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Archive pour la catégorie 'politique'

Maqueron qui rie, Maqueron qui pleure

Posté : 8 juillet, 2018 @ 11:05 dans politique | Commentaires fermés

Maqueron peut rire car il a réussi à casser le code du travail, le dialogue social et le syndicalisme. Il est adulé par les riches auxquels il a fait de beaux cadeaux fiscaux. Et ce n’est qu’un début ; il peut espérer en finir avec les retraites, les chômeurs, la Sécu et les aides sociales. Las, il a plongé dans les sondages et il devient clair que sa base sociale est fort réduite, c’est-à-dire aux 15 % de Francaouis inscrits qui ont voté pour ses godillots au 2è tour des législatives ou au 18 % qu’il a obtenus lors du 1er tour des pestilentielles. Il peut rire car il a atomisé l’opposition, ce qui n’est pas très difficile car elle était déjà morte avant les élections même si elle ne le savait pas encore. Lui, en a eu la géniale pré-science. Il doit pleurer car ses réformes sociales patinent et sont retardées. Car après avoir tant donné aux riches et très riches et en espérant l’arrivée de la croissance comme on attendait Godot, il se trouve qu’il n’a plus de pognon pour honorer sa prétendue sensibilité de gôche. Il peut pleurnicher car les godillots deviennent moins allant qu’avant et renâclent et car ses sinistres multiplient les déclarations à la con, ce qui l’oblige, avec ses thuriféraires, à ramer et rétropédaler en permanence. In media stat virtus…Et, en même temps, le malhomme s’effondre dans les sondages. Il n’y a pas loin de l’Elysée à la roche tropézienne près de la piscine de Brégançon.
On avait beaucoup glosé sur Tsarkozy (et sa star cosy) qualifié de Zébulon, de lapin Duracell, d’agité du bocal, de malotru ; eh bien Maqueron ne fait guère mieux avec ses petites phrases, ses qualificatifs méprisants, ses palinodies, ses envolées lyriques, son prêchi-prêcha spiritualiste. De plus en plus, les électeurs perçoivent le décalage (le gap, dirait-il) entre les si beaux et généreux discours et les actes ou décisions. Le dernier, en contradiction flagrante avec le blablabla sur la biodiversité, est le fait que la France a voté à l’UE contre l’interdiction de la pêche raclant les fonds marins dans 5 zones fragiles à protéger. Ou la contradiction entre la tendresse affichée pour les migrants et les actes réels, entre la motion nègre-blanc des chefs de gouvernement et d’Etat de l’UE reposant sur « le volontariat », et l’urgence des actions de sauvegarde à mener. Le gouvernement menait la « reforme » du pays à grand train et de façon parfaitement technocratique avec une « gouvernance top down ». L’exercice, qui renvoie à la prétention énarchique de tout conduire à partir de son petit bureau en réformant « la société par décret » a perdu sa belle ordonnance et les résistances se multiplient. C’est pourquoi Maqueron est allé voir le pape francisquain et jésuite pour aborder, notamment, la casuistique de la pauvreté et des migrations. Cela ne fera pas de mal pour se rallier l’électorat catholique tout en maintenant sa présence cathodique dans les médias.
Maqueron doit gémir aussi sur les infidélités de die Grosse Angela, dont il flattait la Krupp à d’Essen pour rassembler l’Europe sous la bannière franco-teutonne. C’est raté et la nouvelle Bertha continue de jouer en solo, par exemple en se ralliant à la CSU sur le problème des migrants ou en prônant une baisse des droits de douane européens (10 %) vis-à-vis des USA afin d’aider les bagnoles tudesques dans le collimateur de Trump. Son projet de gouvernement et de budget de la zone euro est au frigo du gouvernement doryphore. Aujourd’hui, et Maqueron ne l’a pas compris car son idéologie est hyper libéralo-capitaliste, un pays européen n’a pas d’amis; il n’a que des intérêts et des alliances de circonstance en cas de convergence d’iceux. Forte de sa puissance et de son réseau d’alliés, la Doryphorie n’est certainement pas prête à aider Maqueron à l’abaisser au profit d’un collectif eurozonesque.
Lundi, Son Altesse Impériale (SAI) Maqueron 1er va plancher devant le parlement réuni en congrès à Versailles pour entendre la parole de Dieu. Eh oui Emmanuel signifie littéralement « Dieu est parmi nous », ce que l’apostrophe Manu disqualifie en faisant de Dieu un quidam ordinaire qui, de plus, fonctionne manu militari. D’où la réaction (aux deux sens du terme) de SAI contre le lycéen mal embouché qui n’avait pas respecté le corps mystique du Dieu fait homme. SAI aime beaucoup parader à Versailles, lieu de la grandeur et de l’excellence française sous Louis XIV. Mais aussi, endroit où les Versaillais, dirigés par M. Thiers, organisèrent le massacre des Communards. Lieu aussi qui tombait en ruine jusqu’à ce que les Américains financent sa restauration. La formule a changé; ce n’est plus l’Etat, c’est moi mais MOA, c’est l’Etat.
L’étourneau Maqueron est entré sans sonner dans l’Histoirepar la porte de derrière les fagots et les fayots. Las, cela ne lui fait pas une implantation locale et régionale; solution: faire la danse du ventre chez les grands maires LR maquereaux compatibles. Il voulait des listes transnationales pour les européennes de 2019; c’est raté mais il peut, en France, changer le mode de scrutin en le rendant national au lieu de régional; l’avantage est de réduire l’aura des barons régionaux des autres partis. C’est grand, c’est beau la politique électoraliste du monde nouveau prôné par SAI.
Mais comme on dit à Salers (de la peur): c’est à la fin du marché » aux bestiaux qu’on compte les bouses; on verra donc en 2022 combien il y en aura car, comme disait Proudhon, faire de la politique, c’est se laver les mains dans la crotte.

Comment les Francaouis sont-ils rackettés ?

