les armes de la critique

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La résistible ascension d’Arturo Maqueron par P-A Taguieff (son dernier livre: Macron, mirage ou miracle?)

Classé dans : politique — 5 septembre, 2017 @ 9:20

Taguieff est un franc-tireur qui, à la différence de bien d’analystes et « penseurs », nous remue les méninges et développe notre esprit critique. Devant l’avalanche de louanges qui saluent l’arrivée et la stratégie de Maqueron, il nous met, quasiment seul dans l’intelligentsia (plus ou moins encartée), les yeux en face des trous et nous montre que le roi est nu et partisan.
Le monarque ripoublicain a, certes, réussi le tour de force de se faire élire comme anti-système alors qu’il en est issu et qu’il n’a pas du tout l’intention d’en sortir. Il est ce que Taguieff appelle un démagogue de soumission (qui va perpétuer et améliorer le système) ce qui le différencie des démagogues protestataires ou de subversion tels Mélanchthon et la Marine. Le démagogue moderne est un fruit de la démocrassouille représentative car pour être élu il faut réunir suffisamment de gens que votre programme et surtout votre charisme attirent. D’habitude le démagogue ment à l’instar de Chiracos ou fait des promesses peu tenables à l’image de Tonton ou de Zizi Rider. Maqueron innove : il ne ment pas (il se veut transparent et authentique) ; il tient un langage consensuel et attrape-tout. Il le fait avec une dialectique qui, sous un faux air de complexité, ressemble au juste-milieu, à l’éclectisme, au syncrétisme petit bourgeois de Bouvard et Pécuchet ou de M. Homais. C’est du « en même temps » , « à la fois », donc du peut être ben que oui, peut être ben que non. Cette dialectique n’est pas celle des contraires, ni des contradictoires ; c’est celle de la juxtaposition et de la plate mise à plat des termes contraires, ce qui nous fait l’amalgame de vérités, d’opinions admises, de nouveautés apparentes et d’oxymores flous. Tout le monde peut prendre le morceau qui lui plaît. Zizi Rider, c’était le chauve sourit ; Maqueron, c’est la chauve-souris de la Fontaine. Le démagogue est la figure principale du populiste, celui qui en appelle au peuple contre « l’establishment », qui prétend redonner le pouvoir au peuple, qui veut revenir à la démocratie, souvent directe. Quand la maqueronie s’en prend au « populisme » pour sa démocratie directe, cela signifie la défense d’un système représentatif inique dont elle a profité. or, si la démocratie directe ne peut marcher au niveau d’une grande structure complexe, cela ne veut pas dire que l’on ne puisse pas avoir une représentation vraiment démocratique: c’est le système mutuelliste, coopératif et fédératif de Proudhon. Maqueron prétend redonner du pouvoir au parlement et aux corps intermédiaires mais c’est une blague. Le monsieur est narcissique, mégalo, techno et s’est déjà constitué un aréopage de copains et d’experts tout en réduisant ses députés à l’état de godillots et en installant ses contrôleurs et espions chez ses ministres.
Les électeurs devraient toujours faire un test de vérification de la qualité des annonces faites  (la fameuse falsifiabilité chère à Popper pour définir la science réelle contre les théories fumeuses): est-ce qu’on peut dire le contraire ? Si non, on est dans le truisme qui fait tout l’apport de Maqueron à la philosophie complexe. Donc Maqueron en appelle au peuple. Ce qui suppose que le peuple soit Un. Ce qui, évidemment, n’existe pas ; le peuple est pluriel, mais Maqueron veut le rabattre sur une prétendue unité. On le comprend car l’enjeu est sa légitimité.
Or Maqueron n’a pas rallié le peuple tout entier (du reste, ce n’est pas son but) ; il a rassemblé le peuple qui est partisan du système libéralo-capitaliste (SLC), de la mondialisation, du libre-échange sans limites, de la fin des territoires et des communautés nationales, de la modernité technique, de l’ubérisation du travail, du risque et de la responsabilité individuels (auto-entrepreneurs, innovateurs, start up…, de l’ouverture des frontières à tous, de la diversité multiculturaliste, de la France d’en-haut, etc. Il rassemble les « modernes » ouverts, flexibles contre les rentiers, les corporatifs, les fermés, les racistes, les nationalistes, la France d’en-bas, les « illettrés », les moins-que rien, les sans-costume.
Maqueron se drape dans les voiles de la légitimité acquise par son élection par une majorité électorale. Taguieff remet les choses à leur place : l’élu a eu 24 % des exprimés au 1er tour des pestilentielles, soit 18,5 % des inscrits, 67 % au 2ème tour (48 % des inscrits) mais dont la moitié ont voté front républicain contre le Pen. Aux législatives, comme il y a eu près de 60 % d’abstentions et 11 % de blancs et nuls, les députains d’EM (comme les autres) n’ont été élus qu’avec environ 15 % des inscrits et ont eu pourtant 60 % des sièges. Légal, certes, mais légitime, non. Et ce qu’il faudrait changer de toute urgence si on est un vrai démocrate pour le peuple, c’est le système électoral francoui. Maqueron ne le fera pas car c’est ce dernier, complètement tronqué, voire truqué par les différentes manipulations du mode de scrutin (Tonton avait institué la proportionnelle pour faire monter le FN afin d’avoir des triangulaires à l’avantage du PS), qui a permis sa victoire via les bêtises de ses concurrents et le vote utile puis le front républicain. Il s’ensuit que tout le blablabla sur le rassemblement et l’unité n’est que du flan. Maqueron n’unit que les thuriféraires et les bénéficiaires du SLC. Car il revitalise le mythe du progrès en tant que ressort d’espérance au moins pour ses soutiens dans l’opinion.
Maqueron se présente dans sa « com. » comme né par génération spontanée (il vaut mieux pour quelqu’un qui n’est pas pour la génération par ses propres moyens). Taguieff montre qu’il a été lancé et appuyé par un très bon réseau d’entrepreneurs, de financiers, de « penseurs » (eh oui, on y range Attali et Minc), d’experts surtout économistes, d’universitaires amphibies bouffant à tous les râteliers en fonction des occasions de notoriété ou de places, de médias, de journaleux compradores… Tout le monde se souvient des innombrables apparitions du couple Maqueron-Trognon dans les journaux news, people, quotidiens). Maqueron est un bébé Cadum, un poupon sauveur lancé comme une savonnette qui s’est mis en scène pour façonner son histoire (qu’il a tendance à confondre avec l’Histoire). Cela n’a pas empêché des dérapages (dont la France auteur du crime de la colonisation en Algérie), mais il s’est rapidement raccroché aux branches pour corriger le tir, il faut le dire,, avec habileté. Le réseau de Maqueron a tout fait pour le mettre sur le pavois,sur le bouclier de Brennus tout en disqualifiant ses concurrents et en appelant au vieux rassemblement ripoublicain.
Maqueron est sans doute le dernier monarque ripoublicain ; il est l’aboutissement de l’avancée incessante de la France, voulue par les politicards, vers le modèle néolibéral du SLC. Sa mission historique, donnée par l’UE et la Doryphorie et intériorisée par lui, est de plier enfin le pays aux normes du SLC. Il est pour cela le right man at the right place at the right moment., mais uniquement pour la partie de la population qui en tire avantage. Mais, contrairement à son dire, il ne pourra pas tenir la balance égale entre la « modernisation » SLC et la justice ou soutien au peuple défavorisé. Car le SLC est par construction une mécanique automatique de création des inégalités et de la précarité. Il se donne 2 ans pour avoir des résultats, par exemple contre le chômage. Ce n’est pas un bon indicateur car si le chômage peut diminuer par sa politique ; celle-ci augmentera la précarité, l’insécurité et la pauvreté des travailleurs. Pour l’instant, il peut se goberger à la Lanterne ; ensuite il peut finir à la lanterne.

