les armes de la critique

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Archive pour la catégorie 'politique'

De la politique étrangère pro SLC de notre lider maximo

Posté : 16 juillet, 2020 @ 9:41 dans politique | Commentaires fermés

Avant d’en juger, il faut se placer dans le contexte des relations internationales, du SLC et des stratégies de croissance d’icelui :
• Un monde arabo-musulman où on joue à la guéguerre de religions entre sunnites et chiites. Des Etats musulmans espèrent se tailler la part du lion dans des zones d’influence conquises sur leurs concurrents. L’Iran a jeté son dévolu sur le Liban (Hezbollah), Gaza (Hamas), Yemen, Irak. L’Arabie saoudite, l’Egypte et les émirats veulent défendre le sunnisme et surtout empêcher l’Iran de grignoter son espace. Le nouveau sultan de la « sublime porte » entend prendre le leadership du monde musulman et restaurer la grandeur de la Turquie. Cette guéguerre ne concerne pas l’Europe qui en a fini avec les guerres de religion au XVIIème siècle. Las, la guerre, c’est juteux pour les fabricants d’armes comme la France ; de plus maints pays arabes ont du pétrole ou du gaz nécessaires à la croissance et au capitalisme SLC. Il faut donc garder de bonnes relations avec eux bien que la plupart soient des dictatures peu recommandables. Entre les valeurs occidentales et le commerce, Mac-Tron a choisi, ce qui, au passage, montre que lesdites valeurs sont négociables et à géométrie variable. Et, bien sûr, il ne faut pas négliger le poids des industries d’armement dans le PIB et l’emploi. Vive le SLC et à bas la morale. Ni le tourisme des émirs qui dépensent sans compter en faisant voyager leur harem en Europe. Celle-ci n’est pas Farouk. Et comme les émirs ont beaucoup à se faire pardonner car ayant des conduites mécréantes, ils arrosent leurs religieux qui en profitent pour exporter leur rigourisme. Eh bien, c’est pourtant simple : il suffit de fermer le robinet en limitant les achats d’énergie fossile et cela en développant des filières énergétiques et chimiques écologiques porteuses d’emplois nouveaux (biomasse, hydrogène, géothermie, énergies renouvelables, isolation des bâtiments…). Et comme on dit en Teutonie : demerden sie sich. On voit que tout se tient dans le SLC et qu’un bon moyen de lui couper les vivres est de rompre avec les énergies fossiles et avec les pays qui en ont la plus grosse part. Les industries d’armement seront alors reconverties dans des secteurs écologiques ou pleins d’avenir. Las, l’armée est sans doute fort utile à Mac-Tron et consorts : c’est une force de réserve contre les opposants au SLC à l’instar de Charlot qui alla pleurer à Baden Baden dans les petits bras musclés de Massu en 1968. Il faut donc laisser les pétroliers, émirs et autres, jouer dans leur pré carré. Et, ô miracle, comme le réchauffement climatique est déjà sur sa lancée, ce sont les pays les plus chauds qui commenceront par payer la note de Gaïa avant que de nouvelles politiques écologiques ne portent leurs fruits. Si on commence illico.
• Et il y a évidemment les islamistes radicaux qui veulent recréer leur Etat, zigouiller des mécréants et asservir tout le monde, à commencer par les musulmans à leur rigourisme tout en profitant des largesses de l’islam : mariage forcé, temporaire, promesse pour l’au-delà pour ceux qui commettront des attentats au nom d’Allah, faiblesse des obligations religieuses (les 5 piliers peu coûteux). Ces radicaux menacent les potentats mis en place par les ex-colonisateurs, potentats qui sont favorables aux menées économiques SLC et aux entrepreneurs francaouis comme Bolloré. Il en va de la perte de marchés et de ressources minières ou fossiles. Mac-Tron, en réalité, ne lutte contre les djihadistes au Sahel que pour conserver la domination française sur ses chers amis : au Niger, en Mauritanie, au Mali, au Tchad, au Soudan, en Centre-afrique… Les dictateurs ou faux démocrates craignent d’être éliminés et de perdre leurs moyens de corruption. Il faut donc les aider, sinon ils vont perdre confiance et pactiser avec l’ennemi. Et pour les soutenir militairement, la France étant bien faible, il faudrait que l’action militaire devienne européenne. Ce à quoi, les autres pays européens répondent là encore demerden sie sich. La solution est simple : rester chez nous et tant pis pour les affairistes français et la gloire de la mili. A la niche, les culottes de peau ou, plutôt enfin au boulot (écologie, formation, production utile, aide au développement, transformation en pompiers ou personnel soignant…).
• Les USA sont une puissance impériale en perdition, notamment par suite de la montée de la Chine. Dans cette perspective, il se raidissent et cassent toutes les relations internationales qui leur seraient défavorables au profit du bilatéral avec des amis maintenus dans leur giron. Et ils disposent d’une arme fatale : leur dollar qui est protégé par des embargos ciblant leurs opposants et imposés à tout le monde vie l’extraterritorialité de leur droit commercial. Ils veulent vendre leur viande frelatée, leurs excédents agricoles, leur industrie culturelle, leurs produits… Ils disposent du pouvoir de leurs taxes douanières de rétorsion. Biden, comme Obama en son temps, n’y changera rien L’Allemagne tient à exporter aux USA, les PECO(s) tiennent au parapluie de l’OTAN ; donc personne dans l’UE ne s’opposera aux USA. Solution : quitter l’OTAN comme Charlot et militer pour imposer l’euro dans les transactions avec l’étranger. Cela prendra du temps…
• Erdogan passe son temps à nuire à l’Europe mais la Turquie est membre de l’OTAN, ce que les USA veulent conserver, et une bonne amie de l’Allemagne exportatrice en Turquie (en Doryphorie se trouvent énormément d’immigrés turcs ; et les Allemands aidèrent la Turquie, leur alliée en 14/18, dans le génocide des Arméniens). Erdogan se sert des immigrés issus de Syrie et ailleurs pour faire chanter l’Europe (avec la bienveillance allemande qui lui a accordé toute seule 6 milliards pour des camps de réfugiés en Turquie). Erdogan veut s’emparer de gisements de gaz à Chypre dont il occupe indûment le Nord sans réaction de l’UE depuis des années. Solution : déployer une escadre de navires militaires français dans les eaux de Chypre et appliquer à la Turquie le système Schengen : tout pays qui reçoit en premier des immigrés les conserve à charge pour lui de veiller à ses frontières. Car la Turquie fait exprès de laisser passer des immigrés des pays où elle intervient militairement, notamment des djihadistes, pour menacer l’Europe. Tout en recrutant force djihadistes pour combattre avec elle en Syrie et en Libye.
• La Chine est économiquement expansionniste, ce qui plait à certains pays européens comme l’Italie qui en attendent des financements. Solution : ne plus y investir, mettre une grosse taxe carbone et kilomètrique sur les produits importés de Chine, réindustrialiser l’Europe, bloquer Huawae et ses télécoms 5 G. Au moins en France, ce qui obligera à vérifier aux frontières que les produits chinois ne passent pas par le reste de l’Europe pour débarquer chez nous.
• La Russie veut retrouver sa grandeur perdue, notamment exportant son gaz en Europe. Les USA s’y opposent (pour vendre leur gaz de schiste) mais l’Allemagne en a besoin pour ses industries chimiques et plastiques. Les pays européens ont suivi cependant les USA dans les sanctions économiques contre la Russie. Enorme connerie car l’UE a tout intérêt à travailler avec la Russie contre les USA, l’expansion chinoise et Erdogan. Sinon, ce qui est le cas de la cohue européenne, la France doit collaborer toute seule avec la Russie. Et tant pis pour les accointances de Mac-Tron.
• Tous les pays en voie de développement sacrifient leurs ressources naturelles au dieu expansion SLC ; à bas les forêts, les mers, la nature, l’air ; tout pour le soja, l’huile de palme, l’élevage extensif, le maïs OGM, les barrages, les productions d’exportation, l’importation de déchets occidentaux … Solution : taxe carbone kilomètrique et normes de qualité et de sécurité sanitaire et interdictions écologiques et sociales (par exemple sur le travail des enfants ou l’huile de palme ou e bois de déforestation ou les élevages industriels…). Il faut donc revoir les chaînes d’approvisionnement de façon anti SLC. Ce que l’UE pro croissance SLC ne fera pas.
• Israël veut annexer une partie de la Cisjordanie et veut s’emparer du gaz se trouvant dans les eaux de Gaza et du Liban. L’annexion vise surtout le Jourdain afin d’en contrôler les eaux contre les Palestiniens. Avec la bénédiction de Trump et la fort molle réaction de l’UE qui continue à verser du pognon aux Palestiniens afin de les secourir contre les conséquences de la politique israélienne ! C’est jouer avec les allumettes car l’annexion amènera aussitôt des émeutes dans les pays arabes modérés. La France doit condamner cette politique et faire en sorte que tout produit émanant des territoires occupés soit indiqué comme tel afin de permettre aux citoyens d’avoir un choix informé et de boycotter. Elle doit user de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU. Et pas un rond aux Palestiniens car c’est au pays occupant de s’occuper des populations occupées.
• L’ONU est une cohue, largement pas suite du droit de veto de 5 pays. Alors que la guerre économique va augmenter pour cause de crise mondiale. Elément de solution : la France abandonne son droit de veto en faveur de 15 pays démocratiques du Tiers-Monde. La France développe une politique de neutralité dans l’ONU, renonce aux armes, promeut l’aide au développement et un commerce régulé.
international Bref, notre pays doit subordonner sa politique extérieure à a morale et à la justice au lieu de s’en servir comme outil de sa politique économique. Laquelle doit devenir anti-libre-échange sauvage. Or, on constate l’inverse : Mac-Tron veut corriger les effets néfastes du SLC en reprenant sa logique de compétitivité et de croissance. Ce qui ne fera qu’exacerber la concurrence internationale et forcer à des interventions militaires.