Posté : 4 juillet, 2018 @ 10:08 dans politique | Commentaires fermés

Pas seulement les Français mais aussi tous ceux qui vivent en France et y paient impôts, taxes, redevances, services publics y compris ceux qui sont en délégation au privé. Une des combines du pouvoir est de nous parler que des impôts alors qu’il y a une foultitude de moyens pour faire cracher au bassinet. Je me rappelle que pour faire lever une hypothèque (dont la prise avait entraîné des frais de dossier non négligeables) sur un prêt immobilier que j’avais remboursé par avance il me fallait payer 7000 francs de « main levée d’hypothèque », laquelle n’avait presque rien coûté à l’Etat ! La solution pour éviter ce racket fut d’attendre tout simplement l’échéance du prêt. Le pouvoir entretient les confusions entre impôt (à payer sans contrepartie), taxe (qui est la contrepartie d’un service rendu), redevance (prix d’accès à offre de service public comme l’accès aux programmes de la télé et aux ondes qui les transportent), contribution (qui remplace une cotisation obligatoire). Voyez la taxe d’habitation qui est en fait un impôt car la moitié des assujettis ne la payent pas… Voyez la CSG-RDS qui est un impôt camouflé en cotisation sociale. Savez-vous que votre facture d’eau en tant qu’usager domestique comporte une taxe sur les voies navigables que vous n’empruntez jamais ! Comme disait Colbert la fiscalité s’apparente à l’art de plumer une oie : obtenir le maximum de plumes avec le minimum de cris. Le taux de prélèvement obligatoire est de 46 % du PIB, celui des dépenses publiques de 57, soit 11 points d’écart. Cette différence réside déjà dans le déficit (environ 80 milliards, soit 4 % du PIB) et dans les dividendes reçues des participations de l’Etat (dans les 5 milliards mais en chute constante par suite de leur vente par un Etat impécunieux et faisant du court-termisme), soyons généreux et arrondissons les autres recettes de l’Etat à 2 points de PIB. Manquent donc 5 points de différence. Eh bien ce sont tous les impôts, taxes, redevances camouflées parce que vraisemblablement l’Etat n’en est pas le percepteur direct, par exemple où passent les redevances de concession payées par EDF aux collectivités territoriales ou les frais d’hypothèque?
Pour être concret, je vais prendre l’exemple du racket sur l’eau et, plus généralement des prédations des concessionnaires de services publics.
Voyons quelques chiffres éloquents. Les consommations de flotte de l’agriculture, de l’industrie et des pékins domestiques font respectivement 70 %, 22 % et 8 % des volumes. En revanche, les taxes à verser aux agences des bassins d’eau (il y en a 6, un bassin étant tout ce qui est couvert par un fleuve jusqu’à son embouchure, y compris ses affluents) sont respectivement de 1 %, 14 % et 85 % ! Ainsi les pékins subventionnent-ils les agriculteurs, ces derniers pompant 70 % de l’eau et ne payant que 1% ! C’est pareil pour les carburants car les agriculteurs et les routiers sont largement exonérés de la TIPP. Et vive l’écologie.
Maintenant, regardez votre facture d’eau. Voici ma dernière : en gros 100 euros (28 mètres cube) répartis comme suit : le concessionnaire (le SEDIF présidé par l’inénarrable Santini, 77 ans aux prunes), 25 %, les organes publics, 25 %, les diverses taxes sur l’eau 50 %. C’est pourquoi il faut compenser un peu afin que les plus pauvres aient quand même de l’eau. Rappelons que les taxes sur l’électricité à Paris font plus de 35 % du prix et cela sans compter une « redevance de concession » de 60 millions d’euros qu’EDF verse à la ville pour avoir le droit d’y distribuer l’électricité !
Nombre de services publics payant ont été délégués au privé via le système antique des concessions ; c’est le cas de la plupart des dessertes d’eau déléguées et trustées par l’oligopole Véolia, Suez et la SAUR (desservant 61 % de la population) ; restent les très nombreuses régies directes mais la plupart sont minuscules.. Le contrat de concession est par construction léonin ; en effet il prévoit que les installations construites par le concessionnaire reviendront sans bourse délier au concédant à l’issue de la concession. Le concédant est alors libre de monter une régie ou d’offrir une nouvelle concession à un concurrent (ou non) moyennant un droit d’entrée et/ou une redevance de concession. Il est évident que c’est le consommateur qui paye toutes ces largesses via les tarifs comme on le voit aujourd’hui dans les concessions de parking ou d’aéroports et même de stationnement sur la voie publique (voirie). Ce type de contrat a évidemment la faveur du privé car il est juteux et car, en fait, c’est le concédant qui prend les risques d’une sous-utilisation des infrastructures que, d’ailleurs, il est souvent le seul à payer, le concessionnaire n’assurant que le transport de l’eau. Les compagnies des eaux ont été le fer de lance de la corruption des concédants, en général des collectivités locales sans expertise ou cédant la concession contre des commissions occultes. Il y a une exception à la corruption : EDF car la loi de nationalisation de 1946 ne donnait aux collectivités locales qu’un concessionnaire possible sauf à demeurer en régie. (Bordeaux, Strasbourg). C’est pourquoi l’UE s’est évertuée à obliger EDF à la concurrence, par exemple dans le renouvellement des concessions étatiques des grands barrages hydrauliques ; en clair, le privé, y compris étranger, pourra récupérer les barrages, payés par les usagers d’EDF et amortis, pour lui faire concurrence. Ce qui prive EDF d’une ressource peu coûteuse permettant de faire baisser le prix moyen de l’électricité ! En position de force vis-à-vis des petites collectivités locales, les compagnies des eaux en ont profité pour établir leurs prix à l’instar des autoroutes privatisées par Villepin contre uns soulte de 15 milliards largement sous-évaluée. Et, grâce à des autorités libérales les contrats de concession s’étendent à tout; par exemple les plages de Deauville, ce qui va faire raquer à mort les plagistes et hôtels-restaurants de bord de mer.
On sait que le discours libéral, celui qui prétend que la gestion publique est plus chère que la privée, est faux; exemple:les mutuelles-santé ont 28 % de frais de gestion quand la Sécu n’a que moins de 4 ; la santé aux USA, c’est 18 % du PIB, en France 12! Ce devrait être une évidence car dans le privé il y a en plus le profit. Mais il y a aussi l’explosion des frais de PUB, de Com.pour étendre sa part de marché en concurrence. Il y a aussi les intérêts des emprunts finançant des fusions-acquisitions et les frais liés aux restructurations…
Les libéraux oublient toujours que, in fine, ce sont les consommateurs qui payent tout: pub, taxes, cotisations, redevances. L’antique Fabius du sang contaminé avait fait payer des sommes monstrueuses pour l’achat par les opérateurs Télé ou de Télécom des fréquences d’émission. Il est à rappeler que ces fréquences ne sont pas une création de l’Etat mais que leur affectation est un pur arbitraire régalien ou monétisable pour boucler le budget. C’est comme si le gouvernement créait une taxe pour l’usage de la langue ou de l’alphabet! Qui a payé en réalité les droits d’utilisation des fréquences? Les consommateurs doublement rackettés par les prix et les autres taxes en tout genre. L’exercice a une limite car le pouvoir ne peut racketter que les activités en France et pas les importations étrangères qui ne sont pas, elles, surchargées de taxes. D’où les efforts gouvernementaux depuis 30 ans pour baisser les charges des entreprises tout en faisant l’incroyable connerie d’exonérer tout le monde, même ceux qui ne sont pas en concurrence! Quand le pouvoir crée une charge, il devrait veiller à ce qu’elle ne soit pas répercutée sur les consommateurs. J’ai ainsi proposé que les frais de Pub et de Com soient exclus des coûts d’exploitation (déductibles avant IS) pour n’être pris que sur les bénéfices après impôt. C’est prêcher dans le dessert libéral soutenu par le pouvoir. Et qui paie les conséquences des catastrophes sanitaires, médicamenteuses ou chimiques?
Les prédations étatiques se trouvent aussi dans les mensonges ou les présentations spécieuses des problèmes par le pouvoir. Exemple, le fameux trou de la branche maladie de la Sécu dont on nous rebat les oreilles (et pas rabat en style de journaleux modernes) depuis 30 ans. Pour le diminuer, on taxe les usagers (augmentation du reste à charge, déremboursement de médocs, taxe sur eux et autres opérations de soin, frais d’hébergement dans les hostos…), on les culpabilise (alcool, tabac, mode de vie) et on excipe du vieillissement et des plus coûteuses nouvelles technologies). Ce qui est systématiquement caché, ce sont les conséquences des produits chimiques, de la pollution, des perturbateurs endocriniens, de la course à la productivité dans les boîtes (stress, burn out, troubles musculo-squelettiques…). En gros, plus la « chimisation » du pays augmente, moins les firmes en payent les effets nocifs.
Mais il n’y a pas que les vols étatiques; nous avons aussi les prédations bancaires (intérêts, agios, commissions, pénalités), les marges excessives des industriels, les rackets des grande surfaces, l’explosion des dividendes financés par le travail et la consommation, les fraudes aux cotisations sociales, l’évasion fiscale, la corruption, les magouilles en tout genre, les normes abusives et favorisant le kapital, les contrôles « techniques créant un marché obligatoire… Tout cela, c’est la logique du SLC soutenu par le pouvoir soi-disant démocratique. .

