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Archive pour la catégorie 'politique'

Islamisme et système libéralo-capitaliste (SLC)

Posté : 24 juin, 2018 @ 11:21 dans politique | Commentaires fermés

Il y a belle lurette que les idéologues libéraux ont accoutumé d’assimiler le communisme, le marxisme, le socialisme à une religion profane. Ces trucs ont un peuple élu, le prolétariat, une bible, le Kapital, un prophète, Marx, une flèche du temps, le progrès, une promesse, le bonheur dans ce bas monde, un rituel, la grève, la manif, la pétition… Les mêmes idéologues avaient stigmatisé les millions de morts du communisme sans jamais faire le même calcul pour le capitalisme (esclavage, colonisation, guerres, pollutions, catastrophes chimiques, barbouzeries et coups d’Etat, famines…).
Maintenant, je vais énoncer que le SLC fonctionne exactement comme l’islamisme (à distinguer de l’Islam en tant que religion fondée sur le Coran). Après une période de magnificence (7è/14è siècles), cette religion s’est ossifiée, formalisée, codifiée, ritualisée sous la double emprise des « entrepreneurs de religion » (Ulemas, Ayatollahs) et des despotes détenant le pouvoir politique. Cette stérilisation, cette normalisation de tous les aspects de la vie sociale (politique, moral, culturel, religieux, hygiénique, alimentaire, vestimentaire) s’est définitivement encroutée sous le califat ottoman. L’islamisme, en lieu et place de l’Islam, est devenu depuis des siècles un système totalisant et souvent totalitaire. Il y eut des tentatives de réforme, de renaissance mais jusqu’à présent elles ont toutes été combattues victorieusement par les docteurs de la loi alliés à des pouvoirs politiques instrumentalisant la religion pour faire obéir les masses, en excipant du futur bonheur dans l’autre monde si on était un bon musulman observant les prescriptions et obéissant au pouvoir terrestre, Dieu ne s’occupant pas de politique. Ne rigolez pas trop en tant qu’Occidentaux car c’est le fondement du luthérianisme dévoyé en rituel. Les seules réformes réussies, si j’ose dire, ce sont les retours aux origines (salafisme et autres frère musulmans…). Défense de se moquer car c’est la même chose que pour les Amish dont on sait que pour les curetons évangéliques US les Amish de nos Amish sont nos amis. Las, ainsi menotté et « camisolé » le musulman de base n’a comme secours que sa foi, l’observance des rites et pratiques, la croyance en un monde meilleur ; ce qui ne procure que répétition mortifère sans innovation. Et, ainsi, le système (SLC ou islamiste) se met en pilotage automatique de retour aux vieilles solutions, ce qui le rend inadaptable aux évolutions, lesquelles sont, du reste, attaquées et repoussées par tous les bénéficiaires dudit système islamiste : émirs, politicards, religieux, exploiteurs. Eh bien le SLC, c’est itou.
Islamisme et SLC ont un Dieu unique, Allah ou Mammon, le fric, le flouze, l’oseille, le pognon, le grisbi, le kapital, l’artiche que les ratichons de toute obédience prennent avec leurs ratiches. Ce dieu est universel en tous temps et en tous lieux. Ces deux religions sont donc universalistes, atopiques et atemporelles.
Les deux ont un livre sacré, le Coran ou « la richesse des nations », dont le dogme est imprescriptible, soit comme vérité divine révélée, soit comme répondant à des lois naturelles ou scientifiques. Ces livres on été complétés par des dires, soit du prophète, soit de théories économiques d’obédience libéralo-capitaliste (marginalisme, monétarisme, TEG, public choice, capital humain, etc. Les deux systèmes ont leurs exégètes et défenseurs de la vraie foi; les ulémas, d’un côté, les économistes main stream, de l’autre. Ces officiels glosent à l’infini mais sur les mêmes bases, ce qui produit une idéologie figée, réductrice et surtout intériorisée par la plupart des habitants où elle sévit. les deux gloses sont binaires: vous êtes dedans ou dehors, vous croyez ou vous êtes impie. Il y a ce qui est halal et et ce qui est haram. Le marché est halal, le public ou le collectif est haram. Les écritures promettent le bonheur, dans le ciel (où on pourra faire tout ce qui est interdit sur terre) ou sur terre via le bien-être, amené par le progrès, promu par l’économie éponyme. Mais dans les deux cas, c’est toujours demain comme chez le coiffeur qui rase gratis.
Islamisme et SLC fonctionnent par formatage des esprits, conformation aux prescriptions des saintes écritures, excommunication des déviants, punition des réformistes. Ce qui produit naturellement les bonnes pratiques attendues par les ulémas et finit par fossiliser le système dans une doxa unidimensionnelle incapable de faciliter les adaptations aux changements: il faut toujours en revenir à la pureté dogmatique des origines ou des règles de vie (« salaf » ou « consensus de Washington »).
Les deux systèmes sont institutionnalisés; ils ont des organisations, des règles, des normes, des acteurs officiels. Les acteurs du SLC sont, sans exhaustivité, les « organes » internationaux (FMI, BM, BRI, OCDE, l’OMC, les  » G », les sections spécialisées de l’ONU comme la FAO, l’UNESCO, l’OIT, etc.; les Universités d’économie et les grandes écoles comme l’ENA, les think tanks, les firmes de conseil, conseil, audit, les fondations, les agences de notation, les normalisateurs (surtout en comptabilité, statistiques, critères de gestion; la finance (banques et assurances, fonds de gestion et d’investissement y compris de pension) et les paradis fiscaux: les politicards libéraux qui font de l’Etat et de la démocrassouille représentative les « fondés de pouvoir » du Kapital); les médias et les journaleux aux mains des puissants; les multinationales et pas mal d’ONG financées en fait par le kapital; les publicitaires et autres communicants.
Les deux religions sont hyper individualistes; les uns sont concentrés sur leur foi (genre « bildung » luthérienne) et l’observation des rituels et prescriptions dans un formalisme strict, les autres répondent par la compétition, la réussite exigée comme norme, le mérite montré par le patrimoine et le revenu, la démonstration de leur responsabilité personnelle… On ne s’occupe donc pas de politique, ni de solidarité; on reste soumis aux pouvoirs institués comme le préconisait Luther. Les deux religions propagent et imposent une morale (une « moraline » plutôt) qui, dans le SLC, est valeur efficacité, consommation, hédonisme matérialiste, auto-gouvernance, libertarisme, esprit de compétition sans merci. Soulignons que le libéralisme prétend être neutre par rapport à toute morale, ce qui est absolument faux puisqu’il en contient une.
Les deux systèmes sont totalisants car ils régentent l’ensemble des dimensions de la vie: politique, morale, économie, culture, alimentation, hygiène, rapports à autrui ou à soi-même. Ce qui finit par déboucher sur un totalitarisme de fait où la liberté est restreinte aux choix des queues de cerise. Ils interdisent tout pluralisme et tiennent la démocratie (la vraie, pas la démocratie Canady dry qu’est la représentative) en suspicion. la seule différence dans ces systèmes est que l’islamisme part de la religion pour étendre son hégémonie à tout alors que le SLC part de l’économie pour phagocyter tout le reste. Autre petite différence: l’islamisme a 1300 ans (quand les ulémas ont codifié le Coran, les Hadith) alors que le SLC généralisé n’en a que 50. L’islamisme, en fait, ne dérange pas le Kapital car grâce à lui les budgets d’armement et de guerre sont florissants. De plus, comme toutes les religions, il n’a rien dit sur l’économie, pas même en termes de social, de justice et de solidarité. Et, in fine, ils se ressemblent trop pour se combattre vraiment.

