les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

Archive pour la catégorie 'politique'

Homard m’a tué a rugy le ministre

Posté : 13 juillet, 2019 @ 10:55 dans politique | Commentaires fermés

La ripoublique macronienne est décidément exemplaire… des « errements » du passé. Le-ci-devant prince de Rugy s‘est cru revenu à Versaiiles et à ses fastes quand le peuple crevait de faim. Il tenait table ouverte à l’hôtel de Lassay, la résidence du président de l’Assemblée nationale : homard, caviar, grands crus et tout le toutim. « En même temps », Rugy (je dois rappeler aux journaleux qu’on ne met le de que quand il y a avant le prénom, le titre ou monsieur) serrait le kiki aux députés en bon père la rigueur plus sot que clément. Faites, ce que je dis, pas ce que je fais est un grand leitmotiv des puissants. Rugy, assisté de sa nouvelle épouse, née Serval (le serval, c’est plus mignon qu’un lion), journaliste people, tenait des soirées de Gala aux frais de la princesse, cette si bonne fille de république représentative et démocratique (pas populaire, ce qui serait redondant). C’étaient des dîners de travail avec des invités de la société civile a rétorqué le ministre adepte de la biodiversité sauf sans doute pour les homards. Du reste, je n’aime pas le homard ou les fruits de mer car j’y suis allergique. Dans ce cas, il vaut mieux dire que ce sont eux qui ne vous aiment pas. Gageons cependant que Mme Serval de Rugy invitait des copains à elle, ce qui a dû donner un panachage amusant. Signalons à cette dame qu’elle doit, en bonne langue française, se faire appeler Serval-Rugy et non ce qu’elle prétend. C’est fou cet attrait des roturiers pour la particule et en acceptant cette entorse au bon langage, l’écolo-ministre s’est montré plus fort de la particule que de la partie tête. Je passe sur les autres gâteries que Mediapart nous distille afin de faire du buzz et de faire en sorte que Rugy s’enfonce comme une mouche engluée dans le bocal de confiture.
Aussitôt le pouvoir a réagi pour sauver le soldat Rugy. Il fait faire des enquêtes avec diligence comme sous Louis XIV. Par qui ? Par des organes du pouvoir… C’est un grand classique francaoui : l’auto contrôle services de l’Etat par des services qui en dépendent directement. Il est ainsi prouvé que nos excellences n’ont toujours pas compris qu’un self-control ne valait rien comme dans le cas de l’IGPN, service de police qui enquête sur la police ! Et comme pour la Justice dont on attend toujours qu’elle commence les procédures contre le maréchal Ferrand ou Bayrou (de secours). C’est que les procs sont nommés par le pouvoir qui sélectionne les plus compatibles avec lui. Rappelons que sous Vichy un seul (vous avez bien lu) a refus de prêter serment au maréchal Putain. Si vous voulez un peu plus de justice, surtout ne saisissez pas un proc mais portez-vous partie civile auprès d’un juge d’instruction.
Cette nouvelle affaire issue de LREM est une bonne illustration de mon PQ sur les Narcisse dont le ci-devant baron (de la macronie peinte en vert) de Rugy fait partie. La girouette (dont on sait depuis Edgar Faure que ce n’est pas elle qui tourne mais le vent) Rugy a enfin trouvé sa voie : être ministre d’Etat après avoir sévi dans les groupuscules écolos. Gageons qu’il va bien défendre l’écologie contre les lobbys en tout genre si attachés au SLC comme la FNSEA ou les chasseurs. C’est pourquoi, après avoir cru à la chouette de Minerve chez Mac-Tron, la Hulotte avait claqué la porte après avoir compris que l’écologie pour le Zident n’était pas si chouette. Ce fut la chance de M. de Rugy qui s’en trouva bombardé écolo en grand chef et qu’enfin Pascal devint député européen au nom du WWF.
Cette lamentable histoire aura une fois de plus montré que la coupure nous, les puissants, les notables, eux les sans-grade est la véritable césure sociale ; pas celle entre les progressistes et les conservateurs ou la pantomime gôche/droite dans les partis.

Les Narcisse comme Mac-Tron

Posté : 11 juillet, 2019 @ 10:38 dans politique | Commentaires fermés

Marie-France Hirigoyen, spécialiste du harcèlement notamment au travail, vient de nous gratifier d’un bon livre sur les Narcisse qui actuellement font la pluie et le beau temps dans le monde du SLC. Certes, il y a plusieurs types de Narcisse, notamment « le grandiose » car mégalomane illustré par la figure de Trump ou du quasiment pervers car séducteur à des fins personnelles et rusées comme Mac-Tron. Ces Narcisse peuplent le monde économique et encore plus celui de la politique ou celui des médias et du spectacle. Ils donnent le la de la bienséance et du succès et sont source d’imitation et de « followers » admiratifs. Quoique divers, ils ont des caractéristiques communes. Ils sont sans vergogne, sans honte, ils visent la réussite exceptionnelle à afficher partout, ils n’hésitent pas à écraser les autres, notamment leurs rivaux, pour se hisser au premier plan, ils s’entourent d’une cour de partisans et soutiens béats, ils sont largement des « people » dont l’image fourmille dans les médias, ils n’hésitent pas à mentir et à enjoliver leur parcours et même leur CV, ils se croient au-dessus des autres et méritants bien plus qu’eux… les plus dangereux sont évidemment ceux qui avancent masqués en se montrant affables, séduisants, serviables alors qu’ils ne sont au service que d’eux-mêmes et de leur image. Ils ont besoin que leur entourage et au-delà leur renvoie la belle image qu’ils ont d’eux sinon leur amour-propre en prend un coup déstabilisant. Rappelons ici l’apport de Rousseau (qu’Hirigoyen ne cite pas) qui distinguait entre l’amour de soi (qu’aujourd’hui on nomme plutôt estime de soi) et qui est parfaitement naturelle car liée à l’individuation de chacun, à son identité, à son désir de « persévérer dans son être » (Spinoza) et l’amour propre qui était d’avoir la reconnaissance des autres comme légitimant les prétentions du Narcisse. Rappelons Freud pour lequel le psychisme inconscient s’articulait entre le ça, siège des pulsions, le moi, ressort de la personnalité individuelle qui peut s’identifier à une figure extérieure en tant qu’idéal du moi supérieur au moi idéal spécifique du sujet, et le surmoi, système des interdits en provenance de la société et incorporés. Freud soulignait que le narcissisme était en quelque sorte naturel car il provenait du fantasme de toute-puissance du Bébé (quand il pleure, ses parents accourent ce qui lui donne l’impression qu’il les domine). Eh bien nos Narcisse modernes n’ont tout simplement pas de surmoi (tout est permis si Dieu n’existe pas, disait Ivan Karamazov) ni pour beaucoup d’idéal du moi car leur moi propre phagocyte tout sur le soi. Le Narcisse a aussi tendance à faire s’estomper la relation sujet/objet, intérieur/extérieur en ramenant tout à lui seul ; sa relation « libidinale » à l’objet est purement instrumentale et utilitaire, y compris quand l’objet est une personne ce qui en fait des Don Juan affichant leurs trophées féminins. Il n’y a plus « de soi-même comme un autre » (Paul Ricoeur, le soi-disant mentor de Mac-Tron, sûrement en tant qu’idéal du moi provisoire après qu’il a été recalé deux fois à Normale Sup) mais l’autre assimilé à soi-même. Certes, il y a chez tout chacun un Narcisse normal, celui issu de la toute petite enfance, mais ce qui prédomine aujourd’hui, c’est le Narcisse en quelque sorte pathologique, démagogue, manipulateur, mégalo ou paranoïaque, souvent pervers car faisant tout pour leurrer les autres et les dominer tout en faisant semblant de les considérer. Pour faire cela, être jeune, beau, cultivé, beau parleur… est naturellement un avantage et ce sont des qualités favorisées par le SLC.
M-F Hirigoyen rappelle que les narcisse outranciers ont pu le devenir par suite de blessures narcissiques subies dès la petite enfance et après lors des situations de relation. Les Narcisse veulent souvent se venger, en les effaçant par le succès, desdites blessures narcissiques. Celles-ci proviennent souvent de l’écart vécu entre la position d’enfant-roi dans la famille et l’arrivée dans le monde extérieur relationnel et rival. Mais Mme Hirigoyen ne se contente pas de cette approche psychologisante et intersubjective si répandue aux USA (où la psychanalyse a été jetée aux oubliettes) où la psychologie sert à adapter les gens au monde extérieur et non à développer leur moi propre et leur maturité et leur autonomie. Elle rapproche l’expansion moderne du narcissisme de la culture globale impulsée par le SLC qui en constitue le terreau et l’engrais.
La culture du SLC prédispose au narcissisme. Elle a comme traits caractéristiques : individualisme, compétition, performance et réussite, consumérisme qui plus est ostentatoire, égoïsme, matérialisme hédoniste. Elle repose sur la responsabilité purement individuelle et l’atomisme social en excluant toute détermination par les structures sociales. Elle favorise le court-terme, le spectacle, l’image, l’affichage du moi-je. Elle a inversé la problématique de la rationalité instrumentale de Weber, celle qui signifiait l’adéquation des moyens aux fins poursuivies, à la place on a la recherche de nouveaux buts pour employer rentablement les moyens existants. Les moyens deviennent donc supérieurs aux finalités. Elle développe une logique purement comptable, quantitative, gestionnaire éliminant toutes les dimensions qualitatives, psychologiques, sociales, environnementales de la prétendue efficacité affichée pour « moderniser ». Dans ce cadre orientant les mentalités collectives, la « personnalité de base », les « patterns » de conduite attendue dans l’exercice des rôles sociaux, il n’est pas étonnant que toute le monde soit peu ou prou narcissique. Cependant, certains le sont bien davantage que d’autres et remportent la mise contre eux qui font la grande majorité des populations. Ils sont en fait parfaitement favorisés par les logiques d’action et les cadres sociaux du SLC. Celui-ci a fait disparaître tous les interdits au nom des droits subjectifs des individus et des communautés en tout genre. Dès lors, tout est permis à qui sait mener sa barque et a des ambitions à la Rastignac. Dépourvu de tout scrupule, sans convictions, ni morale, sans surmoi, le narcissique doué et disposant de moyens plus que les autres (dont son éducation, son milieu social) fait merveille dans le monde de la performance et de l’efficacité comptables. Prenons l’exemple de ce qui se passe dans les sphères économiques ou financières et politiques.
Pour celles-ci, ce qui compte c’est l’argent et la croissance, ce que j’ai déjà montré dans d’autres textes. Par exemple, il s’agit de faire grandir la part du résultat attribué aux actionnaires (« la valeur actionnariale »), ce qui passe naturellement par l’accroissement du résultat par tous les moyens y compris la fraude (voir les affaires Enron, Parmalat…) ou l’endettement pour rachat des concurrents (voir Jean-Marie Messier de Vivendi, dit J6M). Car l’efficacité n’est que celle affichée par la comptabilité, laquelle peut être truquée ou gonflée. Pour ce faire, il faut des Machiavel capables de tout et pervers : ruser, manipuler, instrumentaliser les autres comme marchepieds, faire de l’esbroufe et du vent, être audacieux pour faire des montages olé olé mais juteux s’ils réussissent, se constituer un réseau de fidèles soutiens, se faire connaître et tenir le haut du pavé… Pour celles-ci, ce qui compte c’est l’argent et la croissance, ce que j’ai déjà montré dans d’autres textes. Par exemple, il s’agit de faire grandir la part du résultat attribué aux actionnaires (« la valeur actionnariale »), ce qui passe naturellement par l’accroissement du résultat par tous les moyens y compris la fraude (voir les affaires Enron, Parmalat…) ou l’endettement pour rachat des concurrents (voir Jean-Marie Messier de Vivendi, dit J6M). Car l’efficacité n’est que celle affichée par la comptabilité, laquelle peut être truquée ou gonflée. Pour ce faire, il faut des Machiavel capables de tout : ruser, manipuler, instrumentaliser les autres comme marchepieds, faire de l’esbroufe et du vent, être audacieux pour faire des montages olé olé mais juteux s’ils réussissent, se constituer un réseau de fidèles soutiens, se faire connaître et tenir le haut du pavé, dénigrer les rivaux et bien mentir ou tromper… Ces Narcisse peuvent être aisément recrutés par un alter ego de rang N+1. Ils sont en phase et cela présente un avantage : si le Narcisse N réussit une opération audacieuse et juteuse, c’est N+1 qui en tirera la gloire mais s’il échoue, c’est bien N qui payera les pots cassés. Rappelons-nous le bon mot de Foch : je ne sais pas qui a remporté la victoire de la Marne, mais je sais qui l’aurait perdue. Cela marche aussi avec un N+1 non narcissique, du moins au stade du narcissisme commun à tous dans la culture SLC. Le problème reste que se débarrasser d’un Narcisse est plutôt difficile car il a su se constituer un bon réseau de soutien et car il n’hésitera pas à dénigrer les responsables de son éviction. C’est devenu très facile avec les réseaux sociaux où tout le monde peut se faire des amis (fictifs) et répandre son fiel et son ressentiment sur la place publique. Le Narcisse a su s’entourer d’une cour d’admirateurs bien qu’il soit pingre en reconnaissance des services rendus parce qu’il veut faire croire que la réussite ne vient que de lui. Victime d’un retour de flamme comme M. Ghosn ou Messier, le Narcisse sait souvent rebondir ailleurs car ses qualités propices au SLC sont méritoires et parce qu’il dispose de son réseau de relations. Il faut un revers plein de honte sociale pour que le Narcisse finisse par comprendre les ressorts de sa chute ; par exemple comme M. Cahuzac et finisse dans les poubelles de l’Histoire. Mais, naturellement, tout Narcisse en haut du pouvoir est vite remplacé par un autre qui piaffait déjà d’impatience. Ce qui fait que l’amicale des Narcisse outranciers continue de tenir les manettes des pouvoirs et que le SLC perdure. Car, comme sous Vichy, le Narcisse ambitieux et manipulateur est partout.