Le cinoche Maqueron

Posté : 3 juillet, 2018 @ 9:41 dans politique | Commentaires fermés

Son altesse impériale (SAI) Maqueron 1er continue de balancer de la poudre aux yeux, de faire prendre sa vessie natatoire en eaux troubles pour une lanterne, les mesures Canada Dry ou à la Potemkine pour du solide. C’est de la Maggie, de l’illusionnisme, du Barnum. Mais pour y voir plus clair, il suffit d’ôter les peaux de saucisson de nos yeux enamourés.
SAI se raccroche aux arbres pour faire accroire que l’accord européen sur l’immigration vaut plus que son encre. Ce n’est qu’une ancre pour amarrer le bateau ivre qu’est devenue l’UE à un semblant de rocher solide. Cet accord ne contient que des principes vasouillards et des promesses. Car il repose sur le volontariat des Etats ! C’est du Trump l’oeil.
SAI va faire inscrire dans la Constitution le respect de l’environnement et de la biodiversité. Ce n’est pas robuste car ce texte n’énonce que des principes qui pourraient être « régulateurs » au sens de Kant s’ils étaient respectés et transformés en actes et décisions conformes. L’histoire montre qu’il n’en est rien, par exemple sur le retour à la nation des grands moyens de production ou le respect des droits de l’homme ou l’indépendance de la Justice pour lesquels la Cour européenne éponyme nous condamne régulièrement. Sans sombrer dans le juridisme peut-on demander qu’il soit établie une distinction entre un droit de (formel, hypothétique comme le droit de travailler dans l’UE et en France ; qui dirait le contraire ?) et un droit à (réel comme celui d’avoir un logement comme le stipule la loi DALO, laquelle, du reste, n’est guère appliquée, ou un droit au travail comme on le demandait en 1848, ce qui veut dire que l’absence de travail doit être compensée par une allocation). C’est l’idée même du libéralisme, qui est le fond de la pensée de Maqueron : des droits généreux sur le papier mais inappliqués. Toujours des promesses…
SAI se montre très gay avec sa fête de la musique à l’Elysée ; il y a des votes à prendre et tant pis pour le Pape qui a reçu cependant le mari d’une divorcée et un peu pédophile sur les bords ; enfin pas tant que cela puisque le pouvoir a fait fixer la majorité sexuelle (celle où il peut y avoir consentement du mineur, autrement il y a viol) à 15 ans. Cela tombe bien car c’est l’âge auquel Maqueron a séduit sa Dulcinée du Trop Beau Zoo de Beauval. Maqueron, qui devait en finir avec « une présidence bavarde », telle celle de Zizi Rider, qui devait limiter sa communication et ses relations avec les médias s’est déjugé et tweete à mort à l’instar de Trump. On vient de voir la douairière Trognon au 90è anniversaire de Line Renaud et le Zident lui a envoyé un message de sympathie. Renaud le mérite bien, elle qui s’amourache de chaque nouveau président.
SAI n’a pas manqué, lors de la cérémonie de transfert des cendres de Simone et Antoine Veil au Panthéon, de nous adresser un petit message politique et une belle leçon de morale; cela faisait une belle trame de communication et on aurait tort de se gendarmer.
Bref, pendant le saccage de notre modèle social, la publicité continue, par exemple en faveur du 80 km.h sur les bi-routes campagnardes. Maqueron, loué ton nom ah que n’a-t’on!

La Confédération Française Des Traitres (CFDT)

