les armes de la critique

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La fin du monde SLC se profile au moment même où Maqueron veut y intégrer la France

Classé dans : politique — 6 mai, 2018 @ 11:11

Le système SLC est déjà mort même s’il ne le sait pas encore car toutes les soi-disant élites mondiales s’y accrochent mordicus. De multiples raisons annoncent cette disparition. Déjà notre pauvre Gaïa est à bout de souffle et mène à la catastrophe écologique prochaine si rien n’est fait. Or, malgré les rodomontades à la Fabius ou à la Ségolène sur l’accord de Paris ou les palinodies maqueronesques, il est visible que les dirigeants financiers, économiques et politiques préfèrent la croissance et la concurrence sauvage à la sauvegarde de la planète. On en voit un signe dans le fait que sur les 100 milliards promis aux pays pauvres seulement 48 ont été réunis ou que les prospections de ressources fossiles continuent sans vergogne. Las, le moment où elles seront épuisées ou trop coûteuses à exploiter se rapproche inéluctablement. Cela ira plus vite si on continue à faire croître la population mondiale et à lui montrer le gaspillage occidental comme standard de vie à imiter. Par exemple, en ce 5 mai,la France a déjà mangé toutes ses ressources renouvelables et si tous les pays faisaient de même il faudrait 3 planètes (5 dans le cas US).
Les démocrassouilles libérales, faux nez du libéralisme économique destructeur par accumulation de biens et de profits, sont remplacées par des démocratures technocratiques et la mise des élus politiques sous la coupe des puissances d’argent. Or les peuples ont bien compris maintenant que les politicards libéraux n’étaient que les laquais du fric. D’où des mouvements populistes qui ne font qu’encourager la montée aux extrêmes. La seule différence entre les dictatures officielles, de quelque nature qu’elles soient : théocratique, pétrolière, coco, politique, cleptocratique, et les fausses démocraties est que dans ces dernières subsiste un libéralisme à visage humain illustré par les présidents du Canada et de la France ou la 1ère ministre tudesque, à savoir la bonne mère Mutti. Que le monde devienne multipolaire, c’est bien mais à condition que cela ne se fasse pas sur la base actuelle de la folle concurrence entre régimes ou pays à l’instar de ce qui se passe dans l’UE. C’est ce que ne veux pas comprendre l’hyper libéral banquier Maqueron, car le retour de la compétitivité en France entraînera une réaction identique dans les autres pays et cela dans une spirale sans fin. Du reste, les folies des spéculateurs mènent à nouveau et rapidement les économies du monde entier vers un nouveau krach dont les dirigeants, cette fois, ne pourront pas se dépatouiller, vu que la dette mondiale (publique et privée) est passée à 225 % du PIB total (soit un PIB de 70 000 milliards de dollars). Déjà les taux d’intérêts remontent et l’inflation reprend, déjà les banques centrales ne peuvent plus faire du « quantitative easing » (de la création monétaire contre des titres douteux, ce qui conduit à une inflation du crédit et de la spéculation).
Des guerres de basse intensité apparaissent un peu partout par suite de la rivalité entre pays se battant pour l’accès aux ressources, notamment aux terres et à l’eau et aux mers, et pour l’extension de leur zone d’influence ou le maintien de leur emprise territoriale et politico-économiques ou le retour à l’âge d’or de leur puissance. On peut redouter un effet d’amalgame et une montée aux solutions militaires généralisées car contre la peur de l’abaissement ou de la misère,la politique n’a pas d’oreilles. De plus, on assiste à une concurrence accrue sur le marché des religions, à une progression des sectes ou des évangélismes et, surtout, à la montée en puissance des fondamentalismes qui raniment les guerres de religion.
Partout, les peuples en ont assez de cet univers de concurrence, d’inégalités exponentielles, de la pauvreté galopante, du mépris des classes dirigeantes au sourire Ultra Brite et condescendant, de la disparition de la nature, des produits frelatés, de la malbouffe, des pollutions, des produits chimiques dangereux, de l’appropriation des terres, des semences, des secrets de la vie, de la « pédagogie » censée faire comprendre aux débiles qu’ils sont qu’il faut évoluer toujours vers le moins-disant. Las, ils sont divisés et aussi l’objet de récupérations par les droites réactionnaires. Mais la tendance historique est là et se prononce pour la fin du SLC alors même que Maqueron ou consorts se bat pour son extension. Un jour ou l’autre toutes les luttes finiront par se rejoindre car nous sommes tous sur le même bateau en perdition et car nous avons tous le même ennemi, à savoir le SLC et ses partisans.