La stratégie du conducator Mac-Tron

Posté : 14 juillet, 2020 @ 9:57 dans politique | Commentaires fermés

Les crises des Gilets jaunes et du corona ont mis à mal la stratégie impériale et jacobine du zident. Mais il a conservé sons esprit et sa logique SLC. Il ne saurait y renoncer et va donc tenter de la continuer par d’autres moyens tout en visant sa réélection en 2022.
Il est fort important pour lui, afin de ne pas être viré du club international SLC et de ne pas perdre l’estime de ses collègues de l’UE, de casser le modèle social français qui « coûte un pognon de dingue » et fait de la France, avec ses 57 % du PIB en dépenses publiques et sociales le mouton noir du SLC. Et la mère de toutes les batailles est la mise en place de la retraite par points. Celle-ci, sous couvert de justice, est en fait une étatisation du système afin que le gouvernement puisse jouer au yoyo avec la valeur du point. Cette « refondation » est effectivement égalitaire car à part les pauvres d’entre les pauvres (dont les retraités de la MSA, ce qui vient d’être revalorisé sur proposition de loi du PCF !), les retraites seront ratiboisées pour tout les autres. Cerise sur le gâteau : les hauts salaires continueront de cotiser plein pot mais leur retraite sera plafonnée, ce qui les poussera à souscrire une complémentaire privée. Qui dit merci ? Blackrock. Enfin un peu de retraites par capitalisation en France avant d’abaisser régulièrement le plafond des retraites de l’ ex-sécu. L’idée cachée est d’avoir deux systèmes : un général obligatoire par points et un facultatif d’assurances privées. Cela, c’est de l’innovation car c’est ce que l’on a déjà chez les Rosbifs et les Teutons. Pour éviter que le régime général, lourdement handicapé par le corona, e coule, on peut prévoir un allongement de la durée des cotisations et un âge officiel de départ (âge pivots 64 ans qui ne dit pas son nom et qui serait le seuil des boni-mali).
Le centralisme pro SLC perdure mais il faut donner le change. Aussi voit-on forces courbettes vis-à-vis des syndicats, des corps intermédiaires et des collectivités locales. On peut prévoir une nouvelle vaguelette de décentralisation Canada Dry, comme je l’ai expliqué dans mon texte précédent. Et pendant le concertations plus ou moins bidonnées, le pouvoir peaufinera ses réformes SLC. Il semble que déjà Mac-Tron va accorder aux patrons la baisse des impôts de production (essentiellement locaux comme la contribution sur la valeur ajoutée qui a remplacé la taxe professionnelle) ; vieille demande pro compétitivité favorable à la poursuite de la politique SLC et accordée grâce au choc de la crise ! Evidemment, la compensation des pertes pour les finances locales sera faite à l’instant T. Et la mesure sera ensuite maintenue pour cause de concurrence internationale.
Autre élément de stratégie : refiler le maximum des dettes supplémentaires amenées par la crise sanitaire et économique aux budgets sociaux (d’où le maintien de la CADES et de la RDS jusqu’en 2040) pour épargner la dette et le budget public. Il sera donc demandé « en même temps » aux gestionnaires sociaux de couper dans les dépenses comme à l’hôpital public jusqu’à présent. Comme le scorpion, on ne peut changer de nature. Les responsables des déficits ne sauraient être publics et il faut continuer de jouer aux chaises fiscales, de déshabiller Pierre pour vêtir Paul. Las, la combine est éculée et commence déjà à être perçue. L’impôt ou la taxe sur la connerie, c’est fini comme la racaille sur la dalle d’Argenteuil. Capri est remplacée par qu’a un prix. Il n’empêche ; le zident continuera de diminuer ou reporter les cotisations sociales des entreprises en les faisant payer par les budgets sociaux. Il y a un hic qu’il n’a pas vu : si les organes sociaux sont étatisés, alors cela devient public car le seul responsable sera le gouvernement. Le problème des puissants est qu’ils sont sans vergogne ; il leur faut tout : le beurre, l’argent du beurre et le reste.
Le zident continue dans sa paranoïa mégalomaniaque et narcissique. Avec le nouveau gouvernement il a renforcé sa mainmise sur toutes les décisions ; ce gouvernement est dans l’ensemble constitué de béni-oui-oui et d’exécutants ou collaborateurs. Quelques ministres pourraient lui faire de l’ombre mais pour plus de sureté il a pris la précaution de les flanquer d’espions issus de son propre cabinet. Un centralisateur jacobin ne peut pas vivre sans garde prétorienne à sa dévotion.
Et comment se faire réélire ? Cela, c’est bel et bien de l’ancien monde. D’abord bouffer la droite : lui piquer ses fleurons et ses vues sécuritaires. D’où tout le blablabla actuel, Darmanin en tête, pour le retour de l’autorité, la lutte contre le communautarisme et le séparatisme, la défense des forces de police et de la ripoublique, etc. Bon, ça, c’est en cours. « En même temps », il faut diviser les forces de gauche en lui piquant une bonne partie des écologistes (ils ne sont pas difficiles à diviser vu qu’ils le sont déjà et que beaucoup ne résistent pas à un maroquin) avec lesquels le PS jouait la stratégie de l’union qui n’a pas mal marché aux municipales ; et insister sur le caractère non républicain des mélenchonistes au couteau entre les dents et alliés aux révolutionnaires de l’extrême gauche. Cela fera peur aux petits-bourgeois du PS boboïsé. Résultat : il ne restera plus que le RN comme force électorale d’opposition. Alors, c’est dans la poche ; il suffira d’en appeler au front républicain contre le fascisme. Las, ça a eu marché longtemps mais cela s’essouffle de plus en plus. Et si ça ratait ?

