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Archive pour la catégorie 'politique'

Pourquoi les djeuns se rebiffent-ils face à Mac-Tron ?

Posté : 16 août, 2020 @ 11:27 dans politique | Commentaires fermés

Notre gouvernement cherche un bouc émissaire face à la remontée du virus et il cible les jeunes : inconscients, égoïstes, incivils … Il pourrait commencer, en abandonnant ses approches comptables, énarchiques et autoritaristes pourquoi il en serait ainsi. Ce qui nous amènera à une approche bien plus socio-psychologique des comportements afin de les mieux comprendre qu’avec des lunettes déformantes ; celles du pouvoir et de la politique politicienne.
• Le gouvernement n’est pas crédible car il a bien trop menti et fait usage de palinodies. Il n’est pas perçu comme légitime. Sa communication est à la fois erratique, culpabilisante et psittaciste. Ses messages sont redondants et pas clairs du tout. Il « fait de la pédagogie » comme s’il n’avait que des ânes en face de lui et il n’y a rien de plus jouissif que d’être pris pour un con par des imbéciles à l’esprit formaté par la toute-puissance et la logique SLC. Ses experts médicaux ne sont pas d’accord entre eux et c’est la bouteille à l’encre sur la réalité des choses. Et, apparemment, toute le monde n’est pas traité de la même façon avec des exceptions, des dérogations accordées à des amis du pouvoir, voire du seul Zident.
• Le gouvernement stigmatise l’individualisme des djeuns. Il oublie que c’est une conséquence de 30 ans de politique et de culture SLC qui ont détruit l’altruisme et la solidarité. Faire appel à l’altruisme alors que c’est totalement contraire à la culture SLC en tant que mode de vie est une ineptie. Que messieurs les assassins commencent et changent de politique …
• Le gouvernement s’appuie de plus en plus sur l’autoritarisme. Or, par construction, les interdits suscitent la révolte de la jeunesse car il n’y a rien de plus attrayant que les fruits défendus. Heureusement, du reste, car sinon la société serait statique et ennuyeuse. Les jeunes veulent vivre leur vie, pas celle de leurs parents, ni celle voulue par les prétendues autorités. Il n’y a pas tellement de raisons d’obéir aux barbons, ceux qui justement nous ont conduit là et ont détruit la planète, ceux qui ont tiré des chèques en blanc et en bois sur l’avenir en reportant les charges sur les générations futures. Mac-Tron promet qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts. On verra cela après sa réélection, pense-t-il.
• Les jeunes savent qu’ils courent moins de risques et ils ont besoin de vivre, de s’amuser. La menace est analogue à celle de la guerre : on espère passer entre les gouttes comme entre les balles, on pense qu’on s’en sortira sans faire partie des victimes. Le confinement a tué les lieux d’échanges sociaux, il leur faut renouer avec la convivialité et les relations sociales entre pairs et autres soi-même. Ils ont déjà donné lors du confinement ; enfin ils retrouvent de la liberté et de la joie en profitant du moment des vacances.
• Les jeunes perçoivent bien que le SLC, associé au corona, a zigouillé leur avenir. Il est alors tout à fait normal qu’ils vivent l’instant et essaient d’y trouver le maximum de plaisirs, de joies, d’amitiés. C’est du reste la meilleure stratégie quand on ne sait pas de quoi le futur sera fait et même s’il y en a encore un. Comme disait le régent : après moi le déluge et dansons sur le volcan.
• Mac-Tron ne doit pas avoir entendu parler de la testostérone. Or, celle-ci fait qu’il est normal de ne pas fuir le danger. S’afficher avec un masque, c’est apparaître comme une poule mouillée. Et l’été gonfle les hormones de tout le monde …
• Les statistiques officielles ne sont pas forcément gobées car tout ce qui provient d’un Etat illégitime, d’une république réduite aux acquêts et d’une démocrassouille virant à la démocrature est mis en question. Et il ne faut pas oublier l’effet pervers de la multiplication des tests : cela fait monter par construction le nombre de cas connus. Dans ce cadre, la politique de testing aux aéroports est une blague sinistre. Elle apparaît comme parfaitement arbitraire et soumise à des impératifs camouflés.
Pour simplifier les problèmes et empêcher la propagation du virus, il suffirait que les personnes fragiles se protègent des jeunes et que ceux-ci les protègent en portant le masque (plus les gestes barrière, plus les gels hydroalcooliques) quand ils se rencontrent, que le masque soit porté dans tous les endroits confinés (notamment les logements, les lieux de production et de spectacle, les transports), que les malades soient en quatorzaine, que les voyageurs soient testés tous les 3 ou 4 jours. C’est trop simple ? Oui, car le but caché du gouvernement est de susciter la peur. Or, comme vu ci-dessus, cela ne peut pas marcher. Tester en masse est idiot : il y a trop d’asymptomatiques, trop de tests mal faits ou faussement négatifs et rien en dit que négatif aujourd’hui soit la preuve de non-contamination dans 3 jours. En fait que le gouvernement navigue à vue et à la godille à des fins politiciennes.