Les conditions de la suppression du SLC sont d’ores et déjà réunies. Mais la partie est encore loin d’être gagnée. En effet les forces pro SLC se battront à mort sur le thème du régent : que la fête continue, dansons sur le volcan, après nous le déluge. Elles s’imaginent qu’elles trouveront un endroit épargné dans le désastre général ou qu’elles pourront se faire consturire un bunker protégé ou que la technique trouvera des solutions certes coûteuses mais à leur portée. Ces forces sont considérables et empêcheront toute révolution en la baignant dans le sang. Elles font converger les puissances d’argent, les industriels, les politicards, les flics, l’armée, la justice, les médias, les universités, les « think tanks », les fondations, les « organes » internationaux, les organismes d’évaluation, de cotation, de conseil, tous SLC, les petits-bourgeois apeurés, les syndicats compradores, les propriétaires, les conformistes et autres conservateurs, les religieux, les pubards, les organisateurs de spectacles …Ces gens-là ne sont pas unis et en complotent pas; ils ont seulement un énorme intérêt commun à maintenir le statu quo dont ils sont les champignons saprophytes.S’ils se sentent menacés, ils déclencheront la terreur et useront de tous les moyens pour réprimer les opposants. On ne dira jamais assez la puissance des techniques modernes de répression qui sont suceptibles d’empêcher toute révolte et de repousser toute contestation. En face, on n’a guère que les réseaux sociaux à condition d’en faire un usage collectif et pertinent.
Que faire alors pour accélérer l’éradication du SLC? Abstention généralisée aux élections afin de saper toute prétention à la légitimité des élus de la démocrassouille. Taper à la caisse du kapital en n’achetant le minimum vital, en faisant réparer ou en reyclant, en échangeant entre voisins, en troquant ceci contre cela, en usant de monnaies locales, en achetant aux AMAP ou autres activités de proximité et de qualité, à de vraies coopératives de consommation et de production (sans doute à créer), en regardant entre amis des DVD qu’on se repasse, en organnisant des fêtes locales… Bref, grève générale de la consommation étalée dans les « organes » du consumérisme capitaliste. Et aussi mettre son argent disponible, hors prélèvements dans une lessiveuse et se prêter entre voisins et amis, ne jamais utiliser de crédits à la consommation, ne jamais souscrire de titres boursiers. L’effet chômage de ces mesures sera assez rapide et les caisses de l’Etat seront alors très vite mises à mal (moins de TVA, plus de dépenses sociales). Il conviendra « en même temps » de ne jamais souscrire à des obligations étatiques.
Les chômeurs auraient avantage à fuir les villes, à se regrouper dans des hameaux à l’abandon où mutualiser les dépenses et avoir des productions vivrières (poulets, lapins, fromages, fruits, céréales…) ou artisanales (vêtements en laine ou lin). Activités évidemment en dessous de tout seuil d’imposition, sans rémunération tout en touchant les aides et allocations disponibles. Pour assurer la production, la consommation et la protection sociale, on devrait s’organiser en coopératives (de pêche, agricole, alimentaire, de réparation…) et en mutuelles d’assurance locales puis fédérées. On remplacera l’essence par le bon vieux gazogène de 1940/45 et on mutualisera les moyens de transport, dont les bagnoles. Ces choses-là seront cogérées par des collectifs locaux qui demanderont à tout acheteur de produit étranger une obole alimentant une cagnotte de précaution. On produira bio sans acheter de saloperies chimiques fabriquées par des trusts, on produira ses propres semences sans en appeler aux semenciers capitalistes si protégés par les pouvoirs actuels.
Tout cela est à faire sur la base de la démocratie locale en se passant des technos, des experts, des politicards, des patrons, des journaleux… On construit un contre-modèle, des anarcho-structures qui préfigurent le modèle social anti capitaliste et politiquement anti autoritariste souhaité. On le fait progressivement, par expérimentation, par échanges d’expériences. On le construit « à la fois » dedans et contre le monde capitaliste et sans violences; on construit un monde différent, fondé sur une autre logique, ce qui rendra peu à peu l’univers capitaliste obsolète et lui enlèvera ses ressources d’exploitation. la fin du processus sera la mise en place d’un système fédératif unissant les dimensions politiques, économiques, juridiques, sociales d’une communauté politique indépendante et anti capitaliste.
Une fois l’Etat tombé comme un fruit trop mûr et le capitalisme privé de ses moyens, on pourra généraliser la démocratie et le pouvoir politique fédératif. Le pays se décalera neutre et supprimera ses forces militaires, la justice d’Etat (tribunaux administratifs et Conseil d’Etat) sera supprimée (et la Justice commune rendue indépendante et générale sans tribunaux particuliers comme les tribunaux de commerce ou des affaires sociales)) de même que toutes les grandes écoles alimentant la technocratie d’entreprises et d’Etat. Les postes électifs seront des mandats uniques tant dans le temps que sur le territoire; seuls des membres de la société civile reconnus par leur collectif d’appartenance pourront briguer une mandat. Les services publics (banques, transports, assurances sociales, éducation et formation, communications, énergie, eau, logement…) délivrant des externalités positives seront socialisés et autogérés sous contrôle des assemblées politiques locales, régionales et nationale. La police sera gérée par la justice indépendante. And so on; il suffit de relire Proudhon.