Aides sociales : trucages et désinformation du gouvernement Maqueron

Posté : 18 juin, 2018 @ 11:21 dans politique | Commentaires fermés

Sur injonction de Bruxelles, le pouvoir doit entreprendre un plan d’économies budgétaires ; à cette fin, il avait nommé un groupe de travail (la moitié d’énarques dont beaucoup habitués aux « revolving doors » entre public et privé), Cap 22. Cela traîne et patine mais n’empêche pas de fortes paroles. Maqueron a ainsi dit que l’aide sociale coutait un « pognon dingue » sans que le nombre de pauvres ne diminue. Dans les chiffres qu’il étale, directement ou via ses compradores, notamment de la presse et des médias,le gouvernement entretient la plus grande confusion entre les dépenses publiques et les sociales. Il crie au loup car les dépenses (publiques plus sociales) font 56,5 % du PIB et que les prélèvements obligatoires sont à 46,5%. Le PIB est en gros de 2200 milliards et la dépense publique ou sociale est donc d’environ 1250 milliards. Mais la dedans les dépenses sociales font 714 milliards de prestations plus 45 de frais de gestion ; les dépenses socialisées (cela est mieux que sociales) sont les retraites et le chômage, financés par des cotisations (sauf ASS payée par l’Etat et qui est à 500 euros par mois pour une personne seule) et la sécu, dont les allocations familiales (cotisations et, de plus en plus, impôt via la CSG-RDS. Celles-ci font 90 % du total. En fait pour les aides sociales (APL, APA, handicapés…) il n’y a que 2,6 % du PIB au sein des dépenses sociales qui n’ont rien à voir avec elles malgré la confusion entretenue par le pouvoir, soit dans les 58 milliards. Ledit pouvoir insiste aussi sur la fraude aux prestations sociales qui ne fait que 300 millions alors que celle aux cotisations Sécu (donc essentiellement par le patronat) atteint les 16 milliards. Comme on le voit, donc, les aides sociales ne coûtent pas un poignon fou bien au contraire des aides publiques aux entreprises qui, en 2018, émargent à 200 milliards. Et on doit rappeler que 30 % des ayants-droit ne réclament pas les aides sociales et même 37 % pour les droits au RSA! Car, comme par hasard, l’information sur elles n’est pas transparente et les demander est un parcours du combattant surtout si l’on n’est pas « numérisé ». On rappelle aussi que le discours économique libéral stigmatise la France tout simplement parce que la sécurité sociale n’y est pas assurée par le privé (ce qui retire les dépenses des prélèvements obligatoires) mais par socialisation (et non par étatisation car l’essentiel est assuré par des cotisations et non par l’impôt). Aux USA, la santé très privatisée et individualisée coûte 18 % du PIB contre 11 en France! Et on nous dit que ce qui est public (en fait socialisé) coûte plus cher que le privé!
Est-ce qu’elles sont inutiles comme le dit la propaganda staffel gouvernementale? Bien sûr que non car grâce à elle le taux de pauvreté (en-dessous de 60% du revenu médian) tombe de 22 % avant les aides à 14,3 après et que, malgré la crise, ce taux est resté assez stable. L’agit-prop maqueronienne ne nous dit pas que ce taux est de plus de 16 % en Doryphorie et en Gibbye. L’idée cachée est de rendre les aides sociales « actives » en les articulant à l’emploi, en poussant les chômeurs à accepter n’importe quel emploi comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Ce qui permettra de nier que si les aides sociales ont augmenté ces dernières années c’est à cause de la cris et du chômedu. le pouvoir est allé jusqu’à dire que s’il y avait de l’emploi grâce à une croissance retrouvée (via le prétendu « ruissellement » de la richesse exonérée des riches vers l’investissement et l’emploi) alors on pouvait diminuer les aides. la tromperie et le mensonge résident dans l’ignorance, faite exprès, de la nature des emplois. Or en Doryphorie, les temps partiels, les mini-jobs, l’intérim, la précarité ont explosé, ce qui a fait disparaître le chômage au-delà dudit « structurel » (4 %) mais sans dire que cela s’est fait avec de plus en plus de travailleurs pauvres fort peu aidés car ils ont « un emploi »! C’est ce que veut imiter Maqueron et pour pousser à prendre n’importe quel type d’emploi il est fort efficace de rogner les aides sociales. Il est même envisagé par nos menteurs et idéologues libéraux de ratiboiser la prime à l’emploi, une des rares choses qui fonctionne très bien! Ce qui demeure amusant, c’est que même si les 58 milliards d’aides sociales sont éliminés cela ne couvrira pas les 60 milliards d’économies à faire pendant la quinquennat. Qui énonce des « fake news »? Et vive Machiavel qui avait mis la ruse au premier rang des principes de gouvernement. mais la ruse n’est pas tout à fait le mensonge éhonté et sciemment fait.

