les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

Petite contribution à la démocratie

Classé dans : politique — 17 janvier, 2019 @ 10:16

J’ai déjà traité de la démocratie représentative francaouie dont les vices de structure et de conception font qu’elle doit être totalement fichue en l’air au profit d’un fédéralisme intégral. Je sais naturellement que ma proposition de refonte ne sera même pas lue tant les politiciens professionnels de toute obédience, y compris Mélanchthon, tiennent tous à conserver le monopole du suffrage et du pouvoir. Aussi, ici, vais je me contenter de quelques mesurettes susceptibles d’améliorer le jeu:
La proportionnelle doit compter au moins la moitié des sièges; cette moitié est élue au suffrage national direct et à un seul tour et non sur des circonscriptions électorales souvent devenues des fiefs. L’autre moitié reprend le mode de scrutin actuel, majoritaire uninominal à deux tours mais par circonscriptions régionales. Aller plus loin rendrait la chambre législative beaucoup trop instable.
Les non-votants, blancs et nuls donnent des sièges vacants de non-représentants. Le vote des lois requiert donc la majorité des sièges y compris ceux des non-représentants. Ces règles valent pour toutes les élections (communes, assemblée régionale, chambre et sénat).
Les sénateurs, qui représentent les territoires, sont élus au suffrage direct au niveau de la région à la proportionnelle intégrale; ils deviennent une chambre en même temps sociale chargée de l’aménagement du territoire et des transferts fiscaux et des subventions ou dotations entre régions, ce qui fait supprimer le CESE. Ils continuent de participer aux débats préparatoires à la fixation des lois. Toute loi doit recueillir au moins la moitié des membres des deux assemblées (suppression de la navette et du monopole de l’assemblée nationale) y compris naturellement les sièges vacants de non-représentants.
Nul ne peut être élu s’il ne rassemble pas au moins un tiers des inscrits (l’assemblée nationale actuelle n’a eu que 15 % au premier tour des législatives…) et cela afin d’assurer une légitimité minimale à la représentation.
Toute organisation ONG, association organisée, syndicats… et de niveau national peut présenter des candidats aux législatives ou de niveau régional (ou national) aux sénatoriales. Cela pour enlever aux partis le monopole de la présentation des candidats. Les confédérations syndicales des salariés unies aux chambres des métiers chères à Pelloutier peuvent présenter des candidats ou les Unions Régionales au même niveau territorial. Cela vaut pour une confédération à créer regroupant Medef et autres syndicats patronaux, chambres d’agriculture, de métiers et de commerce.
Nul ne peut être réélu plus d’une fois (2 mandats consécutifs seulement), ni être élu dans plus d’une instance (grandes ville ou métropoles, communautés de communes de plus de 50 000 habitants, assemblée, sénat).
Les lobbys sont interdits de présence auprès des élus et de relations avec eux. Les cavaliers législatifs sont interdits; les portes tournantes entre position d’élu et postes professionnel privés ou publics sont interdites.
Les moyens étatiques (INSEE, Autorités administratives indépendantes, Agences de contrôle, services se statistiques et d’études des administrations…) sont mis au service des élus qui, en outre, les contrôlent, directement au lieu de ne servir que l’exécutif.
Les services publics ou les EPIC sont mis sous le contrôle d’un conseil de surveillance multipartite: représentants des associations de consommateurs, des élus nationaux, des élus régionaux, des syndicats représentatifs du personnel. Ils ne sont plus étatisés mais socialisés.
Aucune loi ne peut être votée sans examen préalable d’un dossier environnemental complet (climat, nuisances, diversité biologique, impact sur les terres cultivables, les bords de mer et lacs ou rivières ou les forêts…). Aucune loi ne peut être donc votée sans consultation antérieure des « parties prenantes » dans la société civile. Les lois doivent être impératives, universelles et substantielles, non procédurales. Elles fixent des normes de précaution et non des procédures ou des codes de déontologie industrielle d’auto-régulation.
Le gouvernement est nommé par un triumvirat constitué du président de la république élu au suffrage universel et des présidents des deux chambres. Ce triumvirat dirige l’exécutif. Le monopole des projets de loi est enlevé à l’exécutif; dès lors il n’y a pas de différence entre projet ou proposition de loi. Ce sont les assemblées qui déterminent leur agenda et non l’exécutif. Le but est d’enlever à celui-ci sa toute-puissance législative.
le Conseil constitutionnel examine la moralité et la compétence des élus, de même que l’absence de conflits d’intérêt. Les retoqués sont remplacés par le 2ème des élections sous réserve de l’atteinte du quorum; si non il y a réélection.
Libre à tout un chacun de compléter ou de modifier ces propositions. Cela ne fera pas une VI ème république mais on n’aura plus une monarchie technocratique élective.

Mac-Tron a lancé son grand débat national

Classé dans : politique — 14 janvier, 2019 @ 12:10

J’ai lu lettre ouverte lancée dans la presse par le Zident, il y a à boire et à manger dans ce gloubi-boulga très bien écrit mais qui laisse mal augurer de la suite qui lui sera donnée. il s’y trouve des choses inconrestables, notamment sur le constat de la situation du pays. Mais justement que vaut une analyse dont on ne peut pas dire le contraire? Pas grand chose car cela ne répond pas aux tests de falsification chers à la science selon Popper. C’est un élément de méthode imparable et simple que de se poser cette question qui permet de déceler ce qui n’est que paroles verbales sans intérêt pour un débat.
Plus grave est le fait que ce prétendu débat concerne une foultitude de sujets d’une grande complexité et dont les variables sont largement interdépendantes. C’est alors la bouteille à l’encre qui domine et poser de telles questions ressemble fort à une démarche consistant à noyer le poisson dans un océan de problèmes que seule une longue; globale, étendue à tous et intense réflexion peut amener à des solutions. Poser ainsi ce genre de problème à un peuple tout entier et dans un temps si court ne peut pas déboucher sur du tangible et du sérieux. On serait donc en présence d’une fausse consultation de défoulement et de récupération. Cela découle aussi de ce que le Zident déclare nettement qu’il se réserve, dans son immense sagesse et son grand savoir, de retenir tout seul ce qu’il décidera. On reste donc dans la gouvernance impériale, descendante, verticale et jupitérienne. Cela s’apparente aux méthodes managériales modernes dans lesquelles les chefs consultent le personnel en se réservant le monopole de la décision. cela rappelle les groupes d’expression lancés sous Tonton et les boîtes à idées de l’époque. Et soulignons que le thème mis en débat était toujours fixé par le management…
Ce qui frappe le lecteur, c’est que le débat n’est pas structuré, pas hiérarchisé. En particulier, le problème de la démocratie, qui est le plus crucial et de loin comme on va le voir, ne figure pas du tout au premier rang des préoccupations et thèmes présidentiels. Voyons en quoi cela contribue d’emblée à fausser le questionnement.
La société est un phénomène social total, un système complexe dont toutes les variables ou dimensions ne se situent pas sur le même plan. Il y a, comme on dit en analyse systémique, des variables de commande et ensuite de pilotages par rapport à un projet transversal du système; celui de vivre, de « persévérer dans son être » et de s’adapter. Ce qui compte avant tout, c’est la nature du projet du système pour lui-même. la question principale est donc de définir le projet commun pour toute la société. Le gloubi-boulga néglige aussi les niveaux de décision et d’action ainsi que les rythmes temporels: il ne distingue pas entre le projet à très long terme (les fins sociopolitiques, la stratégie à long et moyen terme (comment s’y prendre pour les atteindre), la tactique à court terme (adaptations en fonction des circonstances). Exemple: le programme du CNRS après la guerre a fixé les orientations et buts de la société, la stratégie a consisté à se doter de services publics, de la sécurité sociale, de la planification indicative et de l’aménagement du territoire, la tactique dans le budget et les interventions économiques. Mais Mac-Tron n’a pas besoin de ces distinctions car son projet, c’est le SLC (celui de l’UE et des instances internationales) qui ne fonctionne que par règles procédurales et à court terme vu que les marchés s’auto-régulent et sont « efficients ». C’est la politique de l’offre par les entreprises et les riches qui font « ruisseler » leurs richesses. Et il annonce dans sa lettre qu’il poursuivra ce cap annoncé dans son programme et qu’il ne reviendra pas sur les mesures déjà prises. Circulez, il n’y a rien à voir là alors que c’est le projet qui n’a été soutenu que par une minorité d’électeurs.
Revenons y. Le projet doit être, en république vraiment démocratique, axé sur l’intér^t général et le bien commun pour tous et la société tout entière afin qu’elle se développe comme entité globale et survive D’où les questions: qui le définit, comment, pour qui? Réponse implicite de la démocrassouille mactronienne: les élus légalement et surtout le Zident élu au suffrage universel et maître de sa majorité législative. Pour qui? La réalité depuis 30 ans répond pour le kapital. Avec qui? La majorité élue orientée par la technocratie au service du pouvoir. Donc, comme le pouvoir souverain consiste « à donner et casser la loi » il s’ensuit que les élus ont le monopole de la détermination du bien commun. Et en univers de monopole du pouvoir, de système électoral biaisé et de toute-puissance des experts, eux-mêmes d’idéologie néolibérale et inféodés au kapital, il n’y a plus de démocratie réelle. Evidemment, Mac-Tron ne veut pas qu’on entame ce monopole de la détermination de l’intérêt général par une assemblée souveraine absolutiste et par lui manipulée. C’est l’évidence même car dans le cas contraire le pays ne saurait être plié aux exigences du projet néolibéral par les règles votées, par la répression judiciaire et par la propagande médiatique au service du pouvoir.
Il est ainsi démontré que le premier enjeu est celui-la même que le Zident ne peut faire vraiment aborder: la démocratie pour fixer les finalités communes, les valeurs transversales, déterminer la stratégie et répondre aux aléas et évolutions imprévisibles. La redéfinition de la démocratie francouie devrait donc être mise en tête des débats. C’est non et on sait pourquoi; Et quelle sera l’issue de cette mystification? Un échec lamentable qui marquera la fin du macronisme. tant mieux car celui-ci veut installer maintenant et à contretemps un SLC qui est déjà mort ailleurs. Ce que du reste le malhomme reconnait explicitement? Serait-ce alors un partisan de la logique shadok: plus on échoue, plus on a de chances de réussir…