Nouvelles maqueronnades

Classé dans : politique — 5 mai, 2018 @ 9:57

Le sieur Maqueron vient encore d’illustrer sa foi dans le SLC. Le feuilleton, dévoilé par petits bouts afin qu’on ne voit pas la destination visée, continue dans tous les domaines. Dans une interview au magazine des super riches, à savoir Forbes qui publie chaque année un palmarès des 500 premières fortunes du monde, le malhomme vient d’annoncer la suppression de « l’exit tax » (créée par Tsarkozy sur les plus-values réalisées à l’étranger par les exilés fiscaux) ; Au prétexte, donné par Lemaire (du palais) que cette taxe ne rapportait presque rien. C’est évidemment le but visé : s’il n’y a plus d’exilés parce qu’ils ont les chocottes, alors il n’y a pas de rendement de ladite taxe dont la finalité est dissuasive. Cela me rappelle la blague du bûcheron cherchant un emploi au Canada. Le recruteur lui demande où il a exercé? Au Sahara dit-il. Le recruteur dit alors : mais il n’y a pas d’arbres au Sahara ! Réponse du candidat : justement… Cette blagounette éclaire les mensonges et sophismes de l’actuel gouvernement. En réalité, ces contorsions dialectiques camouflent que cette suppression est un cadeau aux riches et une incitation à l’exil et à la fraude fiscale.
On apprend parallèlement que la taxe forfaitaire de 20 % sur l’intéressement des salariés, taxe qui finance la Sécu, va être supprimée au profit d’un intéressement individualisé et profondément inégalitaire car cela dépend des entreprises et de leurs résultats (lesquels peuvent être siphonnés par la multinationale taxant ses filiales). De même, l’épargne salariale en vue de la retraite va être subventionnée et défiscalisée en partie. Quels sont les buts peu apparents de cette mesure ? C’est déjà pour favoriser le remplacement à long terme des retraites par répartition par de la capitalisation individuelle. Au passage, le fric capitalisé irrigue l’économie capitaliste et transforme le cotisant en adepte du capitalisme. De plus, cela fait passer d’un système collectif et liant les générations à un régime individualiste cohérent avec la valeur suprême du SLC. Enfin, en cas de krach boursier comme en 2008 tous les risques sont reportés sur celui qui a économisé. Et sans oublier que, vu le niveau actuel des salaires et la course à leur abaissement, les pauvres ne pourront évidemment pas capitaliser quoi que ce soit, ce qui augmentera les inégalités et la pauvreté dans la vieillesse. ni, non plus, que des retraites calculables et prévisibles sont remplacées par les résultats aléatoires de la bourse. Si cela n’est pas du SLC pur, je me fais curé.
Autre plat au menu de Maqueron, la vente de 1 % du parc d’HLM soi-disant pour favoriser l’accession à la propriété. Là encore les risques et les frais d’entretien sont reportés sur les acheteurs. naturellement, cela encouragera le repli sur soi et l’absence de révolte par suite des traites à payer. Et, évidemment, là où l’immobilier est très cher les pauvres ne pourront acheter et seront expédiés en banlieue, en zone rurale ou rurbaine. Paris, Lyon, Marseille, Neuilly, etc. sans prolos. Adieu les classes dangereuses et vive l’entre-soi.
Maqueron accuse Mélanchthon de susciter l’action des casseurs contre la démocratie, « l’ordre républicain », l’Etat de droit. Cela lui va bien, lui qui a eu 18 % des inscrits au 1er tour de la pestilentielle et dont les députés ont ramassé en moyenne 15 % des mêmes inscrits et 60 % de sièges. Est-ce de la démocratie et de l’Etat de droit. Cet ordre ripoublicain est-il légitime et respectable? On apprend aussi que le malhomme a dépensé plus de 19 millions dans sa campagne électorale et que celle-ci a été grassement financée par des amis dont vous devinez aisément la nature et l’obédience. Et on apprend même l’existence de grosses ristournes par des prestataires qui, en retour, ont vu leurs poulains dotés de sinécures au pouvoir! Cela, c’est de la nouvelle politique pure de tout attachement et manipulations.
Le rapport Borloo sur les banlieues a déjà pris le chemin des tiroirs. L’eusses tu cru? On commence à percevoir les astuces cachées du passage au prélèvement de l’IRPP à la source. Les réductions d’impôt ou les déductions ne seront régularisées (ou toute évolution par rapport aux taux préfixés sur les revenus de l’année d’avant, sauf à être un redoutable paperassier envers le fisc ou bien conseillé par un fiscaliste onéreux) que 9 mois après. Le fisc va se faire de la trésorerie sur le dos des contribuables. Rappelons que le prélèvement à la source a pour but de rendre l’impôt indolore… pour pouvoir l’augmenter en douce. Autre astuce cachée: l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) a été en loucédé assorti d’une baisse des intérêts d’emprunt déductibles de 100 % à 70 %, ce qui augmente la valeur nette du bien et donc l’IFI dû.
Maqueron qui a orgnaisé un déficit budgétaire de 86 milliards en 2018 alors que la dette publique est déjà à plus de 2300 milliards (97 % du PIB) n’a pas pris en compte le relèvement des taux d’intérêt (actuellement à 0,8 pour les emprunts à 10 ans, environ 200 milliards par an; 1,8 en prévision soit 5 milliards de plus pour le service annuel de la dette qui coûte actuellement 41,2 milliards). il comptait sur la croissance qui a diminué au 1er trimestre 2018…
Maqueron a perdu son ambition de faire payer 3 % de taxe sur le chiffre d’affaires des GAFAM en Europe. Les paradis fiscaux européens (Luxembourg, Pays-Bas, Irlande…) s’y opposent alors qu’il faut dans l’Ue un vote unanime sur les questions de fiscalité. De plus, encore une fois, l’Allemagne a trahi en ne soutenant plus la proposition française! Die Grosse Angela s’oppose à Trump à propos des taxes sur l’acier européen et l’aluminium. Trump vise en fait les berlines teutonnes et Angela les défend (comme pour Bayer) au détriment de l’UE qui devrait plutôt s’allier avec les USA (commerce équilibré avec eux) contre la Chine (commerce européen avec elle très déficitaire). Il se confirme que l’Ue n’est qu’une cohue de pays en concurrence sauvage et que Maqueron n’y peut et n’y veut rien malgré ses discours qui disent le contraire.
Maqueron vient de prendre une belle baffe indirecte dans sa gueule enfarinée. Sa loi travail avait permis, en cas d’opposition syndicale, au patron de consulter le personnel pour le dresser contre elle. Eh bien le PDG d’Air France a tenté ce coup de Jarnac à la Jarnaillac: résultat 55 % de votes non avec une très forte participation (85 %). Du coup, il doit démissionner, car sa démission en cas de non, faisait partie de son chantage. Gageons que d’autres patrons n’userons pas de la disposition scélérate du Maqueron.