La manipulation de la prétendue décentralisation

Posté : 13 juillet, 2020 @ 7:54 dans politique | Commentaires fermés

Les gouvernements francouis depuis Defferre en 1972 ne cessent de dire qu’il faut décentraliser dans les collectivités locales et n’ont pas arrêté de remodeler les compétences et les limites de celles-ci. Cela répond aux aspirations des Franzoze mais, en réalité, c’est du flan. Pour le comprendre, il faut se placer dans le contexte global du SLC, se rapprocher de sa logique générale et des stratégies afférentes des gouvernants. Si la décentralisation est approuvée par le peuple et les dirigeants locaux, il nous faut en dévoiler les raisons, de même que celles des gouvernants étatiques.
Déjà, il nous faut analyser la situation du pays dans le concert mondial et international, lequel obéit depuis 30 ans à la logique du SLC. Celle-ci est celle du moins-disant aiguillonné par la concurrence sans limites et la libre-circulation de tout (marchandises, services, capitaux, hommes). Cela conduit automatiquement au chômage, à la précarité-flexibilité, à la paupérisation par baisse du pouvoir d’achat dans le temps même où les profits et les inégalités progressent. Pour que cette logique s’installe sur le globe, il a fallu que les gouvernants adoptent les normes du SLC (par exemple dans le « consensus de Washington) et mettent en place la contrainte extérieure liée au libre-échange généralisé. Pour exciper de la contrainte extérieure, les gouvernants libéraux, à commencer par les socialistes en peau de lapin, ont abandonné des pans essentiels de la souveraineté à des instances, traités ou règles internationaux : droit, commerce, monnaie, taux de change et d’intérêt, politique industrielle ou budgétaire, normes, défense (à l’Otan), règlement des différends à des structures internationales, telle l’UE. Il ne leur reste plus que les outils de l’adaptation à la course à la compétitivité : droit sociale et syndical, laminage des services publics, fiscalité, répression judiciaire et policière, communication. Cette conformation aux normes internationales de compétition économique et financière a amené désertification et marginalisation des territoires, pauvreté, déshérence des services publics assurant un minimum d’égalité, baisse régulière des dotations sociales. Ces conséquences ne pouvant passer inaperçues, les pouvoirs ont essayé de compenser leurs dégâts sociopolitiques. Par le laisser-faire (yeux fermés sur les trafics en tout genre qui permettent aux populations en souffrance de survivre), par la tolérance du communautarisme dont un des vecteurs est la charité pour faire avaler soumission et ralliement à la communauté de croyants et décentralisation.
Alors, la prétendue décentralisation consiste à imposer ces normes et indicateurs de suivi aux collectivités locales : aucun projet n’est admis s’il y contrevient. Exemple : des couillons de maire ont pris des arrêtés pour interdire l’épandage de pesticides à moins de 150 mètres des habitations et des écoles. Verbotten comme en ont jugé aussi les tribunaux administratifs car la norme nationale (ad hoc et conforme à celle de l’UE) est de 10 m maintenant. Sont aussi purement consultatifs et à objet fort limité les référendums locaux car il ne faudrait pas qu’une population locale s’imagine pouvoir déroger aux normes nationales, dont le zident du pays n’est que le gauleiter de l’UE. Il y a donc contrôle a priori des possibles dérapages des collectivités locales. Mai aussi a postériori avec le contrôle des budgets.
Il fallait aussi faire semblant de mettre en place plus de démocratie dans les niveaux locaux. C’est manqué car les lois de décentralisation ont au contraire installé des potentats locaux munis de tous les pouvoirs et aussi soucieux d’une carrière nationale dont le local est le tremplin. Ren de mieux pour être sûr qu’ils respecteront les normes de la ripoublique SLC.
Enfin, un bon moyen de calmer les ardeurs anti étatiques a été de diviser pour régner et de construire un mille-feuille de compétences tel qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Les compétences des différents échelons locaux ont été dispersées façon puzzle de façon à créer des conflits, ce qui fait aussitôt remonter les problèmes vers les échelons supérieurs et in fine au préfet et à l’Etat. Et avec les communautés de communes, les métropoles, les régions réduites à 13, tout a été fait pour mettre les territoires en compétition (c’est la logique SLC afin que chacun se montre plus attractif que les voisins. On a donc reconfiguré les collectivités locales suivant le modèle SLC. Et, cerise sur le gâteau, « en même temps », le pouvoir a diminué les dotations aux collectivités locales, reporté sur elles des dépenses sans maintenir sa promesse de subventions correspondantes (l’astuce est d’afficher la compensation à l’instant T sans tenir compte de la future progression des dépenses, comme par exemple celles du RSA payées par les départements).
Bref, la décentralisation consiste à construire une cage d’écureuil et de laisser celui-ci tourner de droite à gauche ou de gauche à droite librement. Apparemment, c’était encore trop pour notre génie des Carpates. Il a voulu tout étatiser (notamment l’UNEDIC et les retraites) et méprisé les collectivités locales et les corps intermédiaires. Las, les Gilets jaunes puis le corona l’ont forcé à changer de discours et à faire des promesses. Qui, comme chacun sait depuis Pasqua, n’engagent que ceux qui y croient. On verra bien si le barnum de la décentralisation serra effectivement respecté. J’en doute car il faudrait sortir du SLC qui est si cher au zident Mac-Tron.