Notre imperator-conducator-lider se démène

Posté : 15 août, 2020 @ 10:21 dans politique | Commentaires fermés

Le chœur des pleureuses journalistiques et politicardes se lamente : l’ordre public est bafoué, l’autorité est refusée (hausse des refus d’obtempérer) , la république est niée, la violence monte dans le pays. Et le port du masque ne fait recette que chez 60% des Francaouis. Déjà dans la mouïse qui n’est pas sauvée des eaux, le pouvoir redoute un retour de la Covid et un écroulement de que qui reste de l’économie.
Dard-Malin en appelle à l’application de l’autorité. Rappel pour ce monsieur : le pouvoir vient d’en haut et s’impose par la force ou la ruse, l’autorité vient d’en-bas, est provisoire. L’autorité se mérite comme droit légitime de diriger ; elle n’est pas une propriété des gens d’en-haut, elle est reconnaissance momentanée et sous réserve d’inventaire par les gens d’en-bas. Donc, l’autorité ne se décrète pas et n’appartient pas aux élus qui ne sont que légaux et pas forcément légitimes s’ils font une politique non approuvée par le bas. L’élection n’est qu’un certificat de légalité dans le cadre du désordre établi ; ce n’est pas la légitimité. Sont légitimes la poursuite de l’intérêt général, du bien commun et la recherche de la justice. Ce qui nous amène au respect de l’ordre public réclamé par nos « autorités » légales. Quel ordre, svp ? Où voyez-vous de l’ordre dans les inégalités, la précarité, la pauvreté, les discriminations, la violence systémique amenées par la politique SLC que les gouvernants français poursuivent depuis 30 ans ? Cet « ordre » est-il si légitime qu’on doive le respecter sans broncher ? Du reste, le pouvoir ne s’y trompe pas car il ne cesse de renforcer son arsenal répressif judiciaire et policier. C’est un oxymore que de « en même temps » se réclamer de l’autorité et devenir un Etat de plus en plus policier.
Une fois l’autorité concédée par le bas remise au haut, encore faut-il que ce dernier l’exerce. C’est là qu’on rigole et qu’on constate l’hypocrisie et le laxisme du pouvoir depuis des décennies. Qu’a-t-il fait contre l’importation massive d’imams salafistes ou fréristes en provenance des émirats et autres pays arabes ? Qu’a-t-il fait contre la progression du communautarisme ? Contre les chasses au faciès et les discriminations raciales ou genrées ? Contre les trafics, les contrefaçons, els arnaques des industriels ? Contre les dealers, les violences conjugales, les mariages forcés, les pressions communautaristes dans les ghettos, la concurrence déloyale, notamment avec les « travailleurs détachés », les spéculations, notamment avec le LBO … ? Comment lutte-t-il contre les incivilités, les incendies de voitures, les rodéos sauvages, la non-mixité dans les écoles, la folie immobilière … ? En revanche, il a facilité une immigration massive afin de faire plaisir aux industriels. Le bilan est fort maigre et il n’est pas étonnant qu’une part grandissante de la population ne reconnaisse plus son autorité puisqu’elle n’est pas exercée. Ce qui signifie qu’avant de demander à être respecté il vaudrait mieux être respectable, non dans les paroles mais dans les actes.
Le traitement de la crise du corona virus est exemplaire de la situation où le pouvoir se place lui-même. Il hurle à la remontada du virus alors même qu’il a beaucoup menti à ses débuts (notamment sur le port du masque et les tests). Il en appelle à la « pédagogie » alors même que les gens savent très bien de quoi il retourne ; si les jeunes se rebiffent, ce n’est pas par ignorance mais par refus d’une autorité étatique qui les prend pour des cons et qui est illégitime. Le pouvoir matraque la population sur le regain de la crise alors même qu’il dispose du monopole des statistiques, lesquelles sont du reste tout à fait discutables. Quel est son but caché ? Faire peur, culpabiliser les gens, menacer et ouvrir le parapluie. Car, si ça redémarre, il ne peut plus arrêter l’économie ; dès lors il rejettera la responsabilité des événements sur la population et les individus. En attendant, le pouvoir d’Etat est revenu en force car les préfets décident maintenant de tout, notamment d’arrêter brutalement la prétendue phase pédagogique pour passer aux amendes à 135 euros. Ce qui est assez drôle car la plupart des gens, le corona s’en prenant surtout aux plus défavorisés, ne peuvent payer 10 % du SMIC. S’ils ne payent pas, le pouvoir enverra-t-il sa police et les mettra-t-il au ballon ou fera-t-il ses saisies sur salaire (c’est plaisant car une partie est insaisissable). Tout cela augmentera le ressentiment contre un pouvoir obsolète et risquera fort d’accroître les révoltes contre le désordre public actuel.
Pour l’instant, le pouvoir s’appuie sur la réputation de la république en oubliant qu’elle n’existe plus et que la démocratie a été confisquée par les partis et captée par le SLC. Mais c’est le moment où les Athéniens s’atteignirent, les Perses se percèrent, les Satrapes s’attrapèrent et les croisés sautèrent par les fenêtres. L’heure de vérité approche pour Macronescu, pour Macrochenko. Il n’est pas sûr du tout qu’il atteigne 2022, date à laquelle il compte se faire réélire et après laquelle il fera payer la note aux Francaouis afin de diminuer la dette accrue. Et qui paierait surtout cette dette ? Les assurés sociaux et encore plus les retraités (qui pour l’instant n’ont pas été touchés ; si notre lider maximo est réélu, je prévois une baisse de 20 % de toutes les pensions supérieures à 1 000 euros par mois). Et le pro SLC Mac-Tron, en catimini, jouit de la catastrophe car ce sera le moyen de la « stratégie du chaos » qui permettra d’en finir avec l’Etat providence est ses insupportables dépenses sociales au regard des normes SLC.