Dixit Maqueron : la concurrence fait baisser les prix et monter la qualité

Posté : 16 juin, 2018 @ 10:43 dans politique | Commentaires fermés

Car le Zident est un chaud partisan de cette théorie libérale pourtant controuvée et démontrée fausse depuis des lustres. Une étude très récente sur les complémentaires de santé, mutuelles ou privées, vient encore de le prouver. On ne peut différencier les mutuelles des assurances privées car elles ont exactement la même logique fricophile. Ce n’est pas étonnant car une déjà vieille directive européenne les a ouvertes à la concurrence en alignant leurs règles de gestion sur le privé. Rappelons qu’une vraie mutuelle a pour valeur la solidarité des assurés et pour règle la participation des mutualistes à la définition des objectifs et des normes. La solidarité signifie que les droits ouverts sont universels et, sous participation différenciée en fonction des revenus, sont les mêmes quels que soient l’âge, le sexe, l’état de santé, l’ethnie et la condition sociale. Les assurances soi-disant mutuelles ont éliminé la solidarité morale, finalité sociopolitique, en la remplaçant par « la mutualisation » financière, c’est-à-dire une logique de pure gestion qui tient compte de l’individualisation des risques pour les primes et ne fait que du foisonnement des coûts. Du coup, privé et mutualisme se livrent une concurrence sans merci. Par exemple, j’ai vu la MAIF, mon assurance, refuser à ma fille un tarif conducteur expérimenté sous prétexte qu’elle n’avait pas été assurée depuis longtemps faute d’avoir une bagnole à elle. Du coup, je me suis penché sur nos propres contrats (mon épouse et moi) et ai constaté qu’on nous volait depuis 10 ans : les contrats souscrits lorsqu’on travaillait n’avait pas été ajustés et on ne nous avait rien proposé pour tenir compte de notre nouvelle situation… J’allais donc illico ailleurs, divisant nos primes par deux ! Heureusement que le pouvoir avait alors simplifié la procédure (laquelle était outrageusement en faveur des assurances et rendait tout changement fort pénible) de résiliation, ce qui n’avait pas été fait depuis 40 ans pour favoriser le capital.
Puis vint Zizi Rider qui a fait créer une complémentaire-santé choisie par l’employeur, payée à moitié par le personnel et le patron et obligatoire, ce qui est plaisant pour une mutuelle dont l’accès est normalement fondé sur le volontariat !. On a alors assisté à la création à profusion d’officines aux conditions très hétérogènes (et non contrôlées car le capital doit s’auto-réguler) qui se tiraient la bourre à grands coups de pub et de com pour avoir des clients. Ce qui confirme que chaque fois que le pouvoir donne une nouvelle loi, c’est pour créer un marché…Par exemple, avec l’obligation de révision technique des voitures ou les diagnostics avant vente d’un logement.
Les résultats de l’étude sont éloquents. Les prix ont augmenté de 47 % (dont 13 points consacrés à une hausse de la fiscalité car, voyez-vous, plus les prix sont élevés, plus l’Etat fait son beurre, ce qui explique qu’il laisse faire le capital). La qualité est fort médiocre et le taux réel des remboursements ne s’est guère amélioré. Les frais de gestion représentent le tiers des dépenses car la concurrence fait exploser les dépenses de publicité et autre communication. Par ailleurs, les boîtes se sont concentrées, ce qui est un effet classique et connu de la compétition, mais sans vraiment diminuer le volume des personnels…. On se souvient de la promesse faite aux Rosbifs lors de la privatisation du chemin de fer; le résultat est éloquent car les tarifs ont galopé et la sécurité a été bafouée. En France, si les tarifs élec dits réglementés n’ont pas encore été bouffés par le secteur privé c’est que la concurrence est loin d’y être parfaite pour des raisons politiques. Cependant, le pouvoir a créé des concurrents à EDF en la forçant à leur vendre son élec à un prix quasiment inférieur à celui de production! Mais la différence est bouffée par les frais de gestion. On voit même Engie (ex-GDF) faire concurrence à son ex-associé par des moyens plus que déloyaux déjà sanctionnes par maintes amendes! Et le pouvoir a même forcé EDF à subventionner les éoliennes et le photovoltaïque par obligation de rachat au-dessus de son prix de revient!
Comme quoi la concurrence est un phénomène naturel et positif! Amen.

La pétaudière Maqueron

Posté : 12 juin, 2018 @ 9:55 dans politique | Commentaires fermés

Le macro(n)céphale est en train de se faire des nœuds ; il se prenait pour un génie, il se comporte comme « l’universelle araigne » mais n’est pas Louis XI qui veut et ce n’est pas la même époque. Il vient de se faire couillonner magistralement par son ami Trump lors du G7 au Canada. Au passage, il vient de montrer le caractère illusoire de sa politique internationale. Le but de Trump était de faire voler en éclats le G6 et l’UE, ce qui est presque fait et est révélateur des impasses Maqueron et de l’aspect spécieux et dangereux de ses choix pour le pays. Soit les membres de l’UE font corps et le tout va s’abimer dans la compétition mortifère au sein d’icelle, soit chacun développe ses préférences, ce qui, tôt ou tard, va la faire imploser. La première hypothèse est peu probable : les PECOs sont trop attachés au parapluie américain, la Doryphorie tient à ses privilèges et il y a déjà longtemps que l’UE n’est qu’une cohue de pays en concurrence. La stratégie Maqueron est de souder ces pays ; au passage cela signifie que tout sera fait pour sauver le soldat teuton, lequel est le premier visé par Trump, vu que le déficit commercial UE/USA vient pour la moitié du commerce avec la Tudesquie. Faire front derrière elle, c’est naturellement faire courir le risque à la France (et aux autres) de voir les exports teutonnes (25 % des bagnoles allemandes son exportées aux USA; veut-on sauver la mère Cédès plutôt que l’affaire Harry?) refusées aux USA se diriger à prix cassé vers l’UE, ce qui amènera la compétition intra européenne à un niveau insoutenable. Ce qui n’est sûrement pas adapté aux intérêts francouis.
Côté guerre anti Daech au Sahel, se dresser contre les USA, c’est perdre leur soutien alors que sans les drones, le renseignement, les armes US l’armée francouie (et celle de coalisés du Sahel plus les forces de l’ONU) serait rapidement éjectée et impuissante. Politique de gribouille pour garder l’amitié franco-allemande, laquelle n’est que du pâté d’alouette, du genre un panzer contre une 2 cv.
Côté G6, on ne peut que rigoler car cela signifie soutien à Trudeau : mise en place du CETA, déjà en cours, avec envahissement de l’Europe par des produits OGM, du bœuf aux hormones, des fromages copiés sur ceux de l’UE, et du pétrole ou gaz des schistes bitumineux de L’Alberta, lesquels détruisent les forêts, l’eau, les territoires des Indiens et la planète. Maqueron s’affiche écologiste tout en ne combinant que des stratégies économiques de croissance ; il est tout aussi écolo que Trudeau avec lequel il a fait cause commune contre la Terre. Au G6, l’UE n’a pas à s’unir au Japon (avec sa N Trump fera ippon) qui ne peut que la lâcher pour les USA face à l’expansion chinoise. La Gibbye s’est mise out UE et soutiendra les USA comme tout le monde anglo-saxon. Bref, le G7 est mort (il ne le savait pas encore bien que le SLC l’assassine depuis longtemps) et le G6 mort-né. Maqueron prône un multilatéralisme inopérant alors qu’il faudrait renouveler l’internationalisme neutraliste.
Le summum du « bordel ambiant » est atteint avec l’autorisation donnée à Total par le pouvoir d’importer 300 000 tonnes d’huile de palme (Malasie, Indonésie) pour raffiner des biocarburants alors que les gouvernements ont incité les agriculteurs francaouis à produire du colza, hélas 30 % plus cher car respectant des normes ignorées ailleurs. Rappelons à la Hulotte que l’huile de palme est dévastatrice pour les forêts et la planète! Soulignons que des négociations avec la Malaisie sont en cours pour lui fourguer des Rafales en bloc d’assault. Plutôt, donc, servir les trusts francaouis que l’agriculture et la Terre alors qu’on affiche son écologisme grand teint. Et qu’on joue double jeu car à l’UE notre gouvernement fait voter contre les restrictions à apporter aux importations d’huile de palme. Nous décernons à Maqueron le grade de grand commandeur des palmes et du tuba pour nager entre deux eaux.
L’imbroglio continue avec la poussée anti macronienne de certains de ses premiers soutines comme la protestation de 3 économistes qui avaient pourtant rédigé son programme économique et social; sauf que social a disparu des décisions et des actes.
Il est absolument fantastique de voir notre Zident nous forcer à appliquer un modèle SLC qui est déjà mort. Maqueron fonce droit dans un mur malvoyant où le pays va s’écraser avec un bruit malentendant (faut être langagièrement correct puisqu’on ne peut plus dire aveugle ou sourd!). Perinde ac cadaver comme disaient les jésuites qui ont formé le Zident.

