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Pourquoi Mac-Tron ne peut ni ne veut répondre aux gilets jaunes

Classé dans : politique — 29 novembre, 2018 @ 12:13

Le pouvoir, comme les journaleux, n’a pas vu venir le mouvement de ras-le-bol des gilets jaunes. Pourtant cela fait belle lurette que les classes moyennes, surtout les petites, sont victimes des coupures et fractures sociales, politiques, fiscales, culturelles, territoriales. Elles ont un revenu trop important (!) pour recevoir des aides, paient les mêmes impôts que les autres (sauf les riches et les capitalistes de plus en plus exonérés) car ces impôts ou taxes sont généraux et uniformes sur le territoire quelles que soient les situations des populations, ont vu leur revenus stagner ou baisser et leurs dépenses contraintes ou charges fixes augmenter, donc leur pouvoir d’achat diminuer. Elles ont été surtaxées par les différents gouvernements successifs alors qu’elles s’appauvrissaient et entraient dans la précarité. Et Mac-Tron en a rajouté une grosse louche qui a déclenché le mouvement de protestation et de défense des gilets jaunes. C’était plus que prévisible mais on ne sait plus que « gouverner, c’est prévoir »; du coup le gouvernement propose des mesurettes pour calmer le jeu, des mesures atomisées, parcellaires et saucissonnées alors que le problème à résoudre est global et transversal (loin du simpliste « en même temps ») et touche à tous les aspects de la société et du quotidien desdites petites classes moyennes. Il nous faut donc voir pourquoi Mac-Tron en est réduit à des expédients, à de la Com. et à de « la pédagogie ».
Mac-Tron s’est enfermé lui-même dans une idéologie obsolète, des contraintes extérieures ayant réduit à presque rien son pouvoir d’action et dans sa conception verticale, technocratique et mégalo du pouvoir.
1) dogmes, croyances et attitudes de Maqueron:
Mac-Tron, formaté dans les Grandes Ecoles du pouvoir et de la phynance a gobé tout cru les fariboles de la pensée économique libérale et dominante: théorie du ruissellement, primat de l’offre sur la demande, efficience des marchés, théorème de Schmidt (l’épargne d’aujourd’hui est l’investissement de demain et l’emploi d’après demain), la concurrence fait baisser les prix, le libre-échange conduit à l’harmonisation, à la convergence économique et à la réduction de la pauvreté, la croissance peut seule résoudre la question sociale, la mondialisation est « heureuse », etc. Tous ces bilboquets, par ailleurs fort intéressés, ont été controuvés tant par des économistes, même libéraux, que par les faits telle la crise de 2008. Armé de sa science, alors que les Francouis seraient nuls en économie, Mac-Tron s’est lancé dans une politique de l’offre fondant la baisse des impôts sur le capital et les capitalistes (qui n’ont pas investi en France mais développé les dividendes, les placements à l’étranger, l’évasion fiscale, la spéculation) et sur le travail (les « actifs »). Mais comme il devait « en même temps » respecter les équilibres comptables exigés par Bruxelles und die grosse Angela, la luthérienne austère, il a fallu trouver du « pognon de dingue » chez les autres, à savoir les classes moyennes car les plus pauvres ne pouvant plus payer il fallait les assister mais seulement eux. Et toujours pour des raisons budgétaires il a commencé par arroser les plus riches, pensant qu’ils apporteraient de la croissance, avant de redonner quelques miettes aux actifs de moins de 2500 euros de revenu familial par mois. C’est raté car la croissance n’est pas là et que le chômedu persiste. Mac-Tron devait baisser d’un point le niveau des prélèvements obligatoires pendant son quinquennat; c’est mal parti car ils sont montés à 48 % du PIB contre 46 à son arrivée! Cette ponction sur la consommation ne va pas susciter la croissance espérée…
Mac-Tron ne raisonne qu’en terme d’économie coupée de toutes les autres dimensions du social, notamment de la morale comme le veulent les saintes écritures libérales. Il est un ponte du calcul, du quantitatif, du comptable, un spécialiste des « eaux glacées du calcul égoïste » (Marx). Il pense comme un « sachant », un technocrate. Il se prend pour un génie. Mais avec Macronescu, la réalité fait que le génie se carapate, le peuple réel repoussant cette arrogance. Imbu de son intelligence de cuistre, Macronescu a entrepris un travail de Roumain consistant à tout régenter à partir de son bureau en aplatissant tous les corps intermédiaires. Las, maintenant qu’il n’y a plus d’organes de médiation entre le peuple en colère et le pouvoir, Macronescu se trouve tout seul pour affronter la colère sociale entre lui et ses mégalo-pôles, d’un côté, et la foule en révolte, de l’autre. Mac-Tron n’est qu’un mégalo narcissique coupé des réalités quotidiennes vécues par la majorité du peuple « périphérique ». Son mode de pensée n’est pas dialectique (« en même temps ») mais dualiste car il oppose sans cesse les choses, les idées et les gens au lieu de les combiner, de les composer dans un pluralisme de bon aloi. En tant qu’idéologue libéral, Mac-Tron pense qu’il n’y a rien à planifier, qu’il n’y a pas besoin de projet collectif, d’aménagement du territoire pour combattre les disparités. Le marché règle tout automatiquement et au mieux, foin du plan gaullien indicatif et négocié entre tous les acteurs, à bas la Datar, la solidarité et les services publics, tous ces machins d’inspiration « collectiviste » comme dirait Fiscart Déteint. Mais ses prédécesseurs avaient déjà entrepris le massacre; lui il aggrave les choses au profit, c’est le cas de le dire, des lobbys qui ont son oreille bienveillante. Jupiter est macro(n)céphale et cela se voit. Le pays était déjà largement déchiré et Mac-Tron a accentué les cassures sociales. Mac-Tron ignore tout du droit et fiche en l’air ses principes fondamentaux comme l’égalité de traitement et l’universalité des lois.
En sociologie, Mac-Tron est un individualiste et considère que le collectif n’existe pas; c’est du Thatcher pur sucre. La société n’est pour lui qu’une collection d’individus en compétition et il n’y a que des contrats bilatéraux de gré à gré entre le renard libre et la poule libre.
Mac-Tron croit que la démocratie libérale fonctionne et lui a procuré la légitimité de changer de peuple par ordonnance. Il ne voit pas que cette chose n’est plus depuis longtemps qu’une démocrassouille non représentative et seulement légale bien qu’elle confère au Zident tous les pouvoirs (Constitution de la V ème ripoublique). Il n’a été en fait adoubé que par une petite fraction de la population, celle des « bobos » nomades, sans racines, ouverts à la mondialisation, bien formés et diplômés. Ce qui a donné 15 % de vote des inscrits en faveur de l’hyper majorité maquereaunienne à la chambre des députés. Il a oublié que le vote protestataire a fait 40 % au premier tour des pestilentielles! Muni de sa légalité électorale, il se croit tout permis contre l’intérêt général du pays. En outre sa conception du pouvoir est verticale, descendante, néolithique, personnelle, napoléonienne. Et qui peut croire en une démocratie ou le député de l’essonne vient d’être élu avec moins de 20 % de participation électorale?!
2) les Contraintes: SLC, traités internationaux, UE
Les pouvoirs internes à la France mobilisables par Mac-Tron sont dérisoires; ils sont réduits à la fiscalité (sauf la TVA normalisée par l’UE), au droit social et syndical, lequel doit être adapté pour être pleinement concurrentiel et aux normes environnementales. Mac-Tron n’a pas le droit de fixer les droits de douane, le droit de passer les traités de commerce international, de moduler le taux de change de la monnaie, de fixer le taux d’intérêt, de construire le budget en dehors des clous de la TSGC Merkel-Tsarkozy, de sortir des normes européennes sur les produits toxiques, ni d’indiquer sur les produits leur provenance. Il est entièrement prisonnier des traités passés par ses prédécesseurs pour l’UE. Et l’UE n’a été bâtie que sur sa dimension économique à grands coups de directives considérés par la CJUE comme supérieures au droit national. l’Europe est ordo-libérale, c’est-à-dire sur la vison teutonne d’une économie régie par des règles absolues et intangibles. Les règles européennes en place, aggravées par la monnaie unique dans la zone euro, forment un gigantesque étau construit pour mettre les peuples en concurrence illimitée. Ce qui ne peut qu’amener à des divergences (et non à la convergence qui est la théorie au nom desquelles il a été mis en place), notamment parce que le budget de l’UE est ridiculement faible (1 % de la somme des budgets de tous les Etats contre 20 % aux USA) et interdit tout transfert de compensation des déséquilibres entre pays. De plus les aides financières entre banques centrales des pays sont interdites et les coopérations pourchassées.
Il n’a pas pigé, car cela serait contraire à ses croyances libérales, que le SLC amène l’essor des inégalités, la division léonine du travail, l’accumulation sans limites, ce qui détruit la planète, la concentration économique dans les territoires les plus puissants et dotés, les déséquilibres fantastiques des balances commerciales. Il ne voit pas que la concentration monopolistique ou duopolistique provient directement de la loi du profit: celle-ci conduit à grossir, à absorber, à monopoliser les marchés car plus on vend ou produit plus il y a d’économies d’échelle. Et même des rendements croissants avec les économies de réseau, lequel est d’autant plus rentable qu’il reçoit de passages; c’est ainsi que les GAFAM deviennent des monopoles mondiaux. C’est le libre-échange sans régulation qui conduit à la désertification des campagnes et à la concentration urbaine qui regroupe toutes les infrastructures nécessaires au plein développement du Kapital. Infrastructures payées également par tous les contribuables de l’ensemble du territoire alors que les zones périphériques n’en disposent que peu. Les gilets jaunes voient bien qu’ils paient le même impôt universel national alors qu’ils ne récupèrent que les miettes des services publics laminés au nom du privé soi-disant plus efficace.
Mac-Tron adhère à ce système, d’une part parce qu’il y croit et, d’autre part, par narcissisme. Il veut faire partie du club des dirigeants libéraux et modernes et, bien plus, il veut en être le lider maximo, le primus inter pares, et même, en tant que mégalo, le meilleur agent et propagandiste. Il ne fera donc rien pour résoudre les problèmes des gilets jaunes; cela supposerait qu’il se batte pour une réorientation drastique de l’UE afin que chaque pays retrouve des marges de manoeuvre pour lutter contre le SLC qui est la doctrine actuelle de l’UE.
Le rapport des forces est tel que les gilets jaunes perdront leur combat mais pour Mac-Tron ce sera une victoire à la Pyrrhus. ils n’ont pas de projet ni construit, ni commun et ils ne sont pas organisés. De plus, des partis font semblant de les aider alors que leur but essentiel est de conserver le monopole de la représentation en la réduisant aux jeux politiques institués en monopole. Mais, tôt ou tard, la plante semée par les gilets jaunes germera, par exemple aux européennes.

