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Archive pour la catégorie 'politique'

Vive le corona

Posté : 1 août, 2020 @ 9:56 dans politique | Commentaires fermés

C’est la débandade dans les industries les plus destructrices de la planète. L’automobile patine quand elle ne court pas à la faillite comme Renault à laquelle Mac-Tron a fait prêter 7 milliards avec garantie de l’Etat et qui affiche près de 8 de pertes au premier semestre 2020. L’aéronautique est dans le trou ; les pétroliers-gaziers souffrent, le tourisme plonge. Enfin un peu d’air moins pollué et surtout un changement des habitudes de consommation.
D’autres secteurs, moins polluants mais peu utiles, sont en danger : le commerce, la pub, le cinoche à l‘américaine. Las, les GAFA sont en forme olympique et le e-commerce progresse, ce qui soutient trop les transports routiers d’acheminement des colis. C’est pourquoi, le gouvernement vient enfin de prendre conscience de l’utilité du rail qui a été sabordé depuis des années et même de décennies. L’agriculture, sauf les circuits courts et le bio, pâtit de l’absence des travailleurs détachés low cost. Il nous faut distinguer aussi entre emplois nécessaires (par exemple de soignants, d’éboueurs, de livreurs) et emplois utiles aux services commerciaux. Par exemple, le personnel des hôtels. Ces derniers sont très touchés par la crise ; il n’y a plus de salons, symposiums, conférences, séminaires, expos, congrès, ce qui les remplissait au service du SLC (organes internationaux, lobbys, publicités déguisées, récompenses des bons et aloyaux service des personnels, relais des consignes commerciales, achats de médecins par les laboratoires …) et « en même temps » encourageait la prostitution et la pollution par les voyages. Et, les autorités pourront racheter les hôtels pour une bouchée de pain et les transformer en logements à bon prix. On est débarrassé des voyageurs-touristes qui propagent les épidémies, consomment du kérosène et polluent les sites touristiques. Merci la crise.
Le modèle libéralo-capitaliste (production consommation, accumulation, profit, primat de la phynance) est en train de s’effondrer. Les gens comprennent qu’il ne faut pas perdre sa vie à la gagner et son argent à consommer de l’inutile, de l’éphémère, de l’ostentatoire, du nocif. La crise a permis de constater la pertinence de la parabole de St-Simon sur les abeilles (les premiers de corvée, indispensables, corvéables à merci et payés avec un lance-pierre) et les frelons : les hauts fonctionnaires, les politiciens, les financiers, les pubards, les communicants, les experts économistes ou idéologues du SLC …). La compétition entre individus ou firmes, est contrebalancée par une retour à la coopération, à la solidarité, à l’entraide, à la frugalité, à l’épargne). Un autre monde devient possible. Mais les tenants du SLC font de la résistance et tentent de réanimer le moribond en injectant de la dette pour soutenir les industries, même les canards boiteux comme Renault. Le cycle de la servitude volontaire : avoir un revenu, travailler pour consommer a des chances d’être enfin cassé au profit du travail indépendant et auto-productif. La caisse du capital est en danger ; sauve-qui-peut. Le libre-échange concurrentiel sans foi ni loi se casse la figure et la concurrence entre pays va s’aggraver car les puissants veulent sortir de la crise avec les recettes qui l’ont amenée, celles du SLC. Mais, attention, devant son écroulement « l’ancien monde » peut virer à l’autoritarisme, à la démocrature, à la dictature car la misère créera des troubles à réprimer si on ne se réoriente pas tout de suite vers un autre type de société. Il faudrait faire bouffer, loger, distraire tout le monde alors que le SLC ne connait que les inégalités exponentielles.
Des capitalistes, assis sur un tas d’or (mal) acquis lors des années fastes des grasses vaches de la finance, se frottent déjà les mains : on va pouvoir acheter pour une bouchée de pain et par l’effet de levier de l’emprunt à bas taux, les entreprises en quais faillite et ainsi poursuivre le mouvement de concentration du capital et des économies d’échelle en se débarrassant des concurrents impécunieux. On va rigoler si Mac-Tron est alors obligé de nationaliser les rares fleurons qui nous restent.
La Chine, qui ne cesse de produire des virus et de les exporter, se frotte les mains car elle espère en profiter pour asseoir sa domination. De plus, la dictature n’en est pas à 100 millions de mort près et ces morts vont soulager le chômage qui s’y annonce. Elle se leurre : la domination du PCC ne fonctionne que parce qu’i a promis la croissance (comme les pays capitalistes-libéraux) et la progression du pouvoir d’achat à ses habitants. Or, cela ne concerne pour l’instant qu’une classe moyenne de 500 millions de personnes, en laissant de côté les « mingongs » et les ruraux en surexploitant les travailleurs (horaires de travail, usines-casernes, payes riquiqui). Le changement climatique et la pollution vont aggraver sa situation. Sa solution répressive, notamment pour lutter contre le virus, ne saurait contenir l’apparition de nouveaux virus et de maladies liées à la pollution. La Chine a déjà du mal à nourrir sa population (d’où ses achats de terre à l’étranger, ce qui en lui vaut pas la sympathie des petits propriétaires vivriers chassés par des kleptocrates locaux qui se remplissent le fouilles en vendant ce qui ne leur appartient pas) et va subir la sécheresse, la progression des déserts et du sable, le manque d’eau. Les pays capitalistes vont rapatrier une bonne part de la production ou s’adresser à des pays encore plus low cost et cela ne manque pas. La Chine ne dispose pas d’un système de protection sociale à la hauteur des besoins de sa population vieillissante, les vieux se retrouvant largement à la charge de leurs enfants (en principe un seul !). L’avenir de la Chine n’est donc pas si rose, sauf à se lancer dans des opérations hasardeuses d’expansion et de domination. Ce qui causera inévitablement la réaction des pays en danger et de leur soutien US. Et l’histoire montre que les dictatures ne sont pas perpétuelles.
La « pax americana » fonctionne de moins en moins. Les Américains sentent bien qu’ils perdent leur influence : les autres pays ont compris que le dollar et l’extra-territorialité de leur droit commercial ne servaient qu’à asseoir leur domination. Ils se sont mis à dos les pays gaziers et pétroliers afin de vendre leur pétrole et gaz de schiste et leur charbon ; ils jouent la carte de accords bilatéraux avec des Etats compradores au lieu de respecter le multilatéralisme ; ils vont créer une bronca dans les pays arabes avec leur soutien à la politique annexionniste d’Israël. Leurs moulinets verbaux et leurs embargos contre la Russie, l’Iran, la Corée du Nord, l’Europe ne peuvent que raidir la situation. La crise va les toucher très durement et ils vont se replier sur eux, ce qui ne va pas faciliter leurs relations avec les autres. Et la crise et le chômage vont aggraver les tensions sociales déjà préoccupantes vu l’état des inégalités dans le pays et le racisme latent contre les Noirs, les Indiens et les Latinos.
Dans le monde tout entier il y a gros à parier que le renforcement du SLC dans chaque pays pour sauver ses meubles va exacerber les tensions en tout genre : commerciales liées à l’aggravation de la concurrence compétitive ; guerre économique pour les ressources en eau, en terres, en matériaux rares, luttes financières sur les monnaies et les emprunts ; combats de marchés et de brevets, création de zones d’influence en compétition … L’UE, cette cohue de nationalismes risque fort d’éclater, chaque cherchant à maximiser ses avantages compétitifs sur le dos des autres. Par exemple, l’Allemagne, poussée par ses industriels (qui détiennent le pouvoir réel car ils ont, eux, le droit de financer les politicards, partis et campagnes électorales) a des réactions déjà fort molles vis-à-vis de la Chine, de la Turquie, de la Russie et des USA avec lesquels ils ont des relations économiques.
Bref, on va vers le chaos. C’est une bonne chose car enfin le champ des émergences, des bifurcations, des résurgences s’ouvre aux possibles. Las la guerre de tous contre tous en fait partie. La bifurcation est là : soit, on en revient au SLC et on doit alors envisager un nouveau zonage du monde (un bloc anglo-saxon, un Chinois, un islamiste, un de l’Europe du Nord [Allemagne, pays du Nord, PECOs) inféodé aux USA, un de l’Europe du SUD, un russophile et une Afrique ou une Amérique du Sud en déshérence totale et victimes de partages entre puissances) ; soit on invente un nouveau modèle se société. Vous savez déjà lequel je préconise.