A bas la publicité du SLC macronien (et autres communicants)

Posté : 8 juillet, 2019 @ 9:58 dans politique | Commentaires fermés

La pub est une des armes de destruction massive du SLC car elle amène des foultitudes de phénomènes nuisibles au lien social et néfastes pour la planète et la bonne vie des terriens. La pub pollue et détruit les ressources naturelles : prospectus dans les boîtes aux lettres, doublement du volume des magazines par les pages qui lui sont consacrées, nuisances visuelles dans les villes et leurs voies d’accès par les panneaux publicitaires qui, en outre, détournent l’attention et peuvent ainsi créer des accidents. C’est un gaspillage éhonté des forêts pour produire du papier à la fois inutile et aux effets pervers. La pub mise dans les boites aux lettres, déployée à une échelle industrielle dans les médias nuit à la liberté des personnes et dévore leur temps disponible.
Mais les dégâts de la pub ne sont pas, loin de là, que matériels. Elle impulse la culture SLC à base d’individualisme et de narcissisme pathologique. Car elle pousse à la consommation et au gaspillage et cela de plusieurs façons. Pour la seule consommation comme moyen d’accéder au prétendu bien-être elle encourage la malbouffe, elle favorise les achats inutiles, notamment de gadgets, elle facilite les ventes associées à l’obsolescence programmée. En effet, la rentabilité du SLC réside dans la profusion des ventes afin de réaliser la valeur des produits dont la valeur sans vente n’est que « puissancielle » (Proudhon). Elle aide à diffuser les produits de mauvaise qualité à renouveler souvent au détriment des biens durables et souvent esthétiques. Elle stimule la vente de produits nocifs et bourrés de chimie, voire même contrefaits. Elle encourage donc un matérialisme hédoniste, qui plus est sans qualité, ce qui favorise au passage le court terme et l’éphémère. Sur un versant sociologique, la pub incite à l’esprit de consumérisme individuel comme compensation des frustrations, ce qui évidemment ne marche que pour ceux qui ont les moyens de consommer et amène chez les autres, bien plus nombreux, ressentiment voire révolte.
La pub amène d’énormes dégâts économiques. Elle renchérit le prix des produits puisque ses dépenses sont incorporées dans le coût de revient. Elle empêche l’arrivée de nouveaux compétiteurs qui n’ont pas les moyens financiers de la payer afin de se faire connaître. C’est donc une barrière à l’entrée qui déséquilibre la concurrence tant vantée par ailleurs par les partisans du SLC. Les coûts de ses nuisances sont répercutés dans les prix et externalisés chez les consommateurs. Les ressources fiscales sont diminuées car ses dépenses sont imputées au compte d’exploitation dont elles diminuent le résultat et par suite les bénéfices imposables au titre de l’impôt sur les sociétés. Les consommateurs la payent donc deux fois : en tant qu’acheteurs et comme contribuables. Elle favorise les boîtes du genre GAFAM (qui en outre font de l’optimisation fiscale sans vergogne) qui en vivent : les utilisateurs des réseaux sociaux croient le service gratuit alors qu’il n’en est rien puisque leurs données sont vendues aux publicitaires et aux firmes et puisque leurs écrans sont truffés de pub payante. De même les médias privés attirent le client pour avoir des pubs grassement rétribuées en fonction de leur audience, ce qui, cela dit au passage, entraîne la téléréalité et toutes les émissions de distraction sans intérêt et abrutissantes. La pub fait la promotion des « winners » jeunes beaux, riches et le plus souvent blancos » comme disait Valls et suscite l’imitation des classes supérieures par des gens éblouis par leur mode de vie ; cette imitation conduit au surendettement par le crédit et, bien souvent à l’envie comme sentiment destructeur. Et cela parce que les producteurs SLC ont besoin de vendre le plus possible pour maximiser leur profit. Ce qui impulse une croissance à l’infini dont on sait qu’elle détruit la planète. La pub crée toute une caste de nullités qui se prennent pour des génies et qui méprisent les gens en leur donnant des attrape-couillons. Elle nourrit une profusion de « bullshit » jobs (boulots de merde décrits par Graeber)) inutiles car ils émargent sur la plus-value collective de la population productive (et c’est pourtant compté dans le PIB comme plus alors qu’il s’agit d’un moins prélevé sur la production) et souvent mauvais car sans grand intérêt sauf pour les manipulateurs d’opinion qui y trouvent la satisfaction de leur narcissisme. Ces jobs sont par ailleurs les colporteurs de la culture SLC et leurs occupants sont des fermes soutiens du système qui les crée et les nourrit. Ces gens-là sont les facilitateurs du gaspillage généralisé dans les économies capitalistes.
Sur le plan psychosociologique la culture véhiculée par la pub a de redoutables effets néfastes tant sur les conduites des personnes que sur le lien social. Elle donne le la de la consommation souhaitable et normale en affichant celles des « winners » comme modèle dominant issu des classe supérieures qui, du coup, s’en trouvent légitimées puisque ce qu’elles font est présenté comme le must. Elle encourage la compétition et l’individualisme narcissique par la consommation ostentatoire déjà critiquée par Veblen years ago. Elle porte donc la culture darwinienne du SLC comme la nuée l’orage. Elle désigne la richesse des consommations comme le signe du grand mérite des winners, ce qui en creux fait des pauvres des losers coupables de leurs insuffisances et devant leur pauvreté à leur irresponsabilité individuelle. Elle coupe et oppose la population en deux : nous, les bons méritants leurs avoirs et leur style de vie, eux, les mauvais qui n’ont ni su ni voulu faire partie des gagnant. Elle entretient une coupure entre les heureux élus qui son affichés, comme notamment les « people », et les autres réduits à l’envie, à la frustration et au ressentiment. La pub a cassé la différence essentielle entre le besoin qui est normal et doit être satisfait, qui est fixé par son objet et son utilité, et le désir qu’elle fait devenir insatiable et sans relation avec les objets nécessaires et utiles à la bonne vie. Elle conduit à une course sans fin car le désir est illimité. Elle transforme la société en spectacle éphémère et fait qu’il n’y a plus de différence entre le réel et le fictif, entre le faisable et souhaitable, d’un côté, et ce qui est exigé par la norme sociale consumériste de l’autre. Naturellement, comme son fondement culturel SLC, elle propage l’individualisme et casse toutes les solidarités, les différentes strates de population s’épuisant à se jalouser les unes et les autres en visant toujours d’abord la strate juste au-dessus d’elles.
La pub est un secteur de manipulation cachée des mentalités en vue d’un consumérisme échevelé. Il s’y trouve des « hidden persuaders » destinés à jouer sur notre inconscient via des images subliminales pour nous faire acheter encore et encore. Les supermarchés diffusent des musiques et des odeurs attrayantes pour faire consommer par des impulsions d’achat liées à un bien-être momentané. La pub s’empare des instincts les plus primaires flattés en douce pour vendre par exemple en associant une photo de bimbo avec une belle bagnole ; elle utilise la disparition des interdits amenée par la culture SLCL qui a fait disparaître tout surmoi au profit de personnalités narcissiques et souvent perverses. Elle se montre machiste, sexiste, ce qui entretient les discriminations de genre. La pub utilise la culture SLC de l’enfant-roi pour influencer les gosses qui veulent imiter les gamins vus à la tété afin qu’ils poussent leurs parents à acheter tout et n’importe quoi, notamment des vêtements à la mode, des sucreries, des gâteries à l’origine d’une compétition dans les écoles, de harcèlement des out, de l’obésité précoce. Cela fait des enfants des champions de l’éphémère, de la rivalité dans le paraître, de la consommation inutile et dangereuse. Et il faut bien voir que la pub n’est pas une information comme le prétendent les pubards mais une incitation souvent mensongère à la consommation superfétatoire et nuisible.
Ces maux (économiques, politiques, culturels, psychosociologiques, médicaux…) sont connus sans doute depuis longtemps et on en peut que se demander pourquoi les politiciens n’y mettent pas fin. La réponse est qu’ils sont eux-mêmes des chauds partisans du SLC et de sa supposée croissance dont les extériorités négatives sont toujours payées par la population et jamais par les offreurs de produits, les publicitaires et les politicards ; que la croissance est nécessaire pour augmenter la taille du gâteau et la part de chacun sans modifier les règles de sa répartition. Et pourtant ce serait facile de rogner les ailes de la pub qui, comme l’albatros, ne cesse de voler (dans les deux sens du terme) :
1) Interdire les panneaux publicitaires, les néons (consommation d’énergie et pollution lumineuse nuisible notamment aux animaux nocturnes), les prospectus dans les boîtes aux lettres
2) Créer un organisme public multipartite et indépendant pour vérifier le contenu des publicités à tout point de vue (mensonge, tromperie, incitation dangereuse…) et pénaliser les contrevenants
3) Et surtout extraire la pub du compte d’exploitation et obliger les firmes à la payer sur les bénéfices après impôt. Cela améliorera les finances publiques et diminuer les prix. C’est faisable car l’UE exige l’unanimité pour les décisions fiscales communes et laisse une totale liberté aux Etats pour le reste. Ce qui nous vaut d’ailleurs le dumping fiscal pratiqué avec bonheur par l’Irlande, les Pays-Bas, etc. et source de l’optimisation fiscale si chère à AMAZON.
Qu’en dites vous M. Mac-Tron ?