La politique du logement

Classé dans : politique — 3 septembre, 2017 @ 10:52

Dans un entretien jupitérien au Point, Maqueron a persisté dans son idée de ratiboiser les aides au logement tout en annonçant qu’une nouvelle politique du logement serait pondue sous son égide. On peut craindre le pire quand on connaît les convictions libéralo-capitalistes du malhomme. On sait déjà qu’il est question de diminuer les exigences précédentes pour le ratio de logements sociaux dans les communes d’une certaine importance (portées à 25 % en 2013 sous Zizi Rider pour les communes de 3500 habitants, hors Ile de France). L’argument principal de la réforme des aides au logement serait qu’elle profitent surtout aux bailleurs qui en profitent pour augmenter les loyers. Cela est fondé sur une étude ancienne qui a été depuis controuvée sans que nos politicards, visiblement, le sachent. Cette vieille étude masquait que la plupart des aidés vivaient dans des immeubles sociaux à loyers contrôlés, donc hors bailleurs privés. Donc pour l’essentiel des locataires, il n’y a avait pas augmentation du loyer en cas de hausse de l’aide (hausse régulièrement en dessous de celle des prix depuis longtemps). En outre, les bailleurs privés n’augmentaient pas seulement le loyer : ils amélioraient l’habitat. Donc, le pouvoir s’est servi d’une étude fausse et périmée pour accuser le chine de la rage et les raisins d’être trop verts. Quand les « organes » (au sens de Soljenitsyne) statistiques sont dans la main du pouvoir au lieu d’être socialisés et indépendants on peut toujours trouver un fonctionnaire servile (ou plusieurs ou tout un service soumis à son chef) pour monter des fake statistics.
En réalité, l’augmentation des loyers et des prix de l’immobilier est surtout liée au fait que les gouvernements depuis 1980 ne tiennent pas compte de l’évolution des données sociologiques : familles monoparentales, divorces, augmentation de la durée de vie, bonne natalité (relativement à celle de la Doryphorie), désertification rurale au profit des grandes villes… Car dès 1980, les gouvernements, fussent-ils socialistes, ont abandonné « l’aide à la pierre » (pour construction de logements sociaux ou non) pour « l’aide à la personne », c’est-à-dire pour faciliter la construction en en appelant au marché sans régulation publique. D’où tous les dispositifs d’aide à la personne pour faciliter l’accession individuelle à la propriété (sous-entendu: un proprio est moins révolutionnaire et se tient coi car il doit payer ses mensualités de crédit) et pour financer la construction des logements en vue de la location avec un loyer plus faible (sur par exemple 9 ans) moyennant des suppressions d’impôts sur les revenus fonciers. Cela a permis de belles spéculations…notamment dans des communes (par exemple ma belle ville d’Albi) sans problème de logements; d’où l’impossibilité de louer et une dégradation de la valeur ruinant les pigeons qui ont investi. D’où la profusion de logements (privés) pour étudiants, séniors, de maisons de retraite médicalisées ou non, le tout aux frais des autres contribuables. Comme toujours, quand le pouvoir crée une obligation ou une opportunité d’investissement, c’est pour créer ue rente. Guimauve le Concurrent avait promis la construction de 500 000 logements par an; ce fut bien raté…
Il est vrai que l’aide à la pierre avait produit des immeubles « d’inspiration collectiviste » comme l’a si bien dit Valérien Fiscart Déteint dans son opuscule « Démocratie française ». Immeubles que l’on détruit aujourd’hui au nom de la politique de la ville alors qu’il suffirait de les rénover, de les compléter par des commerces, des services publics et par des moyens de transport. Les Bouygues et consorts se frottent les mains: l’Etat a payé pour construire, paye pour détruire et repaye pour reconstruire. La politique de gribouille n’est pas perdue pour tout le monde et peut faire bien des heureux comme les maires, les agences immobilières, les syndics d’immeubles, les constructeurs de logements.
Maqueron va-t-il enfin mener une politique du logement qui réponde aux besoins des citoyens et des habitants et non à ceux des financiers et de la logique privée? J’en doute fort mais attendons… Que faire? Construire sur fonds publics ou socialisés (ceux du livret A dont Tsarkozy a procuré le tiers aux banques privées et dont on vient de refuser de revaloriser le taux d’intérêt malgré une formule de calcul qui l’imposait: plus 0,25 par rapport à l’inflation): des « cités universitaires » avec salles de sport, de distraction et télé, de mise à disposition du Web, cantine et buanderie et accès aisé aux moyens de transport, des cités pour personnes seules (retraités, célibataires) dotées des mêmes moyens que les cités U, des maisons de retraite, des immeubles HLM, des centres pour application de la loi DALO, rénover et mettre aux normes écologiques les immeubles anciens au lieu de les détruire… On financera tout cela avec le livret A et avec une partie des cotisations en vue de la retraite. on imposera par une taxe aux compagnies d’assurance ce qu’elles faisaient avant: placer de l’argent dans la propriété immobilière. Surprimer les aides à la personne, dont la faculté de déduire des intérêts de son revenu imposable. veiller à ce que les constructions soient munies des infrastructures nécessaires: services publics, transports, maisons de santé, commerces, écoles, emplois… La mixité devra y être sérieusement contrôlée de façon à éviter l’emprise de communautés majoritaires. Une assurance publique et mutuelle sera mise en place pour couvrir les loyers impayés ou les défauts de participation aux dépenses d’entretien.

Les vieilles idées du moderne Maqueron

Classé dans : politique — 2 septembre, 2017 @ 11:06

Le mouvement « En Marche » recycle de fort obsolètes pensées et une logique périmée depuis longtemps. Elles ont l’avantage d’être en adéquation avec l’air du temps, avec le système libéralo-capitaliste (SLC) en tant que « phénomène social total » et système intégré. Ce qui est ranimé par l’idéologie maqueronnienne, c’est l’idée de progrès. « le siècle progresse, quel joli mot qui rime avec graisse » disait Stendhal. Le progrès était l’idée-force du siècle des «Lumières », issue notamment de Rousseau (la perfectibilité humaine mais avec possibilité de corruptibilité par dégénérescence) et propulsée par Condorcet (qui gomme l’aspect de corruption), puis transformée en scientisme (progrès par la technique et la science vers la satisfaction matérielle et le bonheur cher à St-Just), puis en évolutionnisme darwininen (Spencer), puis en sens de l’Histoire dans le marxisme vulgaire, puis en SLC de la croissance continue et de l’amélioration du sort des peuples grâce au libre-échange et à la « main invisible » du commerce.
Les horreurs du XX ème siècle, la prise de conscience de la destruction de la planète par l’accumulation incessante de biens et l’exploitation sans freins des ressources naturelles, par la recherche du maximum de profit, par la glorification de la consommation ont démonétisé le progrès comme valeur indépassable du monde moderne. Sauf chez des gens comme ceux d’En Marche (EM).
Le progrès, qui, en fait n’est qu’une religion profane visant à exploiter le besoin d’espérance des hommes, avait au moins deux versions. Une « constructiviste » fondé soit sur un projet d’amélioration des structures sociales et l’utilisation des sciences et de la technique en direction de la justice et du bonheur (le socialisme), soit sur l’évolution automatique (toujours le sens de l’Histoire) vers le mieux via la lutte des classes accompagnant le développement des « forces productives »; cette doctrine d’obédience marxiste-léniniste nous donnait, sur le versant moral, la création de « l’homme nouveau » par le changement autoritaire de son environnement social.(théorie de la table rase chère à Mao et Pol Pot). C’est la deuxième version du constructivisme qui est morte avec l’effondrement de l’URSS. la 1ère a été portée longtemps par le socialisme réformiste avant qu’il ne se rallie au SLC. Ce qui nous amène à la 2ème version, la libérale qui a été développée au maximum par Hayek.
Cette version est devenue un économisme « scientifique », c’est-à-dire fondé sur la « science économique moderne ». Que dit-elle pour l’essentiel? Qu’il n »est pas besoin d’avoir un projet pour la société et les hommes, ni de morale, ni de valeurs, ni, naturellement de politique puisque la mission du politique est de mettre en place des finalités communes pour les groupes humains, ce qui conduit à un interventionnisme néfaste parce qu’il contrarie les « lois naturelles » et « scientifiques  » de l’économie (idée déjà présente chez le physiocrate Quesnay et transformée en harmonie automatique par la main invisible de Smith; soulignons que ce dernier n’a jamais dit cela mais que c’est ce qui lui prête les thuriféraires du SLC comme élément de justification de l’inutilité de faire de la politique et de la séparation entre économie et conceptions du monde). Cetet version, dans son « modernisme » ou sa « modernité », prétend que le libre développement des marchés, sans régulation étatique ou politique conduit automatiquement au progrès matériel pour tous car les « marchés sont efficients » au sens où ils allouent, via le pluralisme des acteurs cherchant à optimiser rationnellement leur position, au mieux les ressources aux besoins. les marchés libres, sans contraintes conduisent à « l’optimum de la société » (plus fin, Pareto disait l’optimum pour; c’est-à-dire qu’il pouvait y avoir des perdants et que certains acteurs plus puissants que les autres pouvaient l’orienter vers leurs intérêts. Cette thèse converge évidemment avec le thème de la croissance, c’est-à-dire de l’accumulation permanente de biens. Croissance qui est devenue, via l’indicateur qu’en est le PIB, l’alpha et l’oméga des politicards car elle créérait l’emploi et car la portion de gâteau de chacun peut augmenter sans toucher aux pourcentages de sa répartition. Croissance qui fonctionne comme le coiffeur qui affiche devant sa boutique: « demain, on rase gratis ». les politicards utilisent la croissance comme promesse d’un avenir meilleur et, naturellement, sans fixer la date (grande erreur du stalinisme, évitée par les religions qui promettent la paradis sans qu’on puisse vérifier).
Eh bien, cette idée du libre développement automatique de l’économie sans intervention des hommes, mais par « destruction créatrice », par « émergence » spontanée, par autorégulation mécanique, idée obsolète depuis longtemps et démantelée par la crise des subprimes et des dettes publiques, c’est le fonds de commerce du moderne et jupitérien Maqueron qui porte l’idéologie SLC comme la nuée porte l’orage. Comme c’est l’idéologie des capitalistes et autres grands patrons, il est devenu « the right man at the right place at the rigth moment » et, du reste, il a été crée et propulsé par l’avant-garde (de la « mondialisation heureuse ») du patronat francoui et des penseurs socialos de la 3ème voie ((celle de Blair et Schröder). Or le SLC, non seulement n’a pas de pilote (du reste, ce serait contraire à son principe d’émergence automatique), mais encore il ne dispose pas de cabine de pilotage (systématiquement détruite notamment par l’UE au nom de « la concurrence libre et non faussée » du « renard libre dans le poulailler libre »). Ce qui explique que Maqueron se contente des signes et de la symbolique du pouvoir monarcho-républicain, affichés par sa com., car il sait que la France, volontairement fondue dans l’UE par nos politicards depuis 50 ans, na plus aucun pouvoir. Cher Maqueron: tout cela ‘est pas moderne; c’est seulement uen marche-arrière vers le 19ème siècle où il n’y avait aucue loi protégeant les travailleurs contre le patronat. Maqueron recycle aussi la doctrine utilitariste de Bentham: faire le bonheur du plus grand nombre, ce qui peut laisser de côté bien des gens au nom d’un faux optimum de la société. Maqueron a choisi: il sacrifie les retraités et les classes moyennes au profit des très riches, des capitalistes et d’un minimum de survie pour les plus pauvres. En outre, il est un parangon de « bougisme », de « présentisme » ainsi que le dit si bien P-A Taguieff. Le maquereaunisme n’est qu’un syncrétisme des idées reçues du SLC, du libéralisme des bobos si partisans de la différence et de la diversité, et du socialisme hollandais de la synthèse molle qu’il nous montre y compris au Salvador.
il y a un autre aspect périmé de la pensée soi-disant complexe du résident à l’Elysée. C’est à la fois son syncrétisme petit-bourgeois de « gauche et droiteé et sa « pensée complexe » (le simplisme du « en même temps ») qui n’est que binaire. En marche, évidemment, s’oppose à fixe. Sans cesse, la Maqueron oppose les modernes et les anciens, les progressistes et les conservateurs, les nomades et les sédentaires, les partisans de la mondialisation heureuse et les réactionnaires, les qualifiés et les illettrés, les partisans de l’avenir et du futur (radieux) et les nostalgiques, les rentiers et les dynamiques, les innovateurs et les corporatistes, les mondialistes et les nationalistes, les ouverts au monde et les fermés ou repliés sur eux et leur clocher, etc. Faisons un petit cours de dialectique au philosophe Maqueron (une simple maîtrise). Il y a la dialectique des contraires qui s’opposent comme le jour et la nuit (celle du tiers exclu d’Aristote), celle des contradictoires qui se combinent et donnent une synthèse (celle de Hegel et de Marx: thèse, antithèse, synthèse et foutaise) et celle des contradictoires en tension permanente et en équilibration (celle de Proudhon). Maqueron développe la 1ère, celle qui oppose et sépare, celle qui finit par entraîner un conflit entre les partisans des pôles opposés. La dialectique maqueronnienne n’est pas complexe; elle est simpliste et a pour but de fonctionner sur les clivages. Elle est bushiste: l’empire du bien et du mal, moi et ceux qui me suivent et les autres. C’est une très vielle recette des démagogues qui ne rassemblent autour d’eux que les pigeons qui les admirent. la dialectique du Maqueron est celle du conflit stérile entre opposants axés sur de fausses oppositions. En fait, elle répudie le vrai débat argumenté au profit d’anathèmes réciproques, ce qui, du reste, fait les affaires du tribun de la plèbe en peau de lapin qu’est Mélanchthon (disciple de Luther). Elle fait semblant de rechercher l’unité, déjà un faux concept, alors qu’il faut viser à l’union par la discussion démocratique.
Enfin, Maqueron est un fixiste du système représentatif profondément anti-démocratique mis en place par la Vème ripoublique. Ses députains, qui ont en moyenne eu 15 % des inscrits sont 61 % des sièges à la prétendue assemblée nationale. Il a été élu par suite du vote utile et du vote républicains alors qu’il n’avait que 24 % des exprimés au 1er tour des pestilentielles, soit 18 % des inscrits. Au 2ème tour, il a eu 50 % d’électeurs seulement hostiles au FN; Il n’est donc pas légitime mais, comme les copains depuis Tonton, le francisque-quin-quin, il ne joue que sur une légalité qui est largement faussée par le système électoral. Une fois élu, il va faire du monarchisme républicain, centralisé, autoritaire et assis sur les copains et les coquins. Tout cela n’est ni juste, ni légitime, ni moderne. C’est la quintessence du système représentatif qui permet aux élus de décider ensuite le pays contre la volonté du peuple. Ce que fait déjà Maqueron en lançant le pays dans le SLC pour faire comme les autres dirigeants européens et mondiaux. C’est un club dont il veut faire partie pour que Merkel lui claque la bise. Mais ce n’est pas moderne du tout…