Les Voraces et les Coriaces: Carlos Ghosn

Classé dans : politique — 24 novembre, 2018 @ 12:21

Les mésaventures du PDG de Renault-Nissan-Mitsubishi sont le symbole incarné de ce qui peut se passer en régime de SLC, nonobstant que ce que lui reproche la justice nippone soit avéré. Mais il n’y a pas besoin de connaître la suite pour dire ce que je vais énoncer infra.
En SLC, les vieilles valeurs (honneur, courage, honnêteté), celles qui nous ont donné le combat entre les Horaces et les Curiaces, ont été passées au néoCid et ont été remplacées par la voracité, la rapacité, l’avidité, la « coriacité », si j’ose dire. le mantra est: moi d’abord, les autres ensuite; Moa, Moa, Moa comme disait Guitry. C’est l’impérialisme culturel de la morale SLC qui règne, à savoir l’individualisme narcissique, mégalomane et paranoïaque. Les PDG d’aujourd’hui n’ont jamais assez de pognon et se comparent sans cesse aux autres (vive le benchmarking SLC) pour exiger toujours plus comme dit Walter (de) Closets… mais pour les syndicalistes et les fonctionnaires et les salariés de base et non pour les patrons. La lutte des places s’est substituée à celle des classes. Il faut être « entrepreneur de soi-même » et se vendre au plus offrant. On est prêt à accepter n’importe quel boulot de merde ou inutile ou nuisible pourvu que cela paye une blinde car pour être admiré il faut pouvoir afficher son pouvoir d’achat aux yeux des autres via des consommations qui vous distingue du vulgum pecus (vieille analyse de Veblen dans « La classe de loisirs ») et belle illustration de « La société du spectacle » décrite par Debord.
M. Ghosn (ça se prononce comme ça s’éternue) est le prototype du kapitaliste apatride avec ses 3 nationalités (sauf la bonne, à savoir la japonaise); 3 passe-porc illustrent que l’on est avant tout au service du kapital, lequel n’a que faire des frontières, des pays et de la « décence commune ».
Le sieur Ghosn a été à très bonne école: X-Ponts, ce qui, comme à ses congénères, donne le droit de mépriser les autres au nom de la méritocratie ripoublicaine. Proudhon qualifiait les Grandes Ecoles de « séminaires de l’aristocratie » et Bourdieu les hauts administrateurs ou fonctionnaires de « noblesse d’Etat ». C’est ben vrai, comme disait la mère Denis mise en vedette par une marque de machines à laver. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Proudhon racontait l’anecdote suivante: un X-Ponts avait présidé à la construction d’un pont sur la Saône si bas que les péniches ne pouvaient plus passer dessous; les batelliers se plaignirent et l’ingénieur leur répondit avec superbe « les ponts, c’est fait pour passer dessus, pas dessous. Autre petite histoire: dans les années 60, EDF avait construit une ligne à très haute tension au dessus des espaliers de vigne en Gironde; les viticulteurs se plaignirent de recevoir de grosses châtaignes d’électricité par temps d’orage, réponse des X-Ponts d’EDF: vous n’avez qu’à planter vos vignes en espalier perpendiculairement aux lignes au lieu de les laisser en parallèle. Ces gens-là savent tout et ont donc le droit de commander. Et l’engeance à la Ghosn le fait d’une manière particulièrement autoritaire, même pour le Japon où l’obéissance est culturelle et forte.
Nos génies, habilités par leurs diplômes et toute la camarilla des diplômés, sacralisés par les institutions et malheureusement respectés par les dominés, ont tous les droits et n’ont pas à respecter la morale du bas peuple; ils peuvent donc être insatiables et se conduire en despotes (voir les suicides chez Renault au centre de recherche de Guyancourt ou la ténébreuse affaire de cadres supérieurs innocents mais virés pour cause d’affaire d’espionnage montée de toutes pièces par des sbires de sécurité au service du seul et paranoïaque Ghosn); ce sont des mégalos et des narcissiques par construction car toute leur formation a tendu à leur faire croire qu’ils sont des aristos (les meilleurs en grec). Il s’entourent de courtisans et de béni oui oui qui leur tendent le miroir qui tous les jours leur dit que qu’ils sont des phénix sortis de la cuisse de Jupiter alors qu’ils ne sortent que de la boîte de Pandore. Cela s’est vu au remariage de Ghosn au château de Versailles, les Japonais l’accusant d’avoir fait payer la note par Nissan. En outre, le quidam s’est vu ériger une statue de 5m de haut sur un pont à côté du siège de Nissan! Oh Nissan qui mal y pense! Mais cela relève de l’individualisme SLC exacerbé par la diplômite méritocratique francouie.
Je ne sais évidemment pas si Ghosn, franco (de port)-bilan né-samba (b)résil (le) a fauté car il faut se méfier d’une opération montée par les Japonais se plaignant d’être trop absents de la direction de Nissan alors que notre malhomme projetait de fusionner les entreprises d’autos au-delà de l’actuel partenariat Nissan-Renault-Mitsubishi. Ils le voyaient mal car en fait Nissan, bien plus grosse que Renault, est le leader effectif de l’association. Et on peut déjà augurer que Nissan va absorber Renault car le titre d’ycelle est en train de plonger. Cela peut donc relever de la lutte des places, voire du nationalisme nippon. Y aura-t-il ippon? On ne sait, mais « l’itinérance » ghossienne est possible vu qu’il a la grosse tête depuis longtemps. En outre, le génie n’a rien vu venir à l’instar de Mac-Tron qui n’a pas pensé que les gilets jaunes en avaient ras-le-bol d’être plumés encore plus par les fiscariotes et comptables de Bercy. C’est pourquoi il a été cueilli comme une fleur de cerisier à la sortie de son jet privé au kérosène détaxé. On ne pleurera pas et cela me rappelle une blague de Balzac: on quêtait dans son immeuble (5 francs par habitant) pour enterrer un huissier qui y habitait; Balzac donna 10 francs et dit: enterrez-en deux.
De plus, sachons que l’intelligence du pharaon de l’auto n’est pas si extraordinaire que cela; ses décisions sont à la portée du premier manager venu: productivisme par pression constante et accrue sans cesse sur les travailleurs, ressources financières par le crédit-auto et les dividendes versés par Nissan (2,5 milliards), délocalisations dans les pays low cost, chasse aux syndicalistes, heures.sup, etc. Il n’y a pas de quoi s’extasier et être payé 15 millions par an.
I

Ordre public, forces de l’ordre, Etat de droit, légalité et ordre républicains, respect des institutions de la démocratie…