La « moraline » de Mac-Tron

Classé dans : politique — 13 janvier, 2019 @ 12:17

La ville dont le prince est un enfant vient d’être honorée par une nouvelle saillie du Zident au sujet des droits et des devoirs, de la responsabilité et de l’effort. Cela complète le tableau de la répression et de la stigmatisation des GJ (les exactions ayant été montées en épingle par le pouvoir et les médias). C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité et jette de l’huile sur le feu au lieu d’apaiser les tensions. Mais prenons le malhomme au mot; oui, OK pour que chacun fasse son devoir en raison de ses droits, assume ses responsabilités et soit rétribué ou récompensé en fonction de ses efforts. Mais que « Messieurs les assassins commencent »! Car qui ne le fait pas? Ce sont précisément les soutiens de Mac-Tron. Voyons voir afin que le prince balaye un peu devant sa porte et regarde la poutre dans son oeil au lieu de la paille dans celui des autres.
* Du côté des politicards. Qui vote des lois systématiquement en faveur du kapital, des riches, de la phynance, du libre-échange mondialisé, bref du SLC? Ce qui a pour conséquence la disparition des services publics ou leur abaissement, la diminution de la protection sociale, la stagnation des salaires et des pensions qui ne sont plus indexés sur l’inflation, la précarité et la pauvreté? Qui fixe le taux d’usure pour le crédit à la consommation à plus de 20 % (vous avez bien lu)?
Qui pantoufle en permanence dans les deux sens entre public et privé, qui fait grand usage des revolving doors des grands hôtels? Qui, en fait, dirige le pays: les politiques ou la phynance et Bercy, les deux s’étant du reste confondus et se tenant par la barbichette sans se préoccuper des conflits d’intérêt? La commission de déontologie n’est-elle pas devenue bidon après l’affaire Pérol? La Haute autorité pour la transparence de la vie politique fait-elle vraiment son job? Où est passée la défense de l’intérêt général et du bien commun, ce qui caractérise une république démocratique, chez les hauts fonctionnaires et chez les dirigeants politiques?
Qui triche sans le moindre sentiment de honte à l’instar des Ferrand, Fripouillon, Cahuzac, le Guéant que ses ailes de voleur empêche de marcher, Tsarkozy avec sa star cosy qui n’est toujours pas condamné bien qu’ayant plus de 10 casseroles aux fesses…? Où est la moindre vergogne quand l’individualisme, le narcissisme, l’ambition règnent en maître chez les détenteurs du pouvoir et de l’exercice de la souveraineté? Où est la « common decency » que défendent contre eux les Gilets Jaunes: entraide, solidarité, justice, respect des autres, dignité? Qui a fait du copinage, de la cooptation, de l’esprit courtisan, des privilèges et prébendes un mode de gouvernement? Qu’en pense Benalla (kbar)?
Qui a transformé la démocratie représentative en démocrassouille monopolisée par des rentiers de la politique, en légalité sans légitimité, en pouvoir vertical, descendant hiérarchique? Qui a tout confié à la technocratie des Grands Corps et de l’énarchie au détriment des corps intermédiaires, du dialogue social et des collectivités territoriales? Qui prône l’austérité et la « désinflation compétitive » pour les prolos tout en remplissant ses caisses du produit de ses fouilles (eh eh)? Qui truque les statistiques (chômage, pouvoir d’achat, PIB…)? Qui fait de la novlangue pour tromper le peuple en appelant modernisation et progrès ce qui n’est que régression? Qui est fiscariote et injuste dans la répartition de l’impôt au point de taxer de plus en plus la seule classe moyenne? Qui a bouzillé la méritocratie par les études supérieures auxquelles le plus grand nombre ne parvient plus? Qui détruit les hôpitaux à petit feu? Une classe politique transformée en oligarchie rentière et sans efforts d’innovation car prise depuis longtemps dans la « pensée unique ». On a d’un côté une oligarchie publique technocratique et de l’autre une ploutocratie privée, les deux ayant d’ailleurs quasiment fusionné via les fausses agences indépendantes d’Etat, les pseudo-hautes autorités indépendantes, les privatisations et les partenariats public-privé. Et tout ce micmac parle la même langue fricophone.
* Du côté des puissants économiques et financiers? Qui dispose de retraites-chapeau, de rémunérations astronomiques, de golden hello, de primes de départ vertigineuses, de stock-options et qui en outre triche comme Ghosn ? Qui a des biens ostentatoires? Qui s’exile pour ne pas payer d’impôts et place son pognon dans des paradis fiscaux? Est-ce bien responsable et vertueux quand « en même temps » on délocalise, on externalise, on dégraisse pour mieux rémunérer les actionnaires (58 milliards de dividendes en 2018), on spécule, on prône les travailleurs détachés ou ubérisés ou l’immigration pour faire abaisser les rémunérations et les protections sociales? Qui fait de l’optimisation fiscale, qui déplace le siège social là où il y a le moins d’impôts, qui fait du LBO et du private equity? Qui trompe sciemment avec la publicité et influence les autorités de protection de la santé et de l’environnement? Qui spécule sur les produits dérivés et les titres pourris? Qui par les lobbys passe son temps à peser sur les décisions politiques? Les rémunérations de ces gens-là sont-elles vraiment la contrepartie justifiée de compétences, de responsabilités et d’efforts réels?
Du côté des médias, de la pub., de la com.? Qui a autorisé que les médias appartiennent aux industriels et financiers et soinet sous la dictature de l’audimat et des publicités? Qu’est-ce-qui fait que les grands médias aient soutenu la candidature de Mac-Tron ou le vote pour le TCE en 2005 de même que la finance et l’industrie ont propulsé et subventionné le malhomme? Du côté de la magistrature couchée. Qui n’a jamais fait de la justice un pouvoir réellement indépendant des princes? Qui fait que la justice est tendre avec les délinquants en col blanc et méchantes avec les voleurs de bicyclette? Comment se fait-il que les Bon, Tsarkozy, Cahuzac, Gohsn, etc. soient si peu punis de leurs méfaits? Pourquoi cela tarde tant d’avoir un procès Fillon ou Ferrand ou un procès sur les financements indus de campagnes électorales dispendieuses? Qui a transformé les entreprises en personnes morales de façon à les sanctionner à la place de leurs dirigeants comme dans le cas d’AZF? Qui a fait voter une loi sur le secret des affaires afin d’empêcher les journalistes de révéler leurs magouilles?
Le Zident a traité les GJ de « foule haineuse ». Objection: ce n’est pas une foule, encore moins haineuse. Ce n’est pas non plus le peuple, mais seulement une partie. Mais cette partie est le symbole et le symptôme de toute la population laminée par le SLC et qui se révolte ainsi par procuration. C’est un mouvement d’action directe qui s’auto forme et s’organise peu à peu dans sa propre expérimentation sociale, dans sa « praxis ». Il fait comme le forgeron: il se crée en se créant et en agissant. Et il a la foi du charbonnier en un monde plus juste. Mais il a à ses débuts et encore pour l’instant la magistrale erreur de s’en remettre au prince; il est vrai que celui-ci s’était auto-désigné comme correspondant de lutte en zigouillant tous les corps intermédiaires et en croyant autorisé à changer le peuple grâce à son élection légale mais super minoritaire. Or, il en faut rien attendre de ce bonapartiste invétéré car sa politique s’oppose à celle voulue par le peuple défavorisé et par les GJ sur 3 points essentiels:
* la démocratie réelle et vraiment représentative; le Zident, lui, se comporte en autocrate technocratique et exerce le pouvoir de façon hiérarchique, verticale et descendante. Cela lui est nécessaire pour imposer ses réformes SLC à marches forcées; ce qui suppose le monopole du pouvoir et, si ça coince, la répression judiciaire et policière.
* le projet de société; celui des GJ est de sortir de la compétition, de l’individualisme, du tout management, du libre-échange sans limites, des approches comptables, de la logique austéritaire imposée par l’Allemagne et le SLC; bref de la justice sociale. Celui, SLC, de Mac-Tron est totalement antinomique de ladite justice, de la solidarité, du dialogue social. Il ne peut en changer car il est sous le contrôle de l’UE ordolibérale à la teutonne et des instances mondiales. Il ne veut pas en changer car il croit que le SLC est la seule bonne voie à la mode du TINA de Margaret Thatcher.
* les GJ revendiquent d’être écoutés et entendus au nom de sa raison pratique pour garder son Kant à soi. Mac-Tron, en tant que technocrate appartenant « au cercle de la raison » pense détenir « la science économique » qui nous délivre les saintes écritures de l’efficience et de l’auto-régulation des marchés, de la seule et meilleure façon d’affecter les ressources pour la croissance. Cela n’a rien de prouvé, ce qui fait de l’économie non une science mais une théorie, mais Mac-Tron y croit et pense que les opposants, à l’instar de Staline, sont des imbéciles ou des fous. C’est pourquoi les GJ sont pour lui une populace. Il pense que si la France est à la traîne du SLC, c’est parce qu’elle n’est pas assez néolibérale, comme les épigones de Staline disaient que si le communisme était encore insuffisant c’était parce qu’il n’y avait pas assez de communisme! Mac-Tron est dogmatique alors que le peuple est pragmatique!
Le grand débat ne débouchera donc sur rien, ce que déjà maints GJ subodorent. Attention alors au retour de bâton et à la colère du peuple floué.

