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Archive pour la catégorie 'politique'

En marche vers la dictature démocratique libéralo-capitaliste

Posté : 14 juin, 2017 @ 9:22 dans politique | Commentaires fermés

Ce 1er tour des législatives a tenu toutes ses promesses: Maqueron va avoir une majorité absolutiste à l’Assemblée nationale et pourra faire passer haut la main toutes ses réformes de destruction du pacte social francaoui issu du CNR en 1945 afin de rejoindre le club ordolibéral de l’UE. Cela fera naître des résistances un peu partout et dans tous les domaines car le peuple ne renoncera pas aussi facilement à sa culture. certes, ces élections ont définitivement prouvé que la démocrassie représentative et ripoublicaine n’était qu’une farce. Jamais la distance entre « le pays légal et le pays réel » n’a été aussi grande. Mais comme l’a dit Proudhon: avant de se gouverner, le pays travaille et il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on appelle assemblée nationale pour savoir combien le pays n’est jamais représenté par ceux qui connaissent ses problèmes.
La nouvelle chambre des députains ne sera en rien représentative du peuple, ni dans son entier, ni dans sa diversité. Radio Maqueron ment, radio Maqueron est allemand et ordo-libéral. Car, comme le disait Montesquieu: le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument; il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. Or avec cette majorité on en sera fort loin car il est dans la nature du pouvoir d’aller jusqu’au bout de sa force afin de se maintenir contre vents et marées. Le pluralisme est déjà mort, Maqueron clouera son cercueil (pas d’incinération car il monopolise les urnes). Du reste, on aura une assemblée de puceaux de la politique et des affaires publiques contre un exécutif d’énarques énamourés par die grosse Angela. Proudhon disait qu’il fallait au pouvoir politique le contrefort du pouvoir économique; c’est raté car les deux ont fusionné depuis longtemps, les politiciens étant devenus les « fondés de pouvoir » (Marx) du kapital. Avec Maqueron la chose deviendra lumineuse, ce qui permettra un jour aux forces sociales réelles de se passer de la politique et du pouvoir centraux. C’est plus facile de combattre quand l’ennemi est identifié et règne sans partage. C’est déjà en cours avec la floraison déjà ancienne d’initiatives locales et dans la société civile.
Le régime de la Ve ripoublique a dès son origine tronqué la représentation du pays; là, on atteint le summum. Maqueron obtient 24 % au 1er tour des pestilentielles avec 20 % d’abstentions, 66 % au 2e avec 29 % d’abstentions et 11,5 % de blancs et nuls. On n’a pas voté vraiment pour lui mais contre la bande des 4 et sa légitimité est déjà fort limitée. Le pire est au 1er tour des législatives: son parti ramasse tout, hétérogène, de recyclage de vieux renards, soi-disant de rassemblement fait 32 % avec 51, 5 % d’abstentions (donc 16 % du corps électoral, cela dit sans compter les 8 % de non-inscrits, soit 3 millions de personnes). Avec ce score, En Marche vers le modèle doryphorien, va attraper disons 420 sièges sur 577 soit près de 72 % des sièges! Et cette assemblée, composée de 70% de membres des classes moyennes supérieures et remplie de gens venant du privé n’est absolument pas représentative de la sociologie du pays: elle compte 0,2 % d’ouvriers alors qu’ils sont 25 % de la population. Ce n’est pas une nouveauté, mais là on est sûr que l’individualisme de tous et chacun tuera le sens de l’intérêt général. C’est la fin de la démocrassouille représentative francaouie. Le PS, seule réussite de Zizi Rider, est enfin enterré comme beaucoup de ses ténors (il ne reste que 65 socialos pour le 2e tour); il se croyait encore vivant à l’instar du coyote de Tex Avery qui ne tombe que lorsqu’il se rend compte qu’il est au dessus du précipice. La FI a échoué car si ses analyses du libéralo-capitalisme teutonisé sont plutôt bonnes, ses propositions sont à la fois insuffisantes et peu crédibles. Les verts de gouvernement se sont engloutis dans le maqueronisme. Les LR ne savaient pas à quel saint se vouer et se sont démonétisés depuis longtemps, notamment sous Tsarko et avec la candidature de Fripouillon. Le FN est laminé mais je suis persuadé que la politique maqueroniste nous le renverra en force en 2022.
En effet, celle-ci consiste à tout donner aux très riches, aux multinationales, aux grosses boîtes, aux actionnaires, à maintenir les narines des pauvres (qui seront touchés encore plus par les emplois précaires mal payés) juste au bord de la fosse à purin et à matraquer la France moyenne des PME, PMI, TPE, artisans, fonctionnaires, cadres, moyens agriculteurs, professions libérales… car elle est la seule classe qui peut encore payer encore et encore des impôts Cela ne pourra durer; d’une part, elle finira par se rebeller contre le fait de payer sans contreparties, d’autre part elle se réduira compte tenu des évolutions technologiques, ce qui augmentera d’autant le reste à payer par ses membres survivants. Et malgré tous les cadeaux du maquereautage au patronat représenté par le MEDEF, il n’y aura que fort peu de créations de vrais emplois. On fera du Schröder, à savoir des minijobs à temps partiel dans les services. Je souligne aussi que le PS, ce qui sera aggravé par EM, a déjà largement torpillé le principe d’universalité qui assurait à la classe moyenne une participation aux dépenses sociales.
Devant ce qui nous attend, il est inutile et dangereux d’attaquer de front le maqueronisme. Il peut légiférer sans contraintes et user des lois répressives, de sa police et de l’armée. En cas de révolte, allé à Baden Baden comme Charlot, Maqueron nous donnera un grand coup de Massu. Faire la grève ne donnera rien tant les gens ont peur de perdre leur emploi et tant les syndicats sont faibles et installés dans le système. Je ne vois qu’une stratégie efficace: faire la grève générale pendant un an de la consommation car c’est sur elle que repose le libéralo-capitalisme. En outre, on peut faire la grève des banques en mettant notre argent disponible dans une lessiveuse; car l’argent est lui à la source du capitalisme financier. Pour compenser, on s’entraidera entre voisins, on ira acheter la bouffe dans des AMAP et des vraies coopératives, on montera des magasins coopératifs, on créera un réseau d’artisans réparateurs des objets en panne au lieu de les remplacer à neuf, on fera du covoiturage, on ira à la campagne en communautés pour exploiter une ferme en biens communs, on recréera des authentiques mutuelles d’assurance et de santé… C’est dans l’action directe, à la base, indépendante des structures étatiques et capitalistes que l’on pourra retrouver solidarité et réponse aux besoins sans, en outre, zigouiller la nature. Cette stratégie coupera les ressources prédatrices du capital et asséchera les finances publiques; elle amènera un chômage officiel fantastique que le pouvoir ne pourra pas endiguer. Alors, il sera montré que le peuple n’a pas besoin d’être géré par l’Etat, ni par le capital.