Le système d’information SLC

Posté : 14 août, 2020 @ 10:37 dans politique | Commentaires fermés

Il ne faut jamais oublier quelques caractéristiques des systèmes d’information : ils sont pondus par les puissants en fonction de leurs objectifs et suivant leurs normes ; ils ne sont pas la réalité mais une de ses représentations (la carte n’est pas le territoire disait Korzybski, years ago) ; ils contiennent le modèle idéal des résultats attendus par ceux qui les conçoivent ; ils dépendent des moyens de collecte de l’information mis en œuvre ; il sont sujet à interprétation, ce qui permet bien de manipulations par leurs utilisateurs ; ils imposent les normes de ce qui est attendu et de ce qu’il faut faire.
Exemple : le PIB. Ce dernier mesure la croissance tant attendue par les dirigeants SLC car elle semble un gage d’emploi (ce qui est devenu faux à cause de la puissance productive des technologies modernes), donc de paix sociale. C’est pourquoi le PIB compte les frais de réparation des « dégâts du progrès » (slogan de la vieille CFDT) comme un plus de croissance. C’est pourquoi le PIB ne prend en compte que ce qui est valorisable sur un marché ; donc il ignore les productions non vendues comme le travail domestique des femmes ; il ignore les externalités négatives comme devant amputer les résultats. Et il est manipulé par les pouvoirs afin de le faire faussement grossir : certains pays y ont compté le travail au noir, le trafic de drogue, la prostitution (quand elle n’est pas une activité commerciale reconnue comme en Allemagne). Il inclut la consommation qui ne devrait être considérée que comme un emploi du revenu disponible acquis dans la production. Il ignore les richesses établies car ce n’est qu’un calcul de flux annuel.
Autre exemple : les statistiques du chômage. La norme internationale dite de l’OIT est typiquement au service du SLC. Figurez-vous que l’on n’est pas au chômage quand on a travaillé une heure (vous avez bien lu) dans la semaine de référence saisie par les stats. Rappelons que statistiques a pour racine staat (Etat) … Songez à ce qu’un emploi donc de 1 heure par semaine est compté comme un emploi alors que le bon sens suggère qu’il n’en est que le dixième par rapport à une durée hebdomadaire de 40 heures ! Avec une telle norme, on peut gonfler le « taux d’emploi » (taux de gens en emploi par rapport à la population en âge de travailler). Supposons que les 45 millions de francaouis en situation de pouvoir travailler le fassent une heure par semaine ; eh bien le taux d’emploi serait de 45/65, soit de presque 70 %. Et pourtant le PIB serait fort indigent. Dans la plupart des pays, le sous-emploi n’est pas pris en compte dans les statistiques. Dans d’autres où il apparaît dans les stats (comme en France avec l’INSEE), le pouvoir n’affiche que ce qui lui plait, à savoir le nombre de chômeurs en catégorie OIT (catégorie A en France, assez similaire). Les statistiques censées suivre l’évolution du pouvoir d’achat, enjeu stratégique pour le pouvoir s’il en est, sont tout à fait manipulables (par exemple en minorant l’inflation par des artifices de calcul des prix) ; c’est qu’elles sont un indicateur pour les réclamations de hausse de salaires et pour le calcul des taux d’intérêt.
Le pire est que les système d’information ont été érigés par le SLC en moyen de comparaison internationale (benchmarking) : oh la vilaine France qui a 57 % de son PIB en dépenses publiques (car, cela dit au passage, ce benchmarking ne fait pas la différence entre dépenses sociales et publiques ; or, notamment dans les pays anglo-saxons, la protection sociale est reportée sur des assurances privées non obligatoires, ce qui fait qu’elle n’est pas comptée dans la dépense publique. Ce qui fait que si vous vous pliez aux modes de calcul SLC comme Mac-Tron votre pays est systématiquement montré du doigt et les journaleux en profitent pour exiger des réformes pour se conformer aux normes internationales !
La statistique est donc une arme d’asservissement culturel (elle instrumentalise un modèle socio-politico-économique) tout à fait redoutable quand elle est aux mains du pouvoir comme en France ou dans celles des puissants économiques du privé comme ailleurs. Solution proudhonienne : la socialiser en mains communes de tous les acteurs sociaux concernés. Cher ex-citoyen quand le pouvoir vous balance un chiffre, demandez-vous comment il a été établi, par qui, pour qui, dans quel but ; interprétez-le et « déconstruisez » les comparaisons qui n’expliquent leurs critères et leurs fondements. Et c’est évidemment du même tonneau pour tout l’appareillage de gestion des entreprises qui est fondé sur le seul objectif de leur rentabilité maximale. Dans tous les cas, les systèmes d’information sont purement quantitatifs et passent à l’as tout ce qui relève de la qualité de la vie individuelle, familiale et sociale.