La cour du roi péteux

Classé dans : politique — 10 janvier, 2019 @ 12:31

Si la situation n’était pas si grave, on se réjouirait de la pétaudière que Jupiter a fichue dans le pays. C’est comme au casino (du reste le SLC européen et mondial en est bien un): rien ne va plus. Cela tire dans tous les sens et pendant les mesurettes du gouvernement le saccage continue, comme on disait de la vente chez TATI en 1968. Dernier exemple: la Valls-hésitation sur la suppression de la atxe d’habitation pour les 20 % de ménages les plus riches, la richesse étant fixée à 2500 euros par mois pour un célibataire. Le nombre de 4 000 autrefois énoncé par Zizi Rider est enfoncé! Et il serait question d’inclure cette idée dans le grand débat national au nom de la justice, les GJ étant supposés accepter que spolier Pierre profite à Paul! Et on ne peut que rigoler à propos de la polémique lancée contre la souscription au profit du boxeur de flics… Rappelons qu’il meurt bien plus d’ouvriers du bâtiment chaque année que de poulets, les premiers n’ayant pas choisi un métier à risques au profit de l’Etat.
L’empereur des bandits manchots croyait apaiser la colère des GJ en leur balançant 10 à 12 milliards (sur 1200 de dépenses publiques) et en annonçant un « grand débat national » participatif pendant 3 mois à partir de janvier. C’est raté, comme, d’ailleurs, la disparition espérée du soutien des Francaouis aux GJ (on est toujours au-dessus de 50 %).
Donc échec au roi qui désormais brandit le Massu sécuritaire pour mater la révolte itérative des GJ. on va faire voter encore plus de lois répressives comme si l’arsenal démentiel dont on dispose déjà dans un soi-disant Etat de droit n’était pas suffisant! Pour établir ces nouvelles répressions censées dissuader les manifestants bien plus que les casseurs, le pouvoir a consulté, et seulement eux, les syndicats de poulets.
« En même temps », le pouvoir matraque en boucle son discours de défenseur de la république, de l’ordre, de la sécurité, du droit, de la démocratie auxquels s’en prennent des sauvages et des barbares qui veulent casser nos si belles et justes institutions. Salauds de révolutionnaires autoproclamés et à la noix de cocos, bouffez du Bounty. Le gouvernement va même jusqu’à accuser les opposants qui ne ne se joignent pas à lui pour éradiquer la nouvelle peste brune d’être complices. Car quand la ripoublique est en danger il faut que tous les partis se rassemblent pour faire front commun. Comme en 1936; et voilà que l’on nous prépare une resucée de tous contre le FN pour sauver le soldat Mac-Tron. Ce n’est pas très nouveau monde que de procéder ainsi…
Le pouvoir, ou ses copains des médias, est tellement déboussolé, lui qui pensait disposer de la légitimité populaire en oubliant que ses députés n’avaient été élus en moyenne que par 15 % des inscrits, qu’il en perd la maîtrise de la langue française. C’est hélas une cohérente suite à des lustres d’usage de la novlangue managériale où réforme veut dire régression, de diffusion du franglais dans les hautes sphères du pouvoir (malgré la loi Toubon), de formation purement technocratique des prétendues élites. Hier un gugusse a parlé du tesson « cassé » avec lequel un trublion menaçait les flics. On nous serine qu’il ne faut pas agresser « les dépositaires de l’autorité; please, dites détenteurs car l’autorité nest pas un dépôt de marchandises, ni une quantité à répartir. On est heureux de savoir qu’un tesson est cassé comme dirait l’éponyme Philippe. Le Zident a « tweeté », tel un vulgaire Trump, que la violence s’en était pris à la république, à la démocratie, à l’Etat de droit, aux institutions. C’est la 1ère fois qu’elle est ainsi personnalisée comme sujet de droit (ce qui « en même temps » impersonnalise les fauteurs de trouble). Les poulets en tout genre ne sont plus des membres ou des agents des forces de l’ordre, mais « des forces de l’ordre ». Il faut passer à « un projet d’avenir »… L’ONU ne va sans doute pas tarder à retirer à la langue française, qui lui servait comme test de clarté dans l’énoncé des textes internationaux, son petit privilège car elle est aussi précise désormais que le gloubi-boulga anglo-saxon que l’on appelle globish.
Le débat national s’annonce sous de mauvais hospices. Déjà, il manque des thèmes essentiels par rapport à ce que demandent les GJ: le modèle SLC, l’immigration, les orientations de l’UE, la sécurité, la justice sociale… Il n’y a que 5 500 maires sur 35 500 qui se sont portés candidats à la tenue de « cahiers de doléances ». La directrice des opérations, Mme Jouanno se retire du jeu ripoublicain. Mac-Tron va cadrer le machin via une lettre ouverte aux Francaouis. Soulignons que ce pseudo-débat est totalement inutile car la situation des Fancaouis est parfaitement analysée et documentée. Elle provient d’un choix de société par les seuls politicards, à savoir en avant toute vers le SLC depuis 40 ans. le dbat n’est sans doute pour cette raison qu’une diversion afin de gagner du temps et de se refaire la cerise avant les européennes. Rappelons que les GJ ont mis en évidence 4 domaines essentiels de réformes à apporter:
* la démocratie participative et le référendum d’initiative citoyenne; là Mac-Tron va en profiter pour faire des réformes que le Sénat désapprouve et pour lesquelles il n’est pas certain d’obtenir les 3/5ièmes des voix du parlement réuni à Versailles. C’est finaud, comme dirait Romain Goupil, l’ex-gaucho converti au SLC; mais c’est peu probable que cela marche car c’est très en-deça des revendications des GJ.
* la justice sociale, à commencer par la fiscale; on peut penser que le pouvoir en restera à la fiscalité sans toucher à l’ISF ni à la flat tax (30 %) sur les revenus financiers. Quant aux autres aspects plus globaux de la Justice on repassera
* la mise en cause du SLC, de la mondialisation commerciale sans limites, de l’UE plus SLC que le diable libéralo-capitaliste lui-même. la question ne sera pas posée car ce serait mettre fin à la politique SLC voulue par le pouvoir.
* et la restauration de la souveraineté du peuple et de la nation sur son territoire contre la disparition des frontières, l’absorption du pays par des instances internationales non démocratiques, le noyautage du pays par les communautés et les religions d’origine étrangères, contre le multiculturalisme et le relativisme baptisés diversité et droits individuels de l’homme. Arrêtons-nous sur ce point. les instances SLC mondiales et européennes mènent depuis 40 ans une politique de suprématie du libre-échange et du pognon sur toutes les cultures nationales qui ne seraient que des survivances réactionnaires pour des beaufs. L’idée est d’obtenir une gouvernance mondiale qui fiche en l’air les territoires à des fins commerciales et qui facilite l’arrivée de populations étrangères pour avoir du travail low cost. Alors, celles-ci deviennent des communautés simplement juxtaposées sur le territoire; elles ont évidemment les mêmes droits et peuvent vivre leur culture d’origine au même titre que « les souchiens », lesquels sont noyés dans la masse et perdent leur identité. Cette politique est celle du diviser pour régner car seul le pouvoir politique se situe au-dessus des communautés plus ou moins en conflit et peut faire régner l’ordre SLC technocratique et commercial. De plus, assurer enfin la libre circulation des personnes et la liberté d’émigrer sans limites est un bon moyen d’avoir de la main d’oeuvre pas chère et qui, en tant qu’armée industrielle ou de services de réserve, fait baisser les salaires à la fois par la concurrence internationale et par le flux d’immigrés accuelli en interne. Et, en plus, c’est conforme à la morale chrétienne, aux droits de l’homme et au relativisme culturel qui nous dit que toutes les pratiques ont la même valeur. Faire le contraire serait raciste et une façon de continuer le colonialisme.
Cela, ce sont les bonnes raisons des élites SLC pour mener une politique constante d’immigration sans limites afin, comme le disait Brecht de « changer de peuple » et qu’avait théorisé l’officine socialo Terra Nova. Il va de soi que les exportateurs de travailleurs, le plus souvent des dictatures, des kleptocraties, des théocraties, sont contentes de faire partir leurs excédents de population et leurs dissidents et autres empêcheurs d’exploiter en rond au profit du Kapital mondialisé. Notons que les dirigeants de ces régimes politiques pourris sont, via la corruption, les principaux bénéficiaires du bradage des ressources de leur pays au kapital et de l’exportation de leur trop plein. ils servent avant tout le pillage de leurs pays par les nations industrialisées.
Un calcul sous-jacent accentue cette politique migratoire: on aura pour l’avenir des populations largement incultes, soumises à leurs religieux (il faut donc les laisser se développer car ils enseignent l’ignorance et le repli sur le salut individuel par la religion, genre bildung luthérienne)), sans tradition de luttes sociales solidaires et de résistance au Kapital, occupant les fonctions de service aux élites pour pas cher et cela en masse suffisante et reproductible alors que les « blancos » refusent les petits jobs et de devenir des domestiques sans avenir. Ce qui est donc aussi caché, c’est le sabotage des structures de formation, afin de reproduire l’ignorance et la soumission, au profit des écoles pour les futures élites. Ce qui est visé est donc un enseignement national au rabais, axé sur les « compétences de base » (lire, écrire, compter) et des écoles privées payantes pour les enfants des riches et des puissants. Cela s’accompagne d’une politique territoriale: les immigrés en proche banlieue (ou vivant sous les toits sans ascenseur) pour pouvoir aller servir dans les quartiers réservés, les riches sur leurs terres protégées, les petits blancs dans la « France périphérique ». Le pouvoir ne fait cependant pas la différence entre les populations immigrées (ou leurs descendants) et les entrepreneurs de religion qui veulent les soumettre ou s’en servir pour s’installer dans l’espace politique et qui favorisent ainsi un terreau favorable aux actes violents des extrémistes. Ils craignent que le faire soit vu comme une phobie quelconque et surtout freine l’arrivée de nouveaux flux de travailleurs à bas prix. Notez que je n’ai rein contre l’immigration à condition que ses membres respectent notre pacte sociopolitique, celui-là même que le pouvoir veut fiche en l’air, ce qui fait des communautaristes ses alliés.
Les GJ ont parfaitement senti et souvent compris tout cela et veulent pouvoir continuer de s’exprimer, de critiquer, de se défendre contre leur disparition programmée au profit du nouveau peuple de substitution et ils voient que cela fait partie de la politique globale de mondialisation conduisant à la disparition des classes moyennes et de tous leurs moyens d’action et de lutte. Le pseudo-débat est donc à côté de la plaque en plus d’être inutile. Les GJ annoncent une lutte décisive entre deux modèles de société au grand dam des élites actuelles qui ‘ne pincent que pour le SLC. Je ne sais qui va la gagner compte tenu des moyens actuels de répression détenus par les pouvoirs. Mais cela renverse la table et met le SLC et ses épigones sur la défensive. Il y a donc de l’espoir, enfin.