Dernières nouvelles du front maqueronien

Classé dans : politique — 29 avril, 2018 @ 11:21

Blanquer, le prince de la patinoire à mouche, a craché son venin pour dire aux enseignants comment enseigner ; on se croirait revenu à Jules ferry ! L’ex-prof de droit, droit dans ses bottes, leur dit ce qu’il faut faire avec sa non-expérience dans le primaire. Pourtant, il devrait réviser lui-même sa maîtrise de la langue ; ne nous dit-il pas « la liberté pédagogique n’est pas l’anarchisme ». Objection, cher Maître de petite classe langagière, la liberté est un état ou une qualité et l’anarchisme une doctrine. Donc, en bon français, on ne saurait les mettre sur le même plan. Une formulation correcte est : la liberté pédagogique n’est pas l’anarchie. Voilà ce qui se passe quand on est rompu au franglais : on perd la grammaire, la syntaxe, le lexique et tout ce qui fait la qualité du français : sa clarté, sa précision, sa netteté, chose saluée dans les organismes internationaux car dans un débat d’interprétation de textes onusiens, c’est la version française qui fait foi. Il est vrai que le maître du maître, à savoir, Maqueron, s’exprime de préférence en anglais (au Capitole, à l’université de Washington DC) qui est, naturellement la « lingua franca » du SLC.
Le brave J-L Borloo vient de rendre son rapport sur les banlieues en déshérence étatique et économique. Il y fait une bonne analyse de la situation d’environ 1500 zones périphériques et abandonnées regroupant 6 millions d’habitants. Le père de l’ex-rénovation urbaine (ANRU, 45 milliards en 15 ans) fait en quelque sorte son mea culpa ; il a compris que reconstruire, rénover, ripoliner les bâtiments à coups de milliards ne servaient pas à grand chose. Il propose donc une politique enfin systémique, transversale, transdisciplinaire dans laquelle tous les leviers possibles et concernés doivent être actionnés « en même temps » : éducation-formation, activités sportives et culturelles, implantation des services publics, transports, création d’une élite locale et représentative, apprentissage dans les boîtes ainsi mises à contribution, création de commerces de proximité pour l’emploi et le développement des compétences et, naturellement, rénovation immobilière… Coût estimé par JLB : 48 milliards sur 5 ans. O pauvre homme de bonne volonté ton plan Marshall finira dans un tiroir pour plusieurs raisons : 1) Maqueron n’a plus de sous car il en a trop donnés aux très riches, aux patrons et car il ne peut plus ponctionner seulement la classe moyenne aisée (dont les retraités même pas si aisés) au profit des actifs ; 2) surtout, il est contradictoire dans les termes de faire une politique d’Etat providence et de répartition dans un système SLC qui repose sur la concurrence et le creusement des inégalités, la précarité et le chômedu; 3) la ripoublique SLC a besoin d’un abcès de fixation pour justifier la démarche sécuritaire, policière, répressive afin de faire pièce à la droite et au FN; on peut se contenter de tolérer les trafics qui apportent du pognon et les incivilités; 4) il ne faut pas trop aider les banlieues car alors il faudrait aussi un plan de secours aux zones rurales et rurbaines; 5) aider les banlieues, c’est ennuyer les communautarismes qui font leur beurre avec la charité compensatrice, c’est enlever leur clientèle aux « entrepreneurs de religion », c’est encourager la charité privée contre la menace politique de la solidarité anti individualisme SLC.
A l’international, notre chevalier blanc n’a rien obtenu de Trump malgré force câlins et démonstrations tactiles d’amitié. Il a même concédé que le traité nucléaire avec l’Iran était à revoir. Son intervention au parlement européen a fait flop car aucun groupe politique n’y envisage de s’associer avec LREM. Au conseil européen, ses idées de budget et de premier ministre pour la zone euro et d’union bancaire (ça c’était déjà fait!) n’ont pas de supporter, chacun ne défendant que ses intérêts dans la concurrence sauvage d’une UE réduite à la compétition économique.
On a encore eu un exemple de la stratégie de la pieuvre menée par Maqueron: le congé personnel de formation, transformé en quantité d’euros (500 par an avec un maximum de 5 000) à la place de 150 heures supposait pour les droits acquis une conversion d’heures en fric; le taux adopté fait diviser par deux (2600 environ au lieu de 5 000). C’est à ces détails qu’on voit le machiavélisme du malhomme.
Mais il est en train de gagner sa guerre contre les syndicats et le personnel à la SNCF. Ce sera une victoire à la Pyrrhus car il y aura beaucoup de ressentiments qui ne faciliteront pas du tout la mise en place du projet de libéralisation et de saucissonnage de la SNCF et car tout va se raidir dans la fonction publique qui est la cible à plus long terme de Maqueron. Parallèlement, le chômage catégorie A n’a reculé que de 1 % en un trimestre; mais les catégories à temps partiel, B et C, ont augmenté respectivement de 1,8 et 1,4 %. Ce qui préfigure ce que j’ai déjà dit: Maqueron va faire baisser le chômage tout en faisant monter la précarité, le temps partiel et l’intérim, donc la pauvreté travailleuse. Par ailleurs, le chômage de longue durée a sensiblement augmenté…
Maqueron comptait financer de nouveaux cadeaux aux riches et des modérations des charges sur les moins aisés grâce à la croissance et au « ruissellement »; cela se présente mal car au 1er trimestre la croissance (celle qui en augmentant la taille du gâteau accroît la portion de chacun sans toucher à sa répartition et augmente les recettes fiscales notamment de TVA et d’IRPP) n’a été que de 0,3 % avec un très notable abaissement des investissements des entreprises, lesquelles devaient investir grâce aux cadeaux fiscaux. L’échec de la politique libérale suivie par le malhomme commence à se profiler. Las, qu’en sera-t-il dans 4 ans? Je prédis un bide monumental. Rappelons que nous ne sommes pas du tout à l’abri d’un nouveau krach vu que la finance se porte comme un charme et continue de spéculer (le malhomme devant Plenel et Bourdin a même quasiment justifié l’optimisation fiscale, autorisée à la différence de la fraude) et que, surtout, nous entrons dans une compétition économique de plus en plus féroce via les protectionnismes qui se développent, notamment aux USA.