Les emplois aidés

Classé dans : politique — 31 août, 2017 @ 11:13

Sous prétexte d’économies budgétaires, la firme Maqueron vient de supprimer à brûle pourpoint et sans prévenir les utilisateurs (collectivités locales, associations, clubs, entreprises d’insertion, etc.) le 1/3 des emplois aidés dans les fonctions non marchandes et donc hors secteur privé. Cette formule de lutte contre le chômage et soi-disant efficace (ce qui est controversé et manque d’études valables, ce qui en dit long sur la volonté des gouvernements d’évaluer leurs politiques) est employé depuis des décennies par le pseudo-Etat francoui. Je ne pleurerai pas leur disparition à long terme mais la moindre des choses aurait été de se préoccuper des conséquences à court terme tant pour les organismes utilisateurs que pour les travailleurs. Cela en dit long sur la conception réelle qu’a ce nouveau gouvernement vis-à-vis du « dialogue social » et de la cohésion sociale. C’est une technocratie néolibérale soumise aux normes économiques et financières du monde libéralo-capitaliste. Normes auxquelles il y a 25 ans le gouvernement de l’époque s’est lui-même soumis en inventant sur un coin de table la règle ubuesque des moins de 3 % de déficit budgétaire par rapport au PIB.
Les emplois aidés, qui ne sont que du provisoire qui dure depuis fort longtemps en attendant la croissance comme Godot ou comme sœur Anne dans son donjon, sont eux-mêmes une solution à la sapeur Camembert (vous savez, celui bouche un trou avec la terre d’un autre and so on). Prenez l’exemple des pions dans un lycée. Ils sont nécessaires et devraient donc être employés par l’EN. Mais comme il y a les emplois aidés low cost via les subventions de l’Etat un lycée ne créera pas de poste ; il fera appel à un pion aidé comme pour une AVS pour élève handicapé. Le personnel de l’EN étant payé par l’Etat cela revient à ce que dernier fasse des économies apparentes dans le budget EN tout en augmentant ses dépenses sociales. Le budget de l’EN n’est donc diminué que par un faux semblant puisque le budget total de l’Etat ne bouge pas : il n’y a que des transferts à la Gribouille. De même, les emplois aidés permettent de limiter les subventions aux associations tout en augmentant un autre budget, celui des aides sociales. Et les comptables (lire cons-tables) sont contents. Cependant, il est clair que le bénéficiaire de l’emploi aidé (EA) trouve là l’occasion d’une expérience professionnelle et d’un revenu d’assistance qui lui est mieux que rien (à voir en détail car bien des emplois aidés ne sont pas qualifiants et ne servent que de bouche trous pour des activités non essentielles quoique souvent utiles comme le débroussaillage et l’entretien des parcs et jardins dans les communes. L’avantage des EA pour une commune est qu’elle peut employer pendant que l’Etat peut diminuer sa dotation globale de fonctionnement. Maqueron va plus loin : moins de dotation et plus d’EA ! Solution : l’augmentation des impôts locaux tout en faisant valoir la baisse éventuelle de ceux de l’Etat. C’est facile, la comptabilité : il suffit de transférer les charges vu que l’UE ne regarde pas les déficits locaux mais ceux de l’Etat. C’est, du reste, une des rares libertés que conserve l’Etat au sein de l’UE : jouer sur la fiscalité, les aides sociales et les subventions hors économie marchande (eh oui : attention à ne pas déséquilibrer la concurrence). Las, l’Etat est déjà impécunieux et Maqueron veut le mettre encore plus à la diète suivant les recommandations de l’UE et de la Diète allemande.
Les EA sont intéressants pour l’assurance chômage qui n’a pas à payer pour souvent des jeunes de moins de 25 ans qui n’ont rien comme assistance. Ce qui sera drôle, c’est la prise en charge par l’UNEDIC d’une réforme Maqueron : indemnités de chômage pour auto-entrepreneurs et démissionnaires (tous les 5 ans). Qui va payer  et comment? L’UNEDIC est déjà assommée par sa dette et déficitaire… Supprimer les EA pour les associations aura aussi pour conséquence de casser le petit jeu de l’Etat consistant à créer d’un côté de la pauvreté et de la précarité en flexibilisant à outrance le travail et, de l’autre,à demander auxdites associations d’aider les démunis. Il restera le retour aux dames patronnesses du 19ème siècle. Mais Maqueron a une autre solution : forcer les travailleurs à accepter n’importe quel 2ème emploi proposé sous peine de se voir sucrer ses indemnités de chômage et réduire la durée et le montant de l’indemnisation des chômeurs. Cela marche fort bien en Doryphorie, le modèle du résident à l’Elysée, qui dispose de 4,5 millions de mini-jobs à 450 euros par mois (sans couverture sociale pour la retraite), de 22 % de travailleurs sous le seuil de pauvreté et de 1 million de retraités obligés de prendre un petit emploi pour survivre, vu que les retraites par répartition ont été, elles aussi, sérieusement diminuées. La Teutonie, patrie de Leibniz, n’est-elle pas le meilleur des mondes possibles ? Maqueron est, sous des airs candides, notre nouveau Pangloss.
Il est donc urgent de supprimer les EA mais en sifflet et en les remplaçant par de vrais emplois. J’ai déjà parlé dans un article précédent de l’emprunt forcé, de la monnaie locale et de la banque du peuple pour investir. Voilà quelques idées supplémentaires pour créer de l’emploi en se séparant de la logique du SLC.
*on peut créer une taxe carbone sur la distance parcourue par les produits, importés ou internes, en fonction du kilométrage atteint et cela afin de lutter contre le réchauffement climatique tout en favorisant les circuits courts, ce qui encouragera la production sur le territoire francoui. Pour déjouer les combines du capital (genre « made in Germany  » pour les bagnoles montées à Stuttgart alors qu’il ne s’agit que d’assemblage) on fera une moyenne des km parcourus par les éléments importés ailleurs que dans le pays expéditeur du produit fini.
*on peut interdire que les frais de pub. et de com. soient imputés dans les charges des entreprises (ce qui diminue leurs bénéfs) et qu’ils ne soient engagés que sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. On comptera naturellement tous les frais engagés même s’ils l’ont été à l’étranger. Afin de réserver nos forêts à des usages utiles pour la production, la distribution de pubs dans les boîtes aux lettres est interdite.
*afin de restaurer la concurrence malgré l’optimisation fiscale, les multinationales seront taxées sur leur CA consolidé (ventes) et ventilé par pays de production pour asseoir l’impôt sur les bénéfs en fonction de la part des ventes faite en France.
*on instaurera des droits de compensation des différentiels écologiques, monétaires et fiscaux (pas des droits de douane) sur les importations afin de lutter contre les dumpings afférents.
*les cotisations sociales (patronales et salariales) seront, comme la TVA, remboursables à l’exportation; un taux équivalent aux charges françaises sera appliqué aux importations.
Vous aussi, vous pouvez prorposer des idées à condition qu’elles ne contreviennent pas aux règles européennes et qu’elles favorisent la production sur le sol francoui.