Mac-Tron, toujours RIC RAC, joue au tric trac

Classé dans : politique — 6 janvier, 2019 @ 12:20

Dans le temps même où Benalla (kbar) s’amuse au chat et à la souris avec le Zident et où il est encore libre comme la fille de l’air, la justice couchée aux pieds de Mac-Tron met le matou Drouet au trou. Promesse des voeux tenue: la justice sera implacable avec ceux qui s’en prennent à l’ordre établi et légal ripoublicain. Les questions de la légitimité et de la pris en compte des circonstances très spéciales des événements ne seront pas posées. On peut encore attendre longtemps la mise en examen du tripatouilleur Ferrand des Mutuelles de Bretagne. Il semble qu’on s’oriente vers un non-lieu pour Bayrou (de secours) qui est en réserve de la ripoublique vu que le vivier personnel de Mac-Tron se réduit comme peau de chagrin (allo Balzac 001 ?). Le départ de la plume du Zident (Sylvain Fort) n’améliore pas le français de Mac-Tron qui personnalise la violence comme si elle était vivante! On a a toujours le blablabla sur la République attaquée (quelle République?), la démocratie bafouée (quelle démocratie?), l’Etat menacé (l’Etat n’est qu’une forme symbolique qui n’existe pas; ce qui est, c’est l’appareil d’Etat). La loi sécuritaire de 2010 fait merveille car on peut arrêter quiconque se pointe à une manif grâce à une autorisation générale du Proc. de Paris, lequel récemment nommé, doit montrer au pouvoir qu’il l’a bien mérité. Un certain Sébastien La Cornue vient de distiller que la démocratie n’est pas dans la rue, vieille rengaine des notables institués. Mais si, M. Lecornu, si bien nommé (la bêtise à front de taureau »), car, faites un peu d’histoire, c’est toujours la rue qui a déclenché la démocratie contre les pouvoirs en place! Une bourge maquillée à la truelle et emperlouzée, Mme de Hauteserre (rapace qui (s’)aire haut et ne s’use que si l’on s’en serre)), mairesse du 8ème, vient de dire que c’est la France qui vient d’être malmenée; laquelle, la vôtre? Mac-Tron a qualifié les GJ de minorité ne constituant pas le peuple. Et lui avec ses députés élus par 15 % des inscrits et sa popularité à 23 % d’opinion favorable?
Le fiscariote Mac-Tron continue de ponctionner les Francaouis en loucédé: dernière innovation: une taxe sur les organismes commerciaux (y compris ceux des hôpitaux!) de parking de l’Ile de France (9 %) pour financer les travaux du Grand Paris, y compris là où il n’y a pas de travaux; cela sera répercuté sur les utilisateurs mais ce ne sera pas le pouvoir qui sera perçu comme responsable; c’est astucieux.
L’ex-futur sauveur de l’Europe, titulaire du prix Carolus Magnus est dans le collimateur de l’UE et la risée de ses chers collègues car il n’est même pas fichu d’assurer « l’ordre public » en France: heureusement il peut aller se consoler dans l’armure de die Grosse Angela qui fait semblant de le soutenir encore.
Ca y est: les pigeons jaunes seraient en train de se faire fait piéger: un membre autoproclamé de leur récente coordination a annoncé qu’elle ferait une liste de candidatures pour les européennes de mai 2019. Les pôvres, peuchère comme dirait Mélanchthon, ils ont le choix cornélien de ne pas en faire et de voir leurs votes récupérés par le RN et Dupont-Saignant ou la FI ou en faire une et faire gagner LAREM. Ce serait une faute car cela maintiendrait la coalition PPE/SPD(et autres socialos) au parlement européen, coalition qui assied la domination de l’Allemagne sur l’UE depuis des années. C’est aussi là qu’on voit comment les soi-disant règles démocratiques forcent en fait à agir contre ses idées de façon à perpétuer l’iniquité du système électoral pseudo-représentatif. Ce qui, en outre, permet aux vainqueurs du cirque électoral truqué de se glorifier de leur légitimité qui n’est qu’une légalité de l’ordre existant. Comme disait Ravachol: l’électeur qui se rend aux urnes (note: alors qu’il est pris aux burnes, les femmes ne votant pas à l’époque) pour élire ses délégués est comme l’enfant qui va cueillir sur demande de son père des verges pour se faire battre. Une bonne solution serait de prôner l’abstention générale pour délégitimer les élus et de s’organiser pour et en soi-même en dehors des institutions et des partis.
Comme d’habitude maintenant les « exactions des gilets jaunes » (GJ) sont passées par le pouvoir et les médias au microscope électronique pour grossier les faits, stigmatiser les GJ et les amalgamer dans la seule violence. Un type qui attaque à mains nues des flics armés jusqu’aux dents est traité quasiment de terroriste. on conseille au pouvoir de modifier ses critères de recrutement dans la maison poulaga: au moins 1,85m et 100 kilos pour pouvoir se défendre contre des monstres de violence. Et il devrait réembaucher Benalla qui, lui, sait faire le coup de poing contre les violents. Un ministère est attaqué avec engins de chantier (un seul en fait et que faisait-il dans le coin alors qu’on avait annoncé les enlever?); questions? il n’était pas protégé? Pourquoi? Serait-ce un appel indirect à l’attaquer pour ensuite hurler au loup?
Mac-Tron, spécialiste de la carotte, de la Massu et de la pédagogie joue son va-tout sur le grand débat national démarrant le 15 janvier. N’en attendez rien car le jeu est pipé. Il y a en effet incompatibilité totale entre les demandes des GJ (démocratie réelle et participative, régulation du SLC par la justice sociale) et l’idéologie mactronienne et sa conception technocratique et oligarchique du pouvoir. Du reste, Mac-Tron est lui-même empêtré entre la rigueur maastrichtienne et teutonne et son incapacité à diminuer les dépenses publiques pour cause, notamment de GJ et surtout de cadeaux fiscaux aux boîtes et aux riches. Avec une inflexion, cependant et pour l’instant. il devait en fait aider un peu plus les seuls plus pauvres et faire raquer la classe moyenne tout entière. Las, la classe moyenne inférieure, celle des GJ, ayant moufté, il lui a lâché 12 milliards. Mac-Tron pense se refaire la cerise via un élément caché de sa politique SLC, ce qui suppose qu’il la continue et puisse le faire: tout étatiser, notamment les retraites (il aura alors deux leviers pour les faire baisser: pas d’indexation ni sur les salaires, ni sur l’inflation, et la fixation de la valeur du point) et l’assurance-chômage. Sur l’assurance-maladie, c’est déjà fait (ONDAM). Il pourra ainsi faire diminuer à mort, la partie sociale des dépenses publiques (en gros la moitié de 1200 milliards). Las, il n’y aura pas de résultats avant la fin du quinquennat alors que la colère enfle et gronde un peu partout. Porque miseria comme disait Mme Tibéri car ça se corse dans le pays!

De profondis Macronie-bus

Classé dans : politique — 1 janvier, 2019 @ 11:57

Un vrai techno opportuniste
qui prit notre pays pour piste (sur l’air de la chanson bien connue)
dans un virage dérapa
et dans la mouise s’enlisa…
Voilà un poétique résumé de l’année 2018 qui renversa l’étal (c’est moi) de la politique politicienne, à la surprise générale, surtout celle de la macronie, cette u-chronie qui voulait installer une conception éternelle et universelle du SLC en France. Que nous réserve 2019, sachant que les mauvaises habitudes ont la vie dure?
il est probable que les astuces sémantiques vont continuer de plus belle. La dernière, superbe, a consisté à dire que le SMIC serait augmenté de 100 euros. Faux; seulement certains smicards auront 100 euros de plus par mois dans leur larfeuille. Ces 100 euros proviennent de la baisse des cotisations sociales déjà programmée et de la prime d’activité dont la hausse de 90 euros durant le quinquennat a été accélérée et regroupée sur 2019. Rappelons que cela ne concerne que les personnes entre 0,5 et 1,5 SMIC, donc pas les smicards jusqu’au mi-temps: ni les smicards dont les revenus (en ajoutant ceux qui ne sont pas salariaux), surtout ceux du conjoint, dépassent le seuil fixé par Bercy. De même les petits retraités de moins de 2000 euros nets par mois (mais moins de 3500 de revenu imposable pour un couple) vont voir leur hausse de CSG annulée. Evidemment, la mesure la plus paupérisante, à savoir la hausse des retraites de 0,3 % alors que l’inflation en 2018 a été de 1,9 % (quid pour 2019, sans doute de 1,7 d’après la banque de France) n’a pas été annulée.
Il est probable que le gigantesque débat de 3 mois pour proposer des réformes sera une mystification car rien n’est plus facile que de truquer une opération dont personne ne connaît aujourd’hui les modalités d’exécution et surtout de contrôle. Il faut attendre de savoir ce qui sera mis en place avant le démarrage du truc dans 15 jours. On a déjà le fort mauvais exemple des Etats généraux de l’alimentation où tout a été organisé pour favoriser les centrales d’achat des hypermarchés et les trusts de l’agroalimentaire.
Hier, l’évêque Mac-Tron dans son homélie du nouvel an a repris du poil de la bête immonde du SLC. C’est très clair, droit dans ses bottes de 7 lieux (« en même temps »), il continue sur le thème ça passe ou ça casse et attention, vous les opposants, j’ai une très grosse matraque. Il en profite pour stigmatiser les fauteurs de haine qui ne sont pas le peuple; et toi, t’es le peuple? Légalement, peut être, légitimement sûrement pas. C’est assez déplacé (ni le lieu, ni le moment) lors des voeux de bonne année! Nous aurons en 2019 beaucoup plus d’allocutions familiales que d’allocations. Vive l’empire des « spin doctors », de la com., des relations publiques, des beaux discours ampoulés de jésuite. Du reste, pour en tester la crédibilité, j’ai toujours mon test: peux-t-on dire le contraire (progrès social, justice…)? Si non, c’est du flan ou du truisme.
Le feuilleton Benalla continue; on se demande comment il tient la barbichette du Zident pour pouvoir encore et encore jouer au vieux fais-moi peur; retenez-moi ou je fais un malheur. Qu’a-t-il donc à raconter qui ferait désordre? Mystère et boule de gomme… Mais cela peut nous amuser en 2019. Et notre malhomme parle d’Etat de droit, de démocratie et d’ordre républicain…
Le fiscariote continue de déshabiller Pierre pour vêtir Paul en transférant les charges des uns aux autres. Certes, il a tordu le bras aux mutuelles pour qu’elles n’augmentent pas leurs tarifs mais c’est seulement pour 2019; il leur faudra bien augmenter les primes ensuite puisqu’elles subissent déjà une amende de 250 millions pour supprimer le reste à charge en ce qui concerne le clavier universel, les lunettes et les appareils auditifs. Il a sucré l’augmentation des prix de l’électricité, ce qui, naturellement ne va pas arranger les affaires d’EDF, boîte qui serait au bord de la faillite si elle n’était pas détenue par l’Etat à 85 %. Il a serré le kiki aux assurances liées aux prêts immobiliers (plus 9 % de taxes) qui tôt ou tard répercuteront la chose sur les assurés (on parle de plus 6 %). L’astuce est de ne pas taxer directement le bon peuple mais par coup de billard à 3 bandes. Le sapeur Camember nous gouverne toujours; à quoi s’ajoute le tout va très bien Mme la marquise de la méthode Coué, Mac-Tron s’étant félicité de son bilan 2018, notamment en matière écologique. Qu’en pense la Hulotte?
Les petites combines de détail continuent en loucédé. Par exemple, les sanctions contre les chômeurs annoncées par le gouvernement pour calmer les syndicats viennent d’être contredites par des décrets d’application allant au-delà des paroles rassurantes et donc mensongères.
Bonne année quand même.

Comment fonder une démocratie participative réelle?

Classé dans : politique — 27 décembre, 2018 @ 12:19

La revendication des Gilets jaunes pour le référendum d’initiative citoyenne est très insuffisante mais qu’utile pour des sujets très controversés. Mais c’est ponctuel et instrumentalisables par le pouvoir.Ou cela ouvre la porte à du grand n’importe quoi. Reprenons l’affaire à frais nouveaux en éliminant les réformettes à la marge du genre de la VI ème république.
A) Il faut se déprendre de toute une série d’insuffisances structurelles ou conceptuelles de la démocrassouille représentative, régime tout à fait simpliste eu égard à la complexité sociétale, simplicité qui fait les choux gras des politicards à la Mac-Tron ou à la Mélanchthon:
* la démocratie ne saurait être séparée d’une conception globale du pouvoir politique (PP) et fait partie d’un système politique l’enveloppant. Dans la conception néolithique actuelle le PP est vu comme extérieur et supérieur à la société civile. Il convient de l’y réintégrer pour assurer la primauté de celle-ci sur les politicards. Le PP est aussi pensé comme unitaire et centralisé (fantasme de l’UN, de l’unité au lieu du pluralisme sociétal, de l’union voulue et concertée dans la diversité) et comme descendant verticalement du haut vers le bas; c’est à remplacer par une conception fédérative partagée entre tous les acteurs sociaux, partant de la base et allant « de la circonférence au centre », allant dans tous les sens et avec un vrai principe de subsidiarité qui ne confie aux échelons supérieurs que ce que les inférieurs ne peuvent faire (à la place de la subsidiarité type UE qui ne donne aux inférieurs que ce que le supérieur condescend à leur déléguer). Le PP, comme la propriété, est à répartir, à distribuer entre tous les acteurs sociaux, à généraliser au lieu d’être concentré sur quelques têtes. Cette centralisation fait d’ailleurs qu’il est actuellement facile de le corrompre ou de l’influencer car sa taille est réduite et concentrée dans une forteresse identifiable. Du reste cela a donné aux révolutionnaires l’idée fausse qu’il suffisait de s’emparer du bastion Etat (simple forme de PP) pour ensuite tourner ses canons contre ses anciens occupants et changer la société par une révolution purement politique. Ce qu’avait récusé Proudhon: il faut vaincre à la fois le trône, l’autel et le coffre-fort. Le PP est aussi compris comme séparé des autres domaines de l’action sociale (économie, travail et protection sociale, social, culture…); c’est inepte car la société est un phénomène social total où tout est interdépendant et imbriqué. Du reste, le PP est actuellement fondé sur une séparation juridique de ses fonctions (législatif, exécutif, judiciaire); il faut au contraire l’organiser comme issu d’une séparation-composition des fonctions sociétales sociologiquement définie à partir des forces réelles d’action et des acteurs sociaux qui en sont les vecteurs. Le PP est assumé comme idéologiquement et moralement neutre; c’est absurde car toute politique renvoie à des valeurs qui ne sont pas neutres du tout comme le montre le SLC voulu par les politicards d’aujourd’hui (individualisme, primat de la propriété privée, égalité inférieure à la liberté, méritocratie, compétition, profit et choses supérieures à la vie et à la dignité…).
* en finir avec le vote périodique et ponctuel qui ne fait parler la démocratie qu’à intervalles plus ou moins longs et sans continuité. le débat politique doit être permanent et doit pour ce faire disposer d’une véritable structure d’expression des intérêts (et valeurs), de leur mise en débat public et de négociation entre acteurs. La démocratie doit être un processus évolutif et une méthode adaptable qui fonctionne tout le temps et non par épisodes; elle requiert des dispositifs, des moyens, des espaces de discussion et de négociation, des règles; donc des structures qui assurent sa continuité et la possibilité des interventions et de participation en continu pour tous les acteurs sociaux.
* en finir avec les partis tous terrains qui monopolisent la préparation des candidatures et qui, une fois majoritaires, peuvent voter sur tout et en faveur de leurs copains du kapital avec des représentants qui ne connaissent pas la réalité des problèmes tout simplement parce qu’ils ne les vivent pas. D’où l’avertissement de Proudhon:  » il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on nomme assemblée nationale » pour savoir que le Peuple n’est presque jamais représenté »; évidemment pour les problèmes qui le préoccupent et pour lesquels il a un savoir pratique bien supérieur à des élucubrations théoriques d’experts « à nacelle ». Au 19ème siècle, Proudhon parlait « d’une cohue d’avocats »; sous Tonton le francisquain, on a eu un troupeau d’enseignants barbus; sous Mac-Tron on obtient une mafia de partisans énamourés du SLC. D’où une règle: tous les acteurs sociaux organisés et structurés autour d’un problème ou d’une fonction sociale doivent pouvoir présenter des candidats aux élections afin de supprimer le monopole des partis et d’assurer une solide représentativité des fonctions sociales, des groupes associatifs, des territoires ainsi qu’une diversité et un pluralisme des idées, des pratiques, des conceptions des choses.
* abolir le vote soi-disant fondé sur l’intérêt général qui consiste à donner un chèque en blanc sur toutes les questions aux élus, qui leur donne le monopole de la détermination de l’intérêt général (IG), qui repose sur une ânerie, à savoir que chacun dans le secret de l’isoloir, vote pour l’IG alors qu’il ne le fait que pour la représentation qu’il en a. Il faut organiser l’expression démocratique à partir des intérêts existant dans la société et des acteurs qui les vivent et les portent.
* refuser le vote individuel et individualiste qui méconnaît l’existence des groupes sociaux d’appartenance et de référence dans lesquels sont enracinés les idées, valeurs et conceptions des personnes; refuser itou le suffrage direct entre des individus-électeurs et des candidats politiciens au niveau national (ce qui est fait actuellement sous forme du mensonge des circonscriptions électorales où on voterait pour l’IG alors qu’on vote pour des politicards locaux et qui défendent surtout leur enracinement local; du reste ce vote par circonscription est contradictoire avec l’IG national). Il faut donc organiser la représentation par étages successifs.
* éradiquer le vote tout terrain dont s’occuperait chaque député; au contraire faire voter par grandes fonctions sociales à partir des réalités de celles-ci, réalités dont s’occupent précisément des acteurs sociaux aptes à les représenter car ils en résolvent les problèmes par eux vécus et compris.
B) D’où les propositions suivantes qui, naturellement, ne sont que des indications et non des solutions, encore moins définitives. Je ne saurais avoir la prétention de penser tout seul un nouveau système politique, seulement une approche possible, telle celle de Proudhon; pour simplifier je ne parle ici que du niveau national:
* remplacer la chambre des députés par une assemblée des commissions fonctionnelles et supprimer le sénat ou l’ex-conseil économique et social. A l’instar de la double représentation dans les confédérations syndicales: professionnelle par branches d’activités et territoriale (UL, UD, UR, Confédération). Je propose 6 commissions de 80 délégués (soit 480 représentants). La commission économique, financière et de l’organisation du travail (CEFOT), chargée de tout ce qui concerne l’économie, les conditions de travail, la planification indicative; la commission formation, science et recherche fondamentale (CFSRF); la commission Justice sociale (CJS) chargée de la protection sociale et de la sécu, des retraites, des relations entre partenaires sociaux, de la santé, du logement (bref de l’essentiel des conditions de vie des habitants du pays); la commission de défense de l’environnement, de la biodiversité, de la sécurité de vie des habitants (CDEBSH); la commission territoriale et de l’aménagement du territoire (CTADT) qui remplace le sénat et contrôle la fonction et les services publics. Le président élu par chaque commission est membre du gouvernement. Le président de la république est élu par l’assemblée (un de ses membres) et non par suffrage universel direct afin d’éviter les Badinguet ou Mac-Tron ou les présidents inaugurateurs de chrysanthèmes. Ainsi, il n’y a plus de coupure entre exécutif et parlement qui reprend tous ses droits. Chaque projet de loi (plus de distinction entre proposition du parlement et projet du gouvernement) est d’abord examiné de façon transversale par chaque commission et la chambre territoriale puis synthétisé et voté en plénière par l’assemblée des commissions
* les candidatures à l’assemblée des commissions sont présentées directement par les membres élus des groupements sociaux d’envergure nationale. Ces groupements sont les représentants d’intérêts spécifiques. Ce sont: les syndicats de salariés mais regroupés en une confédération de la production agricole, industrielle et des services, l’assemblée générale des chambres de commerce, d’industrie, des métiers, d’agriculture (pour le patronat), un syndicat général de la consommation regroupant les associations de niveau national de consommateurs, le groupement des partis politiques, l’assemblée générale des associations de défense de l’environnement ou des citoyens (anti corruption, libertés, dont de la presse…), l’assemblée générale des collectivités locales, le regroupement des confessions religieuses et idéologiques (pour cela, genre francs maçons ou athées), regroupement des associations de parents d’élèves et des étudiants majeurs… Bref, il s’agit de groupements assurant des fonctions concrètes et regroupés.
* la fixation des listes de candidatures par chaque groupement est l’objet de débats portant sur un programme commun à défendre dans chaque commission et sur la nomination des candidats aux élections; le suffrage est proportionnel et à un seul tour; il ne peut y avoir plus de deux mandats simultanés ou d’affilée, on ne peut être élu si on n’a recueilli que moins de 30 % des inscrits; le mandat est impératif non sur les moyens (alliances, actions, rythme, stratégie), car alors il serait impossible de négocier avec les autres, mais sur les finalités du groupement.
* chaque région dispose d’un parlement construit de la même façon; ces régions sont à redéfinir pour tenir compte des cultures (par exemple, reconstituer la Bretagne historique ou le Languedoc, le Pays basque ou la Catalogne…).
* un cas particulier: la commission territoriale est élue sur la base de délégués nommés par chaque région.
On notera que cette organisation redonne du pouvoir politique à tous les acteurs constitués, ce qui interdit la corruption car le nombre de délégués à circonvenir est bien trop important, que les candidatures partent de la base, que ce qui respecté, c’est la « constitution sociale » du pays (Proudhon), qu’il n’y a plus de séparation entre les différents domaines du socio-politico-économique. L’esprit de cette structuration du système politique est le fédéralisme intégral de Proudhon.
Une disposition particulière: le système juridique devient totalement indépendant du pouvoir politique; les tribunaux spéciaux (genre filière des TA (soi-disant pour le droit public mais où l’Etat se juge lui-même), Tribunaux de commerce, tribunaux de la Sécu… Cependant il est contrôlé par le parlement.
Une règle impérative: tous les moyens de l’Etat sont enlevés à l’exécutif (qui, du reste, n’existe plus en tant qu’entité juridique) pour être mis au service direct des commissions. Exemples: INSEE, Plan, agences de la santé ou de sécurité des produits, études économiques, services de contrôle. Ces moyens sont autant que faire se peut (à étudier) regroupés par nature de fonction et sont socialisés, c’est-à-dire autogérés et contrôlés par des conseils de surveillance multipartites issus de la société civile, des salariés et du parlement. L’administration n’est plus au service de l’Etat mais du peuple tout entier… Le rôle du PP, ainsi réinséré dans la société, n’est pas d’agir mais d’animer, impulser, coordonner, contrôler.

Joyeuses fêtes de fin d’année pour la macronie

Classé dans : politique — 23 décembre, 2018 @ 10:13

2018 a été une « annus horribilis », comme dirait the Queen of Rosbifs, pour le sieur Mac-Tron. Affaire Benalla (akbar), échec de la COP24, la France n’ayant pas tenu ses engagements de la COP21, refus de la Doryphorie de s’associer à une taxation substantielle des GAFA, maigre budget pour la zone euro, Gilets Jaunes, échec ou patinage dans la semoule pour la lutte anti terroriste au Sahel, retrait US de la Syrie, dette publique à 100 % du PIB, déficit budgétaire 2019 à 3,4 %, croissance en berne, toujours plus de 9,3 % de chômeurs, inflation à 2,3 % en 2018, révolte des collectivités locales, image positive dans l’opinion entre 23 et 29 % suivant le degré de complicité des médias, échec de la politique de l’offre qui n’a pas créé d’emplois, vieilles pratiques de pouvoir démentant le « nouveau monde » promis, perte de sa belle image de lider maximo de l’UE… la Cour est pleine et l’empereur jupitérien est descendu de son piédestal. Reste sa Dulcinée du Trop Beau Zoo qui semble être encore fort aimée par le grand public.
Badinguet le tout petit s’est mis lui-même dans la seringue en promettant maintenant plus de justice sociale tout en restant dans sa ligne SLC qui, précisément, prospère sur l’extension des inégalités, de la pauvreté et de la précarité. Notre Duce, notre Conducator ne peut « en même temps » distribuer du pognon de dingue à tous ceux qui manifestent sous ses fenêtres (« d’opportunité ») et observer les contraintes de rigueur imposées par l’UE teutonne. Aïe, puisque cela amoindrit à la vitesse grand V sa notoriété de moderniste, de progressiste SLC contre les conservateurs populistes.
On lui souhaite une bonne année 2019 bien que celle-ci se présente sous de mauvais hospices, à l’instar de la situation des hôpitaux et encore plus de leurs services d’urgence. Même si il y a une liste Gilets Jaunes aux européennes, ardemment souhaitée par la macronie afin de torpiller les votes contestataires de mai 2019, LREM est donnée battue par le RN. Il est probable que des mouvements sociaux en tout genre (fonctionnaires sans prime de fin d’année et au point d’indice salarial gelé depuis 2 ans [et avant sous ses prédécesseurs], agriculteurs paupérisés par le climat et les prédations continuées de l’agro-alimentaire et des hyper marchés, cathos opposés à la GPA, retraités ulcérés…) vont naître car ils ont déduit des largesses macroniennes que pour avoir du fric il suffisait d’occuper la rue et de gueuler plus fort que les autres; d’où une propension, créée par Mac-Tron lui-même à surenchérir sans cesse. C’est fort bien du reste puisque le principe majeur du SLC est la concurrence. Malgré le matraquage des médias sur les violences et le racisme des gilets jaunes, qui passent en boucle à la télé afin de faire peur aux petits bourgeois et disqualifier le mouvement, celui-ci conserve le soutien de l’opinion publique. Cela laisse augurer des troubles sociaux dans la longue durée alors que Mac-Tron pensait a voir assez satisfait les revendications avec quelques douceurs censées diviser pour régner et calmer les ardeurs.
Les grands projets macroniens vont par ailleurs rencontrer bien plus de difficultés que quand il suffisait de changer la société par ordonnance. La réforme universaliste et « juste » des pensions par points ne peut que créer des inégalités, des perdants (surtout les femmes comme en Suède avant correction de tir), une baisse générale du montant des retraites, une centralisation par l’Etat notamment pour fixer la valeur du point de liquidation des pensions, une perte de solidarité collective car le point est individualiste par construction. Cela va ruer dans les brancards et impacter la promesse récente de se rabibocher avec les partenaires sociaux; sauf à lâcher beaucoup de lest, ce qui, in fine, peut coûter bien plus cher que prévu et espéré. Fidèle à la vieille technique de l’ancien monde consistant à lancer des ballons d’essai pour prendre la température, Mac-Tron avait testé l’idée de plafonner les pensions de réversion à la moitié de la somme des deux retraites d’un couple (exemple: 2500 et 4000 égale 6500 divisé par deux ce qui donne 3250 au lieu de 2500 plus la moitié de 4000, soit 4500 si le plus aisé des conjoints casse sa pipe en premier…). Cela donnait un superbe gain étatique sur les pensions. Las, il faudra sûrement remiser cette si bonne idée dans les oubliettes des astuces de Bercy pour plumer les Français. Faire main basse sur les indemnités de chômage sera aussi fort problématique eu égard à la remontée des partenaires sociaux. Et peut être bien que les mouvements épars, ce que s’évertuent à faire durer depuis longtemps les syndicats, finiront par converger et que lesdits syndicats finiront par en appeler à la bonne veille grève générale. Ce n’est pas gagné mais de toute façon Mac-Tron sera sur le fil du rasoir. Sa francisque à double tranchant (le en même temps, très loin de la complexité du réel) reste soumise à die Grosse Kommission de la hache sise à Bruxelles.
Avec le grand débat organisé par la compradore CNDP on va sûrement assister à une opération de récupération, de filtrage des propositions, de limitation des enjeux (déjà fait pour le thème torride de l’immigration qui a déjà été retiré des discussions), de travestissement des idées, de manipulation des opinions regroupées en fonction des volonté du pouvoir de conserver la suprématie donnée par la Constitution de la V ème ripoublique. Du temps où j’étais à EDF/GDF, la direction voulant faire passer un projet nommait un groupe de travail composé de compradores et fidèles à ses vues qui, par miracle, retrouvaient spontanément ses préconisations cachées. J’avais eu ce bon mot demeuré mémorable : ce n’est pas parce que l’on se met à plusieurs pour faire de la merde que cela n’en est pas; on en a simplement davantage. C’est ce qui va se passer avec le grand débat que l’usage de consultations par internet permet aisément de truquer comme pour les états généraux de l’alimentation.
Bonne année à tous les Francaouis qui forment le peuple tout entier bien au-delà des seuls Gilets Jaunes qui ne peuvent incarner que la classe moyenne inférieure mais qui ont actuellement un rôle moteur et sans doute entraînant pour les autres: les plus pauvres (notamment les smicards à mi-temps qui ne touchent pas la prime pour l’emploi, ex-RSA activité) et les autres classes moyennes qui en ont marre de toujours payer sans recevoir quoi que ce soit en retour.

Autres idées pour lutter contre le SLC si cher à Mac-Tron

Classé dans : politique — 21 décembre, 2018 @ 6:06

Le concours continue et comme moi creusez vous la tête. D’où ici quelques idées supplémentaires et non exhaustives.
* Interdire en France le Leverage Buy Out (LBO). C’est une combine financière menée par des fonds rapaces (en général US) en profitant de « l’effet de levier », c’est-à-dire des emprunts à très faible taux d’intérêt actuels pour acheter à crédit (moyennant un investissement préalable en fonds propres de, par exemple, 10 %; d’où l’effet de levier puisqu’avec seulement 10 % on peut avoir 100 %) une bonne boîte. Ensuite, ô miracle de la législation, l’emprunt est payé par la boîte rachetée; et, évidemment, elle est rendue plus productive de façon à être revendue quelques années plus tard avec une plus-value consistante. L’opération offre des rendements de plus de 25 % par rapport à l’investissement de départ. C’est ainsi que des boîtes rentables sont démantelées ou vendues à l’étranger sans presque bourse délier. Exit de bonnes boîtes comme, par exemple, Picard surgelés.
* Interdire les opérations spéculatives à découvert (dites aussi à nu) qui consistent à vendre à terme des actifs que l’on ne possède pas. Interdire les produits financiers dits dérivés qui n’ont pas de lien direct avec un actif ou une créance qui est la contrepartie d’un prêt ou d’un contrat (ce que l’on appelle le sous-jacent). Si la chaîne des engagements entre le produit dérivé et le sous-jacent est longue, il n’y a plus, in fine, de garantie ni de possibilité de tracer le cheminement des choses à partir du sous-jacent. Interdire la titrisation des créances, c’est-à-dire l’opération consistant, par exemple, pour une banque de se séparer de créances plus ou moins douteuses en les globalisant dans un paquet nouveau qui est un titre vendable à des acheteurs souvent spéculatifs. Le risque est donc comme une patate chaude refilé à d’autres. Interdire les dérivés de dérivés ou titres composites et hétérogènes truffés de carottes et de lièvres où une chatte ne reconnaitrait pas ses petits tant les types de créance sous-jacents sont organisés en un millefeuille inextricable. La défaillance d’un des sous-jacents (comme en 2007 les subprimes US sur les crédits-logement) entraîne la ruine du millefeuille tout entier alors que les responsabilités sont devenues inextricables.
* Interdire les produits assurantiels (les fameux CDS) sur les biens possédés par d’autres sans qu’on en ait en mains. Exemple: les assurances sur le défaut possible de la dette grecque sans posséder des obligations de celle-ci et tout en spéculant à la baisse sur la valeur de ladite dette (opération de Goldman Sachs qui avait aussi aidé la Grèce à camoufler son déficit aux yeux de l’UE). Ces assurances, c’est comme si vous assuriez la maison du voisin et y foutiez ensuite le feu!
* Séparer enfin les activités boursières, d’affaires et spéculatives des banques de celles de dépôt, donc en finir avec les prétendues banques universelles francouies; vieille promesse jamais tenue par les politicards.
* Ecotaxer les colis. Les boîtes, type Amazon, qui vendent sur internet au détriment du commerce physique (et qui en outre ne payent pas d’impôts en France) font d’énormes dégâts à l’environnement et la multiplication des accidents (notamment à cause du stress des livreurs) via l’acheminement des colis sur tout le territoire; cela accroît les transports polluants sans la moindre contrepartie. Il faut donc installer une taxe kilométrique sur tous les colis en tenant compte, donc, du kilométrage parcouru par icelui. Simple, non?
* Interdire la distribution de prospectus publicitaires dans les boîtes aux lettres des particuliers ou sur la voie publique; et cela pour arrêter cette pollution et la destruction de forêts entières pour en faire le papier. taxer fortement les enseignes lumineuses qui nuisent aux oiseaux ou insectes nocturnes, polluent le ciel étoilé et coûtent une blinde en énergie. Taxer les « clouds » internet qui dépensent une énergie folle avec leur réseau de collecte et leurs ordinateurs.
* Supprimer les taxes sur les taxes; par exemple avec ses taxes spécifiques plus la TVA assise sur elles aussi l’électricité en France, bien indispensable comme le sel autrefois, est taxée à plus de 30 % (et même pas loin de 40 à Paris). Ou la TVA sur la taxe des produits pétroliers routiers (ex-TIPP). Et ensuite, on donne aux plus pauvres « en précarité énergétique » un petit chèque annuel (150 euros)! itou pour l’eau où on trouve dans la facture des clients domestiques une « taxe sur les voies navigables »! Supprimer les impôts ou taxes camouflées; par exemple les frais d’hypothèque exorbitants (fondés sur le montant de l’emprunt!) alors qu’une hypothèque coûte moins de 30 euros à pondre! Et ce genre de taxes (souvent indues car en principe une taxe rémunère un service rendu) fourmille. L’imagination de Bercy et des politicards pour plumer les Français a été, et demeure, sans limites. Et le tout dans l’opacité et une dispersion qui noient le poisson. La redevance télé qui finance un organe de propagande étatique doit être supprimée.
Le lecteur notera que les produits boursiers corrects ne sont pas interdits et que les taxes écologiques ne sont pas punitives vis-à-vis des particuliers mais contre les vrais responsables des dégâts écologiques.

La pétaudière Mac-Tron

Classé dans : politique — 20 décembre, 2018 @ 11:46

C’est un ravissement que d’observer la décomposition accélérée d’un système politique anti démocratique totalement gangréné par la technocratie et la toute-puissance pestilentielle de l’empereur Pétaud (d’hier bien qu’il représente « le nouveau monde »). Que de palinodies, de flou (« quand c’est flou, il y a un loup » a dit Martine Aux Abris), de reculades, de Valls-hésitations, d’ordres, de contre-ordres et de désordre, de rétropédalages, d’astuces minables pour ne donner que des miettes tout en laissant accroire qu’il s’agit de grandes avancées. Retranché dans son bunker élyséen, le Zident Pétaud-Macron tranche en dernier ressort tout le faisant assumer la bataille par le premier sinistre qui joue ainsi le rôle de fusible. on a pu constater la faillite d’une mission esentielle du pouvoir car « gouverner, c’est prévoir ». De toute façon, ce pouvoir a théorisé la pétaudière puisqu’il suffit de ne rien faire vu que « l’efficience des marchés » résoudra tout. Comme on disait excellemment sous la 4 ème ripoublique: il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finira par résoudre. On observe aussi que la technique technocratique mac-tronienne consiste à creuser des trous pour en boucher d’autres et de jouer aux chaises fisclaes fonction des plus fortes gueulantes. Vive le sapeur Camember. Ou à reprendre d’une main ce qui a été accordé de l’autre. Mais même quelques grondeurs de LREM ont fini par se rebeller et ont obtenu l’annulation, par exemple, de la limitation ou de l’annulation d’aides énergétiques. Comme écrivit racine: « plus le désir s’accroît, plus l’effet se recule ». le pouvoir laisse venir et ne réagit que quand la colère monte (exemple de la police dont les 25 millions d’ heures.sup se sont accumulées sans que les gouvernements les payent depuis des lustres; itou dans les hôpitaux).
Les événements confirment que l’on est bel et bien resté dans l’ancien monde. Le pouvoir ne comprend que les rapports de force (dont le pouvoir de nuisance) et cède quand le pouvoir de nuisance des opposants est le plus grand. Pour obtenir gain de cause, il suffit de gueuler plus fort que les autres afin que le pognon soit jeté devant vos fenêtres plutôt que devant celles de ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre comme les retraités. Les syndicats des maisons Poulaga, Royco et Pouleman ont ainsi obtenu très rapidement des sous bien que les poulets ne soient pas les moins bien payés pour un job dont la qualification n’est pas des plus éclatante. Les toubibs, les infirmières et les hôpitaux sont pressurés (et encore plus depuis la T2A mise en place par Roselyne Cachalot qui ne dit jamais c’est assez et qui a eu beaucoup de dauphins, dont la socialo Touraine)) depuis des années mais n’ont rien tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas faire grève car cela nuirait aux patients et retournerait l’opinion publique contre eux. Las, les mécontentements s’amoncellent et peuvent finir par converger malgré la lutte syndicale menée pour empêcher la révolution qui détruirait leur position institutionnelle de syndicats financés par le pouvoir et non les cotisations. Peu à peu, le peuple se met à danser le car-bagnole. Et cela ne peut qu’empirer car la situation économique se dégrade: dette publique à presque 100 % du PIB, croissance en berne, chômage persistant à 9,3 %, etc. Pétaud s’est mis lui-même dans la seringue en se lançant dans une politique de l’offre qui n’a jamais été prouvée et en disqualifiant tous les corps intermédiaires; résultat: il n’y a rien entre le lui et le peuple et sa politique de ruissellement foire. Alors, pour faire diversion et gagner du temps, il s’est lancé dans une grande consultation de 3 mois, qui, du reste, vient d’être reportée d’un mois! Comme disait Clemenceau: quand on veut enterrer un problème, on nomme une commission. Ce sera le grand débat public piloté par… la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui, d’habitude, enquête sur les grands projets… sans jamais les arrêter (genre tunnel Lyon-Turin). Pourquoi?
Parce que, comme toutes les Agences, Hautes Autorités, Commissions, Hauts Conseils… soi-disant indépendants, c’est truffé de compradores venant du privé et des lobbys qui phagocytent les représentants de l’Etat, eux-mêmes choisis pour la qualité de leur libéralisme SLC. La CNDP comprend 25 membres dont la majorité provient des lieux des excellences d’Etat (Conseil d’Etat, Cour des comptes, parlementaires…); s’y ajoutent 2 représentants d’association de défenses de l’environnement dont la notoriété est problématique; 2 syndicalistes, du patronat, des assos. de consommateur… Ce patchwork est essentiellement coopté et dirigé par la tsarkozyste Chantal Jouanno. Sur la « méthode », on partira des doléances collectées par les maires, on fera des « débats publics », on consultera par internet en ouvrant un site dédié et la CNDP fera une synthèse des propositions « citoyennes ». Qui contrôlera? Mystère et boule-de-gomme. Qui décidera? C’est flou mais on peut parier sur les représentants de l’Etat. Bref, on peut craindre toutes les manipulations comme pour la grande opération sur l’alimentation ou l’agrobusiness et les hyper marchés ont décroché la timbale. Et vive la démocratie participative bien organisée et contrôlée de peur que cela ne dérape. pronostic: ça va foirer car le peuple francaoui est moins bête que ce que pense le pouvoir qui est pourtant doté de grandes intelligences comme Gilles Legendre…

12345...73
 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr