les armes de la critique

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Débarrassons-nous ses universalismes porteurs de divisions et de conflits

Classé dans : politique — 4 septembre, 2020 @ 11:03

Débarrassons-nous des universalismes
Il y a ou il y a eu plusieurs sortes d’universalisme. Or tous ont la même prétention : imposer leur conception des choses, de la vie, des relations sociales, des comportements idoines à tout le monde et sur toute la planète. Adieu le pluralisme, les communautés politiques, le droit à la différence, la liberté de penser de de s’exprimer. Vive le formatage, le codage, la censure, la soumission. Par vice de construction, l’universalisme est un dogmatisme autoritaire et descendant et un statisme : son ordre étant présumé général et parfait, il n’y a aucune raison d’en changer sauf à être cinglé. L’universalisme est par nature descendant, vertical, unique. Comme il suscite des oppositions, il conduit à l’emploi de la force contre les dissidents. L’universalisme ne peut se passer d’une armée, tant pour la conquête, que pour la soumission dans les espaces qu’il occupe déjà. Voyons quelques universalismes d’hier et d’aujourd’hui.
A tout saigneur, pour l’instant, tout honneur. Ce qui a triomphé depuis 30 ans, c’est l’universalisme du marché, c’est le primat de l’économie sans morale, ni politique, la transformation de l’espace mondial en zone commerciale internationale. C’est la fin de l’histoire et de la politique, c’est le refus des espaces nationaux, c’est la réduction du droit au commercial, c’est le calcul coûts/bénéfices pour toute décision, c’est l’empire de la consommation individuelle … Réputé parfait, grâce à son autorégulation excellente, le marché est le seul modèle possible et il impose pour cela ses règles, ses normes, sa logique de gestion et ses critères de performance à tout le monde. C’est contradictoire car « en même temps » il établit la concurrence sur les différences de productivité et de qualité et veut de l’indifférenciation afin de réaliser des économies d’échelle en vendant la même chose sur tous les marchés. Quand il aura imposé son universalité, alors il sera aplati. Mais l’espérance cachée de ses thuriféraires et qu’à ce moment-là les firmes supranationales pourront imposer leur prix par suite de la faiblesse ou de la disparition des gouvernements. En attendant, il s’adapte aux marchés locaux marqués par les différences de culture ; c’est d’autant plus facile que grâce aux sous-traitants et à la technique on peut faire du différent en gardant la même structure de base. Les différences dans la production ne sont que mineures et adaptables à tous les goûts. Cet universalisme, pour se développer, a besoin d’encourager l’atomisme individualiste et le « molécularisme » communautaire afin de diviser pour régner. Il s’accommode fort bien de ce que chacun, individu ou groupement, ne s’occupe que de ses propres affaires en faisant de la société un juxtaposition d’acteurs sociaux. Cet universalisme détruit les cultures et la nature au nom de l’uniformisation du monde économique et financier. Dieu merci, il est moribond bien que Mac-Tron essaie de le maintenir.
Nous eûmes les universalismes de « peuple élu », singeant les religions. L’universalisme de la civilisation, en fait de la race, habilitée à asservir tous les peuples « barbares », tous les sans-Dieu des monothéismes et à s’approprier leurs terres. Cet universalisme de la race a culminé avec le nazisme de si sinistre mémoire. Chez les maxistes-léninistes, le peuple élu était le prolétariat en tant que classe universelle. Las, il a disparu par suite des évolutions techniques et de la croissance SLC. D’où l’idée des socialos-gauchistes de le remplacer par un nouveau lumpen-proletariat », les immigrés, les ex-colonisés, les sans-papiers, nouveaux emblèmes de l’homme nouveau et de la classe révolutionnaire. Cet universalisme a été élitiste et réservé à un humanisme d’entre-soi typiquement occidental.
Nous avons eu l’universalisme de la science et du progrès qui résoudraient tous les maux du monde. Ce scientisme rationaliste, issu de la pensée et de la modernité occidentale, a lui aussi fait long feu, de même que sa science devenue reine, à savoir l’économie néoclassique.
Nous avons toujours les universalismes religieux, surtout les monothéistes, qui prétendent conformer tous les peuples et les personnes du monde à leurs dogmes et à leurs prescriptions de vie. Chassé d’Occident (du moins en Europe, car aux USA les sectes évangéliques ont toujours prospéré), cet universalisme nous revient d’Orient et veut faire régner la charia partout. Et cela peut réussir car la crise écologique nous amène tout droit à l’aridité de l’Arabie.
Nous avons maintenant l’universalisme du relativisme et de l’absence de quelque vérité que ce soit qui fait que comme tout se vaut, rien ne vaut. On y jette le bébé (raison, vérité scientifique, fût-elle provisoire, esprit novateur et critique) avec l’eau du bain. Et il rend inutile toute recherche de sens puis que le langage est polysémique et sujet à n’importe quelle interprétation, puisque la science n’est qu’idéologie des puissants, puisqu’il ne saurait y avoir de doctrine universelle.
Il y a toujours l’universalisme du pouvoir politique vertical, descendant et monopolisé par les prétendues élites, les « sachants », les propriétaires, les experts, les politiciens, les clercs et autres journaleux chargés d’éduquer le bas peuple à force de « pédagogie » et de communication. Ce pouvoir se camoufle derrière le voile devenu inopérant de la démocrassouille représentative captée par les puissants.
Eh bien, je proteste. Il reste un universalisme possible. Celui de la fédération dans la diversité, celui de la tolérance des idées des autres à condition qu’ils acceptent la controverse, celui de la recherche de la justice comme idéal à poursuivre, celui des vérités scientifiques ayant réussi le teste de la falsifiabilité, celui de la démocratie comme participation de tous les acteurs à la définition du politique, celui de « l’horizontalité » du pouvoir, celui de la solidarité et de la coopération, celui de la nécessité de la critique et du débat dans une éthique de la discussion à armes égales et sans censure celui de la recherche de toute amélioration positive. Il reste l’universalisme des droits de l’homme en veillant à ne pas sombrer dans l’infinité et le scissiparité des droits subjectifs. Il reste à rechercher un modèle économique fondé sur le partage et l’équilibre des forces, le respect des territoires et des communautés, la prise en compte des externalités, un modèle social qui ne sépare l’individuel du collectif, la personne de la communauté, un rapport à la nature pour la respecter sans en tuer les régulations, ni sa biodiversité, qui respecte la vie animale comme êtres sensibles et utiles. Et il reste un humanisme universel fondé sur la dignité de chaque être, humain ou non. Il reste à réconcilier et dialectiser la raison et les passions, l’esprit et l’âme, le corps et le cerveau, la culture et le donné biologique. Vaste programme, dirait le Général. Il y a nécessité d’ne finir avec les dualismes binaires au profit d’une « dialectique des contradictoires » qui exclut toute synthèse au profit de la recherche permanente de l’équilibre (équilibration) entre pôles antinomique en tension et en composition. C’est la dialectique proudhonienne … Il nous faut une pensée « à feux tournants » et transdisciplinaires à l’instar des préconisations d’Edgar Morin avant qu’il ait eu un faible pour le salafisme.

Il faut défendre notre culture occidentale

Classé dans : politique — 3 septembre, 2020 @ 10:35

Certes notre culture a conduit à des monstruosités (esclavage, colonisation, eugénisme racial, guerres mondiales, destruction de la nature) et présente beaucoup de défauts. Mais comme disait Talleyrand : quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console.
C’est une culture qui, contre « l’éternel retour » du temps cyclique et contre le fatalisme et l’impitoyable destin, a établi le « principe espérance ». Certes, il a été dévoyé en promesse de croissance ininterrompue, de pouvoir d’achat augmentant, de « lendemains qui chantent », de bien-être pour tous par la consommation. Démocratie et Etats totalitaires font tous la même promesse de bonheur en ce bas-monde afin d’établir leur semblant de légitimité. Mais l’espérance demeure car tout un chacun veut du mieux au moins pour sa descendance et cela dément tous les fatalismes, toutes les théories du contentement de ce qu’on a, de la suffisance de la satisfaction. L’espérance est aussi un effet de l’imagination, de l’utopie, du désir de changement que récusent les institutions établies et leurs notables. L’espérance est un effet induit de la créativité et de la liberté de penser et de s’exprimer. Ce qu’a contredit toute doctrine de « l’homme nouveau » arraché au passé mais aussi condamné à n’espérer que ce que le pouvoir a décidé, codé, formaté, imposé.
L’Occident repose sur la clef de voûte qu’est la personne libre, raisonnable, mature, unique, singulière ; c’est une dignité intrinsèque qui est à respecter en toutes circonstance (ce que dit la définition de la justice par Proudhon). La personne, ce n’est pas l’individu interchangeable, solipsiste, narcissique, égoïste, centré sur son bien-être et ses avoirs, atomisé, plein d’amour-propre que nous a produit le SLC contre la philosophie des Lumières. La personne a été une création d’un collectif d’appartenance mais elle sait s’en arracher, sans distancier pour vivre sa vie, se dépasser, se réaliser dans ses désirs. Elle refuse les déterminations sociales et les conformismes largement liées aux communautés qui veulent imposer leurs normes de vie à tout le monde. La personne est engagement vers ses fins, lesquelles ne sauraient être soumises au destin, à la fatalité, à un code universel. La personne est responsable de son cheminement et de ses accomplissements comme de ses échecs ; elle n’a pas besoin de l’assistance paternelle ou maternelle que lui promettent les communautés, ni des consolations et des normes de la religion. Elle fait elle-même son salut, vieille visée judéo-chrétienne. C’est pourquoi toutes les pensées totalitaires préfèrent la communauté qui asservit à la personne qui se libère de son emprise. Certes, l’apothéose de la personne comme liberté et dignité irréfragables n’est pas encore là et le SLC s’y oppose car il prétend indiquer les seuls bons choix : se soumettre à l’ordre de la consommation individuelle. La personne est volonté et intention et pas seulement raison calculatrice et intéressée.
L’éducation-formation en Occident a assez rapidement pris la direction de faire des personnes libres dans leur pensée et leur conduite, critiques, créatrice, inventant plutôt que de se conformer à un modèle. D’où la grande place qu’y occupaient les « humanités » devant susciter une pensée réflexive. Las, le SLC a tué cela au profit d’une formation instrumentale et utilitariste reproduisant chez chacun les mantras du bonheur purement matériel. La solution n’est évidemment pas de se réfugier dans des « madrasas » ou écoles « d’ignorantins » où on les psittacise à l’infini.
L’Occident, c’est le primat de la liberté, notamment contre les influences et pressions des religions et des idéologies. Ce qui établit la neutralité de l’Etat par rapport aux conceptions du monde et la laïcité (séparation de l’Eglise et de l’Etat) comme droit à l’existence de toute religion à condition qu’elle ne s’immisce pas dans la sphère politique et juridique. C’est avant tout la liberté d’expression, de critique, de « déconstruire » l’ordre établi. Cette liberté exige que chacun puisse penser ce qu’il veut et ne soit pas contraint par des normes allant au-delà de celles de la République. La liberté implique la responsabilité et des doits et des devoirs. Le SLC a propulsé les libertés à outrance afin de diviser pour régner et de faire oublier l’ordre existant construit en faveur du kapital. La liberté n’est pas le primat de l’individualisme sur le collectif, le sociétal et la solidarité, contrairement à la culture SLC.

L’Occident, c’est la promotion, en tant que principe trop violé, de l’égalité, notamment politique dans la démocratie. Celle-ci est l’égale participation de tout un chacun à la prise en charge du politique dont la finalité est le bien commun. Cette égalité n’a été que trop vue comme réduite aux seuls « civilisés », les Blancs. Les populations « autres », sous différents prétextes établissant leur infériorité, ce qui est la base du racisme, ont été asservies, exterminées, transformées en esclaves. On doit cependant remarquer que seul l’Occident y a mis fin et s’est repenti. C’est évidemment l’égalité entre les sexes, les communautés, les ethnies, les religions. Certes, cette course n’est pas finie et est loin d’avoir marqué tous les siècles. Il n’empêche, c’est un fondement de la culture occidentale qui refuse que des lois divines et religieuses soient supérieures à celles de la communauté politique. Or, pour des raisons électoralistes et à cause de la repentance envers les peuples colonisés, le SLC traite de façon égale des cultures identitaires, même ceux qui n’acceptent pas notre culture de liberté et de laïcité.
Las, l’Occident a produit aussi des fondements catastrophiques : la maîtrise de l’homme sur la nature, le rationalisme, le culte du progrès et de la technique, l’individualisme devenu forcené sous l’emprise du SLC et l’humanisme sans limites qui nous donne le droitdel’hommisme et l’exponentielle progression des « droits subjectifs ». L’Occident est dans l’hubris prométhéenne et, sous le SLC, la réduction de tout au calcul coûts/bénéfices, à la raison instrumentale et utilitaire, à l’économisme sans bornes. Certes, on ne saurait refuser des progrès, par exemple pour la santé et le bien-être ; encore faut-il qu’il soit acceptable moralement et qu’il ne détruise pas les bases de notre société démocratique, égalitaire, libérale. Et il faut sortir de la conception linéaire et cumulative du progrès installée par le scientisme. Le SLC a fait remiser la promesse d’égalité aux orties et détruit l’espérance d’un monde meilleur. Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner cette vertu théologale. La raison instrumentale et matérialiste doit être maintenant contrebalancée par la prise en compte de la nature, des passions, des subjectivités. Un autre vice de fond de l’Occident a été de diviniser l’humanité contre le monde animal et contre la nature. Et contre la société, la communauté politique au nom d’une conception atomistique de la société réduite à une collection d’individus. Il est urgent de rééquilibrer les rapports entre l’individuel, le collectif, le sociétal, l’environnemental. C’est tout à fait contraire au SLC. L’Occident avait supprimé la fatalité et le destin, avait annulé le temps cyclique répétitif. Las, le SLC a remplacé cela par l’automatisme autorégulateur du marché. Ce qui consiste en réalité à faire revenir le destin par la porte économique sans politique et avec un droit purement commercial et subjectiviste : la perte des libertés socio-économiques est compensée par la profusion des libertés individuelles et identitaires.
Il nous faut donc constamment et partout lutter sur deux fronts : le recul du SLC grâce auquel les communautarismes prolifèrent en remplaçant le public et le social par la charité ; la défense de notre modèle sociopolitique et surtout de ses fondements comme la liberté d’expression et l’égalité.