Comment lutter contre le système libéralo-capitaliste et l’UE allemande qui le développe ?

Classé dans : politique — 29 août, 2017 @ 10:04

Le projet de Maqueron est clair, sauf pour les imbéciles de l’opposition et les convertis d’EM : faire enfin et rapidement adopter l’hyper libéralisme concurrentiel sans limites aux Francouis, volens nolens car le résident à l’Elysée n’a pas de légitimité réelle ; il n’est que légalement élu (avec seulement 24 % au 1er tour des pestilentielles) via un système de représentation qui n’a plus rien de démocratique depuis longtemps. Sa réforme du code du travail, dont on peut présumer le contenu avant la parution officielle le 31 août du texte, n’a qu’un but : flexibiliser à outrance de façon que les patrons puissent faire ce qu’ils veulent. Il faut abaisser le coût du travail, donc les possibilités de résistance des salariés en redonnant tout le pouvoir aux patrons et en laminant les charges sociales et l’indemnisation du chômage. Il faut exonérer le capital des charges fiscales « excessives », d’où la « flat tax » au taux unique de 30 % sur ses revenus et la sortie de l’ISF du capital financier. ETC.
Certes Mélanchthon crie très fort l’opposition de la France Insoumise (LFI) au système libéralo-capitaliste (SLC), mais ce n’est que du vent tonitruant car il n’y a pas de proposition qui tienne la route pour aller à l’encontre de l’UE qui a installé chez elle le SLC le plus développé et le plus corrosif. LFI ne comprend pas que l’on ne peut pas lutter contre le SLC et la politique allemande qui régit l’UE en l’attaquant de front, ni en en sortant derechef comme la Gibbye. Car l’UE actuelle fait beaucoup d’heureux chefs ; financiers, multinationales, patrons, politicards, bureaucrates, publicitaires, communicants, journaleux, experts, cadres très qualifiés et « mobiles »… Maqueron, comme Zizi Rider en son temps essaie de nous faire croire qu’il obtiendra une réforme de l’UE, d’où son ballon d’essai sur les travailleurs détachés modèle 1996 et directive Frankenstein en 2005. Pour l’instant, Merkel, toute à sa campagne électorale, lui laisse la bride sur le cou et il essaie de la séduire en ramenant le déficit budgétaire 2017 à 3 % du PIB. C’est du flan, car une fois réélue Merkel redeviendra austéritaire et à fond leader du SLC dans l’UE. C’est normal car l’Allemagne en est la grande bénéficiaire avec ses copains de l’Europe du Nord et ses amis des PECO ; elle détient au moins la majorité qualifiée pour toutes les décisions du Conseil européen des chefs de gouvernement. Un des problèmes est que si tous les pays ont la même politique économique que la Doryphorie l’Europe court à la déflation, à la généralisation du moins-disant, à la concurrence sans fin vers le bas et, in fine, au réveil des nationalismes et, à plus long terme à la guerre économique sauvage et peut être pis. Maqueron ne réformera pas l’UE et fera comme Guimauve le concurrent : il quittera la bataille avant même de l’avoir livrée.
Par ailleurs, la France est actuellement et depuis longtemps bien trop engagée dans les échanges commerciaux et financiers du SLC pour pouvoir quitter l’euro et l’UE. Il faut construire une opposition radicale au SLC mais dedans. C’est faisable. Comment ? En agissant localement, directement, autrement avec une logique éradicatrice du SLC.
Pour commencer, il faut sortir du carcan de la dette publique extérieure (environ les 2/3 d’environ 2100 milliards) car avec elle nous sommes prisonniers des réactions des marchés financiers. Rappelons que la dette du japon en est à 200 % du PIB mais elle est presque entièrement restée japonaise. On commencera donc par un emprunt forcé sur tous les patrimoines de plus de 100 000 euros, emprunt sous forme de rente perpétuelle à 2 % d’intérêt. Et cela afin de rembourser illico 1400 milliards (2/3 de 2100).
Il faut aussi se doter d’une politique industrielle et de production en France; ce ne sont pas les secteurs d’investissement qui manquent: énergies renouvelables, économies d’énergie, dépollution des sites naturels, des rivières, des mers, ateliers de recyclage et de réparation afin de lutter contre l’obsolescence programmée, constructions en bois et en paille ou torchis, techniques d’avenir et laboratoires de recherche, formation professionnelle initiale et de requalification, construction de logements sociaux, transports collectifs sans pollution, bâtiments et moyens modernes de formation, rentabilisation des forêts, de la biomasse et des produits du bois, pesticides et engrais bio, conception et mise en place de logiciels d’économie collaborative (à la place des systèmes privés comme Uber), bourses municipales des logements (contre les agences privées), etc. Cependant les investissements publics n’iront que vers des entreprises socialisées et fédérées: coopératives, mutuelles, associations productives (genre AMAP) et d’insertion par le travail, circuits courts, magasins sociaux et de proximité… Laissons libre court à toutes les initiatives locales et finançons les si elles sont porteuses de logique anti SLC et d’avenir.
Retrouvons une monnaie locale gérée par la « Banque du peuple » (BDP); de statut coopératif et mutuelliste. Ce sera à elle de financer les investissements susdits. A cet effet, sont réunis et socialisés la banque postale, la caisse d’épargne restaurée, le crédit mutuel, la caisse des dépôts et consignations, le crédit agricole, le fonds public d’investissement pour revenir au vrai régime mutualiste, grouper les forces et socialiser le crédit en dehors du système bancaire capitaliste dans une fédération financière indépendante de l’Etat et du capital. La BDP constitue un réseau national et fédéré de clients et de fournisseurs se faisant mutuellement crédit (via la BDP qui ne facture que des frais de gestion et non des agios ou des intérêts): toutes les transactions au sein du réseau se font par lettres de change escomptables à la BDP et rédigées dans sa monnaie, par exemple le proudhon (il en a eu l’idée en 1849). Les mutualistes s’engagent à se fournir auprès du réseau. les travailleurs détachés travaillant pour le réseau seront rémunérés en proudhons inconvertibles. Les instances publiques ou sociales (mairies, établissements de service public, toutes les collectivités locales ou régionales, les assurances mutuelles, Sécu, administrations sont obligées de s’inscrire dans le réseau, rédigent leurs appels d’offre en proudhons et, donc, se fournissent auprès dudit réseau. Les nécessaires achats à l’étranger, faute de fournisseur français existant ou réalisable à court terme, passent par la BDP qui centralise les devises issues des ventes du réseau à l’extérieur. les entreprises étrangères qui veulent soumissionne rou travailler avec le réseau doivent se procurer des proudhons auprès de la BDP contre leurs devises. Quand le solde devises:de devises étrangères détenu par la BDP devient négatif celle-ci suspend les achats à l’étranger. Ainsi, de façon adroite, la BDP reconstitue le contrôle des changes sans que la France viole les règles de l’UE. Pour agrandir son réseau contre les banques classiques (rappelez-moi qui est fanatiquement partisan de la concurrence?), la BDP rémunère les dépôts et prête sans agios ni intérêts (à prix coûtant). Peu à peu la BDP bouffera la concurrence des banques capitalistes. Elle pourra aussi faire des avances à l’Etat et surtout aux entreprises et services publics, comme aux collectivités locales. Comme c’est une banque socialisée et non d’Etat, elle en violera donc pas les règles de la zone euro!
La baisse du coût du crédit plus l’investissement permettra donc au pays de retrouver une activité productrice en diminuant les importations. Voilà comment faire autrement et à côté sans déroger aux SLC tout en luttant contre sa logique. N’est-ce pas Mélenchon et consorts?