Le macronisme est en route

Posté : 9 juin, 2017 @ 9:33 dans politique | Commentaires fermés

Il y a eu un macron romain, séide de Tibère mais qui l’a sans doute assassiné au profit de Caligula, lequel le pria en retour de se suicider avec Mme. Notre Maqueron sui la même voie et ses premiers pas confirment que nous allons vers une dictature libérale. Déjà, le malhomme a fait restreindre l’accès des journalistes réputés peu macroniens à sa personne et à ses oeuvres. Certes Zizi Rider, dit Sphincter 1er par Onfray, se répandait partout et à tort et à travers, mais ce n’est pas une raison pour fermer ses écoutilles sauf pour des journaleux en quelque sorte attitrés. On perçoit que le président « jupitérien » réserve sa rare parole, exprimée sous forme d’oracle, à son réseau de copains pour les choses sérieuses et aux médias pour la compassion, par exemple vis-à-vis des Britanniques une fois encore ciblés par des terroristes.
Le malhomme vient de se doter de sa propre garde prétorienne sous couvert de « task force » de lutte contre le terrorisme. Tonton avait aussi sa propre garde, laquelle a veillé à chasser les rumeurs sur Mazarine et son 2e ménage (affaire des écoutes menées par le préfet Ménage récompensé par le poste de président d’EDF) et a monté, par exemple, le coup foireux des « Irlandais de Vincennes » pendant que ses services secrets coulaient le Rainbow Warrior dans le port d’Auckland. Prions que la garde macronienne ne finisse pas pareillement. L’ESB, maladie à prions, est si vite arrivée…
Maqueron s’est déjà entouré de copains et de coquins et protège encore le ripou Ferrand que le moindre sens de l’honneur aurait déjà dû faire démissionner. On est déjà dans le registre des mousquetaires du roi: un pour tous, tous pour un et, on doit ajouter, tous pourris. Comme par hasard, la majorité des « hommes du président » (par le mot homme, j’embrasse toutes les femmes) sortent de l’ENA dont le réseau des anciens élèves pourrit la politique depuis sa création. L’ENA est un entonnoir de sélection des gouvernants et de la haute fonction publique. Maqueron a fait donner l’investiture d’En Marche à une kyrielle de puceaux de la politique sous prétexte d’en appeler à la société civile. L’idée est de disposer ainsi d’une large majorité de godillots enamourés à l’Assemblée nationale. L’exécutif sera donc libre de faire votre tout et n’importe quoi contre le bien commun. Maqueron a eu l’idée ingénieuse d’avoir des serviteurs à la fois dans son propre appareil de secrétariat de l’Elysée et près des ministres. ceux-ci pourront donc utilement être à la fois inspirés et contrôlés par le président et ses sbires. C’est ce qu’on appelle la décentralisation et le rôle autonome des ministres qui ne sont plus des « collaborateurs », du moins sur le papier.
Maqueron va transformer les lois d’état d’urgence anti-terroristes et jusqu’à présent « revolving » en loi permanente, ce qui facilitera la chasse aux opposants en toute saison. Trotsky (je mets un Y car c’est l’orthographe yankee très usitée par Maqueron) avait inventé la révolution permanente; Maqueron va créer l’état d’exception permanent. On n’apprend pas ce qu’est un oxymore à l’ENA? A moins qu’à force de parler franglais, on ait oublié la grammaire et la syntaxe.
Sur la destruction totale du droit du travail avec inversion radicale de la hiérarchie des normes, Maqueron se drape dans le dialogue social et le respect de la loi Larcher (obligation de « négocier » au préalable toute réforme du droit du travail avec les Confédérations). Mais on sait que tout est déjà prêt, que le timing est établi. On peut penser aussi avec une forte probabilité qu’il y a des choses cachées à ne pas dévoiler avant la fin des législatives. On connait encore la bonne vieille stratégie gouvernementale ou patronale des ballons d’essai, des petits pas progressifs en rondelles de salami, du bout du tunnel auquel on raccroche une nouvelle portion dès que les gens espèrent en voir la fin. C’est sans doute pourquoi les réformes vont quand même être étalées sur 18 mois, l’idée est de faire semblant de négocier et de plumer l’oie, comme disait Colbert, sans qu’elle piaille trop.
Maqueron va profiter de sa majorité introuvable, de sa chambre bleu horizon, de sa « légitimité » électorale pour faire avancer le pays à marches forcées vers le libéralo-capitalisme mondialisé. C’est le vice de la démocrassie prétendûment représentative; une fois élu on peut « donner et casser la loi » à tire-larigot. Et contrairement à ce que des libéraux racontent, l’Etat ou la politique n’ont pas disparu. Au contraire, l’Etat est resté tout-puissant mais ce n’est plus pour intervenir dans l’économie. C’est pour imposer des règles du jeu favorables au capital et à la finance. Maqueron va ainsi appliquer la leçon de l’ordo-libéralisme teuton (le libéralisme économique imposé par des règles) à Ce Jurassik Park qu’il pense être la France. cela ne passera pas si facilement car le peuple français n’a pas la docilité toute luthérienne qui sévit en Doryphorie. Les chassepots risquent de partir tout seuls. Maqueron, philosophe de pacotille et ignare en sociologie, ignore la loi suivante: tout corps social victime d’une pression accrue réagit en faisant péter le couvercle de la marmite quand elle n’a pas de soupape. Ni de sous-pape lui faisant accroire que le bonheur sera dans l’autre monde ou adviendra demain grâce aux réformes. Ne nous y trumpons pas: le macronisme est un libéralo-capitalisme à visage humain asséné avec le sourire ultra brite.

De l’utilité du terrorisme, de ses conséquences et de sa perpétuation

Posté : 8 juin, 2017 @ 10:11 dans politique | Commentaires fermés

Il est assez ahurissant qu’avec les moyens militaires modernes les puissances occidentales, avec leurs alliés au Moyen-Orient, n’aient pas encore éradiqué la base arrière du terrorisme islamique et jugulé les déplacements et retours de djihadistes chez elles. On est donc conduit à se demander quels sont les enjeux cachés du terrorisme pour les gouvernants occidentaux en constatant que d’autres zones (la Russie, la Chine) sont bien moins atteintes.
La 1ère utilité du terrorisme est pour lesdits gouvernants d’entretenir un sentiment d’insécurité allant au delà des réalités, quelles terribles qu’elles fussent. Or depuis la Fontaine on sait que les grenouilles apeurées demandent un roi, fût-il un soliveau, pour faire semblant de les protéger. Les grenouilles, par ce qu’elles ont peur, peur entretenue sciemment par le pouvoir, réclament un pouvoir fort et des lois sécuritaires, ce qui produit des conséquences utiles pour les gouvernants. Déjà, les grenouilles se focalisent sur la sécurité et en oublient d’être exigeantes quant aux conditions socio-économiques dans lesquelles lesdits gouvernants les mettent au profit de l’empire du libéralo-capitalisme sans limites et sans frontières. Chacun se replie sur lui au lieu de militer pour des améliorations de son sort. Du reste, le pouvoir profite de la demande de sécurité pour durcir sans cesse les lois répressives et, au passage, dispose de textes permettant de surveiller et même d’enfermer sans délit préalable les individus ou groupuscules dangereux pour l’ordre établi. Le pouvoir crée la peur d’un Guantanamo pour baezer les opposants afin de les faire tenir tranquilles. Maqueron va poursuivre dans cette voie et a déjà fait prolonger l’état d’urgence pour la énième fois, ce qui fait du provisoire qui dure et dure encore. Il semble que Maqueron fasse préparer une énième loi sécuritaire permettant d’interdire des manifestations, de mettre es opposants en résidence surveillée, d’en arrêter sans décision judiciaire, de shunter l’autorité judiciaire. Ce qui sera facile avec la majorité de godillots qu’il est en passe (olé) d’obtenir sans qu’ils y mettent le (h)ola. Un autre avantage est de pouvoir gonfler indéfiniment les effectifs de renseignement et de police afin de tenir la population bien plus à l’oeil que les terroristes. Les grenouilles l’acceptent sans barguigner et ne voient guère que leurs libertés se réduisent comme peau de chagrin. A l’évidence, cela ne sert pas à grand chose contre les terroristes dans la mesure où ils adoptent le vieux principe de la dissimulation cher à l’Islam djihadiste dès l’origine. Ce qui servirait bien mieux, c’est de couper les racines du djihadisme dans les pays qui l’ont soutenu et propagé, c’est de se méfier des puristes religieux qui, s’ils ne sont jamais terroristes, entretiennent une rigueur contraire au mode de vie occidental et répandent un modèle justifiant à s’en prendre à ce dernier. C’est d’autant plus facile que les lois mémorielles présentent le pays comme criminel et colonialiste et que les droitsdel’hommistes (en général des Bobos socialisants) s’acharnent à accuser le pays de racisme. Ce qui permet le « french bashing » par des pays qui, franchement, sont bien pires que la France. Mais il sont l’avantage d’être des parangons de libéralo-capitalisme…
Il faudrait donc se séparer radicalement de l’Arabie saoudite et consorts, laisser l’Irak et l’Afghanistan, la Turquie, le Mali, etc. se démerder tout seuls, ce qui enlèverait un prétexte d’intervention au djihadisme. Il faudrait aider, à sa demande, l’Iran chiite à se développer pour faire pièce aux Etats sunnites qui nourrissent le purisme dont s’inspirent les terroristes. Pourquoi les gouvernants préfèrent-ils les soutenir? C’est que les pays sunnites sont les fournisseurs essentiels du pétrole et du gaz utiles au capitalisme d’accumulation et aux trusts énergétiques. En retour, ils achètent des armes et des biens manufacturés à l’Occident et y reconvertissent leurs pétro-dollars pour financer les dettes occidentales. C’est que les gouvernants occidentaux soutiennent Israël qui est leur gendarme dans la région et que cet Etat veut empêcher l’Iran d’être un champion régional et encore plus de disposer du feu nucléaire dont Israël a pour l’instant le monopole dans la région. M. Fabius, qui a essayé de torpiller les accords Obama-Iran sous Zizi Rider, est de ce tonneau-là. Politique peu constructive car elle maintient l’abcès de fixation de l’opposition Occident-Israël vs monde Arabe et/ou musulman.
Or il serait fort avisé, eu égard à l’effet de serre, de laisser le gaz et le pétrole sunnites sous terre. Pour les raisons dites supra, cela ne se fait pas. En outre, il serait malvenu de tuer la poule aux oeufs sécuritaires qui pour éclore ont besoin de la température élevée du terrorisme. Terrorisme encore plus utile comme durcisseur de nationalisme en se servant des attentats comme cérémonies de rassemblement du bon peuple apeuré. Guimauve le Concurrent fut un très bon utilisateur compassionnel de cette corde de l’arc terroriste. Les pouvoirs politiques n’ont guère intérêt à lutter efficacement car ladite corde, fort sensible, est un bon ressort d’union nationale et de sentiment d’insécurité. C’est sans doute pourquoi, les gouvernants occidentaux s’ingénient à intervenir à tort et à travers partout, comme le capitaine de pédalo. Cela peut susciter des vocations de terroristes afin de maintenir la spirale infinie du couple terrorisme-sécuritarisme. Il semble vrai aussi que ces interventions ont pour but de soutenir des potentats locaux dont l’utilité (fort surfaite) paraît grande pour maintenir la défense des intérêts occidentaux, notamment commerciaux ou militaires (dont les bases US) et industriels. La France-Afrique, donc, c’est loin d’être fini même si cela sera camouflé sous Maqueron 1er. On verra bien où penchera sa politique.
Il serait bien plus cohérent de limiter les candidatures au djihadisme des déçus du monde libéralo-capitaliste en menant une politique sociale pour tout le monde, y compris les descendants d’immigrés qui sont ceux qui souffrent le plus (mais « les petits » blancs » tout autant) des inégalités, de la précarité et de la pauvreté. Mais cette politique est contraire à la logique libéralo-capitaliste qui a besoin des pauvres comme « armée industrielle de réserve », laquelle amène les gens à accepter la course au moins-disant social en tout domaine. Il serait plus efficace de contrôler les pouponnières du djihadisme que sont certaines organisations et certains propagandistes financés par de riches émirs voulant donner des preuves de leur piété et compenser leurs turpitudes. Le Maqueron est au pied du mur, mais ce n’est pas un franc maçon… Gageons qu’il vérifiera les lois classiques du pouvoir: plus la misère s’accroît, plus la répression augmente; plus le pouvoir entend ruiner le peuple, plus, en même temps que sa politique socio-économique, il prépare la répression.