Posté : 3 juillet, 2018 @ 9:13 dans politique | Commentaires fermés

La CFDT est née en 1964 d’une scission au sein de la CFTC, le syndicat des calotins. Il s’agissait de rompre avec l’étiquette confessionnelle et de se lancer dans une gauche réformiste et autogestionnaire bien illustrée par Edmond Maire. Une fois terminés les enthousiasmes de mai 68, la confédération ne mit pas longtemps à verser dans la collaboration avec le pouvoir, sinon le patronat. Elle devint rapidement « une filière d’excellence » pour recaser avec grand profit personnel (de pouvoir et d’influence) ses dirigeants les plus méritants ; entendez ceux qui avaient facilité les « réformes » et avancées sociales concoctées par les différents pouvoirs pour adapter le pays à la politique néolibérale de l’UE et des « élites » francaouies. Je ne peux pas citer tout le monde mais « ça a eu payé » dans le cadre d’une cogestion informelle entre la centrale (devenue une maison d’arrêt pour ce qui est du social). Beaucoup ont essayé d’aider le pouvoir et ils n’ont pas eu de problèmes. Donnons quelques exemples de carrière illustrant le transformisme cédétiste.
Mme Nicole Notat n’a pas eu à se plaindre de son réformisme de fer et de sa mise au pas des fédérations récalcitrantes. Elle a pu créer sa propre boîte, VIGEO, en surfant sur les avancées des aspirations écologistes. Cette entreprise, destinée à verdir et à socialiser les entreprises au nom de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), a été portée sur les fonts baptismaux par de grosses boîtes qui avaient apprécié son travail de syndicaliste néolibérale. VIGEO a suivi le modèle des agences de notation US : être à la fois consultant pour les boîtes, intervenant-conseil et appréciateur-notateur de leurs performances ; elle y a ajouté la collecte d’aides substantielles, en plus des commandes d’audit, d’aides desdites boîtes. Félicitations pour l’annulation de tous les conflits d’intérêt… Vigéo a bien survécu aux alternances politicardes ; Mme Notat est toujours en état de grâce et on susurre que le pouvoir pourrait la proposer pour un bon poste à l’OIT.
Nombre de bifteckards ont profité de leur adhésion à la CFDT pour faire carrière. C’est le cas à EDF du couple Daurès ; M., simple ingénieur des Ponts et Chaussées, est devenu DRH (ex-DPRS, direction du personnel et des relations sociales d’EDF et de GDF) puis DG d’EDF (poste normalement réservé à un X-Ponts ou à un grand matheux comme Massé ou Boiteux). On eut un joli duo car l’un était DG et l’autre directrice du service de la formation professionnelle (SFP) ; je n’ai pas eu 20 ans dans les Aurès mais 10 ans sous les Daurès, ce qui n’est guère mieux. On y assista à de grandes avancées vers une gestion « moderne » des « ressources humaines ». Mais, en « même temps », il fallait amenuiser l’hostilité de la CFDT au nucléaire ; mission facilitée par Pierrot qui venait d’une centrale nucléaire. Pierrot voulait devenir président d’EDF : las, le pouvoir a nommé cette crêpe politicarde d’Alphandéry (suivi par d’autres politicards qui ont sabordé la boîte : Ménage, très aux écoutes pour Tonton, le flic Roussely, dit Brousse-Lie). Alors, Pierrot la lavande est allé pantoufler chez Bouygues auquel EDF avait donné tant de contrats de bétonnage dans les centrales nucléaires…
Le pouvoir sait recaser ses amis ; quelques exemples : Jacques Chérèque comme préfet chargé d’organiser la fermeture des mines et de gérer le chômedu dans le Nord et feu son fils François devenu Inspecteur Général des Affaires sociales après son mandat…
Mais mon champion est le sieur (il devint une huile) Bruno Léchevin, le bien-nommé, qui fut secrétaire général du syndicat EDF/GDF de l’énergie (gaz et élec) et lèche-cul patenté des directions néolibérales de ces établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC). B(enito) a commencé à la base comme ouvrier (menuisier, je crois me rappeler, à l’école de Gurcy-Le-Châtel) et a eu une résistible ascension car il était bien ouï de ses ouailles et des directions. Devenu SG du syndicat il a bien travaillé pour normaliser nos 2 EPIC dans le sens de la « concurrence libre et non faussée ». Après services rendus, il a été nommé secrétaire général de la Commission de Régulation de l’Electricité (CRE, devenu Energie ensuite). Entre temps, la direction lui avait offert une formation de sociologue d’entreprise à Sciences.Po ; ces quelques semaines ont été payantes car notre bonhomme a ensuite excipé d’être diplômé de Sciences.Po. Puis le bonhomme est allé à l’ADEME, dont il finit président à 400 000 euros par an. Cela paye bien de trahir. Le sieur avait organisé la fusion entre les syndicats de l’énergie (secteur public) et la Chimie (privé) afin de préparer le syndicalisme EDF à la gestion capitaliste. Il avait mis sur pied une AG de syndicalistes EDF/GDF pour l’approuver. J’étais contre, avec mon syndicat des Services centraux et nous montâmes un dossier à distribuer à l’entrée de la salle des débats ; des nervis de Lèche-truc nous chassèrent mais, comme on était aussi congressistes, on a pu mettre le dossier sur les tables d’un magnifique petit déjeuner offert aux congressistes. On a été évidemment battus. Le sieur récidiva lors du congrès de fusion dont il annonça le résultat au Monde avant la fin dudit congrès ; je protestai alors auprès du baveux qui, naturellement, ne fit rien et ne me répondit même pas… C’est beau d’avoir de bons amis dans les médias.
Si la CFDT est un des syndicats les plus consensuels avec les puissants, elle n’est pas la seule à être institutionnalisée, c’est-à-dire de vivre aux crochets de ses mandants. Les moyens utilisés par le pouvoir pour « fluidifier les relations sociales » sont nombreux : sièges au conseil économique et social, nominations dans les « agences » ou « autorités indépendantes » d’Etat ou les inspections (jusqu’au Conseil d’Etat par « le tour extérieur), subventions, commandes de pub à leurs médias, places dans les « organes » paritaires, médailles, raouts officiels… Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge… Par exemple, l’excellent M. Le Duigou de la CGT a été nommé à une sinécure bien rémunérée au ministère des finances…