Les contradictions du système libéralo-capitaliste (SLC) si cher à Mac-Tron

Posté : 6 juillet, 2019 @ 10:21 dans politique | Commentaires fermés

Le SLC et son fondement, le libéralisme, sont pleins de contradictions qui les minent et font qu’ils sont à bout de souffle au moment même où Mac-Tron veut les installer à fond en France. La contradiction majeure réside dans le « gap » énorme entre, d’un côté les promesses et le valeurs du SLC et, de l’autre, la réalité observable. Il faudra naturellement examiner les rasions de cet écart qui plus est grandissant.
1) Les promesses. L’inconvénient des promesses est qu’elles sont vérifiables ; d’où l’avantage des religions qui, plus malignes, promettent le bonheur dans l’autre monde :
• Le SLC promet la croissance, l’augmentation du gâteau (sans modifier les règles de sa répartition), la consommation et l’accès ainsi au bien-être par l’obtention par chacun des moyens de la bonne vie (consumérisme hédoniste). Le SLC consacre le mythe du progrès qui fait que la vie s’améliore et que les descendants auront une vie meilleure que leurs parents. Rappelons que la croissance incessante est la point de convergence entre capitalistes (accumulation d’actifs et de profits) et les politiciens (moins de chômage). Le SLC va assurer la sécurité matérielle de tous et réduire les inégalités et la précarité en offrant une base minimale de biens souhaitables à tout un chacun. Cela, c’est le versant économique du SLC, notamment en promettant la promotion sociale des générations. Le SLC nous dit aussi que grâce aux machines assurant l’amélioration de la productivité du travail, ce dernier deviendra de moins en moins pénible car le libre-échange et la concurrence conduiront au progrès des techniques de production et à la libre circulation des produits du monde entier. En outre, les produits deviendront moins chers, ce qui augmentera le pouvoir d’achat et l’accès à tous les biens désirables.
• Sur le versant politique, issu du libéralisme, le SLC promet la démocratie, à savoir que par un système de représentation équilibré de la population, les décisions seront légitimes et orientées vers l’intérêt général. L’Etat y défend le bien commun, assure la sécurité et la paix civile, l’équité des règles de droit et le primat de la loi générale sur les intérêts particuliers. L’Etat de droit est une promesse politique assurant l’unification du corps politique dans un destin commun collectivement et égalitairement voulu et établi quant à ses fins.
• Sur le plan juridique, le SLC de philosophie libérale, promet l’égalité en droit de tous, la liberté de se réaliser, l’extension de la propriété comme moyen de la liberté et d’accomplissement personnel. Comme le politique, le droit d’être neutre vis-à-vis des convictions de chacun ou de chaque groupement sociétal ; le pluralisme y est garanti sous réserve du maintien de l’ordre public et de la cohésion sociale. Le droit y est « négatif » au sens où tout ce qui n’est pas interdit par les règles collectives est autorisé. Le droit y est « subjectif » car fondé sur les libertés individuelles contre la toute-puissance de l’Etat et des monopoles économiques ou culturels ou cultuels. La devise juridico-politique du SLC est : liberté, égalité, propriété (à quoi Marx ajoute : et Bentham, l’utilitariste).
• Sur le côté culturel, le SLC assume le pluralisme des cultures et des communautés, de même que leur égal respect et leur égal accès à la mise en débat politique et à la prise de décision.