Classé dans : politique — 20 novembre, 2018 @ 11:59

Les fantoches qui nous dirigent, y compris Mac-Tron président du nouveau monde, nous ont accoutumés aux belles notions d’ordre public, de forces de l’ordre, de l’égalité républicaine, d’Etat de droit, de respect des institutions démocratiques. Tout mouvement de protestation, comme celui hier des « gilets jaunes », est aussitôt soupçonné d’enfreindre l’état des choses décrit par les mots ci-dessus verbalisés (dans les 2 sens du terme) et psittacisés à l’infini par les « autorités en place ». Tâchons de voir les pièges tendus à la démocratie réelle par ce florilège de normes.
Bon déjà, d’ou vient l’ordre? Il vient de la législation en place. Cette législation assure-t-elle l’ordre? Oui, mais de quel ordre s’agit-il? A cette question on peut répondre sous deux angles principaux. D’abord l’observation et l’analyse des formes et pratiques dudit ordre dans la situation actuelle; alors, la réponse est claire. L’ordre est celui de l’inégalité, de l’injustice, de la pauvreté du plus grand nombre, de la précarité, de la disparition de l’espoir, de l’insécurité du lendemain, de la répression judiciaire et policière. Constate-t-on un progrès, une amélioration? Non, on va de plus en plus vite vers la mise en place en France du SLC qui amène concurrence, puis compétition, puis oppositions, puis conflits latents et ensuite ouverts entre les populations favorables à l’hyper libéralisme dérégulé et ses très nombreuses victimes vues hier en partie dans la rue. les « fractures sociales » ne cessent de grandir avec le SLC mac-tronien alors même que ledit Maqueron prétend les réduire. On a pu admirer les effets de l’opposition dans le fait que certains excités du macronisme et de l’individualisme libéral ont foncé dans le tas des piquets de bouchons. C’était un signal manifeste; je vous emmerde, vous les petits, les sans-grade, les « moins que rien », les sans-costume, les populistes réactionnaires, nationalistes,  » fumeurs de clopes et utilisateurs de diesel ». Et d’ailleurs notre président nous a couvert par avance car nous représentons le progrès contre les « Gaulois » hostiles au changement. Vous n’avez pas le droit d’empêcher la circulation, droit fondamental du SLC, au nom de vos petits problèmes, et d’aller contre la politique du président démocratiquement élu. Nous sommes le bien et vus êtes le mal; donc nous faisons le bien en vous faisant mal. Du reste, derrière une théorie du « en même temps », en fait Maqueron a attisé les dualités: riches contre pauvres, métropoles contre bourgades, actifs contre retraités, prétendus investisseurs contre rentiers… Et pour cela faire, il n’a été qu’un fiscariote, c’est-à-dire un champion des impôts et taxes et un spécialiste du transfert des charges de Pierre à Paul. Cela nous fait une belle anarchie dans le temps même où Edouard Philippe, 1er sinistre, affirme que les gilets jaunes, c’est l’anarchie! D’autres LREM stigmatisent l’aspect « poujadiste » du mouvement. Et tous en appellent au maintien de « l’ordre républicain ». Cela doit être à géométrie variable car où se voit ledit ordre dans les zones de non-droit, d’agressions en tout genre, de voitures incendiées, d’agressions dans les écoles, d’espaces monopolisés par des bandes ou des islamistes, dans le crime organisé, notamment albanais qui prospère, dans les trafics de drogue, dans les immeubles qui s’effondrent, dans les banlieues ghettoïsées, dans les campements sauvages…? On se demande s’il y a encore un Etat de droit. La réponse est non et pourquoi? Parce que ces phénomènes ne sont pas politisés ni organisés et ne mettent nullzment en cause le système libéralo-capitaliste. Mieux, plus ces gens-là s’isolent, se battent entre eux, plus la division sociale fait les affaires d’un SLC sans adversaires organisés. Et voilà pourquoi les politicards main-stream ne font pas grand chose pour assurer l’ordre là. Mais quand on conteste le pouvoir, alors là il réagit vivement ou menace de le faire comme a dit si bien Castagnette, ex-délinquant juvénile devenu ministre sous Mac-Tron.
Sur le 2ème volet de l’existence « d’un ordre juste » comme dit Ségo Bas-de-laine politique, rappelons la séquence: élection de représentants habilités légalement par icelle à « donner et casser la loi » (souveraineté), vote des lois (Etat de droit), judiciarisation de leur application (qui donnent « l’ordre public »), sanction des violations, répression (forces de l’ordre), zonzon. La question devient: est-ce que les lois sont justes, c’est-à-dire établies dans l’intérêt général et en vue du bien commun? La réponse est non car elles sont données pour le seul bien du SLC et de ses acteurs économiques et financiers. Comment est-ce possible? Elementary, my dear Watson: profitant des énormes vices structurels de la démocrassouille libérale, soi-disant représentative, les représentants politiques sont devenus depuis 30 ans les gilets rayés du kapital. J’ai déjà décrit amplement la nature et les vices de cette démocrassouille qui est une façade à la Potemkine laissant accroire aux citoyens qu’ils sont encore en démocratie alors qu’en réalité c’est le kapital qui dirige le pays. Ce voile impudique est nécessaire pour continuer de faire des affaires tout en faisant accroire au peuple que les gouvernants décident démocratiquement en vue de son bonheur; si ce masque disparaissait alors il serait clair pour tous que, d’un côté, il y a les capitalistes et leurs sbires et, de l’autre, la grande masse des exploités, des dominés et des leurrés (triple alliance du trône, du coffre-fort et de l’autel; « bloc historique » unissant par hégémonie la domination, l’exploitation et l’aliénation idéologique). Qui plus est, il y a belle lurette que les pouvoirs souverains du pays ont fichu le camp vers la technocratie de Bruxelles, les petits arrangements entre amis libéraux au Conseil européen et les traités internationaux de commerce pour lesquels seule die Grosse Kommission de Bruxelles (techno plus Conseil plus parlement européen dominé par la droite libérale teutonifiée) décide. Le pays, ex-souverain, a perdu grands et essentiels leviers de commande, à savoir sa politique monétaire, son taux de change, ses droits de douane, la décision d’ouvrir ou non ses frontières au commerce international, son droit d’emprunter à sa banque centrale, sa politique d’immigration. Il ne lui reste plus que la fiscalité, le droit social et syndical, la protection sociale et … la répression. Or ces leviers ne peuvent plus être utilisés autrement que comme variables d’adaptation à la compétition internationale et européenne et c’est pourquoi ils font partie de la course permanente au moins-disant.
Tout découle donc de la nature de la démocratie en place et de sa légitimité; car elle est bel et bien légale et donne le contenu du droit « positif » (décidé et en actualité de service), le prétendu ordre public et Etat de droit. Notre démocratie est-elle légitime? Non; elle ne peut l’être quand l’assemblée nationale dispose d’une majorité absolue de députés avec en moyenne 15 % des inscrits aux législatives, quand il n’y a pas un seul ouvrier, quand les grands médias (dans la main des industriels et financiers qui ont payé la campagne de Mac-Tron) n’arrêtent pas de promouvoir ou justifier sa politique SLC, quand tous les pouvoirs sont concentrés sur le zident, quand les collectivités locales et les corps intermédiaires sont snobés et laminés, quand un projet de réforme de la justice va accroître les pouvoirs discrétionnaires des procureurs, quand le droit syndical est ratiboisé au détriment de la défense du salariat, quand les riches sont détaxés et les retraités assommés, quand la prétendue élite méprise ou vertement le peuple… Et comme ce régime de prétendue démocratie pond les lois qui régissent le soi-disant ordre public, celui-ci n’est pas légitime non plus, ni « les forces de l’ordre » à le défendre. CQFD