La prochaine loi de moralisation-transparence de la vie politique

Posté : 5 juin, 2017 @ 10:46 dans politique | Commentaires fermés

M. Bayrou, vieux cheval de retour de la politique, a soutenu Maqueron à condition d’obtenir une « moralisation de la politique », moralisation nécessaire et encore mise en lumière par les tripatouillages « légaux » de Ferrand. D’après la conférence de presse du garde des Sceaux, il semblerait que les lois en préparation ne vont pas casser 3 pattes à un canard enchaîné. Il y aurait limitation des mandats à 2 dans le temps (le cumul territorial étant déjà interdit sous Zizi Rider) sauf pour les petites communes où les volontaires deviennent rares tant il y a de normes, de responsabilités et de moins en moins de fric des dotations de l’Etat.
La réserve parlementaire des députains et sénateurs (170 millions d’euros par an), vieille cagnotte qui permet d’arroser ses copains et sa circonscription, serait supprimée. On ne pourrait plus embaucher ses parents. Mais quid des participations croisées, si j’ose dire. Il suffira de faire des échanges de cons joints avec un autre parlementaire… Quid des maîtresses, des amants, des relations, des réseaux d’amis? Il serait interdit d’être parlementaire tout en exerçant la fonction de conseil ou d’avocat d’affaires. On attend la liste complète des interdictions professionnelles. Acheter sa permanence avec l’argent de l’indemnité de représentation serait interdit. Il serait question de réglementer le financement privé des partis, ce qui a conduit à une inflation de micro-partis personnels, au profit d’un développement du financement public. La durée d’inégibilité en cas de condamnation serait portée à 10 ans. Dans l’ensemble de ce que l’on peut savoir dévoilé aujourd’hui, on peut penser que la prétendue moralisation va reposer essentiellement sur des rustines ou des emplâtres sur une jambe de bois ou des cataplasmes sur le poitrine d’un ectoplasme des poumons.
On ne voit pas dans le projet de suppression du monopole du ministère des finances pour les poursuites de fraudeurs du fisc. On ne voit pas réglementer pour l’instant les relations avec les lobbyistes. On ne voit rien qui permettrait enfin d’obliger les représentants à s’occuper de l’intérêt général dans la production des lois et autres textes juridiques. Or M. Ferrand nous a déjà dit, comme n’importe quel Fripouillon, qu’il n’avait commis que des choses légales. Ce à quoi aucun journaleux n’a répondu: qui fait la loi? Eh bien, les députains qui sont donc habilités à voter des textes encourageant l’immoralité mais évidemment légaux. On n’est jamais si bien servi que par soi-même disait Onan. Surtout avec 577 députains et 348 sénateurs pour 65 millions d’habitants (voir USA: 100 sénateurs et 435 représentants pour 310 millions); comme cela, les turpitudes individuelles sont camouflées dans la solidarité de la masse. On ne nous a pas parlé d’une obligation de publication de la liste des soutiens et contributeurs aux campagnes électorales. Il est vrai que Maqueron répugne à faire de la publicité pour les siens, que seul Dieu reconnaîtra comme autrefois à Béziers et Carcassonne.
Faut-il rappeler que d’après le libéralisme, doctrine qui est le fonds de commerce des actuels politiciens majoritaires, la politique et le droit doivent être neutres et a-moraux vis-à-vis des différentes conceptions du monde, religions et idéologies? Mettre de la morale dans la politique, alors que la loi est défaillante et que c’est contraire aux principes libéraux, c’est sans doute vouloir détourner l’attention des vrais problèmes de la démocrassie représentative actuelle. Celle-ci, qui n’est qu’un masque apposé sur la réalité, n’existe plus depuis longtemps. Mais l’entretien de sa fiction est fort utile puisqu’il permet d’exciper faussement de la légitimité des représentants alors qu’ils ne sont que légaux et avec une légalité autoproclamée qu’ils ont eux-mêmes déterminée. Or, ce sont ces représentants à la légalité formelle, qui « donnent et cassent la loi » en monopolisant la souveraineté du peuple au profit des intérêts particuliers des puissants. Une démocrassie putative et putassière permet de s’emparer de la toute-puissance de l’Etat, qui est le bras armé de la souveraineté, pour la tourner contre le bien commun. C’est- ce que les libéralo-capitalistes, de droite ou de « gôche » font depuis plus de 30 ans. C’est ce qui sera aggravé si Maqueron obtient une majorité de députains car la Constitution de la Ve ripoublique permettra de les transformer immédiatement en godillots serviles. On aura donc avec Maqueron 1er la confirmation du césarisme sous couvert de démocratie et il en résultera une accélération de la mise au pas (de vis) de la France dans le concert néolibéral mondial. Cet attelage César, marioles d’En Marche, Brigitte (hommage à la trilogie d’Alphonse Baudet) nous mettra Fanny au bout des 5 ans du bail élyséen de Maqueron. Aujourd’hui, Le Parisien révèle la couleur des projets concernant « la fluidité de l’emploi », la destruction de notre droit du travail. La philosophie en est simple: permettre au patron de dire quoniam nominor leo; tout est permis car il n’y a plus de code du travail harmonisé et national. Naturellement, cette fluidification ne permettra pas de créer des emplois, sauf sous forme de mini-jobs à temps partiel dans les sévices comme en Teutonie. Si la France ne crée pas d’emplois en nombre (qui plus est en nombre suffisant compte tenu de sa démographie), c’est pour les raisons suivantes: spécialisation dans le milieu de gamme, celui où la compétitivité-coût compte le plus eu égard à la concurrence des pays low cost; incapacité des énarques et autres politicards qui préfèrent pantoufler dans la phynance, donc non-volonté politique, d’avoir une politique industrielle adaptée (ce qui requiert coopération et coordination entre le numérique, la R-D, les compétences, le financement, les territoires pour disposer de « clusters », de « hubs » technologiques, commerciaux et innovateurs créant de synergies et des externalités partagées au sein d’un réseau…), manque d’entreprises de taille intermédiaire (grosses PME) faute de financement car notre pognon s’investit à l’étranger ou se transforme en dividendes improductifs, concurrence déloyale des autres pays, notamment via les travailleurs détachés, consommation ostentatoire et individualiste par les riches de produits à forte image comme les grosses bagnoles tudesques… D’où un déficit de la balance des paiements courants (dans les 50 à 60 milliards par an), ce qui contribue aux dettes privées et publiques. Or pour l’instant, Maqueron n’a de solutions que pour la compétitivité-coût, ce qui aggravera la compétition vers le moins-disant entre pays et annulera nos progrès momentanés et ainsi de suite. Comme les copains, Maqueron augmentera les impôts sur la classe moyenne qui sera la seule à payer les dépenses collectives et sociales: les pauvres seront exonérés comme les très riches; les pauvres car ils n’ont pas les moyens de payer et risquent de se révolter, les riches car ils peuvent partir et c’est pourquoi du reste le pouvoir diminue leurs impôts en univers de concurrence fiscale mondialisée. Les classes moyennes, qui plus est laminées par les technologies modernes, ont largement voté Maqueron, elles seront cocufiées mais elles s’en apercevront trop tard.

L’Allemagne, champion du monde de la prédation sur les autres et de la dette impayée

Posté : 4 juin, 2017 @ 9:01 dans politique | Commentaires fermés

La Doryphorie (surnom de l’Allemagne nazie parce qu’elle volait les patates françaises en laissant aux Francouis les rutabagas) vient encore de s’illustrer en refusant à la Grèce une réduction de sa dette publique malgré ses gigantesques efforts « d’assainissement » (le budget primaire, hors service de la dette, est désormais à l’équilibre) et de nouvelles ponctions sur le peuple, notamment sur les retraités, ont été annoncées. Les nazis ont aussi volé les oeuvres d’art, les vins, le blé… dans toute l’Europe sauf ses chers alliés comme l’Italie fasciste ou l’Espagne franquiste.
Ce refus, malgré les objurgations du FMI, est mené par die Grosse Angela et le crypto-nazi à roulettes, Schaüble. Et cela en vue des prochaines élections alors que Merkel ambitionne un 4e mandat. Car le peuple schleu ne veut pas payer pour les autres et ne veut pas d’inflation (alors qu’on est en UE en pleine déflation!). Poussé par ses dirigeants verts-de-gris, il a mauvaise mémoire. Rappelons-lui un peu d’histoire.
En 1871, la Teutonie prussienne exige 5,6 milliards de francs-or (valeur actuelle, 300 milliards d’euros, soit 15 % du PIB français de l’époque) pour « dommages de guerre », alors qu’il n’y en avait eu qu’en France (sauf pour les morts au combat) et que c’était Bismarck qui avait provoqué la guerre avec la fameuse dépêche d’Ems que ce couillon de Napoléon le petit avait prise au pied de la lettre aux fins de sa propre gloriole et avait déclaré bêtement la guerre. En outre, Les Tudesques piquaient l’Alsace et la Lorraine (l’actuelle Moselle), ce qui enlevait à la France un gros morceau de son PIB. Cette somme astronomique avait été calculée pour ne pas être remboursable; ce fut manqué car notre pays a payé rubis sur l’ongle et même en avance. L’idée était aussi de se venger de « la grande Nation » et des prédations indiscutables de Louis XIV en Westphalie et de Napoléon 1er tout en parachevant l’unité de la Fridolie. Il doit aussi être clair qu’une somme pareille n’est pas pour rien dans le développement économique de l’Allemagne, ce qui lui permettra ensuite de déclencher la guerre de 14/18. 1871 soldait alors la pratique habituelle des Etats guerriers de vivre sur les ressources des pays occupés. Chose normalement terminée par le congrès de Vienne (1815) qui a obligé la France à payer 700 millions de francs-or au titre des prédations de Napoléon
En 1921 (traité de Versailles), la Fritzie a été condamnée à payer 132 milliards de marks-or (1420 milliards d »euros actuels) au titre de « réparations de guerre » malgré les protestations de Keynes. En même temps pour mener sa guerre, l’Allemagne avait beaucoup emprunté, ce qui est à différencier des réparations. Rappelons que la guerre de 14/18 a vu les dirigeants fridolins violer la neutralité de la Belgique et commettre des destructions inouïes dans ce pays et en France, tout en aidant la Turquie à liquider les Arméniens en 1915. Clemenceau s’était bien souvenu des 5,6 milliards de francs-or de 1871. En 1932, le plan Hoover annule les réparations de guerre (soi-disant moratoire, en fait extinction). En réalité, la Fridolie n’a payé que 17 % des indemnités de guerre; 1235 milliards d’euros sont ainsi passés à la trappe. En 1930 et 1932, plans et emprunts Young et Daves remplacent la dette allemande en or par des emprunts en dollars et rééchelonnés), ce qui amène une réduction d’un tiers des dettes de guerre. En 1934, Hitler ne rembourse plus les emprunts, ce qui a facilité le réarmement de l’Allemagne et sa politique de conquêtes. En 1953 (traité de Londres), les USA poussent à un accord général réduisant le dette de 50 % et allongeait la durée à 50 ans! Et les Teutons obtenaient de ne verser le solde qu’après la réunification (ce qui fut fait entre 1999 et 2010 pour 269 millions de marks). En fait, les Schleus de l’époque avaient soumis les derniers paiement à la condition d’un traité de réunification. Et ils se sont bien gardés d’en signer un, ce qui explique la somme ridicule de 269 millions. Si Tonton n’avait pas été germanophile, il aurait dû exiger le solde des réparations de guerre dues à la France pour autoriser (droit de veto à l’ONU) la réunification de la Doryphorie!
Les Casques-à-pointe ont hurlé contre les indemnités de guerre et crié au traité léonin. Ils ont évidemment oublié le traité de Brest-Litovsk imposé aux Bolcheviks en 1918; ce traité impitoyable a enlevé aux Russes la Pologne, la Finlande, les pays Baltes et des morceaux de frontières pour les donner aux fidèles alliés turcs. Plus la réquisition de 84 tonnes d’or. Traité peu appliqué par suite de la victoire des alliés en 1918. En 1917, les Teutons avaient proposé à la France une paix séparée dans des termes encore plus terribles que ceux du traité de Versailles. On n’ose pas se demander ce qui ce serait passé si Guillaume II avait gagné la guerre!
Pour la guerre de 39/45, dont les destructions par les nazis furent incommensurables, ce fut pire. La Bochie n’a presque pas payé un rond et a même eu droit au plan Marshall. Elle a surtout subi des démontages d’usines pour l’URSS, les USA, la France, la Gibbye. On doit rappeler que l’Allemagne nazie saignait aussi les pays occupés en leur imposant « une indemnité d’occupation ». Pour sa part, la France fut astreinte à payer 400 millions de francs par jour, soit pour 4 ans l’équivalent de 146 milliards d’euros actuels. Jamais remboursés, comme pour la Grèce qui évalue la dette de guerre teutonne à plus de 100 milliards. On doit se souvenir que les Fritz avaient voulu s’emparer du stock d’or de la banque de France, stock heureusement mis à l’abri aux USA avant la déroute de 1940, de même que les collections du Louvre. Et ne parlons pas des spoliations des Juifs, des vols de tableau, des destructions massives. On doit cependant signaler qu’une bonne part des destructions en France furent le travail des alliés anglo-saxons qui balançaient des bombes sur le pays à 5 km d’altitude sans guère se préoccuper des civils. A moins que cela ait été délibéré pour le ruiner définitivement. On doit se souvenir aussi que la dénazification du pays a été plus que modérée. Nombre d’industriels qui avaient soutenu et financé Hitler, fourni à la Fridolie ses moyens de « destruction massive » ont été fort peu sanctionnés et leurs firmes occupent aujourd’hui le haut du pavé, comme Bayer (membre avec BASF d’IG-Farben, la firme nazifiée qui a inventé le Zyclon B!), comme Porsche, Krupp et compagnie. C’est que la bienveillante Amérique US a reconstruit l’Allemagne à son image hyper libérale afin de lutter contre l’URSS et cela en défaveur pour d’autres pays comme la France jugée trop communiste ou socialiste. La construction de l’UE sur des normes ordolibérales fut suscitée par les USA avec la complicité de types comme Jean Monnet, qui a travaillé pour la CIA! En fait, les seuls qui ont vraiment payé pour 39/45, ce sont les Allemands de l’Est où les Russes ont démonté les usines pour les remonter en URSS. En revanche, les USA se sont emparés de scientifiques teutons (les Russes aussi) et l’Amérique du Sud a récupéré des nazis en quantité, ce qui y a sans doute facilité les coups d’Etat organisés par la CIA.
Ce rappel, alors que la mémoire teutonne flanche visiblement sur ce sujet, devrait amener l’Allemagne actuelle à être bien plus compatissante vis-à-vis du reste de l’Europe, à commencer par la Grèce. Un peu de modestie ne nuirait pas au gouvernement allemand actuel.