Le parti LREM et les partis

Posté : 2 juillet, 2020 @ 11:17 dans politique | Commentaires fermés

Mac-Tron, suite aux municipales cherche son parti comme le maréchal de Soubise ses soldats. Je vais éclairer sa lanterne et pas sous bises. C’est simple : il ne peut pas le trouver car il n’existe pas. Ce n’est qu’une cohue de transfuges du PS, de LR plus des individus de « la société civile » qui sont arrivés là-dedans par opportunisme, avidité de notoriété et rapacité d’intérêts personnels. La parti n’est en fait que Mactron lui-même suivant le processus de formation des foules par identification au lider maximo décrit par Freud : il est l’idéal du moi sur lequel chacun se projette (si jeune, dynamique, progressiste, mondialisé) ce qui rassemble la foule des admirateurs unifiée par ledit même idéal du moi. Naturellement, cette identification ne perdure que si l’image du chef demeure infaillible et continue de rencontrer le succès. Sinon la foule identitaire se disloque et chacun vise alors à sauver sa peau. Las, les événements ont fait que Mactron est passé au gourou amer. La foule se débande comme une armée en déroute. Adieu parti, veau, vache, cochon (de payant), couvée d’adhérents.
Hélas nos institutions soi-disant démocratiques ont doté ce tas d’ambitions modernistes d’un gros matelas de pognon de dingue par suite des victoires électorales de 2017. Il reste beaucoup trop de sous pour payer la présentation future de nouveaux candidats encore enamourés par l’imperator.
Ce qui nous amène à l’incroyable corporatisme partidaire que permettent la Constitution et nos lois. Les partis on de fait le monopole des candidatures (sélection, promotion) et cela est en outre payé par le contribuable. Il importe de détruire ce monopole, non pas en interdisant les partis, ce qui serait peu démocratique et attentatoire aux libertés, mais en lui créant des concurrents. Devraient pouvoir présenter des candidats les syndicats et les associations ; Mais il faut que ce soit à armes égales, ce qui implique que les processus électoraux soient financés par les cotisations des adhérents et non les impôts. Je ne vois pas pourquoi une personne anti LREM financerait ce prétendu parti par ses impôts. Naturellement, les partisans de la chose ont un prétexte tout trouvé : c’est pour assurer le pluralisme démocratique. Certes, mais pourquoi pas lors verser la même subvention à tout le monde au lieu de renforcer les gros bataillons électoraux ? Et question essentielle : notre démocratie est-elle vraiment autre chose qu’une démocrassouille non représentative ? la répons est non et cela depuis longtemps car la prétendue démocratie libérale est si peu formalisée et réglementée que l’on peut facilement la transformer en village à la Potemkine ; de plus, entant que détentrice de la légalité souveraine, elle peut se faire capter par les puissances économiques et financières et voter les lois d’intérêts particuliers qu’elles demandent « aux fondés de pouvoir du capital ». Car, notamment, le système des partis transforme les représentants en godillots qui lui sont asservis et qui obéissent sans barguigner au chef d’orchestre qu’est devenu le président dans la Vème ripoublique.
Des réformes de détail mais importantes n’ont jamais été faites afin de limiter le monopole et surtout assurer la représentativité des élus. Par exemple, nul ne pourrait être élu s’il n’a pas réuni au moins 30 % des suffrage par rapport aux inscrits. Rappelons qu’au 2ème tour des législatives de 2017 il y a eu plus de 66 % d’abstentions et 10 % de votes blancs et nuls ; du coup les élus l’ont été avec en moyenne 15 % des inscrits et cela nous a donné une chambre bleu Mactron et une « démocratie introuvable » comme nous l’a dit Rose-En-Vallon, le nouveau dormeur du vallon. De même les partis sont financés par leurs cotisations d’adhérents. Les moyens électoraux (dont les passages à la télé et les débats ou le matériel électoral) sont gratuits pour tout le monde mais sans financement ni des personnes, ni des partis. Les dons des particuliers aux partis sont limités à 500 euros et par an. Les boîtes, fondations (et aucune ne saurait être d’utilité publique en ce qui concerne celles des partis), institutions, organisations n’ont pas le droit d’apporter des contributions aux partis. Evidemment, les syndicats et les associations peuvent présenter des candidats mais sans utiliser leurs fonds pour eux. Evidemment, il y faudrait des votes à la proportionnelle et non notre régime à scrutin majoritaire à deux tours. Les mandats sont limités à 2 consécutifs avec au moins 5ans d’intervalle pour les autres. Les fonctionnaires élus perdent leur rattachement à leur administration d’origine et leurs droits dans icelle pendant la durée de leur mandat ; ils ne peuvent y revenir automatiquement. La Cour de justice de la ripoublique est supprimée. Des conseils socialisés et composés de citoyens tirés au sort valident les candidatures pour vérifier leurs compétences et leur sens de l’intérêt général ; ils sont constitués aux différents échelons de vote.
Ces idées ne sont pas limitatives et ne suggèrent que d’améliorer la représentativité et le pluralisme des élus. J’ai déjà évoqué avant dans bien des textes des réformes autrement plus radicales pour instituer un fédéralisme intégral et représentatif. Mais, visiblement, ces mesurettes sont encore trop pour les mafias politicardes qui se réservent le monopole du pouvoir. C’est amusant car ils sont contre les monopoles dans les services publics et les affaires.

Localisme et pouvoirs centraux

Posté : 1 juillet, 2020 @ 10:57 dans politique | Commentaires fermés

Une tarte à la crème est actuellement de vanter les mérites du local, des communes, de la proximité, de la démocratie participative et limitée … C’est une escroquerie qui a l’avantage d’arranger beaucoup de monde. Car il faut examiner correctement la situation et le comment cela se passe en réalité dans nos démocrassouilles représentatives et dans le commerce mondialisé.
1) Dans la globalisation de l’économie. Les règles du jeu sont parfaitement centralisées et normées au profit des multinationales et de la finance. Une bonne partie des possibilités est définie par les traités internationaux de commerce qui obéissent strictement à une logue et à des règles d’obédience privée déterminées, notamment, par les agences de notation, les agences financières internationales comme le FMI, la BM, la BRI, l’IASB (agence qui définit les règles comptables du privé), les organes et systèmes d’information statistique (par exemple pour la détermination du PIB qui n’est que quantitative et monétaire, hors tout aspect qualitatif ou environnemental. Et aussi il y a la logique fondamentale de gestion établie autour d’objectifs de rendement financier et inscrite dans les critères de performance par rapport aux objectifs et enregistrée dans les tableaux de bord des entreprises. Et ce sont les donneurs d’ordre, à savoir les multinationales, qui imposent à leurs sous-traitants d’utiliser les mêmes objectifs, critères et outils de gestion financière avant tout. Les règles sont donc à la fois hyper centralisées et descendantes de telle façon que nul ne peut échapper à l’emprise de la logique SLC. Le centre est tout, l’infini, l’absolu ; les périphéries ne sont que des zéros dont la liberté consiste à s’adapter aux règles du jeu données par le centre.
2) La chose se redouble dans les « organes » politiques qui ont été captés depuis longtemps par les puissances économiques et financières mondialisées. Quelle que soit la nature de l’Etat (fédéral mais suivant le modèle d’Hamilton, c’est-à-dire de la fédération seulement politique ou unitaire-centralisé à la sauce jacobine), il y a centralisation et uniformisation des règles essentielles. Là encore le centre dirige les périphéries ou échelons territoriaux de la nation jusqu’à la commune dans une conception verticale et hiérarchique du pouvoir politique. Cependant depuis longtemps, notamment en France, la doxa politique est à la décentralisation, à l’autonomie loca le. Et on peut même observer que plus l’Etat se centralise plus on en appelle à la gestion locale. Il nous faut comprendre les raisons de ce mouvement qui inverse la perspective : en décentralisant, en fait, on recentralise. La raison est logique : en créant un double étau, à la fois économique et politique, il ne reste plus aux échelons locaux que le droit de s’adapter en vue de la compétitivité des territoires. L’UE et la France, comme je l’ai dit dans mon texte précédent, sont construites de telle façon que les périphéries locales doivent se dépatouiller avec des règles nationales et internationales qui leur sont imposées drastiquement. Décentraliser revient alors à refiler le bébé des nécessaires adaptations à la logique globalisée du SLC aux échelons locaux, ce qui permet d’évacuer la responsabilité des échelons centraux. « En même temps », le pouvoir, notamment francoui, qui fait descendre des compétences s’arrange pour rogner les ailes financières du local (dotations étatiques et taxes locales) et pour créer des zones de regroupement qui privent les communes de toute autonomie (communautés de communes, métropoles, régions). Il reste une interrogation. Pourquoi les politicards acceptent-ils cette fausse décentralisation ? Elémentaire, my dear Watson : c’est que cela permet de se créer des fiefs de potentats locaux. Et pendant que l’on joue à la prétendue décentralisation, le pouvoir achète la paix locale par des pouvoirs apparemment autonomes mais en fait subordonnés. Les citoyens croient pouvoir s’occuper de leurs affaires locales alors qu’en réalité ils ne font, via leurs édiles, qu’appliquer les règle du jeu et faciliter l’adaptation à la compétitivité mondialisée. Comme disait Proudhon : établissons le droit et laissons faire la boutique ; sauf que les règles communes sont purement privées, économiques et financières comme dans l’UE.
Dans ce double contexte, politique et économique où le politique travaille seulement pour les baleines économiques au détriment du krill populaire, pour l’infini du Kapital contre les zéros que sont les gens et la nature il est parfaitement illusoire de vouloir changer le monde par la seule stratégie du localisme. Ce serait retomber dans l’utopie marxienne d’une société constituée d’un ensemble d’associations à la base, d’un communalisme à la petite semaine pendant lequel le SLC continuerait d’autant plus aisément que les gens se focaliseraient sur leurs affaires locales sans s’occuper de la logique d’ensemble et des règles du jeu mondial ou international. Comme chez Tati en 68 : pendant le saccage, les affaires continuent. Ce serait concourir à la dépolitisation des choses, lesquelles du reste ont été annoncées par les thuriféraires « postmodernes » du capital : le souhait de la mort espérée du politique et des idéologies.
Une des solutions pour unir le localisme, hélas nécessaire pour quand même survivre dans un monde SLC, à l’international est le fédéralisme intégral de Proudhon : tout à la fois économique, politique, juridique, culturel, pour lier simultanément l’action directe, locale, expérimentale à un perspective de démocratie globale alliant tous les échelons territoriaux en assurant « ne même temps » les libertés locales et la coordination centrale mais démocratique. Les localistes oublient trop que le politique consiste à rassembler, à coordonner, à impulser, à réguler ; les étatistes ou les internationalistes de l’économie méprisent les cadres de vie et les acteurs locaux, veulent de l’uniformité là où devrait vivre la diversité et l’autonomie.