Gilets rayés et gilets jaunes

Classé dans : politique — 15 novembre, 2018 @ 12:31

D’où vient la colère des gilets jaunes? Des saloperies politicardes et technocratiques des gilets rayés. Qui sont-ce? Les politicards qui obéissent au doigt et à l’oeil aux consignes des zélateurs du SLC et qui sont dominés par les technocrates de Bercy, eux mêmes chauds partisans dudit SLC. Autrefois, les politiques étaient « les fondés de pouvoir du capital » (Marx); ce temps n’est plus car ils en sont devenus les domestiques serviles.
La colère vient aussi de ce que ce gouvernement de « nouveau monde » est tout aussi centralisateur que ses prédécesseurs; ce qui veut dire autoritaire, technocratique, normalisateur, standard. Il prend des mesures générales quelle que soit la diversité des situations des différentes populations; c’est bien plus facile que de faire face à la complexité et à la pluralité des problèmes et des acteurs sociaux. Cela permet, comme dans le privé qu’il imite et dont il a a adopté la logique unidimensionnelle, de construire des indicateurs et des tableaux de bord simplistes et uniquement quantitatifs et financiers. C’est le rêve des mégalomanes de Bercy que de pouvoir suivre la marche du pays sur un 29.7 où ne figurent que du général et des moyennes; cela permet de gommer les écarts et les cas particuliers. Cela permet de continuer dans la logique shadok car un système d’information purement quantitatif interdit de comprendre les causes profondes des échecs; alors on adopte ladite logique qui a pour principe numéro 1: plus on échoue, plus on a des chances de réussir. Pompons, pompons … le pognon des Francaouis. Ce qui devient dans le ressenti des citoyens: c’est le pompon pidou.
La frustration vient de ce qu’une fois de plus le gouvernement, pourtant si moderne et progressiste, s’en prend à ceux qui sont censés ne pas pouvoir réagir: isolés, dispersés dans les périphéries pour la plupart d’entre eux, atomisés, sans moyens à consacrer à se défendre, sans syndicats ni organisation, les vieux récemment rackettés. On ne taxe pas ou beaucoup moins les avions, les paquebots, les grands pollueurs, les agriculteurs productivistes de la FNSEA, les boîtes de transports routiers qui ont de puissants lobbys pour les défendre, ni Total qui, au contraire vient d’avoir le droit de détruire une partie de la Guyane pour trouver du pétrole et d’acheter 300 000 tonnes d’huile de palme pour faire du biocarburant. Et tous ces acteurs-là sont évidemment l’objet des soins les plus attentifs de die Gross Kommission de Bruxelles. On réinvente la gabelle et on a sans doute pensé que les oies ne se révolteraient pas; certes ce n’est pas nouveau car depuis des lustres, c’est le rôle de la TVA de plumer tout le monde, surtout les plus pauvres qui n’en peuvent mais. Et où est donc, non ornicar, mais le « nouveau monde »? Et cela s’ajoute au ras-le-bol fiscal dû à l’augmentation permanente des impôts et taxes sauf pour les plus fortunés. Il est probable que le gros des gilets jaunes dans la rue viendra des classes moyennes qui en ont marre d’être les seules à payer plein pot sans avoir quoi que ce soit en retour car les aides, rustines et mesurettes annoncées par le gouvernement n’iront qu’aux 20 % les plus pauvres de la population. Ce qui, cela étant dit au passage, entretient une coupure de plus en plus grande entre les classes sociales au lieu de recherche de la cohésion sociale.
La grogne vient d »une décision brutale, à première vue non préparée sérieusement, c’est-à-dire en anticipant les conséquences de la mesure; ensuite, comme il y a des réactions (soi-disant non prévues) le gouvernement fait mine de rétropédaler et de se donner une image paternelle en cherchant des solutions. Pourquoi dis-je à première vue? C’est parce que la tactique du pouvoir relève de plusieurs facteurs possibles. Il y a celui que je préfère qui consiste à lancer l’affaire comme un ballon d’essai et d’attendre les réactions, le pari étant qu’il n’y en aura pas à cause des raisons exposées supra. On n’a donc pas à étudier solidement la mesure ex ante et on répondra au coup par coup en tant que de besoin au cas où il y aurait de la ruée dans les brancards. Cela permet de gagner du temps et de se donner une aura sociale en faisant semblant d’adapter la décision aux réactions. C’est évidemment vieux comme Hérode (et hérodé) et une des ficelles classiques du gouvernement néolithique qui assène ses Massu comme Charlot en 68. L’autre solution est une combinaison d’incompétence (surtout avec des gens qui viennent de plus en plus du privé et ignorent complètement la chose publique et sa logique d’intérêt général), de fatuité (moi, je sais tout à l’encontre des ploucs que je méprise), de cuistrerie (j’affiche un savoir que je n’ai pas pour impressionner le populo), de jean-foutrisme (personne totalement incontrôlable car, en l’occurrence, au-dessus des lois), de flemme (c’est bien plus facile de faire du standard que du complexe). Avec ce pedigree, il est tout à fait inutile de se creuser les méninges pour préparer une législation efficace. Et puis de toute façon on peut se rattraper via la méthode 1 ou on rétropédale et on fait de la « pédagogie ». Quel mépris puis que la pédagogie suppose qu’on s’adresse à des andouilles qui finiront par comprendre si on leur explique plus longtemps les choses, qui pourtant ne relèvent pas de la pédagogie mais de la démagogie camouflant les réalités en les qualifiant de simple ressenti. Et qui est généralement un tissu de mensonges. Exemple: la taxation supplémentaire du carburant s’expliquerait par l’urgence écologique et par le privilège donné au travail; double menterie car l’essentiel du fric en plus va dans les fouilles de l’Etat et car le travailleur a très souvent besoin de circuler en bagnole, faute de transports en commun, pour aller turbiner souvent pour des queues de cerises. Le gouvernement Mac-Tron a largement aggravé ces stratégies classiques en se moquant du parlement et des commissions préparatoires: il leur communique les textes en retard et leur laisse un très court délai pour les étudier ou les amender ou il s’oppose aux amendements. Et le projet Mac-Tron à l’étude va encore réduire plus les droits du parlement!
On note que le traitement uniforme des problèmes et des textes législatifs relève de la centralisation étatique chère à l’énarchie eux mégalos du pouvoir. Mais maintenant cela ne porte que sur ce qui est encore dans le pouvoir du gouvernement alors que tous les leviers de la souveraineté sont passés dans l’UE et les traités de commerce: plus de maîtrise des droits de douane, du budget, de la monnaie, de la politique monétaire, du taux de change; restent la fiscalité et le social. En revanche, tout ce qui n’est pas régalien a été refilé au privé qui pond ses propres normes de plus en plus décentralisées car produites directement dans les entreprises (moins de lois, de conventions collectives de branche; vive les accords d’entreprise). C’est super car cette « flexibilité » exigée par le SLC a pour effet d’accroître la course au moins-disant et la concurrence sauvage. Dans ce cadre d’impuissance, on observe que Mac-Tron a une stratégie à la gribouille (un trou chasse l’autre) et joue aux chaises fiscales en reportant une bonne part des coûts de ses décisions sur d’autres acteurs: collectivités locales, budget de la Sécu, entreprises. C’est très moderne. Cela a marché mais les gilets jaunes ne rient plus et vont prouver que trop c’est trop et qu’il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages.

Le multilatéralisme mactronien

Classé dans : politique — 13 novembre, 2018 @ 12:13

Mac-Tron contre l’isolationnisme trumpien et le nationalisme populiste prône le retour au multilatéralisme onusien. C’est un combat d’arrière-garde si on tient compte des évolutions qui ont amené à la situation actuelle: montée des extrémismes, nationalismes en hausse rapide, tendances au replis sur soi, inefficacité totale de l’ONU, cohue de pays dans l’UE qui devait propager la paix et assurer la convergence des économies, lutte contre les pays dérogeant aux écritures saintes du SLC. Comme toujours Maqueron monte au créneau alors que ce qu’il défend est déjà mort même si ses dirigeants ne le savent pas encore tant ils tiennent à le défendre car il est le ressort de leurs positions dominantes et juteuses.
Il suffit déjà d’examiner l’état de la planète pour penser que le multilatéralisme n’est plus à l’ordre du jour. les conflits de toute sorte et pour l’instant de faible portée extrêmement nombreux prolifèrent ou s’annoncent déjà: pour les énergies, pour l’eau, pour les ressources alimentaires et minérales, pour la puissance, pour la religion, pour l’identité, pour le climat, contre l’immigration, pour les territoires et les terres, pour les océans, pour les idéologies… Le monde est devenu très conflictuel et instable et les institutions internationales fondées juste après la fin de la 2ème guerre mondiale sont démonétisées, voire démonisées. La finance mondiale et largement off shore a déstabilisé les économies. Le libre-échange sans limites pour tout (marchandises, services, capitaux, et théoriquement les « ressources humaines », soit les 4 grandes libertés de circulation de l’UE) a amené pauvreté relative, inégalités, précarité, insécurité culturelle et sociale. Ne reste plus que des possibilités d’accords peu latéraux (2 à 3 ou 4) entre pays ayant des convergences momentanées d’intérêts. on voit du reste aisément la montée des antagonismes et des nationalismes à l’expansion soutenue des dépenses d’armement dans notre pauvre monde, dépenses qui vont bien au-delà de ce qui serait nécessaire pour aider les pays pauvres, supprimer la faim et l’absence d’eau, protéger le climat, investir dans l’écologie.
Mac-Tron est dans le politique et veut la paix; fort bien et qui dirait le contraire? (ce qui est mon test favori de non-falsification, si on répond personne, c’est que le discours est du blablabla). Or, si on n’est pas un énarque mais un sociologue, un économiste, un philosophe on se demande d’abord qu’elles sont les conditions concrètes et réelles de la paix. Ce que ne font pas les partisans du SLC cher à Maqueron; tout simplement parce que le SLC mondial et aussi et surtout européen « porte la guerre comme la nuée l’orage ». Depuis 30 ans l’UE, à grands coups de directives ordolibérales, d’arrêts hyper libéraux de la CJUE (ex-CJCE), puis de monnaie unique, puis d’élargissement à l’Est sans approfondissement, le tout étant fondé sur les seules conceptions et les seuls intérêts de la Teutonie, met les peuples en concurrence « pure et parfaite »: économique, fiscale, sociale et environnementale. Il n’y a pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre que la concurrence dégénère en compétition, celle-ci en antagonisme et ce dernier en nationalisme porteur de guerres, tant dans les pays (fin de la cohésion sociale) qu’entre eux. On ne peut donc pas « en même temps » vouloir la paix et défendre un système socio-économico-politique qui amène peu à peu à la guerre de tous contre tous. Même si au début la guerre n’est qu’économique, ce qui est bien mieux que les menées nazies, tôt ou tard celle-ci conduit à la guerre tout court. Du reste avant 1914, des penseurs comme Rosa Luxembourg ou Jaurès avait bien analysé que les impérialismes et les colonisations pour monopoliser les ressources, via notamment la course à la maîtrise des mers entre Gibbys et Tudesques, causeraient la guerre; d’où la boucherie de 14/18. Bien plus que l’enchaînement des traités entre puissances, la cause profonde de la « Der des Der » fut la guerre économique entre elles. Ce que Proudhon avait fort bien vu dans « La guerre et la paix » où il montrait que la guerre économique supplantait la militaire.
Contrairement aux âneries qu’on nous ressort sur l’idée que ce serait le traité de Versailles qui aurait amené Hitler au pouvoir, c’est encore la situation et la guerre économiques qui ont créé les conditions de la guerre de 39/45. Certes, les clauses infligées à la Doryphorie par le traité de Versailles (dont des réparations et des indemnisations au niveau de 500 milliards d’euros actuels) étaient extrêmement dures. Mais si la Tudesquie avait gagné, question qu’on ne se pose pas pour excuser la Schleuie? Cela aurait été bien pire comme le montre le traité de Brest-Litovsk qui dépeçait la Russie et aussi une proposition d’armistice du Kronprinz à la France en 1917 (quand les casques-à-pointe engagés à l’Est purent rejoindre le front occidental après la défection de Lénine) était encore plus scandaleuse que le traité de Versailles. Et je rappelle qu’après 1870 la France avait dû payer 5 milliards de francs-or à Bismarck, que la Bochie n’a payé qu’un quart des réparations grâce à ses amis anglais et américains et que le Nord, l’Est de la France plus la Belgique avaient été dévastés de fond en comble par la guerre (l’Allemagne pas du tout) et aussi par des vengeances pures et simples (destruction des usines du Nord, tirs sur la cathédrale de Reims et même sur Paris à coups de Gross Angela). Mais comme seules la France et la Belgique avaient subi des destructions immenses, les autres pays s’en sont moqué pour reprendre leurs affaires avec les Tudesques et pour faire plaisir à leur population d’origine teutonne. Rappelons que la dynastie britannique actuelle est d’origine saxonne, au point que le jules d’Elizabeth est devenu lord Mountbatten à la place de von Battenberg.
Certes la Doryphorie a compris que la guerre armée n’était pas la solution pour recréer son Hinterland et son Lebensraum (du reste la bombinette francouie la refroidirait si d’aventure…); elle a changé son fusil d’épaule avec la guerre économique qu’elle mène en Europe depuis 30 ans. Elle s’est trouvé des alliés (Europe du Nord libérale et luthérienne, pays d’Europe centrale et orientale, PECO) pour s’emparer de tous les pouvoirs européens: la Kommission de Bruxelles avec son sbire Juncker (lire Junker; réputé ivrogne et surtout champion de l’optimisation fiscale du Luxembourg contre les autres pays), le parlement européen, la majorité au conseil européen, la mainmise sur l’austérité via sa banque centrale et ses alliés anti-cigales. Et cela a fini par susciter les réactions anti-européennes qui proviennent surtout de ce que l’UE n’est qu’une cohue de pays ne défendant que leurs intérêts et se livrant une guerre économique, commerciale, sociale et fiscale sans merci.
Mac-Tron est pour le multilatéralisme mais cela ne l’empêche pas de privilégier la coopération bilatérale avec la Teutonie. Coopération qui ressemble fort à « l’entente cordiale entre Rosbifs et Francaouis du 19 ème siècle: une alouette française et un percheron tudesque. On le voit aisément car die Grosse Angela a refusé tous les projets maqueroniens, dernier en date la dérobade teutonne envers la taxation des firmes du GAFAM. Les dirigeants allemands ne cessent de défendre leur bout de gras et leur impérium européen et la gouvernance française garde le monopole des bonnes paroles et des projets impossibles. Mac-Tron est très fort en beaux discours politiques, humanistes et philosophiques mais cela ne repose sur aucun substrat socio-économique réel. Il doit sans doute réserver ses preuves d’amour à la douairière Trognon.
L’UE est en bonne voie d’éclatement à cause de cet écartèlement entre le discours de la paix, de la coopération, du multilatéralisme et la pratique permanente d’un libéralisme économique sans merci. Ce n’est qu’une question de temps après le Brexit, l’assassinat de la Grèce, la stigmatisation des membres du groupe de Visegrad et maintenant de l’Italie, avec la progression des partis droitiers et nationalistes et anti-UE. Pour maintenir cette heureuse idée d’une Europe unie et sociale, il faudrait que l’UE change de politique et aille vite vers un budget commun de 20 % du total des PIB des 27 pays qui la composent (afin de faire des transferts entre pays riches et pauvres, des investissements de structure et écologiques, de lutter contre la pauvreté et la précarité), vers une BCE attentive au chômage et prêteuse en dernier ressort aux pays en difficulté, vers une monnaie commune et non unique, vers la justice social, vers une harmonisation des règles fiscales et sociales, vers le rétablissement de la démocratie contre la technocratie et l’entre-soi du Conseil Européen, vers la neutralité entre blocs ou pays impériaux. bref, il faudrait que l’UE devienne un système fédératif intégral (économique, politique, social, juridique). Rien n’empêche de se battre contre l’isolationnisme mondial tout en construisant une Europe vraiment fédératrice en tous domaines. Rien n’empêche de militer pour la paix et « en même temps » de construire, au moins en Europe, les conditions matérielles de celle-ci. Le « en même temps » mac-tronien est en fait un dualisme binaire (par exemple progressistes contre nationalistes), un syncrétisme brouillon et brouillant et une volonté d’avoir le beurre, l’argent du beurre et les producteurs laitiers.