L’Etat francaoui vacille et se raidit

Posté : 13 août, 2020 @ 10:25 dans politique | Commentaires fermés

Visiblement la propaganda-staffel du pouvoir contre la propagation du virus ne suffit pas. Pourtant, partout, à la télé, dans les baveux … nous sommes arrosés de messages sur les « gestes barrières » et le port du masque. Las, les clusters augmentent et le pouvoir redoute un nouvel effondrement de ce qui reste de l’économie au cas où il faudrait reconfiner.
Déjà, le pouvoir reprend la main. On voit des dignes représentants des ARS à la télé alors qu’il vaudrait mieux pour eux et le pouvoir qu’ils se planquent. Santé Publique France, (SPF), organe planqué auprès du 1er sinistre, ose signer des messages de protection. Les préfets camouflent gentiment que les maires ne sont que des idiots utiles puisque maintenant c’est la préfecture qui décide des obligations de port de masque, celui-là même qui était inutile il y a 3 mois. Les maires qui devancent l’oukase du préfet sont des cons car l’amende est alors de 135 euros au lieu de 38. Mais la plupart des maires sont heureux de laisser la responsabilité de la décision au préfet ; courage, fuyons.
Le pouvoir se raidit car la situation va en le dépassant. Il n’a plus de munitions pour faire face à un regain d’épidémie. Or, l’économie est à la peine. La consommation, hélas comptée dans le PIB, stagne et l’épargne s’envole. On peut prévoir d’innombrables faillites au dernier trimestre, surtout dans l’hôtellerie-restauration, le tourisme, le spectacle, l’automobile, l’aéronautique et donc une montée du chômedu. Et l’aide européenne récemment adoptée n’arrivera qu’en milieu 2021.
Le pouvoir essaie de faire le plus peur possible et augmente les menaces de répression ; Hier, Casse-Tête a déploré le regain viral et a menacé de généraliser l’obligation du masque partout. Las, le nouveau père Fouettard semble ignorer que la parole de l’Etat n’a pas en France plus de légitimité ou d’autorité que celle des politiciens du Liban. Du reste, chacun devant lui-même se protéger, surtout les plus fragiles, c’est aux gens d’être responsables et cela ne saurit s’imposer sauf à vouloir terroriser tout le monde dans le but inavouable d’augmenter le pouvoir répressif.
Il y a pourtant une solution : profiter de cette crise pour réorienter l’économie vers l’écologie ; par exemple, il faut encourager l’épargne à s’investir dans des projets écolos en garantissant les prêts par une assurance. Comme le commerce traditionnel est condamné par le e-commerce, il faut lutter en Europe pour une taxation des GAFAM au niveau de leur chiffre d’affaires par pays (bénéfice consolidé au niveau mondial et taxé au prorata des chiffres d’affaires nationaux ; on en parle depuis déjà longtemps). On investira notamment dans des ateliers de réparation, la rénovation de logements, les énergies renouvelables et là encore il y a longtemps qu’on le sait. On encouragera les circuits courts et les coopératives de consommation ; on taxera les importations à hauteur des différentiels de coûts de production et de transport ; on imposera des normes de qualité, de durabilité, de santé … Où est le frein ? dans l’optique sauvons le soldat SLC qui est si cher à Macro(n)mégas (et à l’’UE). Il vient encore de le prouver en autorisant (à titre temporaire !) les betteraviers à utiliser un insecticide tueur d’abeilles interdit ! Le terminal 4 de Roissy n’est toujours pas abandonné, ni le canal du nord, ni le tunnel Lyon-Turin, ni la chasse à la glu, ni les LBO, ni les bassins du genre Sivens ou Caussade … La France n’a guère de choix : ou l’Europe modifie son modèle ou elle doit remettre en place la douane pour limiter la course à la compétitivité et au moins-disant.

Charity business et SLC

Posté : 12 août, 2020 @ 10:27 dans politique | Commentaires fermés

Après l’assassinat horrible de 7 de ses membres, l’ONG française Acted a elle-même fait observer que les humanitaires servaient de rustines et de supplétifs aux conséquences des politiques menées par les puissances qui suscitent et font les guerres ou qui encouragent le SLC à détruire le climat de la planète. Ce n’est pas nouveau : de tout temps, les pouvoirs ont confié à d’autres le soin de secourir les victimes de leur régime politico-économique. Ce furent les Eglises qui le firent dans le temps même où elles sacralisaient l’origine divine du pouvoir des monarques. Puis, sous la 3ème ripoublique, ce furent les dames patronnesses. Las, l’apparition de la Sécu en 1945 a relégué ces initiatives à la fois maternelles, paternelles, compassionnelles et individuelles dans les oubliettes de l’histoire. Las, la politique SLC inaugurée en 1983 par le francisquain Tonton a réinstallé le partage du travail entre un Etat qui sabote la justice sociale et des associations caritatives auxquelles il délègue le soin de s’occuper des conséquences de sa politique. Itou en matière d’ingérences extérieures.
Dans le temps même où les politicards faisaient sabrer dans les dépenses sociales et monter la précarité, la pauvreté et le chômedu, on a assisté à une montée en puissance opérationnelle des ONG, assos, fondations… Cela était encouragé par le pouvoir qui offrait de généreuses réductions d’impôt sur le revenu aux donateurs (t compris pour les partis et campagnes politiques). C’est merveilleux car seuls les riches qui paient des impôts ont droit à ces Réductions, ce qui se voit du reste dans l’examen des ressources financières des partis (étude fort intéressant de Julia Cagé). Les pauvres, qui paient essentiellement les impôts indirects, subventionnent donc les cadeaux fiscaux faits aux riches, lesquels en profitent pour financer des candidats politiques qui mettront en place une bonne politique pour … les riches.
Il faut aussi noter que 30 % des dons et subventions au charity business disparaissent dans des frais de gestion, de salaires de permanents, de pub et com. Car les boîtes, devenues industrielles, de la charité fonctionnent avec tout le tralala des outils de gestion du SLC ; elles font des « business plans » comme toute bonne multinationale, du ciblage de clientèle, de l’arrosage par courrier (avec montée de l’internet). Vive Pangloss : le bouclage entre pouvoir politique, accumulation économique et charity business est parfait. Il serait donc tout à fait pertinent de ne pas perpétuer ce système en donnant aux firmes du charity business, captées par le pouvoir lui-même capté par le SLC.
Hélas, il reste quand même trop de besoins de survie pour se désintéresser de la compassion et de la solidarité. Que faire ? Ne donner qu’en France car on ne sait pas où passe le pognon donné à l’étranger, exclure toute assos ou ONG subventionnée par l’Etat, se méfier des ONG anglo-saxonnes souvent créées par des fascistes ou des ultra-libéraux ou au service du pouvoir US, ne pas aider les assos qui ont une idéologie SLC ou confessionnelle (un critère : elles sont souvent « d’utilité publique »), ne rien donner aux fondations, notamment pour la recherche, l’éducation, la culture, les monuments historiques … car c’est le job de l’Etat que de financer cela sur le budget public. Et demander à Mac-Tron de donner aux donateurs ne payant pas d’impôt un crédit d’impôt compensateur afin qu’ils puissent participer comme tout le monde à l’assistance publique et socialisée.