Oliver Trump et Stan Maqueron

Classé dans : politique — 25 avril, 2018 @ 10:59

Les duettistes étaient hier dans la belle propriété de l’esclavagiste (ce qu’aucun journaliste n’a rappelé) Washington, 1er zident des USA, au cours d’une visite « d’Etat » de 3 jours. Visite d’Etat laisse entendre que le territoire français s’est déplacé de 5 000 km ; il ne s’agit en réalité que de la visite d’un chef de gouvernement à un autre car les gouvernementaux adorent se lancer mutuellement des coups d’encensoir et appartenir à la même « société de puberté masculine » où ils s’autocongratulent et s’autoadmirent les uns les autres. Las, nos visiteurs n’ont guère de choses en commun et il y a gros à parier que ce spectacle n’est que de la com. sans lendemain. Les journaleux et autres politologues font état de sujets polémiques entre nos 2 Bouvard et Pécuchet, Roux et Combaluzier, Zig et Puce, Pif et Hercule… C’est du flan car ils sont d ’accord sur la primauté du SLC über alles.
Déjà, Maqueron est jeune et a une vieille épouse et Trump est vieux avec une jeune femme. Maqueron est un lettré alors qu’Oliver est seulement hardi. Dans ses discours, Stan veut sauver le climat alors qu’Oliver s’y opposerait. Mais dans les faits, les décisions du 1er , mises en musique par la Hulotte, ne confirment guère les intentions alors que le second laisse faire les 50 Etats dont une bonne partie a déjà pris des engagements en faveur de notre pauvre terre. L’opposition me semble donc résider surtout dans les décalages entre le dire et le faire où il y a bel et bien une différence notable. Il ne faut pas oublier non plus que les intérêts en jeu ne sont pas pour les mêmes acteurs : aux USA, Oliver est prisonnier de ses soutiens (pétroliers, financiers) et de ses promesses électorales (l’emploi, quitte à zigouiller la planète) ; Stan, certes, est en douce un militant SLC des droits d’entreprendre sans normes ou limites mais il doit donner des gages à l’opinion publique et à tous ceux qui, soucieux du climat et de la biodiversité, l’ont rallié. Dans la pratique, le résultat est le même : surtout se hâter lentement et donner l’impression qu’on agit soit pour, soit contre le climat.
Autre apparente discorde : le nucléaire iranien ; Oliver soutient ses amis israéliens et d’Arabie Saoudite qui ne veulent pas d’un Iran ayant la bombinette, lesquels pays sont « en même temps » de si bons clients pour les armes US ou des fournisseurs de pétrole et de gaz. Stan aide ses industriels à obtenir des marchés dans le cadre de la disparition des sanctions anti Iran pour cause de traité nucléaire avec ce pays. On voit que le désaccord ne porte guère sur le fond, à savoir un pays chiite qui veut dominer l’aire chiite et faire pièce au sunnisme, mais sur la nature des marchés et des alliés à protéger. Malgré tout, Oliver et Stan sont d’accord sur l’essentiel : le primat des affaires, de l’industrie, du commerce, du SLC sur tout le reste, y compris la survie de la planète. En réalité, Stan et Oliver devraient tout faire pour que l’Iran rentre dans le rang de relations internationales apaisées.
Autre problème monté en épingle par les journaleux en tant que sujet d’opposition : les attaques d’Oliver contre le libre-échange et les traités de commerce international. Trump est protectionniste mais surtout à l’usage des prolos qui ont voté pour lui ; en réalité, il ne peut que soutenir ses gros industriels et financiers qui jouissent des bénéfices de traités léonins comme l’ALENA qui a tué le Mexique. Oliver est surtout protectionniste contre la Chine qui détourne largement les règles de l’OMC. L’Europe et Stan Maqueron feraient bien d’en faire autant. Stan, lui, est mercantiliste, comme la Doryphorie : tout repose sur les exportations mais à condition de ne pas être perdant dans les échanges ; là il suffit de trouver des astuces protectionnistes à l’instar de la Chine. Protectionnisme ou mercantilisme aboutissent au même résultat SLC : tout pour le commerce, l’économie et la finance. Pour les droits de l’homme, on se contentera de manifestations épisodiques et communicationnelles. Bref, Stan et Oliver font du cinéma avec leurs désaccords.