L’affaire du maréchal Ferrand

Posté : 1 juin, 2017 @ 10:36 dans politique | Commentaires fermés

Le bras gauche (le socialiste) de Maqueron s’est lui-même enferré dans une affaire qui va lui coûter le bras droit utilisé dans sa partie de bras de fer avec les journaleux et l’opinon publique. Car il faut battre le Ferrand tant qu’il est chaud et représentatif des moeurs de la classe politicienne, laquelle prétend maintenant devenir blacnhe comme l’agneau qui vient de naître. Comme dit le loup de la fable, si ce n’est toi, puisque tu es pur, c’est donc ton frère. Cela alimente les attaques des anti institutions qui vont le faire plonger au nom de la morale: cette leçon ne vaut plus un fromage sans doute.
Ferrand jusqu’à présent joue petit bras, comme un vulgaire Fripouillon: il n’y a rien d’illégal et je ne suis pas mis en examen. Ce qui ne veut rien dire puisqu’il y a trois types de magistrature: l’assise, la debout et la couchée (qui a fini par se réveiller hier par suite de nouvelles plaintes) qui attend que la faveur des dirigeants reconnaisse ses bons et aloyaux sévices. Le malhomme concède qu’aujourd’hui il en le ferait plus car l’opinion publique n’en veut plus. Comprenez que l’affaire n’est pas morale; c’est un simple problème d’opinion, laquelle varie et bien (Le) fôl est qui s’y fie. O tempora, O mores, vérités en 2011, erreurs en 2017, pratiques mutuelles antiques et comportements utilitaristes et népotiques récents. Figurez-vous que le saint maréchal, ferrant sa fonction de directeur d’une Mutuelle, fût-ce en Bretagne, a profité de ses fonctions pour accorder (et pas piano) des faveurs à ses proches et à ses amis aux frais des mutuellistes dont les cotisations et les remboursements ont dû s’en ressentir. Mais ce n’est pas la peine de changer de mutuelle car lesdites mutuelles ont été contraintes par l’UE de s’aligner sur les pratiques des assurances privées (distinguer entre les risques par les tarifs au lieu d’une cotisation unique de solidarité). Le sieur Ferrand, comme un vulgaire Balkany, s’en remet aussi au jugement des électeurs! on le défend en arguant qu’il s’agit d’une affaire privée comme si une fonction sociale dans une mutuelle n’avait à voir qu’avec un comportement personnel!
J’observe donc que la défense des politicards pris les bras dans le pot de confiture se distancie du vrai problème qui est celui de leur morale contredisant la « common decency » qui anime encore le peuple ainsi que nous le rappelle sans cesse J-C Michéa: sens de l’honneur et de la dignité, solidarité, honnêteté, travail bien fait, justice. Car il y a belle lurette que le corps professionnel des politiciens a adpoté la morale (de fait car officiellement le libéralisme récuse tout lien avec la morale tant en politique, qui doit rester neutre, qu’en économie qui ne doit être qu’efficace) libéralo-capitaliste: moi, d’abord, les autres ensuite en commençant par ma famille et mes copains. La vie est courte, amassons, c’est la loi et les prophètes. La propriété sociale ou publique, c’est le vol (des faux cons au dessus d’un nid de cocus). Vive Mammon et le profit. Monopolisons l’argent et le pouvoir au nom de la libre petite entreprise comme chante Bashung. Les politicards, comme les PDG, les journaleux stipendiés, se moquent de l’intérêt général et du bien public alors que les citoyens normaux y restent fort attachés. Aujourd’hui, être député, c’est servir sa famille, ses coquins et les lobbys qui financent en loucédé vos campagnes électorales!
On attend sans impatience la loi Bayrou (de secours) sur « la moralisation » de la vie politique. Elle n’instaurera sûrement pas de sanction comme l’inégibilité à vie et le retrait immédiat du mandat. Elle laissera de côté l’influence des lobbys. Elle ne fera sans doute pas une liste de professions à interdire en cours de mandat. Elle n’interdira pas les pantouflages et « portes tournantes » entre politique, administration et privé. Elle ne reviendra pas sur un texte odieux qui permet aux excellences de devenir avocats sans en avoir les diplômes. Ce sera du « Canada Dry » et comme elle aura été torchée dans l’urgence sur un coin de table elle sera sûrement retoquée par le Conseil Constitutionnel. En marche, s’en fout: l’essentiel n’est-il pas de communiquer et de faire semblant? ce qui compte, c’est le maintien de la nomenklatura au pouvoir et il se trouve que celle-ci est à la fois énarchique et d’obédience libéralo-capitaliste.

La religion et le péché

Posté : 28 mai, 2017 @ 11:20 dans politique | Commentaires fermés

La grande spécificité des religions est de culpabiliser tout le monde par les péchés éventuellement commis par les personnes. Cependant, il faut s’interroger sur l’origine de cette notion de péché. Prenons, la chrétienté; à ma connaissance l’homosexualité ne fait pas partie des 10 commandements, ni des 7 péchés capitaux; elle est pourtant poursuivie avec violence par les curetons traditionalistes. Ce qui commence de prouver que la plupart des péchés sont une invention de ce que j’appelle des « entrepreneurs de religion », c’est-à-dire des prêtres de tout poil. Rappelons, en outre, que les textes sacrés (y compris le Coran même si les extrémistes prétendent qu’il est directement la parole de Mahomet recueillie par le Prophète) ont été écrits et réécrits bien après la mort du prophète qui avait pensé la religion. En général, les entrepreneurs de religion (ER) vivent aux crochets de ceux qui les écoutent. Il en est de même pour les puissants détenteurs, souvent autoproclamés, du pouvoir politique. Il s’est donc facilement institué une convergence d’intérêts et une collusion entre les monarques et les religieux. les 2 compères ont le plus grand intérêt à faire croire aux gens qu’il existe un monde supra terrestre où ils seront perpétuellement heureux à condition de n’avoir pas commis de péchés sur cette terre. Même les hommes de pouvoir politique ou idéologique) non croyants, comme la Paille Au Nez Buonaparte, Robespierre ou Thiers ou Voltaire ou Comte, etc. sont partisans de la religion car elle assagit le peuple en lui faisant redouter les flammes de l’enfer. Ce que reprend Ivan Karamazov avec son fameux: si Dieu n’existe pas, tout est permis. Ou ce que disait Voltaire à peu près: la croyance en Dieu est ce qui empêche mon jardinier de me voler. C’est pourquoi Napoléon a passé le concordat avec Pie VII. Feuerbach avait divinisé l’humanité, ce qui fait aujourd’hui les choux gras des humanistes et des droitsdel’hommistes. C’est pourquoi Robespierre avait inventé le culte de l’être suprême et que St Simon avait inventé son nouveau christianisme ou Comte sa « sociocratie » (Proudhon). C’est que les riches, les puissants, les religieux de haut rang défendent leurs acquis, leurs propriétés, leurs privilèges, leurs rentes contre l’envie des pauvres et en même temps leur signifient leur grandeur et leur élection divine par leur magnificence. Songeons aux splendeurs de l’Eglise catholique, à la richesse et à la beauté des espaces de culte des lamas tibétains, aux temples bouddhistes, aux superbes mosquées, au château de Versailles… Dans ce cadre, la société repose sur les inégalités et la force. Ce qui évidemment ne suffit pas car la soumission aux puissants et à l’ordre établi peut être simulée. Il y faut en plus une croyance partagée, un plus idéologique et spirituel. Ce qu’a retenu le collectivisme soviétique exactement construit comme une religion (une doctrine, le socialisme scientifique, une Eglise, le parti, un guide suprême et… la confession publique de ses erreurs avant la balle dans la tête ou les travaux forcés maoïstes à la campagne). Ainsi, la croyance devient un processus de compensation pour les pauvres: ils en bavent en ce bas monde mais ils auront la vie éternelle dans la jouissance de la vue de Dieu dans l’au-delà ou, versus socialisme collectiviste, une contribution à un monde meilleur et des « lendemains qui chantent via le sacrifice des générations présentes… Le processus est loin d’être terminé quand on constate le succès actuel d’une myriade de sectes (dont les gourous sont très riches et parfois prédateurs sexuels) comme Moon, la « scientologie, les évangélistes et quand on observe le regain moderne du religieux dans le monde. Ce n’est pas étonnant car le monde libéralo-capitaliste est à la fois très anxiogène et très individualiste: chacun peut essayer de conjurer ses peurs personnelles via la gigantesque offre de solutions « spirituelles ».
La bonne question est de savoir pourquoi les victimes immémoriales du pacte entre puissants et les ER se laissent aller à la « servitude volontaire ». C’est que l’homme est une des rares créatures à avoir conscience de la mort et la seule à pouvoir exorciser la peur afférente dans un appareillage imaginaire et symbolique parfaitement détachable de la réalité. le problème est que cette mise à distance de la réalité par l’imagination ouvre la porte à toutes les erreurs et aux fantasmes, de même qu’à toutes les croyances y compris farfelues. Cette frêle créature a besoin d’espérance pour faire face aux aspects tragiques de la vie. Les ER se sont alors aisément mis en situation d’exploiter les peurs, à commencer par les naturelles comme la maladie, la souffrance et la mort, puis à en imaginer de nature à faire peur, à savoir les péchés. Notre créature a aussi besoin de sens pour vivre en ayant le sentiment que cela sert à quelque chose. Hélas, notre cerveau est un système hyper complexe qui mélange tout: imaginaire et réalité, pensée et affects, passions et raison, sujet et objet, le moi et le culturel, etc. la religion fait bon ménage avec cette indifférenciation en unifiant le tout dans un magma dont le principal résultat est ce compenser l’incomplétude, l’ignorance et la peur des hommes. C’est ce qui donne sa fonction essentielle: servir de prothèse à l’inachèvement humain, lequel est en même temps la source de l’innovation, laquelle dérange les institutions et les puissants en place. Cette prothèse, habilement exploitée et mise en place par les puissants et les ER, permet de diriger les frustrations sur d’autres qu’eux: les autres religions, l’étranger, le différent… et de faire oublier le désordre établi au profit du supra terrestre. Cela fonctionne sur l’exploitation du registre affectif et passionnel des humains, la rationalité étant la pire ennemie des religions. Naturellement, le chaos ayant été porté à son maximum avec le libéralo-capitalisme, il y a un encouragement illimité à faciliter l’accès à tout paradis artificiel: drogue, fanatisme, religion, communautarisme, sport extrême, sophrologie, antidépresseurs, etc. afin de pouvoir vivre « zen » malgré tout.
Pour sortir de la confusion inhérente à la constitution de notre cerveau, il faut être capable de prendre de la distance, d’avoir un esprit réflexif, ce qui suppose éducation et instruction suffisantes. C’est pourquoi les puissants et les ER ont toujours milité pour l’ignorance du plus grand nombre et la « modernité » a entrepris la chasse aux humanités et à la philosophie dans la formation au profit d’une instruction la plus technique possible. Pour les religieux, la formation se limiterait aisément à la mémorisation de leur dogme. Cela existe encore… Au 19e siècle, en France, la formation avait été confiée (pour les pauvres) aux « ignorantins ». il faut ainsi empêcher que les sujets comprennent que tous les interdits ou péchés n’ont rien de divin: ils sont d’institution sociale et ont été inventés par les ER et les puissants.
Parmi les péchés, l’homosexualité et la sodomie tiennent une place de choix (le sexe, de façon générale), ce qui en dit long sur les passions cachées de leurs inventeurs. Et ce qui est assez amusant parce que les mondes religieux sont organisés souvent de façon en quelque sorte homosexualisante: virginité des femmes avant mariage, prêtres surtout de sexe masculin et parfois interdits de mariage, monastères fermés entre hommes, droit à plusieurs femmes en fonction du statut social, prosternations les fesses en l’air, etc. Mais tout cela, c’est en général pour le vulgum pecus car les ER et les puissants s’en dispensent largement dans le secret de leur palais. Songeons aux papes Borgia, à Hadrien et Antinoüs, à Soliman et Ibrahim… En fait il n’y a qu’un seul péché rationnel: faire aux autres ce qu’on n’aimerait pas subir, agir de façon que son comportement ne soit pas généralisable, se servir des autres comme moyens. Merci Kant.