Vous le voulez comment votre régime totalitaire ?

Posté : 12 août, 2020 @ 9:50 dans politique | Commentaires fermés

On assite aujourd’hui à une course démentielle entre la dictature des marchés SLC (notamment UE) et les dictatures politiques : Iran et Arabie saoudite (théocratiques), Biélorussie, Corée du Nord, Vietnam … (communistes), Birmanie (nationaliste bouddhiste) … ou les « démocratures » (Russie, Brésil, Pologne, Hongrie …) ou les Etats sous contrôle d’un potentat appuyé sur l’armée et un réseau d’affidés (Surtout en Afrique). Tous les pays de notre pauvre terre sont confrontés à une obligation vitale : il faut avoir de quoi faire bouffer leur population. Or, les ressources sont très mal réparties à la fois pour des raisons géographiques et par suite des effets inégalitaires du SLC. Celui a créé la crise climatique qui sans doute à un horizon peu éloigné va augmenter les pénuries et les spéculations SLC. La crise du corona virus, qui a fichu en l’air le modèle SLC de croissance illimitée face à des ressources finies, a aggravé la situation en renforçant la concurrence internationale et la course à la compétitivité. On peut s’attendre à une diminution brutale de l’emploi, cela même qui procure de quoi vivre. On peut aussi attendre une augmentation des prix (rareté et spéculation) et une baisse des salaires (pour cause de compétition du moins-disant). Donc, cela dit à grands traits, le pacte social SLC (promesse de bien être par la croissance ininterrompue) est en train d’éclater. Les dirigeants économiques du SLC ont bien vu le péril qui invalide leur pouvoir. Dès lors, au lieu de changer de modèle, car ils ne le peuvent guère vu que le SLC assoit leur richesse et leur puissance, ils se raidissent et en reviennent aux fondamentaux : la concurrence sans limite, la concentration pour faire des économies d’échelle, la liberté totale des GAFAM et des banques, l’exploitation des ressources au détriment du climat (la Grèce a levé toute restriction sur ses sites géologiques pétrolifères, Trump va faire sauter les règles Obama contre les pétroliers et gaziers qui produisent des nuisances comme des émissions massives de méthane, Erdogan veut s’emparer de gisements au large de Chypre, Israël vise les côtes du Liban et de Gaza). Parallèlement, la Covid-19 a fait modifier les habitudes d’épargne et de consommation, laquelle, s’effondre alors qu’elle est grassement comptée dans la calcul du PIB. Or, le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, le spectacle, les musées, l’aéronautique sont au bord de la faillite avec une menace de chômage exponentiel.
Le modèle totalitaire (au sens où il a envahi toutes les dimensions de la vie) du SLC est condamné mais pour le sauver, les politiciens, captés depuis longtemps par le kapital, vont durcir son application dans le temps même où les ressources étatiques vont s’effondrer face à des besoins croissants. Cela ne peut marcher que si les démocrassouilles représentatives abandonnent le masque et se transforment en démocratures puis tout simplement en dictature policière pour maintenir leur ordre social pro SLC. Car les prétendues démocraties libérales n’avaient plus comme ressort de légitimité que leur capacité à donner à bouffer aux gens. Cette capacité avait déjà été largement torpillée par les politiques SLC des « démocrates », notamment socialistes. Là, c’est pis et le futur encore plus. Et notre zident macro(n)céphale, qui veut sauver le monde et le Liban avec ses petits bras musclés, ne s’est pas rendu compte que sa légitimité ne vaut guère mieux que celle d’Aoun. Et comme la seule source de légitimité des dirigeants SLV va disparaître, ils seront forcés de recourir à la force.
Finalement, on voit que le monde entier tend à la dictature et que si la SLC n’est pas la plus sanglante, elle est la plus totalitaire puisqu’elle engage tous les aspects de la vie individuelle et sociale.

Les bons conseils de Ménie Grégoire en tant que bureaucratie étatique

Posté : 8 août, 2020 @ 10:22 dans politique | Commentaires fermés

Et revoilà la canicule, associée à la Covid-19, ce qui nous vaut une nouvelle giclée de conseils élaborés par notre bonne vieille technocratie étatique. Sachez qu’il vous faut boire, vous rafraichir et humidifier, ne pas vous exposer au soleil, porter un masque quand la distanciation est impossible, ne pas picoler, fermer les fenêtres mais aérer, faire attention aux ventilateurs qui propagent le virus, nettoyer la climatisation … Heureusement que les victimes d’Alzheimer sont en EHPAD car le personnel soignant leur tient lieu de mémoire.
On nous prend pour des débiles mentaux ou des petits enfants. Et il y a en outre (pour l’eau) toute une armée mexicaine d’experts, de journaleux, de toubibs … pour nous envoyer le message du gouvernement. Ah que la centralisation et l’expertise sont bonnes dans une démocrassouille hyper centralisée ! Tant pis, si cela nous coûte cher en fonctionnaires qui seraient mieux employés à peaufiner un bon plan de relance écologique et anti SLC. Sans doute, grâce à leur expertise en matière de canicule, nos hauts fonctionnaires vont-ils pouvoir pantoufler dans la direction des firmes privées que sont beaucoup d’EHPAD bien financés par la puissance publique. Avec une telle armada de fonctionnaires, la corruption si visible au Liban est inutile : elle a été intégrée au système et est donc camouflée en tant que conflits d’intérêts cogérés dans les partenariats public/privé. Quand c’est institutionnalisé comme aux USA, il n’y a plus de corruption puisqu’elle est devenue légale. Ce qui permet un bon classement du pays dans le benchmarking international orchestré par des ONG engluées dans le système et le renforçant, soit en pleine conscience, soit à l’insu de leur plein gré.
Pouvoir, gouvernement, normalisateurs, experts, police, foutez-nous la paix car nous n’avons pas besoin de vous pour protéger notre peau !