Pour les relations avec la Russie, Oliver fait les gros yeux mais son intérêt est ailleurs : dans la zone du Pacifique ; Stan n’a pas grand chose à dire et il suit la politique européenne dans sa mollesse prudente.
Sur la Syrie, il y a un alignement de fait de Stan sur Oliver malgré la prétention francaouie d’avoir une politique autonome. Oliver se fout de la Syrie et laisse faire la Russie et le sultan Erdogan afin de contrer l’expansion des forces chiites, dont le Hezbollah, le Hamas et une bonne part du pouvoir irakien, tous alliés de l’Iran. Stan joue les utilités afin d’avoir un rôle réel quoique de soubrette et de valet.
Les compères s’opposent sur la question du multilatéralisme international dont Stan est partisan alors qu’Oliver en pince pour le bilatéralisme. En réalité, c’est une question de nationalisme et de puissance. Les USA veulent et peuvent se replier sur leur grande puissance (doctrine Monroë) et Oliver défend sa nation. Stan veut que la France s’intègre dans le SLC et, compte tenu de sa petite taille, cela implique la fusion de la nation dans l’UE et le multilatéralisme. Or il est très dangereux d’en revenir au nationalisme dont on sait les conséquences (14/18; 39/45, colonialisme). Mais Oliver n’a pas complètement tort car le SLC car dans ce monde où le SLC met les pays en concurrence sauvage et où l’ONU ne pèse rien, seule la nation peut permettre de se concentrer sur la destinée du peuple. C’est au nom de la France que Stan devrait siffler la fin de partie tout SLC de l’UE en menaçant d’en sortir s’il n’y a pas un profond changement de politique en Europe. Mais non, Stan préfère biser la Krupp d’Angela et japper avec les abois d’Oliver.
Et il y a la mentalité identique des deux hommes : narcissisme foncier, opportunisme, arrivisme. Et dissimulation; Oliver s’est présenté comme le défenseur des prolos et exclus alors qu’il va faire la politique des trusts et des financiers; Stan s’est camouflé en socialiste alors qu’il mène une politique SLC brutale. Les deux se targuent d’être anti-establishment. En réalité, ils en sont le prototype. Ils ont tous les deux profité à merveille des failles et de l’essoufflement d’un système soi-disant démocratique mais en fait confisqué par les élites, soit politiques, soit économiques, soit les deux « à la fois ». Ils ont très bien exploité la lassitude des électeurs qui voulaient des têtes nouvelles en croyant bêtement qu’un changement de trombines modifierait la démocrassouille camouflant l’emprise totale du SLC sur leur pays. ils ont été tous les deux élus grâce à un système représentatif inique et faussé à mort.
En dehors des embrassades et des manifestations tactiles et communicantes, Stan n’obtiendra rien et ne fera que conforter la position d’Oliver pourtant largement démonétisée aux USA. le grand et fort Oliver va bouffer le petit Stan à l’instar d’Helmut Kohl la mano en la mano avec Tonton à Douaumont. mais on n’en saura pas grand chose car l’entretien dans le bureau ovale est secret. On ne peut donc tenir compte de ce qui sera dit par l’un ou l’autre sur icelui. Comme dirait le pape; là où il y a concile, il y a bulles .