La mort annoncée du droit protecteur du travail

Posté : 26 mai, 2017 @ 9:32 dans politique | Commentaires fermés

La mort annoncée du droit protecteur du travail
Le libéralo-capitaliste Maqueron a manifesté sa volonté de zigouiller ce qui reste de l’ancien code du travail si les élections lui donnent une majorité suffisante. Le malhomme compte ainsi payer son ticket d’entrée dans le club UE (et G7 ou G20) et faire allégeance à die grosse Angela. Le club réclame à la France depuis longtemps des « réformes structurelles », dont la plus classique est celle de la flexibilité du travail afin d’assurer prétendûment la compétitivité du pays, ce qui permettrait d’en finir avec les déficits de la balance commerciale, des paiements et du budget. On doit ici rappeler que nulle étude sérieuse n’a prouvé que cette flexibilité empêchait le chômage. Certes, la flexibilité semble réussir au Danemark mais c’est dans un contexte fort différent de vrai dialogue social et surtout de protection des chômeurs et de formations qualifiantes de reconversion sérieuses, longues et efficaces; loin des misérables pratiques de pôle emploi en France.
On constate que le ministère macronien du travail est truffé d’ex-DRH et d’ex-experts du MEDEF, ce qui en dit long sur les vrais destinataires de la prochaine réforme allant bien plus loin que la loi El Khonerie. L’idée générale est de faire sauter définitivement la « hiérarchie des normes » suivant laquelle la loi est supérieure à la convention collective de branche (que le législateur peut du reste « tendre et généraliser), laquelle est supérieure aux accords d’entreprise. Cette construction avait pour but d’empêcher une concurrence sauvage entre les entreprises (selon leur puissance) et les territoires puisqu’un droit commun et minimum s’imposait à tous aux fins d’égalisation des positions des salariés quel que soit leur lieu de travail tant professionnel que territorial. Si les accords d’entreprise (salaires, temps de travail, conditions de travail, protection sociale…) prennent le dessus, la concurrence entre salariés entre eux et entreprises entre elles pour attirer les employés ou diminuer les acquis sociaux redeviendra sauvage, ce qui du reste ne fait pas l’affaire de tous les patrons. Les grands gagnants seront les grosses boîtes qui en profiteront pour saigner leurs fournisseurs, prestataires et autres sous-traitants; de même les régions les plus dynamiques rafleront la mise au détriment des « territoires oubliés » de la République. Dans les bassins sinistrés de l’emploi, les employeurs pourront imposer leurs règles sans résistance possible. Et Maqueron va au-delà des dispositions El Khonerie: référendum d’entreprise à la demande des syndicats minoritaires s’ils réunissent 30 % des salariés. Et vive la démocratie sociale puisqu’une minorité peut casser un refus par les syndicats majoritaires des propositions patronales. Maqueron envisage que le patron puisse lui seul aussi organiser le référendum d’entreprise. En outre, les domaines de l’accord d’entreprises seraient étendus pratiquement à toutes les matières concernant le travail des salariés! La loi se contenterait de fixer pour eux un plancher super minimal au niveau national. De plus, Maqueron accompagne le renversement de la hiérarchie des normes de dispositions fragilisant les salariés et les syndicats.
Maqueron, en effet, veut installer des sanctions en cas de deux refus d’un autre emploi par un chômeur. Et la question de savoir si le nouvel emploi est assez rémunéré, assez bien situé ou de qualification voisine est loin d’être résolue. Mais c’est ce qu’ont fait, entre autres, les Doryphores qui inspirent tant Maqueron qui s’est muni de ministres germanophiles en veux-tu, en voilà. Par ailleurs, au nom du dialogue social, le Zident nouveau veut étatiser l’UNEDIC, actuellement cogérée par les syndicats et le patronat. Ce sera plus sûr pour exercer les sanctions. Et bravo pour la « démocratie sociale ». En outre, les indemnités pour les salariés ayant gagné leur procès aux Prud’hommes feraient l’objet d’un plancher et surtout d’un plafond. Ne croyez-plus que les tribunaux sont là pour juger en équité, interpréter les faits et ajuster le jugement à chaque cas particulier. Ils deviennent les exécutants d’un tarif. Et vive l’indépendance de la justice! La sucette est qu’on pourrait démissionner (en plus des séparations à l’amiable installées par Tsarko) tout en touchant les indemnités de chômage. C’est aburde et fort coûteux! maqueron va instituer de façon permanente les cadeaux faits au patronat par Zizi Rider en remplaçant le CICE (temporaire) par une baisse des cotisations sociales; pour payer il augmente la CSG de 1,7 points, ce qui va faire plaisir aux retraités. Aux dernières nouvelles, les petites retraites seraient épargnées, ce qui est un début de rétropédalage mais à usage des législatives, de même que le LR a réduit drastiquement le programme du naufragé Fillon. Rappelons que le président nouveau maintiendra la suppression de l’élection des prud’hommes; on peut parier que l’étape suivante est leur disparition au profit de juges professionnels en profitant de qu’il y aura beaucoup moins de contentieux par suite du plafonnement des indemnités de licenciement.
Maqueron, comme Philippe (putain?) a reçu les dirigeants syndicaux en ordre dispersé de façon à diviser pour régner. C’est la bonne vieille concertation-consultation à la francaouie: je fais semblant d’écouter et de dialoguer, puis je décide tout seul. Et la charrue a été mise avant les boeufs car il apparaît clairement que le texte des ordonnances sur le droit du travail est déjà prêt. recevoir les syndicats, ce n’est que pour prendre la température afin d’évaluer le climat social à la rentrée car le Maqueron, si Dieu lui donne une majorité, compte bien édicter ses ordonnances pendant l’été quand les salariés seront en vacances. Vieille et classique manipulation gouvernementale. Maqueron, c’est le canada dry du changement: on fait semblant de tout changer pour que rien ne change du cadre institutionnel de la Ve ripoublique et pour continuer le petit jeu de l’oligarchie des partis.