Les puissants outils de la domination du SLC prôné par Mac-Tron

Classé dans : politique — 9 novembre, 2018 @ 10:33

Ici je ne traite pas des rapports de force concrets (c’est déjà fait dans mes textes antérieurs) entre acteurs, rapports qui font que le pouvoir politique a accordé au kapital toutes les règles de dérégulation nécessaires à la libre circulation mondialisée du fric, des marchandises, des services et des hommes (là, si peu par rapport aux 4 libertés sacro-saintes de l’UE) en concurrence généralisée dans un libre-échange sans limites et que les grosses organisations du néolibéralisme (multinationales, banques, assurances…) font ce qu’elles veulent sans grandes contraintes. je me concentre sur des instruments apparemment secondaires mais très puissants de la production et de la reproduction, sans « disruption » maqueronienne, du système libéralo-capitaliste (SLC).
J’en vois 3 qui jouent un rôle énorme dans la standardisation des pratiques économiques et les décisions gouvernementales des politiques ralliés au néolibéralisme contre les attentes et les besoins des peuples. Ce sont la notation, la comparaison et le classement. Naturellement, on ne peut procéder à ces 3 opérations sans se référer à des objectifs à atteindre, des critères d’évaluation des résultats, des indicateurs et autres tableaux de bord, des statistiques, donc des systèmes d’observation et d’information du déroulé des conséquences des décisions, des sanction des « mauvaises pratiques. Et quand on comprend cela on pige aussitôt que le pouvoir appartient à ceux qui sont en mesure de fixer les politiques et les normes et de bâtir les systèmes d’information en fonction de leurs seuls objectifs, à savoir le management (aux ordres des actionnaires) dans la gestion des entreprises privées et la « gouvernance » par les politicards pour ce qui est du public. On comprend aussi qu’il faut savoir quelle est la ligne politique et les finalités qui animent ces acteurs. Or, depuis environ 1980 cette ligne est celle du libéralisme déchaîné qui nous ramène à la jungle socio-économique du 19ème siècle sans foi ni loi pour le travail et la nature: primat de la propriété (étendue aujourd’hui à presque tout: logo, marque, brevet y compris sur le vivant) et donnée exclusivement aux actionnaires seuls propriétaires des entreprises cotées), primauté de la liberté d’entreprendre et de faire circuler sur toute autre considération (dignité des travailleurs, salaire de vie correcte, conditions de travail, santé, pureté de l’environnement et, avant tout, la justice sociale), domination de l’individualisme qui a été étendue aux entreprises devenues des « personnes morales » et qui régit les prétendus droits de l’homme, efficacité et performance économiques avant tout quelle que soit la couleur des Raminagrobis qui gouvernent ou gèrent, liberté de circulation, adoration de la croissance qui permet d’agrandir la part de chacun sans modifier les règles de sa répartition entre les parties prenantes et de restreindre « putativement » le chômage, prééminence des l’initiative et de l’action privées sur le secteur public, restriction de l’Etat à la défense des seules libertés et au régalien, prise en compte uniquement du quantitatif monétarisé. Ce qui dans l’ordolibéralisme tudesque qui régit l’Europe se traduit par: politiques élus, faites des bonnes lois si possible intangibles (inscrites dans la Constitution comme le voulait le TCE de 2005 pour imiter le modèle tudesque) pour que l’économie libérale soit débarrassée de toute entrave à la liberté d’entreprendre et de commercer. Cette conception libérale du pouvoir et de l’économie se traduit naturellement en objectifs et en normes qui permettent de suivre la situation des pays (ou des firmes car les critères et la logique du privé ont été appliqués au public) sur l’échelle des meilleures pratiques capitalistes. Voyons comment.
* La notation. Toutes les instances de la pseudo gouvernance mondiale procèdent à des recommandations de bonne gouvernance ou de saine gestion des économies nationales. Ce fut par exemple avec le redoutable « consensus de Washington » qui a permis de faire plier le Tiers-Monde (ou la Russie après 1991) aux normes de l’économie libérale. FMI, BRI, Banque Mondiale, OCDE, OMC, G8 ou 20, UE font des préconisations qu’un pays à intérêt à respecter s’il veut des prêts ou n’être pas stigmatisé comme le vilain petit canard (voir l’Italie actuellement). Notons que ces préconisations se foutent complètement du caractère peu démocratique, voir dictatorial des pays impliqués dans le libre-échange mondialisé (vive Pinochet et la Chine et bien d’autres pays). Ces préconisations ont été appliquées à la lettre à la Grèce après la crise de sa dette en 2010 (par la « troïka » BCE, FMI, Bruxelles). Et il y a en outre la cotation des dettes (surtout publiques) des Etats par des « organes » (au sens de Soljenitsyne) privés (4, genre Standard et Poors le Ricain ou Fitch le Franzoze), lesquels cotent aussi les boîtes privées (dont les banques) tout en leur servant de conseil de gestion et de notateurs de leurs produits financiers! Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné! Je te tiens, tu me tiens par la barbichette et foin des conflits d’intérêt. L’UE note même les budgets nationaux avant qu’ils ne soient examinés par les parlements (normes du pacte de stabilité puis, aggravées, du TSCG Tsarko-Merkel de 2012): pas plus de 3% de déficit budgétaire par rapport au PIB, déficit « structurel » inférieur à 0,5 %, pas plus de 60 % de dette publique; amusant car c’est la montagne de dettes privées qui a créé le krach de 2008!, drôle parce qu’on estime un stock par rapport à un flux, marrant parce qu’on ne compte que la dette brute sans lui enlever la valeur des actifs publics). Et voilà comment on peut vous normaliser au nom des saintes écritures du SLC.
* La comparaison. Munis d’un système d’information ad hoc, les organes du SLC mondialisé se livrent à des comparaisons chiffrées entre pays afin de faire apparaître les déviants en regard des normes instituées. Par exemple, on condamne la France qui a 45 % de prélèvements obligatoires (PO) et 57 % de dépenses « publiques » par rapport au PIB. C’est du socialisme contraire à la liberté d’entreprendre. Evidemment, on amalgame les dépenses publiques avec les sociales qui, en réalité, sont largement fondées sur des cotisations (retraites…) et sont des redistributions de celles-ci. Darmanin a même assimilé les aides sociales (48 milliards) aux dépenses sociales (758 milliards, 35 % du PIB). On néglige, par exemple, que la santé est socialisée en France ey privée aux USA mais qu’il y a quand même des dépenses, naturellement non comptées dans les PO quand elles sont d’ordre privé; avec les résultats surprenant que les dépenses US sont à 18 % du PIB et les francaouies à 11. Et qui est montré du doigt par les organes? la France. Tous les pays sont jugés sur leur taux de chômage alors qu’ils truquent tous les chiffres. le vrai taux de chômage US ou français est de 20 % quand on compte, notamment, en plus ceux qui ne s’y inscrivent plus par découragement. Les chiffres sont collectés sur une norme trompeuse car un emploi, par exemple, à mi-temps est compté comme un plein temps. On se garde bien de ventiler les statistiques suivant la nature et la qualité de l’emploi comme si un CDD d’un jour valait un CDI! Le norme internationale est de ne pas compter comme chômeur quelqu’un qui a travaillé ne serait-ce qu’une heure dans la semaine précédente. Et c’est sur ces mensonges organisés qu’on fait des comparaisons internationales grand public. Qui plus est, maintenant, on estime le chômedu par sondage et déclaration des sondés; ce qui est bien moins objectif que les calculs de pôle-emploi et introduit de nombreux biais et ne sont valides statistiquement qu’à 2 ou 3 % de marge d’erreur dans les deux sens!
* Le classement. Très à la mode: enquête PISA dans l’éducation, classement de Shanghaï pour les universités, classement des écoles de gestion, classement des scientifiques et organes de recherche suivant le nombre de publications et de reprises de celles-ci dans des magazines de langue anglaise … Attention à ne pas se trouver mal placé dans le classement et surtout à ne pas reculer.
Tout cela repose sur un système d’information construit « on purpose » pour les Thénardier du SLC. Celui-ci est complètement biaisé, notamment par sa méthode uniquement quantitative et monétaire. C’est ce qu’on fait pour le PIB (et son taux de croissance) avec la comptabilité nationale francaouie. le PIB ne compte pas ce qui n’est pas susceptible d’une valeur ajoutée monétaire: travail domestique, bénévolat… ; il ne tient pas compte des dégâts sur la nature, les conditions de vie, la santé… ; pis il compte comme positives les dépenses engagées pour réparer les dégâts et les accidents. C’est normal car il n’a été construit que pour mesurer la croissance seulement économique des pays. Le système d’information donne une profusion d’indicateurs largement spéciaux et orientés. Par exemple le taux d’emploi (personnes en activité ou inscrites au chômedu sur la volume total de la population d’une tranche d’âge, de genre, voire d’ethnie) prend comme emploi n’importe quoi (en durée ou en nature) et ignore donc ceux qui se sont retirés et ne s’inscrivent même plus au chômage. Le taux d’inflation est notoirement manipulé pour camoufler les pertes de pouvoir d’achat. Maintenant, les organes ont proposé d’introduire dans le PIB la prostitution et le trafic de drogue et essaient d’évaluer le travail au noir! La dette privée (banques et particuliers) n’est pas mise en indicateur essentiel alors que c’est elle qui a déclenché la crise de 2008. On continue de se moquer des indicateurs plus qualitatifs ou complets tel l’IDH (indicateur de développement humain). Bref le système d’information a été depuis 1945 construit comme outil quantitatif au service de la mesure des performances financières du SLC. Il cache donc tout ce qui montrerait que ces performances sont dues à des causes extérieures à l’économie: pollution, pauvreté, précarité, mal-logement, malnutrition, dégradation de la santé publique par les produits toxiques, etc. Et voilà, chers lecteurs, pourquoi votre fille est muette, votre fils n’a pas de mains et les technocrates et politicards ont les mains blanches (car ils n’en ont pas non plus ainsi que l’avait dit Péguy).