La tartufferie du CAP 22

Posté : 10 juin, 2018 @ 11:24 dans politique | Commentaires fermés

Dans ces combines faussement participatives le pouvoir a monté l’opération Comité d’Action Publique pour 2022 (CAP 22) afin d’étudier la réforme de la fonction publique, dégager des économies, faire des propositions de solutions. Le rapport devait être remis en avril mais cela a été reporté plusieurs fois car le pouvoir n’était pas satisfait des travaux, notamment parce qu’ils allaient au-delà de ses attentes et de ce qui est politiquement affichable. A hyper libéral, hyper libéral à demi. Cela rappelle les méthodes managériales où la direction monte un groupe de travail (GDT) à sa botte et censure ses idées afin d’obtenir un résultat « à dire d’expert », c’est-à-dire neutre et indépendant, conforme à sa volonté de départ. Cela me rappelle un GDT à EDF ; le zident du groupe annonce les résultats des cogitations en disant: cela a été fait collectivement. J’intervins aussitôt en disant: ce n’est pas parce qu’on se met à plusieurs pour faire de la merde que ce n’en est pas; simplement il y en a davantage…
CAP 22 recycle, ce qui ni nouveau, ni « disruptif », les vieilles astuces du « management participatif ». C’est fort simple: la direction nomme « intuitu personnae » les membres du GDT, donc en réalité des fantoches et autres compradores, des béni-oui-oui, des conformistes, des carriéristes; elle leur fixe une « feuille de route », en fait des objectifs et des consignes; elle se réserve le droit de faire corriger le rapports jusqu’à ce qu’il lui convienne, c’est-à-dire qu’il retrouve spontanément ses présupposés et préconisations; souvent elle lui assigne un « consultant » extérieur qui joue les chiens de garde et aide le GDT à trouver la vérité grâce à ses talents d’experts. C’est donc truqué de A à Z. Et, naturellement, ça ne marche plus depuis longtemps; ce qui n’empêche pas Maqueron d’adapter ce truc éculé à sa pratique néolithique du pouvoir. Je me souviens d’une étude que j’avais pilotée à EDF; le rapport déplaisait mais les nullissimes directeurs ne pouvaient pas dire le contraire. Alors il se sont mis à pinailler sur le vocabulaire. J’avais employé le mot équilibration et ils se sont jetés un dico pour savoir si ça existait. Ben oui, mais ils l’ont remplacé par équilibre. Je refusais de signer le rapport tout en faisant valoir que les désinences de langue française montraient qu’équilibration était un processus, équilbrage un acte et équilibre un état. Ils s’en foutaient et ont confié le rapport à refaire à une fantoche à leur service.
CAP 22 est composé de technocrates, ayant largement pratiqué « les portes tournantes » entre fonctions privées et publiques, de patrons (souvent ex-énarques), d’experts. Plus hyper libéral que moi, tu ne meurs pas. Plus quelques quidams populaires comme alibi d’ouverture à toute la représentation de la société « pluraliste ». Il est clair qu’un aréopage de copains et de coquins donne de meilleurs résultats (pour le pouvoir) qu’une véritable enquête non directive (pas autour d’un questionnaire formaté et orienté comme dans les prétendus sondages d’opinion). Sur internet, on peut propager des « fakes news » mais quand cela vient du gouvernement, ce n’en sont pas.
Une innovation « moderne », cependant: la consultation par internet de 15 000 pékins qui s’y sont prêtés. Naturellement, n’est publié que ce qui va dans le bon sens, à l’instar des Etats Généraux de l’Alimentation, car c’est le boulot des « modérateurs » de filtrer les bonnes paroles… Et par dessus le marché la loi alimentation et agroalimentaire qui vient d’être votée a retoqué tout ça au profit des lobbys et contre l’écologie. ais comme la Hulotte est satisfaite et entend (à ce jour) rester, tout va très bien dans le meilleur des mondes possibles.
Quelques éléments des propositions de CAP 22 ont fuité dans les médias, comme le rabotage des aides sociales ou la suppression de milliers de postes de fonctionnaires. Ce qui a suscité une levée préservative de boucliers. Aussitôt, le pouvoir a dit qu’il ne s’agissait que d’hypothèses de travail et non une hypostase de ses idées cachées. Et cela a induit un embrouillamini entre ministres et des réactions de gauchistes de LREM. On a alors aussi vu dans la presse des discours sur le montant exorbitant des dépenses publiques (56 % du PIB ainsi vues) alors qu’il s’agit en fait de dépenses sociales (retraites, Sécu, chômedu…) pour la moitié, dans lesquelles les allocations sociales d’assistance ne font que 25 %. Les thuriféraires en sont à truquer les chiffres et à détourner les dénominations afin de faire prendre les vessies pour des lanternes, ce qu’avait déjà fait le proSTAATatique Tonton qui était toujours francisque du collier.

Napoléon I et III, Maqueron Ier : tragédie, comédie, pantalonnade

Posté : 8 juin, 2018 @ 9:37 dans politique | Commentaires fermés

Marx a écrit quelque part que l’Histoire se reproduisait mais en allant de la tragédie à la comédie. Avec Maqueron, il faut ajouter en 3è moment la bouffonnerie, la pantalonnade…
Déjà, pour la énième fois, la douairière Trognon, pas paumée du tout mais rainette assumée, se reproduit en quadrichromie dans Paris-Match sur 10 pages ! Et cela dans une hagiographie qui laisse pantois sur la bassesse de certains journaleux et l’aspect fricophone de certains journaux people. Tragediante, comediante et pétomane, comme pourrait dire Pie VII.
La Hulotte, ce chouette écolo qui m’énerve plus qu’il ne m’innerve, vient d’annoncer qu’il resterait au pouvoir parce qu’il il y aurait eu de très grandes avancées écologistes depuis le couronnement de Maqueron ! Mais oui, mais c’est bien sûr comme disait le commissaire Bourrel. Les poussins ne seront plus broyés vivants, les cochons ne seront plus castrés à vif, les abattoirs seront sous surveillance vidéo, l’or et le pétrole de Guyane resteront là où ils sont, les coqs de bruyère ne seront pas chassés, ni les oies cendrées, le sous-sol de Bretagne ne sera pas exploité, Europa City pas construite, ni la ligne TGV-Turin, le glyphosate sera éliminé avant 3 ans, les pesticides enfin reculeront, on détruira Fessenheim dans 20 ans, le dépôt de résidus de bauxite dans le Var sera éliminé comme les boues rouges déversées dans la Méditerranée, le code couleur nutri-score sur la qualité alimentaire sera obligatoire, les chasseurs seront mis au pas, les abeilles seront sauvées. Ah si, quand même, il y aura 2 ours slovènes en plus dans les Pyrénées et les cotons-tige en plastoc seront interdits. Et on a un plan énergétique pour 2050.
Après Péchiney, Lafarge, Alstom, Rhodia, les chantiers navals de St-Nazaire, Air France ne tombera pas dans le giron de l’étranger, ni la SNCF. Grâce à la loi sur le secret des affaires, le travail des lanceurs d’alerte sera facilité. On en finira avec les traités de commerce genre CETA avec le Canada. Les handicapés seront ravis d’avoir un quota de 10 % dans la construction d’HLM, dont les offices ne paieront pas environ 3 milliards à l’Etat. Les mal-logés pourront acheter 40 000 logements HLM du parc social. Maqueron a sauvé l’accord nucléaire iranien, remis l’UE et la zone euro en ordre de marche, dompté Angela, dressé Poutine, rabattu Trump, sauvé la Syrie et la Libye. Enfin les « fake news » seront jugulées.
L’affairisme est loin de chez nous; Kohler est un perdreau de l’année, aucun riche n’a fait des prix de faveur au candidat Maqueron et le colloque Business France à Las Vegas a été tenu dans les règles. Ferrand est innocent comme l’agneau qui vient de naître. Une mauvaise nouvelle, cependant, quelques godillots commencent une révolte. Un ministricule a dit qu’une fois votée, la loi s’appliquait. Il devrait réviser car il manque les décrets d’application, lesquels ne viennent parfois jamais ou sont l’occasion de modifier subrepticement ladite loi.
La démocratie est renforcée, les syndicats enfin écoutés, les corps intermédiaires associés aux décisions, les collectivités locales sont bien soutenues financièrement. La croissance gommera les déficits et restaurera l’emploi, qui est la principale richesse (dixit Griveaux) quelle que soit la nature du poste, même à zéro heure comme en Gibbye. On ne prépare pas de coups bas contre les aides sociales; c’est contraire aux prochaines préconisations du groupe d’experts dit CAP 22 missionné par le pouvoir (dont la parution du rapport ne cesse d’être remise et dont le texte est censuré par le pouvoir qui avait pourtant choisi ses rédacteurs et auteurs en fonction de leur indépendance)..
Chantons tous en choeur: « tout va très bien Madame la marquise… »

Du système libéralo-capitaliste (SLC)

Posté : 6 juin, 2018 @ 10:57 dans politique | Commentaires fermés

Le SLC est un hyper libéralisme économique qui a éliminé la vieille césure entre le politique et l’économique en mettant le premier au service unique et unidimensionnel du second. Le premier libéralisme, celui des origines, issu des guerres de religion et de la lutte contre la monarchie autocratique, veillait à la séparation des 2 domaines ; s’il laissait trop l’économique agir à sa guise, il tenait à la démocratie représentative en tant que gardienne du bien commun et, peu à peu, soucieuse de régulation de la société en faveur des plus faibles, jusqu’à accepter ce qu’on a appelé l’Etat-providence.
La contre-réforme néolibérale, issue de la propagande idéologique des libéraux (Hayek, société du Mont-Pélerin, groupe de Bilderberg, la Trilatérale, Friedman et monétarisme, libertarisme à la Nozick) contre le socialisme et le marxisme et mise en place à la suite des victoires électorales de Thatcher et Reagan, accélérée par la ruine du bloc de l’EST en 1989 a consisté surtout à mettre le politique sous le joug des intérêts économiques d’un capitalisme sauvage soi-disant mieux régulé que sous le libéralisme des origines. Les dirigeants politiques se sont alors mis à déconstruire totalement les vieilles régulations de la sphère économique, notamment en France celles issues du programme du Comité national de la Résistance » (CNR). L’Europe a été mise sous la coupe, à grands coups de directives, de la « concurrence libre et non faussée », des marchés en libre circulation pour le capital, les marchandises et les hommes (là, si peu), donc d’un libre-échange échevelé.
Cette dérégulation a fait du SLC un système automatique, qui plus est renforcé par les nouvelles techniques de l’information et de la communication, la productivité immense des moyens de production automatisés et maintenant robotisés (en attendant l’intelligence artificielle à plein régime), la baisse drastique des coûts de transports (containers et équipages low cost et baisse du prix du pétrole), le primat de la finance largement spéculative et off shore, les règles juridiques de l’OMC pour un libre-échange sans freins… Dès lors plus personne n’est en mesure d’arrêter la marche folle du SLC, notamment parce que les pouvoirs politiques ont abandonné toutes les armes susceptibles de le réguler. Dès lors, tous les gouvernements sont contraints par une concurrence sans limite et allant toujours vers la concentration et le moins-disant. On ne peut plus parler de règles car le SLC est en quelque sorte, comme disait Proudhon, autocinétique comme s’il s’agissait de lois physiques mécaniques ou prétendues « naturelles ». Rappelons que la prétendue science économique libérale s’est construite en s’inspirant de la mécanique et a laissé de côté les sciences modernes comme la thermodynamique (celle qui régit largement l’environnement), la relativité et la mécanique quantique, le systémisme, les sciences sociales… Abandonné à ses lois, le SLC a détruit la planète et continuera de la faire, mis les pays en concurrence, fait exploser les inégalités, conduit à la montée des extrêmes et aux démagogues et, un peu, amélioré la situation, notamment alimentaire, des plus pauvres (un peu car très en-dessous de ce que permettent les techniques modernes et car la baisse des prix de production a surtout profité à l’explosion des dividendes). On voit poindre des guerres pour les terres, les ressources, l’eau…
Tout joueur sait que pour jouer dans un jeu quelconque, il faut en appliquer les règles, en l’occurrence pour le SLC, ses automatismes sans foi ni loi, tout fiel et tout lucre, amorales. C’est ce à quoi joue Maqueron, et il est pleinement dans la logique du système auquel il adhère, en utilisant de toutes les ressources de son pouvoir légal, quoique largement illégitime, pour forcer la France à devenir un des pays de Cocagne du SLC et, aussi, recevoir les bises de ses pairs, telle die Grosse Angela dans le club du G7 et au sein de la plouto-technocratie bruxelloise. Maqueron supprime « en même temps » toutes les règles gênant les affaires. Ce qui, mécaniquement, fait tomber tous les délits et peut aboutir à une délinquance économique zéro. En revanche, pour le petit peuple les lois répressives prolifèrent ce qui entraîne l’expansion des détenues (plus de 70 000). le rêve est l’absence totale de lois substantielles en matière économique.
Comme au 19è siècle!
Les adversaires de Maqueron (FI, CGT, etc.) n’ont pas l’ombre d’un projet de société et font de l’agitation défensive et stérile. Ils sont eux aussi dans leur logique car s’ils sont contre le SLC, ils sont « en même temps » en plein dedans et vivent de celui-ci. Pro système et anti système forment système d’intérêts pour le sauver et donc qui peut durer pour la meilleure place possible de ses apparatchiks et de ses opposants qui, sans lui, n’existeraient pas. Tant pis pour les représentés qui, eux, n’en bénéficient pas. Ce qui compte, c’est de sauver l’appareil.
Si on ne veut vraiment plus dudit système, on ne saurait se maintenir dedans, même en contre. Il faut d’abord se donner un projet, puis une stratégie de changement expérimentale et à long terme qui en prenne le contrepied, prépare l’avenir en faisant du travail à la base dans des formes qui préfigure la société future. Même, hélas, si on est obligé de rester dedans, cela ne devrait pas empêcher de l’éroder et enfin le remplacer quand la logique espérée l’aura fait tomber par simple inutilité. Pour cela, il faut commencer par saper ses ressources, à commencer par la consommation.

Luthérianisme, protestantisme et catholicisme

Posté : 4 juin, 2018 @ 11:25 dans politique | Commentaires fermés

Le sujet des différences théoriques, dogmatiques et pratiques entre ces religions, toutes largement néfastes mais pas au même degré, ni pour les mêmes choses, mérite d’être traité en tant qu’une des clefs de compréhension des cultures en compétition à l’échelle mondiale. Je dis tout de suite que l’hyper libéralisme capitaliste qui domine le monde actuellement est largement d’obédience protestante, de même que l’austérité économique est inspirée par le luthérianisme.
Une différence fondamentale et largement occultée réside dans les théories de la grâce divine en vigueur dans ces religions. Chez les cathos, la grâce est fondée sur les œuvres de son vivant : contemplation ou charité, solidarité, miséricorde, bienveillance, donc phylia (amour du prochain) pour la présence dans les activités terrestres. Ce qui compte le plus, c’est la foi prouvée par les actes et les pratiques, ce qui sera jugé post-mortem par Dieu. Il s’agit ici de dogme et non des pratiques réelles de l’institution-Eglise qui a montré les pires vices et exactions au cours de son histoire  en contredisant ainsi les paroles de l’évangile au profit d’une caste religieuse liée aux pouvoirs politiques. la foi est aussi de nature collective par appartenance à la communauté des croyants, à l’Ecclesia. Cet aspect de collectivité se retrouve dans l’existence d’une hiérarchie religieuse organisée et instituée qui donne le la de l’interprétation des textes, ce qui s’est généralement de façon imposée et souvent par la force. Cette foi collective, nécessitant engagement de tous, se voit dans la profusion des cathédrales, y compris celles qui ont été annexées ensuite par les protestants. Cette force hiérarchique a donné souvent des mauvais résultats par suite de l’émission de consignes poussant à la séparation et à l’exclusion, par exemple la croisade anti cathares, la contre-réforme ou l’inquisition ou le feu vert donné au colonialisme et même à l’esclavage. Enfin, le catholicisme est fortement universaliste, ce qui a donné là encore lieu à l’exclusion et même à l’extermination des non-croyants présentés comme des sauvages. Le catholicisme, comme toute religion, est intolérant et veut imposer as conception des choses quand il en a le pouvoir. Ce qui a été éradiqué en France par la laïcité. Mais il y a bien pire que lui en ce qui concerne le lien social et la solidarité ou l’aval donné à l’expansion du SLC et de sa culture individualiste.
Dans le protestantisme luthérien, la grâce divine est avant tout liée à la foi individuelle indépendamment des actes. Cela a deux conséquences néfastes: on peut déjà faire n’importe quoi pourvu de garder la foi. Cela justifia la conduite des « barons voleurs » (les Carnegie, Rockefeller, etc.) qui firent des tas de saloperies pour asseoir leur domination et ensuite créèrent des fondations (largement détaxées) de charité, de soutien aux grandes universités privées, des musées… Ce temps n’est pas fini avec notamment la fondation Bill Gates, soi-disant écolo, mais qui finance des projets dévastateurs pour la nature. L’autre implication est un individualisme forcené à base de lecture de la bible en solo et d’auto-formation spirituelle (la « bildung »). A quoi ce bon Luther ajouta l’obéissance aux autorités en place, ce qui facilita grandement l’implantation de régimes autoritaires et, in fine, du nazisme. L’individualisme, sis dans l’auto-interprétation de la bible (surtout l’ancien testament qui glorifie des horreurs commises par « le peuple élu »), a naturellement produit une profusion de de sectes protestantes en concurrence sur le marché des entrepreneurs de religion vivant de la crédulité des croyants. Cet individualisme nous a donné une appétence pour la réussite individuelle et matérielle comme ressort du capitalisme en tant que procurant sa valeur princeps, un non-engagement politique d’une énorme majorité silencieuse, une soumission à l’ordre établi, ressort d’un syndicalisme de coopération avec le pouvoir. Evidemment, les innombrables sectes, faisant régner un conformisme de fer dans des communautés locales d’espionnage de tous par chacun et vice versa, ne construisirent jamais les magnifiques édifices de la foi catholique comme engagement collectif des croyants sur plusieurs générations. Westminster n’a pas été construite par les Anglicans mais par les catholiques comme la cathédrale de Strasbourg ou celle de Cologne… Ce luthérianisme a été – et est toujours – propice au SLC, c’est-à-dire à une version sauvage du libéralisme capitaliste. Mais le capitalisme existait avant (billets à ordre, monnaie de crédit, comptabilité en partie double, mercantilisme…): il a été inventé par les catholiques d’Italie avec, notamment la République de Venise ou Gènes dans une version encore soft car contrôlée par le catholicisme.Si proche de la notion de peuple élu, le protestantisme a grandement favorisé aux USA l’extermination des indiens et l’esclavage des Noirs bien après que le catholicisme soit revenu de sa contribution à ces exactions.
Le pire est advenu avec le calvinisme et sa théorie honteuse de la prédestination. la grâce existe à la naissance et seulement pour les élus. Las, ils ne le savent pas et essaient de se prouver en réussissant dans leurs activités économiques car la richesse est le meilleur signe de Dieu et pour la vue des autres. Et réussir passe par l’épargne et l’investissement. Evidemment, il faut aussi se comporter conformément aux canons de la communauté C’est aux yeux de Weber, le déclencheur du capitalisme moderne accumulateur et expansionniste. Vrai, mais seulement pour sa variante hyper libérale, immorale pour ce qui est collectif et sans pitié pour les non-prédestinés.
Rappelons que tous les pays protestants, ceux qui pratiquent le SLC anglo-saxon (y compris l’Allemagne, dont viennent justement les peuples saxons) sont en froid avec la laïcité, jurent sur la bible et laissent se développer les sectes, dont certaines (évangéliques) vont faire de la propagande partout, à commencer dans les ex-pays soviétiques pour les convertir et, au passage, implanter le SLC et la démocrassouille en trompe l’oeil. Quand l’Europe des dominants excipe de « ses racines » chrétiennes, prenez bien garde à spécifier lesquelles car sa source catholique (solidariste et charitable et compatissante) n’a rien à voir avec son obédience protestante (individualiste, matérialiste et amorale en économie) qui doit être combattue dans toutes ses implications socio-économiques. Ce n’est pas qu’il faille soutenir le catholicisme mais il faut éviter les pires religions pour l’esprit de solidarité et l’amour des prochains. Et constatons que toutes les religions objectent fort peu à la logique SLC.

Pour contrer l’Europe germanisée

Posté : 3 juin, 2018 @ 11:17 dans politique | Commentaires fermés

Les péripéties italiennes viennent de montre à quel point l’UE est normalisée, standardisée, formatée par le SLC et le kapital ; monopolisée par la technocratie bruxelloise (ou bruxellose), soumise aux diktats austéritaires et teutons. Les « populistes » italiens, vainqueurs des élections et ayant réussi à s’entendre pour former un gouvernement, ont été vertement rappelés à l’ordre par le commissaire tudesque OETTINGER qui leur a signifié que les marchés financiers les contraindraient à rentrer dans le rang. Le président italien a refusé le 1er gouvernement au prétexte que son ministre de l’économie était un virulent anti euro ; parallèlement, le fait que ce gouvernement montre plusieurs ministres crypto-fascistes n’avait pour lui rien de choquant. Le président Mozarella (au lait de vache et non de buflonne) ne voyait que l’attaque possible contre la zone euro et a voulu défendre celle-ci en bon petit soldat du consensus politicard de l’UE pour le gouvernement par les règles ordolibérales, c’est-à-dire d’inspiration doryphorienne. Ce n’est pas la première fois que le vote d’Européens est mis dans les choux par Bruxelles. Rappelons-nous le TCE en 2005. Et vive la prétendue démocratie! Le prétendant ministre rejeté par Mozarella était pourtant un économiste très orthodoxe et SLC mais il rejetait l’euro et disait que l’UE était sous domination tudesque. Ceux qui me lisent savent que c’est totalement vrai, notamment parce que die Grosse Angela, dont Maqueron bise la Krupp à d’Essen, a phagocyté avec ses commissaires et autres pions l’ensemble du système bruxellois. L’ordo-libéralisme schleu a installé un étau en Europe, dont les 2 mâchoires sont la concurrence libre et non faussée über alles et les règles teutonnes régissant l’euro. Evidemment, cela ne s’est fait que par la suite des multiples abandons de souveraineté des autres gouvernements. L’Allemagne règne avec ses alliés, à savoir les pays luthériens d’Europe du Nord et les PECOs. Elle n’entend aucunement, contrairement aux initiatives en Trump-l’oeil de Maqueron, abandonner sa position dominante qui lui assure tant de succès. Mes lecteurs savent aussi que cette Europe-là est devenu une cohue de pays nationalistes ne défendant que leurs intérêts particuliers et que la paix promise en 1957 est devenue une guerre économique dont seule la Doryphérie sort gagnante. La puissance de la mafia SLC qui domine l’Europe interdit tout affrontement direct comme l’a montré le cas de la Grèce. Mais un gouvernement soucieux de la prospérité du peuple qu’il gouverne sous son contrôle peut faire bien des choses pour obtenir une réorientation de l’UE.
* pratiquer la politique de la chaise vide comme le fit Charlot (qui pourtant n’en était pas un) tant qu’il n’y a pas de changement; réactiver les accords de Paris de 1963 qui donnait un droit de veto à tout pays dont les intérêts vitaux seraient menacés, par exemple aujourd’hui la PAC réduite de 12 %. Je rappelle que ces accords sont tombés en désuétude par suite des manquements des gouvernements francaouis dès 1983. Notamment, on a laissé dès 1964 la cour de justice européenne faire dans sa jurisprudence des directives de Bruxelles du droit supérieur au droit national! Rappelons que ce sont les socialos francaouis qui ont poussé à l’acte unique, à Maastricht, à l’euro allemand afin de faire jouer la contrainte extérieure hyper libérale contre le pasy et ses peuples.
* aider à créer une fédération des pays d’Europe du Sud, disposant d’une banque commune d’investissement, chargée des investissements structurels ou d’avenir et de lisser les déséquilibres structurels entre pays par des aides ad hoc, et d’une monnaie commune, l’eurosud, gérée par la Banque des Peuples du Sud, banque mutualiste imitée de la Banque du Peuple de Proudhon, banque faisant des avances aux gouvernements. Les Banques privées sont, elles, fédérées dans une vraie Union Bancaire. La Banque des Peuples du Sud met au point un système d’aides mutuelles aux pays en difficulté. La fédération interdira tout commerce avec la Vert-de-Grisie tant qu’elle n’aura pas payé au moins un tiers de ses exactions, vols, prédations, destructions, meurtres. Par exemple, la France a dû payer 400 millions de francs par jour (vous avez bien lu) au Reich comme « indemnité d’occupation » ensuite portée à 500 et n’a jamais été remboursée. Ou certains Grecs estiment à 185 milliards le montant des dettes teutonnes à son égard. Par ailleurs, la Fritzie n’a payé que la moitié des prêts à elle consentie après la guerre de 14/18, emprunts faits pour payer les réparations de guerre. Il faut dire que les USA ont poussé sans arrêt pour ces abandons de créance et ont toujours favorisé leur tête-de-pont hyper libérale en Europe. En outre, rien na été indemnisé (sauf les victimes juives réfugiées en Israël) après 39/45.
* revenir à l’esprit de la conférence neutraliste de Bandoeng de 1955 pour créer un vaste espace de neutralité et d’indépendance par rapport aux puissances dominatrices (USA, Tudesquie, Russie, Chine). La France donne son droit de veto à l’ONU à l’union des pays neutres ainsi constituée et les fédère sous son aile militaire. L’union ne doit compter que des démocraties universalistes et internationalistes (par exemple la Tunisie mais pas la kleptocratie algérienne, la théocratie iranienne, la dictature islamique turque, etc.).
*se mobiliser à l’ONU pour développer l’internationalisme (et non le multilatéralisme à la Maqueron) et ressusciter les 1ers accords comme celui de Philadelphie pour le travail (1948).
Pour ce qui est de la seule France, j’ai déjà proposé de multiples réformes contrant le SLC sans sortir de l’UE qu’il ne faut pas détruire mais réorienter vers la solidarité et le social pour tous les pays d’Europe.

Maqueron flotte entre Bismarck et Beveridge

Posté : 2 juin, 2018 @ 10:15 dans politique | Commentaires fermés

Le malhomme entend s’attaquer bientôt aux aides sociales et, in pétaud, notre roi a déjà fait le choix de sa solution. Les dépenses sociales francaouies publiques (loin d’être toutes étatiques) représentent la moitié des dépenses de l’Etat (la moitié de 55 % du PIB d’environ 2 300 milliards). Ne pas confondre, comme l’a fait un journaleux du Parisien Libéré (de la vérité), les dépenses sociales où l’essentiel sont les retraites et la Sécu (plus chômedu ou allocations familiales ou FPC…), et les aides (RMI, RSA, APL, APA, allocation adultes handicapés, minimum vieillesse, ASS, nombreuses mais fort basses par rapport au total de la dépense sociale. Retraites et chômedu sont de nature bismarckienne, c’est-à-dire financés par des cotisations sur les emplois (avec part patronale et salariale), le aides sont étatisées, c’est-à-dire beveridgiennes, payées par l’impôt. Le chômedu (réforme en cours) va passer sous régime étatique-beveridgien, ce qui permettra au pouvoir de standardiser les allocations et surtout de les diminuer suivant l’actuel modèle anglais. La Sécu autrefois entièrement bismarckienne a été largement étatisée avec la CSG (plus RDS) qui est un impôt et qui est passée de 1 % lors de sa création par Rocard à 8 ; à ajouter pour les retraités qui payaient moins de CSG le 1,7 % maqueronien. Signalons que les statistiques d’inspiration libérale mettent sur le même plan les dépenses sociales publiques et les sociales assurantielles qui ne sont pas étatiques mais socialisées, ce qui permet de stigmatiser la dépense publique en France, dépense qui est assurée ailleurs par des assurances privées, donc hors prélèvement obligatoires. Nommer, amalgamer, c’est le privilège du pouvoir dominant, versus idéologie de justification. Dans les stats. étatiques ou libérales, on ne cherche pas la vérité mais à présenter ce qui est bon pour le SLC. Rappelons que la Sécu en France, c’est 12 % du PIB contre 18 pour la santé aux USA ; mais cela ne compte pas car c’est privé !
Maqueron qui s’emploie à réduire les dépenses bismarckiennes (par exemple avec les retraites en comptes notionnels ou le chômedu étatisé) a dans le viseur la part beveridgienne qu’il voudrait calquer sur le modèle gibby : très faible niveau des allocations par ailleurs soumises à de drastiques conditions d’accès ; il s’agit de limiter « l’assistanat » et de forcer les gens à occuper n’importe quel emploi (tout emploi même à temps très partiel est compté pour un entier dans les statistiques libéralo-capitalistes du chômage). La recette rosbif est ancienne et remonte à la mise en place des enclosures (17è siècle) et à la suppression des « poors laws » avec création des « work houses »(1834).
Maqueron est aux abois : comment diminuer le déficit budgétaire pour rester dans les clous de l’UE et ne pas augmenter la dette publique (Mutti ferait les gros yeux) après les cadeaux fiscaux aux riches et aux boîtes, le passage du budget de l’armée à 50 milliards (au lieu de 37 actuellement) en 2025, la suppression totale de la taxe d’habitation, la suppression pour cause de Brexit, par l’UE de 13 % de la PAC, soit moins 5 milliards pour la France, etc. Il faut faire des économies. Où ? Il ne reste guère que la fonction publique et les aides sociales. Il comptait sur la croissance, dopée par sa politique de l’offre, mais elle ne sera sans doute pas au rendez-vous (guerre commerciale, hausse des taux d’intérêt, stagnation du pouvoir d’achat, hausse du prix des énergies et des ressources rares…). Solution: mettre les allocations sociales étatiques ou étatisées récemment au règime minceur; et vie la pauvreté et les inégalités pour celui quyi n’est ni de droite, ni de gauche. On peut légitimement penser que ses réformes d’étatisation des aides sociales ont été pensées « on purpose »: préparer leur passage au régime congru pour imiter les Rosbifs et les Anglo-Saxons. Il y a toujours chez Maqueron un nouveau train, non annoncé, derrière le dernier mis sur les rails. Cela rappelle Ferdinand Lop qui voulait ajouter un wagon derrière celui de queue dans le métro…
Un point à souligner; si Maqueron est beveridgien en matière sociale, il demeure bismarckien en politique: imposer les réformes par la force du pouvoir étatique dont il a le monopole. Certes, ce n’est pas un pouvoir absolu et monarchique tel celui de Bismarck; c’est celui d’une assemblée législative important en France l’ordo-libéralisme: pondre légalement des règles qui forceront au SLC.

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