Le SLC, Ysengrin, et Mère-Grand , la France

Classé dans : politique — 23 avril, 2018 @ 9:19

Il était une fois une très vieille Mère-Grand, âgée de près de 1 500 ans qui vivait isolée à la campagne laquelle résonnait encore de chants d’oiseaux au milieu d’une haute futaie. La mémé croyait depuis 1789 à l’égalité, à la justice, à la fraternité et à la liberté. Il lui restait un admirateur, hélas timoré et procrastinateur, rose très pâle qu’on appelait le petit chaperon rose, ex-Edam le Rouge. Le petit chaperon lui amenait de temps en temps un petit pot de social-démocratie pas très fraiche de façon à entretenir ses croyances en un monde plus juste. Cela lui allait car vu son âge, elle était elle-même bien rassise. Mais le petit chaperon rose devait traverser la dangereuse forêt de la concurrence économique SLC où elle risquait de rencontrer Ysengrin qui voulait le manger tout cru. Ysengrin était aussi malin et rusé que Goupil ; il trouva une bonne façon de croquer le petit chaperon rose : bouffer Mère-Grand, se déguiser avec ses vêtements, prendre sa place dans son lit et attendre la venue de l’objet de son désir. Car Ysengrin n’arrivait pas à l’attraper dans la forêt où rodait l’ignoble CGT et des insoumis en tout genre ainsi que des zadistes belliqueux. Bien qu’il se méfiât sur sa doite et sur sa gauche, à chaque fois le petit chaperon rose lui échappait. Mais les temps étaient mûrs pour un assaut final car Mère-Grand était fort fatiguée de se faire sans cesse violer, même maintenant qu’elle n’était plus depuis fort longtemps une jouvencelle, par les chevau-légers, les demi-solde, les Rastignac, les condottières de la politique politicienne. De plus sa modeste maison avait été ravagée par l’extension des villes et la compétition sans freins pour s’emparer de ses maigres possessions.
Quand Ysengrin entra chez elle sans difficultés, car la bobinette avait dégringolé avec la chevillette depuis longtemps, elle n’opposa pas de résistance : enfin le repos éternel, pas de regret de disparaître alors qu’elle avait été abandonnée par ses enfants, les Francaouis fort désabusés par leurs dirigeants successifs et non successfully. Ysengrin la goba d’un seul coup car elle n’était pas bien bonne à mastiquer après toutes les attaques et vilénies des politicards, ces voraces et ces coriaces. Mais il n’apprécia pas ses vieux habits et préféra revêtir ceux de sa compagne, la douairière Trogneux-neu-neu. Cela risquait de mettre la puce à l’oreille du petit chaperon rose. Tant pis, les oripeaux de Mère-Grand ne sentaient pas bon du tout. Et ils étaient trop étroits. Ainsi maquillé, Ysengrin se coucha dans le lit vide de Mère-Grand.
Le petit chaperon rose entra dans la bicoque de Mère-Grand et monta dans sa chambrette. O, Mamie (blues) que vous voilà bien belle aujourd’hui avec ces nouveaux habits ; c’est pour mieux honorer ta visite mon poussin. Comme vous sentez bon aujourd’hui ; c’est pour mieux te remercier de ta visite et de ton pot de socialisme, j’ai emprunté du parfum de macaron à la douairière Trogneux-neu-neu. Allons (enfants de la patrie), viens donc vite m’embrasser. Mamie, comme vous avez de longs bras avec des griffes de chez Vuiton ; c’est pour mieux te serrer contre moi et faire pieuvre d’affection. Mamie, dit le petit chaperon de façon incisive, comme vous avez de grandes dents qui rayent le parquet ; c’est pour mieux te manger. Et Ysengrin jaillit du lit pour manger le petit chaperon rose qui n’eut pas le temps de s’échapper.
Après cette victoire, Ysengrin bouffa sans difficultés tous ses concurrents à la manière des horaces et des curiaces. Las, des alternances trompeuses et illusoires, les Francouis crurent sauver la mémoire de Mère-Grand et sa symbolique, en se ralliant à Ysengrin, ce qui se goupila très bien et cela d’autant plus que maints vieux chevaux de retour de la politique le rejoignirent à la queue-leu-leu pour un morceau de fromage de l’éponyme la Queue-en Brie ; telle fut la leçon qu’ils tirèrent de leur déroute.
Ysengrin put régner sans partage et pris le nom de Nabot-Léon II (surnom d’Adolf Thiers). Il put, ayant reçu l’onction du thiers état, enfin remplacer la forêt, la campagne par des supermarchés, des centres commerciaux ou de distraction, des bi-routes, des entrepôts Amazon, des banques, des usines de traitement de données pour Google et Face De Bouc… Il ouvrit les frontières de façon que les loups voisins, eux aussi membres du SLC, profitent de l’aubaine et détruisent tous les acquis de Mère-Grand.