Le dernier empereur, le Maqueron

Posté : 23 mai, 2017 @ 10:22 dans politique | Commentaires fermés

La France se rejoue le beau film de Bertolucci, le dernier empereur, avec Brigitte dans le rôle de Tseu Hi, l’amante du chou Emmanuel (faut suivre, c’est la Mandchoue), lequel est le gamin Pu Yi qui finira jardinier dans la Chine rouge. Notre nouveau monarque présidentiel a en effet déjà montré la couleur de son règne: l’autorité de l’empereur. Il nous avait déjà dit qu’il fallait en revenir à la théorie de Kantorowicz sur les 2 corps du roi (le charnel qui meurt et le « mystique » qui est éternel et symbolique). Maqueron trouvait que le pays et les politiciens manquaient de mystique. Et de symboles, comme celui du chef de guerre sur son command car et auprès de ses troupes au Mali (qui mal y pense). Il a besoin des institutions monarchiques de la Ve ripoublique pour installer son pouvoir absolu issu de son élection. Rappelons que celle-ci ne lui donne qu’une légalité limitée et non une légitimité car moins de 40 % des votants ont voté pour lui; ils ont voté contre la Marine à laquelle il faut ajouter 25 % d’abstentions et 11,5 % de votes blancs et nuls plus 8 % de non-inscrits. Sa recomposition politique, fondée sur la décomposition de l’UMPS qu’il avait bien comprise et anticipée, n’est que politicienne. Elle n’est pas sociologique eu égard aux forces vives et réelles du pays. Mais s’il obtient une majorité législative pérenne, ce dont je doute fort, ou une majorité à géométrie variable, ce qui me semble le plus probable, il pourra transformer autoritairement le pacte social de la nation afin d’entrer de plain pied dans le modèle libéralo-capitaliste, ce à quoi l’encourage Bruxelles via la menace de sanctions sur les déficits budgétaires supérieurs à 3% du PIB.
Protéger le corps mystique du roi requiert d’entretenir son mystère, ses secrets, son aura. C’est pourquoi Maqueron 1er sélectionne lui-même les journalistes accrédités à l’approcher, lui et sa cour de ministres. Et le monarque est bisexué: c’est lui et son épouse, l’impératrice qui règnent. Aussi celle-ci aura-t-elle une fonction officielle, un bureau, un secrétaire de haut niveau, de même qu’un ministre, comme si elle avait élue en même temps que son César (tsar en russe…) de Jules. L’empereur jaspine le Je mieux que le moi de l’anaphore de Flanby. Avec lui, ce n’est plus le nous de majesté de louis XIV qui disait: l’Etat, c’est moi. M. 1er dit Je à tout bout de champ (de guerre); moi, c’est l’Etat, c’est que qu’il nous signifie en tant qu’autoritaire et jacobin, napoléonien et gaulliste. Cela fait partie de la très vieille conception de l’exercice du pouvoir descendant sur le bas peuple inculte qui consiste à s’imaginer qu’un seul, fût-il intelligent, peut tout diriger à partir de son bureau avec une ambition proportionnée à la taille et aux dorures de ce dernier. Heureusement, l’impératrice douairière pourra le conseiller en tant qu’égérie de grande expérience et durée. Hermès et Aphrodite, vous dis-je, ce qui donne hermaphrodite…
M. 1er s’appuie aussi le bon vieux diviser pour régner. Il peut se vanter d’avoir fait éclater l’UMPS façon puzzle, d’avoir ruiné le PS de Tonton dont il devient le flingueur posthume, d’avoir ventilé le LR, d’avoir rogné le parti de gauche, d’avoir rabaissé le caquet de la Marine. Il espère donc tirer parti des divisions d’une chambre hétérogène pour avoir des moments de coalition qui lui permettront de faire passer ces ordonnances à la façon d’un édit impérial. mais ce ne sera qu’un Eddie baclé. Il a composé son premier gouvernement itou: l’hétérogénéité lui permettra de planer au dessus des dissensus et d’imposer ce qu’il veut. Car le malhomme, hyper libéral en économie, germanophile et gérontophile adorateur d’Angela, interventionniste en politique au nom de l’Etat fort, entend bien forcer le pays à se plier aux exigences de la concurrence libre et non faussée mondialisée en se servant de la toute-puissance de l’Etat. Pour ce faire, il s’appuiera sur un gouvernement restreint à la manière d’un commando et sur la gestion à dire d’experts que lui apporte ses sinistres et « experts » issus de la « société civile ». Or, on voit aisément que ceux-ci relèvent le plus souvent de l’optique libérale et managériale employée dans les entreprises; car il entend gérer le pays comme une entreprise capitaliste flottant (semper merditur) sur les « eaux glacées du calcul égoïste » illustrant la culture libéralo-capitaliste. On le sent déjà à sa débauche de mots issus du globish anglo-saxon qui émaille ses allocutions familiales. OTAN, en emporte le vent mauvais qui souffle des USA depuis 1945. Las, si l’interventionnisme étatique de l’ère gaullienne avait bien réussi, c’est parce qu’à l’époque les frontières étaient bien plus fermées que maintenant et que le pays n’avait pas abandonné les plus importants leviers de sa souveraineté à Bruxelles. Actuellement, il est dans les choux et ne peut plus s’appuyer sur l’ex-excellence des entreprises publiques, ni sur la planification indicative, ni sur la Banque de France, ni sur une monnaie souveraine. M. 1er, dépourvue des moyens d’action du gaullisme, moyens déjà sabordés sous Tonton dès 1983, ne pourra faire que de l’ordolibéralisme (régner par des lois économiques d’obédience libéralo-capitaliste) et de la fiscalité permettant d’inciter à une politique de l’offre. Ce qui signifie cadeaux aux entreprises et au kapital, exonération des plus pauvres afin de leur maintenir les narines juste au-dessus de la fosse à purin et du H2S des nitrates et taxation aggravée des classes moyennes supérieures. Comme je l’ai dit dans un texte précédent, c’est perdu d’avance car cette politique ne pourra qu’exacerber la concurrence des autres pays de l’UE. M. Maqueron va se concerter avec les syndicats. C’est du flan car il faudrait négocier. Et lesdits syndicats vont faire l’objet de rencontres bilatérales afin de diviser pour régner et surtout permettre au grand chef de décider tout seul ce qu’il avait prévu de faire. Comme les Napoléon et les Louis. Et en quoi il maintient la conception française et régalienne du faux dialogue social: je fais semblant d’écouter et je décide comme un grand. tel Don Quichotte, il voit les syndicats comme des moulins à vent qu’il va renverser avec sa Rossinante et sa Dulcinée du toboggan médiatique.
Dans 5 ans M. 1er n’aura pas vaincu le chômage sauf à multiplier à l’infini les mini-jobs à temps partiel qui ne donnent que 5 % de chômeurs à la Doryphorie. mais alors, ce sera la pauvreté qui aura drastiquement grimpé. En 2022 la Marine tirera alors les marrons du feu et le Maqueron risquera de finir comme Pu Yi voire d’être raccourci comme Louis XVI par une révolution. En revanche, Tseu hi sera grâciée comme le maréchal Putain à cause de son âge.