Politicards, islamisme et terrorisme

Classé dans : politique — 28 août, 2017 @ 9:37

Les politicards n’ont toujours rien compris au phénomène de l’islamisme en tant que fondamentalisme radical servant éventuellement de terreau au terrorisme. C’est qu’ils ne veulent pas comprendre car depuis Tonton (marche des beurs, touche pas à mon pote) ils se servent de la population musulmane comme réserve de voix dans les élections et comme vecteur de montée du FN. En effet, un FN fort est un gage de réélection au nom du front ripoublicain à condition d’atteindre le 2ème tour des pestilentielles ; l’UMPS, c’était 30 % des exprimés pour chaque parti, qui donc ne pouvait gagner les élections sans le renfort du vote utile contre le FN. Maqueron est la dernière resucée de ce mécanisme politicien génialement inventé par le président francisquain (ce n’est pas une faute d’orthographe mais la contraction de François [bien que pas d'Assise] et de francisque). Il n’a pas été élu pour sa doctrine et sa politique mais par défaut par suite des âneries des vieux partis et du vivace vote utile lors des deux tours des présidentielles. Par ailleurs, les politicards, dès Fiscart déteint, n’ont eu de cesse de favoriser l’immigration de travailleurs low cost pour faire plaisir au patronat (faible coût de main d’œuvre et pression sur les salaires via la création artificielle d’une « armée industrielle de réserve »). Ils n’ont jamais réfléchi aux conséquences à long terme de, disons par exemple, 100 000 immigrés par an pendant 30 ans, ce qui à la longue crée un effet de masse et de densité, donc une force politique mobilisable par des « entrepreneurs de religion ». Et pour attirer les votes des descendants des immigrés ils n’ont pas hésité, notamment dans les collectivités locales, à accorder des concessions culturelles auxdits entrepreneurs de religion qui ont prétendu les représenter, ce qui ne pouvait marcher que contre des « accommodements raisonnables » dont ils pouvaient se targuer auprès de leurs coreligionnaires. Au passage et peu à peu, le modèle sociétal et culturel républicain a été fichu aux orties. La nature, même sociale, ayant horreur du vide, les entrepreneurs de religion ont fait occuper le terrain, ce qui a été officialisé par la création tsarkozyienne du CFCM, organe de représentation du culte musulman (lire celui porté par les salafistes, les frères musulmans, les imams exportés en France par les pays d’origine). Mme. Merkel vient de le réaliser en Allemagne avec l’intervention d’Erdogan dans la campagne électorale en cours enjoignant aux Turcs naturalisés teutons de ne pas voter pour la CDU, le SPD et les Verts..
Les politicards n’ont jamais pris la peine de se livrer à une analyse approfondie du monde musulman (où les Arabes sont minoritaires mais ils ont l’avantage d’avoir les plus grandes réserves de pétrole et de gaz) et de l’Islam (qui est très divisé, notamment entre sunnites et chiites), ni, naturellement, de lire le Coran. Or ce texte sacré est composite : il y a une phase guerrière quand Mahomet s’est mis à combattre ses ennemis après être allé à Médine et une 1ère étape pacifique quand il voulait convaincre lorsqu’il était à la Mecque. C’est pourquoi, nombre de musulmans se replient derrière le caractère pacifique du Coran, notamment quand les attentats terroristes de Daech leur font craindre une réaction négative des pays où ils sont présents et visibles, alors que d’autres, certes très minoritaires, s’emparent des parties guerrières du texte, celles qui justifient le djihad. C’est comme chez Darty, il y a de tout dans les textes de l’Islam. Et comme il n’y a pas d’Eglise (sauf chez les chiites) mais des imams quasiment élus localement mais généralement sur la base de propositions faites par des Etats (Algérie, Maroc, Arabie Saoudite…), toutes les interprétations (et adaptations car il faut rappeler que cette religion est née au 7ème siècle de notre ère) sont permises. L’interprétation la plus prégnante est la salafiste issue du Wahhabisme saoudien ; elle est avant tout « quiétiste » : chacun doit en revenir à l’Islam pieux et rigoriste des origines, de même que tout bon luthérien doit individuellement se concentrer sur sa formation spirituelle (Bildung). Le salafisme a été énormément financé par les princes saoudiens et soutenu par la monarchie car le religieux est ce qui lui donne sa légitimité bien qu’elle soit à fond impliquée dans le monde occidental via son pétrole et son alliance avec les USA depuis des décennies. Le salafisme a été diffusé à grands coups de brochures religieuses, de dons, de financement de mosquées, d’envoi d’imams formés par ladite Arabie saoudite, d’organismes charitables, de fondations… Et les politicards, trop contents, d’avoir du pétrole bon marché, des achats d’armes, d’avions et de marchandises, de se dégager de l’assistance aux immigrés de moins en moins bien insérés à cause de la crise et surtout du libéralo-capitalisme (L-C) qui se moque de la morale et de la charité ont laissé faire.
Bien, d’accord, le salafisme en tant que courant religieux replié sur la croyance n’est pas dangereux en tant que tel, pas plus que le catholicisme quand il a renoncé à se mêler du politique (quelque peu forcé, en France en 1905). Mais ceci n’est que théorique. Déjà, cette religion est un système total qui ne sépare pas le politique, le religieux, le culturel, le social. La seule loi qui compte pour elle, c’est la loi islamique, donc celle qui est donnée par la Charia suivant les préceptes de laquelle tout bon salafiste doit vivre, y compris dans un pays laïc. Comme une société occidentale, naturellement, ne vit pas suivant ladite charia, le salafiste aura donc tendance à s’en séparer en adhérant à des petites communautés dans lesquelles il ne se singularisera pas et comme, mécaniquement via l’effet de densité d’une immigration continue, les communautés grandissent le pays d’accueil finit par avoir des territoires séparés des autres. Ce qui est aggravé par le libéralisme économique qui sévit dans la politique du logement, des transports et de l’emploi qui pousse les plus pauvres à se regrouper dans les habitats les moins chers. De fil en aiguille, les salafistes affichent leur différence dans l’espace public et, du reste sous l’emprise des entrepreneurs de religion (EDR), ils donnent dans le signes identitaires de différenciation. Les EDR s’en servent car représenter l’identité particulière de la communauté leur permet de vivre à ses crochets (comme pour toute religion, voir par exemple les lamas tibétains ou les fastes catholiques), devenir un élu de la ripoublique (20 000 euros par mois, passé partout, sous réserve des réformes Maqueron) et être arrosé par le pognon saoudien. Cet politique d’affichage de son identité est encouragée par le boboïsme qui fonde tout sur la diversité et les droits individuels des hommes. Cette visibilité, souvent provocatrice à dessein chez les EDR, ne manque pas de susciter l’hostilité ou le départ des autres habitants, voire bien pis. Et c’est comme cela que, de fil en aiguille par effet de masse et de propagande, on finit par avoir des territoires où règne la charia.
En pratique aussi, le salafisme crée des déçus car il y a forcément un écart entre les principes de la foi à laquelle on adhère pour conduire sa vie en observant les préceptes religieux et qui vous donne une identité et une motivation spirituelle et le monde environnant, sauf dans « les territoires perdus de la république ». Cet écart peut être d’autant plus mal vécu que l’on se sent ostracisé, non respecté, contraint par d’autres normes, stigmatisé, paupérisé, rejeté de l’emploi par discrimination, mal vu par les descendants des colonisateurs, les « souchiens », « les croisés », les « blancos », comme dit Vallse. Si les salafistes mâles sont souvent encore plus pauvres que les Francouis-prolos, c’est que leur éducation machiste et de petits princes de la maisonnée les a encouragés à être servis par les femmes et les filles et, donc, à ne pas se former correctement, même pas en connaissance de sa religion. Du reste, il n’y a pas besoin d’être instruit pour forniquer, conduire, manier une kalachnikov ou un PC. Par ailleurs, ils voient que les trafics (tolérés par les politicards afin que la misère des banlieues ne soit pas trop noire) rapportent gros, ce à quoi s’ajoutent les aides sociales en tout genre. Pourquoi se fatiguer puisqu’il suffira d’avoir un mariage arrangé, voir forcé, avec une épouse cherchée au pays (ou vice versa) pour vivre peinard. Il y a donc dans cet écart un ressort puissant de ressentiment. Mais il y a aussi une force d’attraction pour tous les rejetés et vrais « indigènes » du système qui pensent que leur conversion au salafisme va leur valoir considération et rédemption, voir tout simplement une motivation spirituelle qui a disparu du monde occidentalisé via les effets utilitaristes et amoraux du L-C. Et, sur le lot, il n’est pas étonnant que certains dérapent dans le terrorisme via la propagande de Daech. Mais l’entrée dans le terrorisme a été largement favorisée par le contenu même du salafisme et par le communautarisme encouragé parr les politicards depuis des lustres. Du reste, le système L-C s’en trouve fort bien car le repli sur la religion et la division en communautés diverses font son affaire: la plupart des gens le laissent tranquille comme tout bon luthérien investi dans sa bildung et sa petite paroisse.
Comme l’action des EDR est conforme aux intérêts du L-C et à la maximisation de ses soutiens électoraux, on n’a pas entendu Maqueron parler de façon consistante du sujet. Ce qui fait oublier que l’Islam n’est pas plus dangereux qu’une autre religion. Il n ‘ya qu’à constater les ravages des « born again  » aux USA ou des evangélistes, notamment en Amérique latine ou des hindouistes en Inde…pour s’en convaincre. Ce qui est dangereux pour le modèle républicain, ce sont les interprétations fondamentalistes des religions propulsées par les EDR religions quand les politicards leur laissent libre cours dans l’espace public.