Les bêtises centralisées du pouvoir anti Covid 19

Posté : 28 juillet, 2020 @ 10:14 dans politique | Commentaires fermés

Notre pouvoir impérial ne sait pas que faire pour lutter contre le corna mais il le fait quand même car il s’agit de sa position de surplomb autoritaire sur la société. Il est balloté par les experts scientifiques dont il a réuni ceux qui le servent plutôt que de faire face aux controverses qui agitent la science. Et sur les télés d’info en continu on voit toujours les mêmes bobines pour soutenir la stratégie du pouvoir : des masques, de la distanciation, des tests partout et tout le temps. Et une large stigmatisation de la jeunesse insouciante et irresponsable. Et une attente du vaccin pour lequel les labos se battent afin d’être le premier à le pondre et surtout à le breveter.
Rappelons d’abord ce qui fait consensus : le virus circule par les relations et contacts entre individus, il affecte fort peu les jeunes qui demeurent largement asymptomatiques et peu atteints en cas de contamination, les personnes vulnérables sont les plus âgés, les déjà malades, les victimes de plusieurs pathologies, les aéroports, gares, trains, métros sont les meilleurs véhicules du virus. Il n’a pas de saison, il traverse les frontières. Et la période d’incubation va de quelques jours à 20. Comme le capital, il na pas de patrie et il propage le libre-échange. C’est à l’aune de ces maigres acquis scientifiques qu’il faut juger des mesures gouvernementales :
• La multiplication et la généralisation des tests. C’est visiblement une ânerie comme de pisser dans un violon pour lui faire jouer la marseillaise. Cela a pour conséquence directe de faire grimper le nombre de cas ; serait-ce pour tenir la population en laisse et lui faire peur afin d’arrêter toute manifestation contre la politique du pouvoir ? Ou est-ce par peur d’un re-confinement qui tuerait définitivement une éventuelle reprise économique ? Dans les deux cas, on entretient une psychose qui mène soit à prendre des risques pour vivre ses derniers jours heureux ou à penser que, comme à la guerre, on fera partie des rescapés. Mais surtout cela ressortit au tonneau des Danaïdes. En effet, compte tenu de la période d’incubation, il faudrait renouveler les tests sur au moins 20 jours. Et il faudrait avoir les résultats très vite pour pouvoir confiner les malades et établi la liste de leurs contact. Or, en plus, l’intendance ne suit pas, la médecine de ville est négligée et les ARS mettent des bâtons dans les roues des initiatives des villes et des labos au nom du monopole étatique de la santé publique. Solution de bon sens : réserver les tests aux cas douteux, isoler les détectés et tracer leurs contacts.
• Le pouvoir va contrôler les entrées aéroportées en France pour 16 pays. 1) c’est bien tard et on a vu le privilège consenti avant à l’Algérie : on acceptait les arrivées algériennes alors que les françaises étaient interdites ! Peut-on savoir pourquoi ? 2) c’est une connerie car un test négatif aujourd’hui ne dit rien pour demain. Solution : un 1er test obligatoire dans le pays de départ, une quatorzaine d’isolement ou de grandes précautions, un deuxième test 15 jours après avec départ au plus tard le lendemain, un contrôle à l’arrivée. Car la période d’incubation peut aller jusqu’à 20 jours.
• Le pouvoir matraque sur le port du masque. Et je parie que, sur la pression des communes qui multiplient les arrêtés, ce sera bientôt dans tous les espaces publics, même ceux qui sont ouverts au grand air. Le masque n’est vraiment utile que dans les espaces clos et confinés ou dans les rassemblements massifs où il faut en plus de la distanciation. Toujours de la psychose. Ceux qu’il faut protéger, ce sont les personnes âgées, les poly-malades ou les malades. Mais ils sont assez grands pour le faire eux-mêmes ou bien ils sont dans des institutions qui doivent y veiller. Là, on infantilise et on restreint les libertés par l’autoritarisme préventif du pouvoir. Il faut laisser aux jeunes ou aux peu fragiles leur liberté de réunion et ne tester que les symptomatiques.
• Le pouvoir qui matraque sur les masques n’envisage d’en donner gratos qu’au compte-goutte pour les seuls plus pauvres. C’est sans doute privilégier la charité publique ou privée alors que l’obligation étatique devrait par définition faire l’objet d’un financement public.
Ce ne sont que quelques exemples de ce que le prétendu Etat continue « en même temps » d’imposer sa loi uniforme et centralisée, de fuir ses responsabilités et de vibrionner comme une mouche bleue pas très fine engluée dans un pot de confiture SLC. C’est normal car le pouvoir énarchique ignore tout de la psychologie, de la sociologie, du droit, des sciences humaines et ne sait que compter, valoriser et jouer aux chaises fiscales et des cotisations sociales. Clemenceau disait que si l’on voulait que l’Allemagne perde la guerre, il fallait la doter d’une école polytechnique. Cela a changé ; il suffit de lui procurer une Cour des comptes énarchique semblable à la nôtre.

Ripoublique SLC et violences sociales

Posté : 27 juillet, 2020 @ 10:44 dans politique | Commentaires fermés

Casse-Tête, Dard-Malin et même Pimpon-Moretti sillonnent le pays en fonction des événements médiatiques pour annoncer la rétablissement de la ripoublique, de l’autorité et de l’Etat de droit, la fin des incivilités, la lutte contre le séparatisme et des renforts en maison Royco (à Nice, par exemple). Cela nous rappelle le bon temps de Tsarko qui allait éliminer les « racailles » sur la dalle d’Argenteuil. Et naturellement, il est supposé que les Francouis ont une mémoire de bulot au point d’oublier que cela fait des décennies qu’ils se plaignent sans résultat du laxisme étatique. Et, évidemment, le pouvoir compte ainsi marcher sur les plates-bandes de la droite afin de gagner en 2022. Las, la solution du tout répressif, comme celle de la vieille rénovation urbaine chère à Borloo, fait l’impasse sur une analyse sérieuse des causes de la montée des violences sociales.
La cause principale et permanente réside dans les politiques SLC menées en Europe et en France depuis 30 ans. Ces politiques ruinent les classes moyennes, paupérisent tout le monde sauf les 1 %, accélèrent le chômedu, la précarité, l’insécurité sociale, les inégalités que la publicité s’applique à montrer. Elles ont fait grimper la concurrence, le culte de la performance et avec cela la compétition permanente, l’incertitude, le stress, les maladies chroniques de la malbouffe, des empoisonnements, des pollutions, la disparition de l’ascenseur social, le retrait des services publics en-dehors des territoires, la stagnation des salaires, etc. On ne vit plus, on n’espère plus, on survit et on se démerde pour ce faire. Et malgré les alternances politicardes, le massacre continue de plus belle. Et les experts, les médias, les politicards font de la pédagogie pour nous expliquer que demain sera meilleur et qu’on vivra un jour, grâce au ruissellement, dans le meilleur des mondes possibles. Les Francouis n’écoutent plus ces ritournelles et essaient de se tirer par tous moyens de cette violence sociopolitique instituée dont le pouvoir a le monopole (non légitime…).
La culture SLC entretient un climat individualiste, compétitif, donc de violence latente, chacun voulant faire reconnaître son individualité, son identité au nom de son amour-propre. On s’estime non respecté pour des signaux infimes et sans signification car le regard de l’autre est pris pour une insulte.
Les pouvoirs gouvernementaux ont laissé faire une immigration incontrôlée. Ils n’ont parlé que du flux sans préciser qu’une arrivée de 100 000 personnes par an donnait 3 millions au bout de 30 ans et cela sans compter les naissances ou les regroupements familiaux. Et ils ont fait semblant d’ignorer qu’un immigré amenait « en même temps » sa propre culture. Ne fallait-il pas importer une force de travail low cost pour notre économie ? Et, naturellement, sans penser au long terme qui du reste, a pour horizon 5 ans en politique. Et, en outre, il fallait rester en bons termes avec les pays arabes pétroliers et avec l’Algérie à laquelle nous achetions (à un prix supérieur à celui du marché) conter des immigrés.
La mixité dans les immeubles n’a pas été respectée sans doute pour ne pas vexer les communautaristes et parce que l’objectif principal des sociétés d’HLM est de louer. Ce qui va dans le sens des habitudes : les immigrés récents recherchent leur communauté » (langue, culture, job, solidarité et même omerta ; choses analysées par le sociologue noir américain Dubois dès 1920). Ni dans les écoles par suite de la fuite des enfants des catégories aisées de la population. ET, in fine, la carte scolaire a été quasiment supprimée.
Il y a eu une très grande tolérance envers les trafics et les incivilités. Comme la misère et l’ennui pouvaient régner dans « les cités », et cela pour des tas de raison, dont un chômage endémique et souvent racialisé, il était utile qu’on y trouve un supplément (non d’âme) mais de revenu et de libertés. Car, faute de magasins, de transports, de services publics, de médecins, de distractions (sport, culture), les jeunes se sont mis « à tenir les murs », puis à se distinguer par des « incivilités » (suivies de rodéos, d’embrasements de bagnoles, de barbecues dans les parcs ou squares, de descentes dans les beaux quartiers (effet de l’exiguïté et du surpeuplement des logements). Il fallait laisser faire pour éviter des émeutes.
Les « autorités » ont favorisé l’installation du communautarisme identitaire depuis des décennies. Au nom de la diversité, du respect des différences, version officielle, pour des rasions électorales, version plus plausible. Et comme, pour minimiser le ressentiment social, lié à l’abandon des « ghettos » par les services publics, il fallait une compensation, la religion fut favorisée (vieille solution de tous les politicards athées comme Thiers : sans Dieu, tout est permis, l’espérance dans l’au-delà calme ici-bas. On importa alors massivement des imams-entrepreneurs de religion : fréristes, wahabites, salafistes en provenance des pays de nos chers amis les émirs et les kleptocraties pétrolières ; on laissa financer par eux la construction de mosquées, on finança les activités cultuelles sous couvert de culturel, on laissa le champ libre à des associations de charité en même temps propagandistes de la vraie foi, etc. On laissa même faire des choses tout à fait contraire à nos valeurs occidentales : excisions, mariages forcés, port de la burka, pressions de conformité, omerta, interdiction de certains thèmes dans les écoles, refus de serrer la main des femmes, obligations de payer l’impôt religieux … Bref, les pouvoirs ont laissé pendant trente ans se développer des ilots de contre-société qui ne cessaient d’obtenir des « arrangements raisonnables » (piscines non mixtes suivant les horaires d’ouverture, repas hallal …) pour des rasions électorales, de paix sociale et par suite de la logique même de la stratégie suivie par les entrepreneurs de religion : celle de la dissimulation du but final poursuivi dans un stratégie des petits pas, chacun marquant une avancée et un cliquet de non-retour.
Tout cela signait à l’avance l’échec de la dispendieuse politique de la ville et mettait en place la « société en archipel » où les communautés sont à la fois juxtaposées et mutuellement hostiles. En « même temps », on abandonnait les espaces ruraux et rurbains des « blancos », comme disait Valls, ce qui ne pouvait que faire accroître leur ressentiment et les pousser vers le RN. Tant de constance dans la fausse ignorance de la nature profonde des problèmes sociétaux montre à l’évidence que cela a été voulu : il fallait diviser pour mieux régner, pour faire remonter les problèmes vers le centre du pouvoir, pou faire monter le RN afin de jouer aux élections sur le front républicain et les remporter, pour laisser les mains libres aux puissants du SLC.
Il se déduit de ces considérations que le raidissement actuel du pouvoir n’est qu’un discours afin de tenir jusqu’en 2022. Le passé, pendant lequel rien de sérieux et de pertinent n’a été fait, ne plaide pas pour croire au revirement actuel. Et ce n’est pas en 600 jours qu’on pourra corriger par des actes les politiques menées depuis 30 ans. Du reste, la continuation du SLC s’y oppose car ce dernier a besoin du laxisme des politiques nationales pour imposer partout et sans frontières on universalisme du libre-échange commercial et du primat de l’économie sur le politique.

Centre et périphéries

Posté : 26 juillet, 2020 @ 10:34 dans politique | Commentaires fermés

Les gouvernants sont actuellement en train de chanter les mérites de la décentralisation. A « gôche », on se passionne pour le localisme susceptible de faire pièce à la mondialisation et aux effets néfastes de la division internationale du travail. Tout cela, c’est du flan car cela ne tient pas compte du tout des rapports aujourd’hui entretenus entre les centres et les périphéries. Dans leurs conditions actuelles, on ne peut ignorer les liens de domination et de subordination, ni encore moins le fait que les degrés de liberté locale sont très faibles. Et cela se retrouve dans tous les domaines, à commencer par l’économique.
1) Dans les relations économiques ou financières
Le libéralisme économique fonde tout son raisonnement sur l’échange libre entre parties individuelles se présentant sur les marchés, ce qui donne la fameuse loi de l’offre et de la demande sur des marchés atomistiques où l’on trouve une infinité d’offreurs et de demandeurs. C’est oublier l’immense concentration en monopoles ou oligopoles, le poids énorme des multinationales qui définissent l’offre, la puissance des monopsones (un seul acheteur) ou oligopsones (quelques acheteurs face à une multitude de vendeurs ou de producteurs) qui organisent la demande, les bourses qui ne sont qu’un organe d’échanges entre spéculateurs. En réalité et depuis longtemps déjà dans l’économie nous sommes en face de quelques baleines bleues face à du krill. Ce sont les baleines qui fixent les prix, les normes, les volumes à l’instar des 5 centrales d’achat des hypermarchés, de gros industriels comme MacCain (frites industrielles), d’énormes fausses coopératives qui achètent par exemple le lait et fixent les « bonnes pratiques ».
Si l’on regarde les relations entre grosses firmes et sous-traitants, on constate un éclatement des chaînes de valeur à l’échelle de la planète, ce qui permet de faire son marché à partir des moins-disant. Par ailleurs, les big firmes fixent les objectifs, imposent les normes, forcent à l’usage de leurs propres indicateur et tableaux de bord, de sorte que la logique de gestion et les outils de suivi des résultats sont les mêmes pour tous les fournisseurs. Qui ne sont donc qu’une périphérie dominée par le donneur d’ordre qu’est le centre.
Bien des normes et des marchés sont structurés par les traités internationaux de commerce, par les zones économiques comme l’UE, par les méthodes de benchmarking et d’évaluation des résultats ; comme la comptabilité internationale, les normes statistiques et du PIB, les critères et les ratios de performance tous mis sous le signe du SLC.
2) Dans le domaine politique
Pour illustrer le propos, rien ne vaut l’exemple de l’UE. Dans cette confédération économique réduite aux acquêts, les pays ont perdu la plupart des instruments nécessaires à la souveraineté car c’est l’UE qui possède : les règles économiques, commerciales et financières et les juges ad hoc ; elle surveille les budgets (critères de convergence de Maastricht), elle interdit les grosses fusions d’entreprises au nom de la concurrence. Et dans la zone euro, c’est pire car il n’y a plus de politique indépendante en matière de taux de change, d’intérêt, de masse monétaire. Les règles sont d’inspiration SLC et ordo-libérale, imposées par un droit supranational supérieur aux droits nationaux (ce à quoi veille la CJUE et la CEDH), gravées dans le marbre. Il ne reste aux pays que la fiscalité et le social plus la répression. Mais la logique centrale SLC domine et les pays ne peuvent jouer de ces maigres degrés de liberté qu’afin de s’adapter, d’être compétitifs (ce que vérifie Eurostat qui, en outre, fait des comparaisons pour stigmatiser les mauvais élèves). On a donc un cadre-étau imposé et supercentral qui contraint la politique centrale des pays au moins-disant incessant en matière de droits sociaux, de services publics, de dépenses publiques et cela en univers de concurrence entre pays très hétérogènes (27 pays, dont les PECOs admis en masse depuis 2004) où il n’y a pas assez de transferts financiers car le budget de l’UE n’est que de 1 % de celui de l’ensemble des pays.
Cet étau conduit les centres politiques des pays à se défausser du maximum de charges sur les échelons territoriaux inférieurs et sur la charité ou sur le privé (notamment pour les assurances sociales). Dès lors, avec des transferts de compétences sous-financés au cours du temps, ce sont les collectivités locales qui deviennent les exécutantes d’une politique nationale décidée sans elles et imposées par Bruxelles. Elles sont obligées de conduire les adaptations nécessaires à l’amélioration de la compétitivité du pays dont les normes demeurent très centralisées. Et pour ce faire, soit elles deviennent responsables des mauvais résultats, soit elles doivent augmenter les impôts, ce dont le pouvoir central se lave les mains tout en diminuant leurs ressources (exemple taxe d’habitation) afin de les forcer à faire des économies. En outre, le centre se munit de bretelles et de ceintures : l’application des normes centrales est obligatoire, sinon le préfet censure (exemple, les normes de distance pour l’épandage de pesticides) et le contrôle des budgets. De plus, le pouvoir central a instauré une compétition d’attractivité des territoires en réduisant à 13 le nombre de régions (pour raison de taille européenne au mépris de l’histoire puisque, par exemple, la Normandie a été saucissonnée en 2), en faisant créer des communautés de commune et des métropoles. La politique, les objectifs et les règles demeurent centraux ; en revanche les collectivités locales les appliquent et les adaptent dans de très faibles marges de liberté. C’est ce qui explique que si on accentue le discours de la décentralisation, c’est en fait en conservant la direction centrale des opérations, ce qui n’est qu’une médiocre déconcentration. L’empereur Mac-Tron n’avait pas compris cette dialectique en voulant se passer des corps intermédiaires et des collectivités locales. Les Gilets jaunes et la crise sanitaire lui ont enfin fait comprendre que la décentralisation verbale et l’accentuation du contrôle central valait bien mieux. Las, la ruse est éculée.

De la morale et de l’éthique en univers SLC

Posté : 25 juillet, 2020 @ 11:25 dans politique | Commentaires fermés

On sait que les saintes écritures du libéralisme interdisent que l’économie et la politique soient concernées par la morale. C’est à la fois une ineptie (le libéralisme sanctifie la propriété, la concurrence, l’individualisme, la domination sur les animaux et la terre) et une excuse commode pour justifier les comportements les plus prédateurs accompagnés de l’absence de honte et de réflexion sur leurs conséquences.
Or, de tous temps et en tous lieux les humains ont stabilisé leurs relations et leurs attentes réciproques par des règles morales et par des considérations éthique. Des normes et des interdits de conduite ont été mis en place pour assurer la paix maximale dans les rapport sociaux du point de vue de la cohésion de la société. Comme l’a écrit Proudhon : « la morale est la révélation du collectif à l’homme ». A l’origine, morale venant du latin et éthique du grec avec les même sens, les deux notions étaient équivalentes. Les temps modernes les ont distingués ; dans un premier, la morale ce sont les règles de conduite, ce qui verse facilement dans la « moraline », l’éthique ce sont les principes qui la régissent. Il faut être plus précis.
La question est : comment devons-nous nous comporter vis-à-vis des autres, des choses, des animaux, de la nature il y a été traditionnellement répondu par des codes (d’Hamourabi, les dix commandements) mais aussi par des sagesses (bouddhisme, confucianisme). Les codes ou règles moraux sont des réponses modélisées et formatées ; ils ont une prétention universelle, car le plus souvent issus d’une religion, alors qu’il est manifeste que : vérité dans les Pyrénées, fausseté au-delà. C’est comme pour le jeu : c’est une question mais les jouets sont une réponse qui enferme la question dans un modèle de solution qui interdit la casuistique et l’adaptabilité aux problèmes rencontrés et aux contextes particuliers. L’éthique est, en revanche, un questionnement dont la démarche est soumise à des principes de recherche de solutions en situation. C’était toute la finalité de l’œuvre de Kant : que puis-je espérer, penser, faire ? Il fallait garder son quant à soi et trouver des cartes pour cheminer. Dans cette approche, les solutions sont morales sont à circonscrire dans le champ méthodologique du questionnement pertinent débouchant sur une variété de solutions et non sur un modèle de prêt-à-se-conduire dans ses relations en tout genre. Un catalogue d’injonctions, d’interdits, de tabous n’est pas éthique ; il n’est que la morale en actualité de service ici ou là et maintenant.
Si les protagonistes et thuriféraires du SLC avaient de l’éthique ils ne se contenteraient pas d’appliquer les règles morales, voir de les contourner. Car figurez-vous que le SLC ne pourrait pas fonctionner si le commun des mortels n’obéissait pas à certaines règles morales communes dont la logique générale est : pas d’atteinte déloyale à la propriété. Il est clair que nombre de gens s’en fichent puisque le SLC est le terreau de compétition, d’envie, d’individualisme, d’égoïsme, d’ostentation qui les fait vivre. Et en outre, les tenants du SLC n’appliquent lesdites règles qu’au domaine économique, ce qui ne les empêche pas de les enfreindre sur le thème, pas vu, pas pris. Dans les autres domaines des relations sociales, tout est permis car le SLC a fait disparaître et l’honneur et la honte. L’ennui d’une règle est qu’elle ne saurait prévoir tous les problèmes ; dès lors, se contenter d’appliquer la règle sans la questionner, c’est se permettre de faire tout ce qui n’est pas interdit. Or, justement, l’éthique fait s’interroger avant sur le caractère moral de ce que l’on peut faire. C’est pourquoi, l’éthique a été reléguée dans les bas-fonds de la pensée et désormais les codes de déontologie des professions suffisent à la régulation des conduites en univers SLC. Et, bizarrement ces codes sont auto-élaborés par lesdites professions sous prétexte d’autorégulation sans contrôle public. C’est bien mieux de se donner ses propres lois. Les règles communes, ce n’est valable que pour le vulgum pecus. Pas pour les génies de la politique, de la finance, de l’industrie et de l’économie. Nous, on fait ce qu’on veut, eux ils obéissent et alors les vaches seront bien gardées. Problème non perçu : toute norme n’a de validité que si elle réponde à une norme de rang supérieur. Avant, c’était Dieu. Et maintenant ? La science ? La Croissance, l’emploi, la rentabilité ? Et qu’est-ce qui fonderait cela ? J’ai bien peur que ce soit autoréférentiel : la logique SLC. Or, celle-ci est en bonne voie d’obsolescence non programmée.