Le super président de l’Univers

Posté : 7 août, 2020 @ 10:34 dans politique | Commentaires fermés

Mac-Tron s’est propulsé au Liban pour faire du buzz et afficher sa prétention à être le guide suprême de la Terre. Nous avons là un mix de Zorro, Superman, Spiderman, Hantman, Superwoman… C’est Alexandre, Napoléon, Gengis Khan aux pyramides, à Arcole, aux Thermopyles … Sous couvert d’humanité et de réconfort des populations traumatisées, il s’est immiscé dans les affaires internes du Liban, dont le bilan est très négatif malgré une demande générale de remise en ordre remontant à déjà deux ans. Là où il faudrait Eblé pour éviter la Bérézina, nous avons Patton.
Or, ce pays est la meilleure illustration possible des ravages que peut produire le communautarisme. Depuis son indépendance, ce pauvre pays est victime du partage du pouvoir entre factions, clans, sectes, communautés confessionnelles qui co-existent en chiens de faïence. Ce partage, dans lequel règne la loi du clan d’appartenance, ne peut entraîner qu’un course pour avoir la plus grosse part du gâteau et corruption endémique en faveur des membres des communautés. Pendant cette division-compétition, les affairistes et autres financiers exploitent au maximum la population. Il n’y a plus de souveraineté d’union nationale puisqu’elle est découpée en rondelles communautaires. Et, en plus, il y a des sales amis comme la Syrie, l’Iran et son Hezbollah qui rêvent de dominer le pays à leur profit (ce que, du reste, la Syrie a fait pendant très longtemps). Et les menées chiites du Hezbollah amènent de temps en temps les foudres d’Israël. Comme la corruption et les luttes pour le pouvoir règnent, les services publics et le bien commun ont été laissés de côté.
Le Liban n’est plus qu’un espace de survie et de chacun pour soi, un cadavre potentiel, en plus attaqué par le Covid, que les charognards guettent. Cadavre, notamment les acteurs de la lutte entre chiisme et sunnisme. Déjà, la Turquie se précipite, ce qui va déplaire à l’Iran. La Russie est déjà dans l’ombre avec son allié syrien. Et comme d’habitude, l’UE est aux abonnés absents. Et Mac-Tron prétend prendre le leadership mondial pour assécher ce bourbier où une chatte ne retrouverait pas ses petits. Les titulaires du pouvoir saucissonné en confessions n’entendent sans doute pas lâcher les rênes, ce qui nous promet une potentielle guerre civile car la population en a ras-le-bol de ces Cliques dirigeantes corrompues jusqu’à la moelle. Pour l’instant, on ne sait que trop où passerait l’aide internationale qui débarque au titre de l’ingérence humanitaire.
Le seul espoir est que le peuple reprenne son destin en main, ce que, naturellement, les politicards, les communautaristes, les charognards extérieurs ne laisseront pas faire. Il y a gros à parier que le Hezbollah va occuper la pôle position car c’est une milice fort bien armée et organisée. Ce qui entraînera l’intervention d’Israël, de la Turquie, de la Russie, des pays arabes sunnites et même de la Chine. Le peuple ne pourra se reconstituer dans sa souveraineté que si le Hezbollah est désarmé et les intrusions étrangères interdites par une force internationale de sécurité qui ne peut être missionnée que par l’ONU. Las, on se retrouvera en face du droit de véto de la Chine, de la Russie, des USA et de la France si riquiqui. Et avant de sauver le monde, Mac-Tron pourrait commencer par restaurer la France que son idéologie SLC a fait glisser vers la décadence. Les autres pays doivent rigoler de voir que celui qui n’est pas capable de résoudre les problèmes de la France se positionne comme lider maximo, comme conducator mondial.
Donc, ce que fait M-C au Liban, c’est de la com., de l’affichage, du discours. Car un acte positif serait de créer une force internationale de sécurisation des frontières pendant que le peuple élaborera une solution politique à sa situation. Et si cela n’est pas possible, ce qui est plus que probable, la France devrait armer ledit peuple et le nourrir pour qu’il puisse se défendre tant à l’intérieur que contre les ingérences étrangères, comme, par exemple, l’arrivée de milices djihadistes patronnées par la Turquie ainsi qu’en Libye. Mais Mac-Tron, mégalomane impuissant, est accouru sur le terrain, avec les applaudissements de BHV sans avoir réfléchi à la situation. Qui a dit que gouverner, c’est prévoir ? M-C a mis le doigt dans un merdier insondable sans se douter qu’il entrait dans un engrenage qu’en aucun cas il ne maîtrisera. Oremus, mes bien chers frères et surtout le peuple libanais. C’est un cèdre qu’on va abattre. Cela est dit sans compter que c’est une vieille ficelle politicarde que de s’occuper de l’extérieur pour faire diversion vis-à-vis des problèmes internes. M-C n’est que l’Erdogan francaoui. On n’est plus au bon temps du mandat français au Liban…