Radio Mac-Tron ment, radio Mac-Tron est allemande

Classé dans : politique — 5 novembre, 2018 @ 12:17

La grogne est montée dans la France profonde par suite de l’augmentation des prix des carburants; une manif est prévue pour le 17 novembre. En attendant le pouvoir et ses sbires se défendent: leur intention est pure car il s’agit d’écologie et que seuls s’opposent aux taxes ad hoc les fumeurs et les utilisateurs ringards de diesel, donc des populistes de bas étage, des Gaulois réfractaires au changement et au progrès. Il est pourtant aisé de montrer que le but réel des augmentations est celui d’une pompe à phynance (qui Ubu boira) concoctée par notre fiscariote élu en 2017. Le tenant du « nouveau monde » fait comme ses prédécesseurs: de la fiscalisation; la différence est qu’elle porte, à l’instar de Tarskozy, essentiellement sur la moyenne classe moyenne. Les hausses ont été étudiées par les génies de l’ENA au ministère des phynances sur la base de la seule comptabilité (et dans comptable, il y a table…) qui ne prend en compte que des critères quantitatifs et monétaires. Par ailleurs la décision est uniforme (pas ôté) quelles que soient les situations et leur diversité, quels que soient les degrès de liberté des assujettis par rapport à l’usage d’une bagnole ou à l’achat d’une neuve, quelles que soient les conséquences différentielles liées à celles des conditions de vie des uns ou des autres. Pourtant deux ronds de réflexion auraient montré ques les plus touchés seraient les pauvres, les isolés, les handicapés, les familles rurales ou des périphéries. Voyons les chiffres qui le prouvent:
* les taxes sur le gasoil et l’essence représentent 60 % du prix et, oh splendeur des fiscariotes, il y a des taxes sur les taxes: la TICPE (taxe intérieure sur les carburants et produits énergétiques, ex-TIPP; ce que ce matin le Maire sur BFM a soigneusement caché) est surtaxée par la TVA. Donc plus le prix à la base du pétrole augmente (prix du baril de Brent plus effet de la dévalorisation de l’euro par rapport au dollar [on est passé de 1,40 dollars pour un euro à 1,20 et on achète le pétrole en dollars...]) plus les taxes aussi. Le pouvoir a inventé le mouvement perpétuel. Autrefois on avait inventé la TTIP flottante( baisse de la taxe pour compenser la hausse du Brent). le pouvoir maqueronien ne fera pas de même car la taxation est trop juteuse.
* où vont ou à qui vont les 38 milliards (37,7 exactement) que rapporte actuellement la taxe surtaxée? 45 % à l’Etat, 33 aux collectivités locales, moins de 3 à l’amélioration des infrastructures et 19 % seulement à la protection de l’environnement. On voit que l’essentiel de la taxe est détourné pour les puissances publiques et que l’Etat s’y taille la part du lion. Car, en fait, depuis des lustres les règles de la phynance publique interdisent d’affecter une recette à une dépense spécifiée. Exemple célèbre de la taxe Ramadier pour les vieux, taxe dont ils n’ont jamais vu la couleur. Donc qui décide de l’affectation du produit des taxes et impôts nationaux? Le pouvoir élu et seulement lui. C’est commode comme disait l’empereur éponyme et c’est petit mais sévère comme disait l’autre (Septime Sévère pour bien goûter mon magnifique jeu de mots, eh eh). Taxons d’abord et affectons ensuite suivant notre bon vouloir légal. On voit donc que l’écologie n’est que le cache-sexe des fiscariotes maqueroniens.
* certes, il convient d’abaisser radicalement la consommation de produits pétroliers mais pourquoi, diantre, ne pas surtaxer le kérosène, augmenter les taxes d’aéroport vu que le trafic aérien, en expansion continue et exponentielle, est un des principaux pollueurs. Pourquoi les carburants des routiers, des agriculteurs, des paquebots sont-ils nettement moins taxés que ceux des prolos des zones rurales et périphériques? Afin de ne pas nuire aux intérêts du SLC et de ses diplodocus. Pourquoi ne taxent-on pas les routiers étrangers qui utilisent nos autoroutes à peu de frais, la France ayant le malheur d’être située au carrefour de l’Europe du Nord vers le Sud. Serait-ce ques les énarques manquent d’imagination ou qu’il ne faille pas déplaire à la Batavie et à la Doryphorie (des palanquées de camions teutons préfèrent passer par les autoroutes francaouies le long du Rhin que par celles de la Tudesquie plus chères)? C’était aussi l’idée des portiques de taxe carbone de Ségolène, idée anéantie par la connerie de faire aussi payer les utilisateurs bretons isolés et n’ayant que des autoroutes pour circuler dans un territoire très excentré. L’idée est toujours la même: sucer le sang des petits, des sans-grades, des « moins-que-rien », des sans-chemise car ils sont isolés et atomisés et exonérer les baleines du kapital et de la phynance. Vive le nouveau monde et les progressistes, les « transformateurs », les premiers de cordée, les profiteurs de la « mondialisation heureuse ». le sens de tout cela est simple: carburants, gaz, électricité sont la nouvelle gabelle en tant que taxes iniques sur un produit ou un service indispensable et auquel, donc, on ne peut échapper.
Deuxième exemple actuel des mensonges du pouvoir: la chasse d’eau et de terre. Mac-Tron a fait diminuer de 50 % le prix du permis national de chasse (400 à 200 euros) au nom de l’équité car seuls les riches pouvaient payer le ci-devant prix. Cela camoufle le sens réel de l’attitude du pouvoir vis-à-vis des chasseurs: les flatter assez pour qu’ils votent bien (c’est con car la plupart votent sans doute FN ou LR). Alors on leur passe tout: droit de zigouiller 64 espèces alors que la moyenne en Europe est de 24, droit de monter des pièges horribles tel l’usage de la glu, augmentation des quotas (on dit merci qui? Eh bien à M. De Rugi, notre lion sot écologiste) de chasse y compris pour les espèces protégées comme la tourterelle des bois, bénédiction accordée à la chasse à courre (il y a quelques années des viandards avaient poursuivi et égorgé un cerf jusque dans la cuisine d’un particulier dans le Tarn), retour aux chasses présidentielles à Rambouillet ou à Chambord (cela ne suffisait pas à Fiscard Déteint qui allait tuer des éléphants avec un bazooka [j'exagère mais à peine] en Afrique ou à feu Serge Dassault qui chassait de nuit sur un 4/4 muni de puissants projecteurs pour fasciner les bestiaux!). Et que fait-on? On conseille aux promeneurs du dimanche de rester chez eux pendant la chasse ou de revêtir un gilet fluo! On voit que le progressiste Maqueron ne néglige pas les « Beaufs » chers à Cabu et qu’il aime bien aussi les aristos et les PDG ou les chefs d’Etat étrangers qui bichent sur la chasse à courre interdite même chez les Rosbifs. Cela permet aussi d’y admirer le prince et la douairière Trognon.
Troisième exemple: le refus explicite de suspendre la vente d’armes à l’humaniste bien connu Bien Sale Man qui ne s’en sert pas contre les rebelles du Yemen. Le faire, alors que ce n’est pas lié à l’affaire Kashoggi, c’est, dixit le monarque ripoublicain, de la démagogie comme la pratique si souvent Angela et pas Mac-Tron. Que voulez-vous entre la morale et les contrats, il faut choisir. C’est la position de la Fricophonie maqueronienne: on prend le pognon et on se tire ailleurs.
Quatrième exemple: la hausse du pouvoir d’achat. C’est un raisonnement en moyenne par amalgame car il faudrait bien ventiler la chose par nature de populations. En fait les grands gagnants sont les très riches (les 0,1 %), les actifs (surtout les bien payés) et les perdants sont les retraités et la petite classe moyenne. Le raisonnement en moyenne, statistiques à l’appui, est le deus ex machina des technocrates car il permet de cacher les écarts… depuis très longtemps le pouvoir manipule les statistiques de pouvoir d’achat afin de tromper le peuple, lequel est bine plus intelligent que ce qu’en pensent les technocrates et ressent fort bine la réalité cachée des choses (le prétendu « ressenti », qui n’en est pas un car il renvoie à l’objectivité des situations°.

Bébés sans bras, on est chocolat

Classé dans : politique — 3 novembre, 2018 @ 12:10

Encore un scandale en vue par suite de l’impéritie et des trumperies du pouvoir, ce qui, naturellement, va continuer sous Mac-Tron 1er. On apprend avec étonnement que seulement 6 régions enregistrent les malformations à la naissance. On sait que le ministère de la santé, très pro Buzyness, voulait sacquer la lanceuse d’alerte de l’Ain en la faisant licencier de son petit organisme associatif de suivi! Puis il s’est ravisé et a lancé une enquête via un « organe » (au sens de Soljenitsyne), France-Santé, entièrement dépendant de lui. Et on (re) commence de s’interroger sur les causes de ces malformations en commençant par accuser les mères (tabagiques, alcooliques, médicamentées, porteuses de gènes de tarés…).
Le but de ces acrobaties est évidemment d’exonérer les chimistes et les labos pharmaceutiques de toute responsabilité dans ces phénomènes tératogènes. Voyons un peu comment. Cela fait déjà des décennies que la norme méthodologique pour apprécier les effets des produits dangereux est la fameuse DJA: dose journalière autorisée. Cela ne nous rajeunit pas car cette façon d’étudier les poisons remonte à Paracelse au 16ème siècle! La dose est appréciée produit par produit et sur une brève période. Cela fait déjà très longtemps que les chercheurs sérieux ont attiré l’attention sur les énormes insuffisances de cette méthode:
* elle ne tient pas compte de « l’effet cocktail », c’est-à-dire de la combinaison possible entre plusieurs substances déjà nocives une par une mais pouvant produire des mixtures mélangées hyper dangereuses
* elle ne tient pas compte de la durée d’exposition, laquelle peut produire une accumulation de substances au cours du temps; on fait comme si le flux était passager et on ignore l’effet stock
* elle ignore le moment d’exposition; il a été déjà prouvé que pendant la grossesse tout produit chimique nocif, même avec une faible DJA, peut amener une conséquence catastrophique pour l’embryon. De même, les bambins en bas âge sont beaucoup plus sensibles à ces substances. C’est pourquoi, du reste, les phtalates, le glyphosate, les parabènes et le bisphénol A ont déjà été interdits comme le tabac et l’alcool pendant la grossesse.
Que croyez-vous qu’on fît? Eh bien rien car la DJA continue de régner dans les hautes sphères de l’industrie, des experts des « agences » ou du privé et du pouvoir. Et je ne parle même pas des études truquées par les labos, ni de leur stratégie de semer le doute via des recherches bidonnées et publiées dans des magazines compradores avec la signature d’experts connus et stipendiés, via des colloques ad hoc et truqués quant à la nature et à la qualité des participants et des intervenants. Les études sont souvent faussées exprès (par exemple avec des races de rats inappropriées) afin de démontrer que le produit n’est pas toxique et le pouvoir, démuni des moyens qu’il a supprimés, ne fait que les avaliser. Et pour s’amuser je signale que Bayer vient de dire que 800 études avaient prouvé l’innocuité du glyphosate! Eh oui car la valeur de ses actions chute après le rachat de Monsanto qui a 7 000 procès en vue aux USA et en a perdu un aux sommes astronomiques contre un jardinier de Californie.
Pour botter en touche sa responsabilité le pouvoir a multiplié les « agences indépendantes », en fait truffées de représentants des firmes, de lobbyistes (par exemple le lobby de l’amiante), de personnalités de la « société civile ». Ces agences compradores sont indépendantes peut être du pouvoir mais certainement pas des intérêts privés. De plus, le pouvoir n’a cessé de diminuer les moyens des organismes de contrôle public, ce qui fait que les tricheries peuvent prospérer car il ne reste plus que l’auto-contrôle des boîtes exercé sur elles-mêmes par elles-mêmes, genre Lactalis. Il a été question de protéger les lanceurs d’alerte mais le pouvoir a accouché d’un souriceau car il ne fallait pas nuire à « la liberté d’entreprendre » qui est le pont-aux-ânes de l’UE et de l’idéologie SLC. On a même eu le culot sous Tsarkozy d’ériger les entreprises en personnes morales, lesquelles peuvent être condamnées à la place des décideurs qui, eux, sont les vrais responsables car seule une personne physique (ou un groupe de telles personnes) peut prendre des décisions.
Et les vrais responsables de cette soumission totale aux intérêts du SLC (INRA, FNSEA, Labos, Trusts chimiques, Agences « indépendantes », ministères avec en tête celui de l’agriculture [et il n'y en a plus pour l'industrie!], pouvoir politique, administration permissive…) ne sont jamais condamnés. Parallèlement, les dépenses de Sécu liées aux « effets iatrogènes du progrès » s’envolent (cancers, malformations, maladies) mais, évidemment, ce ne sont pas eux qui payent mais la collectivité. C’est toujours le vieux socialiser les pertes et privatiser les profits. les pouvoirs, partout, ont les yeux de Chimène pour tout néocid(e), la grosse chimie et le « big pharma ». les Monsanto (OGM, round up, agent orange), Bayer (qui allié avec BASF pour donner IG-Farben sous Hitler a créé le Zyclon B), Sygenta, Novartis, Dupont de Nemours, etc. t ce ,’est pas Mac-Tron qui va y changer quoi que ce soit car c’est un fanatique de la croissance et de la compétitivité.

