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Archive pour la catégorie 'politique'

Où va l’Etat par Pierre Birnbaum ?

Posté : 5 mars, 2018 @ 11:47 dans politique | Commentaires fermés

C’est le titre d’une diarrhée scripturale que vient de publier M. Pierre Birnbaum au Seuil pourtant grande maison d’édition. Cela m’étonne toujours qu’on continue de publier des auteurs ayant largement dépassé la date de péremption, ce qui n’est pas une question d’âge mais de contenu des écrits ou des paroles dans les médias. On retrouve ce monde de dinosaures chez les experts à nacelle comme les Minc ou Attila ou chez les journaleux patentés comme Duhamel ou Apathie qui fluctuat et merditur.
Avec une finesse pachydermique, Birnbaum essaie en fait de défendre la « gouvernance » Maqueron qui serait toujours au service de l’intérêt général et de s’opposer à la thèse de la dégénérescence de l’Etat et de la fonction publique. Cela se pense adroit mais l’auteur, sans s’en rendre compte, accumule sophismes, âneries libérales et informations permettant de contredire son blablabla.
Birnbaum établit avec précision que les cabinets ministériels sont truffés d’énarques et que Maqueron a même choisi les directeurs de cabinet des ministres et partagé une partie des siens avec le 1er ministre, sans nul doute pour le contrôler avec des hommes à lui (des hommes parce qu’il y a peu de femmes dans ces hautes sphères). Il montre que les cabinets sont très largement meublés d’énarques passés avant par une grande école de commerce et/ou ayant joué aux « revolving doors » entre le privé et le public via le pantouflage que la prétendue Kommission de Déontologie ne contrôle que de très loin (voir l’affaire Pérol, citée par l’auteur qui ne mentionne pas le problème Richard, le bien nommé). Et ce n’est pas la récente loi maqueronienne sur la transparence de la vie politique qui arrange les choses puisqu’elle fait l’impasse sur les conflits d’intérêt. En revanche le gouvernement repose, lui, sur des spécialistes issus de la « Société civile ». On voit tout de suite que 1) la division du gouvernement par expertises séparées fait le jeu du décideur en chef, seul en mesure de faire la synthèse, 2) que les ministres sont dépendants de leurs hauts fonctionnaires, qui, eux, sont évalués par ledit lider maximo et limogeables par lui en cas de non-obéissance ou d’opinions contraires. Cela revient à dire que l’Etat, si cher à Birnbaum, c’est Maqueron plus puissant que le roi-soleil en son temps. Bien joué, jeune Machiavel centralisateur, jacobin et impérial. Cela, Birnbaum ne le voit pas car son écrit est fait de phrases normales : un sujet, un verbe et un compliment. On voit au passage que la logique générale de cette gouvernance est régie par la technicité et l’efficacité. Ce qui pose la question du contenu même de l’Intérêt général (IG) ; question que ne se pose pas notre auteur qui dit que celui-ci continue d’être fort bien défendu par les énarques dont 75 % ne font pas de « revolving doors » en tant qu’administrateurs civils. Sophisme car il faudrait faire une péréquation : multiplier 75 par zéro pouvoir et 25 par un infini de pouvoirs.
Notre auteur, excipant de ce fort pourcentage d’énarques tout le temps au service de l’Etat sans pantoufler, en déduit que l’Etat francoui est toujours fort et sert le bien commun sans désemparer, qu’i préserve celui-ci tout en adaptant le pays au néolibéralisme régnant. Cela ne tient pas la route pour plusieurs raisons.
D’abord, lesdits énarques-fonctionnaires ont au dessus d’eux des grands chefs qui les dirigent suivant la conception verticale, descendante, néolithique du pouvoir que développe le pouvoir de Maqueron. Birnbaum fait comme s’il n’y avait pas une hiérarchie du pouvoir, un centre dominant et une périphérie d’exécutants aux ordres. Toute l’administration est mise sur le même plan ! Et les fonctionnaires subordonnés sont pris dans un étau : fixation des normes et des objectifs par les grands chefs et les dirigeants politiques, mise en place d’un système d’information ad hoc (en fonction des seuls buts gouvernementaux et souvent biaisé comme les statistiques du chômage ou du pouvoir d’achat et de l’inflation), contrôle des résultats et évaluation des performances par les échelons supérieurs. Il y a intérêt à marcher droit si on ne veut pas se retrouver au placard et bientôt viré.
Ensuite, tous ces braves gens ont la même culture, ce qui fait qu’ils peuvent s’entendre comme larrons en foire. Cela vient de leur passage dans une école qui développe depuis des décennies maintenant les bonnes recettes de la gestion privée appliquée au prétendu Etat : New Public Management, Public Choice, RGPP et formate donc tous ses anciens élèves aux canons de la pensée unique. Cette dimension idéologique et culturelle n’est pas vue par le sieur B. Il pense que la « méritocratie républicaine » fonctionne via le concours d’entrée. Il ne sait pas, ou ne dit pas, qu’en 30 ans le pourcentage d’élèves issus des petites classes sociales passés dans les grandes écoles (« ces séminaires de l’aristocratie », Proudhon) est descendu de 29 à 9%. Cela lui permet de s’en prendre à Bourdieu (qu’il ne cite pas) contre ses thèses de la reproduction sociale des élites, de la « noblesse d’Etat », de la sélection sur des normes d’appartenance bourgeoise défavorisant les candidats dépourvus de la culture ad hoc. Coup de griffe au passage à Pinçon-Charlot, mauvais sociologues. C’est pourquoi les énarques travaillent si bien avec les consultants issus du privé qui ont étudié toutes les réformes de la fonction publique : ils ont les mêmes idées. Ce qui n’empêche pas B. de dire que lesdits fonctionnaires ne prennent des propositions des KPMG et autres cabinets de consultance-voyance (américains pour les plus connus) que ceux qui protègent l’Etat et ses lois. B. a un remords : en fait ils protègent leur propre position de pouvoir et leur statut de maîtres de la société globale et des horloges.
B. ne voit pas que ce qui compte, c’est le contenu de l’IG et son mode de création. L’IG autrefois était défini par le pouvoir politique de type gaullien et était fondé sur la solidarité, l’universalité, la protection sociale, la maîtrise de l’économie, la planification, la nationalisation des grands moyens de production et de la finance. Ce qui reste de cette approche, c’est que c’est toujours l’Etat qui définit tout seul l’IG comme propulsion du SLC en France. En revanche, le contenu en a radicalement été modifié : c’est désormais le modèle du système libéralo-capitaliste (SLC) qui le donne. Quel est, cela dit grossièrement, son contenu et sa logique d’ensemble?: le fric, la compétition, le risque, l’individualisme… Le pouvoir absolu de l’Etat demeure mais il consiste désormais à ne fixer que les normes pour la société et à laisser le privé et la religion faire tout le reste. Bref, c’est de l’ordo-libéralisme à la tudesque plus que du libéralisme à l’anglo-saxonne. Mais dans son ordo-libéralisme, Maqueron ne suit pas la Doryphorie car c’est l’exécutif qui fixe les normes et non le parlement. Maqueron est l’empereur d’un régime normatif qui donne tout à la logique privée. Et B. ne voit rien de tout cela.
B. nous rebat les oreilles avec l’Etat alors même qu’il nous montre qu’en réalité ce sont le gouvernement, le parlement et l’administration qui existent pour définir les normes et contrôler le pays. Et il est vrai que l’Etat n’existe pas (en Gibbye il n’y a que le gouvernement) car c’est une invention juridique pour dépersonnaliser l’exercice (en outre maintenant provisoire) de la puissance souveraine du peuple en l’enlevant au roi et à tout gouvernant. Mais B. continue pourtant de croire à la neutralité de l’Etat et à sa puissance de régulation alors même qu’il ne s’agit que de la décision et de l’action du gouvernement, maintenant hypostasiées par Maqueron qui est devenu l’Etat à lui tout seul. Cela, c’est un vrai sociologue-politologue ! Tous les sophismes rhétoriques de B. viennent de sa posture initiale : défendre le libéralisme et son incarnation nouvelle, Maqueron.

La baudruche Maqueron commence de se dégonfler

Posté : 3 mars, 2018 @ 11:36 dans politique | Commentaires fermés

Mme Pénicaud, DRH du ministère du travail pour le gouvernement « En Marche » (arrière), vient d’annoncer la réforme de l’assurance-chômage après « concertation » entre les partenaires sociaux. C’est très en dessous des promesses du candidat Maqueron. C’est du pipi de chat, l’accouchement d’une souris. Car les contraintes financières se sont montrées bien trop fortes. Cela illustre aussi la propension des politiciens de faire des promesses de campagne sans avoir étudié leurs tenants et aboutissants. Promettez, promettez, il en restera toujours quelque chose. Mais n’est pas Prométhée qui veut, ni non plus Epiméthée. Une loi constitutionnelle simple voudrait que tout élu ne tenant pas ses promesses soit destitué. Vous avez entendu, sire Maqueron ? Ce serait bien dans votre future réforme constitutionnelle avec la disparition de la fantoche Cour de Justice de la République.
On pourra démissionner tous les 5 ans (et non 7 comme préconisé par les partenaires sociaux mais à condition d’avoir un projet ; alors on sera indemnisé 2 ans comme tout le monde (3 ans pour les seniors). On table sur 30 000 candidats par an, ce qui est maigre en regard de la population ; mais elle a déjà la « rupture conventionnelle » avec indemnités et droit au chômedu.
Pour les petits entrepreneurs et autres artisans et indépendants, c’est minimaliste : il faudra être en faillite et avec un chiffre d’affaires supérieur à 10 000 euros ; on touchera alors 800 euros par mois pendant 6 mois. cela, c’est vraiment une grande sécurisation pour les indépendants. En revanche, les contrôles de chômeurs vont être renforcés avec un triplement des effectifs affectés à cette activité glorieuse. En outre, la remise en ordre des contrats courts est confiée aux branches professionnelles alors que le gouvernement entendait les taxer plus fortement. Cela va pas bien loin et ressemble fort à du Canada Dry. On voit que la flexibilité l’emporte de loin sur la sécurité. Cela se constate aussi dans la future réforme de l’apprentissage dont on sait que le Maqueron porte la rémunération des jeunes apprentis à plus 30 euros par mois tout en donnant au patron le droit de les remercier au bout de 45 jours sans passer devant les prud’hommes et le droit de les faire turbiner jusqu’à 45 heures par semaine ! Du reste, saisir les prud’hommes est devenu hyper difficile (ce qui force à avoir un avocat pour ficeler le dossier) et presque inutile puisque les indemnités pour licenciement abusif ont éte « forfaitées », qui plus est à un niveau très bas. Patrons, on dit merci qui ? Et en outre le nombre de tribunaux de prud’hommes va être diminué par la grande réforme judiciaire en préparation chez la (c) harpie Belloubet.
La réforme européenne des travailleurs détachés se précise: il faudra les payer comme les autres y compris pour les primes et les heures supplémentaires. Belle avancée car la directive de 1996 ne l’interdisait en rien. Ce qui a donc manqué, notamment en France, c’est un cdare réglementaire et surtout des contrôles! L’emploi de TD reste évidemment juteux puisqu’ils restent soumis aux cotisations sociales du pays d’origine.
On commence à comprendre que le fameux parcoursup est une sélection déguisée alors que le pourcentage d’enfants des classes modestes dans les Grandes Ecoles n’est plus que de 9 % contre 29 il y a 30 ans. On devait réviser la tarification à l’activité dans les hôpitaux (tarification inpete car poussant à la hausse des opérations vu que le budget de la Sécu diminuait [Ondam] au fur et à mesure de l’augmentation de l’activité, ce qui est typique d’une spirale sans fin à la diminution du financement des hôpitaux!). On attendra une réforme plus pertinente……
Les petits retraités (qui ont beaucoup voté pour lui et s’en mordent les doigts…) commencent de comprendre la duplicité de Maqueron pour le 1,7 points de plus de CSG. Déjà, 1,7 points n’ont l’air de rien mais en fait cela fait 25 % d’augmentation non signalés par « les éléments de langage » du pouvoir. De plus, cela s’applique à la retraite brute au-delà de 1200 euros pour une personne seuls. le taux réel en net sur cette retraite est de 1,83 %. Enfin, belle entourloupe, le fisc, lui, raisonne en revenu fiscal. C’est là qu’est la combine car prenons un couple; l’un a 800 euros de retraite et il pouvait penser quelle ne serait pas taxée. mais l’autre a 1500; le revenu fiscal par personne dépasse alors 921 euros, les deux époux seront donc taxés sur 2300! Bien joué, Maqueron, mais ça s’est vu et il est pris la main dans le sac du mensonge électoral. a quoi s’ajoutent les hausses de taxes et de prix en tout genre, ce qui amène une baisse consistante du pouvoir d’achat des petits retraités alors que Mme Pénicaud va toucher 62 000 euros en plus grâce à ses actions dont le capital taxable a disparu avec le remplacment de l’ISF par l’IFI (fortune immobilière seulement).
Le chef de guerre Maqueron entendait amener la paix anti-Daech dans le sahel. on voit les résultats au mali et en république Centrafricaine. Et, ô surprise, l’UE rechigne à cracher au bassinet pour financer une force africaine (Tchad et compagnie); « En même temps », l’ambassade francaouie au Burkini Facto vient d’être attaquée hier. En Syrie, la France ne pèse rien face à la Russie, à l’Iran et à Erdogan (de velours).
L’empereur est nu et cela finit par se voir dans les sondages. De profondis.

Le Pré-zident Auchan

Posté : 2 mars, 2018 @ 1:07 dans politique | Commentaires fermés

Le résident à l’Elysée, grand défenseur SLC d’Auchan, de Cora, de Carrefour, Intermarché, de Leclerc, etc. a passé 12 heures au saloon des champs, des bêtes et des produits de terroir. Il a voulu montrer qu’il n’était pas seulement le président des villes et qu’il défendait l’agriculture francouie. Il s’est même servi de son passage prolongé au salon de l’agriculture pour lancer une pique aux cheminots qui eux ont des retraites confortables, précoces et un statut de poule aux œufs d’or. Diviser pour régner, monter les différentes populations du pays les unes contre les autres sont les 2 mamelles de la gouvernance maqueronienne. Il est déjà faux que les paysans n’aient pas de retraite car il y la mutualité sociale agricole (bien faiblichonne, on doit le concéder) et les agriculteurs ont aussi un capital, à savoir leurs terres que la spéculation foncière fait souvent monter. Cela n’enlève rien aux très grandes difficultés du monde agricole dans la concurrence mondiale et la faillite de la PAC.
Celle-ci, qui a ses débuts voulait créer l’auto-suffisance alimentaire de l’UE et défendre son agriculture, a fini par jeter le monde agricole dans la compétition sauvage mondialisée. Elle a encouragé  une agriculture hyper productiviste, ce qui a conduit à des excédents massifs et ingérables compte tenu du maigre budget de l’UE (en gros 1 % du PIB de l’ensemble de ses pays alors que la PAC en bouffe 45 %!). Pour tenter de résoudre le problème, l’UE est passé aux quotas de production, puis des aides à la production et au stockage aux aides personnalisée. Damned, ce fut raté. Alors, notamment avec l’aide précieuse de M. Le Maire (ministre de l’agriculture de Tsarko) à l’ouverture aux marchés mondiaux afin de forcer à la concentration des exploitations en vue de leur rentabilité. Damned, les grandes surfaces et les transformateurs en ont profité pour acheter à l’étranger car, produit par produit, il y a des zones spécialisées et hyper productives et low cost : mouton de Nouvelle Zélande, lait et oeufs de Hollande ou de Belgique, cochonnailles tudesques (via l’emploi de travailleurs détachés des PECOs à 5 euros de l’heure), bœuf de la Pampa, tomates et fraises d’Espagne, haricots verts du Kenya, bananes et ananas signés Chiquita (ex-United Fruit, la boîte qui a comploté avec la CIA contre Allende), cerises du Chili et fruits ou légumes exotiques ou hors saison parcourant des milliers de km, etc. Pour lutter contre cette concurrence, les agriculteurs se lancèrent dans les approvisionnements à bas prix (soja OGM argentin ou maïs US), les fermes industrielles, les pesticides, fongicides, insecticides, les produits anti-abeilles comme le Régent, l’engraissement aux hormones, les soins des animaux entassés sur caillebotis aux antibiotiques, l’usage de farines animales qui ont donné l’ESB, la viande de cheval de réforme de Roumanie, etc. On s’est ainsi trouvé dans une course perpétuelle au moins-disant suivant les canons de la logique du SLC. Naturellement, Maqueron n’a pas parlé de ce système dont il est un ardent propagandiste. Le but, à peine caché, est de faire baisser les prix afin de maintenir le pouvoir d’achat des consommateurs ; ce qui est visiblement faux car ce qui augmente le plus, ce sont les profits parce que les marges augmentent bien plus que les prix devraient diminuer. Ce qui ne baisse pas, ce sont les émissions de CO2
Maqueron a promis de défendre notre agriculture mais « en même temps » il accepte le CETA (sans avoir cnsulté notre parlement) avec le Canada (mis en place par l’UE avant consultation des parlements des 27 pays de l’Europe et il acceptera le Mercosur, traités commerciaux qui laisseront la porte ouverte au bœuf aux hormones de croissance, aux OGM qui arriveront en masse en Europe (90 000 tonnes de viande de bœuf avec le Mercosur). Maqueron dit qu’il s’y opposera ; faux car il ne le pourra pas : tout produit importé par la Pologne ou autre et transformé verra sa double qualité de nourri aux OGM et hormoné disparaître. En effet, l’UE ne dispose pas de normes communes sur la traçabilité des produits et interdit qu’un produit d’un des pays ne puisse ailler partout ailleurs. De façon générale, le SLC est justement fondé sur cette disparité des normes en tout genre ; les françaises étant les plus sévères désavantagent notre agriculture qui est ainsi sans protection. L’interdiction du glyphosate sous 3 ans en France alors que l’UE a fixé 5 ans sera une catastrophe si on ne dispose pas d’un produit de substitution.
Maqueron en pince pour les AOP ; pur mensonge car son gouvernement vient de les réviser en leur autant la majeure partie de leur intérêt afin de permettre à Lactalis, Danone, Yoplait, etc. de produire du faux AOP sans limites avec, par exemple, du lait pasteurisé des pisseuses prim’Holstein bataves. On verra bientôt (c’est déjà largement réalisé) 2 types de produits dans les supermarché : du luxe chez Fauchon et de la boustifaille d’espèce teutonne et low cost. Il y faudrait un AOP de chez AOP créé par les vrais producteurs de produits authentiques et de qualité contre les règles étatiques. Lesquelles servent avant tout à permettre aux Lactalis d’exporter sous une étiquette de qualité des produits autrefois renommés mais frelatés. Maqueron est pour développer l’agriculture bio ; ce qu’il na pas dit, c’est que les aides avaient été ratiboisées pour 2018 pour cause de budget à fermer sous les 3 % de déficit.
La France avait pris des engagements pour réduire l’utilisation de pesticides ; c’est manqué faute de dispositions ad hoc et de contrôles. La France n’a toujours pas réglé le problème des algues vertes dues au lsiier de porcs et aux nitrates en Bretagne. ET pour cause, il n’y a eu aucune mesure sérieuse et au contraire la création de porcheries industrielles a été favorisée bien que l’UE nous menace de sanctions depuis des années. Maqueron a profité d’une injonction européenne pour la révision des zones agricoles défavorisées (il y a une subvention) pour faire de la dentelle défavorables à maintes régions. La réforme des prix issue des « états généraux de l’alimentation » est une plaisanterie en faveur des hypermarchés et des transformateurs et ne lutte en rien contre la logique des importations moins-disantes. Il faut aussi reconnaître que la FNSEA continue de les aider et d’inspirer le gouvernement pour une agriculture productiviste et exportatrice en faveur des grandes exploitations contre les éleveurs et les producteurs laitiers.
Il y a quand même une partie des activités rurales que Maqueron soigne gentiment : ce sont les chasseurs. Merci M. Hulot . Chers agriculteurs, soyez prudents : radio Maqueron ment, Radio Maqueron est allemand.

La « réforme de la SNCF

Posté : 28 février, 2018 @ 11:55 dans politique | Commentaires fermés

Le grand transformateur Maqueron a eu subitement l’envie de réformer la vieille SNCF nationalisée en 1937. Comme un besoin de pisser d’un proSTAATique. Il doit se prendre pour la Dame de fer qui a brisé la grève des mineurs britanniques pour enfin voguer librement vers la fin de l’Etat-providence gibby. Attention, M. Chamboule tout, ne confondez pas vitesse et précipitation. Et avec une parfaite rouerie, le gouvernement lance un ballon d’essai plutôt mesuré : le statut n’est supprimé que pour les nouvelles recrues, on ne touche pas aux petites lignes (9 000 km quand même), on transforme en SA mais en gardant la majorité des titres pour que la boîte reste dans le giron public, on ouvre les « négociations » mais pendant 2 mois seulement avant de passer aux ordonnances. On nous a déjà fait le coup ; alors décryptons le message et la stratégie du gouvernement et du Maqueron.
*il n’est pas possible de supprimer le statut aux anciens car aucun texte ne peut être rétroactif et car chaque agent a une lettre d’engagement qui vaut contrat de travail personnel, lequel ne peut être modifié unilatéralement. Sauf à payer de volumineuses indemnités de licenciement. Quoique, avec leur récent plafonnement, ce soit est à voir de plus près car il s’agirait d’un licenciement collectif. Par ailleurs, vu les conditions de travail, les salaires et la technicité, il devient difficile de remplacer les agents qui partiraient. Il s’agit donc d’une promesse qui ne coûte rien. La présenter comme preuve de modération n’est donc que du flan, du blabla(car). Il faut rappeler que le statut date de 1920 et a été créé à la demande des boîtes privées de l’époque qui voulaient limiter la concurrence entre elles, notamment pour les embauches de personnel spécialisé. Supprimer le statut revient à en revenir à une concurrence sauvage pour l’entrée de l’étranger dans l’exploitation du réseau SNCF. A quand un Uber ou un Raynair du rail en Europe ? Le statut tient compte de la pénibilité pour l’âge de la retraite. Le supprimer revient à mettre les agents du rail (conducteurs et opérateurs d’entretien) au régime général de ladite pénibilité. Or Maqueron vient de diminuer radicalement les droits en la matière (compte pénibilité de Zizi Rider qui permettait d’abaisser l’âge de la retraite) en le transformant en compte personnel de prévention qui, notamment, ne tient pas compte des horaires décalés ni des conditions de travail par tous les temps. De plus, le statut n’a pas empêché la SNCF de recruter sans ; il lui a suffi de créer des filiales (bus, fret…)…
*les petites lignes sont dans la compétence des régions, ce qui veut dire que l’Etat s’est déchargé sur elles d’un lourd fardeau pécuniaire. Or, les régions et les collectivités locales, asphyxiées financièrement par la baisse de leurs dotations étatiques, cherchent des sous tout en ne voulant pas contrarier leurs électeurs usagers des petites lignes déficitaires. Le gouvernement se contente de leur refiler la patate chaude tout en sachant que l’ouverture européenne des réseaux à la concurrence devra être mise en place en 2019. Il sera donc loisible aux régions, soit de remplacer par des bus, soit de payer les déficits au nom de l’aménagement du territoire (rôle normal de l’Etat), soit de concéder l’exploitation des lignes à la concurrence. Ce sera cornélien…
*une SA à capitaux publics ne l’est pas ad vitam æternam. On peut faire du salami progressif. Par exemple pour GDF, devenu SA en 2005 grâce à Tsarko, puis Engie , l’Etat devait garder au moins la majorité des parts sociales ; manqué c’est allé à environ 30 %. L’Etat a gardé 85 % à EDF mais c’est parce que personne ne veut acheter des actions d’une maison aussi périlleuse : risques nucléaires à assurer par soi-même (aucun assureur ne veut le faire), dette abyssale, énormes travaux de mise en sûreté, engagements problématiques (dont Hinckley point pour les Rosbifs aux 2/3 de 23 milliards), tarifs réglementés par l’Etat et insuffisants. Du reste, le titre vendu 32 euros en 2005 n’en vaut plus que 10,60 ! L’Etat maqueronien a comme but de vendre ses actifs : Française des jeux, Aéroports de Paris. Et, bien sûr, des morceaux de SNCF quand le temps opportun en sera venu. Rappelons que la transformation d’EDF/GDF en SA a quand même permis ensuite de se débarrasser des retraites (mises au régime général de la Sécu) et de la « mutuelle » (obligatoire !) aux frais des entreprises. Sa veut donc dire porte ouverte à des réformes revolving annoncées par petits bouts et progressivement. Bonne vieille stratégie de Mademoiselle Modeste Petipas et de Staline.
*on nous a déjà fait le coup de la concertation et des ordonnances avec la loi travail…
*la dette astronomique de la SNCF (50 milliards plus 3 par an) n’est pas le fait de l’entreprise mais celui des politicards. Déjà, le réseau est un monopole naturel qui est d’obligation publique car tout l’intérêt d’un réseau est d’être unique (rendements croissants) ; il est effet idiot d’avoir plusieurs réseaux alors qu’un seul est d’autant plus rentable qu’il est plus utilisé. La solution la plus intelligente est d’en faire un bien commun pour tous ; il doit donc être socialisé et utilisable via un droit de péage ; loin des âneries de l’UE. Un tel réseau doit au minimum être créé et entretenu par la puissance publique, tant qu’il n’est pas socialisé suivant la méthode proudhonienne ou celle des « communs ». Bref, l’Etat aurait dû prendre à son compte la dette liée au réseau comme l’a fait l’Allemagne pour la Deutsche Bahn. Et cette dette est due aux politicards qui ont exigé des TGV partout, même non rentables ou qui ont demandé des gares partout, rendant la vitesse inopérante ! Par ailleurs, l’investissement TGV étant massif et non payé par l’Etat la SNCF qui le paye via un coût d’utilisation a négligé l’entretien des petites lignes. Ce sont les gouvernements successifs qui depuis 1981 ont assassiné la SNCF afin aussi de pouvoir s’en débarrasser en la cédant un jour ou l’autre au privé et pour préparer son ouverture à la concurrence exigée depuis 30 ans par l’UE. Une part des déficits vient de l’administration des tarifs que l’on compense, comme Gribouille, par des subventions insuffisantes compte tenu des coûts et des nécessaires dépenses d’entretien, lesquelles sont largement passées à l’as. Pour cacher l’impéritie des pouvoirs publics depuis 40 ans, le pouvoir maqueronien reporte la responsabilité de l’état de la SNCF sur le statut et les cheminots. Vieille opération de diversion cherchant à dresser les usagers et la population contre les cheminots dans le bon vieux diviser pour régner. Chez Maqueron, tout se tient afin de pousser les feux du SLC (système libéralo-capitaliste) en France.
*si les politicards ne l’ont pas tuée plus tôt, c’est à cause de son « pouvoir de nuisance » constaté en 1995 par Juppé. Si le pouvoir a pu avoir la peau d’EDF, c’est à cause de la technique nucléaire (80 % de la production) car il est impossible d’arrêter facilement les centrales et de confier leur gestion aux syndicalistes comme cela se faisait autrefois (cogestion de l’arrêt des centrales thermiques et hydrauliques avec les syndicats). On verra donc un beau bras de fer même si les syndicats de la SNCF seront bien moins soutenus par la population qu’en 1995. Maqueron fait de l’abattage de la SNCF la « mère des batailles » ; s’il gagne alors il pourra détruire tout ce qui reste du programme du CNR (Conseil National de la résistance). On remarque au passage que jusqu’à présent Maqueron n’a aucunement parlé des moyens et des financements qui devraient être mis en place pour éliminer les dysfonctionnements de la SNCF. On notera enfin que l’évolution de la SNCF est avant tout commandée par la directive duraille sur le rail qui existe déjà depuis des décennies…
*il n’est pas sûr que réformer la SNCF par ordonnances respecte la Constitution qui prévoit que les grands moyens de production soient nationaux. Mais cela n’a pas empêché qu’EDF devienne une SA… De plus, il faut savoir que les directives européennes sont supérieures à la Constitution francouie ; donc RAF (rien à foutre). Il y a un seul pays dont la Constitution l’emporte sur les directives. C’est la Doryphorie. Mais cela ne pose guère de problèmes (sauf pour la BCE et l’euro) car les directives sont ordo-libérales et la Constitution fridoline itou. Les directives sont donc par construction conformes à la Constitution tudesque. Nihil obstat, CQFD.
M. Maqueron a-t-il l’intention de prendre au compte de l’Etat la dette de 50 milliards qui serait alors à ajouter au 2220 de la dette publique, d’arrêter la construction de lignes TGV, d’organiser enfin le transport du fret, d’en finir avec la concurrence de ses autobus, de fermer les gares TGV inutiles… ? Qui vivra verra, mais on peut être sûr que sa solution consiste à faire porter le fardeau par les agents SNCF, les régions et les usagers.

Maqueron et les experts de la « société civile »

Posté : 13 février, 2018 @ 12:24 dans politique | Commentaires fermés

La moitié du gouvernement Maqueron est constituée d’experts de la « société civile » ; ce n’est pas innocent et c’est très significatif du jacobinisme du résident francaoui et de son mode de gouvernance new look. Ou plutôt tiré du management des entreprises privées, lequel n’est pas moderne du tout. En appeler à l’expertise contre la politique, c’est prendre un tournant très important. Ce n’est pas étonnant car Maqueron avait annoncé pendant la campagne électorale une réforme des grands corps de l’Etat et de l’ENA, réforme qui a avorté en forme de souriceau. Ce n’est pas par hasard : Maqueron a besoin de la puissance des hauts fonctionnaires issus des desdits grands corps pour asseoir son pouvoir de surplomb sur le pays. Il se contente de mettre ceux-ci au pas en les virant s’ils ne poursuivent pas ses desseins de transformation brutale du pays. Il a besoin d’un Etat et d’une administration tout-puissants pour convertir les Francaouis au SLC. Cela passe par la domination tant des représentants du peuple élus sous sa bannière que de l’administration ; pas de moins d’Etat mais d’un autre Etat pleinement à son service.
Que signifie l’expertise mise aux commandes du pays ? Cela veut dire une prétendue efficacité, une fausse neutralité des décisions afin de faire taire les opposants politiques par un appel à « l’autorité de compétences », donc au bon vieil argument d’autorité. Avec quelle légitimité ? Celle de la soi-disant réussite de la gestion privée et de la théorie économique libérale du SLC. Un expert ne peut pas être neutre parce qu’il a ses vues personnelles et surtout parce qu’il est largement formaté par les conceptions, critères et méthodes de son époque, de son milieu. Il l’est encore moins quand il est au service d’un pouvoir de quelque nature que ce soit (politique, économique, religieux). On peut atteindre quelque neutralité quand on fait appel à une pluralité d’experts indépendants. Ce n’est évidemment pas le cas d’un gouvernement…
L’expertise a pour effet de saucissonner les problèmes en domaines spécialisés. C’est alors un excellent moyen pour diviser et régner : le chef, le manager, le président… écoutent les collaborateurs experts spécialisés et sont seuls à pouvoir faire la synthèse-foutaise. C’est une bien vieille technique managériale des pouvoirs autoritaires et descendants sur les troupes tout au long de la hiérarchie. Recourir à des experts, c’est les mettre en concurrence et se réserver la décision.
La pensée systémique a montré depuis longtemps que les choses et les acteurs étaient interdépendants, notamment par suite d’une « solidarité mécanique » issue de ce que les uns ne peuvent pas se passer des autres. Mais Maqueron, le moderne, n’a visiblement pas suivi les récents développements du systémisme (plus de 50 ans quand même) : un système n’a pas un centre unique de direction mais plusieurs relativement autonomes et il est capable d’effets de substitution d’un centre à un autre et de se réorganiser. Il est même capable d’apprendre en s’adaptant à l’environnement. Il en résulte que l’usage de l’expertise dans un système d’interdépendance et de transversalité des choses fait par Maqueron est une trahison de la méthode systémique ; ce qui reste comme transversalité, c’est le travail en équipe, mais celui-ci est largement réduit aux réunions présidées par le chef. Il en reste un découpage de l’intérêt général en intérêts particuliers, du global et transversal et en rondelles séparées et spécifiques. Si on se réclame de « la pensée complexe », chère à Edgar Morin, il serait bon de la connaître à fond et de l’utiliser à bon escient au lieu d’être un cuistre.
Maqueron aime l’expertise mais à condition qu’elle soit à ses ordres. Comment y parvenir ? Fastoche et classique dans le management privé ; par exemple en supprimant l’emploi protégé des fonctionnaires pour les rendre plus dociles et virer les « insoumis ». Du reste, Maqueron, contrairement à ses annonces de campagne, ne veut plus d’un parquet indépendant. Il fait la chasse aux corps intermédiaires et aux contre-pouvoirs (collectivités locales, syndicats, organismes paritaires…). Qui plus est il n’empêche pas ses experts d’être « en même temps » liés à des lobbys économiques. Ces experts-là sont donc doublement dépendants ; de lui sur le plan politique et des puissances d’argent sur le versant économique. Plus expert que moi, tu meurs !
L’expertise c’est bel et bien la fin de la démocratie au profit d’une caste technocratique mise au service d’un nouvel imperium. C’est la réalisation de « la fin de l’histoire » par la magique disparition des conflits via l’expertise confite dans « the one best way ». L’expertise, c’est l’institution du mépris:vous, les lambdas qui ne sortez pas des grandes écoles et n’êtes pas experts, taisez-vous (El Kabache). L’expertise, c’est la justification d’une politique SLC au nom de critères gestionnaires et comptables qui suppriment toute interrogation sur les fins, le bien commun, le bien-vivre, l’intérêt général. Reste l’efficacité instrumentale ; mais celle-ci n’est que présumée et toute la modernité prouve le contraire, comme, par exemple, la fausse théorie du ruissellement de l’argent des riches vers la création d’emplois (d’amidon, car enlevez, c’est empesé).Tout cela confirme que le règne de Maqueron est celui d’une conception néolithique du pouvoir. Celle-ci a renversé la parole de Marc Sangnier (on ne peut avoir la démocratie en politique ville et la monarchie à l’usine) : on ne peut avoir la monarchie dans le privé et la démocratie politique.

Le wigh Maqueron contre les Tories (le 8/2/18

Posté : 7 février, 2018 @ 9:09 dans politique | Commentaires fermés

Maqueron a eu une grande idée qui, quand on l’analyse de près, explique ses décisions politiques et économiques : l’opposition droite/gauche, par ailleurs devenue purement formelle car leur pratique du pouvoir est la même, est dépassée. Or elle a structuré la politique française quasiment depuis son apparition lors de la Révolution Française. La bonne antinomie aujourd’hui, c’est celle entre les conservateurs et les progressistes. Pour sortir du jeu droite gauche, il faut créer un rassemblement des « progressistes ». C’est possible à condition de dynamiter les vieux partis PS et UMP. Le pari maqueronien a réussi parce que ces partis qui menaient le bal depuis 1958 se sont auto détruits tout seuls. C’est pourquoi avec 15 % des voix des inscrits au 2ème tour des législatives (cela fait peu de progressistes) Maqueron a obtenu « une chambre introuvable » qui permet de disposer de tous les pouvoirs alors qu’elle est électoralement très minoritaire.
Maqueron nous a donc rejoué le duel britannique du 19ème siècle entre les Whigs (libéraux) et les Tories (conservateurs). C’est moderne, nouveau, révolutionnaire…A la place de l’opposition droite vs gauche, il a monté en épingle celle entre progressistes et conservateurs. Nous devons donc sérier les nouveaux adversaires du conflit politique qui fait renaître l’opposition gibbye entre les « progressistes et les conservateurs ». En fait, la nouvelle ligne de partage est la frontière entre les partisans du SLC, y compris socialos, et les opposants déjà présents quand les Francouis ont voté non au TCE en 2005 ou au traité de Maastricht en 1992.
Qui sont les « progressistes » de l’armada Maqueron, de la cohue de ses députés issus de la « société civile »? Ce sont les « nomades », les flexibles, les « winners », les riches épargnants, les patrons qui investissent avec leur boîte petite ou grande, les « in » du sociétal comme les gays, les trans, les couples « différents », non conformistes, « libérés » comme dans la chanson sur la femme éponyme ou Max, les ouverts sur le monde moderne, les entrepreneurs même en auto, les financiers qui aident à la croissance, les « bobos » curieux de tout, les habitants des métropoles, les innovateurs et patrons de start-up, les membres des professions libérales non soumises à statut (exemple : avocats d’affaires), les inventeurs (pas les chercheurs qui ne trouvent rien), les « risquophiles ». Bref, tous ceux qui aiment les avantages qu’ils tirent du SLC qu’ils soutiennent, ceux qui sont pour le libre-échange sans frein, pour la concurrence illimitée, pour la mondialisation et la suppression des frontières, pour le primat de la société civile sur l’Etat (pas sur le pouvoir politique qui est réservé à Maqueron). Tous ceux qui sont au centre de la société, notamment par leur lieu de résidence dans les capitales ouvertes sur le monde et dynamiques. C’est bien normal : tous ces gens-là ont voté pour lui et ses députés, majoritaires à la chambre mais pas dans l’électorat, en sont issus. On y ajoutera les carriéristes, les ambitieux, les opportunistes comme les socialos qui l’ont rejoint ou les LR et les monceaux de journalistes qui l’encensent car il défend le SLC. Maqueron, loué ton nom ah que n’a-t’on au son du Ra des fanfares ripoublicaines!
Qui sont les conservateurs ? Ce sont les notables de province attachés à leurs libertés locales, les rentiers comme les agents des entreprises à statut et les fonctionnaires, les monopolistes d’une fonction comme les notaires ou les pharmaciens, les titulaires de CDI pas assez mobiles et flexibles, les syndicalistes attachés à la défense « des « droits acquis » comme le chante depuis longtemps François-Water de Closets. Maqueron a oublié dans cette liste les politicards et les hauts fonctionnaires qui ont le monopole et la rente de l’exercice du pouvoir et de la gestion de l’Etat. Ce sont ces illettrés de prolos, les moins-que-rien, les « sans-dents » de Zizi Rider, les descamisados qui n’ont qu’à travailler pour se payer un costume ; ceux-là votent FN et ne songent qu’à la défense de leur emploi. Ce sont les ploucs de la « France périphérique » dans les campagnes, le espaces rurbains, les banlieues qui sont fermés à la modernité et à la mondialisation. Bref, ce sont tous les perdants, chômeurs et précaires en tête, qui sont les grands perdants du SLC depuis 30 ans, ce sont tous ceux qui ont été trahis par la classe politicarde, par « l’establishment » PS et UMP, qui ont vu que les alternances ne faisaient que changer les titulaires des mandats électifs et que la mise en place en France du SLC continuait sans vergogne.
Cela éclaire fortement la politique de Maqueron : des cadeaux mirifiques au 1% les plus riches (IFI au lieu ISF, flat tax de 30 % sur, impôt sur les sociétés à 25 % par étapes) les revenus des capitaux mais tout en brimant la rente immobilière (IFI, taxe d’habitation maintenue pour « les riches » ayant plus de 3 000 euros par mois) ; des miettes de pouvoir d’achat pour les plus petits à condition qu’ils travaillent (vite annulées par des taxes et des hausses de prix en tout genre) ; une taxation à fond pour les classes moyennes supérieures et les retraités (CSG de plus 1,7 points dès qu’on a plus de 1250 euros par mois même pour un couple, maintien de la taxe d’habitation). Tout pour les 1 % très riches, à mort les 9 % qui suivent dans le premier décile, le nez au ras de la fosse à purin pour les plus pauvres. En fait, Maqueron ne marche pas sur 2 pattes, même en boitant fortement à droite, mais sur 3.
La véritable opposition n’est donc pas entre progressistes (tout le monde est pour le progrès et l’espoir mélioratif) et conservateurs (tout le monde st pour protéger ce qu’il a, surtout quand il fait partie des 99% qui n’ont pas grand chose), mais entre les tenants du SLC et les partisans de la solidarité, de la coopération, de l’entraide et du progrès social ; soit au moins 85 % de la population contre les 15 % qui ont voté pour les députains maquereaunistes. La lutte des classes n’est pas morte mais elle s’est déplacée vers toutes les victimes du SLC : ouvriers, employés, artisans, petits patrons, sans -emploi, privé et public confondus car les critères d’appartenance sont la précarité, l’insécurité sociale, la pauvreté laborieuse, la domination par les exploiteurs de tout poil.

Das hitlerswagen ou le modèle de Maqueron (le 2/2/18)

Posté : 2 février, 2018 @ 12:37 dans politique | Commentaires fermés

Volkswagen (créée par Hitler) et ses filiales viennent encore de s’illustrer avec des cobayes humains et simiesques pour tester leurs gaz d’échappement diesel. Cela n’étonne pas car il faut se rappeler que l’Allemagne, grâce aux USA, a été fort peu dénazifiée. Les grands trusts et leurs patrons (Krupp, notamment) ont survécu et ont été peu punis. Et cela continue puisque Bayer, la firme chimique immense, (ex-alliée de BASF dans IG Farben la boîte hitlérienne qui a pondu le Zyclon B) peut racheter Monsanto (la boîte du glyphosate, de l’agent orange et des OGM). Comme l’Allemagne domine économiquement (et largement politiquement) l’UE, tout lui est permis : normes faibles pour le diesel et les produits chimiques, glyphosate pour 5 ans (suite à la non-tenue de la promesse faite à la France de voter contre car, à la dernière minute et par volte face, elle s’est abstenue), oui aux filets électriques de ses copains des Pays-Bas, électricité au lignite. Il vaut donc le coup d’examiner comment l’Allemagne a réussi à asseoir son imperium économique en Europe.
En premier lieu, il faut remonter loin : la mise en place de son ordo-libéralisme, chez elle puis dans l’UE dès sa création par le traité de Rome en 1957 puis son alliance avec l’hyper libéralisme britannique dès son entrée dans l’UE en 1973 ; ont eu alors une course à la « concurrence libre et non faussée » et au démantèlement des services publics à grands coups de directives européennes. Cette mise en concurrence drastique des pays européens, aggravée par l’euro, a conduit à la compétition entre peuples et à la surenchère incessante vers le moins-disant. Du coup, au lieu de coopérer, ce qui fut quasiment interdit par die Grosse Kommission de Bruxelles, les gouvernements se sont mis à ne défendre que leur intérêt (la croissance au détriment des autres) et une partie des populations s’est repliée sur le nationalisme. Puis l’Allemagne a obtenu des autres pays l’extension de l’UE à l’Est dès 2004 et cela sans approfondissement.
L’Allemagne a fort bien joué son jeu et n’a pu le faire que parce que, notamment, la France, les autres pays ont laissé faire, soit par alliance de fait avec elle (pays du Nord de l’Europe et Gibbye), soit y ont participé comme complices ou propulseur. La France a été le fer de lance de l’acte unique de 1986 (concurrence, libre-échange généralisé et internationalisé), traité de Maastricht (1992) pour préparer l’euro, création de l’euro et de la BCE (lancé en 2002 pour tout le monde dans la zone éponyme), admission de 10 pays de l’Europe centrale et orientale (PECO(s) dans l’UE à partir de 2004, acceptation des travailleurs détachés (1996), signature de traités internationaux de commerce accroissant la concurrence mondiale. L’euro et la BCE interdisant les dévaluations compétitivité-prix, les pays ne purent jouer que sur leur différentiel de lois sociales, fiscales, environnementales. Dès lors, les règles du jeu étaient en place et l’Allemagne a su en tirer le meilleur parti en jouant les passagers clandestins de l’UE. Voyons comment, le but étant de faire monter son industrie et ses exportations au plus haut.
2003/4 : création par Schröder (lois Hartz, DRH d’Hitlerswagen) des mini-jobs à 400 euros par mois et à temps partiel sans droits à la retraite ; il y en a dans les 5 millions actuellement. Ce sont essentiellement des emplois dans les services ou féminins. Du coup, les industries ont externalisé leurs prestations internes des services vers ces mini-jobs bien moins coûteux, ce qui est une subvention énorme et directe du secteur des services vers l’industrie. Au passage, on peut connaître une raison du faible taux de chômage en Doryphorie : les emplois à temps partiel y sont comptés comme de vrais emplois dans les statistiques (5 %) ; la pauvreté et la précarité travailleuses s’y sont installées à la place des emplois sûrs et correctement rémunérés. Et c’est exactement ce que veut faire le Maqueron en France. Ce n’est pas tout : Schröder a ratiboisé la durée et le montant des indemnités de chômage et diminué les pensions publiques de retraite au profit d’une capitalisation individuelle. C’est de la « désinflation compétitive » par la baisse des coûts de production.
Arrivée de die Grosse Angela au pouvoir (le social-traitre Schröder a été viré par les électeurs au profit de la CDU-CSU) : création d’une TVA sociale de 3 points, ce qui enchérit les importations et diminue les prix des exportations, ce qui correspond à « une désinflation compétitive » de 3 points contournant l’impossibilité de dévaluer dans la zone euro.
Dès 2004, élargissement de l’UE aux PECO(s) afin de permettre la délocalisation d’une bonne part des chaînes de production teutonnes chez eux (sous-traitance, délocalisations low cost) ; la Tudesquie garde le montage final et applique l’étiquette « made in Germany », ce que Bruxelles aurait dû interdire. 1996, directive sur les « travailleurs détachés » (TD) qui permet à la Teutonie, dépourvue de SMIC jusqu’en 2015, de faire travailler des gens de l’Est à 4 euros de l’heure, sans contrôle du temps de travail et sans cotisations sociales germaniques, logés dans des hangars (avec bon loyer!) et devant acheter fort cher leur subsistance à leur employeur. Cela a fait de l’Allemagne la 1ère agriculture industrielle d’Europe (lait, porc, patates) et ruiné les éleveurs francouis. La boustifaille pour prolos y est moins chère qu’en France, ce qui abaisse les tensions sur le pouvoir d’achat.
Rappelons que l’industrie allemande est favorisée par la cogestion avec les syndicats, lesquels sont devenus ses meilleurs défenseurs ; belle collaboration de classe. Par ailleurs, les boîtes d’électricité peuvent majorer leurs tarifs pour les consommateurs domestiques et les minorer pour l’industrie, ce qui est une subvention camouflée à celle-ci, ce qui aurait dû être interdit par l’UE. De plus les banques régionales allemandes peuvent financer les PME avec la complicité des Länder et des villes, ce qui est, là encore, une subvention indirecte ; ce qui explique que la Doryphorie a exclu de mettre ses petites banques dans l’union bancaire UE régulée.
L’Allemagne en voie de dépeuplement bénéficie de loyers faibles, ce qui diminue les tensions pour l’augmentation des salaires et les frais d’éducation. Par ailleurs, le système de formation teuton oriente très tôt les élèves moyens vers les filières courtes et l’apprentissage qui est effectivement une force considérable de l’industrie tudesque.
L’Allemagne joue en faveur de l’euro fort, ce qui ruine les autres pays. En effet, elle dispose d’une production industrielle de qualité (bagnoles, robots, machines, process industriels) qui lui permet des prix plus élevés à l’exportation. En outre, l’euro fort lui permet de payer avec une fronde les TD en provenance des PECOS(s) hors zone euro : un salaire de 4 euros de l’heure converti en zlotys est un pactole pour le (plombier polonais) compte tenu du taux de change et du niveau des salaires en Pologne. De même avec un euro fort la Vert-de-Grisie peut acheter low cost ses propres productions délocalisées dans les PECO(s).
Et voilà pourquoi votre sœur est muette. Vous me demanderez pourquoi les autres pays, dont la France, n’en font pas autant ? Parce que le peuple français n’est pas dans la soumission luthérienne au pouvoir, ni dans le syndicalisme cogestionnaire du kapital et car les gouvernements francaouis n’osent pas le brusquer par peur d’une révolte. C’est pourquoi ils sont allés vers le SLC à pas comptés et avec une stratégie de salami. C’est justement ce que fait sauter Maqueron avec brutalité hyper libérale.
Il faut aussi observer que si tous les pays faisaient comme la Casque-à-Pointie, ce serait une course perpétuelle au moins-disant, la déflation et surtout la guerre économique entre les peuples. Et pourtant, c’est la politique de l’UE, sous pression de l’Allemagne, avec les contraintes « austéritaires » sur les budgets, les déficits et la dette publique, ce qui force les pays à « des mesures structurelles » de flexibilité du travail, de baisse du coût de la main d’œuvre et de liquidation des biens et services publics. C’est la politique du Maqueron qui préfère biser à d’Essen la Krupp d’Angela afin de faire partie du club encensé par les maîtres du Kapital.

Etat et légitimité

Posté : 18 janvier, 2018 @ 12:21 dans politique | Commentaires fermés

La décision prise hier sur l’abandon de l’ayraulport de Nantes (NDDL)a suscité aussitôt des hurlements au nom de l’Etat, de son autorité, de l’ordre républicain, de l’autorité de la loi, de la démocratie locale, de l’Etat de droit. Du bon vieux blablabla légitimiste et jacobin… Au nom d’idées traditionnelles sans fondement. Voyons pourquoi et comment.
L’Etat n’existe pas ; c’est une structure formelle et juridique et symbolique pour rendre impersonnelle la détention de la souveraineté du peuple ou puissance sur lui-même en tant que seule source de légitimité. L’Etat n’a pas de bras ni de cerveau ; ce qui existe, ce sont le gouvernement, le parlement et l’administration. Le gouvernement et le parlement ne sont que les détenteurs, non pas du pouvoir souverain, mais de son exercice au nom du peuple ; cette détention ou simple possession n’est que provisoire et n’est légitime que que si elle poursuit le bien commun et l’intérêt général. Les élections ne donnent que la légalité des élus et non leur légitimité qui ne peut que se constater dans le contenu des décisions et des actes des gouvernants et des législateurs.
* L’autorité ne vient pas d’en-haut vers le bas ; elle n’est pas une qualité, ni une propriété, des élus ou des décideurs de l’administration. Elle vient d’en-bas et est reconnaissance par ledit bas du droit des puissants à gouverner et commander ; elle est conférée, sous réserve d’inventaire par le bas qui seul détient la source de la légitimité des décisions avec comme principe d’appréciation la poursuite de l’intérêt général. L’autorité n’est pas une quantité fixe de pouvoirs donnés aux dirigeants mais une qualité évolutive de reconnaissance de leur légitimité.
* Certes, en démocratie républicaine, la loi doit être respectée. Mais à condition qu’elle soit juste et légitime car fondée sur les besoins du peuple tout entier, sur son bien être général. Il faut alors se demander comment est établie la loi, pour qui, avec qui, dans quels buts, la souveraineté étant essentiellement le pouvoir « de donner et casser la loi » commune à tous. Or, depuis 1983, la loi a toujours été pondue pour implanter en France le libre-échange concurrentiel sans limites au sein de l’UE ; en 2005, (TCE), les Français avaient rejeté cet ordo-libéralisme et leur vote a été nié. Où est l’émission démocratique de la la loi ? Où est sa légitimité puisque cette politique n’est pas conforme à l’intérêt du peuple mais seulement à celui des élites et des puissants.
* La démocratie n’est acceptable que si elle existe dans les faits et les institutions. Or la Vème ripoublique n’est qu’une monarchie élective où la majorité parlementaire peut ne pas tenir compte de la minorité. Le système électoral y est fort peu représentatif car, par exemple, Maqueron n’a été élu qu’avec 25 % des inscrits et sa majorité avec seulement 15 ! En outre, ce n’est pas la chambre qui fait la loi mais l’exécutif qui demande à ses godillots de la voter. La majorité peut donc voter des lois contre l’intérêt général sans être mise en danger. Les consultations démocratiques ne doivent pas être biaisées comme à NDDL où on n’a fait voter que le 44 tout en disant que ayraultport était d’intérêt national et pour tout l’Ouest à cause d’un trafic international (au volume prospectif calculé au doigt mouillé). Dans ces conditions, c’est tout l’Ouest qui aurait dû voter ! Dans la démocratie, l’intérêt général prime le particulier…
* L’ordre républicain suppose qu’on soit réellement en République. Il y faut justice, égalité de traitement des citoyens, universalité des lois et règles (les mêmes pour tous). La justice doit être indépendante mais le révolutionnaire Maqueron refuse que le parquet le soit, ce qui est critiqué depuis des lustres par la justice européenne. Le citoyen (ou l’immigré) ne doit pas être spolié (par exemple par des DUP truquées), ni, naturellement, craindre pour son intégrité quand il est arrêté par la police. Lé république doit être souveraine et indépendante comme territoire de réalisation d’un dessein commun. Or dans l’UE et la zone euro, il n’en est rien.
* L’Etat de droit n’est respectable que si le pays en est un. Or en France les membres du prétendu Etat ont leur propre justice (filière administrative) et les soi-disant autorités ont leurs propres moyens de contrôle (qui pèsent bien plus que les autres dans les enquêtes préliminaires!) : IGPS, IGPN, etc. Vous avez été spolié par une DUP, eh bien vous devez aller devant un tribunal administratif où « l’Etat » se juge lui-même ! Les statistiques doivent être indépendantes afin qu’elles ne soient pas cachées, minorées et même truquées par le pouvoir. La presse doit être indépendante du pouvoir et des puissances d’argent. Les responsables politiques doivent être coupés des puissances d’argent, des lobbys, des syndicats. Or, en France il y a possibilité, souvent réalisée, d’une collusion entre les élus, les puissants (super marchés, boîtes comme Lactalis, boîtes liées aux commandes publiques comme Vinci ou Bouygues), des agences ou commissions bidonnées dans leur représentativité, des syndicats comme la FNSEA, des « organes » comme les chambres d’agriculture, les tribunaux de commerce…. Ce fut le cas du barrage de Sivens qui voulait privatiser une petite rivière (le Tescou dans le Tarn) sur pression de la FNSEA et d’une commission hydraulique bidon au profit d’une quinzaine de gros producteurs de maïs. Les enquêtes d’utilité publique sont le plus souvent spécieuses et partisanes, les DUP spoliatrices et surtout liées à des intérêts particuliers (Europa City, Roybon, Tunnel sous le Mont Blanc, NDDL…).
On voit donc bien que les protestataires sont, eux, parfaitement et légitimement, habilités à s’opposer à un système sociopolitique ni démocratique, ni républicain. Et pourtant Maqueron a passé la surmultipliée pour fondre le pays dans l’UE et pour y implanter par sa force électorale le SLC contre l’intérêt de la majorité du peuple (ouvriers et employés, soit 52 % de la population) !

Morale et système libéralo-capitaliste (SLC)

Posté : 4 janvier, 2018 @ 11:58 dans politique | Commentaires fermés

Le SLC est un système social total où culture, morale, économie sont profondément imbriquées. Pour assurer croissance, accumulation, profits le SLC a besoin d’une morale ad hoc afin de pousser les gens à la consommation et au gaspillage. pour faire du profit, compte tenu de la concurrence exacerbée, il faut vendre au maximum, ce qui permet des économies d’échelle et même des rendements croissants à partir du moment où les investissements et les charges fixes ont été couverts par l’atteinte du « point mort »: les ventes les couvrent et au-delà, c’est du bénef. Cela vient aussi de ce que, contrairement aux vues datées des économistes libéraux, il n’est plus possible de calculer l’utilité marginale de la dernière unité produite (qui est fonction de rendements décroissants, base du calcul libéral et qui n’existe plus); exemple, un DVD; une fois ses frais de conception couverts, toutes les ventes supplémentaires rapportent et il n’y a pas de dernier produit vendu car cela peut être illimité; il suffit que la demande continue et c’est justement ce à quoi pousse la morale du SLC. Voyons comment.
Le SLC a abouti à une morale hyper individualiste et au narcissisme identitaire et des petites différences à faire reconnaître par les autres. Dans ce cadre moral collectif du SLC, car n’oublions pas que « la morale est la révélation du collectif à l’homme » (Proudhon), chacun se compare aux autres et entre en compétition avec eux. la comparaison est actionnée par « l’amour-propre » de Rousseau, le besoin de reconnaissance de son identité particulière. ce qui amène soit à la jalousie (avoir ce que les autres ont, sentiment libéral « positif » en SLC), soit à l’envie (détruire ce que les autres ont sans qu’on l’aie, sentiment destructeur à la base du socialisme collectiviste). Alors, pour être à la hauteur, pour ne pas être déconsidéré par les autres et sa communauté d’appartenance et de référence, on travaille pour acheter et montrer ainsi son rang. On peut alors faire monter de « consommation ostentatoire » ainsi que l’avait génialement vu Veblen. Et si on n’a pas assez de revenu, on peut faire appel au crédit, le SLC ayant ainsi détruit la vieille morale de l’épargne. Et, si on peut emprunter, compte tenu de ses revenus et de son état (en situation de précarité, par exemple), on peut verser dans l’envie et le ressentiment ou compenser par un trafic illicite. La morale SLC signifie donc compétition, atomisation, solutions individuelles au lieu de coopération volontaire avec les autres. rien de pire pour le SLC que celle-ci car on peut s’unir pour mettre en commun des biens utiles à tous, ce qui, naturellement, diminue le volume du marché. Las, le SLC ne peut progresser sans coopération; pour ce faire il a inventé l’hyper division du travail, ce qui conduit à la solidarité « mécanique » chère à Durkheim. Cette coopération est forcée et largement inconsciente, les dirigeants du SLC se réservant le droit d’organiser seuls la division du travail.
Le SLC doit à tout prix créer des besoins, y compris fictifs ou sans intérêt. La morale de la frugalité n’est plus de mise, « l’ataraxie » (se contenter de ce qu’on a et surtout se dégager les plus possible, comme l’enseignait Bouddha, ne pas se laisser aller à la domination par les choses et par le regard des autres): être heureux dépend de soi et de sa capacité à refuser les tentations et les excès. le SLC a donc encouragé la satisfaction de tous les besoins, dont en premier les matériels, et aussi les symboliques (pour la reconnaissance sociale, la gloire, le pouvoir) et même sexuels. Le problème est que le besoin disparaît quand il est assouvi. Mais le SLC a bien compris, via ses agents de marketing, de pub, ses psychologues, ses communicants, que le désir, lui, était insatiable. Il faut donc sans cesse ranimer la flamme du désir via l’innovation, la jalousie, la publicité. Il a compris qu’il n’y a pas de désir intrinsèque pour le matériel qui n’est jamais qu’un moyen, une médiation pour sa réalisation. D’où la liaison permanente que fait la pub SLC entre le sexe et l’objet. Et, ensuite, ses bonnes âmes se plaignent du harcèlement sexuel, de la pornographie, de la dissolution des moeurs…
Le SLC est un matérialisme hédoniste: le bonheur par l’accès aux objets et par l’argent. Cela, c’est à usage privé car la doctrine SLC nous affirme que l’économie n’a rien à voir avec la morale, ni, du reste la politique et le droit qui doivent rester neutres par rapport à toutes les conceptions du monde et à toutes les valeurs morales. Cela signifie qu’en économie tout est permis car les seuls critères de l’action sont l’utilité, la rentabilité, l’efficacité; d’où l’abandon de la « common decency » (solidarité, respect de l’autre et de sa dignité, travail de qualité et bien fait, sobriété…) et des pratiques immorales comme le dumping, l’obsolescence programmée, l’abus de position dominante et bien pis à condition de ne pas se faire bêtement prendre comme Lactalis ou Spanghero (pas vu, pas pris comme on dit dans ces milieux d’affaires). L’avoir et ses apparences (y compris les appas rances pour certains) remplacent l’être et sa spiritualité, le calcul instrumental se substitue aux bonnes relations, aux sentiments, au bien-vivre tourné vers les autres. En politique, les valeurs SLC sont la soumission aux « autorités », fussent-elles illégitimes, la poursuite des intérêts individuels au détriment du bien commun, l’obéissance à l’ordre existant et à ses prétendues forces. On aura observé que, en réalité, le SLC qui nie toute morale en propage bel et bien une dont le résultat est une société hobbésienne de la lutte de tous contre tous. ce qui repose, non sur le consensus mais sur la force.
le SLC repose sur l’accroissement des inégalités car ce sont elles qui sont à l’origine des comparaisons poussant à avoir les mêmes choses que les autres dans un univers darwinien soi-disant fondé sur le mérite, lequel est démontré par le statut social, le patrimoine, la femme-objet à exhiber. Au passage, une valeur essentielle des communautés humaines est jetée par dessus bord, à savoir la Justice qui est recherchée par les communautés humaines depuis le fond des âges.
Et voilà, chers amis, pourquoi les élites sont muettes et les opposants chassés et discrédités, la justice aux ordres et la sécurité policière sur le pavois du SLC..

Voilà pourquoi le Maqueron va se planter (et nous avec)

Posté : 2 janvier, 2018 @ 10:31 dans politique | Commentaires fermés

Mossieu Maqueron, nouveau roi élu du « peuple » francaoui a lancé une politique libérale éculée, dite de l’offre (tout pour les riches et le patronat qui, enfin libérés et détaxés, vont investir pour créer des emplois) ; il va se planter nécessairement. Voici pourquoi. Et, ici, je ne propose rien de contraire au SLC ; j’applique seulement sa logique hyper libérale au projet du Maqueron qui se réclame de ce courant d’idées largement fausses pour le plus grand nombre. Il n’y aura pas de « en même temps » mais rien que du plus pour les riches et les multinationales.
Ladite politique de l’offre a échoué partout, sauf en ce qui concerne la progression des inégalités et l’enrichissement des déjà riches. Du reste, la crise ouverte en 2008 l’a démonétisée même si le SLC a repris de plus belle tout en nous amenant au bord du gouffre car une énorme bulle spéculative s’est reconstituée et va exploser un jour ou l’autre. Déjà les taux d’intérêt à 10 ans sont en train de remonter, ce qui fera peser très lourd la dette française de 2220 milliards d’euros, soit près de 100 % du PIB. Le prix du pétrole augmente (à environ 70 dollars le baril), ce qui va faire exploser le déficit commercial déjà à plus de 60 milliards par an. Mossieu Maqueron n’a en rien diminué le déficit budgétaire à cause de son cadeau de 4,5 milliards aux riches (ISF et flat tax sur les revenus du capital). En outre, il est tout à fait probable que ces cadeaux ne seront pas investis dans la production mais dans la finance et la spéculation, seront exportés notamment dans les paradis fiscaux ou dans les lieux plus rentables qu’en France. Par ailleurs, Maqueron compense ses cadeaux aux pauvres (mini hausse du SMIC, hausse infinitésimale des minima sociaux, annulation de la taxe d’habitations pour 80 % des assujettis…) par des hausses en tout genre: forfait hospitalier, tabac, carburants, amendes de stationnement, prix de l’énergie… Citoyens, regardez à gauche pas à droite!
Avec ses « réformes » (droit du travail, réforme du chômage, réforme des retraites, des APL, etc .), le Maqueron veut mettre la France au niveau de la concurrence européenne en termes de compétitivité. Ce qui poussera les autres pays à durcir leur propre politique, ce qui amènera une course accrue au moins-disant au sein de l’UE. On aura peut être une diminution du chômage mais au profit des mini-jobs, du temps partiel, de la précarité et de la pauvreté. Il suffit pour l’anticiper de considérer le cas de l’Allemagne avec les réformes Hartz-Schröder dès 2003: au moins 5 millions de « mini-jobs » à 400 euros par mois sans droits à la retraite et un taux de pauvreté au-delà de 16,5 %.
Pour investir et créer des emplois, Maqueron devrait lancer le pays à fond dans la démarche écologique; il ne le fera pas car c’est contraire aux intérêts des puissances d’argent situées dans l’énergie, la chimie, les médocs, la finance. Et aussi car dans la compétition mondiale SLC à laquelle il adhère tout pays travaillant en solo sera laminé par ses concurrents. La solution Europe se heurte d’emblée aux intérêts des pays charbonniers comme la Pologne et l’Allemagne. ce serait quand même possible à condition de créer une taxe carbone en fonction du kilométrage parcouru par les produits importés (en France aussi, bien sûr).
Dans ses bons voeux hier le Maqueron a fait gicler sans cesse le beau mot de fraternité alors que toute sa politique va la détruire encore plus. Car muni de tous les pouvoirs, Amène-Au-Top I, digne successeur d’Amenhotep III, le pharaon aux 1000 épouses et concubines, peut faire ce qu’il veut tout en disant le contraire. Cela ne va pas payer car avant la fin de son quinquennat les Francouis, constatant l’écart entre les promesses et les résultats, vont lui retirer leur confiance; confiance qu’ils lui ont « attribué » (dixit le malhomme au lieu de donner sa confiance ou faire confiance) en l’élisant à l’Elysée à moins de 43 % des inscrits!
Maqueron compte sur une rénovation de l’UE. Voeu pieux car celle-ci n’est qu’une cohue de pays en compétition dominée par un pays (et ses alliés bons luthériens d’Europe du Nord) qui n’a aucune intention de perdre son leadership admis par ses obligés de l’Europe de l’Est. Ce pays est la caniche des USA et le parangon en Europe du SLC, c’est-à-dire de la compétition du moins-disant über alles. Mais l’UE, si on poursuit sa politique hyper libérale et concurrentielle, va aggraver le mécontentement des peuples et favoriser la progression des partis d’extrême droite nationalistes et xénophobes. Bruxelles ne peut rien dire officiellement sur la poussé indépendantiste dans les Etats européens car elle en peut se fâcher avec leur gouvernement « légitime ». Mais il n’y a pas besoin d’être grand clerc pour constater que c’est sa politique économique constante qui encourage l’éclatement éventuel de l’UE. De plus sa technocratie rêve d’une atomisation de l’UE en provinces indépendantes car plus les peuples seront divisés plus elle pourra régner. C’est le sens caché des mécanismes de prise de décision de l’UE: unanimité sur les questions essentielles comme la fiscalité, majorité « qualifiée » sur les autres (la majorité qualifiée est le plus souvent impossible à attendre compte tenu des règles astronomiques et tarabiscotées de l’UE faites pour favoriser les petits pays, dont beaucoup sont les clients reconnaissants de la Doryphorie.

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