Le maquereau rassemble ses gagneuses

Posté : 17 mai, 2017 @ 10:06 dans politique | Commentaires fermés

Le nouveau zident Maqueron, adorné du macaron présidentiel sur sa bagnole de service, rassemble dans toutes les directions idéologiques afin d’avoir une majorité législative le 18 juin. Déjà nombre d’opportunistes, de véhicules tout terrain, d’ambitieux, de pétochards qui craignent de ne pas être réélus, bref de gens sans convictions ni principes, rejoignent le char du corso Maqueron. Pour l’empêcher, ce qui serait barrer la route à une catastrophe, il faut que les Francouis se reprennent et votent pour n’importe qui pourvu qu’il n’aille pas dans la basse-cour maqueronesque. Il ne faut pas qu’il dispose d’une majorité d’élus aux législatives car un Maqueron, ça Trump énormément. N’oublions pas qu’il fut éléphanteau du PS.
Car un immense péril nous menace: celui d’avoir un gouvernement à la fois très libéral en économie et très autoritaire. En clair, le libéral-interventionniste et jacobin Maqueron compte bien se servir de la toute-puissance de l’Etat pour imposer en France l’ordre libéralo-capitaliste dans sa variante teutonne, à savoir l’ordolibéralisme qui consiste à mettre en place des règles intangibles (croient-ils?) pour forcer le peuple à se bien conduire, c’est-à-dire à accepter la fin des régulations sociales et des services publics, notamment par mise en concurrence avec le privé et asséchement de leur financement. Pour ce faire, Maqueron utilisera toutes les ressources de la Ve ripoublique: ordonnances, article 16 si le peuple descend dans la rue, article 49-3. C’est pourquoi il s’en remet à l’énarchie qui va truffer son appareil gouvernemental et administratif. Il a même annoncé un « spoil system » francaoui pour nommer ses propres pions et féaux à la tête de la haute administration. Ce qui suppose de remiser les ex au placard (on ne peut les virer pour l’instant), ce qui sera inflationniste puisqu’il faudra continuer de les payer! Et c’est dangereux car les énarques ne sont pas connus pour leur courage. Rappelons la blague du lapereau aveugle qui tombe par hasard sur un serpent qui lui dit: tâte moi et dis moi qui je suis et si c’est juste je ne te mangerai pas. Le lapereau passe une patte sur le serpent et dit: tu es froid, humide, glauque, t’as pas de couilles; t’es un énarque. Mais il lui faut un minimum de majorité, même à configuration variable, car pour faire des ordonnances il doit obtenir une habilitation du parlement et car elles doivent être ratifiées par les deux chambres. Il a donc besoin de rassembler, d’où la formation d’un gouvernement mi figue, mi raisin, mi-chèvre, mi chou. Il en passera donc par toutes les figures obsolètes de l’Union sacrée, des combinazzione de la IVe ripoublique, du gouvernement « au centre » (vieille lune giscardienne et pompidolienne), du patriotisme (de façade), de la sécurité, de la gloire militaire (n’a t-il pas défilé sur un command car en remontant les Champs Elysées?) afin d’obtenir sa majorité parlementaire assise sur l’adhésion d’une majorité d’électeurs. C’est un copié-collé de la 3e voie de Blair qui avait continué le TINA (there is no alternative) de la dame de fer sous une autre forme, du passage de la social-démocratie au libéralo-capitalisme organisé par Schröder en Doryphorie. Le problème est que sa stratégie de débauchage de pointures à la droite et ailleurs contribue à la faire se raidir et à mener une bataille absolue pour les législatives afin d’avoir une majorité de cohabitation. De même, FN, parti de gauche et débris du PS frondeur vont tout faire pour obtenir le maximum de sièges à l’occasion de triangulaires voire de quadrangulaires. Il n’est donc pas sûr du tout que le maquereau ait sa majorité.
Il y a longtemps que les politicards francouis veulent zigouiller le modèle social français issu du programme du CNR en 1945. Mais ils ont toujours redouté la réaction du peuple français qui, au contraire des luthériens tudesques, n’obéit pas gentiment au pouvoir. Peur de la rue et peur de perdre les élections les encouragaient à la prudence. Mais ils ont profité de la construction européenne, à laquelle ils ont eux mêmes poussé en participant à l’émission de ses règles, pour mettre le pays sous contrainte extérieure afin de faire passer des réformes progressives en arguant faussement: c’est pas nous, c’est l’Europe alors qu’ils avaient co-construit cette dernière pour qu’elle soit hyper libérale. C’est en partie ce qui a mené au duopole UMPS, les deux faisant semblant de s’affronter sur une opposition droite/gauche factice afin que les alternances ne dérangent pas les arrangements avec l’UE et leur assurent toujours assez de sièges de VRP de la politique pour faire bonne figure et surtout faire croire qu’on était en démocratie. L’affaire du TCE en 2005 avait pourtant manifesté clairement le contraire.
Le racolage maqueronesque peut réussir car il n’y a que l’épaisseur du papier à cigarette entre le projet de Maqueron et celui de la droite et du centre. IL peut réunir assez de gens de centre gauche (ex-PS), du centre (UDI et Modem), de centre droit (juppéistes et droitiers intelligents comme Lemaire ou Bertrand). Tout se beau monde oligarchique et élitiste pense que la France doit enfin se convertir totalement au libéralo-capitalisme. Il croit que la politique de l’offre, la flexibilité du travail, les cadeaux fiscaux au kapital relanceront l’investissement et apporteront de l’emploi. C’est une schön connerie car le seul résultat sera une concurrence encore plus exacerbée au sein de l’UE, ce qui amènera une déflation généralisée par une course accélérée au moins-disant. Gageons aussi que les profits ne seront pas réinvestis en France mais à l’étranger ou seront versés sous forme de dividendes puisque la taxation des revenus du capital sera ramenée à 30 % par Maqueron. Et dans 5 ans, le pays en sera toujours au même niveau de chômage, si ce n’est pas pis, ou verra proliférer les mini-jobs à temps partiel et sous-payés à la sauce Hartz.
Le calcul maqueronesque repose sur une analyse sociologique plus que déficiente. Car un rassemblement politique au centre suppose qu’il y ait une classe moyenne en position centrale. Or ce n’est plus le cas sous les effets de la technologie moderne et de la concurrence mondiale. Il y a déjà longtemps que les pays dits émergents (mais aussi les ex-pays de l’Europe centrale et orientale, les PECOS) ne se contentent pas de piquer les emplois sous-qualifiés de prolos aux Occidentaux; ils ont des ingénieurs, des informaticiens, des chercheurs, des salariés qualifiés. Ceux-ci prennent évidemment les emplois correspondants qui nourrissaient la classe moyenne des pays capitalistes. La technologie hyper productive et sophistiquée a deux effets sur l’emploi: la réduction en proportion de la population des postes qualifiés et la diminution des emplois en production. Par ailleurs, la doxa libérale faisant la chasse aux services étatiques ou sociaux, on voit fondre peu à peu la petite classe moyenne des fonctionnaires ou assimilés. On assiste donc depuis de nombreuses années à une tripartition sociologique de la population. On a une maigre frange d’hyper riches associés (et vice versa) à une petite masse de bobos, de partisans du nomadisme, de la mondialisation, du libre-échange car elle est gagnante dans l’univers libéralo-capitaliste à cause de sa qualification haute et souvent spécialisée (par exemple dans la com., la pub., les services, l’informatique et les NTIC). On a la masse énorme des précaires, des temps partiels, des CDD et autres intérimaires ou saisonniers, des petits boulots de service, des petits agriculteurs, des personnels non qualifiés ou peu. Soulignons que de plus en plus une bonne partie de ce lumpen prolétariat est bien diplômée et ne peut en avoir qu’un énorme ressentiment qui nourrit les partis extrêmistes. Et on a une classe « moyenne » qui rétrécit comme la peau de chagrin de Balzac (001); elle a peur du déclassement pour elle et surtout pour ses descendants. Elle est elle aussi pleine de ressentiment et soutient de moins en moins les options politiques du centre. On voit donc qu’à plus long terme, et déjà maintenant, le Maqueron n’a pas de majorité sociologique. C’est pourquoi il tient tant aux institutions monarchiques de la Ve ripoublique car elle assure des majorités électorales. Ce qu’il a bien vu, seulement sur le versant électoral, c’est que désormais, vu la composition sociale du pays, il fallait en passer par une majorité législative composite car aucun des grands old partys n’a actuellement la majorité à lui tout seul. C’est le sens de la recomposition du panorama partitaire menée par le Maqueron après avoir pris bonne note de sa récente et officielle décomposition (en réalité, cela fait longtemps mais le système électoral unidimensionnel majoritaire à deux tours l’a longtemps caché).
Le libéralo-capitaliste Maqueron veut installer le pays à fond dans la logique du système libre-échangiste actuel. Pour ce faire il a besoin du soutien de la Mamma de l’Europe, à savoir Mutti la teutonne. Laquelle règne aussi sur l’Europe du Nord luthérienne et sur les PECOS qu’elle utilise au profit du Reich en tant qu’hinterland et lebensraum. lesquels ont envie que rien ne change dans l’UE puisqu’elle leur profite dans le sillage de la Tudesquie. Maqueron est allé se faire adouber par Mutti à Berlin. Comme tous les présidents francaouis dont la devise est visiblement Berlin go et à mort la veuve de Carpentras. Mais Mutti est mutique malgré les salamalecs de circonstance. Car elle ne veut pas froisser les Doryphores avant sa rélection de septembre. Et surtout elle ne veut rien lâcher de ce qui assure la suprématie schleuesque. Elle ne cédera rien à la France tant que celle-ci n’aura pas mené ses « réformes structurelles » d’inspiration libéralo-capitaliste du genre « consensus de Washington ». Elle a déjà dit cela à Maqueron et a ajouté finement avec la grâce d’un hippopotame: le charme, c’est bien, mais il faut des résultats. Et Bruxelles a re-sermonné Paris sur son déficit budgétaire prévu à un peu moins de 3 % pour 2017 (Zizi Rider a dû faire un peu truquer les chiffres et reporter des dépenses sur 2018) et devant remonter à 3,5 en 2018 car la transition maqueronesque va coûter cher. Gageons que les classes moyennes déjà exsangues vont ressortir à poil du quinquennat si Maqueron réussit son pari de rassemblement de toute la droite libéralo-capitaliste! Elles vont déjà payer la disparition de 80 % des assujettis à la taxe d’habitation et les retraités aisés vont sûrement encaisser 2,5 points de CSG supplémentaire car Maqueron n’osera pas appliquer son 1,7 point de CSG à tous les retraités, à commencer par les plus pauvres! On peut s’attendre à une hausse de la TVA demandée par la droite pour compenser la baisse de la taxation des dividendes… Chers cons-citoyens, Oremus…

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