Tilt : mort annoncée de la démocrassouille

Posté : 30 juin, 2020 @ 10:32 dans politique | Commentaires fermés

Les élections municipales ont montré une taux d’abstention de près de 60 %. Aussitôt les commentateurs ont incriminé pour la plupart le corona virus. C’est manqué car il y a déjà longtemps que le taux de participation aux élections, piège à cons, diminue. Il y a au de multiples raisons de fond pour que les citoyens ne s’intéressent plus aux élections dans le système électoral de la démocrassouille représentative actuelles. Et je laisse de côté les raisons structurelles que j’ai données depuis longtemps dans mes texticules sur ce blog.
La première est que les citoyens ont bien compris que leur vote était méprisé et violé. C’est le vote par l’assemblée du TCE, repris et à peine modifié par Tsarkozy, alors qu’il avait été rejeté par le référendum de 2005. Cela a prouvé que voter, c’était pisser dans un violon pour lui faire jouer la marseillaise. Malgré les « alternances », une politique pro SLC a été constamment menée en France contre l’avis de la majorité du peuple au profit de la finance et des trusts. Le la avait été donné en 1983 (tournant de la rigueur négocié par le curé Delors [en Barre] sous la houlette du franscisquain (mélange de francisque et des moines de St-François) Mythe Errant. Il en a résulté une précarisation et une paupérisation des travailleurs et un abaissement de la situation des classes moyennes au profit des « bobos », des riches et des boîtes, surtout les banques. C’est contre cela que les Gilets jaunes se rebiffèrent en 2018. La chose avait même été théorisée par le « Think Tank » socialo Terra Nova : abandon des prolos au profit des bobos progressistes et mondialistes et des « racisés » communautaristes. La France a perdu sa souveraineté en s’alignant sans cesse sur le modèle teuton de l’ordo-libéralisme. Ce n’est pas l’Allemagne qui a été impérialiste mais ce sont les gouvernements, notamment socio-démocrates, qui lui ont abandonné les clefs de l’Europe. Or l’Allemagne, bien mieux que les autres pays, avait compris que la course à la compétitivité entre pays européens supposait une politique permanente de « désinflation compétitive » (Lois Hartz dès 2004 sous Schröder et TVA sociale de plus 3 points sous Merkel). Elle avait aussi pigé l’intérêt pour elle d’élargir l’UE aux PECOs afin d’accroître les tensions concurrentielles permettant de profiter des différences de niveau de vie, de législation sociale, de fiscalité (délocalisations des chaînes de fabrication et travailleurs détachés). Eh bien, les autres pays ont applaudi ce renforcement du SLC en Europe et l’ont même promu. La deuxième raison en découle : la dégradation incessante des services publics, des droits sociaux et du modèle social français créé en 1945.
Entre autres dommages considérables, la logique de croissance indéterminée du SLC a amené une catastrophe écologique : ruine des cadres de vie, bétonisation, disparition des insectes et des animaux sauvages, pollutions (des terres, des mers et de humains) par les pesticides et les produits chimiques, émissions incontrôlables de gaz à effet de serre, etc. Les Francaouis l’ont enfin massivement compris, ce qui promet une montée irrésistible de l’écologie politique. L’abstentionnisme lui a sans doute profité car on ne vote que si on y a intérêt et si son vote est relayé politiquement. C’est la 3ème raison de la fuite éperdue hors les partis classiques, tous partisans de la croissance über alles.
Une 4ème puissante raison est la captation du politique, avec son consentement, par l’économique. Cela s’est traduit par la substitution des intérêts particuliers du Kapital à l’intérêt général et au bien commun. Mais aussi, et peut être surtout, par la montée en puissance de la haute administration publique, de experts, souvent issus du privé, formatée au SLC et avide de fric et de carrière (portes tournantes et pantouflage). C’est celle-ci qui a propulsé Mac-Tron à la présidence ; M-C n’est pas seulement le président des très riches ; il est avant tout le nouveau chef SLC de la toute-puissance d’une administration française qui veut avoir les mains libres pour tout diriger malgré les besoins du peuple et cela à grands coups de règles et de normes imposées. C’est ce qui explique que M-C a commencé par tout étatiser et rejeter les collectivités locales (les mairies ayant été privées de leur pouvoir) ou les corps intermédiaires et les syndicats. C’est ce qui explique aussi le durcissement de la répressions judiciaire et policière afin d’imposer l’Etat de droit SLC. Evidemment, la France est un cas particulier du SLC car elle a toujours été jacobine et centralisatrice vu que c’est l’Etat qui y a créé la nation. Ce qui prouve que le SLC a besoin d’un Etat à la fois faible par rapport aux instances et traités internationaux et fort pour imposer la logique du SLC à tout le monde et besoin réprimer les opposants, vite qualifiés de terroristes. Les Francaouis en ont marre d’être modélisés et normés, de voir leurs degrés de liberté laminés et cela sans être écoutés.
Une autre raison est que la démocratie n’existe tout simplement plus. Les chambres et les élus ne sont plus du tout représentatifs de la majorité du peuple comme l’a montré l’élection de la chambre bleu horizon et macronienne en 2017 : avec 15 % des voix des inscrits (abstention massive et 10 % de votes blancs e nuls) le 2ème tour des législatives a éliminé le peuple de la représentation. Qui plus est avec le président modèle 1958 cette représentations dispose de tous les pouvoirs pour 5 ans et peut violer les droits de la minorité législative. Et n’oublions pas que la souveraineté consiste à « donner et casser la loi ». or les godillots votent toujours pour les projets du pouvoir même contre les intérêts généraux du peuple. Il en résulte qu’une fort maigre et prétendue élite, captée par les puissants, fait la pluie et le beau temps et que, parce qu’on peut changer de peuple, on arrive aisément à la contourner. Evidemment, le peuple se rebiffe.
Et pour couronner le tout, la crise du corona virus a mis en lumière que persévérer (diabolicum) dans la logique SLC avait amené la catastrophe, que l’administration et la politique avait détruit les services publics au nom de la rentabilité, que les règles uniformes étaient inadaptées et que les énarques étaient incompétents et formatés, donc incapables de s’adapter et d’innover. Ce qui ne manque pas de sel puisque la doxa libérale prône depuis toujours l’adaptabilité et la flexibilité.
Et voilà ; M. Mactron pourquoi votre fille est muette. Si vous voulez durer, vous devez changer radicalement de politique et d’institutions et le faire dans les actes non les allocutions familiales. Gageons que vous en êtes incapable à la fois par idéologie, par goût du pouvoir vertical et absolu, par narcissisme et par suite des contraintes du monde SLC actuel où la solution de facilité sera d’en revenir au SLC et la croissance par d’autres moyens. Et le problème numéro 1 que vous ne pouvez résoudre à cause de votre absolutisme et de votre libido dominandi est celui de la restauration de la démocratie car l’absence d’icelle est la meilleure garantie de continuation du SLC auquel vous adhérez si bien. Voter nouveau monde est si vieux qu’il est mort. ET pourtant vous ferez comme le coyote : vous ne verrez le précipice que quand vous serez en train de chuter.