De la « concurrence rail/route dans la comptabilité SLC

Posté : 23 juillet, 2020 @ 11:07 dans politique | Commentaires fermés

Quand vous entendez les économistes experts sur les chaînes d’info en continu (ou ailleurs) on vous bassine avec la psittaciste mention : la SNCF est l’industrie la plus subventionnée en France (dans les 30 milliards, claironne-t-on). C’est exact mais il y a plusieurs hic jamais mentionnés. Le premier et le plus énorme des sophismes de justification des normes du SLC est que ce nombre astronomique est donné par la comptabilité nationale, laquelle répond aux normes internationales des indicateurs et tableaux de bord économiques mis en place par les libéraux. C’est comme si vous demandiez à un cambrioleur d’évaluer son efficacité avec sa propre façon de calculer son butin. On ne répétera jamais assez qu’un système d’information réponde toujours aux besoins de ceux pour lesquels il a été construit et obéit aux normes économiques en vigueur. Il ne faut jamais oublier que « la carte n’est pas le territoire », que la représentation (surtout celle des modèles et des chiffres ou statistiques) n’est pas la réalité. Donc, si vous raisonnez dans les mêmes termes que les économistes SLC, vous vous enfermez dans leur monde parfaitement idéologisé, vous ne faites que les singer, vous restez gentiment dans le cadre imposé des raisonnements. Et vous croyez que les subventions pour la SNCF contreviennent aux saintes écritures de « la concurrence libre et non faussée ».
Pour être juste et exact, il nous faut donc changer de logique, de raisonnement et de normes d’évaluation et de comparaison. Et cela montrera que, effectivement, la concurrence rail/route (ou avion) est faussée au détriment de la SNCF.
Normalement, en achetant un billet de train, vous payez tout : les rails, les gares, les installations, le transport. Ce qui est naturellement insuffisant car les politiques n’ont cessé de charger la barque (TGV, gares partout su demande des politicards locaux, trajets plus longs pour desservir la ville d’un notable régional ou pour éviter la propriété d’un grossium, billets gratuits ou a prix réduit imposés à la SNCF, par exemple pour les soldats ou les députains, tarifs surveillés et bloqués …) ; d’où les subventions qui ne sont en fait que des compensations de charges indues. En revanche, un camion, lequel, s’il fait 40 tonnes, use 10 000 fois plus la route qu’une bagnole ne paye pas assez et de loin (tarifs de péage très inférieurs au coût réel, carburant largement détaxé ladite route) son usage des infrastructures. Lesquelles sont en fait largement payées par les usagers via leurs impôts, le prix hyper taxé (TIPP) des carburants et les péages. Ce qui subventionne les routes bien plus que les rails. Et avec un jeu de chaises fiscales puisque les routiers sont eux-mêmes subventionnés par les petits automobilistes. Et, en outre, tout a été fait pour éradiquer le transport collectif, notamment pour le fret, au profit des déplacements individuels ou privés. Et comme avec cette concurrence déloyale, les déficits augmentaient, on a supprimé les lignes secondaires et les trains de nuit, ce qui a renforcé le trafic individuel, ce qui a augmenté le déficit dans une course sans fin.
Mais ce n’est pas tout. Dans les normes de valorisation comptable du SLC, les « externalités négatives » ne sont jamais prises en compte : pollutions atmosphériques, bétonnage des terres, émissions de dioxyde de carbone ou d’azote, effets sur la santé … La nature est gratuite et les maladies sont payées par la Sécu. Or, ce qui est indiscuté, le train pollue beaucoup moins que les véhicules à moteur thermique. Mettez dans le prix des carburants une taxe carbone suffisante (plus des taxes pour la Sécu et contre les nuisances), et alors la concurrence rail/route sera plus équilibrée. C’est comme pour les billets d’avion : ils devraient contenir des taxes antipollution payées par les utilisateurs et le prix du kérosène. En réalité, ce sont les dégâts causés au climat et à l’environnement qui subventionnent la route tout en encourageant l’individualisme dans les transports.
Et pour couronner le tout, l’UE a permis aux camions de toute l’Europe de traverser la France (si mal placée car lieu de passage entre le Sud et le Nord) avec des camionneurs low cost plus ou moins détachés et aux carburants et entreprises bien moins taxés. La concurrence routière est devenue sauvage, ce qui fait baisser les prix et par conséquent nuit aux transports ferroviaires finalement plus coûteux et surtout moins souples. Car figurez-vous qu’en 30 ans, la France n’a pas su mettre en place (en fait pas voulu) le ferroutage et les wagons porte-containers ! Il est clair que les pouvoirs ont voulu zigouiller le rail au profit du privé et pour l’achever les thuriféraires du SLC excipent de ses déficits et de ses subventions. Qui veut tuer son chine, l’accuse de la rage. On attend doc avec impatience les mesures écologiques qui redonneront au rail un rôle essentiel aux transports. Las, ce n’est très SLC

La grande victoire de l’UE

Posté : 22 juillet, 2020 @ 11:27 dans politique | Commentaires fermés

Hier, sur TF1 et sa filiale LCI Mac-Tron s’est gargarisé triomphalement de la fin de la négociation sur le budget de 750 milliards d’euros de plan de lutte européen contre les effets du corona. L’examen du résultat amène à plus de modestie. Toutes les règles SLC de l’UE ont été respectées sauf une : l’interdiction d’une mutualisation des dettes. C’est un progrès important mais limité car tout le droit de la « concurrence libre et non faussée » est maintenu.
La somme mise en jeu (750 milliards en tout) est riquiqui en rapport du PIB de l’UE, dans les 17 000 milliards d’euros. Parallèlement, le budget de l’UE pour 7 ans a été « acté » avec 1074 milliards par an, soit en gros 1 % dudit PIB, à comparer aux 20 % du budget fédéral US. C’est ce ridicule 1 % qui depuis des décennies interdit à l’UE d’avoir une véritable politique de transferts entre pays riches et pauvres. Dans ce maigre budget, Mac-Tron a omis de nous dire que c’était surtout la PAC (politique agricole commune) qui casquait avec moins 19 milliards (10 % en moins) ; or la France est la principale bénéficiaire de la PAC. En revanche, les ristournes (diminutions de contributions des Etats membres) ont cru de 10 milliards (montées à 53) à la grande joie des pays frugaux. On notera que l’Allemagne n’a pas fait augmenter sa ristourne. La partie subventions est passée de 500 milliards à 390 pendant que celle des prêts augmentait de 250 à 360 milliards. C’est une victoire pour les radins qui voulaient par ailleurs mettre les prêts sous contrôle préalable de l’UE avec droit de veto. Non, il n’y aura que contrôle a posteriori en fonction des objectifs de l’UE, dont la transformation écologique. Les radins voulaient aussi lier les aides au respect de l’Eta de droit, ce qui visait clairement la Pologne et la Hongrie. C’est manqué quoique flou. Pour le financement du plan Macron-Merkel, la négociation a largement échoué car la seule recette nouvelle sera une taxe sur les plastiques. Pas de taxe numérique sur les GAFAM car cela pourrait nuire aux exportations de l’UE (lisez de l’Allemagne et des pays du Nord ; pas de taxe carbone aux frontières non plus, notamment parce que cela serait dommageable aux liens de la Tchéquie et de l’Italie avec la Chine. Il appert donc très clairement que la négociation fut une discussion de marchands de tapis entre pays en concurrence sauvage, chacun désirant sauver ses « avantages concurrentiels » ; ce qui fait que l’idée de Mac-Tron de rogner un peu les ailes des paradis fiscaux comme les Pays-Bas ou le Luxembourg ou l’Irlande a été mise au placard. Mac-Tron où est ta sainte-victoire et ton saint baume ? Chez les van Gogues anvers et contre tous et te cherche-t-on noise ?
Tout ce cinéma fut un petit pas pour la solidarité et un grand pour le maintien d’une Europe SLC. Car l’UE demeure encore et encore une confédération réduite aux acquêts économiques et n’a fait qu’une toute petite avancée vers le fédéralisme en ne mettant en commun qu’un maigre montant de dettes. Et ce n’est pas sûr que ce soit si mutualisé que cela. En effet Mac-Tron est fort peu disert sur les engagements des pays pour la garantie de la nouvelle dette européenne de 750 milliards. Il semble que, notamment, la France qui va toucher 38 milliards s’engage pour couvrir, au prorata de sa contribution au budget européen, à rembourser 65 milliards, il est vrai étalés jusqu’en 2038. Qu’en penseront nos citoyens alors puisqu’on leur a expliqué que la dette c’est caca vu qu’elle fait reporter les dépenses d’aujourd’hui sur les épaules de demain. Sauf s’il s’agit d’investissements d’avenir, ce qui reste à vérifier vu les pratiques des gouvernants francaouis depuis plus de 30 ans. Ce que la négociation a donc surtout montré, c’est un esprit fiscariote, comptable, de chaises fiscales et de chèque en bois sur l’avenir. Qui vivra verra ; cochon de sort. Décochons, des cochons nos traits, des truies, détruisons l’ennemi, pourceaux, pour sauver l’UE.

Les coriaces et les voraces du SLC

Posté : 22 juillet, 2020 @ 10:34 dans politique | Commentaires fermés

Autrefois, les Horace et les Curiace se battaient pour l’Honneur. Dans le SLC, ils ont été remplacés par les voraces et les coriaces dont le seul but est d’amasser un maximum de pognon de dingue. L’avenir ne les préoccupe pas ; ils dansent sur le volcan sans attendre que la fête finisse. Il faut laisser faire les marchés efficients et autorégulateurs sans anticiper, ni se projeter dans le futur, ni organiser ou programmer quoi que ce soit. La nouvelle providence automatique s’occupe de tout à condition qu’il n’y ait pas d’intervention politique pour perturber les lois naturelles du marché. D’où la politique du chien crevé au fil de l’eau menée depuis 30 ans et qui a fait que le pouvoir s’est retrouvé le bec dans l’eau face au Covid-19. C’est le tout miel, tout sucre remplacé par le tout fiel, tout lucre amis avec une pilule de miel pour circonvenir les cochons de payeurs.
Les politicards ne pouvaient pas ne pas voir que tout se dégradait, que la pauvreté, les inégalités, la précarité augmentaient, que la lutte des classes renaîssait, que la politique et le médiatique étaient honnis, que le nationalisme revenait, que la société se balkanysait en communautés rivales, que le climat et la nature s’effondraient. Eh bien, ce n’était que provisoire car la croissance et le ruissellement résoudraient à long terme tous les problèmes. Quand nous serons tous morts, ce qui sera le meilleur monde possible puisqu’il sera inerte. En attendant, les riches toujours plus riches pouvaient assurer leur survie : assurances privées, résidences fortifiées, châteaux dans des paradis fiscaux et exotiques, police à leur service, détaxation de leurs avoirs et revenus … Las, le corona a révélé les choses cachées par la doctrine économique, les puissants et les politicards et a détruit la croissance alors qu’elle était la promesse justificatrice d’un monde meilleur et même du futur meilleur monde possible.
Et quelle est la réaction du pouvoir ? Eh bien en revenir à la croissance malgré une concurrence exacerbée entre pays ruinés, corriger un désastre par les mêmes moyens qui l’avaient entraîné ! C’est que la vie est unique et courte. Il faut donner aux riches le temps de vivre bien, en tous les cas bien mieux que le populo. Car l’économie SLC ou libérale n’a pas de morale, de « décence commune ». Elle ne montre que des intérêts : argent, pouvoir, prestige, consommation ostentatoire, bonne vie et … dissipation, dissolution, immoralité, égoïsme, agressivité. Il reste peu de temps avant la catastrophe finale, alors il faut en profiter perinde ac cadaver. Et les politiques et les hauts fonctionnaires se sont mis dans la danse.
La honte a disparu ; cela s’est vu avec le libidineux, ithyphallique, priapique et phanérogame DSK, le macho Darmanin, l’évadé fiscal Cahuzac, le « mutualiste Ferrand, le familial Fripouillon, l’intègre Bayrou, le suave et si policé Ballamou … On se montre « disruptif ». On a remplacé les relations entre personnes, ce qui supposait le respect mutuel de la dignité de chacun par le rapport aux choses et l’impersonnalité de l’argent. L’autre est devenu un instrument, un marchepied des ambitions personnelles. On ne pose plus la question éthique du bon comportement mais on élabore des calculs coûts/bénéfices. On a substitué à la recherche du bonheur la fuite dans les moments de plaisir. On en sait plus ce qu’est la joie de l’accomplissement des finalités relatives à l’estime de soi car le critère de la réussite est l’avoir ou le paraître. L’individualisme égoïste est le modèle moral à suivre comme injonction de la culture SLC et comme conformation aux attentes identiques des autres. L’hédonisme matérialiste a refoulé la spiritualité. Bref, le SLC, c’est chacun pour soi et Mammon pour tous. Bon appétit, messieurs du nouveau monde utilitariste.