SLC, UE et écologie

Posté : 3 août, 2020 @ 11:06 dans politique | Commentaires fermés

Je voyais hier une quasi-pub du gouvernement : marchez, ne fumez pas, ne buvez pas, mangez bien et vous gagnerez 40 % de chances de ne pas avoir un cancer. C’est fort bien mais on voit illico que vous engagez votre seule responsabilité personnelle et que si vous tombez malade c’est de votre faute. Natürlich, les causes socio-politico-économiques des maladies sont passées à l’as : pollutions, malbouffe, empoisonnements chimiques, stress lié à la compétition et au chômedu. Ce n’est pas grave car c’est la Sécu qui socialise les pertes dues aux menées des industriels et aux abandons du pouvoir au nom de l’individualisme propulsé par le SLC soutenu par le gouvernement. Lequel se met (verbalement) maintenant à l’écologie et prône le rapatriement en France des activités industrielles tout en maintenant le pays dans les griffes du SLC et de l’UE. Or, écologie et SLC et maintien dans l’UE SLC telle qu’elle fonctionne actuellement sont incompatibles. Il faut choisir comme je vais le montrer sur quelques exemples.
Qu’est-ce que le SLC ? C’est la logique et l’exigence de compétitivité dans un libre-échange mondialisé et la libre circulation de tout, à commencer par les marchandises et les capitaux. C’est le calcul coûts/bénéfices afin de maximiser les profits. C’est la non-prise en compte des « externalités négatives » (coûts sociaux des dégâts comme les pollutions en tout genre), c’est l’exploitation à mort de tout ce qui peut être rentable (terres, mers, ressources, faune et flore), c’est la bétonisation des terres pour le commerce, l’industrie, les transports …
Sans le SLC, ouvert à tous les vents des différences de coût ; l’industrie française ne saurait être assez compétitive pour faire revenir les boîtes et les activités expatriées depuis belle lurette. On perd dans l’UE sur tous les tableaux : normes sanitaires et de sécurité, prix des matières premières ou des intrants, frais de main d’œuvre, fiscalité nationale et locale, prix des carburants et de l’énergie, charges sociales. On pourrait compenser par des droits de douane ou par la valeur de la monnaie (dévaluation) ; verbotten par l’UE. Donc, le choix est simple : ou s’adapter à la course au moins-disant, ce qu’a fait Mac-Tron et ce qu’a mis en place l’UE-SLC, ou faire en sorte (sans espoir) que l’UE change de modèle économique et financier ou reprendre notre souveraineté comme la Grande-Bretagne.
Autre exemple : le camionnage. Comment les transporteurs routiers francouis peuvent-ils vaincre la concurrence déloyale des autres pays de l’UE : faible prix du carburant, faibles taxes, routiers low cost et aux horaires démentiels, non-paiement de l’usure des routes ? Eh bien, jusqu’à présent, on a fait quasiment comme eux par suite de la logique concurrentielle du SLC et cela ne peut que s’aggraver dans uns spirale descendante sans fin. Si on taxait le carburant de façon à compenser et payer les nuisances écologiques des transports routiers, nos boîtes nationales disparaîtraient rapidement au sein de l’UE car on ne pourrait imposer aux autres pays notre taxation. Ils deviendraient encore moins coûteux qu’aujourd’hui en regard des normes françaises. Donc, c’est le même problème que ci-dessus et le même choix à opérer.
Les produits de l’agro-alimentaire ? Là, c’est aussi la bataille des normes (qui sont d’excellents moyens de concurrence déloyale) qui règne dans l’UE. Mettons- en France les dispositions suivantes, celles que suggèrent le bon sens, le respect de la santé, l’information loyale des consommateurs : code Nutriscore obligatoire sur tous les produits, indications d’origine tant du produit que de ses ingrédients, interdiction des additifs et éléments dangereux, labels de qualité. Verbotten par l’UE au nom de la « concurrence libre et non faussée ». Résultat si on le fait quand même : ruine de nos firmes et de nos agriculteurs. Donc toujours le même choix. Sans compter qu’en outre les produits pourraient être étiquetés de façon trompeuse et que tous les trafics seraient permis sauf à restaurer une vraie douane française dans l’UE.
Imposer à la pub d’être payée sur le bénéfice après impôt sur les sociétés ? Nein, par l’UE comme pour les droits compensateurs des différentiels de coût et de normes. Seule solution permise par l’UE : rembourser les taxes et le surcoût des normes à l’exportation. Imposer le kérosène des avions ? Facile à détourner et ne saurait concerner que l’aviation française. Un seule solution : taxer le passage dans les aéroports français, ce qui na manquera pas de reporter la clientèle sur l’étranger. On est dans la seringue des règles de l’UE. Itou si on interdisait les grosses fermes industrielles où les pauvres bêtes sont incarcérées, soignées aux antibiotiques (ces concentrations amènent leurs maladies comme la nuée l’orage), nourries avec de l’ensilage et du soja ou du maïs, souvent OGM, engraissées à toute vitesse sans voir de prairies. Les coûts grimperaient en flèche au profit de la concurrence. Car le SLC repose sur les pauvres qui ont besoin quand même de bouffer et car les gouvernants, inspirés par Ricardo, ont besoin de produits low cost pour maintenir un pouvoir d’achat suffisant tout en faisant baisser les salaires. Pour les biens durables, les pouvoirs ont tout fait pour développer le crédit que la crise du corona, après celle des subprimes, est en train de tuer.
Ce ne sont que des exemples de l’étau dans lequel Mac-Tron a choisi de rester par idéologie personnelle et pour conserver l’estime de ses « partenaires » (lire concurrents) européens. Ce qui signifie que son nouveau discours écologique, c’est du flan. Car, comme on vient de le voir, des normes écologiques renforcées ne peuvent qu’être incompatibles avec la logique SLC de l’UE. Sauf à la modifier, ce qui nous renverra aux calendes grecques alors que l’urgence écologique est déjà là depuis longtemps.
Que peut faire malgré tout le citoyen là encore renvoyé à son individualisme si rien ne change ? Consommer des produits locaux de qualité, privilégier les circuits courts, n’acheter que du réparable et recyclable, se faire crédit entre voisins, manger moins de viande mais bien mieux (poulets élevés au grain et non en batterie, par exemple), mutualiser les gros moyens, monter des festivités locales au lieu de regarder la télé, mettre son pognon disponible dans une lessiveuse ou le prêter, créer des ateliers des réparation, faire appel au biogaz de méthanisation locale, transformer sa bagnole en véhicule au gazogène, monter des monnaies locales, des transports locaux, exclure la pub de sa boîte aux lettres … Bref, casser la tire-lire du capital et de l’Etat (avec sa TVA), briser le cycle salaire, consommation, emploi, production en usines ou bureaux capitalistes.

Le « nouveau monde, c’est du Machiavel

Posté : 2 août, 2020 @ 10:43 dans politique | Commentaires fermés

Le conducator Mac-Tron se consacre à sa réélection en 2022 et retrouve toutes les combines et ruses politicardes de l’ancien monde pour ce faire.
Sur le plan politique, voilà la stratégie de pissotière menée sans souci de l’intérêt général (c’est quoi ?) : piquer à la droite son programme régalien et sécuritaire tout en sachant que celle-ci ferait la même politique économique SLC que lui. Il en espère un déportement des votes LR vers lui ; préempter les problèmes écologiques afin de détacher le maximum d’écolos du PS et des Verts ; continuer d’atomiser le PS en faisant un peu de social, cerise sur le gâteau SLC ; terroriser le bon peuple (notamment avec la menace d’une 2ème vague du corona) pour qu’il se détourne de la gauche plus radicale à la Mélanchthon. In fine, se retrouver au 2ème tour des pestilentielles avec le RN comme seul adversaire et alors jouer sur le front ripoublicain. In the pocket. Pas sûr que cela marche car les Francouis connaissent la manœuvre avec laquelle ils ont été couillonnés pendant des décennies (depuis, dans les temps modernes, le francisquain Tonton).
Sur le plan économique, Mac-Tron est dans la seringue : il ne connaît que les bonnes vieilles recettes du SLC mais il a peur des conséquences du chômage car en SLC pour bouffer il faut avoir un job alors que le chômedu va grimper encore et encore. Cela se voit dans l’atonie de la consommation qui est pourtant le moteur de l’investissement. M-C est toujours dans la politique de l’offre si chère au SLC. Pour tenter de limiter les dégâts de la crise sanitaire sur l’économie, il balance de la dette (pas d’impôts en plus … pour le moment) : du fric pour les industries et autres secteurs SLC dans la panade et du financement du chômage partiel, un peu de dépenses écolos (bâtiment, bagnole) et de non-bétonisation, une réorientation de la production : réhabiliter le rail, produire des voitures électriques, rénover et isoler les bâtiments, changer les chaudières. C’est maigre et c’est peu engager l’avenir car, par exemple, la filière batteries électriques est déjà condamnée par celle de l’hydrogène. En outre, on se mettrait dans les pattes de la Chine qui en est le 1er producteur mondial et des pays producteurs de « terres rares ». Tout le secteur coopératif, mutualiste, associatif, artisanal, de l’agriculture bio et des circuits courts est sous-estimé, comme, du reste, la médecine de ville. Mac-Tron espère que le grand emprunt européen de 750 milliards (pour lequel la France engage sa responsabilité de remboursement à plus du double de ce qu’elle va recevoir [40 milliards] et dont les 1ers fonds seront versés après la bataille à la mi-2021) pourra être remboursé par de nouvelles ressources : taxe carbone aux frontières européennes, taxe sur les transactions financières, taxes sur les GAFA … Eh bien, vu l’état de l’UE comme cohue de nationalismes en compétition pour leurs avantages compétitifs, je doute fort que ces ressources naissent : opposition du charbon polonais, opposition de l’Allemagne et de ses amis d’Europe du Nord sur la taxation des boîtes américaines de peur d’une rétorsion US, opposition des PECOs qui tiennent à l’OTAN US. Donc, en réalité, la France a augmenté sa dette publique de 80 milliards. Mais, quand il faudra rembourser, Mac-Tron ne sera plus là … A bas le futur, vive la débrouille à court terme au moins jusqu’en 2022. Après, ça va douiller, notamment pour les retraités qui sont les seuls à avoir été épargnés pour l’instant. Et Mac-Tron joue aux chaises fiscales en reportant sur la dette sociale le maximum des engagements de sa politique. Donc, dans pas longtemps, on verra exploser les cotisations sociales pour éponger des dettes publiques mais socialisées de façon indue. Faire de la politique à la Mac-Tron, c’est être fiscariote et court-termiste. Mais on attend le sauveur Bayrou (de secours) au commissariat au plan. En attendant, M-C a mis la pédale douce sur les réformes des pensions et de l’assurance-chômage. Ce n’est pas le moment de charger la barque et de ressusciter des mouvements sociaux.
Sur le plan administratif, Mac-Tron reprend en main les hauts fonctionnaires (valse actuelle de 60 nominations) en nommant des missi dominici (qui dominent ici) à sa botte prétorienne. Car figures-vous que même un lider maximo ne peut tout faire lui-même : il lui faut des relais obéissants et placés sur la même ligne idéologique pour exécuter ses volitions. Mac-Tron tient le discours de la décentralisation vers les collectivités locales. En fait, ce n’est que de la déconcentration du pouvoir d’Etat comme le droit qui vient d’être donné aux préfets de légiférer sur le port du masque, ce qui avait été refusé aux mairies par les tribunaux administratifs, le Conseil d’Etat et les préfets ! Mac-Tron tient à conserver l’intégralité des pouvoirs qu’il détient quitte à nous bercer de belles paroles d’association des corps intermédiaires et des collectivités locales.
Pour l’instant, les Francaouis ont l’air énamourés par Casse-Tête et M-C a retrouvé 50 % d’opinions favorables. Pourvu que ça doure comme disait Mme Laetitia, la mère de La Paille Au nez Buonaparte.

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