2) Les valeurs du SLC. Celui-ci promeut l’individualisme atomistique, notamment en ce qui concerne les libertés et les droits subjectifs ; ce qui l’amène à une profusion incessante de lois en tout genre pour répondre aux demandes, notamment culturelles et sociétales, des individus via les regroupements identitaires où ils s’unissent pour les faire valoir. Il monte en épingle la compétition entre acteurs ou individus comme ressort de dynamisme social et économique ou culturel. Il porte la réussite individuelle au pinacle comme dépassement de soi, auto-réalisation, principe de légitimité. Chacun doit avoir la jouissance de tout ce qu’il a acquis par son travail, à commencer par ses propriétés. Le SLC pousse en avant le bonheur matériel, le consumérisme, l’hédonisme en ce bas monde. Profitez, profitez, Dieu reconnaîtra les siens. L’avoir y supplante l’être, l’objet y remplace la signification, le besoin de sens de la vie se voit substituer l’ostentation des biens possédés. La valeur de chacun est mesurée socialement à l’aune de sa réussite matérielle qui est, qui plus est chez les calvinistes, la preuve de sa prédestination au paradis. La valeur princeps est la liberté qui du reste, grâce à la main invisible du marché et à la concurrence « libre et non faussée », amènera l’égalisation des conditions. Soulignons que l’égalité est comprise avant tout comme égalité des chances. La responsabilité individuelle est sanctifiée. Les valeurs collectives comme la solidarité passe au second plan. L’immédiateté est préférée au long terme. Le respect est dû aux individus et aux groupements qu’ils forment. Chacun est censé viser son accomplissement personnel, être « entrepreneur de soi-même. Le SLC, donc, contient bel et bien une morale même s’il se dit neutre par rapport à toute conception du monde…
3) La réalité constatée est bien loin des promesses annoncées suivant la méthode Pangloss : tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
• La démocratie politique a été captée par les puissances économiques dont les politiciens sont devenus les fondés de pouvoir. Et cela pour plusieurs raisons. Pour mener campagne, notamment via les moyens modernes de communication, il faut « un pognon de dingue ». Qui peut l’apporter aux candidats et aux partis ? Naturellement les puissances d’argent avec, en outre, l’appui des médias qu’elles détiennent. De plus, une collusion entre elles et les politiciens a fait que se pratiquent à fond les « portes tournantes » entre fonctions politiques, de haute administration et dans les affaires, souvent bancaires ; comme cela, les affairistes peuvent acheter les politiciens et cela sans corruption parce qu’avec ce système elle se trouve institutionnalisée. En outre, les futurs politiciens ont sucé le lait idéologique et culturel du SLC lors de leurs études dans « les séminaires de l’aristocratie » (Proudhon). Pour eux, il faut servir le kapital et le marché car il produit spontanément l’optimum économique démontré par la science économique « normale » et mainstream. Ce sont en fait les politiciens qui ont installé une législation dérégulatrice en faveur du libre-échange concurrentiel sans règles ou presque. Ils ont pensé que c’était le meilleur moyen de croissance et de lutte contre le chômage via la politique de l’offre et la détaxation du kapital qui ensuite fait ruisseler la richesse sur tout le monde. La démocratie représentative n’est plus qu’un voile qu’il convient de conserver au maximum pour cacher les vrais détenteurs du pouvoir politique et faire accroire que le pouvoir légalement élu est légitime bien qu’il favorise des intérêts particuliers au lieu du bien commun. Dans ce cadre, la centralisation politique et la technocratie sont bien commodes car il suffit de circonvenir les hauts détenteurs du pouvoir pou avoir toutes les lois souhaitables. La souveraineté a donc été privatisée tout en demeurant nécessaire pour bénéficier de la toute-puissance des politiques sur le territoire national. Lesquels ont le double monopole de l’émission des lois et de « la violence légitime ».
• Le droit est devenu procédural au lieu de substantiel, ce qui signifie qu’on laisse agir les affairistes et qu’on ne les attaque qu’ensuite quand ils ont commis des grosses infractions ou des catastrophes en se contentant d’indemniser les victimes actuelles sans tenir compte des lointaines ni des générations futures. Le droit a été balkanisé en droits subjectifs ou communautaires afin de compenser les dégâts économiques par des satisfactions sociétales. Ce qui a naturellement renforcé l’atomisation de la société en individus ou sa molécularisation en groupements. C’est à al fois une conséquence et sans doute un projet des pro SLC car dans la division à l’infini du corps social ils peuvent régner.
• Les inégalités, la précarité, la pauvreté sont devenus astronomiques (les 1 % les plus riches contre les 99 % autres). Cependant, il faut reconnaître que la taille du gâteau mondial a été accrue, que la faim a reculé et que l’extrême pauvreté a baissé. Mais sa répartition est de plus en plus déséquilibrée tant entre les pays (les gagnants sont les USA, la Chine, l’Allemagne, les pays pétroliers) qu’entre les populations : mort de la classe moyenne en Occident, pauvreté accrue pour les moins qualifiés, classe de super riches. Sauf, par exemple en Chine (et quelques autres pays émergents ») où une grande classe moyenne est apparue. Cela risque de ne pas durer par suite de la guerre économique qui se développe partout, notamment entre pays de l’UE, par suite de la désertification, de la raréfaction des ressources, de la montée de la population. Il faut dire aussi que tout dépend de comment on calcule les progrès. Par exemple, il y a eu une vertigineuse augmentation du seuil d’extrême pauvreté dans le monde : il est passé de 1 dollar par jour à 1,25 !
• La planète a été ravagée (réchauffement climatique, diversité des espèces, désertification, baisse des ressources en eau potable et halieutiques…). Et si on laisse continuer le SLC, la phynance, les pétroliers, etc. Cela ne devrait pas changer. Car cela suppose que le politique se sépare enfin des puissances économiques et change de logiciel culturel.
• L’écart entre les promesses et les situations a suscité de plus en plus de ressentiment, de l’envie généralisée par rapport à l’ostentation de la richesse d’une maigre minorité (via la publicité, notamment), des partis populistes réactionnaires, une énorme abstention aux élections, des incivilités, des attaques contre les biens publics et leur personnel et même du terrorisme car certains, non reconnus, exclus, méprisés, sans espoir ont préféré donner un sens à leur mort plutôt que de ne pas en avoir pour leur vie. Le SLC a détruit la promotion et la protection sociales, annihilé la solidarité en recréant les conditions de la guerre de tous contre tous (compétition darwinienne, non-récompense du travail, anomie sociale…), créé des ghettos communautaires hostiles les uns aux autres, détruit les cadres de vie et de sociabilité. Bref, il a tué un besoin essentiel des hommes : l’espérance, qui n’est pas une vertu théologale par hasard. Il a donc zigouillé l’avenir et ridiculisé le progrès auquel on a bien du mal à croire.
• Le travail demeure toujours hyper exploité. Si beaucoup de tâches physiques ont été supprimées grâce à l’évolution technique, cela a été remplacé par une intense pression productiviste et la mise en compétition des salariés : le résultat est un stress grandissant, des burn -out, des troubles musculo-squelettiques, des suicides par suite de sentiments d’incapacité à atteindre les objectifs requis ou mises au placard. Il y a de plus maints emplois inférieurs au niveau de formation de ceux qui les occupent et une profusion de « bullshit jobs » sans signification ni utilité sociale. De façon générale la charge mentale s’est massivement accrue, notamment via les PC et autres smartphones qui permettent aux employeurs de poursuivre les salariés à tout moment. En outre, dans les services, notamment à la personne, il y a un salariat précaire et sous payé. Et que dire des travailleurs sans aucune garantie car ubérisés ?
4) Les causes essentielles de cet immense abysse entre les promesses et les réalités sont, cela dit à titre non exhaustif :
• La mise en concurrence sauvage et illimitée au niveau mondial des pays, des modèles sociaux et naturellement des travailleurs de la planète tout entière. Il s’agit d’une course permanente au moins-disant qui entraîne délocalisations et achats low cost, saucissonnage de la chaîne de valeurs afin de faire augmenter les profits et compenser les pertes de pouvoir d’achat dues au chômage et au sous-emploi, dues à la baisse des salaires liées à l’armée industrielle de réserve de travailleurs sans défense car les syndicats et le droit social ont été laminés.
• Les vices structurels de la démocratie représentative, vices dont j’ai déjà parlé dans maints articles et, notamment dans mon livre : « Agir ensemble dans un monde partagé ». Le vice principal est l’atomisme individualiste de la représentation fondée sur le vote individuel. Les groupes sociaux de la société civile et leurs intérêts sont laissés de côté et ne sont, ni mis en expression, ni débattus, ni représentés. Cela ne peut être corrigé que par un système électoral fondé sur le fédéralisme associant tous les groupements à la fonction politique et allant de la base vers le sommet. De plus, le politique a été séparé de la société civile et de ses acteurs groupaux et mis en surplomb comme décideur unique, supérieur et extérieur à la société. Certes, les politiciens ont des relais et ils les écoutent (pas beaucoup Mac-Tron) mais ils conservent le monopole de la décision. C’est ce qui a permis, le coût des campagnes aidant et via le primat des partis pour sélectionner les candidatures, la captation du politique par l’économique.
• Le SLC n’a installé que des droits théoriques et formels, des droits de et non des droits à (par exemple le droit de se loger ou de travailler et non le droit au logement ou au travail). Or la liberté réelle ne peut s’exercer que si l’on dispose effectivement des moyens de le faire, à commencer par la fameuse égalité des chances. C’est ce qu’avait commencé d’installer la protection sociale des Etats-providence après la 2ème guerre mondiale ; le SLC a fichu en l’air cette conception d’un libéralisme assis sur la « capabilité » réelle (SEN) des gens à exercer leur liberté de choix.
• Le SLC a mis en place l’atomisation des individus et la molécularisation de la société en groupements communautaires, ce qui a totalement cassé le corps social et la cohésion interne des pays. La division du travail et la spécialisation ont fait éclater le monde salarial en un archipel de groupes corporatifs. Cela a été accéléré par un diviser pour régner politique et économique afin d’éviter toute coagulation dangereuse pour le monopole du pouvoir. Pis, les communautés ont été multiplies et juxtaposées en chiens de faïence. Ce que, justement, une organisation fédérative éliminerait par mise en relation et en débat de tous les groupements. Il n’y a plus rien entre les zéros et l’infini d’un pouvoir qui, en outre, disparaît dans des méandres insondables via une organisation en réseau et en cascade de pouvoirs. Il ne peut plus y avoir de centre unifié de résistance contre le SLC.
• Le SLC a développé la publicité afin de pousser à la consommation, au gaspillage, à l’ostentation. Cela a accéléré l’individualisme mais surtout excité les frustrations par la vision de ce qu’ont et vivent les riches alors que par imitation encouragée on voudrait y accéder mais sans en avoir les moyens. Ainsi, le SLC a-t-il poussé à la frustration au ressentiment et à l’envie (détruire ce que les autres ont sans qu’on l’ait) au lieu de la jalousie (avoir ce que les autres ont). Et les groupes sociaux ont fini par s’envier les uns les autres ce qui détruit toute cohésion sociale.
• Le SLC a inversé la rationalité instrumentale chère à Weber. Pour celui-ci elle était la façon d’adapter la stratégie à la réalisation des buts. Elle est devenue le contraire : adapter les moyens existants à la définition de nouveaux buts rentables. Par exemple, les biotechnologies permettent des tas de choses ; il faut donc les marchandiser en créant ou assistant une demande comme celle d’avoir un enfant en cas de stérilité… La rationalité est devenue purement quantitative et comptable en ne s’occupant que d’efficacité et de rentabilité monétaire. Le politique, à savoir la définition des buts communs de la société et la négociation entre acteurs pour mes déterminer, est devenu la gouvernance comptable et financière à court terme. D’où le jeu des chaises fiscales mené par Mac-Tron actuellement. La rationalité transdisciplinaire, généraliste, humaniste a cédé la place à la spécialisation et à l’expertise technique. D’où le pouvoir accru des experts chez les politiques, notamment en communication et story telling. La rationalité instrumentale a intégré le relativisme pour lequel tout se vaut, ce qui a permis de justifier le communautarisme de juxtaposition des groupements, et a conduit à une conception opératoire de la formation. Il en résulte une disparition accélérée de l’esprit critique, de l’attention et de la concentration, de la continuité et de la ténacité dans l’effort de réflexion. Cela a été grandement favorisé par les réseaux sociaux où l’expression spontanée, l’exhibition, le moment remplacent la profondeur d’idées.
• La culture véhiculée par le SLC a implanté l’individualisme, le narcissisme, l’égoïsme, le « moi, je », la recherche du quart d’heure de gloire ; elle a impulsé la compétition et la comparaison avec l’autre sous forme de jalousie ou d’envie. Elle a conduit à une psychologisation des rapports sociaux au détriment de la prise en compte des structures et logiques sociales. Elle a cassé les repères et les significations, notamment pour le sens de la vie. Et cela s’est fait largement via la publicité qui affiche le bonheur, le bien-être par la consommation hédoniste, qui suscite des besoins impossibles à satisfaire par comparaison avec le mode de vie de plus riches qui y sont montés en épingle. Elle pousse à la « foule solitaire » de l’isolement de chacun dans la masse des individus. La solitude du chacun contre chacun a été facilitée par l’atomisation des structures sociales de proximité.
Elle a fait passer en premier la logique de la seule responsabilité individuelle devenue une norme sociale impérative, un appel la conformité des comportement encore plus terrible que la pression ancestrale des communautés traditionnelles. Ce qui sera encore plus aidé par la surveillance et la normalisation des comportements via les caméras de surveillance à la chinoise complétées par une banque de données sur les comportements en public et par un système de punition sociale des déviants du genre Big Brother. Cette responsabilité a des effets plus que néfastes sur les personnes. Elles sont culpabilisées en permanence (« ces utilisateurs de diesel et fumeurs de clopes »), stigmatisées pour leurs consommations déviantes et leur manque de souci de leur apparence corporelle. Quand elles se défoncent pour être à la hauteur des attentes sociales et qu’elles n’en ont aucune récompense, elles finissent par croire que leur échec vient seulement d’elles ; ce qui entraîne repli, pensées suicidaires ou refuge dans des paradis artificiels ou recherche de sécurité et de réconfort dans des communautés. Il faut être « entrepreneur de soi-même » et en cas de difficultés on fait du yoga, on consulte un psy, on se met dans un groupe d’échanges ; ou on se suicide ou on s’affiche sur Facebook qui donne une famille imaginaire à la place des relations de voisinage et de famille. Cette pression de la responsabilité est insupportable pour tous ceux qui n’ont pas les moyens de l’assumer, ce qui accentue le clivage entre eux, les bons, les winners, les nomades, les ouverts au monde, les démocrates, les progressistes et nous, les losers, sédentaires et fermés, les populistes, les conservateurs.
Voilà le monde que Mac-Tron veut installer en France et en Europe alors qu’il est déjà agonisant. Son passage aux affaires ne sera qu’une chiure de mouche sur la grande page de l’histoire.

Nouvelles du front (de plus en plus dégarni) de Mac-Tron

Posté : 2 juillet, 2019 @ 10:22 dans politique | Commentaires fermés

Afin de redonner une grande pureté à l’Allemagne (au passage on trahit l’histoire mas celle-là et le macronisme, cela fait deux car cette discipline, ainsi que la géo, est aux abonnés absents à l’ENA) on nous ressort la rengaine de la Doryphorie assassinée par le traité de Versailles en 1919, ce qui aurait amené Hitler. Donc, CQFD, la responsable du nazisme, c’est la France. Natürlich, Mac-Tron laisse dire car il n’est plus que la gauleiter franzoze de la Tudesquie.
On se voit dans l’obligation de rappeler que le traité de Versailles a été bien moins sévère que celui imposé par l’Allemagne à la Russie devenue soviétique fin 1918 à Brest-Litovsk. Que la Kaiser avait proposé la paix à la France sur la base d’une proposition de traité bien plus drastique que celui de Versailles. Qu’en fait la Doryphorie n’a payé que 20 % des 132 milliards de marks-or (valeur actuelle 510 milliards d’euros) et cela grâce aux 3 allégements décidés par les USA, que la France n’a eu que 9,5 milliards de marks-or sur les 68 prévus, que le montant des destructions et pensions de guerre pour la France s’est élevé à 25 milliards, que la charge annuelle moyenne sur le PIB allemand de l’époque n’a été que de 2,4 %. Les 132 milliards exigés ne sont jamais qu’une compensation des énormes destructions causées par les Allemands (dont la destruction de la cathédrale de Reims et de tout le Nord du pays), notamment en Belgique, pays neutre, envahi par les armées teutonnes (ce qui a causé l’entrée en guerre de la Gibbye) et dévasté et ruiné. Que, les dettes liées aux réparations ont été diminuées à 3 reprises et ont été étalées sur 70 ans (jusqu’en 1988 par le plan Young). Que les USA, où il y avait à la fois une forte population d’origine tudesque et maints sympathisants (le mafieux de père de J-F Kennedy ou Lindbergh), n’est entré en guerre qu’en 1917 (par suite d’une grosse connerie teutonne, à savoir le fait d’avoir coulé le Lusitania) et que leur armée n’a été vraiment sur le terrain qu’en avril 1918 ; ils étaient sans doute trop contents de voir la France détruite et de faire des affaires avec les konzerns allemands. Et tout cela n’est pas grand-chose quand on pense que pour la guerre de 39/45 l’Allemagne n’a pas payé un rond alors qu’elle avait obligé la France à lui verser 400 millions de francs par jour (vous avez bien lu) à titre « d’indemnité d’occupation » !
Le traité lui-même était un compromis vasouillard entre la France et les Anglo-Saxons (le revanchard Clemenceau et le révérend Wilson) et, du reste, a été rejeté par le sénat US, ce qui fait que les garanties données à la France contre une nouvelle guerre avec l’Allemagne ont été abandonnées au profit d’une pactisation des Anglo-saxons avec les Allemands (jusqu’aux accords de Munich en 1938 et l’arrivée de Churchill au pouvoir. La France a même dû envahir la Ruhr afin d’obtenir ses livraisons en charbon ! Et les Anglo-saxons ont laissé faire par Hitler tous les manquements au traité de Versailles (dont l’Anschluss avec l’Autriche et la remilitarisation).
Contrairement aux saintes écritures pro Vert-de-Grisie, Hitler vient surtout de la crise économique enclenchée après 1929 (après la création du nouveau mark anti hyper inflation en 1925) et la politique de déflation menée ensuite par les dirigeants teutons. La France s’est trouvée entre les deux guerres prise en tenaille par la montée du nazisme et l’abandon de notre pays par les Anglo-Saxons. Lesquels, du reste, se sont conduits de telle façon que Staline a fini par signer un pacte de non-agression avec l’Allemagne. Hormis les 132 milliards non payés pour l’essentiel, les sanctions contre l’Allemagne furent modérées : perte de ses colonies (dont la Namibie où les Allemands s’étaient livrés à un génocide en 1904), perte de l’Alsace-Lorraine et de quelques territoires (par exemple le corridor de Dantzig). On demande donc à Mac-Tron de défendre un peu son pays et non la finance internationale et l’hégémonie tudesque en Europe.
C’est une merveille de voir comment la Macronie a conservé les habitudes des fiscariotes et le jeu de chaises fiscales des élites énarchiques sous tous les gouvernements francouis. Ce n’est pas très « nouveau monde » et ressemble beaucoup à la stratégie du sapeur Camember qui creuse un trou pour boucher le précédent. Pour calmer le mouvement des gilets jaunes, Mac-Tron a lâché des picaillons (environ 10 milliards, plus, récemment, 5 milliards d’allégements fiscaux). Aïe : que devenait le déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB ? Eureka. On va taxer les chômeurs (3,5 milliards d’éconocroque notamment sur les cadres ; ballon d’essai sur une population très mince et qui ne se défend pas avant d’imposer la dégressivité des allocations-chômedu à tout le monde suivant la stratégie stalinienne du salami), les futurs retraités en instituant tout de suite, avant le passage au système inique et universel par points, une accélération du processus de surcote et décote des retraites par rapport à 64 ans tout en faisant semblant de maintenir l’âge de la retraite à 62. Parallèlement, on ne compense pas la perte par la Sécu d’une partie de l’ex-hausse générale de la CSG et, c’est une première, en ne compensant pas les pertes de cotisations liées à la détaxation des heures.sup. Cela s’appelle déshabiller Pierre (la Sécu qui va renouer avec son fameux trou) pour vêtir Paul, à savoir les seuls actifs des classes moyennes inférieures (rien pour les non-actifs qui n’ont qu’à travailler). Zizi Rider, le comptable, n’aurait pas fait mieux. Tsarko non plus qui en fusionnant pôle-emploi avec l’Unedic a gentiment transféré la charge du premier à la seconde (plus de 3 milliards).
Mac-Tron, l’écologiste désormais bien connu, a donné son feu vert au traité de commerce UE/Mercosur. Comme pour le CETA avec le Canada. Il s’est glorifié d’avoir obtenu l’engagement des heureux élus vis-à-vis de la COP21 sur le climat en 2015. C’est très drôle. En effet, le Canada va polluer encore plus en ayant donné le feu vert au pétrole de schiste bitumineux de l’Alberta et Bolsonaro a entrepris de zigouiller la forêt amazonienne et ses indigènes. On doit remarquer que le principal bénéficiaire du nouveau traité sera l’Allemagne pour laquelle les droits de douane sur les bagnoles et la chimie seront diminuées. En revanche l’agriculture et l’élevage français seront les grands perdants (importation massive de bœuf aux hormones et aux antibiotiques, de poulets en batterie, de soja transgénique, normes très inférieures à celles imposées aux agriculteurs français…). Vous me direz qu’in fine la France peut ne pas appliquer ce traité. C’est de la rigolade car les produits lui parviendront via les importations d’autres pays alors même que l’Allemagne fait tout pour interdire la traçabilité des produits et le non-affichage de type nutriscore à l’échelle européenne. Et le bétonnage de terres agricoles continue avec par exemple Europa City.
Le gauleiter Mac-Tron mérite bien sa médaille de lider maximo du SLC en Europe et est le champion toutes catégories du double jeu et du mensonge.

Caber puerperit; c’est du Mac-Tron

Posté : 24 juin, 2019 @ 11:19 dans politique | Commentaires fermés

Je me souviens de mon passage du bac en 1961 et du candidat qui, pour faire joli, avait traduit cela par : la chèvre a mis ses socquettes au lieu de : a mis ses petits bas. C’est du Macron tout craché : détourner le langage en lui faisant dire souvent le contraire de ce qu’il signifie, en le travestissant, en l’ornant, en cachant le but visé et en creusant l’écart entre le dire, toujours séduisant et justifié et le faire qui le contredit. etc. Bref, de la novlangue chère à Orwell dans 1984. Les mots de réforme, de modernisation, de progrès… y signifient au contraire : repli, régression, retour au 19ème siècle ; ceux de sauver ou d’améliorer le système existant, par exemple de Sécu, veulent dire qu’on va continuer de la casser pour, alors qu’il sera devenu défectueux, le refiler à la gestion privative qui est, chacun le sait, bien plus efficace. Lors d’un projet de fusion de deux entreprises (exemple, celle de GE et Alstom-turbines conduite par Mac-Tron en personne sous Guimauve le Concurrent), on excipe de synergies, de complémentarités, de mise à égalité des partenaires… Eh bien, c’est tout le contraire qui advient. Par exemple, l’union Lafarge-Holcim a donné tous les pouvoirs de direction à la firme suisse. Naturellement, l’absorption se traduit surtout par des fermetures d’usines et de services en doublon, des délocalisations, des économies d’échelle… Ce qui était le but visé mais camouflé derrière les avantages pompeusement annoncés. Un repreneur « fiable » donne en fait une pantalonnade de quelques mois avant faillite comme pour Whirlpool.ou Ascoval. La sacro-sainte efficacité est réduite à une démarche purement comptable, quantitative, monétarisée qui oublie tous les coûts cachés d’une opération et surtout les aspects humains, sociaux et écologiques des réformes et autres modernisations.
Il faut regarder de près le fameux « en même temps » de droite et de gauche. Cela, c’est le discours de justification ; la réalité est que la jambe droite est hypertrophiée et la gauche rachitique. La pratique est unijambiste. Les « réformes » vont toutes sans le sens de la mise en place du SLC ordo-libéral en France à cela près que ce qui est de gauche relève du sociétal (la GPA, par exemple) et ne coûte pas grand-chose.
Par suite de mouvement des gilets jaunes, le Zident a promis d’opérer un virage social et de changer de méthode de « gouvernance ». Cela se constate avec le projet anti-chômeurs qui, par-dessus le marché, sera imposé par décret. Le Zident continue de légiférer par décret afin d’aller le plus vite possible pour casser notre modèle social. Cela présente malgré tout un avantage : on peut attaquer un décret, souvent mal torché, devant la filière des tribunaux administratifs et certains ont été annulés. Le Zident veut implanter un RIC, demande des gilets jaunes, mais ce sera du Canada Dry car le résultat de la consultation (seuils très abaissés par rapport au RIP de Tsarko, cette escroquerie) sera in fine soumis au parlement qui pourra décider le contraire ! Non mais, où allait-on si le parlement « représentatif » était dépossédé de ses prérogatives législatives par une prétendue démocratie sociale directe ? Le Zident continue de tout centraliser au profit du pouvoir suprême, par exemple le futur système de retraite par points, comme du reste pour l’assurance-chômage dont les cotisations salariales ont été remplacées par la CSG, devenu encore plus impôt étatique. Pour les cotisations patronales, cela ne saurait tarder. D’ailleurs déjà, l’UNEDIC doit payer les charges de pôle-emploi qui relèvent en fait de l’Etat (fait sous Tsarko qui a fusionné UNEDIC et pôle-emploi). Parallèlement, le Zident a un peu arrosé les actifs des petites classes moyennes, ce qui ne répond pas à la demande de justice sociale émise par maints gilets jaunes car cela laisse de côté tous les plus pauvres, dont les chômeurs ou les travailleurs à temps partiel qui, en outre, vont être durement frappés par la réforme de l’assurance-chômage. Ces cadeaux, qui ne sont pas encore financés et font hurler les libéraux pur sucre au keynésianisme (relance de la demande qui risque fort de favoriser les importations au détriment de l’industrie francaouie) du Zident , ne sont pas consentis par pur sens de la justice sociale ; c’est fait sous la pression et dans un souci électoraliste. Et cela ne renforce que peu fort peu la jambe gôche du résident à l’Elysée. Mas, avec une dette publique à 2 300 milliards et un accroissement du déficit budgétaire hors des clous de Bruxelles, le Zident du nouveau monde rame et godille entre deux eaux dans les marais de la comptabilité publique.
Le politicard Mac-Tron a bien compris qu’il avait quand même besoin des collectivités locales pour faire passer ses réformes et aussi pour gagner des municipalités lors des communales de 2020. Aussi, il leur cire les bottes et manifeste des mamours. Las, c’est en jouant aux chaises fiscales et sur le report des choses dans l’avenir. Pour compenser la suppression de la taxe d’habitation, il déshabille Pierre (départements et régions ou communautés de communes) d’une part de la taxe foncière et compense cette dernière par une fraction de TVA. C’est du saute-mouton comptable, des transferts de fiscariote et cela se fait à l’instant t sans garantie de progression des transferts pour le futur. Vieille astuce comptable de tous les gouvernements.
le Zident, par suite des tendances nouvelles en faveur de l’écologie (vues lors des élections européennes et de la mobilisation des jeunes en faveur du climat et de la biodiversité), a pris un virage écologique spontané dont il faut apprécier la sincérité au projet mené en loucédé de confier aux préfets la décision en cas de menaces sur un site, par exemple naturel et protégé par la loi littoral. C’est super car il est clair qu’un préfet est absolument imperméable aux aimables pressions des maires ou des investisseurs ou des chasseurs. Cela se voit dans la profusion actuelle de petites retenues d’eau en faveur des gros producteurs de maïs du Sud-Ouest soutenus par la FNSEA et les chambres d’agriculture et les agences (étatiques) de bassin. On a déjà eu Sivens, on a Caussade où un bassin de retenue a été quand même construit malgré des décisions de justice et même, pour une fois, préfectorales (un préfet qui applique la loi même après décision de justice, c’est devenu rare). Il y a un endroit protégé et ouvert aux promeneurs où le pouvoir a donné le feu vert pour réserver l’essentiel de la zone aux chasseurs. La mine d’or de Guyane n’est que suspendue… Les chasseurs ont vu le prix du permis divisé par 2 et ont le droit de piéger les petits oiseaux à la glu et de tirer les oies cendrées en migration. Un opportun décret se prépare contre les nuisibles (fouines, renards…); qui nuisent à qui? Aux chasseurs. Le Zident continue sa politique SLC dont on sait pourtant qu’elle est la principale cause de la destruction de l’environnement.
Le Zident est devenu bien plus cool dans son langage provocateur ; ce n’est pas un changement profond de mentalité mais la prudence électoraliste qui l’y a amené ; en attendant la politique SLC, qui doit remettre à leur place les « sans-dents », les « sans costumes », les fumeurs de clopes, les illettrés, les rouleurs au diesel, les feignasses qui refusent de faire 100 km par jour pour aller au turbin, etc. se développe contre vents et marées. On le voit bien avec la « réforme » de l’assurance-chômage. La douairière Trognon se lance dans la communication pour faire savoir que son mari est la crème des hommes, le dernier humaniste, la bienveillance toute crachée (au bassinet), la compassion même ; en bref le nouveau père de la nation et du régiment du SNU. Du reste, lors de son discours pour le centième anniversaire de la création de l’OIT, le Zident a eu des accents marxistes aussi sincères que ceux de Zizi Rider contre la finance. On attend, sans espoir, les actes réels. On a eu super voleur avec Chiracos, super magouilleur avec Tsarko, super mollasson avec Fraise des Bois. On a désormais super manipulateur du langage et super champion de l’écart entre le penser,le dire et le faire.