Publicité et SLC

Posté : 20 juillet, 2020 @ 11:16 dans politique | Commentaires fermés

J’ai maintes fois parlé des méfaits de la publicité. Ici, je voudrais insister sur le fait que c’est un des moteurs essentiels de la logique SLC, moteur à éradiquer sans nuire aux libertés publiques.
Le SLC est fondé, comme logique fondamentale de fonctionnement, sur le couple production-consommation. Car pour faire du profit au maximum, il faut déjà vendre mais encore vendre le plus possible. Cela est d’autant plus vital pour les entreprises que dans bien des domaines les rendements sont croissants (et non décroissants ou stagnants comme le veut la doctrine économique). Ainsi, un film, un DVD, un CD, un livre pour tablette internet… sont d’autant plus rentables qu’il y a plus d’unités vendues au-delà du point mort, c’est-à-dire du moment où les ventes et la marge perçue sur elles ont permis de couvrir les investissements et frais de départ. Car les unités produites en plus ne coûtent quasiment rien et c’est pour cela que le rendement financier est croissant. Il en est de même pour les activités dites de réseau (ou monopole naturel) qui sont d’autant plus juteuses que le nombre d’utilisateurs est grand réseau autoroutier, électrique, gazier, télécoms, lignes aéronautiques, rail … et, évidemment, usage des réseaux sociaux ou des services des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon…). Les sphères d’activité à rendement croissant ne vont cesser de s’étendre grâce à internet (Blabacar, Airbnb, Deliveroo, VTC), au laxisme de la législation du travail et à la numérisation-robotisation de la production (et maintenant et par exemple, de la production en 3D).
Dans ce contexte technico-économique, il s’ensuit que la publicité est un des moyens essentiels de la promotion des ventes pour écouler une production de plus en plus massive chez des consommateurs désireux de « bien-être » à bas prix. Ce n’est pas le seul ; il y a eu déjà le libre-échange généralisé si favorable aux petits pays dotés d’usines produisant bien trop pour leur marché local restreint. Curieusement, ce sont ces pays qui comptent chez eux les « radins » s’opposant à la mutualisation européenne des dettes liées à la crise du corona virus. Or ces pays n’existeraient plus sans la possibilité de vendre à satiété chez les grands pays de l’UE ! C’est ce qu’a compris die grosse Angela pour la Doryphorie si exportatrice. La pub pousse en plus au gaspillage, à la compétition ostentatoire et individualiste, à l’envie, à la gadgétisation, à la mode, au court-termisme, à l’obsolescence programmée, à la dévastation des forêts pour produire des prospectus encombrant les boîtes aux lettres, à la perturbation des citoyens harcelés par des centres d’appel, à la corruption des politicards, à l’achat des médias par les industriels et les financiers, etc.
Et qu’est-ce qui finance les Google ou autres et les réseaux sociaux ? La pub car leur usage n’est (apparemment gratuit comme en le voient pas les gogos du SLC) ouvert et gratos que parce qu’ils vendent les données de leurs usagers aux publicitaires engagés par les industriels. Et, en outre, dans des machins comme les logiciels propriétaires de mise en relation de clients et de prestataires de service ou de fournisseurs (genre location de logements ou covoiturage), c’est vous qui faites la plus grosse partie du boulot gratos ! bande de crêpes, d’ectoplasmes, de jouisseurs égoïstes … il n’y a absolument rien de gratuit dans ces machins « modernes ».
Rappelons que les frais de pub font parties des dépenses enregistrées dans le compte d’exploitation, dépenses qui naturellement diminuent le bénéfice imposable. Du coup, le consommateur paye la pub deux fois : comme client car elle est incluse dans le prix de vente et comme contribuable qui paie une part des impôts à la place des entreprises recourant à la pub.
Il n’y a pas lieu de se demander pourquoi les politiques n’ont déjà pas mis fin à cette économie « circulaire ». C’est que cela fait de la croissance puisque bizarrement la consommation est incluse dans le calcul du PIB (alors que ce n’est que l’affectation d’un revenu préalable à un usage particulier), donc de l’emploi. Mais aussi des profits dont une partie est ristournée pour fiancer les campagnes électorales. Et parce que les politicards et les hauts fonctionnaires sont convaincus de puis longtemps que le SLC est le meilleur des mondes possibles via l’efficience des marchés. Cette conviction partagée a été acquise sur les bancs « des séminaires de l’aristocratie » (ENA, HEC, X …) qui propagent l’idéologie SLC depuis longtemps. Chers amis, vous voyez donc que dans le SLC tout est mauvais pour les personnes, les animaux et la planète et que le système est bouclé car tous les puissants se tiennent par la barbichette et y ont intérêt.
Que faire ? Il y a une solution très simple et ne dérogeant pas aux oukases de l’UE qui sont pour la liberté d’entreprendre, de vendre, de commercer, de faire sa pub. On en peut l’interdire mais on peut lui rogner les ailes, ce qui fera que personne ne s’émeu et que tous cesseront de faire l’autruche et la politique de l’Autriche (et des « frugaux »). Fastoche : ôter les frais de pub du compte d’exploitation, ne les autoriser que sur le bénéfice après impôt, ce qui, en plus, augmentera le rendement de l’IS et sans doute diminuera les dividendes. Et cela ne coûte rien que de pondre la loi afférente, sauf le temps des parlementaires mais ils sont payés de toute façon, même à ne rien fiche ou à voter comme des godillots les méfaits du gouvernement. Eh bien, les génies de la conférence citoyenne sur le climat n’y ont pas pensé. Vous avez dit bizarre ? C’est que les dirigeants qui l’ont mise en place, ont de beaux yeux, tu sais.