Immigration, SLC et hypocrisie politicienne

Posté : 28 juin, 2018 @ 10:42 dans politique | Commentaires fermés

Les politicards européens se déchirent à propos de l’afflux des immigrants en Europe et n’arriveront pas à se mettre d’accord pour réviser les accords de Schengen et le « dublinage » des immigrés. C’est que tout ce beau monde défend à mort le SLC, lequel empêche toute solution sensée, par ailleurs les situations des différents pays sont peu comparables car les uns sont ciblés de plein fouet à cause de leur proximité et avec les lieux de départ et de cheminement et par suite de l’émergence de pouvoirs nationalistes et xénophobes.
Le SLC, dans lequel communie tous les dirigeants européens, est à l’origine des causes d’émigration: sa logique fait détruire la nature, le climat, l’environnement depuis deux siècles; son libre-échangisme sans freins favorise les multinationales, les industries agro-alimentaires, l’appropriation de terres, l’expulsion des agriculteurs ou pêcheurs locaux, la substitutions de produits low cost, standards et largement frelatés, OGM, de très basse qualité aux productions vivrières locales. Par ailleurs, la finance internationale a mis les PVD et les PMA sous la coupe d’une dette inique justifiant la mise en place des solutions du « consensus de Washington (plus de droits de douane, privatisations, plus de tarifs administrés, privé plutôt que services publics…). Enfin, les ex-puissances coloniales ont mis à leur tête des compradores plus ou moins dictatoriaux qui zigouillent leurs opposants ou favorisent leurs exploiteurs à l’instar de Bolloré et consorts. La dette vient largement des combines US qui ont fait flotter le dollar dès 1973 et augmenter les taux d’intérêts alors que les emprunts étaient à taux variable. Par ailleurs, les Occidentaux ont encouragé la spécialisation sans, évidemment, signaler que cela mettrait les pays en concurrence et ferait baisser les prix (coton, café, chocolat, bananes, ananas, etc.) ce qui rendait la dette due aux investissements conseillés (et pour cause, cela faisait des marchés pour les banques et tous les Bouygues du Monde avec des ports, des routes, des voies ferrées à financer pour exporter) insoutenable.
Le SLC, plus les menées occidentales ou chinoises, a donc conduit à la perte des faibles économies locales et à la crise climatique qui produisent des immigrés économiques à la pelle. Il devrait être clair que, à plus long terme, pour restreindre l’émigration à partir de pays ruinés par le SLC la seule solution est une politique contraire: aide au développement local, fin des exportations low cost chez les PVD et PMA (notamment via les subventions à l’agriculture européenne intensive et productiviste), l’interdiction de la pêche industrielle dans leurs eaux territoriales (qui a ruiné la Somalie, ce qui nous a donné les pirates), la mise place de droits de douane (pour les financer et abaisser leurs importations), l’interdiction des appropriations de terres, un juste prix pour l’exploitation des ressources naturelles (métaux rares, combustibles fossiles …), l’annulation des dettes illégitimes, etc. A quoi s’ajoutent des conflits plus ou moins religieux menés par des pays que soutient la France (Exemple: Arabbie saoudite qui achète ses belles armes contre les Houtistes au Yemen). Qu’en pense M. Maqueron? Il devient alors plus que nécessaire de diviser tout de suite au moins par 2 les dépenses militaires mondiales pour financer le développement. c’est le moment qu’a choisi Maqueron pour porter le budget de l’armée francaouie à 52 milliards! Notre armée est à supprimer et à reconvertir dans l’aide au développement en adoptant un statut de neutralité comme la Suisse et en donnant notre droit de veto à l’ONU aux 10 membres non permanents du conseil de sécurité.
Pour assurer leur accès aux ressources naturelles (combustibles fossiles, minéraux, terres, pêche) les puissances pro SLC ont tout à la fois construit des monopoles et des participations léonines et suscité ou mené des guerres locales avec des gouvernements de paille ou contre ceux qui leur résistaient. Cela produit un flux massif de réfugiés dits politiques susceptibles du droit d’asile.
On ne saurait toucher au droit d’asile pour les personnes mises en grand danger par les guerres et les dictatures religieuses ou non. Mais il serait judicieux que la France fasse passer en premier les victimes de ses menées guerrières et de ses soutiens à des régimes non démocratiques.
La distinction de nos démocrassouilles libérales entre réfugiés économiques et politiques n’est pas claire du tout car les victimes économiques qui émigrent proviennent des résultats du SLC promu par notre pays auprès des régimes les plus controversés. Il faut aussi, à court terme tant que la politique d développement anti SLC ne fonctionne pas, maintenir des principes républicains. Par exemple, la démocratie ne peut marcher que sur une base de pluralisme et de diversité qui interdit normalement les grandes densités de population homogène; on doit aussi empêcher que notre laïcité, en tant que neutralité du politique vis-à-vis des religions et conceptions du monde et, vice versa, ce qui est généralement oublié, ne soit mise en danger par des vues qui refusent la séparation du politique et du religieux. Et on ne saurait accepter que se renforcent des conceptions qui s’opposent à l’égalité femmes/hommes et à la liberté des orientations sexuelles, à la liberté de conscience, à l’apostasie… Sur la densité, observons que nos politicards depuis 40 ans nous parlent que de flux d’arrivée; or, par exemple, 200 000 venues par an pendant 20 ans nous font un stock de 4 millions auquel il faut ajouter les naissances et le regroupement familial. Il devient clair ainsi que notre stock actuel de personnes d’origine Arabe et/ou musulmane nuit déjà gravement au pluralisme, surtout dans les lieux de grande concentration créés par la logique de marché SLC (logement, transport, frais d’éducation qui font concentrer les plus pauvres et les nouveaux arrivants dans les endroits les moins chers et où il y a déjà des personnes pouvant les aider culturellement). On doit donc favoriser d’autres origines: asiatiques, latines, noires, et d’autres cultures d’appartenance: athées, bouddhistes, shintoïstes, confucianistes, etc. Pour respecter l’égalité femmes/hommes, il faudrait établir une règle de parité quant au nombre d’immigrés à installer dans le pays. La naturalisation des arrivants devrait être subordonnée à une longue période de probation sans problèmes de façon à pouvoir renvoyer toute personne s’en étant prise aux minorités sexuelles et aux femmes, de même qu’à la laïcité. Itou pour les permis de séjour devenant révocable au premier délit. Les religieux étrangers n’auront droit qu’à des visas de courte durée afin d’&éviter l’installation d’entrepreneurs de religion hostiles à notre système sociopolitique.
A très très long terme, il faut espérer la fin des Etats-Nations car la terre appartient à tout le monde. Et cela au profit d’un gouvernement mondial; en effet si on laisse le SLC continuer on aura un internationalisme du kapital sans frontières et sans régulation. Pour l’instant, hélas, l’Etat peut encore être notre seule protection contre le SLC et une UE purement commerciale et financière. Entre les 2 (Etats ou gouvernement mondial), on peut envisager un fédéralisme intégral et multi-territorial par grandes zones géographiques, ce que pourrait être une Europe démocratique, pluraliste et fédérative au lieu de l’actuelle cohue de nations tirant à hue et à dia.

Démocrature ottomane et démocrassouille francouie

Posté : 25 juin, 2018 @ 10:34 dans politique | Commentaires fermés

Les journaleux français ont accoutumé de dauber sur le régime du sultan Erdogan depuis ses dernières réformes constitutionnelles qui serait une sorte de dictature instrumentalisant la religion musulmane. Pourtant, il n’est pas sûr que le système politique de notre pays lui soit supérieur ou en soit très différent. Voyons pourquoi et comment.
Erdogan peut légiférer de son propre chef et tout seul par décret ou ordonnance. Il est à la fois président et premier ministre de son pays. Il peut nommer tout seul les hauts magistrats. Il a une majorité toute acquise à ses vues à la chambre de représentation du peuple. En économie, il est libéral de chez libéral.
Donc, une même majorité législative de « godillots » à la différence que celle des Turcs a été élue (sous réserve d’une triche démontrée) par 52 % des votants avec 20 % d’abstention, donc avec 41 % des inscrits alors que la majorité absolue LREM ne l’a été qu’avec 15 %.
En France, la séparation présidence/Ier ministre n’est qu’une fiction car, en fait, c’est le seul président qui dispose de toutes les manettes et que le Ier ministre n’est que son « collaborateur », son directeur exécutif comme dans une firme capitaliste dirigée par un PDG. Certes, les ordonnances maqueroniennes sont à valider par le parlement mais ce n’est qu’une formalité dans un régime majoritaire installé par la Ve ripoublique. Et le Ier ministre, aux ordres du président peut pondre des décrets attaquables devant le Conseil d’Etat qui n’est qu’un organe où le pouvoir se fait juger par des gens qu’il y a nommés.
La « sublime porte » ottomane nomme les hauts magistrats ; la « superbe vaisselle » de l’Elysée dispose d’une « autorité judiciaire » qui n’est pas un troisième pouvoir indépendant, ce que stigmatise depuis longtemps l’UE. Et Maqueron n’entend pas y renoncer…
Le « grand turc » a asservi brutalement la presse ; le Zident profite d’un système plus doux et subtil ; il suffit de copiner avec leurs patrons, par exemple avec Paris Match qui très régulièrement entonne des péans à la gloire du couple résidentiel à l’Elysée ou de la douairière Trognon si catholique bien que divorcée et si réactionnaire après sa carrière dans des écoles privées jésuites. La France est dans l’OTAN, la Turquie aussi, sa démocratie est bancale, la Turquie aussi, La France fait la guerre, la Turquie aussi.
Erdogan est partisan de l’islamisme laïc, Maqueron prône la laïcité « apaisée » et « positive », ce qui n’est qu’un camouflage d’un rabibochage avec les religieux et d’un communautarisme sous-jacent. Les deux gugusses instrumentalisent donc la religion comme La Paille Au Nez Buonaparte ou Thiers. Il faut que les petites gens croient en l’au-delà pour que le « désordre établi » soit tranquille. Grâce à cela, les bonnes affaires du SLC commun aux malhommes peuvent perdurer malgré son cortège d’inégalités et de pauvreté. Ce n’est pas grave puisque les religieux font montre de charité et que les croyants font l’aumône.
On voit ainsi que la France et son Zident ne sont guère habilités à donner des leçons de morale au régime turc, pas plus qu’à l’Italie. Je vous laisse juge de déterminer quel est le système le moins hypocrite et le moins totalisant pour ne pas dire totalitaire…

Islamisme et système libéralo-capitaliste (SLC)