ENA, pouvoir et désindustrialisation

Classé dans : politique — 30 octobre, 2018 @ 9:49

La part de l’industrie dans le PIB francaoui n’est plus que de 14 %. Pourquoi cette désindustrialisation massive? Les libéraux (économistes et journaleux, de même que gouvernants) attribuent ce phénomène créateur de chômage et de déficit énorme et continu de la balance commerciale) au manque de compétitivité par les prix, à cause de salaires trop élevés et surtout de cotisations sociales excessives (rassurez-vous, Mac-Tron est en train d’y remédier définitivement après 20 ans de diminutions pour les bas-salaires des smicards). A quoi ils rajoutent le manque de flexibilité du travail par suite d’un code du travail obèse et trop protecteur. Dieu merci, les réformes de El Khonery sous Zizi Rider et de Pénicaud sous Mac-Tron sont en passe de résoudre ce dernier problème via la montée en puissance des auto-entrepreneurs et des CDD, notamment de très courte durée et à haute fréquence comme pour le trading. On finira donc, comme la Doryphorie après les lois Hartz sous Schröder, par avoir des travailleurs pauvres et précaires. Les plus avisés font remarquer que la compétitivité-prix n’est pas l’alpha et l’oméga à condition de produire de la qualité et sur des créneaux porteurs comme les grosses PME allemandes.
Ces élégantes théories, qui contiennent certes une petite part de vérité dans un univers hyper concurrentiel et SLC voulu par l’UE, les traités internationaux et les instances soi-disant mondiales. Le problème est que la course au moins-disant n’a pas de fin et qu’on trouvera toujours un pays pour produire et vendre moins cher. Un autre problème est les frais de main d’oeuvre (MDO) entrent peu dans le Coût De Revient (CDR) qui contient maintenant des dépenses bien supérieures: publicité, marketing, force de vente, achat de brevets, paiement de royalties, frais de communication (logo, marque), dépenses de recherche-développement. Dans bien des domaines les coûts directs de production ne représentent que 10 % du CDR. La MDO est largement remplacée dans l’industrie (et certains services) par la robotisation et l’intelligence artificielle. Bref courir vers le moins-disant par les frais de MDO est devenu une ineptie d’énarque formé il y a 30 ans par des gens eux-mêmes formés 30 avant, soit, donc, avec 60 ans de retard. Il y a en outre le moins-disant fiscal, environnemental, social… La qualité, les technologies de pointe et la formation sont de meilleures solutions à condition d’investir dans la recherche et la qualification. C’est pourquoi on a déjà le crédit investissement-recherche (6 milliards par an) malheureusement attribué à toutes les entreprises, même celles-ci qui ne sont pas en concurrence internationale ou n’innovent que dans des perversions du genre suppression des caissières dans les supermarchés ou invention de nouveaux produits financiers… Et Guimauve les Concurrent a créé le CICE (20 milliards) et même le pacte de responsabilité (40 milliards). Mac-Tron veut remplacer le CICE par une baisse pérenne des cotisation sociales patronales, las le CICE ayant un an de retard en 2019 il faudra le payer avec la baisse des cotis., soit 40 milliards. Là encore la baisse des cotisations sera pour tout le monde! Vive Gribouille et le Fiscariote-Mac-Tron.
Et tout cela passe à l’as la raison essentielle de la mort de l’industrie francouie. C’est que les énarques qui nous gouvernent, bons comptables, mauvais économistes, nuls en technologie et production, financiers à la papa ne s’intéressent pas du tout à l’industrie. Ils préfèrent (pantouflage possible et souhaité oblige), la phynance (banques, assurances, fonds d’investissement où ils jouent aux « revolving doors ») et les hypermarchés comme l’abominable Naouri, âme damnée de Beregovoy, qui a fait lancer celui-ci dans le tournant financier de la France sous Tonton et s’est reconverti comme patron de Casino. Les énarques ne s’intéressent qu’aux multinationales qui rapportent gros et servent des dividendes et où ils espèrent atterrir, car à un gros diplômé, il faut une grosse structure pour s’épanouir pleinement, pas une PME ou une AOP. les énarques ne servent que la phynance et le grand patronat, celui de l’AFEP (association française des entreprises privées, membre du club des grossiums européens à savoir l’ERT, european round table) qui regroupe les patrons du CAC 40, pas celui de la CGPME, encore moins celui des artisans ou des coopératives. De plus, les énarques ne croient qu’à la formation générale et se fichent de l’apprentissage, ce qui, naturellement, ne donne pas aux pays les professionnels nécessaires à l’industrie et cela très contrairement au système dual allemand (2 jours de cours en lycée professionnel et 3 en entreprise).
L’industrie française est une des grandes victimes de la concurrence über alles installée par le SLC européen, SLC dans lequel communient tant les technocrates de Bruxelles que tous les dirigeants politiques, y compris ceux censés être « socialistes ». Et, avec l’euro qui interdit de dévaluer pour regagner en compétitivité par les prix, l’UE a créé la machine infernale de la course au moins-disant sur les prix, le social, le fiscal, l’environnemental. Et cela a été voulu par les énarques depuis plus de 30 ans.

Mac-Tron, le fiscariote

Classé dans : politique — 26 octobre, 2018 @ 9:27

Notre résident à l’Elysée fait comme ses prédécesseurs surtout inspirés par les équilibres comptables (notamment Guimauve le Concurrent, ex-Cour des Comptes) et les jongleries budgétaires. cela n’a pas changé: c’est toujours Bercy et l’Inspection des phynances qui gouvernent le pays sur les injonctions de l’Europe et de die grosse Angela. Tout l’art fiscal du gouvernement, quel qu’il soit, y compris celui qui nous avait promis un monde nouveau, consiste à plumer l’oie sans qu’elle crie trop (Colbert ou plutôt colvert), à transférer les charges entre acteurs, à boucher un trou pour en creuser un autres suivant la technique éprouvée du sapeur Camember. D’où mon nouveau surnom; combinaison d’Iscariote (Judas qui a trahi Jésus) et de Fiscard Déteint, le grand spécialiste du fisc. Et quand je dis équilibres, il s’agit plutôt de ne pas augmenter les déséquilibres qui nous feraient stigmatiser par Bruxelles comme une vulgaire Italie. Et pour ce faire, on joue aux vases communicants entre contribuables et entre postes d’attribution des transferts entre les très riches et les « aisés » (ce qui va jusqu’aux pensionnés à 1 300 euros par mois…), sachant que les plus pauvres ne peuvent plus rien payer sauf les taxes indirectes.On va donc toujours continuer autour de 45 % du PIB en prélèvements obligatoires (et 57 % de dépenses sociales et publiques: mais attention les sociales sont la contrepartie de cotisations et de la protection sociale alors que les publiques sont financées par des impôts, le gouvernement entretient une confusion en mettant tout dans les dépenses publiques) mais ce ne sont pas les mêmes qui vont les payer et c’est donc la preuve que les charges ne sont que réparties autrement à taux de prélèvements constant. Les choix de Mac-Tron sont très visibles: vive les très riches et les entreprises et les actifs, à bas les ménages aisés et surtout les retraités. Et ce n’est pas fini puisque le gouvernement exige environ 4 milliards d’économies sur l’assurance-chômage, ce qui veut dire amenuisement de l’indemnisation (durée et montants). les négociateurs sociaux sont priés de proposer les coupes nécessaires si non le pouvoir décidera tout seul et étatisera l’assurance-chômage comme c’est déjà largement réalisé pour la Sécu. Les retraités sont aussi ponctionnés par la revalorisation à 0,3 % de leur pension alors que l’inflation dépasse 2. Les retraités de 2025 verront leur douleur si la retraite par points finit par être mise en place alors que Maqueron ne sera plus là pour assumer ses responsabilités (courageux mais pas téméraire)! Les plus pauvres sont victimes de l’augmentation des prix du carburant et du gaz, des tarifs des services publics (ou leur dégradation à prix constant) des amendes en tout genre, du tabac et par l’accroissement permanent des loyers soumis à la loi du marché alors que la construction et la rénovation dans le social patine par suite des ponctions opérées sur les organismes du parc immobilier (afin de compenser la baisse des APL). Il faut savoir que l’Etat se frotte les mains quand le prix du pétrole augmente car il touche la TVA et la TIPCE (ex-TIPP), plus la TVA sur icelle. Une taxe sur une taxe, ce n’est pas nouveau et cela rapporte. C’est comme les taxes sur l’eau payées pour l’essentiel par les consommateurs domestiques (85 %) et pas par les pollueurs et gros utilisateurs (industrie, agriculture quantitative). Et, en outre, il y a des taxes supplémentaires dites écologiques sur les carburants ou le fuel domestique alors même que le kérosène (source d’énormes pollutions) ou les routiers ou les agriculteurs sont largement détaxés. Tout cela, c’est du transfert de charges sur les pauvres, prisonniers de leur situation, au profit de l’industrie et du tourisme. C’est ce qu’on avait autrefois avec la gabelle; taxer un produit indispensable; cela vaut aussi pour l’eau et l’électricité (près de 40 % de taxes sur une service indispensable!) submergées par les taxes en tout genre, dont une inénarrable taxe sur les voies navigables payée par le consommateur lambda d’eau. Le « nouveau monde n’a rien changé à ces prédations…
Mac-Tron déshabille Pierre pour vêtir Paul. Ainsi la baisse des prélèvements forfaitaires Sécu sur l’intéressement ou la participation ou la suppression des cotisations sociales sur les heures.sup est une perte de recettes pour ladite Sécu pour l’instant non compensée. Blanquer veut une scolarisation dès 3 ans; super mais qui va payer les locaux et moyens nécessaires (hors frais de personnel) sinon les communes? Dans le même temps, Mac-tron continue de transférer des charges aux collectivités locales sans prévoir leur compensation à long terme (cas du RSA déjà connu) et diminue leurs dotations; résultat, elles sont forcées d’augmenter les impôts locaux. Ce qui, évidemment, consiste à transférer des charges étatiques sur le local. Mac-Tron fait mettre en place le zéro à charge pour la lunetterie et le dentaire. résultat, les primes versées aux assurances, dont énormément de fausses mutuelles, vont augmenter dès que les couillons de Francouis auront oublié la manipulation. Vive Camember. Il est aussi évident depuis longtemps que le coût des nuisances chimiques, lesquelles causent de graves dommages à la santé, sont reportées sur la sécu. Que fait le pouvoir? Il casse le thermomètre pour supprimer la température (cas des bébés sans bras dont l’organe associatif de recensement dans la région de Lyon est privé de subventions).
Les contrôles étatiques sont de plus en plus anémiques car le pouvoir s’est fondé sur un auto-contrôle par les boîtes elles-mêmes; c’est super et on vient d’apprendre que Lactalis, entreprise multi-récidiviste dans les fraudes, en avait profité pour fourguer 8 000 tonnes de lait en poudre contaminé sur le marché! Et qui paie ces contrôles déficients? le consommateur via les prix qui les englobent et via les nuisances qu’il subit! Eh Manu, ne nous prends pas pour des cons; on sait très bien qu’il n’y a rien de gratuit dans le monde SLC et que la bonne question est de savoir qui finance et paye en dernière instance comme disait le marxiste Althusser.

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