L’échelle de perroquet du SLC et de la « gouvernance » politique

Posté : 29 juin, 2020 @ 8:17 dans politique | Commentaires fermés

Toute l’astuce du SLC, notamment de celui de lUE, consiste à fixer des règles économiques, financières et politiques universelles et indéboulonnables pour tout le monde et à refiler la gestion des nuisances et des emmerdements aux échelons subalternisés en descendant une échelle en quelque sorte psittaciste. Voyons le cas de l’UE et des pays qui s’y sont enfermés.
L’UE, simple confédération économique transformée en Etat de droit européen a réussi à faire de l’Europe la fillette de La Ballue (cardinal ayant comploté et ayant été emprisonné par Louis XI dans une cage à claire-voie où on ne pouvait se tenir ni couché, ni debout ; Louis XI venait le visiter régulièrement et lui demandait : que désires-tu ? Réponse, une cage plus grande). C’est un étau aux multiples mâchoires, une cage d’écureuil dont on ne peut s’évader. Why ? Tous les attributs de la souveraineté y ont été enlevés aux différents pays (avec le consentement de leurs représentants politiques, à commencer par les socialos) : le droit de préparer et négocier les traités internationaux de commerce, la fixation des règles économiques et commerciales (définies par les directives et autres règlements de Bruxelles avalisés par les gouvernements), la justice (exercée par la CJUE et a CEDH) et le droit (le droit européen et les traités internationaux sont supérieurs au droit national), l’établissement du budget (soumis à Bruxelles ex ante et devant respecter les « critères de convergence » du traité de Maastricht plus le TSCG Merkozy de 2012, plus le six et two packs) ; et pour les pays de la zone euro : perte de la politique de change et de la politique monétaire). De plus l’élargissement de l’Europe dès 2004 à une dizaine de PECOs a créé (exprès et au profit de l’Allemagne recréant son « lebensraum ») un ensemble tout à fait disparate permettant de jouer sur les différences de législation afin d’optimiser les chaînes de valeur. Et les règles de « gouvernance » de l’UE (représentation des peuples, modes de prise de décision) ont omis tous les sujets qui fâchent : fiscalité, social, santé soumis à la règle de l’unanimité du conseil européen et donc interdisant toute harmonisation. Ce barnum est axé sur un seul mot : compétitivité, ce qui signifie concurrence sauvage entre tous les pays, chacun cherchant à maximiser ses « avantages comparatifs » laissés de côté par les traites par ladite règle de l’unanimité. Le seul droit véritablement commun est purement commercial instituant la fameuse « concurrence libre et non faussé ». Dans ce cadre imposé, le pays n’a plus comme degré de liberté que le droit de s’adapter à l’exigence concurrentielle de compétitivité. C’est la victoire complète de l’ordo-libéralisme tudesque.
Compétitivité, voilà le seul sujet qui reste dans les mains des gouvernants. C’est ce qu’a bien vu Mactron et cela sans effort puisqu’il est un chaud partisan du SLC. Il s’est donc donné comme projet d’aligner enfin la France sur les normes « benchmarquées » de la compétitivité. Ce qui a consisté à faire en sorte que l’écureuil tourne de gôche à droite au lieu de droite à gauche. Il y a du boulot : dette et déficit trop élevés, droit social trop protecteur pour les prolos et les syndicats, dépenses publiques et sociales à 57 % du PIB (rappelons que les sociales trop vites rabattues sur les publiques en font à peu près la moitié), retraites trop élevées et précoces, temps de travail médiocre, indemnités de chômage trop généreuses, impôts sur les riches et les boîtes trop élevées, etc. Pour ce faire, il avait besoin d’un Etat très fort afin d’imposer des solutions technocratiques et verticales en se moquant des collectivités locales et des corps intermédiaires : étatisation de l’UNEDIC, des retraites et de la Sécu, flexibilisation du droit du travail, réduction du rôle des syndicats, diminution des impôts sur les riches et les sociétés furent les fleurons de l’utilisation des marges de liberté laissées par l’UE pour rendre le pays compétitif au sein du SLC européen.
Las, survinrent les crises des Gilets jaunes et du corona virus. Mactron changea d’attitude et de discours mais a poursuivi sa politique en accentuant le report des charges et des décisions douloureuses sur les acteurs de rang inférieur. Une bonne part des dépenses énormes de lutte pour le retour à la croissance et la limitation des effets de la COVID 19 furent subrepticement glissées du budget public vers le budget social (la Sécu va monter à 52 milliards de déficit, l’UNEDIC à 42) et les décisions ennuyeuses vers les collectivités locales. Mactron a promis de na pas augmenter les impôts mais c’est du flan car en réalité vont être accrus les impôts locaux et les cotisations sociales, décisions laissées là encore aux échelons inférieurs de la politique sur le thème : c’est pas moi, ce sont eux … L’Etat se défausse des problèmes d’adaptation du SLC aux situations de crise sur les bases sociopolitiques qu’il avait d’abord snobées. Ainsi l’étau SLC européen s’applique à tous les échelons subordonnés à un cadre systémique qui impose les décisions en faveur de la compétitivité et du retour de la croissance.
Mais comme viennent de le prouver l’abstention massive aux élections municipales et la déroute de LREM, les Francouis n’en pincent pas pour l’étau descendant du SLC, le petit jeu des chaises fiscales et la croissance à la sauce kapitaliste et anti écologique. Je prédis donc pour 2022 un superbe adieu à Mactron, à sa « société civile » et à sa clique du monde nouveau. Et c’est la meilleure hypothèse sur la santé de notre démocrassouille non représentative et partidaire devenue illégitime et amenant un repli général des gens sur leurs sphères de proximité, voire pis. La crise du corona a sans doute démonétisé définitivement notre administration impérialiste et bureaucratique, notre corps politique et les médias pro SLC. Quand la pomme de Newton tombera, elle sera bien blette. Mactron comprendra alors mais trop tard qu’il n’était pas porteur du nouveau monde mais le dernier représentant de l’ancien.

Le monde de la culture se rebiffe et appelle Mactron à l’aide

Posté : 28 juin, 2020 @ 10:49 dans politique | Commentaires fermés

C’est un vrai plaisir que de voir la mafia des peoples, des stars, des pétitionnaires droitdel’hommistes et parfois « en même temps » esclavagistes, des riches, des notoires, des adulés, des fils de en même temps souvent de gôche chouiner sur la grande misère de la culture pour cause de crise sanitaire et économique. C’est que le SLC faisait bien leurs affaires et qu’il est agonisant ; en tous les cas bien malade pour l’instant. Il faut donc le guérir à grands coups de subventions publiques et renouer avec la croissance du monde du spectacle et du monde tout court. Comme l’industrie et la phynance, il faut sauver le soldat culture.
Les « premiers de corvée » n’en demandent pas tant : il leur faut d’abord bouffer avant que d’aller au cinoche voir un blockbuster ou d’acheter un CD ou un DVD, du reste téléchargeable pour pas cher. Il faut prendre le bon air moins pollué au lieu de s’enfermer dans une salle. Il faut cultiver les amitiés de voisinage et son jardin avant que de se rassembler dans un temple du spectacle ou le Covid 19 rode encore. Il est enfin temps de pouvoir lire à tête reposée au lieu de s’agiter dans des boîte insalubres. Un apéro entre amis et une pétanque valent bien une communion spectaculaire. Rien de tel que la pêche à la ligne pour se ressourcer dans la nature plutôt que dans la culture. La plage de sable est moins chère que celle d’un DVD. La montagne est bien plus belle à ciel ouvert libre que dans les films. Et, ainsi, on évite la pub, la com, la société éphémère du spectacle.
Et puis de quelle culture parle-t-on ? De celle subventionnée pour les riches (grands orchestres de musique classique, opéra, danse …) ? De celle dite populaire et en fait créée pour endormir le peuple avec des plaisirs factices faisant vivre comme un riche par procuration et suscitant envie, jalousie ou soumission à l’ordre établi des choses ? De celle propulsée par les industriels du spectacle et si juteuse pour eux et quelques happy few dûment bancables ? De celle des amusements et distractions simples entre amis ou locales comme les vieilles kermesses ou les bandas et autres bagads, les spectacles de rue, les réunions conviviales où on gratte la guitare, les carnavals, les petits festivals gratuits ? Etc.
En gros, il faut distinguer deux circuits ou systèmes de culture : le SLC qui, évidemment, participe dudit SLC mais vu comme globalisé car il n’y a guère de raison que ce dernier ne règne pas partout et en tout domaine et le monde de la culture off comme on dit en Avignon. Les pétitionnaires appartiennent pour l’essentiel au monde de ceux qui sont impliqués dans la commercialisation systémique de la culture. Ils dépendent des grandes machines du cinéma ou de la production de musique ou de la production télévisuelle envahie par la publicité, des imprésarios et des agents qui gèrent leurs contacts, de la grande musique subventionnée, des pompes à fric que sont les théâtres et les opéras ou les boîtes en streaming, aux galeries d’art et aux maisons d’enchère. Ce monde est l’objet de l’encensement par les critiques des médias très attachés voire achetés) à faire diffuser les bonnes œuvres et acteurs de la culture commerciale Et naturellement il y a l’univers des marginalisés par les grandes usines à culture solvable qui se démerdent au jour le jour dans des petites structures comme les cafés-théâtres, les bistrots et les spectacles de rue. Et il y a aussi les soutiers de la culture commerciale comme les techniciens, vacataires, intermittents du spectacle. Les stars et le barnum industriel n’existerait pas sans ces soutiers dûment exploités et précarisés.
Je suggère donc aux pétitionnaires de joindre leur bonté d’âme et leur compassion (intéressée car ils dépendent du flot de fric déversé par le SLC) aux actes. Ils pourraient par exemple affecter la moitié de leurs beaux cachets à un fonds de soutien aux soutiers et aux marginaux de la culture. Et les gouvernants, au lieu de les subventionner, devrait aider ceux-ci avant toute chose. En parallèle, ils devraient arrêter de mettre des bâtons dans les roues des activités culturelles spontanées du populo, par l’exemple les obstacles policiers mis devant les spectacles de rue ou les taxes d’utilisation (ah, la SACEM !) des œuvres déjà grand public. La culture est une chose trop sérieuse pour être abandonnée à l’Etat, aux musées, à des Lang-Smalto, à des marchands. Rappelons-nous que l’art fut très vivant, créatif, international et dynamique, notamment à la « belle époque », quand l’Etat et les grandes organisations industrielles ne s’en occupaient pas. Las, les cameras 70 mm, la télé, le Web, les DVD, toutes choses requérant d’énormes moyens financiers, sont passés par là. Ce qui a facilité l’industrialisation du secteur et sa financiarisation SLC. Et l’Europe n’a t’elle pas échangée sa souveraineté culturelle contre les subsides du plan Marshall que les Ricains avaient liés obligatoirement à l’exportation de leur industrie cinématographique ?

De la justice francaouie

Posté : 27 juin, 2020 @ 10:22 dans politique | Commentaires fermés

Actuellement, on assiste encore à une guerre de pissotière à propos des ingérences du parquet national financier dans le cours de la justice et dans les fadettes des avocats. Comme d’hab chez les journaleux, c’est montre en épingle un problème secondaire au lieu d’interroger notre système judiciaire en profondeur.
1) La justice est faite pour appliquer le droit, ce qui devrait pousser à se demander quelle est son contenu, son évolution, ses conditions de production. Or le droit, au nom duquel on se gargarise de la notion fallacieuse d’Etat de droit, est devenu, sous l’emprise des évolutions du SLC, un droit : commercial et économique supérieur aux considérations sociales et environnementales, un droit de plus en plus répressif et violant les libertés individuelles soi-disant garanties dans un Etat de droit, un droit éclaté en maintes spécialités et cours spécialisées, un droit de moins en moins protecteur du travail et des syndicats, un droit de plus en plus subjectif, individuel, droitdel’hommiste. Les principes généraux du droit ont volé en éclat au point qu’on en est maintenant à faire du « minority report », c’est-à-dire à sanctionner des intentions et à exclure de la vie publique les individus soupçonnés d’engagement politique. Et la crise du corona virus a permis d’aller encore plus loin dans la limitation des libertés publiques (droit de manifester, de circuler). Hollande a fait passer la législation relative à l’état d’urgence dans la permanence du droit commun … Le « contradictoire » a été restreint par le « plaider coupable » et par l’expansion continue des comparutions immédiates. La police s’est vu attribuer des droits et des moyens de surveillance et d’investigation qui empiètent lourdement sur la vie privée. Le droit n’est plus punitif car il est devenu préventif. Il n’est donc pas étonnant que la magistrature et la police se croient tout permis.
2) Quant au système judiciaire, c’est devenu un organisme corporatif, expert, coupé du peuple, animé en catimini par le pouvoir politique. Depuis toujours en France, la justice n’est plus le 3ème pouvoir indépendant de l’exécutif et du législatif mais une simple autorité judiciaire, une administration étatique. Le pouvoir nomme les membres du parquet, ce qui lui assure la soumission de la plupart. Pis, les carrières de magistrats sont soumises aux portes tournantes entre parquet (magistrature debout) et siège (magistrature assise) ce qui à la longue donne une magistrature couchée par ambition personnelle et attirance pour les décorations à défaut de bon salaire. Les deux carrières devraient donc être rigoureusement séparées. Pis encore : le parquet peut mener des « instructions préliminaires » (souvent surveillées par le ministère quand elles concernent une personnalité), c’est-à-dire des enquêtes secrètes pouvant amener à un non-lieu comme l’a illustré le cas Ferrand (affaire en cours car Anticor a saisi un juge d’instruction, ce qui coûte très cher ; de plus il a fallu déplacer l’affaire; le sieur aime bien la mutualité: moi d’abord avec ma copine et les autres ensuite). Le parquet, par destination en tant que représentant le ministère public et la défense de la société, ne devrait que mener les poursuites et ne pas instruire. De façon générale, les carrières des magistrats devraient être suivies par un organisme socialisé totalement indépendant. Et, depuis belle lurette, le secret de l’instruction est violé (surtout dans les enquêtes préliminaires menées par le parquet), ce qui fait les choux gras d’une justice médiatique. Maintenant, la justice se fait surtout sur les réseaux sociaux au nom de la morale.
3) La justice française est saucissonnée. Déjà, on a l’inadmissible justice administrative (filière du Conseil d’Etat et des tribunaux administratifs) où l’Etat (en fait le gouvernement puisque l’Etat est une fiction juridique) se fait justice lui-même avec ses propres juges, du reste peu juristes. C’est un classique du pays où les corporations ont leur propre justice interne (IGPN, conseils de l’ordre …). Pis, l’atomisation est générale : tribunaux des affaires sociales, de commerce, des prud’hommes, des forces armées … Certes, on peut faire appel devant la justice ordinaire. Mais c’est difficile, long et coûteux. D’autant plus que ces dernières années, les procédures de saisine ont été fortement durcies (par exemple aux prud’hommes sous Mactron) et que l’aide judiciaire est riquiqui. On a une justice spéciale pour les ministres et politicards (la Cour de Justice de la Ripoublique où on se juge quasiment en famille) et la justice pénale ou civile ordinaires. On a aussi le découplage idiot entre le Conseil d’Etat qui juge ex ante de la conformité des projets de loi avec le droit européen et le Conseil constitutionnel qui juge de leur conformité à la Constitution. Cette complexité (une chatte n’y retrouverait pas ses petits), souvent justifiée par la spécialisation des contentieux, est en fait un bon moyen de sortir la justice des pattes du peuple et de noyer le poisson avec des procédures interminables. Un des effets, sans doute voulu quoique de façon cachée, de cette usine à gaz est d’isoler la justice en en faisant une corporation qui boucle sur elle-même. Les gouvernants promettent à chaque alternance de revoir le système et évidemment ne le font jamais. De même, ils n’ont jamais donné un droit collectif réel à des groupements de lésés.
4) La justice francaouie n’est plus qu’un organe dépendant de la justice internationale de l’UE (directives, règlements, normes suivies par la CJUE, droits individuels surveillés par la CEDH) et des traités internationaux qui ont installé une justice privée et commerciale (l’ORD de l’OMC ou les organes des traités). C’est normal car le zident français n’est plus que le gauleiter de l’Allemagne qui régit l’UE depuis longtemps.
Vous comprenez donc aisément que les affaires judiciaires actuelles ne sont là que pour faire diversion et amuser la galerie. Et pendant qu’on s’en prend à la justice, le pouvoir se refait la cerise et continue de pousser à la croissance SLC. Court terme et mélange de l’essentiel et de l’accessoire sont les deux mamelles du pouvoir avec la complicité des médias aux mains des puissants, de la publicité et de la duplicité.