Je me dois de justifier mon langage qui en choque certains

Classé dans : politique — 26 août, 2017 @ 11:06

Un honorable lecteur de mon blog m’a reproché mon vocabulaire, style nanar des années 1900, et surtout plein d’épithètes non politiquement correcte en ce qui concerne l’Allemagne ou le couple Maqueron. Il avait lu la conclusion de mon vieux bouquin de 2001, intitulé « le libéralisme totalitaire et en retenait que ce n’était pas le même type qui avait pondu des choses si différentes. Mais si… Déjà, j’ai 16 ans de plus pendant lesquels j’ai continué de m’informer quitte à revenir sur mes anciennes positions ; chose que m’a apprise Proudhon : toujours remettre l’ouvrage sur le métier.

Je dois d’abord faire remarquer à mon aimable contradicteur qu’en 2001 l’Allemagne, récemment réunifiée aux frais partiels des autres pays (elle avait augmenté son taux d’intérêt afin d’attirer des capitaux pour payer l’entrée de l’ex-RDA au sein de la famille libérale, ce qui avait contraint les autres pays à relever le leur afin de combattre une fuite de capitaux ; d’où l’inepte politique française du Franc fort, d’où une récession en France), n’avait pas pris le leadership en Europe. On peut en tirer une 1ère leçon : les Etats et les gouvernements ne poursuivent que leurs intérêts. Et une 2ème : le leitmotiv développé depuis 1957 sur « l’Europe unie, c’est la paix », n’est qu’une vérité floue qui ne vaut que pour la guerre militaire (pour l’instant) et certainement pas pour la guerre économique que nos chers voisins nous ont livré vigoureusement depuis 2004.C’est cette guerre économique qui me fait remettre en usage le vocabulaire de 39/45 (Fridolins, chleuhs, boches, doryphores, frisés, fritz, casques-à-pointe, vert-de-gris). Mon tort est de ne pas préciser systématiquement et suffisamment que ces mots ne visent pas le peuple allemand mais ses dirigeants, ses politicards, ses gouvernants. C’est pourquoi je parle de « die grosse Angela », non pas à cause de son physique, mais comme métaphore de la grosse Bertha. Tudesques et Teutons renvoient aux exploits guerriers des princes allemands, notamment aux redoutables chevaliers teutonique. J’encourage mon contradicteur et zoïle à revisiter un peu l’histoire, notamment celle des 3 guerres que la France a subies. J’en ai autant pour les exactions de Lous XIV en Westphalie ou de La Paille Au Nez Buonaparte

Depuis 2004, les gouvernants allemands ont joué en économie les « cavaliers seuls », les « passagers clandestins » dans l’UE. Au contraire des autres gouvernements, ils ont vite vu que la situation créée par le traité de Maastricht et par la zone euro au sein du « marché unique » de 1986 (libre circulation de tout, dont celle primordiale du capital à la recherche de la maximisation du profit, et celle des hommes justifiant les travailleurs détachés en 1996) donnait d’immenses « opportunités » aux pays qui joueraient à fond le jeu du libéralo-capitalisme. Du reste, c’était l’objet même de la doctrine économique teutonne, à savoir l’ordo-libéralisme de la « concurrence libre et non faussée » imposée par la loi constitutionnelle allemande et sanctifiée par les directives de Bruxelles et les arrêts de la CJCE (cour de justice européenne). Signalons déjà que c’est une hérésie juridique que de mettre une option économique dans une Constitution, ce que, du reste, Valérien Fiscart Déteint avait mis dans le TCE de 2205. Donc, en 2004, Schröder a lancé les lois Hartz de baisse du coût du travail, des retraites, des indemnités de chômage, ce qui était typiquement une politique de « désinflation compétitive » menée contre les autres pays et, surtout, conduisant à une concurrence sans fin entre eux dans une guerre économique sans fin pour le moins-disant. Die Grosse Angela a aggravé cette lutte du fric en créant une TVA « sociale » de plus 3 points, ce qui équivaut à une dévaluation devenue impossible avec la monnaie commune. pire encore: les gouvernants tudesques ont poussé à l’élargissement, sans approfondissement, de l’UE aux ex-pays soviétisés de l’Europe centrale et orientale (PECO). Ces pays, très pauvres, ont permis aux dirigeants teutons de jouer sur 3 tableaux de concurrence économique (de guerre contre les autres):
*Délocalisations, sous-traitance, achats low cost dans les PECO; la vertueuse Allemagne détachait des éléments de sa chaîne de production chez eux (pour cause de bien plus faible coût du travail eu égard aux gigantesques écarts de niveau de vie) et ensuite faisait le monatge chez elle en appliquant au produit fini l’étiquette « made in Germany ». Pur mensonge jamais dénoncé par Bruxelles.
*Embauche de travailleurs détachés (TD) en provenance des PECO (notamment dans l’agriculture et l’agro-alimentaire, ce qui tue les paysans francouis) payés 4 ou 5 euros de l’heure, travaillant 10 heures par jour, logés dans des hangars insalubres et… achetant leurs vivres à prix d’or à leur employeur (ce que fait aussi et notamment l’Espagne avec des Marocains). Il faut se rappeler que l’Allemagne n’a créé un SMIC que très récemment (et encore avec mise place progressive et en fonction des secteurs), ce qui, évidemment permettait de rémunérer les TD avec une fronde. Quant au contrôle des conditions de travail et de logement, les dirigeants teutons ont laissé cela à « la main invisible du marché ».
*Jeu sur la parité des monnaies. Prenons un exemple: un euro vaut aujourd’hui 4,26 zlotys, ce qui fait qu’un TD payé 5 euros de l’heure touche 21,30 zlotys quand il envoie son gain en Pologne. Et en plus le salaire en Allemagne ne paye que les cotisations sociales polonaises… De même, avec l’euro on peut acheter en Pologne beaucoup moins cher. Ce qui explique que les dirigeants tudesques en pincent pour un euro assez fort car une grosse part de leur commerce extérieur a lieu en Europe et avec les PECO.
Vous me direz pourquoi les autres pays n’ont-ils pas tout de suite imité l’Allemagne? Parce que leur peuple (sauf les PECO et les pays nordiques) tenait trop à son modèle social, d’où la politique libérale molle, hésitante et inavouée de Zizi Rider. La France n’est pas de culture luthérienne, c’est-à-dire soumise aux autorités et austéritaire (1789, 1830, 1848, 1870, 1968 et ?) comme le recommandait Luther en disant aux croyants de se perfectionner tout seuls chez eux en lisant la bible (Bildung). Et parce que, plus ou moins consciemment, ils ont perçu que le faire conduisait à une guerre économique sans fin. Mais depuis longtemps tous les dirigeants européens, même soi-disant socialistes, communient dans l’évangile selon fesse-mathieu du marché efficient et auto-régulateur, à savoir dans l’excellence indépassable du libéralo-capitalisme (L-C). Ce qui leur manque: un peu de courage et un peuple docile. Mais voilà Maqueron: plus de frilosité, en avant toute vers le L-C, à bas ce qui est public, vive le privé, la liberté du « renard libre dans le poulailler libre ». Maqueron renoue donc avec la collaboration avec l’Allemagne triomphante qui a montré la voie du L-C vainqueur et efficace pour supprimer le chômage (ce qui est une farce car si l’Allemagne affiche 5,5 % de taux de chômage, c’est dû au temps partiel, à l’intérim et aux mini-jobs et ce qui a crée une poussé de précarité et de pauvreté; heureusement les pauvres allemands peuvent lire la bible dans un appartement pas cher car la natalité en chute libre laisse beaucoup de logements disponibles). Pour moi, donc, Maqueron est un collabo du modèle L-C de l’Allemagne; d’où mon slogan: radio Maqueron ment, radio Maqueron est allemand. Si tous les pays faisaient comme l’Allemagne, cela déboucherait tôt ou tard sur la vraie guerre. on n’en est pas si loin car il est loisible de constater que l’UE depuis 2010 n’est plus qu’une cohue de pays centrés sur leurs intérêts. L’UE L-C a déjà réussi à ressusciter le nationalisme via la guerre économique de tous contre tous. L’UE a déjà complétement torpillé la démocratie au profit de la technocratie de Bruxelles, de l’impérium économique tudesque et du profit des multinationales. Et ce n’est pas Maqueron qui ira en sens inverse.
Quant au qualificatif de Barbie pour Birgit Trognon épouse Macreux, cela ne vise pas son âge. Cela est dû au fait que le couple Maqueron a été lancé façon marketing comme la poupée. Maqueron a le droit d’aimer Birgit, je m’en contrefous. En revanche, je ne peux accepter qu’elle fasse la pub de son couple non conformiste dans Elle ou les magazines people. Je maintiens donc Barbie et Ken, n’en déplais à mon contradicteur qui m’a donné l’occasion de m’en expliquer.

Les bonnes vieilles recettes politiciennes du moderne Maqueron

Classé dans : politique — 25 août, 2017 @ 11:14

Le malhomme s’en prend aux travailleurs détachés en sachant très bien qu’il ne peut rien faire de consistant. Son idée, parfaitement manipulatrice à l’ancienne, est de se retourner ensuite vers les Francaouis en leur disant : j’ai tout essayé (comme Jospin, le trotskard pour le chômage) et si j’ai échoué c’est à cause des autres gouvernements dans l’UE. Or Maqueron sait parfaitement, et ex ante, qu’un gouvernement ne peut rien faire tout seul au sein de l’UE et encore plus dans la zone euro. Les pays de la dite zone ont perdu l’autonomie de leur politique monétaire, de taux de change et de financement des déficits par leur banque centrale. Dans l’UE, ils ont aussi perdu la politique budgétaire puisqu’ils doivent soumettre a priori (avant même l’examen par notre propre parlement) leur budget à la bureaucratie de Bruxelles et respecter les normes de « convergence » (suite au traité de Maastricht en 1992 et accord Merkozy de 2012 ; pas plus de 3 % de déficit budgétaire par rapport au PIB, pas plus de 60 % de dette publique). Il leur reste la répression, la politique sociale et la fiscalité à condition de rester dans les clous surveillés par la cerbère Angela et ses alliés d’Europe du Nord. Par dessus le marché Jupiter nous ment car il est pro-allemand : Autriche, Slovaquie, Roumanie, République tchèque n’ont donné que leur accord pour poursuivre la recherche d’une solution pour les TD, chose que Bruxelles a entreprise depuis plus d’un an ! Sa démarche est typique du double jeu mené depuis 30 ans par les gouvernements français : face à eux, ils disent tout faire pour défendre le pays ; au Conseil européen, ils acceptent tout mais en disant ensuite que cela leur a été imposé par les autres gouvernements. Cela leur permet ensuite d’exciper de la « contrainte extérieure » pour « réformer » notre pays vers l’hyper libéralisme.
Pour cause de déficit à ramener aux normes du club européen, Maqueron laminera les services et les entreprises publiques, de même que les aides sociales. Il a déjà commencé avec l’APL et les emplois aidés ; il le fera pour la durée et le montant de l’indemnisation du chômage, ce qui sera facilité par l’étatisation de l’UNEDIC. Mais le malhomme est habile, il accompagne ses régressions de quelques gâteries apparentes comme le meilleur remboursement des frais d’optique et dentaires. Ce qui sera, en fait payé par une augmentation des cotisations aux mutuelles-santé, vraies ou fausses. En bon gros malin, il n’a pas parlé des honoraires, par exemple, des ophtalmos : minimum 55 euros la consultation, non remboursés pour plus de la moitié par la plupart des « mutuelles ». Ou comme l’augmentation de l’indemnisation légale en cas de licenciement (on vient de proposer plus 25 % alors qu’elle est actuellement de 1 cinquième d’un mois de salaire, primes et avantages compris, pour 10 ans d’ancienneté, 2 cinquièmes au-delà ; on a donc pour 10 ans, 10 cinquièmes, soit deux mois. Si on ajoute 25 %, on aura au lieu de 60 jours 75!) ; cela pour compenser le plafonnement à un faible niveau (universel, quelles que soient les circonstances autrefois appréciées par les juges) des indemnités en cas de licenciement abusif. Pas pas en arrière, un demi pas en avant, telle est la technique Maqueron. Le malhomme, qui dit tenir la part égale entre modernité et justice sociale (sans doute en forme de pâté d’alouette), va aussi faire comme ses prédécesseurs : du matraquage fiscal. Mais avec plus de doigté, comme disent les proctologues : il réduira ceux pesant sur les revenus financiers, notamment en les sortant de l’ISF, il réduira les cotisations sociales sur les actifs en les compensant par plus 1,7 point de CSG pour tout le monde (à partir de 1200 euros mensuels nets de retraite pour les pensionnés), il supprimera la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables locaux. On voit tout de suite que les travailleurs actifs seront épargnés, que les très riches seront favorisés et que les classes moyennes matraquées. On ne voit pas grand chose pour les chômeurs et les pauvres. Les retraités « aisés » (plus de 20 000 euros par an) seront doublement pénalisés : par la hausse de la CSG et par la taxe d’habitation restant à leur seule charge et qui devra mécaniquement augmenter pour que les collectivités locales gardent une part de leurs ressources. M. Maqueron est un adepte de la théorie libérale du « ruissellement » qui nous dit que si les riches ne paient pas d’impôts ils investiront et créeront des emplois. Théorie jamais démontrée empiriquement ; au contraire, ce qui augmente, ce sont les dividendes et les inégalités. Le malhomme créera des foultitudes de petits impôts en plus sous prétexte de justice, d’égalité, d’efficacité ou d’écologie ; il a déjà été annoncé une baisse de la norme de dioxyde carbone pour les malus dans les achats de bagnole neuve. La norme envisagée fera que tout le monde va payer quelle que soit l’auto. Et voilà 100 millions pour les caisses de Bercy.
Maqueron fait comme Tsarko : il va évaluer l’action de ses ministres et des hauts fonctionnaires comme les patrons ; c’est la RGPP (la révision générale des politiques publiques) qui continue mais sur des critères (non publiés) de plus en plus entrepreneuriaux, ce qui, par construction, ne va guère avec la nature de l’action publique ; cela permet seulement de justifier la baisse des effectifs de fonctionnaires. Mais il innove : il va jouer à la politique des dépouilles en révoquant les membres de cabinets ministériels ou de la très haute administration qui n’appliqueraient pas sa politique sans barguigner. Il restreint le nombre de collaborateurs directs des ministres, ce qui en a déjà conduit quelques uns à l’épuisement. Il a pris soin d’y mettre toujours un espion à son profit ou à celui du 1er ministre. Il se prend donc pour un chef d’état major auquel on doit obéir au doigt et à l’œil, ce qui n’est guère nouveau car cela renoue avec les pratiques à la Napoléon 1er ou III. M. Maqueron fait comme s’il détenait une grande légitimité, ce qui est parfaitement faux : ses députés ont été élus avec 60 % d’abstention et 10 % de votes blancs et nuls (plus 8 % de non-inscrits) ; élus avec un peu plus de 50 % des exprimés, cela nous donne donc en fait 15 % de votes. Lui-même ne doit sa fortune qu’au vote utile (1er tour) et au vote anti-FN (2ème). Il est donc très loin d’être soutenu par une majorité des Francaouis, ce qui ne l’empêche pas, comme ses prédécesseurs, de se draper dans le mythe de l’unité nationale et du rassemblement. Comme eux il joue de l’épouvantail FN pour avoir une majorité purement relative : c’était la stratégie de Tonton (reprise par l’UMPS) pour être élu ; faire monter le FN pour faire jouer le pacte républicain contre ce dernier. On est donc, comme les copains, dans le déni de la démocratie authentique et dans la manipulation électorale.
Maqueron est déjà dans le foutage de gueule : c’est la faute de son prédécesseur si les fiances publiques sont mauvaise, c’est à cause de l’UE qu’il ne peut pas faire ce qu’il voudrait, c’est la faute du pays qui est « ingouvernable ». Il a déjà compensé sa perte de vitesse à l’intérieur du pays pour briller dans la politique extérieure (simples rodomontades, par exemple vis-à-vis de Trump ou de Poutine ou des PECO) et l’intervention militaire. Maqueron est déjà un disciple de Brecht : pour réformer, il suffira de changer de peuple. Et, en outre, il nous ça à l’étranger. Débiner son pays à l’étranger, c’est moderne ! C’est surtout inconvenant comme d’envoyer son épouse racoler dans Elle. Maqueron nous dit que nous sommes opposés à toute réforme ; il oublie que ses prédécesseurs ont changé le sens de ce mot ; il signifie aujourd’hui régression, recul, abaissement et cela toujours au nom de la modernité et de l’efficacité. Maqueron nous ment, il est bel et bien pro-Allemand, c’est-à-dire socialiste hyper libéral en économie mais autoritaire en politique et camouflé en homme juste et bienveillant pour le peuple. Celui-ci voit déjà ce qu’il en est en réalité : discordance totale et traditionnelle pour un politicard entre le penser (in petto), le dire affiché et le faire effectif.

Maqueron 1er s’en va t’en guerre contre les travailleurs détachés

Classé dans : politique — 25 août, 2017 @ 7:49

Notre nouveau César fait une tournée dans les pays de l’Europe Centrale et orientale (PECO), ceux abondamment admis dans l’UE après 2003 sous prétexte de disparition du camp soviétique et de la fraternité européenne. La directive « travailleurs détachés » date de 1996 quand l’UE était encore relativement homogène et avant un élargissement fantastique avant approfondissement de l’Union. Naturellement, ce fut la Doryphorie qui monta la combine de l’extension sans limites car elle y avait le plus grand intérêt : reconstituer son « hinterland », son « lebens raum », perdu en 1945, s’entourer d’alliés fidèles lui devant tout et votant avec elle au conseil européen, disposer d’une main d’œuvre low cost, accompagner le plan Hartz-Schröder de réduction des coûts du travail via l’immense « armée industrielle de réserve » amenée par les PECO. Rappeler cela montre la qualité de la promesse électorale de Maqueron d’en finir avec les travailleurs détachés (TD). Du reste, Jupiter est courageux mais pas téméraire : il a exclu de sa tournée la Pologne et la Hongrie. Des journaleux ont annoncé hier que notre résident à l’Elysée avait obtenu un compromis sur les TD avec la Tchécoslovaquie. Cela m’a bien amusé car ce pays n’existe plus vu qu’il a donné par séparation à l’amiable, years ago, la Slovaquie et la république Tchèque, lesquelles ont seulement accepté que l’on réétudie le problème, ce qui est qualifié d’avancée par le Monde!
Les journaleux ont aussi annoncé qu’un compromis était en vue au sein de l’UE sous la houlette de l’action présidentielle ; or cela fait bien des mois que les pourparlers sur les TD sont en cours et que 11 pays ont publié leur opposition résolue à toute réforme du système pondu en 1996. On les comprend : les PECO peuvent exporter leurs travailleurs excédentaires, se débarrasser de chômeurs remuants, moins payer d’allocations de secours, récupérer des euros sonnants et trébuchants ramenés par leurs TD ou par eux expédiés à leur famille. Maqueron gonfle ses muscles, fait le matamore mais, en réalité, sa demande de réforme est plus que modeste ; elle consiste surtout à renforcer les contrôles car, par exemple en France, il y a 286 000 TD officiels et déclarés mais sans doute le double en comptant les illégaux. Rappelons à M. Maqueron qu’il appartient à la France de renforcer déjà les contrôles chez elle (comme les juristes disaient autrefois : « nemo auditur trupidinem suam allegans »), ce qui suppose des effectifs suffisants alors que les gouvernements précédents se sont attachés à les diminuer au nom des économies budgétaires. Et Maqueron va continuer sur cette lancée, ce qui ne manquera pas d’impacter ce qui reste de l’inspection du travail. Du reste, même en cas d’infraction constatée, les sanctions sont fort maigres et surtout n’atteignent jamais les vrais commanditaires notamment chez les amis BTP du président francaoui. Ce qui est surtout vicieux dans la directive TD de 96, c’est la paiement des cotisations sociales dans le pays d’origine, ce qui, par construction, déséquilibre la concurrence avec les boîtes françaises qui paient lesdites cotis. au tarif francaoui. On en avait beaucoup parlé en 2005 (TCE) avec le thème du plombier polonais. Eh bien rien n’a changé depuis et ce qui prolifère surtout ce sont les camionneurs PECO qui, en outre, sont, eux, payés au tarif d’origine et aux horaires d’origine non contrôlée. Une partie du problème vient de ce que bien des pays recevant des TD n’ont pas de SMIC, ce qui permet, comme le faisait l’Allemagne avant d’instaurer un salaire minimum de les payer avec une fronde. Qu’en pense Maqueron ?
Il y a une petite lueur d’espoir car les PECO sont en train de comprendre enfin qu’il n’y a pas que les travailleurs sans qualification qui deviennent TD : il y a aussi des compétences rares qui fichent le camp. Le compromis serait-il de réserver le statut de TD aux prolos lambda ? On peut observer que die Grosse Angela fait semblant de soutenir la petite croisade à usage interne de Maquereau. Cinéma dû à l’imminence des élections teutonnes et à la disparition du plus fidèle soutien au libéralisme intégral des Frisés, à savoir les Gibbys pour cause de Brexit. Angela ne bat pas sa Krupp : elle voit qu’elle a besoin du renfort francaoui pour continuer de dominer l’UE et y imposer l’austérité luthérienne. Il faut pour elle aller vers une co-direction Tudesquie-Frankreich . Cela ressemble fort à l’ex-entente cordiale avec l’Angleterre et au pâté d’alouette : un percheron boche et un roitelet francaoui. Ce qui suppose cependant que Maqueron restaure enfin les finances publiques de son pays et fasse comme tout le monde de l’austérité. C’est ce à quoi s’emploie le président avec ses « réformes structurelles » demandées par Bruxelles, le FMI et l’OCDE depuis 20 ans. Passé les élections chleues, Angela n’ira certainement pas se fâcher avec les PECO à propos des TD ; car ces deux acteurs ont besoin l’un de l’autre et vice versa pour asseoir l’Europe des délocalisations, de la sous-traitance, des achats low cost, de la baisse du coût du travail, de la concurrence sans fin au profit de l’industrie vert-de-gris et des exportations de TD en provenance des PECO vers, par exemple, l’agriculture et l’agro-alimentaire tudesque qui a déjà commencé à tuer celles de la France. Et Angela a d’autres alliés pour maintenir ce gentlemen désagrément : les pays nordiques qui font grand usage de PECO et qui sont de tout cœur en osmose avec l’austérité luthérienne.
Gageons que Maqueron obtiendra une réforme de type Canada Dry : il faut un tout petit peu de changement cosmétique pour donner aux Français l’impression que tout change et que la promesse a été tenue. En échange de cette pantalonnade, notre pays va être radicalement enfoncé dans le tonneau des Danaïdes de la « concurrence libre et non faussée » entre la limousine allemande et la trottinette française, entre la prim’holstein teutonne (12 000 litres de lait par an en usines de 5 000 vaches) et la pie rouge bretonne (4000 litres au sein d’un troupeau de 40 vaches mangeant, elles de l’herbe).

Son altesse impériale Maqueron octroie une charte à la douairière Trognon

Classé dans : politique — 22 août, 2017 @ 10:47

C’est amusant de constater combien les excellences parvenues au pouvoir se croient tout permis et ne voient même pas le ridicule de certains de leurs actes ou décisions. Ainsi Barbie (modèle des années cinquante) se voit-elle affublée d’un parchemin qui fleure bon le vieux temps de la royauté francouie et de l’ancien régime. Ce qui montre qu’il ne suffit pas de se dire moderne ou en marche car cela peut être en arrière. Une charte ! C’est ce que concédaient au bon peuple les souverains et suzerains d’antan. Le mot est significatif et relève de spécialistes en antiquités, tels les diplômés de l’Ecole des Chartes. On a échappé aux paléontologues mais c’est que pour les époques qu’ils étudient l’écriture n’existait pas encore. Peut être y avait-il un papyrus décrivant les missions de la pharaonne Néfertiti mais on ne l’a pas retrouvé. Gageons que dans plusieurs millénaires, si la terre n’a pas été détruite entre temps, des archéologues découvriront la charte de Maqueron, qu’ils rangeront dans les productions de l’ère papyracée (ainsi que Proudhon désignait la bureaucratie). Ils ne lui attribueront pas la même valeur qu’à la « magna carta » anglaise qui, si je ne m’abuse nous a donné l’habeas corpus. La liste des « missions » que la charte maqueronienne confie à sa Barbie rappelle fortement les définitions de poste chères aux milieux industriels des année soixante. Elle ressemble fort à la définition d’une fonction de secrétaire de direction d’alors (on dit assistante aujourd’hui). Y a t-il une instance pour valider les acquis de l’expérience (VAE) de l’impétrante empétrée? Un « bilan de compétences », un entretien annuel d’évaluation, des critères de performance et de sanction, etc.? Puisque Maqueron veut imiter ce qui se fait dans le privé et l’introduire (profond) dans la fonction publique. La charte ne nous le dit pas… Elle ne confie pas à la douairière le rôle de mannequin pour Bolloré, rôle qu’elle a si bien tenu pendant la campagne électorale du nouveau César, son jules. Donc le charte n’est même pas complète.
Maqueron a donc renoncé à conférer à son épouse un « statut ». C’est qu’une pétition virulente s’était élevée contre cette idée. C’est sans doute aussi parce qu’il aurait été dissonant que la douairière ait un statut dans le temps même où son époux veut casser tous les statuts, notamment celui de la fonction publique ou de syndicaliste, car ils seraient le ressort de la mise en place de rentes nuisant à une économie libérale et compétitive. Cela aurait fait désordre, Trogneuxgneux. D’où l’idée lumineuse de la charte à la sauce charles X, car Maqueron y retrouve ses petits sans trop offusquer le bon peuple ou exaspérer ses opposants.
Finalement, l’imperium de cire Maqueron (celle qui scelle la charte d’un sceau officiel) n’est pas si moderne ni si complexe que cela. Cela rappelle furieusement la technique du ballon d’essai: je lance une idée et j’observe les réactions. Si elles sont inquiétantes, je recule, je noie le poisson, je tournicote, j’envoie un rideau d’encre (pour écrire la charte). J’ai envie de décider quelque chose de « moderne » mais j’en crains les effets; alors je lance un sondage pour prendre la température et, si besoin, est, je fais volte face. Je peux aussi préparer la décision en faisant de la com. afin d’en dorer la pilule et je montre dans les tabloïds combien je suis beau, serein et heureux. Mais on a déjà beaucoup et longtemps donné et ces manipulations classiques de l’opinion n’ont plus aucune chance de marcher à long terme. Car comme disait à peu près Lincoln: on peut tromper tout le monde quelques temps, on peut abuser quelques uns tout le temps mais on ne peut pas leurrer tout le monde tout le temps.

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