’est mise à jouer les passagers clandestins avec de la « désinflation compétitive » (lois Hartz et TVA sociale de 3 points) et le petit jeu de l’euro fort à son seul avantage. Le résultat de tout cela a été des déséquilibres structurels sans cesse aggravés entre les pays de l’UE (exemple la balance commerciale teutonne : plus 258 milliards en 2017, la française : moins 62 milliards).
Cette mise en concurrence permanente et sans cesse accrue des peuples a créé des inégalités croissantes, du chômage, des rivalités, a réveillé les nationalismes (ce qui été aggravé par les problème migratoire car les pays en rivalité ont été incapables d’avoir une législation commune sérieuse et des aides inter-étatique, laissant au passage la Grèce et l’Italie se dépatouiller toutes seules), a détruit l’adhésion des peuples à l’Europe… Tout cela a été évidemment permis parce que les autres pays étaient dirigés par des libéraux quelles que soient les alternances politiques et parce que lesdits pays ont joué à la contrainte extérieure (étau des règles de l’UE et des déficits publics avec la dette les accompagnant) afin de se défausser de leurs responsabilités et de force leur peuple à se soumettre au SLC.
Il ne faut donc pas s’étonner de l’état actuel de l’UE et de sa probable disparition si cette politique SLC continue. Maqueron ne pèse pas grand chose et ne changera rien au processus de destruction sauf à jouer sa seule vraie carte : menacer l’UE du Frexit au cas où sa politique et ses règles ne seraient pas modifiées radicale. Et il aura des alliés si la droite récemment élue en Italie réussit à former un gouvernement. Un de ses leaders a déjà dit : il n’y a pas d’euro, il n’y a qu’un Deutschmark européen. Car il faut continuer de construire l’Europe, cette grande idée de Victor Hugo, à condition qu’elle soit unie, sociale et fédérale intégrale (à la fois économique, politique, juridique et sociale) suivant le projet de Proudhon.

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