La racialiste racialisée

Classé dans : politique — 1 septembre, 2020 @ 11:23

Je dois avouer (bien que tristement blanc) que la mésaventure de Danièle Obono dans Valeurs Actuelles (VA) m’amuse un peu. Certes, les images de la fiction sont indéniablement racistes et malveillantes ; il n’en était pas besoin pour illustrer le fait que les esclavagismes noirs et arabo-musulmans ne valaient pas mieux que le Français. Ce qui ne veut pas dire que parce que d’autres cultures ont pratiqué l’esclavage la France en soit déculpabilisée. C’est un des vices du benchmarking SLC actuel et de son sophisme : si tout le monde fait pareil, alors personne n’est responsable, ni coupable. Bien sûr que non car si l’autre fait le mal cela ne m’habilite pas moralement à faire de même. Ce dont VA, tout à sa propre logique d’opposition, ne parle guère.
Cependant, on peut aussi prendre l’article de VA comme un retour de boomerang dans la figure de quelqu’un qui est une propagandiste du racialisme et cela « en même temps » pour les Noirs, les Beurs, les ex-colonisés ou esclaves ou leurs descendants, les « indigènes » d’un côté, et les Blancos, comme disait Vallse, de l’autre. Quel est le propos général de Mme Obono ? Que les Occidentaux et tout spécialement la France ont été racistes, ce qui a racialisé les victimes passées et présentes et même futures. Plus grave : le pays et son Etat continuent de les discriminer et de les assigner à leur statut d’inférieurs. Ce qui est systémiquement et manifestement faux, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait plus de racistes, de suprémacistes blancs en France, notamment dans la partie de la police qui pratique le contrôle au faciès. Mme Obono profite de la liberté d’expression qui existe encore en France pour tenir une thèse exagérée. La liberté dont elle use est du reste un élément de preuve que les racialisés par l’Etat ex-colonial ont le même droit de s’exprimer que tout le monde, ce qui est fort loin d’être vrai partout, y compris dans les ex-colonies. Qu’elle se rassure : cette liberté est en train de disparaître sous les doubles coups de butoir de l’Etat répressif qui progresse sans cesse et des groupes identitaires qui crient au scandale dès qu’ils s’estiment mis en cause.
On en est au point que finalement on ne pourra plus rien dire de peur d’offusquer tel ou tel groupe. Exemple : c’est un affront que de faire jouer au théâtre des rôles de Noirs ou d’Amérindiens par des acteurs blancs ou pis masqués en noir. De ce fait, il sera bientôt non correct qu’un acteur puisse interpréter un rôle de médecin s’il ne l’est pas, et ainsi de suite. On supprimera donc le théâtre qui par construction est un produit de l’imagination et de l’interprétation puisque seuls qui ont vécu une situation ou une histoire particulières de victime sont autorisés à en parler ou les jouer. Et on pourra dans cette logique identitaire des « petites différences narcissiques » supprimer et interdire, soit directement, soit par l’auto-censure, tout ce qui ne respecte pas les identités groupales. Or, elles sont devenues très nombreuses du fait de l’individualisme généralisé de la société SLC et du droitdel’hommisme qui va avec : femmes, Noirs, Arables, Jaunes, Rouges, handicapés, LGBT, queers et « intersectionnels », membres de sectes, ex-colonisés, gros, nains, etc. A cette vitesse, on va voir bientôt le véhicule des identitaires de tout poil s’écraser avec un bruit malentendant sur un mur malvoyant.
Dans la démarche de type identitaire ou obonesque, il n’y a pas que le groupe identitaire qui est racialisé, c’est-à-dire naturalisé, empaillé, assigné à ses caractéristiques particulières, à son histoire, à son vécu singuliers. Il y a aussi et de façon symétrique les racistes et surtout leurs descendants ; ces racialisateurs sont naturalisés et donc eux aussi déterminés par leur appartenance à leur race qui a prouvé son esprit colonisateur permanent et général. Ils sont donc racialisés. C’est la dialectique de l’arroseur arrosé, de la symétrie des relations, ce que VA a monté en épingles grossièrement et racialement. Lesquelles sont de séparation et d’opposition à perpétuité (je ne dis pas éternité comme les journaleux qui ne savent plus qu’éternel veut dire sans début, ni fin, incréé, donc). Evidemment, cette assignation collective, qui est donc un racialisme à l’envers, nie l’existence de la personne comme dignité intrinsèque ; comme singularité absolue, comme capable d’évoluer librement en se séparant de ses appartenances et atatchements et d’avoir des engagements différents de ses, si j’ose dire, coréligionnaires. Tout le monde est assigné et déterminé et ont doit donc se regarder en chiens de faïence car, par construction, on est rivé sur son socle. Et ce n’est pas parce qu’on trahit son groupe d’appartenance racialisé, qui plus est souvent non voulu puisque si je suis blanc je n’y suis pour rien, que l’on peut être admis à égalité dans un autre. C’est ainsi que les femmes ne peuvent qu’en guerre perpétuelle avec les hommes. Certes, la démocratie est fondée sur le conflit mais à condition qu’il soit négociable ; là, c’est impossible car la séparation est en quelque sorte ontologique.
Et dans sa volonté de reprocher à la France (c’est quoi ?) son colonialisme et racisme d’Etat, Mme Obono oublie un petit détail : il n’y a que les Occidentaux qui se repentent de leur crimes passés. Je conseille donc à Mme Obono et à tous les identitaires forcenés de prendre exemple sur les bonobos : faites l’amour, pas la guerre. Et dans cette guerre, les identitaro-gauchistes, qui ne voient plus dans les « souchiens » et autres ouvriers ou employés du bas peuple le ressort de la révolution, ont pris le parti d’un peuple de substitution : les ex ; les damnés de la terre ont changé mais Dieu merci, il reste des damnés pour continuer la révolution. Cela fait une bonne raison de vivre dans le SLC dont on oublie les méfaits tout en gardant une bonne conscience. Et quand les victimes, par exemple, de l’islamophobie auront pris le pouvoir il ne leur restera plus que leurs yeux pour pleurer.

De la démocrassouille libéralo-représentative propice au SLC (DLR)

Classé dans : politique — 31 août, 2020 @ 10:53

J’ai déjà parlé des vices structurels de la démocratie libérale. Ici, j’y reviens avec une autre approche qui consiste à se demander : qui est représenté, pour quelles matières, comment, à quel moment ?
• La réponse libéralo-capitaliste nous dit que c’est le peuple souverain qui est représenté par les délégués qu’il élit. Mais c’est quoi le peuple ? Une somme d’individus réunie comme les petits pois dans une boîte. Est-ce un machin homogène susceptible d’être traité de façon uniforme ? Est- ce toute le monde ou seulement les sensés capables de gérer leurs affaires et donc celles du pays, ce qui se voyait à la taille de leur portefeuille (suffrage censitaire). Sont-ce les groupements (collectivités locales, associations, corporations et groupes fonctionnels de la « société civile » ? Et surtout est-ce que la société globale est représentée comme totalité systémique différente de la somme de ses parties, comme communauté historique et culturelle, comme corps social collectif différent de la collection des individus. A toutes ces questions, la DLR a répondu, et toujours aujourd’hui, que la société n’était qu’un tas de personnes individualisées et atomisées. Comme disait Maggie : il n’y a rien de tel qu’une société. La DLR, c’est la seule prise en compte de chaque individu et la représentation ne consiste qu’à dégager une majorité de gugusses ayant voté (suffrages exprimés) ; sans les nuls, blancs et abstentionnistes. C’est ainsi que Mac-Tron, qui n’a eu que 15 % des inscrits au 1er tour des pestilentielles a été élu, comme sa chambre introuvable et bleu SLC au 2è tour des législatives. Et en plus, nous avons le monopole de la présentation de candidats par des partis financés par le contribuable et des dons privés ! On aura noté que dans la DLR les groupements sociaux et autres collectifs ne sont pas, non plus, représentés. La chambre n’y est qu’une cohue de députains. Et pourtant la DLR prétend que la chambre est isomorphique à la population représentée et donc qu’elle représente réellement et légitimement tout le peuple !
• Qu’en est-il des matières à représenter dans la DLR ? Eh bien l’électeur donne un chèque en blanc à son représentant sur tous les sujets. Rapporté à l’ensemble des représentants nous avons donc une chambre munie du pouvoir souverain, absolu et indivisible de faire toutes les lois dans tous les domaines. Le pouvoir législatif est ainsi hyper concentré dans une forteresse située au-dessus et en dehors des électeurs. Cela a donné des idées aux révolutionnaires : il suffit de s’emparer de la forteresse pour ensuite tourner ses canons contre les anciens occupants. On ne fait que changer de titulaires du pouvoir souverain et absolu de « donner et casser la loi ». En outre, le corps législatif étant concentré en un seul lieu, il devient aisé de le circonvenir, de le capter et de le corrompre. Cela n’a pas manqué : depuis 30 ans les députés votent pour le SLC en faveur des puissances économiques qui détiennent le pognon, les carrières juteuses (portes tournantes entre le privé et le public), les médias … C’est pourquoi j’ai proposé (Agir ensemble dans un monde partagé) que le vote soit établi par fonctions sociétales (éducation, production, communications, social …, 6 en tout avec 60 députés chacune et un président devenant automatiquement ministre de la fonction, ce qui enlève au zident le pouvoir de nommer le gouvernement et restaure la chambre des députés dans ses pouvoirs. Et le parlement est constitué de deux chambres : une territoriale (ex-sénat) et une fonctionnelle. Cela rappelle la double représentation (corporative et territoriale des confédérations syndicales). La chambre tout azimut de la DLR est indifférenciée et prétend détenir la détermination de l’intérêt général et du bien commun. Bien sûr que non : elle n’a que la définition des intérêts de sa majorité. C’est pourquoi j’ai aussi proposé que l’on vote par fonction directement sur les intérêts en jeu dans celle-ci et non sur la vague idée personnelle que chaque votant se fait d’un intérêt général réduit à un gloubi-boulga dont la composition effective n’est donnée que par la majorité législative.
• La DLR a fait du vote quelque chose de ponctuel et à fréquence donnée. Entre les votes, la population est en vacances et la chambre dispose du droit de faire ce qui lui plait. C’est nier que la démocratie est un processus permanent de mise en expression et en débat des intérêts ; C’est refuser qu’elle prenne en charge la longue durée au profit du court-termisme de la maigre période législative. ET c’est pertinent car dans le SLC le temps ne compte pas et il n’y a besoin di de projet ni de planification ; de la fonctionne tout seul à la perfection de l’auto-régulation spontanée. La DLR francouie repose sur, en général, sauf pour le sénat, le vote direct. C’est ainsi que le zident est plébiscité pour 5 ans et se croit le représentant légitime de tous les Francouis. Que nenni ; il ne représente que ceux qui l’ont élu. Itou pour les députés, fussent-ils issus de « la société civile ». Non, le vote devrait se faire par étages de la commune au pays tout entier en passant par les autres étages territoriaux. C’est aux délégués élus à l’étage N d’élire N+1 et ainsi de suite. On en vote de façon pertinente que sur les sujets qu’on connaît et vit, c’est-à-dire à partir du niveau local et du groupe fonctionnel auquel on appartient. L’avantage de ce système à étages est que pour le circonvenir il faudrait corrompre toute le monde, ce qui est impossible. En outre, il peut développer une sorte de mandat impératif : le niveau N donne à ses délégués vers N+1 des objectifs à viser ; il ne donne pas la stratégie ni le tempo car sinon N+1 n’aurait pas de degrés de liberté pour négocier. Et je ne parle même pas des multiples magouilles par lesquelles le pouvoir essaie de se rendre inamovible : tripotage des circonscriptions, mode de scrutin à géométrie variable, durée des mandats, éviction des votes blancs et nuls et non pris en compte des abstentions. Et, naturellement dans les alternances tous les partis en usent de même.
• Que l’Etat soit fédéral ou unitaire ne change rien à la toute puissance de la chambre élue. Car le fédéralisme actuel est purement politique et juridique. Et on peut même dire que l’autonomie des instances locales est illusoire dans la mesure où c’est l’Etat fédéral qui fixe toutes les règles du jeu et les normes essentielles qu’elles doivent appliquer.
• Contre la DLR, existe une solution ancienne : le fédéralisme intégral de Proudhon qui est une mise en négociation de tous les aspects et intérêts sociétaux par tous les acteurs concernés (collectivités territoriales et fonctions sociales). Ce système internalise le pouvoir dans toute la société plurielle et répartit de façon équilibrée tous les pouvoirs en les rendant aux acteurs sociaux au lieu de les concentrer dans un lieu unique de pouvoir absolu sur la société. Le fédéralisme intégral est tout à la fois économique, social, culturel, juridique et politique. Il ne coupe pas la société entre un haut et un bas, il ne situe pas le pouvoir souverain à l’extérieur et au-dessus de la société. L’autorité y vient intégralement de la base au lieu d’être une propriété des élus. Le pouvoir n’y est pas unitaire mais la possession en mains communes de tous les acteurs. Chaque groupement social y conserve la gestion de ses propres affaires ; l’unité n’y est pas imposée et est remplacée par l’union et la participation de tous. Le pouvoir central n’y est qu’une force de cohésion, de coordination, d’animation, d’impulsion

Corona virus : l’énarchie gouvernementale cafouille

Classé dans : politique — 29 août, 2020 @ 10:33

Depuis le début de la crise, le gouvernement c’est « en même temps » Gribouille et le sapeur Camember. Et un menteur patenté qui maintenant maquille les chiffres et entretient la peur. Sa première stratégie, celle d’en appeler à la science avec un aréopage de compradores et de fantoches plus ou moins stipendiés par le pouvoir ou voulant se monter en épingle, a fait long feu car visiblement les scientifiques ne sont pas d’accord et cela se voit. D‘où la nécessité d’une stratégie tout à la fois prudente, rassurante, ciblée, coordonnée, décentralisée et faisant appel au bon sens et à la responsabilité de tout un chacun et surtout des plus vulnérables et des médecins de ville. Maintenant sa communication » est confuse et contradictoire et pleine d’âneries et d’exceptions peu compréhensibles. Il y faudrait de la simplicité, de la clarté, de la cohérence, de la continuité; on en est loin car c’est ordre, contre-ordre et désordre. Du coup, les messages du pouvoir ne sont pas crédibles et son autorité est amoindrie. Il ne reste plus aux citoyens que leur bon sens, ce qui, au passage, supprime l’utilité d’un pouvoir central, encore plus s’il est erratique.
Le gouvernement essaie de gagner du temps en misant sur l’arrivée prochaine d’un vaccin et de traitements. Pari risqué car aux dernières nouvelles le virus mute à grande vitesse et donne des souches variées. Ce qui fait qu’un vaccin ne garantit pas du tout une immunité durable et pour toutes les souches. La prudence des plus faibles est donc de mise sur une durée indéterminée. Comme disait l’autre : protégez-moi de mes amis, de mes ennemis, je me charge.
Il y a pourtant un principe de bons sens : comme on ne peut pas imposer à la jeunesse et aux travailleurs des règles à la fois gênantes, couteuses et contraire aux libertés, comme on ne peut pas Il y a pourtant un principe de bons sens : comme on ne peut pas imposer à la jeunesse et aux travailleurs des règles à la fois gênantes, couteuses et contraire aux libertés, comme on ne peut pas contrôler les comportements par des flics et des amendes partout, tout le temps, ce n’est pas sur tout le monde qu’il faut agir mais seulement sur les plus vulnérables dont la plupart ont déjà compris depuis longtemps que c‘est à eux de se protéger ou aux institutions décentralisées par nature qui en ont la garde. Il faut aussi isoler ceux qui essaiment le virus tout en ayant été détectés comme porteurs. C’est donc, par exemple, aux grands parents, aux malades, aux obèses à risque de se protéger tout en mettant en quatorzaine ceux qui ont été testés comme positifs et tester régulièrement (toutes les semaines) ceux qui entrent en contact avec les personnes vulnérables. On doit donc tester les corps enseignant, médical, soignant et les enfants ou parents rendant visite aux grands-parents et les voyageurs dans des régions à risque. Or, que fait le gouvernementalisme : il encourage à tester tout le monde tout le temps et stigmatise les jeunes qui ont bien le droit de vivre un peu alors qu’ils n’ont plus de job et que les études deviennent fort difficiles. Est-ce trop difficile pour un énarque que de raisonner dans l’incertitude et de ne pas faire confiance au bon sens et à la responsabilité des acteurs sociaux?

Le gouvernement Mac-Tron applique la stratégie de la peur

Classé dans : politique — 26 août, 2020 @ 10:53

Le gouvernement surfe sur l’insécurité montrée par des violences montées en épingle par les médias. Y a-t-il vraiment accroissement des violences ? On ne saurait pas le dire car les statistiques d’Etat sont insuffisantes pour le prouver. En attendant, le pouvoir blablablate sur leur montée ; je dis pérore car pour les actes, on attend toujours. Il me semble clair qu’il a choisi d’alimenter la peur et le sentiment d’insécurité tout en montrant des muscles qu’il n’a guère et qu’il n’a pas l’intention, du moins tout de suite, de mettre en action.
C’est que la peur est bien utile. Les grenouilles apeurées demandent un roi qui assure leur sécurité et le discours sécuritaire suffit pour l’instant à attirer de la sympathie pour le pouvoir qui ainsi remonte dans l’opinion … des bourgeois et des trouillards. De plus, le discours sécuritaire présente l’avantage de chasser sur les terres de la droite et du RN (objectif : se faire réélire en atomisant la droite et en profitant des divisions de la gauche tout en en appelant au front ripoublicain contre le RN). Las, la communication ne suffira pas pour tenir jusqu’en 2022. Il y faudrait en plus des actes mais le pouvoir n’en a plus les moyens, ni la légitimité. Attendons-nous donc à une nouvelle vague de lois répressives et au renforcement des droits de la police afin de restaurer l’autorité verticale et descendante de l’Etat de droit. Ce qui est oublier que, certes, l’autorité s’exerce verticalement mais qu’elle n’est reconnue comme légitime si le bas l’a conférée au haut. Sinon les grenouilles ne voient qu’un soliveau.
Naturellement, agiter le bâton du gendarme cher à Guignol, peut momentanément rassurer les braves gens qui ne voient pas d’autre route que la leur. Mais, attention : c’est l’appel au sentiment d’insécurité qui permet au pouvoir, autoritaire parce que faible et peu légitime, d’aller vers la démocrature illibérale, voire pis.
Car le pouvoir n’est plus reconnu comme légitime : on est en démocrassouille non représentative et les crises s’accumulent (sociale, économique, culturelle, politique, sanitaire). Les politiques, les médias, les « Autorités », les Institutions ne sont plus respectées depuis longtemps car elles ne le méritent pas par la faute même des dirigeants qui ont préparé leur « étrange défaite ». La violence au quotidien des exclus de la modernité SLC est une réaction de survie et de défiance à la violence structurelle du régime socio-économico-politique qui sévit depuis 30 ans. Le peuple a bien vu que c’est le pouvoir qui a laissé prospérer les trafics et les incivilités et tout le toutim : assurer quand même un pouvoir d’achat aux exclus, faire monter la peur, faciliter le communautarisme afin de diviser pour régner, soigner les salafistes et les fréristes pour avoir du pétrole et vendre des armes et des avions aux émirats, faciliter l’émigration en France pour avoir une force de travail low cost et pour faire plaisir aux ex-colonies voulant se débarrasser de leurs éléments remuants et d’un trop plein de population sans travail, laisser tranquille les banlieues agitées et explosives, flatter comme le francisquain Tonton un électorat de substitution contre le « peuple de gôche, bichonner les « forces armées » …
Après avoir ainsi tué l’autorité de l’Etat en ayant abandonné sa mission de défense de l’intérêt général et du bien public, le pouvoir se trouve fort démuni (plus assez de services publics et trop de déficits et de dettes voulus pour faire peur et en appeler à encore plus d’austérité et de transferts au privé). S’il voulait corriger les dégâts de 30 ans de politique SLC, il n’en a plus les moyens sauf ceux d’accroître la peur et la répression. Et le comble de l’ironie est que l’élection de Mac-Tron s’est faite sur la promesse du changement en continuant avec la même logique et les mêmes méthodes et, pis, en accélérant le mouvement pro SLC. Las, la crise du corona, après celle des Gilets jaunes, a rogné les ailes dé géant du Zident : elles l’empêchent de marcher. Solutions : exciter l’insécurité, tenir le ministère de la parole, se défausser sur les collectivités locales, jouer aux chaises fiscales en transférant les charges publiques sur les institutions sociales, jouer au sapeur Camember, en appeler au patriotisme, au rassemblement et à la gloire de nos armées, faire du cinéma en politique extérieure. Bref, faire du vent. Et comme dit le proverbe : qui sème le vent, récolte la tempête. In fine, on n’aura plus que la répression ; ce qui fera encore plus monter les violences réactives des adversaires de la démocrassouille illibérale et policière. Oremus car, soit nous aurons une démocrature, soit le début d’une autre société. Ce que les classes dirigeantes ne laisseront pas faire. Plutôt pour elles Mussolini, Hitler, Pétain, Franco, Salazar que le pouvoir du peuple (la démocratie). Le peuple n’a jamais élu ces gens-là. Ce sont les puissances économiques et les soi-disant élites qui les ont mis au pouvoir avant qu’ils n’installent la dictature.

Le télétravail, c’est une catastrophe SLC

Classé dans : politique — 25 août, 2020 @ 10:18

Pour les thuriféraires des nouvelles technologies du numérique et de l’internet, la crise sanitaire est une divine surprise qui permet de continuer dans le SLC par d’autres moyens. C’est pourquoi le télétravail est actuellement mis sur le pavois alors qu’il comporte de multiples dangers.
Il va accentuer le coupure entre les travailleurs, celle qui existe déjà entre les emplois qui ne peuvent en relever et les autres. Les premiers sont tout à la fois plus précaires, plus manuels et opératoires (services, ouvriers, transports, …) et sont soumis à une bien plus grande circulation du virus. Ils sont plus éloignés des techniques modernes qui différencient les « In » nomades et internetisés et mondialisés et les « Out » localisés et sans grande qualification, ni reconnaissance. Qui plus est, le télétravail nécessite des conditions d’existence et d’habitation que les « Out » n’ont pas pour la plupart.
Le télétravail met le salarié pieds et mains liés dans les pattes du patron. La différence entre temps professionnel et privé s’estompe car le salarié peut être disponible à tout moment. Les contrôles informatiques se développent. Comment va faire l’inspection du travail pour contrôler l’exécution du contrat ? Va-t-on pouvoir licencier par SMS ou mail ?
Le télétravail encourage l’individualisation du travail et l’individualisme. Les collectifs de travail sont supprimés. Les discussions et échanges internes sur les lieux de travail disparaissent. L’innovation peut s’en ressentir et la critique disparaître. Le corps social est atomisé et les syndicats ne peuvent plus réunir leurs adhérents ni motive le personnel pour le défendre. Les salariés ne peuvent plus guère discuter (certes, on peut faire des vidéos-réunions mais rien ne vaut le dialogue de face à face) de leur situation et de leurs besoins. Le télétravail est un excellent motif pour se débarrasser des salariés inaptes à internet ou n’en ayant pas les moyens. Il concourt à la baisse des effectifs liée aux moyens modernes de production (robots, numérique, algorithmes, dématérialisation des relations sociales …). Les salariés seront donc de plus en plus isolés. Faute de possibilités de concertation entre salariés, le pouvoir montera d’un cran de plus dans la centralisation et la monopolisation par la direction des entreprises. La seule contrepartie est la possibilité internet de lancer des alertes sur les réseaux sociaux. L’appel au télétravail comme panacée est typique du SLC : on lance le truc sans en avoir étudié les conséquences et on attend qu’il s’équilibre de lui-même sans intervention publique. Laissons faire sans plan, sans organisation, sans coordination, sans contrôle et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Le télétravail accroît la rupture entre les territoires bien dotés et les « zones blanches » ; cela se fait donc au détriment des ruraux.
Le télétravail permet aux entreprises de faire baisser le coût des bureaux et des transports. En revanche, il accroît les dépenses d’énergie liées au réseau internet. On peut s’attendre à une explosion des démarches à domicile et des spams car les salariés internetisés seront tenus à des cadences infernales de prospection. On ne sait comment contrôler le toutim, ni qui le fera. Sans doute de l’autorégulation par les entreprises …
Le bilan est donc loin d’être positif et je ne sache pas qu’il ait été fait par les soi-disant autorités publiques ; en tout cas, rien d’officiel n’est paru. Et ce n’est sans doute pas un hasard.

Il ne faut pas enterrer Trump tout de suite

Classé dans : politique — 23 août, 2020 @ 10:43

Les journaleux misent sur Biden qui éliminerait Trump vu sa grande avance de plus de 10 points dans les sondages. Rien n’est moins sûr. Déjà les sondages sont sujets à caution car ils de donnent qu’une image ponctuelle et seulement des intentions, lesquelles pouvant du reste être biaisées par ses conditions de réalisation. Rien ne permet de prouver que les intentions se réaliseront car il faudrait déjà que les gens votent. Or, aux USA, le taux d’abstention est considérable.
L’opposant Biden n’est pas un bon candidat. C’est un vieux cheval de retour. Il est, comme les Clinton et autres Obama, prisonnier de ses soutiens financiers et il est capté ainsi par les puissants ? Rappelons-nous que Bill Clinton fut un président pro business comme jamais. Biden est sénateur du Delaware qui est un paradis fiscal, ce qu’il n’a pas fait modifier en 30 ans. Normal ; ainsi cet Etat est prospère, ce qui permet d’être réélu car la seule obligation d’un politicard SLC est de faire bouffer ses électeurs. Biden a fait des promesses mais depuis Pasqua on sait ce qu’elles valent. Le « ticket » de Biden, la sénatrice noire très blanche de Californie, n’est pas un perdreau de l’année. Elle est connue pour ses attitudes très conservatrices (rien contre les violences policières, soutien à un flic ripou, positions très dures en tant que procureur). Elle a été choisie à cause de cela, pour rassurer l’électorat de droite. Les ripoublicains sont eux aussi captés par la finance sauf, Trump à cause de sa richesse personnelle. D’où une aporie car ses soutiens le voient comme pro peuple alors qu’il est un idéologue du SLC le plus sauvage.
Le corps électoral de Trump est bien plus solide et homogène : il s’agit de tous les frustrés du SLC, des ruraux, des évangéliques, des culs-bénis, des réactionnaires en tout genre opposés à la libération des mœurs au nom des valeurs traditionnelles, au nom de l’opposition à l’immigration, notamment des latinos (quelle horreur : les Talas risquent de supplanter les protestants). Celui des démocrates est profondément divisé. Trump, avant la divine surprise (pour lesdits démocrates) de la Covid-19 et de ses conséquences économiques, avait tenu ses promesses électorales.
Les campagnes électorales US ne se jouent guère sur les idées et les projets mais sur la battage médiatique, publicitaire, les ragots et mensonges pour lesquels Biden demeure vulnérable eu égard à son passé.
Et sans doute surtout, le système électoral est profondément tronqué. Il donne l’avantage aux Etats ruraux qui comptent un nombre disproportionné de grands électeurs qui élisent le président et non les citoyens (vote indirect). M. Debré souligne ce point mais en oubliant une règle électorale essentielle et démentielle. Si un candidat a la majorité dans un Etat, alors tous les grands électeurs de celui-ci doivent voter pour lui. C’est ce qui explique qu’un candidat puisse avoir la majorité des suffrages (comme Hillary Clinton) sans être élue compte tenu de la répartition du nombre de grands électeurs par Etats.
Le vote est donc loin d’être joué. En outre, Trump est loin de n’avoir fait que des conneries. Ses attaques contre la Chine, l’Iran, la Russie sont en partie justifiée, tant par la nature totalitaire et envahissante de ces Etats, que par les dégâts économiques et les troubles qu’ils occasionnent. Il a raison de s’en prendre à une Europe purement économique et concurrente des USA.
Et il ne faut pas s’illusionner : quel que soit le vainqueur les USA, pour contrer leur perte de vitesse en tant que puissance impériale, continueront de ne poursuivre que leurs intérêts et des replier sur eux et leurs alliés. les violences contre les Noirs dureront car le problème de fond est celui des inégalités socio-économiques dans lesquelles l se trouvent.

SLC et Covid : on est reparti

Classé dans : politique — 21 août, 2020 @ 10:44

Le capitalisme triomphant, agressé par la crise sanitaire, est en train, déjà, de se refaire une bonne santé. Il repart de plus belle bien que ladite crise ait montré son inanité. C’est même peut être « une divine surprise » fondée sur la stratégie du chaos chère à Mélanie Klein.
La Crise est entrain de jeter à la rue des quantités de gens auparavant dans l’insécurité : petits boulots, plus ou moins au noir, intérimaires, CDD courts. Maintes entreprises font passer des réformes (baptisées à la Mac-Tron « plans de sauvegarde de l’emploi ») consistant à faire du chantage à l’emploi contre une baisse des salaires. Du reste, « l’armée industrielle de réserve » progressant à grande vitesse, se crée une tension à la baisse des frais de main d’œuvre. Et cela à l’échelle internationale au nom de la compétitivité. La crise donne l’occasion de mettre en place les réformes déjà programmées mais tentées à demi-mot tant que les syndicats disposaient encore de marges de liberté. La crise a rogné leurs ailes d’émeu. Il faut s’attendre au pire pour la rentrée des vacances.
Précarité, pauvreté, inégalités (notamment pour les emplois de service, les familles monoparentales et les chômeurs) insuffisance des rémunérations sont à l’agenda, surtout pour les populations déjà les plus défavorisées comme les sans-papiers. Dans ce contexte, les gens sont poussés à la fois à une épargne de précaution (à l’achat d’or pour les plus riches) et à acheter le moins cher possible. D’où les bonnes affaires actuelles des hypermarchés accompagnées de pression sur les prix des producteurs et de mise en place de robots supprimant des emplois, par exemple de caissières.
La concurrence, de plus en plus exacerbée, et la compétitivité conduisent à la concentration des entreprises (dégraissages et économies d’échelle) par rachat des plus ne difficulté par les plus grosses et les plus riches. D’où la bonne santé de la spéculation et de la bourse. On a mieux grâce à Mac-Tron : les boîtes peuvent racheter leurs filiales en faillite et ainsi se débarrasser de leurs dettes ; c’est ce que vient de faire la famille Mulliez (groupe Auchan, Décathlon …). C’est merveilleux car on est quasiment dans le système US : je fais faillite, je ne paie pas mes créanciers et je repars. Tant pis pour l’emploi.
La course à la compétitivité pour capter les marchés des concurrents bat son plein. Elle conduit à mettre le turbo sur les nouvelles technologies, lesquelles amènent la diminution des emplois dans le temps même où le MEDEF réclame une hausse du temps de travail !
Le combat pour la maîtrise des énergies fossiles repart de plus belle : charbon australien ou polonais, gaz et pétrole de schiste (Trump est en train de supprimer les lois interdisant les émissions de méthane et les pollutions), tentative par la Turquie de s’emparer du gaz présent sur le plateau continental grec. L’Allemagne ne supprimerait son électricité au lignite qu’en 2038, le temps nécessaire à la mort du nucléaire français.
En France, l’écologie a du plomb dans l’aile : maintien du glyphosate et des pesticides, amitiés avec les chasseurs, arrosage des betteraves par un insecticide tueur d’abeilles, continuation du tunnel Lyon-Turin, canal du Nord …
Le pouvoir reporte les charges sur les institutions sociales (CAF, Sécu, UNEDIC), les associations caritatives (l’aide alimentaire a augmenté de 25 %, en train de passer de 5 à 8 millions d’allocataires) et les collectivités locales : les impôts dit de production, qui sont locaux, sont en passe d’être supprimés par le pouvoir. L’Etat a arrosé les entreprises (aides et prise en charge du chômage partiel) sans exiger de contreparties notables car il reste dans la politique de l’offre compétitive alors que la consommation recule.
L’Etat a été condamné pour non pris en charge de la hausse du RSA payé par les départements et en outre pour ne pas avoir lutté contre les rodéos. Cela promet pour l’avenir car les caisses sont vides. M-T a promis de ne pas augmenter les impôts ; promesse électorale et de Gascon valable jusqu’aux élections de 2022. Après ça va douiller pour les impôts et en attendant il peut faire augmenter les cotisations sociales et faire diminuer les prestations. C’est l’enjeu de la retraite par points étatisée : l’Etat pourra jouer sur la valeur du point et ainsi faire baisser les pensions. Comme les inégalités sociales et la pauvreté engendrent des révoltes, Dard-Malin affiche une politique flicarde et de plus en plus répressive. Oremus.

Comment réindustrialiser le pays ?

Classé dans : politique — 18 août, 2020 @ 11:13

Le conducator Mac-Tron a tenu un discours volontariste sur la nécessité de réindustrialiser le pays dont la part industrielle dans le Pib n’est que de 10,5 % contre 24 en Doryphorie. Sous la pression du SLC et de la course au moins-disant, dans la concurrence intra UE où la compétitivité industrielle à l’allemande est la doctrine, sous la direction d’une énarchie qui se fout de l’industrie car avec sa formation de comptable et de gestionnaire elle préfère la phyance où, en plus, elle peut pantoufler aisément, la France est devenue un pays de tourisme, de financiers, de services et de consommation de produits étrangers (notamment par suite de sa population immigrée qui fait importer des produits « du pays ») et de bagnoles ou de matériels fridolins. La crise du corona a prouvé l’inanité de cette situation et de la logique SLC : manque de masques, de médocs, de respirateurs, de tests … Alors, M-C s’est mis à prôner le retour à la souveraineté dans les domaines stratégiques comme la santé ou l’alimentation.
Dès lors, les économistes mainsteam se sont mis à turbiner sur la possibilité de la réindustrialisation. Ils y voient deux grands obstacles :
• Les prix et les conditions de la production ; ceux des marchés mondiaux, fondés sur la course générale au moins-disant dans la concurrence internationale sont par construction très inférieurs à ceux de la France. Compte tenu de ce que les multinationales ont délocalisé l’industrie dans les pays low cost (le Bangla-Dèche est 70 fois moins coûteux en main d’œuvre que l’UE), ce qui leur a donné une productivité aussi élevée que dans les pays industrialisés de longue date. Ce qui fait alors la différence en faveur des pays low cost, ce sont pour l’essentiel la fiscalité (dont celle liée directement aux installations de production), le prix de la force de travail, l’absence de syndicats libres, le mépris de l’environnement, la nullité de la protection sociale. On constate alors que pour retrouver de la compétitivité en France, il faudrait jeter par-dessus les moulins les charges sociales, notamment de retraites, et la protection de la nature et du climat. Rappelons que les pays low cost existent aussi au sein de l’UE par suite de son élargissement dès 2004 sous la pression teutonne : ce sont les PECOs, Pays de l’Europe Centrale et orientale qui tiennent évidemment à défendre leurs avantages comparatifs, ce qui suppose le maintien de la concurrence intra européenne et de sa logique SLC.
• Le deuxième aspect rédhibitoire, c’est le poids énorme en France des charges sociales, comptées dans les dépenses publiques (alors qu’elles sont reportées sur des contrats d’assurance prives ailleurs). Le différentiel est, par exemple, avec l’Allemagne d’environ 25 % pour ce qui est de ce qui pèse sur la production. D’où cela vient-il ? En bonne partie de ce que les impôts sur les riches et les boîtes ont été abaissés dans le temps même où les besoins sociaux augmentaient (démographie positive [frais de logement, d’éducation), vieillissement, chômedu, dépenses de santé liées aux pollutions, aux prix des médocs et aux technologies, aux empoisonnements chimiques). Solution des gouvernements : reporter le maximum de charges sur les collectivités locales et les institutions sociales (Unédic, Sécu), augmenter les cotisations sociales obligatoires). Résultat, une dépense publique à 57 % du PIB, dont la moitié en charges sociales. Pour redevenir compétitif en Europe, il faut donc, en toute bonne logique SLC, diminuer les impôts de production et les cotisations sociales pesant sr les entreprises. Quelle découverte puisque le MEDEF le réclame depuis des lustres !
Donc, relocaliser, sans augmenter les prix, ce qui ferait baisser la demande et diminuerait le PIB, exige d’être encore plus compétitif tant dans la concurrence mondiale que dans la compétition européenne. CQFD … dans la poursuite de la logique SLC qui nous a déjà amenés au bord du gouffre creusé par le corona, en particulier à cause du développement inconsidéré des transports (bateaux épaves sous pavillon de complaisance, avec équipage du Tiers-Monde sans aucun droit, énormes porte-containers polluants, camions à « travailleurs détachés » ou low cost comme les routiers des PECOs), de la bouffe et des produits frelatés ou sans qualité et du tourisme. Car le SLC forme un cercle vicieux : il faut produire low cost pour faire des profits et diminuer un peu les prix car les délocalisations (investissements directs et sous-traitance), les technologies de compétitivité, les aléas de la demande et de la concurrence ont produit chômage, précarité au nom de la flexibilité de la production, pauvreté, inégalités et baisse du pouvoir d’achat nécessaire à la vente. Solutions SLC et gouvernementales : les produits low cost pour maintenir un semblant de pouvoir d’achat, le crédit et la réservation de l’assistance aux plus pauvres. Comme les Francouis ne voulaient pas de ce modèle, les gouvernements précédents ont préféré accroître la dette à payer aux calendes grecques par les générations futures quand les décideurs ne seront plus aux affaires. Enfin Ma-Tron est arrivé comme Zorro et a voulu tout de suite conformer le pays aux exigences compétitives du SLC. Patatras : il y a eu la fronde des Gilets jaunes et le corona. Il faut donc maintenant que tout change (en apparence et dans le blablabla) pour que rien ne change comme disait le prince de Lampedusa. Notons au passage que la réindustrialisation ne corrigera en rien l’énorme réduction du tourisme, du spectacle, de l’aviation et de l’hôtellerie-restauration. En attendant, la solution demeure de faire de la dette en tirant des chèques en blanc sur l’avenir quand M-C sera en retraite et la douairière bouffera des pissenlits par la racine. C’est du reste le sens de l’emprunt européen : il est envisagé de le rembourser par des impôts européens qui ne verront jamais le jour compte tenu de ce que chaque pays se dresse sur ses ergots pour défendre ses avantages comparatifs dans la concurrence. Dès lors, il sera plus tard remboursé par des impôts nationaux ; or, la France, pour recevoir 40 milliards début 2021 (si tout marche bien …), s’est engagée sur 100 milliards de dette pour ledit emprunt. On voit là la logique politique du SLC : laisser faire l’autorégulation excellente des marchés, ne rien prévoir, ne rien réguler, mettre en place des rustines de court-terme, attendre que se réalise la prédiction célèbre de Queuille : il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre. C’est possible car un jour ou l’autre la Terre disparaîtra ; dans 4 milliards d’années ou bien avant si l’on reste dans le SLC qui la transformera bientôt en planète Mars.
Tout cela montre qu’en restant dans la logique du SLC hyper concurrentiel, on ne résoudra rien des problèmes actuels. Il est urgent de changer de politique et de modèle social et j’ai déjà donné des exemples de ce que l’on peut et doit faire de façon écologique, sociale et démocratique. Ce n’est pas la voie que compte emprunter M-C. Las, il y a encore près de 2 ans avant de pouvoir le virer. C’est beaucoup trop compte tenu des dégâts qu’il va encore causer. Il faut précipiter son départ en imitant les Biélorusses : par la grève générale comme en 1968.

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