Posté : 24 juin, 2018 @ 11:21 dans politique | Commentaires fermés

Il y a belle lurette que les idéologues libéraux ont accoutumé d’assimiler le communisme, le marxisme, le socialisme à une religion profane. Ces trucs ont un peuple élu, le prolétariat, une bible, le Kapital, un prophète, Marx, une flèche du temps, le progrès, une promesse, le bonheur dans ce bas monde, un rituel, la grève, la manif, la pétition… Les mêmes idéologues avaient stigmatisé les millions de morts du communisme sans jamais faire le même calcul pour le capitalisme (esclavage, colonisation, guerres, pollutions, catastrophes chimiques, barbouzeries et coups d’Etat, famines…).
Maintenant, je vais énoncer que le SLC fonctionne exactement comme l’islamisme (à distinguer de l’Islam en tant que religion fondée sur le Coran). Après une période de magnificence (7è/14è siècles), cette religion s’est ossifiée, formalisée, codifiée, ritualisée sous la double emprise des « entrepreneurs de religion » (Ulemas, Ayatollahs) et des despotes détenant le pouvoir politique. Cette stérilisation, cette normalisation de tous les aspects de la vie sociale (politique, moral, culturel, religieux, hygiénique, alimentaire, vestimentaire) s’est définitivement encroutée sous le califat ottoman. L’islamisme, en lieu et place de l’Islam, est devenu depuis des siècles un système totalisant et souvent totalitaire. Il y eut des tentatives de réforme, de renaissance mais jusqu’à présent elles ont toutes été combattues victorieusement par les docteurs de la loi alliés à des pouvoirs politiques instrumentalisant la religion pour faire obéir les masses, en excipant du futur bonheur dans l’autre monde si on était un bon musulman observant les prescriptions et obéissant au pouvoir terrestre, Dieu ne s’occupant pas de politique. Ne rigolez pas trop en tant qu’Occidentaux car c’est le fondement du luthérianisme dévoyé en rituel. Les seules réformes réussies, si j’ose dire, ce sont les retours aux origines (salafisme et autres frère musulmans…). Défense de se moquer car c’est la même chose que pour les Amish dont on sait que pour les curetons évangéliques US les Amish de nos Amish sont nos amis. Las, ainsi menotté et « camisolé » le musulman de base n’a comme secours que sa foi, l’observance des rites et pratiques, la croyance en un monde meilleur ; ce qui ne procure que répétition mortifère sans innovation. Et, ainsi, le système (SLC ou islamiste) se met en pilotage automatique de retour aux vieilles solutions, ce qui le rend inadaptable aux évolutions, lesquelles sont, du reste, attaquées et repoussées par tous les bénéficiaires dudit système islamiste : émirs, politicards, religieux, exploiteurs. Eh bien le SLC, c’est itou.
Islamisme et SLC ont un Dieu unique, Allah ou Mammon, le fric, le flouze, l’oseille, le pognon, le grisbi, le kapital, l’artiche que les ratichons de toute obédience prennent avec leurs ratiches. Ce dieu est universel en tous temps et en tous lieux. Ces deux religions sont donc universalistes, atopiques et atemporelles.
Les deux ont un livre sacré, le Coran ou « la richesse des nations », dont le dogme est imprescriptible, soit comme vérité divine révélée, soit comme répondant à des lois naturelles ou scientifiques. Ces livres on été complétés par des dires, soit du prophète, soit de théories économiques d’obédience libéralo-capitaliste (marginalisme, monétarisme, TEG, public choice, capital humain, etc. Les deux systèmes ont leurs exégètes et défenseurs de la vraie foi; les ulémas, d’un côté, les économistes main stream, de l’autre. Ces officiels glosent à l’infini mais sur les mêmes bases, ce qui produit une idéologie figée, réductrice et surtout intériorisée par la plupart des habitants où elle sévit. les deux gloses sont binaires: vous êtes dedans ou dehors, vous croyez ou vous êtes impie. Il y a ce qui est halal et et ce qui est haram. Le marché est halal, le public ou le collectif est haram. Les écritures promettent le bonheur, dans le ciel (où on pourra faire tout ce qui est interdit sur terre) ou sur terre via le bien-être, amené par le progrès, promu par l’économie éponyme. Mais dans les deux cas, c’est toujours demain comme chez le coiffeur qui rase gratis.
Islamisme et SLC fonctionnent par formatage des esprits, conformation aux prescriptions des saintes écritures, excommunication des déviants, punition des réformistes. Ce qui produit naturellement les bonnes pratiques attendues par les ulémas et finit par fossiliser le système dans une doxa unidimensionnelle incapable de faciliter les adaptations aux changements: il faut toujours en revenir à la pureté dogmatique des origines ou des règles de vie (« salaf » ou « consensus de Washington »).
Les deux systèmes sont institutionnalisés; ils ont des organisations, des règles, des normes, des acteurs officiels. Les acteurs du SLC sont, sans exhaustivité, les « organes » internationaux (FMI, BM, BRI, OCDE, l’OMC, les  » G », les sections spécialisées de l’ONU comme la FAO, l’UNESCO, l’OIT, etc.; les Universités d’économie et les grandes écoles comme l’ENA, les think tanks, les firmes de conseil, conseil, audit, les fondations, les agences de notation, les normalisateurs (surtout en comptabilité, statistiques, critères de gestion; la finance (banques et assurances, fonds de gestion et d’investissement y compris de pension) et les paradis fiscaux: les politicards libéraux qui font de l’Etat et de la démocrassouille représentative les « fondés de pouvoir » du Kapital); les médias et les journaleux aux mains des puissants; les multinationales et pas mal d’ONG financées en fait par le kapital; les publicitaires et autres communicants.
Les deux religions sont hyper individualistes; les uns sont concentrés sur leur foi (genre « bildung » luthérienne) et l’observation des rituels et prescriptions dans un formalisme strict, les autres répondent par la compétition, la réussite exigée comme norme, le mérite montré par le patrimoine et le revenu, la démonstration de leur responsabilité personnelle… On ne s’occupe donc pas de politique, ni de solidarité; on reste soumis aux pouvoirs institués comme le préconisait Luther. Les deux religions propagent et imposent une morale (une « moraline » plutôt) qui, dans le SLC, est valeur efficacité, consommation, hédonisme matérialiste, auto-gouvernance, libertarisme, esprit de compétition sans merci. Soulignons que le libéralisme prétend être neutre par rapport à toute morale, ce qui est absolument faux puisqu’il en contient une.
Les deux systèmes sont totalisants car ils régentent l’ensemble des dimensions de la vie: politique, morale, économie, culture, alimentation, hygiène, rapports à autrui ou à soi-même. Ce qui finit par déboucher sur un totalitarisme de fait où la liberté est restreinte aux choix des queues de cerise. Ils interdisent tout pluralisme et tiennent la démocratie (la vraie, pas la démocratie Canady dry qu’est la représentative) en suspicion. la seule différence dans ces systèmes est que l’islamisme part de la religion pour étendre son hégémonie à tout alors que le SLC part de l’économie pour phagocyter tout le reste. Autre petite différence: l’islamisme a 1300 ans (quand les ulémas ont codifié le Coran, les Hadith) alors que le SLC généralisé n’en a que 50. L’islamisme, en fait, ne dérange pas le Kapital car grâce à lui les budgets d’armement et de guerre sont florissants. De plus, comme toutes les religions, il n’a rien dit sur l’économie, pas même en termes de social, de justice et de solidarité. Et, in fine, ils se ressemblent trop pour se combattre vraiment.

Aides sociales : trucages et désinformation du gouvernement Maqueron

Posté : 18 juin, 2018 @ 11:21 dans politique | Commentaires fermés

Sur injonction de Bruxelles, le pouvoir doit entreprendre un plan d’économies budgétaires ; à cette fin, il avait nommé un groupe de travail (la moitié d’énarques dont beaucoup habitués aux « revolving doors » entre public et privé), Cap 22. Cela traîne et patine mais n’empêche pas de fortes paroles. Maqueron a ainsi dit que l’aide sociale coutait un « pognon dingue » sans que le nombre de pauvres ne diminue. Dans les chiffres qu’il étale, directement ou via ses compradores, notamment de la presse et des médias,le gouvernement entretient la plus grande confusion entre les dépenses publiques et les sociales. Il crie au loup car les dépenses (publiques plus sociales) font 56,5 % du PIB et que les prélèvements obligatoires sont à 46,5%. Le PIB est en gros de 2200 milliards et la dépense publique ou sociale est donc d’environ 1250 milliards. Mais la dedans les dépenses sociales font 714 milliards de prestations plus 45 de frais de gestion ; les dépenses socialisées (cela est mieux que sociales) sont les retraites et le chômage, financés par des cotisations (sauf ASS payée par l’Etat et qui est à 500 euros par mois pour une personne seule) et la sécu, dont les allocations familiales (cotisations et, de plus en plus, impôt via la CSG-RDS. Celles-ci font 90 % du total. En fait pour les aides sociales (APL, APA, handicapés…) il n’y a que 2,6 % du PIB au sein des dépenses sociales qui n’ont rien à voir avec elles malgré la confusion entretenue par le pouvoir, soit dans les 58 milliards. Ledit pouvoir insiste aussi sur la fraude aux prestations sociales qui ne fait que 300 millions alors que celle aux cotisations Sécu (donc essentiellement par le patronat) atteint les 16 milliards. Comme on le voit, donc, les aides sociales ne coûtent pas un poignon fou bien au contraire des aides publiques aux entreprises qui, en 2018, émargent à 200 milliards. Et on doit rappeler que 30 % des ayants-droit ne réclament pas les aides sociales et même 37 % pour les droits au RSA! Car, comme par hasard, l’information sur elles n’est pas transparente et les demander est un parcours du combattant surtout si l’on n’est pas « numérisé ». On rappelle aussi que le discours économique libéral stigmatise la France tout simplement parce que la sécurité sociale n’y est pas assurée par le privé (ce qui retire les dépenses des prélèvements obligatoires) mais par socialisation (et non par étatisation car l’essentiel est assuré par des cotisations et non par l’impôt). Aux USA, la santé très privatisée et individualisée coûte 18 % du PIB contre 11 en France! Et on nous dit que ce qui est public (en fait socialisé) coûte plus cher que le privé!
Est-ce qu’elles sont inutiles comme le dit la propaganda staffel gouvernementale? Bien sûr que non car grâce à elle le taux de pauvreté (en-dessous de 60% du revenu médian) tombe de 22 % avant les aides à 14,3 après et que, malgré la crise, ce taux est resté assez stable. L’agit-prop maqueronienne ne nous dit pas que ce taux est de plus de 16 % en Doryphorie et en Gibbye. L’idée cachée est de rendre les aides sociales « actives » en les articulant à l’emploi, en poussant les chômeurs à accepter n’importe quel emploi comme en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Ce qui permettra de nier que si les aides sociales ont augmenté ces dernières années c’est à cause de la cris et du chômedu. le pouvoir est allé jusqu’à dire que s’il y avait de l’emploi grâce à une croissance retrouvée (via le prétendu « ruissellement » de la richesse exonérée des riches vers l’investissement et l’emploi) alors on pouvait diminuer les aides. la tromperie et le mensonge résident dans l’ignorance, faite exprès, de la nature des emplois. Or en Doryphorie, les temps partiels, les mini-jobs, l’intérim, la précarité ont explosé, ce qui a fait disparaître le chômage au-delà dudit « structurel » (4 %) mais sans dire que cela s’est fait avec de plus en plus de travailleurs pauvres fort peu aidés car ils ont « un emploi »! C’est ce que veut imiter Maqueron et pour pousser à prendre n’importe quel type d’emploi il est fort efficace de rogner les aides sociales. Il est même envisagé par nos menteurs et idéologues libéraux de ratiboiser la prime à l’emploi, une des rares choses qui fonctionne très bien! Ce qui demeure amusant, c’est que même si les 58 milliards d’aides sociales sont éliminés cela ne couvrira pas les 60 milliards d’économies à faire pendant la quinquennat. Qui énonce des « fake news »? Et vive Machiavel qui avait mis la ruse au premier rang des principes de gouvernement. mais la ruse n’est pas tout à fait le mensonge éhonté et sciemment fait.

Dixit Maqueron : la concurrence fait baisser les prix et monter la qualité

Posté : 16 juin, 2018 @ 10:43 dans politique | Commentaires fermés

Car le Zident est un chaud partisan de cette théorie libérale pourtant controuvée et démontrée fausse depuis des lustres. Une étude très récente sur les complémentaires de santé, mutuelles ou privées, vient encore de le prouver. On ne peut différencier les mutuelles des assurances privées car elles ont exactement la même logique fricophile. Ce n’est pas étonnant car une déjà vieille directive européenne les a ouvertes à la concurrence en alignant leurs règles de gestion sur le privé. Rappelons qu’une vraie mutuelle a pour valeur la solidarité des assurés et pour règle la participation des mutualistes à la définition des objectifs et des normes. La solidarité signifie que les droits ouverts sont universels et, sous participation différenciée en fonction des revenus, sont les mêmes quels que soient l’âge, le sexe, l’état de santé, l’ethnie et la condition sociale. Les assurances soi-disant mutuelles ont éliminé la solidarité morale, finalité sociopolitique, en la remplaçant par « la mutualisation » financière, c’est-à-dire une logique de pure gestion qui tient compte de l’individualisation des risques pour les primes et ne fait que du foisonnement des coûts. Du coup, privé et mutualisme se livrent une concurrence sans merci. Par exemple, j’ai vu la MAIF, mon assurance, refuser à ma fille un tarif conducteur expérimenté sous prétexte qu’elle n’avait pas été assurée depuis longtemps faute d’avoir une bagnole à elle. Du coup, je me suis penché sur nos propres contrats (mon épouse et moi) et ai constaté qu’on nous volait depuis 10 ans : les contrats souscrits lorsqu’on travaillait n’avait pas été ajustés et on ne nous avait rien proposé pour tenir compte de notre nouvelle situation… J’allais donc illico ailleurs, divisant nos primes par deux ! Heureusement que le pouvoir avait alors simplifié la procédure (laquelle était outrageusement en faveur des assurances et rendait tout changement fort pénible) de résiliation, ce qui n’avait pas été fait depuis 40 ans pour favoriser le capital.
Puis vint Zizi Rider qui a fait créer une complémentaire-santé choisie par l’employeur, payée à moitié par le personnel et le patron et obligatoire, ce qui est plaisant pour une mutuelle dont l’accès est normalement fondé sur le volontariat !. On a alors assisté à la création à profusion d’officines aux conditions très hétérogènes (et non contrôlées car le capital doit s’auto-réguler) qui se tiraient la bourre à grands coups de pub et de com pour avoir des clients. Ce qui confirme que chaque fois que le pouvoir donne une nouvelle loi, c’est pour créer un marché…Par exemple, avec l’obligation de révision technique des voitures ou les diagnostics avant vente d’un logement.
Les résultats de l’étude sont éloquents. Les prix ont augmenté de 47 % (dont 13 points consacrés à une hausse de la fiscalité car, voyez-vous, plus les prix sont élevés, plus l’Etat fait son beurre, ce qui explique qu’il laisse faire le capital). La qualité est fort médiocre et le taux réel des remboursements ne s’est guère amélioré. Les frais de gestion représentent le tiers des dépenses car la concurrence fait exploser les dépenses de publicité et autre communication. Par ailleurs, les boîtes se sont concentrées, ce qui est un effet classique et connu de la compétition, mais sans vraiment diminuer le volume des personnels…. On se souvient de la promesse faite aux Rosbifs lors de la privatisation du chemin de fer; le résultat est éloquent car les tarifs ont galopé et la sécurité a été bafouée. En France, si les tarifs élec dits réglementés n’ont pas encore été bouffés par le secteur privé c’est que la concurrence est loin d’y être parfaite pour des raisons politiques. Cependant, le pouvoir a créé des concurrents à EDF en la forçant à leur vendre son élec à un prix quasiment inférieur à celui de production! Mais la différence est bouffée par les frais de gestion. On voit même Engie (ex-GDF) faire concurrence à son ex-associé par des moyens plus que déloyaux déjà sanctionnes par maintes amendes! Et le pouvoir a même forcé EDF à subventionner les éoliennes et le photovoltaïque par obligation de rachat au-dessus de son prix de revient!
Comme quoi la concurrence est un phénomène naturel et positif! Amen.

La pétaudière Maqueron

Posté : 12 juin, 2018 @ 9:55 dans politique | Commentaires fermés

Le macro(n)céphale est en train de se faire des nœuds ; il se prenait pour un génie, il se comporte comme « l’universelle araigne » mais n’est pas Louis XI qui veut et ce n’est pas la même époque. Il vient de se faire couillonner magistralement par son ami Trump lors du G7 au Canada. Au passage, il vient de montrer le caractère illusoire de sa politique internationale. Le but de Trump était de faire voler en éclats le G6 et l’UE, ce qui est presque fait et est révélateur des impasses Maqueron et de l’aspect spécieux et dangereux de ses choix pour le pays. Soit les membres de l’UE font corps et le tout va s’abimer dans la compétition mortifère au sein d’icelle, soit chacun développe ses préférences, ce qui, tôt ou tard, va la faire imploser. La première hypothèse est peu probable : les PECOs sont trop attachés au parapluie américain, la Doryphorie tient à ses privilèges et il y a déjà longtemps que l’UE n’est qu’une cohue de pays en concurrence. La stratégie Maqueron est de souder ces pays ; au passage cela signifie que tout sera fait pour sauver le soldat teuton, lequel est le premier visé par Trump, vu que le déficit commercial UE/USA vient pour la moitié du commerce avec la Tudesquie. Faire front derrière elle, c’est naturellement faire courir le risque à la France (et aux autres) de voir les exports teutonnes (25 % des bagnoles allemandes son exportées aux USA; veut-on sauver la mère Cédès plutôt que l’affaire Harry?) refusées aux USA se diriger à prix cassé vers l’UE, ce qui amènera la compétition intra européenne à un niveau insoutenable. Ce qui n’est sûrement pas adapté aux intérêts francouis.
Côté guerre anti Daech au Sahel, se dresser contre les USA, c’est perdre leur soutien alors que sans les drones, le renseignement, les armes US l’armée francouie (et celle de coalisés du Sahel plus les forces de l’ONU) serait rapidement éjectée et impuissante. Politique de gribouille pour garder l’amitié franco-allemande, laquelle n’est que du pâté d’alouette, du genre un panzer contre une 2 cv.
Côté G6, on ne peut que rigoler car cela signifie soutien à Trudeau : mise en place du CETA, déjà en cours, avec envahissement de l’Europe par des produits OGM, du bœuf aux hormones, des fromages copiés sur ceux de l’UE, et du pétrole ou gaz des schistes bitumineux de L’Alberta, lesquels détruisent les forêts, l’eau, les territoires des Indiens et la planète. Maqueron s’affiche écologiste tout en ne combinant que des stratégies économiques de croissance ; il est tout aussi écolo que Trudeau avec lequel il a fait cause commune contre la Terre. Au G6, l’UE n’a pas à s’unir au Japon (avec sa N Trump fera ippon) qui ne peut que la lâcher pour les USA face à l’expansion chinoise. La Gibbye s’est mise out UE et soutiendra les USA comme tout le monde anglo-saxon. Bref, le G7 est mort (il ne le savait pas encore bien que le SLC l’assassine depuis longtemps) et le G6 mort-né. Maqueron prône un multilatéralisme inopérant alors qu’il faudrait renouveler l’internationalisme neutraliste.
Le summum du « bordel ambiant » est atteint avec l’autorisation donnée à Total par le pouvoir d’importer 300 000 tonnes d’huile de palme (Malasie, Indonésie) pour raffiner des biocarburants alors que les gouvernements ont incité les agriculteurs francaouis à produire du colza, hélas 30 % plus cher car respectant des normes ignorées ailleurs. Rappelons à la Hulotte que l’huile de palme est dévastatrice pour les forêts et la planète! Soulignons que des négociations avec la Malaisie sont en cours pour lui fourguer des Rafales en bloc d’assault. Plutôt, donc, servir les trusts francaouis que l’agriculture et la Terre alors qu’on affiche son écologisme grand teint. Et qu’on joue double jeu car à l’UE notre gouvernement fait voter contre les restrictions à apporter aux importations d’huile de palme. Nous décernons à Maqueron le grade de grand commandeur des palmes et du tuba pour nager entre deux eaux.
L’imbroglio continue avec la poussée anti macronienne de certains de ses premiers soutines comme la protestation de 3 économistes qui avaient pourtant rédigé son programme économique et social; sauf que social a disparu des décisions et des actes.
Il est absolument fantastique de voir notre Zident nous forcer à appliquer un modèle SLC qui est déjà mort. Maqueron fonce droit dans un mur malvoyant où le pays va s’écraser avec un bruit malentendant (faut être langagièrement correct puisqu’on ne peut plus dire aveugle ou sourd!). Perinde ac cadaver comme disaient les jésuites qui ont formé le Zident.

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