Et si les puissants voulaient le changement climatique ?

Posté : 21 juin, 2019 @ 9:06 dans politique | Commentaires fermés

Devant l’inaction des politiciens et la résistance des firmes et des banques à propos du désastre climatique, on peut légitimement se demander si ce laxisme coupable et cette obstruction criminelle n’est pas voulue dans les hautes sphères de la « gouvernance » mondiale ? Pour répondre à cette question, il nous faut bien spécifier les enjeux et les acteurs impliqués, sachant que les peuples, eux, sont concernés. C’est comme dans les œufs au bacon : la poule est concernée, mais le porc est impliqué.
Nous avons les politicards dont la mentalité est le narcissisme, la soif de pouvoir, la domination, les honneurs bien plus que la richesse ; ce qui n’empêche évidemment pas nombre d’entre eux de se sucrer au passage comme dans tous les régimes bananiers. Exemples : M. Poutine voit très bien que le dégel de la Sibérie et des mers boréales ouvre à son pays des perspectives magnifiques : mise en culture de territoires immenses et libre circulation de bateaux dans l’Arctique pour, notamment exporter son gaz et son pétrole. Poutine détiendrait une grosse part de la production agricole mondiale et pourrait ainsi faire pression sur des pays affamés. M. Trump, eu égard à son territoire immense et relativement peu peuplé, aux ressources en gaz et pétrole de schiste, à la mise en valeur des terres de l’Alaska voit son pays continuer de dominer. Et la montée du niveau des mers le débarrasserait des populations bobos, par exemple de New York et de Los Angeles ou San Francisco, etc., ces villes pleines de gays et de mécréants qui votent mal. Il perdrait quand même une bonne partie de la Floride, ce « swing state » où on peut facilement truquer les élections. Les politiciens allemands verraient sans doute leur pays devenir le grenier de l’Europe même s’il faudra quitter Hambourg et les ports du Nord. Le président à vie de la république populaire de Chine a déjà prévu de remplacer les petits Chinois des campagnes surpeuplées par des terres acquises à l’étranger et les travailleurs de l’industrie par ceux des pays conquis via la « route de la soie », stratégie qui consiste à tenir les pays adhérents par les coucougnettes de l’investissement et de la dette. Au passage il sera débarrassé de Hong Kong passée sous le niveau de l’océan comme Shanghai ; mais on en fait pas d’omelettes sans casser des œufs. D’immenses territoires seront désertifiés comme ceux jouxtant la Mongolie ; rien à fiche car ce qui compte, c’est la classe moyenne aisée, celle qui soutient le pouvoir qui l’enrichit et, ô miracle, les populations pauvres seront laminées par la montée des eaux et la désertification. De plus, les pays impactés par la sécheresse se battront entre eux pour l’accès à l’eau, ce qui accentuera la baisse des populations de « métèques ». Mais il restera suffisamment de monde pour turbiner pour les Occidentaux en faisant marcher des usines largement automatisées et numérisées. Certes, la diminution de la population mondiale diminuera « l’armée industrielles de réserve » low cost mais il n’y a pas lieu de s’inquiéter car on aura des robots en tout genre pour remplacer les remuants « prolos » ; cela vaut évidemment pour les travailleurs européens qui seront réduits à l’impuissance par suite du manque de jobs. Certes, les moyens de bouffer seront dramatiquement réduits ; d’où des famines meurtrières, mais les riches pourront toujours acheter le nec plus ultra. La stratégie du chaos et du choc profitera de toutes les « opportunités » pour favoriser la richesse et la séparation riches/pauvres. Et cela créera quelques emplois de mercenaires fort fidèles au service de la sécurité des riches. Ces derniers ont donc tout intérêt à laisser la catastrophe s’installer.
Tous les pays merdiques, et j’emploie là la pensée cachée des stratèges mondialisés de la Trilatérale et du groupe de Bilderberg (Kissinger, « prix Nobel de la paix », est toujours là à tirer des ficelles à long terme), seront laminés ; notamment les pays musulmans assommés par le chaleur : pays pétroliers, Iran, Irak, Sahel, Pakistan, Egypte, Afrique du Nord, Australie, Afrique du SUD, etc. L’Amérique du Sud devrait payer cash la destruction de ses forêts et l’asséchement de ses glaciers au profit des USA qui seront les seuls à régner en Amérique. Il faudra consentir à une perte collatérale, l’Etat d’Israël qui sera avalé par la sécheresse comme ses voisins et ne sera plu un noeud d’agitation anti occidentale. Seront aussi calmés par la misère les Philippines et l’Indonésie. Le Bangladesh sera rayé de la carte comme les petites îles du Pacifique. L’Inde devrait être réduite à pas grand-chose. De façon générale, la population mondiale sera réduite par la famine à condition d’empêcher son arrivée dans les pays du Nord. Itou pour l’Asie qui verra ses ressources halieutiques supprimées par l’acidité des océans et la surpêche ; ses forêts asséchées, sa riziculture réduite à peu de chose et ses ports envahis par l’eau. L’Afrique que certains donnent aujourd’hui pour la grande puissance du futur sera laminée par le réchauffement climatique et quémandera des vivres pour une population de plus en plus anémique. Pour nos grands stratèges politicards, la division sans doute par deux de la population mondiale sera un grand bienfait ; enfin entre nous et plus de « sans-dents » à faire bouffer à nos frais. En outre, la disparition de nombreuses populations musulmanes amènera le triomphe des sectes évangéliques qui assurent si bien la paix sociale en ce monde au profit de l’au-delà.
Nous avons, bien sûr, les puissants économiques et financiers. Pour eux, il faut continuer d’exploiter au maximum les ressources fossiles non renouvelables qui générèrent d’immenses profits et qui sont à la base du monde productiviste de l’accumulation capitaliste. Pour les dirigeants, l’idée est « après moi le déluge » et accumuler un magot suffisant pour se réfugier, eux et leurs enfants, dans des endroits épargnés par le réchauffement climatique ou apparus comme de nouveaux eldorados pour rupins séparés du reste de la population. C’est une stratégie élitiste de super riches qui pensent qu’ils ont droit à un traitement de faveur eu égard à leurs mérites. La diminution drastique et probable de la population mondiale n’est pas pour eux un problème car la demande ne suivrait pas la tendance : les éliminés, de toute façon, sont des piètres consommateurs et coûtent fort cher en assistance sociale. Ce qui faut soigner, c’est la classe mondiale aisée, celle qui achète et dépense trop en s’épuisant à imiter les ultra riches. Il n’y a donc pas lieu d’en finir avec le SLC qui aura l’avantage d’éliminer les remuants, les opposants et les « sans-dents » qui ne consomment pas assez. La moitié du monde peut périr sans que cela perturbe les ultra riches qui ont déjà les moyens d’échapper à la catastrophe. Celle-ci amènera un monde plus homogène et débarrassé de se vibrions agités et contestataires au profit d’une gouvernance mondiale USA, Chine, Russie. Les grandes variables de commande pourront rester dans l’hémisphère Nord, lequel malgré d’énormes dégâts devrait quand même sen tirer bine mieux que les pays du Sud. Et les USA pourront continuer leur hégémonie en rassemblant autour d’eux ces pays du Nord. La Chine resterait un très grand pays mais ses ambitions seraient rognées ; en tout cas, par suite de la déréliction de l’Inde, elle demeurerait la grande puissance de l’Asie. On n’entendra plus parler des Etats voyous comme l’Iran, le Pakistan, l’Afghanistan, la Corée du Nord. Les ripoubliques d’Asie centrale seront réduites à des déserts ayant encore un peu de gaz et de pétrole. L’Europe ne sera qu’un vassal des USA et la France sera dirigée par un gauleiter nommé par Washington. Sic transit gloria mundi…

Achtung : écologie politique et écologistes tout terrain

Posté : 17 juin, 2019 @ 10:47 dans politique | Commentaires fermés

Après le « triomphe » de Jadot aux européennes et le fait que, surfant sur la vague des jeunes écolos, tous les partis sont devenus verts, à commencer par LREM où le Ier sinistre veut accélérer le passage de la France à l’écologie, nous devons de Conrad garder le silence prudent avant de nous enthousiasmer. Il y a des pièges et des non-dits dans la vague actuelle de « greenwashing ». Déjà, on aimerait que les partis écologistes ou écologisés nous disent quels sont les enjeux principaux et quels sont les acteurs sur lesquels s’appuyer ou, au contraire, à tenir en lisière.
L’enjeu numéro 1 n’est pourtant pas difficile à énoncer : c’est la destruction de la planète, des rapports sociaux, du salariat et de sa protection sociale, de la morale de solidarité, de l’entraide et de la coopération au profit du consumérisme individualiste et ostentatoire. Les acteurs alliés pour cette destruction sont naturellement les puissants économiques et financiers associés aux gouvernants politiques. Quels sont les fondements de cette alliance « objective » ? Il y a déjà la convergence de ces deux acteurs les plus puissants dans le talisman de la croissance. Pour les tenants du kapital, la croissance, c’est celle de l’accumulation et des profits. Pour les politicards, fussent-ils démocrates, la croissance est le mantra de l’emploi et de l’accroissement du gâteau dont les parts de chacun peuvent grossir sans toucher aux règles capitalistes de sa répartition. Il y a une deuxième point de convergence même s’il est contradictoire et peu susceptible de se perpétuer indéfiniment. C’est le couple pouvoir d’achat-baisse des prix. Les politicards son ravis de la baisse des prix car cela augmente le pouvoir d’achat ; les puissants aussi : ils peuvent vaincre les concurrents et prendre leur clientèle et ils empochent une bonne partie de la baisse possible car elle est loin d’être intégralement répercutée sur les consommateurs. Ce tonneau des Danaïdes du low cost, de la déflation des salaires et des prix alimente la course, par exemple, à la destruction de la forêt pour faire du soja ou de l’huile de palme, etc. à la surexploitation des océans, à l’agriculture productiviste, à la mécanisation et à la suppression des emplois, à la précarisation du travail, aux produits de mauvaise qualité pour faire bouffer les pauvres tandis que les riches tortorent le nec plus ultra. Comme les trusts s’approprient l’essentiel de la baisse des coûts de production, les salaires baissent et le pouvoir d’achat itou. Alors le kapital a remplacé les salaires et la sécurité de l’emploi par le crédit, lequel a plus l’intérêt de forcer les prolos à se tenir tranquille pour payer leurs échéances de remboursement.
On a donc des intérêts convergents entre politicards et puissants. Mais comment se forme l’alliance ? Elémentaire : les politicards ont besoin d’un « pognon de dingue » pour financer leurs campagnes électorales, ils cherchent un point de chute en cas de défaite et celui-ci est aisé à trouver car il réside chez les puissants via la tactique des « portes tournantes » entre fonctions administratives, politiques et affairistes ; les puissants n’ont pas le pouvoir de « donner et casser la loi » et ils sont obligés de s’en remettre aux politicards élus (ou non car l’autoritarisme et la dictature vont très bien aussi et même bien mieux car les opposants sont en taule. Il s’ensuit que les politicards votent les bonnes lois en faveur du kapital et que celui-ci les récompense à la hauteur de leurs mérites. Mais le deal est problématique tant qu’il reste des élections car les politicards peuvent être virés. Du coup, les puissants arrosent tout le monde et alors les politicards s’alignent presque tous sur le SLC. D’où des alternances sans conséquence sur le régime SLC en place et la transformation de la démocratie représentative en village à la Potemkine, en Canada-Dry, en mascarade rituelle, en « voile d’ignorance », en « régime des partis » (pris). Les puissants ont besoin de ce masque et de cette illusion pour cacher qu’en réalité ils tirent les ficelles et que les politicards sont leurs marionnettes. Comme disait Marx, ils sont les « fondés de pouvoir du kapital. C’est donc l’absence de démocratie qui fait que les politicards vont au-devant des désirs des puissants pour implanter le SLC néolibéral. Il faut donc renouer avec une démocratie authentique. Las, c’est impossible immédiatement et par la voie électorale car les institutions politiques francouies sont inamovibles et donnent le monopole du pouvoir politique au zident élu et à sa clique. Et car la voie révolutionnaire de prise du pouvoir d’Etat est aussi interdite par la puissance des moyens de prévention et de répression dont dispose le couple politicards/puissants. Il reste la voie progressive et lente d’action sociale directe à condition de fédérer les expériences destinées à éradiquer la logique SLC dans la société.

Cependant, il ne faut pas croire que tous les politicards sont des ripoux à la Balkany ou à la Cahuzac. En réalité, ils ont bonne conscience car ils sucent le bon lait du néolibéralisme dans tous les « organes » que l’argent du kapital a fini par phagocyter ; grandes écoles, universités, think tanks, économistes mainstream, médias, etc. et ils sont imprégnés comme presque tout le monde de la culture SLC (individualisme, propriété perso, consommation, crédit). Ils sont généralement de bonne foi, au sens de croyance. Il n’y a pas de complot mais seulement un ajustement mutuel des croyances, des valeurs, des représentations et des intérêts dans « le meilleur des mondes possibles ». Macron en est l’apogée politicienne alors même que le SLC est déjà mourant ; c’est pourquoi du reste les puissants essaient par tous moyens de la maintenir en vie car il va de leur situation et que le bon vieux « que la fête continue en attendant le déluge » les habitent comme Satan.
Le panorama étant planté, les enjeux spécifiés, les acteurs et leurs relations de connivence étant analysées, la mécanique des rapports entre acteurs ayant été « déconstruite », où donc se situent nos écologistes dans ce barnum ? Déjà, ce sont le plus souvent eux aussi des politicards désireux de monter sur le pavois et d’afficher leur narcissique ego comme les autres. Ce sont aussi des puissants richissimes, à la Hulotte, qui voient dans l’écologie un bon moyen de continuer de faire des affaires car le système est merveilleux : non seulement il cause d’insondables dégâts mais en plus il peut faire payer par les autres les moyens de les réparer ; de plus, verdir son activité fait de la bonne publicité tout en maintenant l’intégralité du système et surtout de sa logique prédatrice. Voyons de plus près les placements politiques des courants écologiques politiciens.
Nous avons le flot des politicards qui s’inscrivent (pas sincères) dans les partis de gouvernement ; désormais nous avons des écologistes partout sauf que pour eux, l’écologie n’est que décorative comme chez LREM qui continue la bétonisation du pays et propage à une vitesse accélérée la mise de ce dernier aux normes du SLC européen et mondial. LFI est écolo mais continue de penser qu’on y arrivera par la voie politique avec un lider maximo alors même que cela ne pourrait être fait que si la démocratie était réelle. Itou pour le RN dont, en plus, les convictions en la matière restent suspectes. M. Jadot est certes un écolo sincère mais il semble que ce soit dans le cadre du SLC. Méfions-nous du courant écolo qui soutient que la technique et les incitations financières peuvent modifier suffisamment la logique d’exploitation outrancière de la planète. Un courant écolo, mais qui me semble minoritaire en politique, dont « les décroissants » a bien vu que SLC et écologie étaient rigoureusement incompatibles. On a aussi tout un courant écolo, sans doute proche de la politicaillerie, qui nous pousse à modifier les comportements individuels tout en laissant largement de côté le fait que l’essentiel du désastre provient des firmes, des banques, des riches. Cette culpabilisation de tout un chacun a l’avantage de faire croire que les sacrifices individuels suffisent et qu’il faut alors consentir à l’écologie « taxative » chère à la théorie nobélisée des « incitations ». La bonne écologie doit être résolument anticapitaliste et pro démocratique.
Les écolos se divisent aussi en deux courants principaux et opposés. Nous avons d’un côté, les localistes » qui veulent agir au seul niveau local et national. Pendant ce temps, les pays opposés à toute prise en charge sérieuse des problèmes écologiques ou n’ayant pas les moyens d’y faire face continuent de zigouiller la planète ; l’agir local n’est donc qu’une goutte de colibri dans l’océan de la prédation, comme si la société n’était qu’une collection de comportements individuels. L’autre courant veut une coordination mondiale, à tout le moins européenne. Comme c’est aussi impossible à moyen terme, ce courant est donc typiquement socialo à l’ancienne (molletisme marxisant) : révolution dans les mots, inaction dans les pratiques et bonne conscience par-dessus. La bonne stratégie consiste à coordonner les deux voies : agir localement et surtout viser la généralisation des actes dans une fédération structurée et organisée faisant boule de neige. Agir local mais dans un cadre général d’extension. La société internationale, ni la nationale, ne sauraient se réduire à une juxtaposition d’expériences locales (erreur notamment d’en certain anarchisme spontanéiste d’une société constitue d’associations de base contractant entre elles librement sans cadre d’ensemble) ; il y faut de la coordination à long terme
Est-ce possible par la voie politique même si elle peut en être un levier à condition de la replacer dans un contexte fédératif de vraie démocratie ? Je dirais non car « la révolution politique est le but et la révolution sociale le moyen ». Il faut donc surtout privilégier une voie autonome d’action directe à a base, de « propagande par le fait, de construction progressive, via la fédération des expériences, d’anarcho-structures portant un contre-modèle tant de démocratie que de mode de vie, de production et de consommation. La logique en est d’agir au niveau social car « avant de se gouverner la société travaille » en développant tout ce qui peut enlever au SLC ses rentes volées aux travailleurs et au pays. Les comportements individuels cèdent la priorité aux structures anticapitalistes qui sont déjà nombreuses et développables : coopératives de production et de consommation, mutuelles, AMAP, commerces de proximité, production bio… Ce qui leur manque cruellement, c’est une organisation d’ensemble, globale, fédérative : banque du peuple pour les financer, structure de collecte et d’analyse des expériences (notamment de retour d’expérience », d’information et de conseil, notamment pour les consommateurs, moyens d’aide à la gestion et à la commercialisation, etc. Ce qui manque aussi beaucoup, c’est une organisation prenant en charge une « mondialisation » de cette approche allant au-delà du forum social et des mouvements locaux. L’écologie doit se battre avant tout sur le terrain avec tous les acteurs socio-économiques qui ont tout intérêt à la bonne gestion des « communs » et à la pris en charge d’un autre modèle anticapitaliste. Cela vient, cela progresse mais il faut bien voir qu’en sens contraire l’alliance politicards-puissants fait tout pour saboter le mouvement. Or le problème est de grande urgence car c’est la vie su terre qui est en grand danger et cela maintenant à court terme. Et, naturellement, l’écologie politicienne n’est pas du tout un préservatif contre le désastre programmé par le SLC puisque ses tenants cherchent surtout à sauver le système. Celui-ci développe une logique procédurale alors qu’il faudrait immédiatement des normes substantielles et obligatoires pour sauver la terre et l’humanité. C’est le contraire d’un macronisme qui pousse à l’auto-régulation, au droit à l’erreur, aux incitations, au SLC. Pourtant, muni de tous les pouvoirs, Mac-Tron pourrait agir efficacement. Par exemple, il pourrait faire mettre en place une taxation des produits au kilométrage parcouru afin de favoriser la production et le commerce local et éviter les importations de produits agricoles hors saison et à grands coups de kérosène. Eh bien, il en le fait pas parce qu’il ne jure que par le commerce mondialisé.

Les Francaouis ne turbinent pas assez, dixit Mac-Tron

Posté : 13 juin, 2019 @ 11:30 dans politique | Commentaires fermés

Le Zident vient de nous ressortir un bon vieux marronnier de l’idéologie libérale. C’est naturellement une présentation tronqué et intéressée du problème. Le malhomme se fonde sur un seule statistique et fait du benchmarking inapproprié car il y manque l’interprétation de la comparaison. Et de façon générale, ces comparaisons avec les autres pays servent avant tout à réclamer un alignement vers le moins-disant.
Mac-Tron se fonde sur un ratio primitif qui consiste à diviser le nombre d’heures travaillées par le volume de la population, y compris les nourrissons et les grabataires. Eh bien oui, la France est mauvaise sur ce ratio. La bonne question, c’est pourquoi vis-à-vis des concurrents ? Prenons la Doryphorie si vertueuse depuis les réformes Schröder qui ont conduit à un taux de pauvreté de 16 % contre 14 en France. Elle est en voie de dépeuplement pour cause de faible natalité et l’immense majorité des jeunes est orientée vers les filières courtes de professionnalisation. Et bien souvent ses vieux, même à un âge canonique, continuent d’avoir des petits boulots pour survivre vu la faiblesse de leur pension. Le bon indicateur pour remarquer ces choses-là, c’est le taux d’emploi, à savoir le rapport entre le nombre de ceux qui sont en emploi et le volume d’une tranche d’âge de la population ; par exemple, la tranche 16-24 ans ou la 55-65. Il apparaît alors clairement que le taux d’emploi français de ces deux tranches est très nettement inférieur à celui de la Teutonie. Et pour cause : dans notre pays les jeunes rentrent le plus tard possible sur le « marché » du travail pour poursuivre des études plus longues afin de s’assurer un meilleur emploi et pour éviter de perdre leur jeunesse dans les bagnes que sont souvent les boîtes francouies ; ce qui se voit au fait que la productivité des travailleurs en emploi est plus forte qu’ailleurs et est une des meilleures du monde. Pour l’autre tranche, il se trouve que passé 55 ans, les entreprises fichent les vieux à la porte (en fait au chômedu, ce qui augmente avec la hausse de l’âge officiel de départ à la retraite aujourd’hui à 62 ans) car ils coûtent bien plus cher qu’un jeune. La population en emploi en France se résume donc à environ 25-55 ans, ce qui nous fait un faible taux d’emploi global. Mais cela s’explique et y remédier ne se fera pas avec des stigmatisations laissant entendre que les gens sont des feignasses indécrottables. Il faut aussi considérer la nature même des emplois car un emploi à temps partiel ou/et précaire (CDD, Intérim) ne vaut pas un plein temps et un CDI. Or les menteurs gouvernementaux et économistes, ceux qui définissent les statistiques à recueillir, comptent un temps partiel, par exemple à mi-temps, comme un temps plein, ce qui est évidemment une tromperie permanente. D’autres analystes, eux, calculent le temps de travail en nombre d’heures travaillées par an chez les seuls actifs ; là, notre pays est en tête de classement, ce qui revient à dire que, compte tenu des temps partiels (moins nombreux en France et devant avoir au moins 23 heurs par semaine), ceux qui sont au turbin, effectivement moins nombreux qu’ailleurs, boulonnent plus.
Un autre indicateur très usité mais systématiquement minoré par les gouvernants est le taux d’activité ; c’est le nombre de gens inscrits au chômedu ou en emploi sur la classe d’âges concernée. Trump se glorifie d’avoir atteint un très faible taux de chômage mais il cache que c’est parce que le taux d’activité a diminué, vu que nombre de personnes découragées se sont retirées de la recherche d’emploi. Comme disait Churchill, les seules statistiques fiables sont celles que je truque moi-même. Si on enlève les en-emploi du taux d’activité, on obtient le sacro-saint taux de chômedu. Rappelons que la catégorie A française (ceux qui n’ont pas travaillé) est quand même moins bête que la définition officielle de l’OIT (quelle dégradation libérale de cet organisme fondé en 1919 et salué hier par Mac-Tron !) : ne pas avoir travaillé une heure dans la semaine précédent les stats. Et c’est cette norme, plus libérale qu’elle, on meurt, qui fonde le benchmarking international du taux de chômedu !
Donc, muni de son ratio simpliste, Mac-Tron veut faire augmenter le temps de travail en France. D’où les attaques renouvelées et sempiternelles contre la durée des congés, les RTT, les 35 heures, les jours fériés, l’âge de la retraite. Et sans jamais se poser la question de proposer en Europe un l’alignement sur le haut plutôt que sur le moins-disant. Pour la retraite, l’âge thorique serait hypocritement maintenu à 62 ans mais à partir de 64 ans, âge dit « d’équilibre » ou « pivot », on aurait un système de décote ou de surcote obligeant les gens à choisir cet âge-là ; c’est très libéral : être libre de choisir ce à quoi on vous oblige ! De façon générale, la politique fiscale et les gâteries de Mac-Tron consiste à faire en sorte que, par des incitations chères à notre prix Noble d’économie, Tirole, le travail soit privilégié. En gros cela signifie qu’il y a une frontière, à savoir le niveau de la fosse à purin, au-dessus de laquelle les travailleurs pourraient mettre leurs narines ; tant pis pour tous ceux qui sont dessous. D’où toutes ces mesurettes qui incitent au turbin : prime exceptionnelle (payée par les entreprises, ce qui diminue leurs bénefs d’autant et donc les recettes publiques), heures.sup détaxées (ce qui mine la Sécu), prime d’activité, retraite minimale de 1 000 euros pour ceux qui auront eu une carrière complète, etc. Il faut aussi que les chômeurs se précipitent vers un nouvel emploi quel qu’il soit. D’où l’allongement prévu de la durée travaillée avant de toucher des indemnités, d’où le contrôle accru des chômeurs et bientôt le durcissement des conditions d’acceptation d’un nouvel emploi.
Mac-Tron déploie tout l’arsenal des mesures libérales du SLC destinées à, en fait, augmenter « l’armée industrielle de réserve », celle qui fait baisser les salaires (le plein emploi est une calamité pour les économistes libéraux) en mettant les postulants en concurrence sauvage et en leur faisant redouter leur mise au chômedu. Et « en même temps », le malhomme se permet au 100ème anniversaire de l’OIT de fustiger le capitalisme sauvage ; c’est du même tonneau que Zizi Rider « ennemi de la finance ou Chiracos contre « la fracture sociale », thème repris par Tsarko. L’enjeu caché est celui de la compétitivité par les prix-coûts, les salaires et les cotisations patronales endommageant celle-ci. On se lance ainsi dans une spirale sans fin de course au moins-disant, course toujours perdue car les autres pays vont davantage baisser leurs coûts et car le niveau des salaires en Asie (ou ailleurs dans le Tiers-Monde) ou dans les PECO(s) est bien trop bas pour être compensé. Ce qui pourrait être joué, et qui est en mineure dans la politique Mac-Tron tant les sommes qu’on lui consacre sont faibles (BPI, financement de la recherche), ce serait la compétitivité par la qualité et l’excellence. C’est justement, par exemple dans l’agro-alimentaire, ce qu’on torpille en truquant les AOP. Comme la bataille de la compétitivité par les coûts ne saurait être gagnée, on en déduit que le véritable but de l’augmentation du temps de travail à salaires comprimés et quelle que soit la qualité des emplois est l’augmentation des profits ; cela tombe bien car le taux de l’impôt sur les sociétés va être progressivement abaissé de 10 points et que les intérêts et dividendes sont déjà taxés à la « flat tax » de 30 % , ce qui est bien moins qu’avant surtout pour les hautes tranches d’imposition. Ce qui est encouragé aussi, ce sont les « auto-entrepreneurs (le plafond de chiffre d’affaires été magistralement remonté) et le travail précaire même si une mesurette de « gôche » a été annoncée hier, celle de la taxation des contrats courts en CDD pour les cotisations patronales. Voyez ma peau, je suis souriceau de gauche, voyez mes ailes, je suis ptérodactyle de droite.
Le problème fondamental n’est pas d’augmenter le temps de travail, ce qui pousse à accroître le chômedu, c’est de créer de vrais emplois. Que nenni car les profits en souffriraient et il faudrait abandonner le primat de la finance. Cela ne plairait pas aux banques et aux big managers des trusts, ni aux riches, ceux-là même qui ont fait mettre, notamment avec l’aide de leurs médias, Mac-Tron sur le pavois. C’est pourquoi Mac-Tron, contre son nouveau discours de la méthode, qui ne donne pas des cartes de lecture mais cherche à désorienter, ne changera rien à sa stratégie réelle de tout changer par la force, vu sa détention de la plénitude des pouvoirs institutionnels qui lui donne la faculté de « donner et casser la loi ». Le néolibéralisme SLC n’est que l’Etat des droits du plus fort, n’est que la mise en place d’une démocrature illibérale. Pas si loin du totalitarisme commercial de la Chine ou des démocratures de l’Est.

On va manquer de médailles de la légion d’honneur

Posté : 12 juin, 2019 @ 10:44 dans politique | Commentaires fermés

Ces derniers temps, Mac-Tron décore à titre posthume et à tour de bras par suite des événements tragiques qui surviennent ici ou là. Le dernier en date est la disparition en mer de 3 sauveteurs de la SNSM aux sables d’Olonne en Vendée. A cette triste occasion, on apprend que la SNSM vit à 80 % de dons (plus 20 % apportés par les collectivités locales) tout en exerçant une mission qui devrait être régalienne. Même les libéraux USA n’ont pas osé puisque l’affaire relève des Coast Guards. Remarquez que cela marcherait aussi pour la recherche médicale, par exemple avec le Téléthon dont les découvertes brevetées sont appropriées par des labos étrangers (Le suisse Novartis qui va se faire des coucougnettes en or massif). C’est une bonne idée à creuser pour tous les sévices publics qui manquent de financement, comme les urgences des hôpitaux. Soyons modernes et faisons financer toutes les missions publiques par de la charité privée (de scrupules) et recevant en proportion des réductions d’impôt. Et cette inflation, Dieu merci, est encore limitée. Par exemple, les deux valeureux gendarmes bien outillés, caparaçonnés, matelassés, transformés en robocops, mis à terre à mains nues par Dettinger n’ont pas été décorés.
Parallèlement, on apprend que deux ouvriers ont été tués dans la chute de leur nacelle au 18ème étage d’un immeuble. Soyons sûrs que Mac-Tron va les décorer car ils sont morts dans l’exercice de leur travail comme bien des policiers victimes du devoir.
En attendant, il y a urgence car la France ne produit plus assez de médailles de la légion d’honneur par suite de l’immense compassion post mortem du Zident Mac-Tron. Le petit magasin vendeur de médailles au Palais Royal est en rupture de stock. On espère une prochaine solution à ce redoutable problème qui serait d’enterrer des personnes méritantes sans les consolations de la médaille. Il n’y a que la médaille qui m’aille pourrait gémir le fantôme du trépassé. Plusieurs solutions sont possibles :
A) augmenter l’offre productive
• Créer, comme Colbert, une manufacture d’Etat qui nous ferait de superbes médailles pour les siècles à venir. Par ailleurs, ces médailles pourraient être vendues dans les musées en sus des prestations commerciales qu’ils assurent déjà pour se financer faute d’argent public. Cette manufacture serait financée par un loto à l’instar de celui créé pour la rénovation de bâtiments historiques.
• S’en remettre aux firmes privées en leur procurant toute latitude légale pour augmenter la productivité. Intensive (plus-value absolue) par le passage à 12 heures de travail par jour, extensive (plus-value relative) en achetant des robots de production à l‘Allemagne. Trouver une nouvelle force de travail en faisant appel aux travailleurs détachés ou aux immigrés clandestins ou aux chômeurs forcés de prendre un emploi sous peine de perdre leur indemnisation du chômedu.
• Délocaliser en Chine afin d’avoir une production volumineuse, low cost même si on obtient de la contrefaçon.
B) diminuer la demande (inventaire limité et à la Prévert)
* Interdire aux médias la publication des morts de héros ; remettre les médailles sans cérémonie publique et en catimini de façon à éviter une demande à des fins de gloire personnelle, ce qui, en outre, fera faire des économies au pays
* tirer au sort les bénéficiaires éventuels pour faire des économies de médailles ; su demande du RN limiter l’attribution de médailles aux seuls nationaux
* convertir les politiciens et les forces de l’ordre à l’Islam de façon à diminuer les attaques contre eux
* faire fabriquer les médailles en toc (en Chine) et immettables de façon à faire fuir les récipiendaires éventuels
* éviter les gaspillages, par exemple, en confisquant la médaille d’un défunt ultérieur pour la remettre à un nouveau méritant ; interdire l’enterrement et, pis, la crémation avec la médaille
* se retirer du Sahel et des théâtres d’opération de l’armée francouie partout dans le monde de façon à limiter les pertes de soldats en intervention.
* cantonner les forces de l’ordre à faire de la paperasse au lieu d’investir le terrain
* faire courir le bruit que les titulaires des médailles sont des nuls peu méritants ; par exemple M. Deschamps qui laisse siffler la Marseillaise en Turquie sans faire sortir son équipe du terrain de foot et sans entamer une procédure contre les Ottomans ; décorer les escrocs de la politique (Balkany et compagnie) de façon que les gens se disent que l’important est de ne pas la mériter car c’est un signe négatif pour leur honneur
And so on, j’ouvre le concours Lépine du combat contre la pénurie de légions d’honneur ; à vous de continuer la recherche d’idées. De toute façon, grâce au SLC, le pays n’est pas en panne de solutions sanctifiées par le marché.

12345...67
 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr