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Archive pour la catégorie 'politique'

Son altesse impériale Maqueron octroie une charte à la douairière Trognon

Posté : 22 août, 2017 @ 10:47 dans politique | Commentaires fermés

C’est amusant de constater combien les excellences parvenues au pouvoir se croient tout permis et ne voient même pas le ridicule de certains de leurs actes ou décisions. Ainsi Barbie (modèle des années cinquante) se voit-elle affublée d’un parchemin qui fleure bon le vieux temps de la royauté francouie et de l’ancien régime. Ce qui montre qu’il ne suffit pas de se dire moderne ou en marche car cela peut être en arrière. Une charte ! C’est ce que concédaient au bon peuple les souverains et suzerains d’antan. Le mot est significatif et relève de spécialistes en antiquités, tels les diplômés de l’Ecole des Chartes. On a échappé aux paléontologues mais c’est que pour les époques qu’ils étudient l’écriture n’existait pas encore. Peut être y avait-il un papyrus décrivant les missions de la pharaonne Néfertiti mais on ne l’a pas retrouvé. Gageons que dans plusieurs millénaires, si la terre n’a pas été détruite entre temps, des archéologues découvriront la charte de Maqueron, qu’ils rangeront dans les productions de l’ère papyracée (ainsi que Proudhon désignait la bureaucratie). Ils ne lui attribueront pas la même valeur qu’à la « magna carta » anglaise qui, si je ne m’abuse nous a donné l’habeas corpus. La liste des « missions » que la charte maqueronienne confie à sa Barbie rappelle fortement les définitions de poste chères aux milieux industriels des année soixante. Elle ressemble fort à la définition d’une fonction de secrétaire de direction d’alors (on dit assistante aujourd’hui). Y a t-il une instance pour valider les acquis de l’expérience (VAE) de l’impétrante empétrée? Un « bilan de compétences », un entretien annuel d’évaluation, des critères de performance et de sanction, etc.? Puisque Maqueron veut imiter ce qui se fait dans le privé et l’introduire (profond) dans la fonction publique. La charte ne nous le dit pas… Elle ne confie pas à la douairière le rôle de mannequin pour Bolloré, rôle qu’elle a si bien tenu pendant la campagne électorale du nouveau César, son jules. Donc le charte n’est même pas complète.
Maqueron a donc renoncé à conférer à son épouse un « statut ». C’est qu’une pétition virulente s’était élevée contre cette idée. C’est sans doute aussi parce qu’il aurait été dissonant que la douairière ait un statut dans le temps même où son époux veut casser tous les statuts, notamment celui de la fonction publique ou de syndicaliste, car ils seraient le ressort de la mise en place de rentes nuisant à une économie libérale et compétitive. Cela aurait fait désordre, Trogneuxgneux. D’où l’idée lumineuse de la charte à la sauce charles X, car Maqueron y retrouve ses petits sans trop offusquer le bon peuple ou exaspérer ses opposants.
Finalement, l’imperium de cire Maqueron (celle qui scelle la charte d’un sceau officiel) n’est pas si moderne ni si complexe que cela. Cela rappelle furieusement la technique du ballon d’essai: je lance une idée et j’observe les réactions. Si elles sont inquiétantes, je recule, je noie le poisson, je tournicote, j’envoie un rideau d’encre (pour écrire la charte). J’ai envie de décider quelque chose de « moderne » mais j’en crains les effets; alors je lance un sondage pour prendre la température et, si besoin, est, je fais volte face. Je peux aussi préparer la décision en faisant de la com. afin d’en dorer la pilule et je montre dans les tabloïds combien je suis beau, serein et heureux. Mais on a déjà beaucoup et longtemps donné et ces manipulations classiques de l’opinion n’ont plus aucune chance de marcher à long terme. Car comme disait à peu près Lincoln: on peut tromper tout le monde quelques temps, on peut abuser quelques uns tout le temps mais on ne peut pas leurrer tout le monde tout le temps.

Le terrorisme est là pour longtemps

Posté : 20 août, 2017 @ 11:28 dans politique | Commentaires fermés

L’Espagne vient d’être de nouveau frappée par le terrorisme islamiste qui est loin d’être seulement en ibère-nation. Et il frappe l’ensemble des pays relevant du modèle de vie occidental : « ils n’en mourraient pas tous, mais tous étaient frappés ». Gageons que ce n’est pas terminé parce qu’il a des causes profondes et parce qu’il y a des acteurs qui ont intérêt à l’entretenir.
Commençons par les acteurs. Nous avons, sans souci de classement ni de hiérarchie des responsabilités :
les complexes militaro-industriels qui profitent des guerres et des pratiques terroristes pour vendre des armes. La France est le 4ème vendeur d’armes, la Doryphorie (tiens donc, ce si pacifique pays qu’on dit vacciné par son passé), le 3ème . Bons premiers, les USA dont par ailleurs le budget militaire de plus de 600 milliards de dollars est supérieur à celui de tous les autres pays réunis. On peut voir là une des raisons des guerres US en Irak et en Afghanistan. Trump, derrière ses rodomontades, est sûrement très content des conneries de la Corée du Nord car cela fait vendre des armes aux pays soi-disant menacés par le nouvel Ubu (boira). La France n’est pas en reste avec ses ridicules interventions au Sahel et en Syrie ou en Irak. M. Dassault, le type qui chasse la nuit à bord d’un 4/4 avec un fusil à lunettes nocturnes, en treillis au lieu d’honorer son père avec un marcel, fait bloc derrière le pouvoir pour vendre ses beaux avions de guerre.
les trafiquants d’armes, métier qui est loin d’être en voie de disparition et qui profite des paradis fiscaux et du dark net. Naturellement, ils trouvent à s’approvisionner auprès des fabriquants sans doute sous le regard bienveillant des gouvernements qui songent avant tout à la défense de l’emploi et aux rentrées fiscales.
les innombrables boîtes de sécurité qui prolifèrent comme des lapins de garenne. Il y a du monde : gardiennage, instruments de mise en sécurité en tout genre, logiciels d’analyse des actes et des groupes terroristes, logiciels d’espionnage, cybersécurité, mercenaires privés comme la sinistre et US Blackwater…
les polices publiques qui se réjouissent d’avoir de plus en plus de droits pour mener leurs investigations et contrôler tout le monde, ce qui crée une sorte de big brother 3.0. L’esprit de la polce peut devenir celui des USA: on tire et tue d’abord, on discute ensuite.
les marchands et trafiquants d’art qui profitent des opérations militaires anti-terroristes pour récupérer des oeuvres d’art, quand ce n’est pas la soldatesque elle-même qui les vole pour les leur vendre à bas prix.
les médias qui peuvent pisser de la copie et ratiociner à l’infini pour fourguer au passage de la publicité; tout cela contribue à créer un bienvenu climat d’insécurité au nom duquel le pouvoir peut faire passer toute la répression qu’il veut et menacer ses opposants..
les vendeurs de zénitude, de « coaching », de philosophies orientales, de religion, de « développement personnel », d’anxiolytiques, de dérivatifs sportifs, de télé réalité; tout cela ayant pour fonction de rassurer le bon peuple, de le détourner des vrais problèmes collectifs et de le déstresser. Cela accroît la psychologisation individuelle des situations collectives au détriment des analyses profondes portant sur les causes des phénomènes et le repli sur soi ou des communautés fermées au lieu de l’engagement politique ou syndical.
les groupes capitalistes qui profitent des luttes anti-terroristes pour s’emparer des ressources (notamment pétrole et gaz ou terres rares, métaux précieux) et qui ont donc intérêt à pousser à l’action militaire.
la phynance qui recycle tout le fric, pourri ou non, en provenance des trafics d’armes (ou autres) et qui achète littéralement bien des gouvernants et des hauts fonctionnaires en finançant les campagnes électorales et en pratiquant les « revolvving doors ».
et, évidemment, les gouvernements qui profitent de l’insécurité, tout en la montant en épingle via les médias, pour augmenter sans cesse les moyens de contrôle de la population et de répression des opposants si vite qualifiés de terroristes. Les libertés des citoyens ne cessent alors de reculer et les moyens policiers de croître, cela pourra être fort utile en cas de révolte du peuple. Créer la peur, c’est faire en sorte que les grenouilles électorales demandent un roi, un homme à poigne, un lider maximo Le terrorisme leur permet aussi de stigmatiser les pays dont ils convoitent les ressources; le cas de l’Irak est fort éclairant. Ils peuvent ainsi servir leurs vrais commanditaires, à savoir les puissances d’argent tout en prétendant que cela crée de l’emploi. Ils peuvent appuyer sur la chanterelle du nationalisme en demandant au peuple de se rassembler pour défendre le pays contre les terroristes en tout genre (Etats voyous, Daech, groupuscules, réseaux et individus radicalisés, opposants stigmatisés par le pouvoir). Le terrorisme permet de diviser pour régner, d’affaiblir les forces de contestation du pouvoir, fussent-elles parfaitement légitimes (songeons aux actes de libération nationale aussitôt qualifiés de terrorisme par les Pétain de tout poil et partout ou aux combats écologiques des zadistes ou aux luttes syndicales radicalisées, aux conflits contre les discriminations raciales ou autres), de faire en sorte que les gens répugnent à toute action collective de peur de la répression et de la stigmatisation. De ces points de vue, on peut dire que le terrorisme, comme le paradis fiscal et le shadow banking, est un allié du pouvoir; quand ce n’est pas celui-ci qui y recourt comme Hitler avec l’incendie du Reichstag ou la CIA qui a aidé à fomenter tant de complots en Amérique latine, en Indonésie ou ailleurs. C’est pourquoi le pouvoir ne fait jamais qu’utiliser le terrorisme à son profit et en a bseoin comme le gui a besoin du chêne pour le parasiter.

Nous avons déjà dans la pratique gouvernementale une des raisons majeures de la continuation du terrorisme, ce qui, naturellement s’auto-alimente dans le cycle infernal contestation-répression, action-réaction avec montée aux extrêmes. Cela accompagne, car le pouvoir est le fondé du pouvoir des grands intérêts économiques, la destruction ou l’appropriation des ressources par le kapital, ce qui crée naturellement des combats de défense, par exemple contre l’accaparement des terres (Brésil, par exemple) ou du pétrole (Nigéria), aussitôt qualifiés de terroristes. le système libéralo-capitaliste (SLC) porte la guerre comme la nuée porte l’orage (Jaurès). Les pays et les peuples spoliés, notamment par la colonisation, ou découpés arbitrairement (cas du Moyen-Orient tranché en rondelles par les accords Spikes-Picot entre Gibbye et Francaouireich en 1917), en gardent du ressentiment. Ce qui est accru par la destruction de leur mode de vie et de leurs valeurs et coutumes. Les Etats compradores, qui servent les intérêts occidentaux (genre Arabie saoudite), deviennent rapidement la cible du ressentiment de leur peuple, ce qui les pousse à acheter ou mettre en place des moyens de répression. Le problème ne saurait stopper tant que l’Occident continuera d’exploiter les ressources des autres et de s’ingérer dans leurs affaires pour que le SLC perdure. Il s’aggrave même parce que maints pays compradores, pour conserver le pouvoir de ses potentats ont choisi de s’appuyer sur les religieux qui ont tout intérêt à pousser à l’extension de leur croyance et à la radicalisation religieuse de leurs fidèles présents et à venir. D’où l’expansion incroyable du salafisme propagé via son financement par les émirs saoudiens qui, en développant la religion musulmane dans sa version extrême, s’achetaient des brevets d’hommes pieux compensant leurs turpitudes, à commencer par l’occupation d’une partie de leurs territoire par les infidèles. Et, bien entendu, les détenteurs du pouvoir pour le compte du SLC, pétrole et gaz obligent, ont laissé faire pendant 40 ans, notamment dans les populations émigrés chez eux.
Le SLC promet le bonheur sur terre, le droitdel’hommisme l’égalité et la considération de chacun; manqué: inégalités et discriminations s’accroissent par suite des conséquences dudit SLC. Marginalisés, exclus, rejetés, méprisés se cherchent alors une identité leur permettant de retrouver leur dignité et des raisons valables de rejeter le monde qui les stigmatise. Du moins y croient-ils car sinon ils seraient victimes de « la dissonance cognitive ». Les descendants d’immigrés ne voient pas qu’ils ne sont pas les les seules victimes du SLC car l’histoire ne fournit qu’à eux les motifs légitimes de la révolte. En effet, les ancêtres des autres prolos ou exclus de souche locale ont participé à l’envahissement d’autres pays transformés en colonies et à l’expansion indue de l’Occident. Ils sont vus comme complices et néo-colonialistes.
Par ailleurs, le SLC a poussé l’individualisme et le narcissisme à l’extrême, ce qui favorise la surévaluation de l’amour-propre, de la dignité auto-proclamée et le besoin de reconnaissance. Or, ces exigences sont déçues et conduisent au ressentiment et à la recherche d’excuses en projetant les causes de sa non-reconnaissance sur les autres. Le « discriminé » cherche alors à compenser l’écart entre son estime de soi et son image chez les autres, entre sa grande valeur et sa situation réelle (dissonance cognitive) en s’engageant dans un groupe ou une action ou une religion qui le valorise et le motive. Le phénomène est accru quand le révolté a été élevé dans le culte de sa suprématie, ce qui l’autorise à ne rien apprendre et à na pas travailler; il devient souvent macho, petit roi auquel tout est dû et se pense autorisé à faire régner l’ordre éducatif qui l’a formé. D’où la profusion de glandeurs qui ne savent que forniquer, conduire et manier un FM ou un couteau. Ils trouvent hélas à s’employer aisément dans le terrorisme pour se racheter de leurs péchés et avoir leur minute de gloire avec le paradis. Mais ne rien savoir ou faire est complété par ceux qui ont acquis une bonne formation et ne trouve pas à s’employer, ce qui démultiplie leur ressentiment contre leur pays et son modèle social. Ce sont les plus dangereux car ils peuvent monter des réseaux en lieu et place des révoltés individuels qualifiés de « loups solitaires ». Plus la civilisation occidentale manque à ses promesses, plus le nombre des victimes du ressentiment augmente, quelle que soit leur culture d’origine.
Les ressentiments sont habilement exploités par des « entrepreneurs de religion » ou d’idéologie racialiste. Il faut évidemment que la religion (plus ou moins, mais elles contiennent toutes de quoi entretenir la haine de ceux qui croient différemment) se prête à une interprétation radicale exploitable par les fondamentalistes de tout poil car ce n’est pas un monopole de l’Islam; on a les évangéliste yankees, les fondamentalistes cathos, les bouddhistes sanguinaires de Birmanie, les hindouistes excités de l’Inde, les orthodoxes slavophiles, les suprémacistes US, les nazillons teutons ou flamands… Cela peut être combattu par le pouvoir politique; mais celui-ci a laissé faire (risettes aux pays arabes, « compromis raisonnables » avec les Frères musulmans ou les Salafistes…) et pour des raisons électoralistes (Tonton de la francisque et le PS ou autres partis) et sur demande du kapital (besoin de force de travail bon marché et de pression sur les salaires par une immigration non régulée).
Il est clair que le système ayant intérêt à la perpétuation du terrorisme n’a pas été examiné par les gouvernants. Et pour cause puisqu’il est un des moyens de conserver le pouvoir et de tenir le peuple coi par la répression et par le traditionnel « panem et circenses ». Les gouvernants ont ainsi laissé s’installer des entrepreneurs de religion qui ont torpillé le modèle socio-culturel français; incapables de penser à long terme (ils s’en fichent car leur horizon est celui des prochaines élections) ils n’ont toujours pas compris qu’ils ont facilité la mise en place du terreau qui nourrit le terrorisme islamiste. Ou plutôt, ils refusent de le voir car celui-ci est le bienvenu pour continuer de faire passer le SLC en contrebande pendant qu’ils font mine de s’attaquer seulement à une de ses conséquences: le terrorisme.

Autres points communs entre Trognon et Macreux, le couple résidentiel à l’Elysée

Posté : 18 août, 2017 @ 9:00 dans politique | Commentaires fermés

Certes il sont mariés comme M. et Mme Toutlemonde dans le cadre du mariage pour tous (sauf pour Zizi Rider), n’est-ce pas Mme Bouzigues ? Mais ils ont bien d’autres choses en commun. Le plus frappant, c’est l’absence de règles : aménorrhée pour l’une, libéralisme échevelé pour l’autre. C’est, chez lui, pire que dans le cas de die grosse Angela, la teutonne ordo-libérale car, là, il y a des règles imposées même si elles sont toutes favorables au libre-échange sans limites et à la « concurrence libre et non faussée ». Mais on peut s’arranger comme le firent les Rosbifs et les Tudesques pendant 45 ans. Ce qui compte, c’est d’être libéral et, en fait, Maqueron compte largement sur la puissance du tout-Etat dont il manipule seul les manettes pour imposer enfin aux Francouis des règles très faovrables au du kapital. C’est donc en réalité kif kif bourricot mais, naturellement, il ne faut pas dire qu’on copie sur Angela pour forcer la mise en place du libéralisme total à l’anglo-saxonne. En théorie, il y a une différence: en Allemagne, le gouvernement est soumis aux lois, surtout constitutionnelles (comme pour le TCE de Fisart Déteint qui avait tenté de constitutionnaliser les règles commerciales du libéralisme); c’est L’Etat de droit car ce dernier y prime sur le pouvoir. Chez Maqueron, ce qui est visé, c’est l’état de fait car c’est le gouvernement qui y fait la loi et y est supérieur au droit. En fait, notre ange blanc n’est qu’un clone des chevaliers teutoniques qui dévastèrent l’Europe years ago.
Un autre point commun est de se présenter comme parangons de la modernité transparente et non conformiste. Le couple transgresse les normes pour faire étalage dans les médias de sa différence en tant que signe d’appartenance à la bien-pensance des Bobos. Rappelons que Mme Maqueron, ex-Trogneux (d’où par mixage Mme Trognon car c’est trop mignon, même s’il n’y a pas un filet d’authenticité chez la dame; j’ai hésité avec Mme Macreuse, autre bon morceau de viande), a batifolé avec son élève de 15 ans alors qu’elle en avait quarante. On avait eu un exemple malheureux de la chose avec Gabrielle Russier la prof qui, condamnée pour détournement de mineur par personne ayant autorité sous Pompidur, s’était suicidée. Mais Gabrielle était prof dans le public alors que Brigitte exerçait dans un lycée privé, c’est-à-dire sûrement catholique, secteur dans lequel la pédophilie est à l’honneur mais qui n’est pas en dehors des lois, fussent-elles laïques. O tempora, O mores, autres temps, autres mœurs, vérité en-deça des Pyrénées, erreur au-delà. Peut-être personne n’a-t-il connu les écarts des tourtereaux, mais j’en doute sérieusement notamment pour ce qui est de la famille Trogneux. Le point commun est donc le libertinage glorifié, sanctifié, normalisé. C’est dans le vent, c’est hype, c’est tendance, c’est le sens de l’histoire ; et pourquoi pas un modèle à suivre par tous nos enseignants ? Rappelons l’impératif catégorique, fondateur de la morale fondée en raison chez Kant : se conduire de telle sorte que sa conduite soit généralisable. Aujourd’hui, pour garder son quant à soi, on peut se passer des cartes d’orientation des mœurs. Les couillons, généralement prolos, qui continuent de croire en « la common decency » ne sont pas forcément d’accord, ce qui élargit la coupure entre les élites libérales et libertines et le bon peuple. Le phanérogame, ithyphallique, priapique, libidineux DSK a fini par s’en rendre compte via ces conservateurs d’Amerloques.
Nos personnages (au sens du théâtre) sont aussi hyper médiatiques ; Mme Trognon s’affiche demain dans Elle avec une interview aux allures d’hagiographie dans cette presse people détenue par des puissances d’argent favorables au couple résidentiel. Cela tombe bien car Macreux était en perte de vitesse dans les sondages ; Mme va ainsi lui refaire la cerise. Ils sont au-dessus des autres humains en tant que surfemme refaite et surfaite et surhomme exceptionnel qui, tel Jupiter, va diriger le pays en détenant seul la vérité que ce dernier ne veut pas voir ni accepter. Notre nouveau Samson, encore chevelu, ne peut vivre caché, sans son, sans images, sans bruit ou fureur qui mettent en valeur la puissance, la beauté et l’originalité de l’Olympe. Héra veille au grain et fait en sorte que la popularité du couple joue au io-io. Et que personne ne m’accuse, même sans en avoir l’air, car on est, nous, en plein dans Eros et Civilisation modernes. Vive la communication sur le modèle Obama, voire Trump le tweeteur ; mais à plus long terme on verra que cela ne trumpe personne. La désillusion viendra au tournant des résultats qui seront forcément mauvais parce que le système libéralo-capitalisme (SLC) est « intrinsèquement mauvais ». Il y aura augmentation patente de la pauvreté et de la précarité car les prétendus emplois qui sront créés en cassant le droit du travail seront des petits boulots à temps partiel comme les mini-jobs teutons de Hartz-Schröder. Car Maqueron taxera à mort les classes moyennes : il faudra bien trouver une classe sociale pour payer la réduction des déficits tout en détaxant le capital et les riches et tout en maintenant les narines des pauvres juste au niveau de la fosse à purin. Maqueron n’est que le régent du kapital ; il fait la fête sur un volcan ; il pourrait finir à la lanterne car sa politique SLC n’ira pas plus loin que Versailles. Disons à Mme trognon que si les Francaouis n’ont plus de pain, ils ne contenteront pas de jeux et de la com. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse, rien ne sert de courir, il faut partir à point, on a souvent besoin d’un plus petit que soi. Maqueron, relisez La Fontaine au lieu de lorgner sur Fontainebleau comme Nabot-Léon.

La nouvelle économie numérique

Posté : 15 août, 2017 @ 11:01 dans politique | Commentaires fermés

Maqueron le Giscariote (mélange de Judas, le félon, et de Giscard, le libéral moderne, précurseur du président new look) est un chaud partisan de la prétendue nouvelle économie informatisée autorisée par l’usage du WEB, de même que de la totale liberté de l’innovation dans les formes de commerce afin de zigouiller « les rentes ». il ne voit naturellement pas qu’en faisant cela et en le favorisant il crée lui-même des positions de rente qui, par dessus le marché, échappent à la fiscalité. Maqueron n’est pas un fiscariote pour la nouvelle économie sans territoire puisqu’effectuée sur un net mondialisé. Prenons l’exemple de la boîte britannique Deliveroo qui fournit des repas commandés sur le net avec des cyclistes-coursiers qui les livrent aux clients.
C’est quoi le modèle Deliveroo ? C’est un logiciel-propriétaire avec brevet déposé qui met en relation des clients potentiels avec un service de commande et de livraison géré par la boîte. Ce sont des coursiers qui ont le statut d’auto-entrepreneurs et qui, munis du lieu et de l’heure de livraison, y vont en vélo moyennant rémunération. Notons tout de suite les splendeurs du statut d’auto-entrepreneur (qui a été étendu et facilité par les pouvoirs publics déjà sous Tsarko puis Guimauve le Concurrent) puisque la boîte, qui donne les ordres de livraison et qui dispose bel et bien d’un droit de subordination vis-à-vis des livreurs, ne paye rien : ni cotisations sociales, ni assurances, ni retraites, ni le matériel et son entretien à l’inverse d’un statut de salarié. Et, naturellement, Deliveroo fixe les rémunérations. Pour appâter des livreurs elle a commencé par leur donner un fixe plus une rémunération à la course. Puis elle a multiplié le nombre des livreurs afin de les mettre en concurrence et ainsi faire baisser leur rémunération. Car il est clair que les livreurs ne connaissent pas le marché et son évolution et ne peuvent pas voir que si celui-ci est restreint ou peu évolutif alors le nombre de courses par tête de pipe diminue sauf à baisser les prix de livraison pour attirer de nouveaux clients. Puis Deliveroo a, si j’ose dire, embauché de nouveaux livreurs en ne les payant qu’à la course effectuée. Et, dernière décision : baisser le prix de la course de 7 à 5 euros pour tous les livreurs, ce qui les force à multiplier les heures de travail (il n’y a pas de limites pour les auto-entrepreneurs…) pour espérer percevoir les mêmes sommes qu’avant. Deliveroo fixe aussi le prix de sa commission de mise en relation des clients avec son service de livraison (12 % de la facture pour l’instant car cette commission peut augmenter facilement, vu que seul la boîte en décide, ce qu’a déjà fait Uber). C’est le même modèle qu’Uber contre lequel maints chauffeurs se sont déjà rebiffés de même que les taxis ont fait état d’une concurrence déloyale pourtant autorisée par le pouvoir avant que ce dernier ne finisse par percevoir que cela sentait le roussi. Comme les commandes sont passées sur internet, les paiements peuvent être faits à l’étranger dans un paradis fiscal comme l’Irlande ; c’est une des spécialités d’Amazon. On a alors ce résultat curieux que l’Irlande (notamment) qui ne produit pas grand chose a un des PIB par habitant le plus élevé de l’UE : et pour cause le chiffre d’affaires des GAFA y est largement situé. Je passe su le sandwich hollandais (en liaison avec l’Irlande ou le Luxembourg) qui permet une superbe optimisation fiscale. Un autre exemple est Easy Jet qui s’assied sur les règles sociales…
Quand on sait que la savonnette (très glissante) Maqueron a été lancée et financée par les puissances d’argent, en outre propriétaires de maints médias qui on fait sa pub. avec celle de sa douairière-cougar, on ne doit pas s’étonner de ce que notre Giscariote soit un ardent défenseur de la net-économie mondialisée. Il la pense moderne. Eh bien pas tant que cela. Elle ressemble furieusement au contrat de travail à zéro heures inventé par les Rosbifs. Elle rappelle la situation des canuts en 1830 : travailler pour des négociants en soie fixant les tarifs comme ils le voulaient (d’où la célèbre révolte matée par l’armée aux ordres du pouvoir). Elle est très proche du travail à domicile et à la pièce si en vogue au 19è siècle. Ce qui change, ce sont les moyens informatiques et la possibilité de planquer les bénéfices n’importe où. Mais on comprend aisément pourquoi le Giscariote a besoin de faire casser le droit du travail ; c’est pour revenir à l’époque bénie (oui oui) où il n’y en avait pas. L’enjeu n’est pas l’emploi ; c’est la flexibilité ou le droit patronal de faire ce qu’il veut pour lubrifier ses profits. En Marche, oui mais en arrière !
Si on laisse faire, et même si on y pousse comme Maqueron, le marché dérégulé du système libéralo-capitaliste (SLC), on aura bientôt 5 types de travail : le très qualifié bien payé et le plus souvent salarié, le travail à temps partiel fait de petits boulots dans les services, un peu de travail productif et stable en usines (y compris agricoles), des fonctionnaires à statut mais en nombre rapidement décroissant (bureautique, informatique et restrictions budgétaires), le travail indépendant à base « d’auto-entrepreneurs » sans aucune sécurité et en croissance exponentielle. Ce n’est pas cela qui fera vivre la Sécu et les cotisations sociales assises sur le bon vieux travail salarié classique. Le Giscariote ne fera rien pour, tout en tenant compte des nouvelles dimensions (techniques et économiques) du monde du travail, pour assurer la sécurité, non de l’emploi, mais des travailleurs. Il applique la feuille de route hyper libérale et austéritaire de l’UE sous domination de die Grosse Angela. Mais tout en respectant les règles de l’UE, dont la sacro-sainte liberté d’installation, il est possible de lutter contre la progression de la précarité et de l’Uber-économie.
On peut financer le lancement sur fonds d’Etat de coopératives qui créeraient des logiciels équivalents à ceux de Deliveroo ou d’Uber et monteraient un réseau d’utilisateurs moyennant la seule couverture des frais de gestion. Idem pour un système d’information sur le marché immobilier qui pourrait être assurée par un service municipal plutôt que par des agences privées (de scrupules). On pourrait taxer les GAFA sur le chiffre d’affaires réalisé en France. On pourrait exiger que les ventes faites en France à partir de stocks localisés dans notre pays y soient payées. On peut interdire tout mode de rémunération à la pièce, ce qui pousse à prendre tous les risques pour produire plus. On peut obliger les entreprises de ce net mortifère à prendre des assurances (santé, accident, retraite, formation, chômage) pour leurs subordonnés et les obliger à en payer au moins les deux tiers. On peut réglementer l’auto-entreprenariat de façon bien plus sévère, notamment en ce qui concerne l’absence de lien de subordination et le volume de chiffre d’affaires. Ce ne sont que quelques idées parfaitement réalisable. Si on veut, on peut disait ma grand-mère. Mais visiblement le Giscariote ne fera rien qui nuirait aux profits de ses amis de la phynance. Maqueron est le Pu Y de Mme Merkel, la nouvelle impératrice mandchoue (de Bruxelles) de l’Europe ! Le Giscariote est empereur, mais chez les manchots.

La démocrassie électronique de Maqueron, le giscariote

Posté : 14 août, 2017 @ 9:48 dans politique | Commentaires fermés

L’équipe de Maqueron, le G.iscariote (Judas adepte de Giscard Déteint), est naturellement à la pointe du progrès pour couillonner le peuple. Aussi s’est-elle engagée illico dans la démocratie participative sous forme électronique via le Net. L’exemple le plus récent et le meilleur est le lancement de la « consultation » pour les états généraux de l’alimentation sur serveur gouvernemental. Le Net Maqueron ment car il est allemand, c’est-à-dire ordolibéral. Voyons cela de plus près afin de mettre en lumière les ressorts de la manipulation en réalité anti démocratique.
* Le débat « participatif » a été découpé en rondelles, façon salami, saucisson cher à Staline. Et, naturellement, il n’y a aucune « table ronde » pour aborder le thème du système général de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la grande distribution dans le cadre du système libéralo-capitaliste » (SLC) qui anime l’UE et le monde économique et financier planétaire. Or c’est le SLC qui crée le cadre forcé et légal (conformément à l’ordolibéralisme tudesque) dans lequel s’agitent des acteurs qui se croient libres bien que leurs décisions leur soient imposées par la logique générale du système. Le cas du présent scandale des œufs contaminés avec un insecticide anti-puces pour chiens et chats et interdit ailleurs illustre parfaitement les dégâts de cette logique purement financière. C’est ce que j’ai appelé la méthode La Ballue, cardinal enfermé par Louis XI dans une « fillette » (cage à barreaux espacés et trop petite pour se tenir debout ou allongé). Le roi allait régulièrement se moquer de La Ballue en lui demandant ce qu’il souhaitait, ce à quoi il répondait toujours « une cage plus grande ». Eh bien, le SLC c’est la cage de La Ballue à cela près qu’elle est immatérielle. Le SLC est mû par la logique du profit maximum, cadré par la « concurrence libre et non faussée » et a pour champ d’action (au deux sens du terme) la terre entière par suite de la libération totale de la circulation des marchandises, des capitaux et des travailleurs. Chaque boîte dispose de maints moyens légaux et ordo-libéraux offerts par le SLC pour maximiser ses marges de rentabilité tant par la hausse des prix que par la baisse des coûts : délocalisations, sous-traitance, achats low cost, absence de droit du travail sur le temps de boulot ou sur les salaires et cotisations sociales, optimisation fiscale dont les « GAFA » sont les champions, « travailleurs détachés », normes sanitaires laxistes… Le SLC a besoin de la diversité des réglementations locales pour faire jouer la concurrence du moins-disant au profit des entreprises qui savent tirer le meilleur parti de ces différences. L’UE est un cas d’école car elle a installée la concurrence absolue entre pays très hétérogènes en interdisant toute harmonisation sociale et fiscale. Les « organes » (au sens de Soljetnitsyne) internationaux (FMI, BRI, UE, G 8 ou 20, ONU…) ne feront jamais rien contre ces disparités ni les paradis fiscaux car la concurrence à armes inégales (celle qui est réelle derrière le masque formel des mêmes règles de concurrence égale pour tous) est le fer de lance du profit, de l’accumulation, de la concentration en oligopoles ou monopoles. Et je en parle même pas des innombrables possibilités de tricheries illustrées par les lasagnes à la viande de chevaux malades venus de Roumanie. Que fait donc un hypermarché ou un transformateur acheteur d’oeufs ? Il achète au moins-disant tout en faisant pression sur tous les fournisseurs pour qu’ils baissent leurs prix. Et il peut acheter ses œufs à la Hollande (l’ex-président avait un nom prédestiné pour le SLC dont il était un chaud partisan mais honteux) 1er exportateur mondial car ce pays laisse entasser 50 000 poules dans des usines à cocos. Naturellement, un petit malin a su faire miroiter le pesticide miracle contre le pou des poules, fût-il illégal. Découverte en novembre 2016, le gouvernement hollandais n’a pas moufté sur cette manipulation auprès de ses « partenaires européens » ! C’est pareil pour le lait low cost et sans matières grasses pissé aux Pays-Bas (très bas) dans des fermes-usines de 10 000 Prim’Holstein, vaches qui giclent 12 000 litres de lait sans qualité par an ! Ou la cochonnaille teutonne ou les fraises, fruits et tomates ibères (nation)… Les thuriféraires du SLC disent que cela fait baisser les prix pour les consommateurs et c’est pourquoi il faut sans cesse signer des traités internationaux, de surcroît sans consulter les peuples concernés. Mais si les économistes et les statisticiens faisaient leur job on verrait toute de suite que les prix de vente en hypermarché ne baissent pas (et de loin) à la hauteur des coûts d’achat sur le marché mondial. Sinon, ils seraient au niveau de ceux de la Chine chez elle. En fait, la plus grosse partie de la différence va dans les marges de profit et l’alimentation de la phynance folle car non régulée par les pouvoirs politiques au service du SLC !
On ne parlera donc pas dans cette démocrassie électronique du SLC en tant que cadre imposé aux logiques de décision et d’action des acteurs de rang inférieur aux élites financiaro-politiques mondialisées. Et le gouvernement fera sa synthèse des pseudo-débats, synthèse qui, ô miracle, fera la politique, déjà écrite mais tenue secrète, de Maqueron sur la base « légitime » de la démocrassie électronique associant le peuple aux décisions!
* Evidemment, seuls les organisateurs du découpage par thèmes séparés peuvent ensuite faire les relations nécesaires entre les parties isolées pour la participation des couillons qui croient à la sincérité du dispositif « participatif ». Il en résutera une « synthèse » hollandaise, un syncrétisme de mauvais aloi comme savait si bien le faire Zizi Rider, empereur du compromis mou sur le thème thèse, antithèse, synthèse, foutaise. L’important n’est plus la rose, c’est de faire semblant de faire participer. Les « GAFA » (Google, Amazon, Face de bouc, Apple), que nul ne songe à réguler sauf en matière fiscale (par voie de négociation plus que par législation), sont les instruments de cette manipulation de l’opinion. Plus besoin de propaganda stafffel ou d’agit-prop: internet suffit pour aliéner le peuple et tuer la démocratie. rappelons que les GAFA obéissent sans vergogne aux gouvernements des USA (pour leur refiler leurs données sur les usagers du net) et à la Chine pour empêcher la circulation d’informations et la concertation entre opposants .
* Naturellement, les interventions qui dérangent les objectifs maqueronesques sont censurées par les « médiateurs » qui gèrent la consultation et ils peuvent le faire en secret car personne d’autre peut savoir ce qui a été éliminé. le minimum serait donc qu’une telle opération soit mise sous le contrôle d’huissiers3.0 indépendants des organisateurs. Vous voulez rigoler? La question ne sera pas posée comme on disait autrefois dans les procès menés par des juges nommés par le pouvoir. car alors on verrait aussi que les normes sont faites par le pouvoir pour favoriser les produits standardisés exportables partout et faisables avec n’importe quoi venant de n’importe où pourvu que cela soit le moins cher possible. Exemple: les normes hygiéniques des fromages plâtreux établies par le pouvoir pour tuer les AOP; lesquelles, du reste ne sont pas protégées puisque, par exemple, on peut faire du faux camembert avec du lait de Prim’Holstein hollandaises, pasteurisé et non cru et pas à la louche. Gageons que le CETA (traité de commerce avec le Canada adopté par die grosse Kommission de Bruxelles) permettra à l’Ontario de produire du Comté…Et tout est à lavement, comme disait Bérurier. Et ce n’est pas le Giscariote qui va protéger les productions agricoles francaouies. En revanche, il nous produira de beaux spectacles et des tweets comme Trump.

Barbie et Ken Maqueron

Posté : 10 août, 2017 @ 11:08 dans politique | Commentaires fermés

La firme Mattel devrait booster ses ventes en créant un nouveau couple de poupées: Barbie-Trognon, épouse Maquereux, et Ken-Maqueron. Ils son tout à fait dans la culture que promeut cette boîte libéralo-capitaliste: un splendide couple de Wasps. Certes, la dame est un peu défraichie et le copain ne vaut pas musclor mais c’est dans l’air du temps. Tout pour l’affichage, l’image, l’apparence; vive la différence et, pourquoi, pas la déviance vis-à-vis des normes, bravo à la vieillesse active, sémillante et qui détient le pognon. L’ère n’est plus simplement à la jeunesse, à l’universalité du crâne allongé occidental et à la beauté; elle est à la réussite et à la diversité, à la communication par tweet à l’instar de Trump et Maqueron. Le maquereaucéphale doit pour être moderne s’adapter à cela cela, tant pis pour les appas rances. L’époque n’en est plus au naturel, sauf pour la bouffe bio; elle en est à la communication, à la publicité, au people, à la « transparence » même si tout cela est fabriqué, refait par les chirurgiens esthétiques et vire au bionique. Cependant, Barbie étant un nom de sinistre mémoire, Mattel devrait plutôt créer son couple Trognon-Macreux sous le vocable Kie-Barben. Cela apporterait plus d’eau claire à son Moulin.
On peut être sûr que le couple barben-Kie va détrôner la fridoline Angela et son Jules dans le regard des européens sur l’UE et que celle-ci pourra enfin se réorienter vers moins d’austérité luthérienne. L’Europe sera mieux incarnée par le charme (au sens de sortilège de la com.) francaoui que par la rusticité teutonne.
L’image de M. Maqueron (M le bienheureux, égérie de J. Lang) est tout aussi trafiquée que celle de son épouse qui devrait plutôt s’adresser à l’esthéticien de Jane Fonda ou retrouver celui de Marlène Dietrich. M a la peau d’un socialiste et le Blair d’un libéralo-capitaliste de la « 3è voie », les ailes d’un Schröder et de Hartz. Tous est faux chez le malhomme digne de la fable de Lafontaine (voyez mes ailes, je suis oiseau, voyez ma peau, je suis souris) et de Tartufe. Il ne veut laisser personne sur le bord de la route, mais il pousse le feu du libéralo-capitalisme (L-C) qui va accroître les inégalités; il est sympa et cool mais il lui arrive d’injurier le populo (les moins-que rien, les gens-de peu, les illettrés); il se veut transparent et il tweete à fond la caisse mais il maîtrise sa communication vis-à-vis des médias; il veut révolutionner la politique mais il centralise tout et se comporte en césariste; il veut baisser les impôts… mais il le fait surtout pour les riches, il se réclame du pouvoir civil mais s’affiche sans cesse avec des signes militaires; il veut moraliser la politique mais il mitonne un statut spécial pour la douairière avant de reculer devant une petite pétition et a fait votre une loi canada dry dite de transparence; il ne veut plus un migrant dans la rue mais fait donner la police contre leurs abris; il veut du logement pour tout le monde mais il se prépare à ratiboiser la politique du logement (certes très mauvaise mais ce n’est pas une raison pour en faire encore moins); il se veut moderne mais il applique toutes les vieilles recettes de la politique politicienne; il est dans la « pensée complexe » mais agit de façon simpliste; il veut rompre avec le chômage mais sa loi El Khonery licence 4, soit le fera augmenter, soit, ce qui est le plus probable, augmentera la précarité et la pauvreté comme chez les Tudesques; etc. Maqueron est une marchandise libéralo-capitaliste frelatée mais présentée comme bio, ce qui, du reste, est caractéristique du système comme on vient encore de le voir avec les cocos chimiques de Hollande. Et tout cela sans légitimité vu les scores électoraux de sa majorité et de lui-même.
Ken est déjà en chute libre dans les sondages et pourtant on a encore vu aucun résultat de sa politique L-C. Je prends les paris: il n’est pas sûr que la suite soit un lit de roses socialistes fanées; il se peut que le peuple se rebiffe. Las, cela risque d’ouvrir un boulevard au FN dans 5 ans. Oremus.

Cultures et civilisations

Posté : 8 août, 2017 @ 11:28 dans politique | Commentaires fermés

Certains sociologues et « penseurs » à la petite semaine nous disent que la culture se limite à une communauté territorialisée alors que la civilisation se généralise à maints territoires. On voit tout de suite que c’est faux car la religion-culture musulmane, par exemple, est présente un peu partout comme le bouddhisme. On voit aussi que la civilisation occidentale est présente partout, ce qui n’a pas tué du tout les cultures locales. il faut être bien plus précis. La culture, c’est l’ensemble des représentations, conceptions du monde, us, coutumes, valeurs, normes de conduite, pratiques sociales d’une population, celle qui y adhère et y croit. Cela peut aller du petit groupe, parfois une secte, à des masses énormes répandues partout comme la chrétienté.
La civilisation relèverait plutôt des moyens et des pratiques relatives aux techniques, à la construction, à la production, à la consommation, aux transports, aux communications… Mais il doit être clair qu’elle ne saurait être indépendante d’une culture en tant que conception du monde; car c’est la culture et ses finalités ou valeurs qui oriente l’agir humain, compte tenu des moyens techniques et des ressources à disposition. Certes, une cathédrale gothique est une invention technique mais celle-ci a été recherchée par le catholicisme afin de dresser les églises vers le ciel au plus près de Dieu. Certes l’orgue est une création technique mais l’instrument a été conçu pour célébrer majestueusement la religion et attirer les fidèles à l’office. Le catholicisme voyait grand pour magnifier Dieu, montrer la puissance de l’Eglise et motiver les chrétiens. Au contraire, les protestants, attachés à l’examen personnel de la bible par chacun, n’ont pas jugé utile de faire construire de si belles églises (celles qu’on y trouve sont le plus souvent antérieures au protestantisme et à l’anglicanisme). Et depuis 200 ans les réalisations du capitalisme sont orientées par la culture du profit, de l’accumulation, de la satisfaction des besoins individuels par la consommation qui sert tant la production des entrepreneurs soi-disant créateurs d’emplois et au service du client-roi. Cependant, sous l’angle technique, la civilisation a un degré d’autonomie certain. Par exemple, sans la révolution agricole du néolithique, la civilisation urbaine n’aurait pas démarré, ni les temples, ni les grandes religions, ni les royautés ou empires.. De plus, l’invention est toujours incertaine et survient de façon souvent inopinée; donc la civilisation technique peut être surprise par se propres créations inattendues, ce qui se produit en dehors de la culture-civilisation et peut même lui être contraire en entraînant des changements rompant avec les us et coutumes de même qu’avec le mode de production.
En réalité, aujourd’hui, on ne peut à la façon du marxisme vulgaire, étager la société en strates hiérarchisées (du genre structure et infrastructure) ni séparer ses différentes dimensions (économique, culturelle, morale, politique…); la société est un « phénomène social total » comme disait Mauss. Nous sommes donc pour chaque pays dans un modèle sociétal particulier où culture et civilisation interagissent dans l’interdépendance et dans la complexité de leurs relations. C’est aussi vrai de la culture-civilisation arabo-musulmane répandue dans le monde entier qui présente la caractéristique de fusionner tous les domaines sociétaux mais en les mettant sous la dépendance de la religion et en refusant la distinction libérale entre le politique et le religieux. Ce qui est en jeu pour la culture-civilisation occidentale, c’est tout simplement son modèle sociétal. Dans le monde musulman, la civilisation en tant que système social total, reste soumise à la culture ce qui permet aux dirigeants qui s’en réclament de s’emparer du pouvoir souverain sur la société dans toutes ses dimensions. C’est ce qu’a fait pendant plusieurs siècles la « Sublime porte » ottomane en stérilisant au passage toute possibilité d’innovation. On dit par amusement que la Suisse n’a inventé que le coucou, mais cela la différencie du sultanat turc qui, lui, n’a rien inventé du tout et importait avec ravissement des horloges mécaniques. Et le superbes mosquées ottomanes sont largement inspirées par l’architecture byzantine.
Du point de vue technico-économique le modèle occidental donne le la et impose sa logique à toute culture-civilisation. Mais ce modèle contient une culture le plus souvent inacceptable pour la plupart des pays non occidentaux ou occidentalisés. Il n’empêche car la puissance de la civilisation-culture occidentale est tel que les autres cultures n’ont que peu de degrés de liberté pour la combattre. Sauf, si une culture massive, puissante, mondialisée, offensive veut résister et même imposer son modèle. C’est le cas; nous sommes bel et bien engagés dans une lutte mondiale pour l’hégémonie culturelle et non civilisationnelle.
Je me moque de la possible disparition de la nation francaouie et de son Etat. Mais j’ai bien peur de la mort de l’égalité hommes/femmes, du droit d’être athée et de critiquer les religions, de la liberté sexuelle quel que soit le genre, du droit d’apostasier, du droit de manger du boudin…

Le sapeur Camembert et Gribouille dirigent la politique francaouie depuis plus de 30 ans

Posté : 6 août, 2017 @ 10:47 dans politique | Commentaires fermés

En ce 4 aout 2017, voyons ce qu’il en est de la France ou nos ancêtres avaient aboli les privilèges en 1789. C’est pas cool du tout. les rentes en tout genre, les prébendes, les passe-droit, les privilèges abondent; les inégalités (notamment celle des chances pourtant pilier du libéralisme et de la méritocratie républicaine) on été reconstituées et prospèrent à grande vitesse. Et Maqueron, libéralo-capitaliste grand teint et fervent, va les accélérer. Politicards aux privilèges exorbitants, notaires, pharmaciens, compagnies des eaux, BTP, Sanofi, financiers, multinationales, etc. s’abreuvent de subventions camouflées ou indues et de privilèges au motif que seul le privé est efficace. Quand le gouvernement prend une mesure, on peut être à peu près sûr qu’une rente se met en place: par exemple, les visites techniques des véhicules ont créé un beau marché pour les boîtes qui les font vu que c’est obligatoire et donc assuré. Ou pour les détecteurs obligatoires de fumée. Ou pour la complémentaire-santé obligatoire dans les boîtes… Quand le gouvernement s’entend avec les semenciers sur la liste des semences autorisées, on crée un monopole ou un oligopole. Quand le pouvoir autorise la mise sur le marché et le remboursement par la sécu d’un médoc, fût-il inutile voire dangereux, on crée une rente. Et tout à lavement comment dirait Bérurier. D’où la future obligation de 11 vaccins en France au lieu de 3. Merci Maqueron devrait dire Sanofi que le 1er sinistre a rencontré en loucédé… C’est quoi, en fait le système libéralo-capitaliste? C’est privatiser les productions sociales et leurs plus-values et ainsi faire de la rente. C’est faire payer les infrastructures utiles aux entreprises par les seuls contribuables. Mais pour ce faire, il faut la complicité des gouvernements seuls habilités à pondre les lois ad hoc. on peut y ranger les grands travaux soumis à DUP (dont future Europa City ou l’ayraultport de Notre dame Des landes ou le tunnel lyon -Turin sous les Alpes pour le TGV) qui ne font que des rentes pour le BTP. Vive le système libéralo-capitaliste (SLC).
C’est assez plaisant de voir le gouvernement actuel s’en prendre à la SNCF dont il est seul proprio; car si cette vielle boîte est aujourd’hui en quasi faillite et manque à l’entretien de ses installations, c’est à cause des politiques libérales, imposées par l’UE mais avec l’aval des gouvernements francaouis, depuis des lustres. Et à cause du tout TGV au détriment du fret et des autres lignes. En particulier, contrairement à la Doryphorie, ils n’ont pas repris la dette (44 milliards) de Réseau Ferré de France, organe ad hoc de nouveau relié à la SNCF alors qu’il en avait été séparé (le deal était que la SNCF paye une redevance pour l’usage du réseau comme, bientôt, ses concurrents et que la dette, mise dans un organe séparé de l’Etat, ne figure pas dans la dette publique!). Or cette dette pèse très lourdement dans les tarifs et empêche d’autres dépenses comme celles pour l’entretien. On notera que la solution fridoline est en réalité une énorme subvention pour une Deutsche Bahn privatisée sans que la grosse Kommission de Bruxelles ne moufte; Quand le réseau français sera ouvert très prochainement (conformément à une déjà vieille directive UE) à la DB (ou tout autre opérateur privé), on peut être sûr que la SNCF sera tantôt emportée par le concurrence à armes inégales par la faute des gouvernements français. Gribouille, en tant que gouvernant,, pour éviter l’alourdissement de la dette publique, a monté une opération comptable à court terme dont il faut maintenant payer le prix astronomique. C’est comme Ballamou qui avait vendu à EDF le réseau d’alimentation générale dont cet établissement était propriétaire afin de récupérer du fric ou qui avait vendu la Compagnie Nationale du Rhône alors qu’elle avait été payée par les consommateurs d’électricité; ou comme Jospin et Fillon qui ont vendu au BTP (on connaît le résultat; une rente perpétuelle pour le BTP qui se goinfre sur les tarifs) les autoroutes françaises payées par les automobilistes! Gribouille se jette à l’eau pour éviter que l’Etat ne se mouille à court terme; au passage, les Francaouis sont tout simplement spoliés. Pour combler les trous le Maqueron va vendre bientôt 12 milliards d’actifs publics. Le Gribouille libéralo-capitaliste continue ses méfaits.
Une majestueuse gribouillerie réside dans la politique de la ville qui consiste à rénover, souvent en les détruisant, les « quartiers » alors que pas grand chose n’est fait pour les transports, les commerces, les communications et surtout l’emploi. Par ailleurs, les gens sont souvent attachés à leur quartier qui leur est un espace commun de vie et d’entraide. Ladite politique de la ville n’empêche pas que depuis des lustres les gouvernements financent les proprios via les APL qui font monter les loyers à leur profit. Et surtout, depuis plus de 30 ans les gouvernements, de droite ou de gauche, favorisent l’accession individuelle à la propriété, les SCI et les promoteurs immobiliers en remplaçant les investissements sociaux dans la pierre par des aides individuelles. La pénurie de logements sociaux fait subir la loi du marché et la montée incessante des prix, ce qui fait que les locataires consacrent maintenant en moyenne 25 % de leurs revenus au loyer! Camembert-Maqueron va donc résoudre le problème dans ses seules conséquences en biffant les effets du SLC. Contrairement à la politique affichée de mixité dans les HLM, le marché fait le tri par les prix, ce qui pousse les plus pauvres, souvent d’origine étrangère, à se regrouper en un même lieu. Maqueron devrait lire sur le sujet les études sociologiques de l’Ecole de Chicago…qui datent des années 1920. On sait aussi que le tout pour les quartiers (toujours pour les seuls plus pauvres sans universalité) a conduit à laisser de côté les « territoires » de la France « périphérique ». C’est que puisque les gouvernants croient tous aux vertus des marchés efficients et autorégulateurs il n’y pas besoin de politiques publiques: à long terme les marchés résolvent automatiquement tous les problèmes.
On connaît les résultats désastreux des partenariats privé-public (PPP, voir hôpital d’Evry chez Vallse, l’immeuble de la DGSI ou le futur palais de justice de Paris…) qui économisent l’investissement étatique pour ne pas gonfler la dette mais qui obèrent les dépenses de fonctionnement de l’Etat pendant des décennies et qui, au final, coûtent bien plus cher que si le pays avait lui-même investi. C’est la politique du sapeur Camembert qui creusait un trou pour reboucher le précédent et ainsi de suite! Cela dit, c’est assez vieux car ce pillage privatiser a commencé avec les concessions de service public du 19è siècle (par exemple pour l’eau) au privé.
Le Gribouille SLC tue les services et entreprises publics pour que le privé rentabilise le capital. Ensuite, le Camembert politicard voyant que les pauvres n’ont plus accès à ces services avant gratuits (écoles) ou au prix coûtant (électricité autrefois) et en payent rapidement les conséquences (santé, conditions de vie) et votent FN ou s’abstiennent essaie alors de corriger le tir en prenant des dispositions uniquement pour eux, ce qui fait tout reporter sur les classes moyennes et casse le vieux principe d’universalité de la loi et des prestations. L’idée de « cette 3è voie » est de n’aider que les plus pauvres pourvu qu’ils ne deviennent pas assistés; on doit donc limiter les aides de façon que les pauvres gardent leurs narines juste au dessus de la fosse à purin (pas d’ortie car c’est un pesticide bio interdit de présence sur la liste autorisée par le pouvoir au profit de Monsanto, de Bayer, de Sigenta…). Quand le pouvoir et l’UE ouvrent en très grand les frontières à l’agriculture étrangère afin que Lactalis (ou autres) et les hyper marchés se fournissent en low cost (sans, naturellement, répercuter l’intégralité de la baisse des prix sur les consommateurs), cela tue les petits agriculteurs francaouis dont on étouffe provisoirement la révolte avec quelques aides momentanées et ainsi de suite, crise après crise.
En fait, depuis déjà longtemps, Gribouille et Camembert sont le plus souvent des énarques qui font le va-et-vient entre les fonctions politique, administrative et commerciales (pantouflage et « revolving doors ». Ils ont sucé le lait de l’idéologie SLC à Sciences.Po et à l’ENA; ils sont donc des libéraux pur fruit. Ils cèdent tout au privé où ils espèrent aller et être grassement rémunérés pour services rendus. Ils savent très bien que quand l’histoire présentera l’addition au pays ils ne seront plus là pour assumer leurs responsabilités vu que la politique, c’est le court-termisme. Enfin, ils se foutent de la production, à laquelle ils ne comprennent rien, et préfèrent la finance qui est à la portée du 1er con venu (sauf pour les produits dérivés mais ce sont des matheux qui le pondent) et qui rapporte gros et cela très rapidement. A condition de rester dans le système SLC qui, par suite des comportements et décideurs de la prétendue élite du pays, est en train de se refaire la cerise après la catastrophe de 2008 payés par les contribuables et les petits épargnants. parfaire en France le SLC est la mission historique que s’est donné Maqueron…

Universalisme, culturalisme et socialisme

Posté : 31 juillet, 2017 @ 10:39 dans politique | Commentaires fermés

Deux grands courants s’affrontent depuis que la confrontation socialisme VS libéralisme a vu la domination sans partage du second après la chute de l’URSS et du « socialisme réel ». Ces courants ont l’énorme avantage, tant pour les socialos que les libéraux, de faire disparaître toute critique massive du système libéralo-capitalisme (SLC).
Le culturalisme, dont une version plus radicale consiste en communautarisme, prône la coexistence de cultures différentes dans un même espace national et, naturellement, au plan mondial. Les principes fondateurs sont le droit à la différence, le relativisme qui établit que toutes les cultures se valent et ont le droit à l’existence pour les populations qui les ont adoptées, le respect mutuel, la coexistence pacifique dans le dialogue interculturel, le droit à la représentation politique, la lutte contre les discriminations, le respect de droits de l’homme égaux pour toutes les personnes quelles que soient leurs appartenances (religieuse, ethnique, statutaire, économique, nationale). Le culturalisme, en creux, est une critique du colonialisme fondé sur la prétendue infériorité des populations colonisées (versus Jules Ferry comme justification très morale des conquêtes de la 3è ripoublique) auxquelles il faut apporter le « progrès » ou sur leur pure exploitation (version anglaise, bien plus franche quoi qu’utilitaire). C’est aussi une critique du racisme si bien exploité par les colonialistes et les partisans du « droit du sang » (si cher aux Doryphores jusqu’à il y a peu). Il comporte en filigrane la « repentance » envers les saloperies pratiquées par les Occidentaux au cours de l’histoire. Ce remords ne saurait atteindre les cultures colonisées qui sont présentées largement comme exemptes de telles turpitudes. On note que les curetons de tout poil ont vu dans le colonialisme l’occasion de faire apporter la vraie religion (Amérique du Sud, Afrique, Asie) par les armes si besoin était.
L’universalisme, qui nous a donné la Révolution française, est une création des philosophes du 18è siècle. Il implique l’égalité des droits individuels pour tout le monde; j’insiste sur individuels ce qui fonde la phrase fameuse de Clermont-Tonnerre qui dit à peu près: il faut concéder tous leurs droits des citoyens aux Juifs en tant qu’individus et les refuser à leur communauté. Car l’universalisme de l’époque pré-libérale est caractérisé par des principes absolus qui doivent régner en ce bas monde: unicité et puissance de la raison (les Lumières), chose la mieux partagée (Descartes), possibilité du progrès et du perfectionnement humain via l’éducation et la science, égale dignité de tout un chacun, unicité du genre humain qui, de par sa constitution bio-anthropologique, tend à une même culture fondée sur la raison, le savoir et la liberté individuels. Cet universalisme-là est « constructiviste » et réducteur: il tend à imposer sa vision d’une humanité unique qui fait fi de la réelle diversité des cultures. Certes, tous les hommes ont, par construction, le même potentiel; mais les histoires des peuples ont fait pour des tas de raison que ce potentiel s’est actualisé dans des cultures différentes qui ont naturellement la même valeur. Ce qui en veut pas dire qu’on peut les importer ou les exporter sans autres formes de procès. Elles ne sont pas forcément compatibles et, comme l’avait vu Montesquieu, telle pratique ici n’est pas forcément acceptable là. L’universalisme est une production idéologique du libéralisme et contient un internationalisme des individus, pas de cultures.
Le multiculturalisme a été adopté avec enthousiasme par les « bobos » socialos: cela permettait d’accueillir « toute la misère du monde » (Rocard), de se donner bonne conscience vis-à-vis de ses ancêtres colonialistes, de s’ouvrir sur le monde dans son immense diversité, de changer de peuple, celui des « indigènes » locaux étant devenu plus ou moins lepéniste et de …. se procurer des personnels de service logés sous les combles pour pas cher. Certains, comme la Teyssandier qui sévit toujours sur les ondes publiques bien qu’elle ait été condamnée sévèrement, y trouvaient même des quasi esclaves. Le SLC, naturellement, ne voit pas dans le multiculturalisme qu’un moyen fort commode et peu Sévère de diviser pour régner et d’avoir une force de travail qui, à la fois, n’est pas onéreuse et fait baisser les salaires des autres. Les politicards ont vu dans les ex-immigrés et leurs descendants un réservoir électoral de substitution à condition de flatter leur communauté. On doit en déduire qu’en réalité le multiculturalisme est un universalisme moderne: il est fondé sur l’extension des droits de l’homme, via le libre-échange et la repentance politicienne, à l’échelle de la planète et milite pour l’ouverture sans limite des frontières. C’est l’universalisme individualiste propice au SLC et aux droitsdel’hommisme généralisé. Du reste, les socialos ne savent plus où ils sont car ils sont multiculturalistes en tant que vecteurs du SLC et droitsdel’hommistes et universalistes l’ancienne en tant que républicains laïcards. Répétons que je suis partisan des droits de l’homme à condition qu’ils concernent aussi celui des groupements (des « gens ») et qu’on n’en fasse pas une valise multi-cartes et ouverte à tous les vents des intérêts du SLC.
Le vieil universalisme, autrefois assis sur le primat de la nation et sur l’égalité entre nations, proche de l’internationalisme anticapitaliste, dont la base était le salariat ouvrier, s’est recroquevillé sur un souverainisme étroit, sur des relents de nationalisme, sur l’exclusion fondatrice de la classe mondiale des discriminés. Ce qui l’amène à les accueillir quels qu’ils soient en tant qu’individus. Il est donc devenu de fait un multiculturalisme pratique qui en dit pas son nom. la querelle universalisme:multiculturalisme ne relève donc que d’un débat purement formel car dans tous les cas il faut accueillir tout le monde; ce qui en va pas jusqu’à réfléchir aux conséquences ni aux conditions d’accueil et d’insertion. Dans tous les cas, les Etats, faute de moyens en univers SLC, s’en remettent aux mécanismes du marché pour résoudre les problèmes à long terme, quand « nous serons tous morts » (Keynes).
Dans tous les cas, il n’est question que de réceptionner des individus, voire des familles. Or, naturellement, ce discours si bienveillant laisse de côté les effets de masse dans le long terme (100 000 immigrés par an sur 40 ans, cela fait 4 millions de personnes plus leurs enfants, moins les retours et les décès; je renvoie aux statisticiens), d’accumulation de gens d’une culture différente et parfois même opposée à la culture d’accueil, de densité de population, de logements, d’emploi, d’insertion, de moeurs divergeant rapidement.
Chers politicrads, il faut choisir: soit revenir à la politique d’intégration républicaine, ce qui suppose régulation des flux en fonction des moyens accordés à l’insertion, ce qui appelle évidemment pour rester dans les valeurs occidentales de développer une énorme politique d’accueil, d’insertion, de formation; soit garder les vannes ouvertes et laisser faire le SLC, ce qui, tôt ou tard, conduira à une catastrophe sociale par opposition violente entre les natifs ou « souchiens » et les nouveaux venus. je prône donc l’accueil le plus ouvert possible mais avec une vraie politique, ce que justement le SLC interdit car la politique c’est caca et car le « marché efficient » régule tout très bien « dans le meilleur des mondes possibles ». Comme ce ne sont pas seulement des individus que l’on reçoit, mais aussi, attachée à leurs babouches, des cultures et des religions, il faut parallèlement revisser les boulons de défense de la culture libérale, républicaine et pluraliste. Il n’est pas possible de laisser s’exprimer ou se montrer dans l’espace public des cultures qui, ouvertement, attaquent la nôtre. Ce qui me chagrine, ce n’est pas la disparition de la prétendue nation francouie; c’est la mort de la neutralité du politique et du droit vis-à-vis des conceptions religieuses, de la tolérance, de l’égalité homme/femme, du droit à la différence, notamment en matière de sexualité, du pluralisme sociétal, du droit à l’expression critique, y compris blasphématoire, de la sympathie pour les animaux d’élevage (et tout autres), du droit de manger ce qu’on veut sans interdits alimentaires antédiluvien… Il ne faut pas laisser revenir au modèle du chevalier de La Barre, à l’interdiction du blasphème et de l’apostasie, aux mariages forcés, à l’excision, etc. Songez-y, vous politicards si partisans des « accommodements raisonnables ». Souhaitez vous que vos descendants vivent un jour dans une théocratie envahissant l’ensemble des pratiques sociales? Pourtant vos lâchetés actuelles y conduiront après demain… Contrairement à ce que disent les papes du multiculturalisme, toutes les valeurs, si j’ose dire, ne se valent pas si on se place du point de vue des chèrement acquis du libéralisme.

Nouvelles récentes du front maqueronesque

Posté : 28 juillet, 2017 @ 5:31 dans politique | Commentaires fermés

C’est un plaisir de suivre les aventures, reculades, palinodies, bisbilles, contradictions, sermons, cérémonies, promesses de l’armée de Maqueron; on se croirait sous la 4è ripoublique, ce qui est effectivement une révolution, mais au sens astronomique: retour au point de départ. On y notera surtout la vieille tactique du 10 coups à droite, un coup à « gôche ». C’est de la maqueronade, à la façon des raffarinades, en moins drôle.
Hier M. Maqueron promet qu’il ne doit plus y avoir fin 2017 un demandeur d’asile dans la rue et donne pour cela des moyens: plus environ 7 500 places dans des lieux d’accueil convénients comme on dit à Marseille. Le compte n’y est pas et de loin vu qu’en 2017 on a déjà 110 000 demandeurs d’asile dont seulement 40 % sont hébergés. Pendant ce temps, M. Collomb mène contre les propos de son maître à la pensée complexe une lutte intestine en faisant faire la chasse aux immigrés à Calais, à Grande-Synthe, à Paris. On en déduit que seront reconduits aux frontières 60 % de la population demanderesse, plus ou moins manu militari. On se souvient de la promesse du trotskard Jospin (il y a plus de 15 ans): plus de SDF, qui du reste ont toujours moins d’attention que les demandeurs d’asile, dans la rue. On attend toujours, comme d’ailleurs la stricte application des lois DALO et ALUR. Mais Jupiter y pourvoira sûrement.
A la chambre, il y a déjà des LREM en opposition avec le gouvernement, notamment pour les amendements au projet de loi sur la transparence de la vie politique. On est obligé de dire que cette loi n’enlève pas au ministère des finances le monopole du déclenchement des poursuites en cas de délit financier; un amendement qui le proposait a été rejeté par la majorité LREM. Comme cela, le ministère du fric pourra continuer de faire sa petite cuisine secrète et en solo afin de négocier en loucédé et au rabais avec les gros contrevenants. On ne voit rien, non plus, de susceptible de vraiment nuire aux activités de lobbying. On constate que l’idée d’interdire à un représentant du peuple d’avoir un cabinet ou des activités de conseil patine dans la semoule (c’est que le blé est dur à la détente avec des portefeuilles à droite et en peau de hérisson). Mais, ô miracle, on a adopté l’interdiction d’embaucher une membre de sa famille comme assistant parlementaire. Cependant, Tartempion pourra employer la femme de Trucmuche et lycée de Versailles comme dit Bérurier. Si on ne peut salarier sa concubine (ou concubin sans exclusive de genre), on pourra toujours le faire pour sa maîtresse ou son copain. Je note aussi qu’on pourra sans doute embaucher ses petits-enfants ou ses grands-parents et les amibes de nos amibes qui sont nos amibes. Le pouvoir va donc accoucher d’une loi Canada Dry (c’est la jouvence de l’abbé qui sourit avec ses prônes cérémoniels « complexes ») sauf pour la suppression des « réserves » parlementaire ou ministérielle.
Pour la loi Travail, Mme Pénicaud est la personne adéquate: elle a vendu ses stock-options chez Danone (dont les actions avaient grimpé par suite d’un licenciement collectif alors que la dame patronale et patronnesse y était DRH) avec une plus-value de 1,3 millions d’euros. Elle a laissé entendre que, outre le « contrat de chantier » (sorte de contrat de mission temporaire déjà en place), le droit des CDD serait remplacé par des négociations d’entreprise, lesquelles, du reste, et de façon générale devraient se substituer au droit national et aux conventions collectives (mais on ne sait pas encore si cela sera sur tous les sujets; on peut redouter le pire). Avec des sinistres de ce calibre et d’obédience libéralo-capitaliste, on peut être sûr que le libéralisme maqueronien recevra la masse idoine de solutions ad hoc: le sort des rangs salariés est scellé.
Le gouvernement maqueronien a déclaré la « nationalisation temporaire » de STX convoité par l’italien Ficantieri associé aux Chinois (et peut être à la Mafia car en Italie celle-ci a noyauté bien des boîtes). Le PDG macaroni a déclaré que, lui, il appartenait à un peuple qui n’avait jamais colonisé. Le malhomme a dû oublier Rome en Gaule et ailleurs et Mussolini en Libye. Sage décision, pourvu qu’elle ne soit pas pervertie par la suite, car il doit être clair que les rachats, fusions, absorptions d’entreprises ont en fait 3 objectifs, tous pervers: voler la clientèle de l’absorbé, dérober ses brevets et sa technologie, ensuite liquider le concurrent ainsi dépouillé et devenu non rentable. Les exemples abondent: Péchiney racheté par Alcan, Alstom par la CGE, Airbus laissé à une direction de Doryphores, etc. Il faut attendre la suite des décisions qui seront sûrement aussi temporaires les unes que les autres. ce qui compte, c’est la com. Mais rappelons-nous que les ex-chantiers de l’Atlantique sont truffés de sous-traitants et d’employés « détachés » et qu’ils avaient travaillé avec la Chine pour les méthaniers et les porte-containers: résultat, ils ne produisent plus ces bateaux. Et remarquons que la décision ne coûte que 80 millions alors que le gouvernement se prépare à vendre 15 à 20 milliards de participations. Sauf celles dans EDF dont l’action à 8 euros vaut quatre fois moins que lors de son prix d’émission (32).
Le Maqueron, tel Obama au Proche-Orient, et entre ses entretiens avec Bono et Rihana, s’est entremis pour une réconciliation entre dirigeants libyens; prière de ne pas rire car qui vivra verra, ce qui est un truieisme. On verra sans doute que ça ne vaut pas un soue même si les 2 Libyens sont maintenant et pour l’instant copains comme cochons.

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