Ecologie et SLC

Posté : 26 juin, 2020 @ 10:46 dans politique | Commentaires fermés

Mac-Tron commence à réaliser que son projet SLC et l’écologie obéissent à 2 logiques rigoureusement antinomiques. D’où ses palinodies, vallses-hésitations, rétropédalages, atermoiements et fausses promesses de refondation de sa politique. Voyons les raisons de cette contradiction radicale.
1) Qu’est-ce que le SLC ?
• L’accumulation, l’appropriation de toutes les ressources naturelles, la production croissante, la croissance comme promesse idéologique et politicarde de bonheur matériel des masses et cela sans modifier les règles de répartition du gâteau. Le tout entraînant sans cesse plus de concentration par suite de la concurrence entre forces inégales. Cette accumulation fonde l’extraction et l’exploitation à outrance de toutes les ressources naturelles (forêts, mers, terres, mines), y compris contre les populations où elles sont.
• La nécessité de vendre encore et encore pour écouler la production chez les consommateurs solvables ; d’où la publicité, l’obsolescence programmée, la com, la mode, le court-terme. C’est donc la mise en place d’un ménage à trois infernal : produire, consommer, avoir un revenu pour ce faire.
• Le culte du profit financier (la finance devenant le moteur du système) à grands coups d’augmentation de la valeur pour l’actionnaire (prix des titres de propriété et dividendes pour en augmenter sans cesse le rendement). Il en sort un saucissonnage des chaînes de valeur en fonction des différences en tout genre entre pays, des délocalisations, des investissements là où tout est plus rentable. En outre, la finance devient indispensable pour recycler les profits (y compris dans des paradis fiscaux) et nourrir des surprofits avec la spéculation
• Une idéologie de compétition, de performance, d’individualisme, de réussite montrée par la consommation ostentatoire : de concurrence entre individus, groupes sociaux et pays. Il s’ensuit une course généralisée au moins-disant (fiscal, social, environnemental, syndical). C’est la compétition ; si j’ose dire, entre « compétitivités » nationales amenant une baisse de la fiscalité sur les entreprises et les riches. La compétition se retrouve dans un nomadisme outrancier dont le la est donné par les riches et autres « peoples ».
• Une théorie fallacieuse d’efficience autorégulatrice des marchés fonctionnant automatiquement et pour le mieux grâce à la libre circulation mondiale de tout : marchandises, services, capitaux, humains (le libre-échange sans limites et sans contraintes). Il en résulte la chasse aux services et interventions publics. Cette idéologie interdit tout projet, toute coordination ou organisation, toute planification. Il suffit d’attendre le résultat des forces du marché. Le temps long disparaît au profit du court-terme et de la politique du chien crevé au fil de l’eau. Son leitmotive est la dérégulation au profit des entreprises. Ce libre-échange a amené une croissance exponentielle des transports, à longue distance surtout, de même qu’en tourisme exorbitant.
• Une captation du politique (tout prêt à se vendre car il adhère à cette idéologie sucée dans les Grandes écoles et car les « revolving doors » rendent le pantouflage juteux) par les puissances économiques et financières qui achètent le personnel politique. La démocratie devient démocrassouille au service du kapital au détriment de l’intérêt général. Et il faut tout centraliser car c’est plus facile pour les puissants d’acheter un pouvoir centralisé qui peut « donner et casser la loi » qu’une myriade de pouvoirs décentralisés.
• Une captation aussi du juridique, par exemple dans des traités internationaux de commerce qui chassent toute préoccupation environnementale ou sociale ; ave des juges privés ou imbus de leur pouvoir d’imposer la libre-circulation de tout et la liberté d’entreprendre (CJUE).
• Big is beautiful car cela permet des économies d’échelle, de supprimer les concurrents. Au passage, s’installe une technocratie attachée aux grandes structures où son ambition peut se réaliser. Cela induit ne conception verticale et hiérarchique de la gouvernance, une toute-puissance des experts.
• Un système d’information ad hoc purement quantitatif et financier, supprimant tout critère qualitatif et toute externalité négative, permettant de reporter les coûts (notamment de santé) des nuisances sur les peuples. Par exemple le PIB inclut la consommation et ignore les nuisances et même compte les dépenses pour les corriger comme un plus. Evidemment avec une appropriation des grands moyens médiatiques pour faire la pub du kapital et des politicards.
2) L’approche écologique ; c’est rigoureusement l’inverse de celle du SLC :
• Retour du pouvoir à la base, dans le local, décentralisé, fédéré, participatif et démocratique
• Consommation de proximité, produits de qualité, de bon goût et durables, frugalité et ajustement aux besoins
• Production en coopératives, réparation et recyclage au lieu de gaspillage ; énergies locales (méthanisation, éoliennes, ruisseaux, panneaux solaires en attendant une filière hydrogène et une de biomasse ; écoagriculture (refus des pesticides et engrais), filière lin, élevages de plein air, artisanat local, promotion des AOC …
• Principe de précaution et politique de pollueur-payeur, par exemple pour renflouer la sécu ; traités de commerce soumis à des normes sociales, de santé et environnementales
• Comptabilité et prix fondés sur l’utilité sociale, le coût de revient plus une juste marge ; intégration des nuisances dans le PIB, de plus ramené à la seule production
• Monnaies locales d’échange de services plus la Banque du Peuple dont j’ai maintes fois parlé
• Primat (pour leur statut et leur financement) des coopératives et mutuelles mais en les fédérant dans un syndicat général de la production agricole et industrielle associé à un syndicat général de la consommation
• Socialisation des instances d’information dans un organisme fédératif
• Retour aux biens communs (eau, énergie, transports collectifs, santé, information, télécommunications, recharche …) gérés par les salariés, propriété en mains communes et inaliénable des acteurs concernés et orientés par un conseil de surveillance multipartite
• Frais de publicité et de com exclus des dépenses d’exploitation et à payer sur le bénéfice après impôt (ce qui au passage diminuera les dividendes et augmentera l’IS)
• Retour de la planification indicative (socialisée) et de l’aménagement du territoire ; emprunt forcé et perpétuel sur les riches pour diminuer la dette extérieure
• Remboursement des cotisations sociales à l’exportation et taxation des importations au même niveau ; de même mise en place de droits compensateurs des différences (de fiscalité, de normes), ce qui implique une restauration de la douane, etc.
Il est clair qu’un tel projet s’oppose radicalement au SLC et à ses partisans. Hélas, ils ont l’essentiel du pouvoir et du droit du faux Etat de droit pondant des lois ad hoc pour le kapital. Ils vont faire de la résistance et en revenir à leurs bonnes vieilles solution (pour eux) de croissance et de financiarisation. Les politicards y reviendront car les structures en place surdéterminent leur vision et les possibilités de changement à court terme. Il faudra se replier sur le local autonome et créatif mais en le fédérant et en le concevant comme un équilibre entre le national et l’international. N’attendons rien de la politique, de la démocrassouille et du bon vouloir des puissants. Construisons une autre logique contre celle du SLC tout en restant, hélas il n’y a pas le choix, dedans : expérimentations locales, action directe et surtout processus de fédération. Le combat commence au sein de l’UE qui est entièrement à reconstruire dans la perspective écologique et d’un fédéralisme intégral.

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