Covid-19, « science normale », politique et SLC

Posté : 19 juillet, 2020 @ 10:02 dans politique | Commentaires fermés

On connait les fautes et mensonges grossiers du gouvernement dans la crise sanitaire, mensonges, palinodies, mesures générales sans grand effet. Ils avaient pour but de cacher l’impréparation du pouvoir et de l’administration face à une grave crise imprévue. L’absence de masques, de tests, de lits, de personnel soignant, de respirateurs a été dissimulée et a dicté le discours et la réaction du pouvoir. Il y a plus sournois et, « en même temps », caractéristique de la logique SLC qui imprègne nos dirigeants et notre système de santé.
Cette crise et les valls-hésitations du pouvoir ont révélé la lutte cachée entre la « science normale » et la médecine. La science normale est celle qui est institutionnalisée, domine les représentations des problèmes, règne sans partage dans les milieux « autorisés », fixe les paradigmes (principes fondateurs), donne les normes des bonnes pratiques. C’est ainsi que la science normale de l’époque s’est opposée à Pasteur qui défendait une nouvelle thèse sur les maladies (thèse microbienne) en défendant « la génération spontanée » et même la vieille phlogistique. L’histoire de la science est celle du combat incessant entre les scientifiques « assis », médaillés, honorés, ayant pignon sur rue et les outsider porteurs d’un nouveau paradigme. Il serait plus vrai de parler d’une état de la science que de la science, laquelle n’a rien de définitif pour explique les phénomènes. Qu’aurait di newton face aux quantas, à la relativité, au « big ban » », etc. ? La science ne procède pas par accumulation linéaire de connaissance, mais par ruptures historiques. Et rappelons que toute théorie scientifique ne peut être tenue pour valide que si elle a un pouvoir prédictif (qu’on prouve en multipliant les expériences dans des répétitions de confirmation de ses hypothèses et si elle est non réfutable ou falsifiable. On a donc une opposition, si l’on considère la « science médicale », entre les profs ou experts tenant des vérités du moment et les praticiens, entre la théorie et la clinique, entre les pontes des hôpitaux formant une ligue corporative et les médecins de ville pratiquant l’art de la clinique et aux approches empiriques. Cela nous a donné le combat entre le guérillero Raoult et le corps constitué des profs et experts soutenu par le pouvoir et surtout par les laboratoires.
Et, pour ne pas être un parent pauvre des « sciences dures », une minable science humaine molle, la médecine s’est convertie au paradigme EBM (la médecine par les preuves de base ; Evidence Based Medecine). C’est lui faire trop de crédit car la médecine reste un art, une pratique autant qu’une science momentanément efficace dans les conditions de son époque. Las, les exemples abondent de ce que la science médicale est falsifiable. Pourquoi ?
Parce que la santé, les médocs, la médecine a été abandonnée par les pouvoirs pro SLC aux labos privés, lesquels appliquent la logique SLC, celle du rendement financier maximum. Le pouvoir laisse la recherche publique partir à vau-l’eau en diminuant progressivement ses moyens. On a même vu dans le secteur « en même temps » Mme Buzyness, ministre de la santé, et son époux, directeur de l’INSERM ! Les labos publics, les CHU sont priés de chercher du fric auprès des industriels, lesquels ne financent que les recherches potentiellement juteuses (lire rentables, d’où pas grand-chose sur les « maladies orphelines », tropicales ou résultant de la malbouffe, des pollutions et des empoisonnements chimiques ou médicamenteux ; ça tombe bien car c’est la Sécu qui paie). Les prétendues autorités de régulation n’ont pratiquement plus d’experts indépendants, voient, elles aussi, leurs moyens diminuer (seul le privé est efficace et il faut faire des économies budgétaires) et sont truffées d’experts privés souvent stipendiés par les labos. Du coup, ces autorités (francaouies ou européennes) se contentent de regarder les études et les expérimentations de test qui leur sont fournies par lesdits labos. Ce qui a permis, jusqu’à la gabegie du Tamiflu anti H1N1, de ne recevoir que les données des labos. Or, il y a une astuce : si on fait 200 études, dont 10 prouvent l’efficacité d’un médoc et 190 le contraire, le labo ne fournit que les 10 favorables. Autre combine : un nouveau médoc, bien plus onéreux, est accepté par les autorités si, et seulement si, il montre une efficacité au moins égale (vous avez bien lu, similaire, pas supérieure). Avec une telle méthode conforme à l’EBM, tout est accepté ; d’où les scandales à répétition : thalidomide, depakine, vioxx, médiator… Par ailleurs les fameuses études randomisées en double aveugle qui ont valu à Raoult les foudres de la science normale ne s’intéressent pas au moment du test dans la vie des patients (d’où le scandale des perturbateurs endocriniens car jamais testés en période de grossesse ou de bas-âge). De plus, rappelons que les 1ers tests se font sur des rats. Il suffit donc de jouer sur leur âge, sur leur santé, sur leur race pour randomiser à plat. Cela s’est beaucoup pratiqué.
Le fric, modèle SLC pratiqué par les labos privés, leur a permis d’acheter la plupart des revues de médecine et de stipendier des chercheurs (l’essentiel est honnête mais il y en a toujours assez pour être corruptibles) afin de semer le doute et d’éliminer les opposants (cela se fait aussi beaucoup chez des Monsanto et la chimie ou l’industrie du tabac ou de l’amiante). Le pognon permet de financer les campagnes électorales des politicards et les médias amis. Car la logique SLC est systémique : elle s’impose partout. Elle a subordonné la médecine comme tout le reste. Elle a fait établir le paradigme EBM qui arrange bien les labos puisque ce sont eux qui l’ont propulsé partout.
Et dans le paradigme moderne, nous trouvons les études statistiques de modélisation des données et chiffres. Tout dépend de ce que l’on cherche comme chiffres et de comment on les récupère et les traite. Les énarques font partie de ceux qui ignorent que les modèles ne sont pas la réalité mais seulement une de ses représentations. Et en univers SLC d’information sont construits pour ceux qui les utilisent, à savoir les puissants et dirigeants. C’est ce phagocytage de la médecine par les labos pro SLC qui explique que la santé publique soit négligée car il n’y a pas d’économie de la santé, mais une économie industrialisée et commercialisée de la médecine, donc des économies sur la santé. Cela se constate facilement car deux états de chose sont massivement ignorés dans les politiques publiques au service du commerce médical : la prévention, remplacée par le curatif (la France dépense seulement 3 % de son budget-santé en prévention) et les causes sociales des maladies le plus souvent devenues chroniques : malbouffe, logements insalubres, pollutions diverses, pesticides, produits chimiques, etc. Ces conditions sociales de mauvaise vie sont ignorées par les pouvoirs publics et a priori par les industriels pour 3 raisons : si elles étaient prises en compte, ce serait aux pollueurs de payer et pas au citoyen via la Sécu qui socialise les dépenses liées aux conditions sociales ; ô merveille, plus lesdites conditions se dégradent et produisent des malades, plus les labos vendent des médocs (comme dans le PIB, les dégâts ou externalités négatives amènent des correctifs produits et vendus qui font de la croissance et de l’emploi) ; et on culpabilise les individus, seuls responsables de leur santé, au lieu des structures sociales et des pollueurs et des politiques qui laissent prospérer l’individualisme et les affaires. C’est partout comme cela dans la logique du SLC (accumulation, profit, rentabilité, court-terme, contrat bilatéral entre individus). Il n’est donc pas étonnant de voir « en même temps » Macron adouber Sanofi et cette boîte supprimer de l’emploi et de la recherche au profit du marketing. On aperçoit aussi le double jeu des labos : proposer de produire plus de nivaquine (hydrochloroquine) tout en noyautant le conseil scientifique mis en place par Mac-Tron pour interdire le traitement Raoult. Car le conseil scientifique créé par le zident est comme toujours une autorité truffée d’experts en conflit d’intérêts.
Et il ne faut pas oublier les conséquences d’une politique SLC à logique privée (RGPP, NPM) qui a conduit les gouvernements depuis 30 ans à rabaisser les structures publiques, les stocks de précaution au profit de flux calculés seulement sur la stabilité ou la croissance de faible degré. On a encouragé les solutions individuelles (bien plus de consommation) : par exemple la bagnole et le camion alors que ce dernier use bien davantage la route et cela en laissant les coûts de réparation et d’entretien essentiellement aux voitures. L’administration a aussi tout standardisé et pris le pouvoir (par exemple en négligeant les généralistes et en rognant les ailes des petits laboratoires de test), ce qui a interdit les adaptations locales et les initiatives. D’où l’impossibilité de faire face à une crise énorme, brutale et imprévue et pourtant annoncée years ago.

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