Maqueron et le « secret des affaires »

Classé dans : politique — 21 avril, 2018 @ 10:40

Sous prétexte de mettre en place un texte européen de 2016, le gouvernement Maqueron est en train de préparer une nouvelle loi scélérate. Elle en est au stade de l’examen par le Sénat qui a trouvé le moyen de durcir le projet maqueronesque. A quel enjeu correspond cette nouvelle attaque contre les libertés publiques et le droit des citoyens à l’information ? C’est une réaction, au sens propre du terme, à la publication par les lanceurs d’alerte (dont le statut dans la loi Sapin édictée sous Zizi Rider est déjà super riquiqui) et par des journalistes d’investigation comme Elise Lucet de nombreux scandales récents. Les multinationales et leurs fondés de pouvoir, à savoir les gouvernants à leurs ordres, s’émeuvent des Panama papers, wikileaks, luxleaks, etc., des actions d’information des Assange et Snowden et consorts qui étalent sur la place publique les petits arrangements entre amis et des tripatouillages qui ont conduit, par exemple, à l’affaire du Médiator du loup-Servier, grand copain de Tsarko. Il était donc urgent pour les tenants de « la liberté d’entreprendre » et de « l’auto-régulation », de même que pour le pouvoir politique de plus en plus libéral et corrompu, de supprimer le thermomètre afin de faire baisser la température.
Déjà, les boîtes dont les magouilles étaient apparues au grand jour avaient pris l’habitude d’attaquer, non pas au nom de la loi de 1881 sur la liberté de la presse et les délits afférents (donc au pénal et devant la justice ordinaire pour ces problèmes d’expression), mais en dommages et intérêts devant les Tribunaux de Commerce, justice en quelque sorte privée (de scrupules), et particulièrement corrompue, dont Monte-en-Bourre a déjà signalé les méfaits (par exemple nomination d’un syndic de faillite compradore et vendant pour une bouchée de pain les actifs du failli à des copains : déclaration inappropriée de faillite au lieu de mise en règlement judiciaire) et demandé la suppression. Las, après guimauve le Concurrent et maintenant avec Maqueron, il sont toujours là alors que la Belle ou Bête (ou laide et intelligente, au sens d’intelligence avec l’ennemi) supprime les tribunaux d’instance (bientôt les Prud’hommes) et les Cours d’assises pour les crimes relevant de moins de 20 ans de taule dans son projet de loi de réforme de la Justice. Les plaignants, tel le Bolloré contre Lucet et France 2, demandent des sommes astronomiques afin d’intimider tout curieux néfaste à leurs petites affaires. Et le rythme des plaintes s’accélère comme celui du boléro de Ravel. Que préférez-vous ? Le Bolloré ou le Boléro ?
Les plaignants, tel Bolloré, s’assoient sur de vieux principes généraux du droit, comme celui qui dit que le pénal tient le civil. Soit, on ne peut avoir des indemnités qu’en cas de condamnation préalable au pénal en cas de délit de presse ou diffamation. Ou néglige la hiérarchie des normes qui veut que la liberté d’expression, constitutionnelle, soit au-dessus des conflits commerciaux. Donc, les assignés peuvent exciper sans problème de la priorité de l’expression sur les dommages éventuels des révélations nuisant à l’image d’une boîte. Evidemment si la découverte est fondée et hors diffamation par invention. Les industriels sont donc dans l’incertitude.
Grâce à la future loi Maqueron en ce qui concerne le secret des affaires ils vont pouvoir dormir sur leur tas d’or, monsignor. Car cette loi amène de l’incertitude, non plus pour les industriels mais pour les lanceurs d’alerte. Encore faut-il attendre le texte définitif de la loi (le flou permet à la fois de dire qu’on fait de la concertation et de reculer en catimini; donc on ne sait pas si c’est du lard ou cochon tant que le texte n’a pas été voté) et ses décrets d’application (qui permettent d’aggraver la loi en loucédé) car le gouvernement Maqueron sait parfaitement osciller devant les protestations et se rattraper sur les décrets d’application, qui, eux, ne sont supervisés par personne sauf en cas d’instance devant le Conseil d’Etat. Cela tombe bien car Maqueron a sévèrement durci les possibilités d’attaque au CE. Un exemple: la Belle-ou-Bête voulait supprimer les tribunaux d’instance; devant le tollé, reculade en trompe l’oeil; ces tribunaux ne seront qu’absorbés par ceux de grande instance en attendant leur mort à petit feu. Gloire et honneur à Machiavel, chantre de la ruse, et à Staline, parangon de la stratégie du salami. En réalité, pour comprendre où Maqueron veut aller, il faut relier entre elles des décisions éparpillées et échelonnées dans le temps. mais, maintenant les choses sont claires: Maqueron, c’est le triomphe du SLC en France.

Suite des macro-conneries

Classé dans : politique — 17 avril, 2018 @ 11:04

Hier on a eu droit à l’interview du zident Maqueron par Plenel et Bourdin ; les 2 zigotos des médias furent offensifs mais Maqueron les renvoya dans les cordes via un art très maîtrisé de la rhétorique, de la sophistique et de la casuistique. C’est que nos deux compères n’ont usé de la seule méthode capable de désarçonner un si bon dialecticien élevé par les Jésuites : mettre en relief les contradictions entre les discours et les actes ou décisions. On y faut presque quand Plenel fit remarquer que la situation pitoyable des hôpitaux venait aussi de ce que les tarifs T2A étaient abaissés et les économies à faire augmentées sans cesse. Dommage, Plenel n’insista pas devant le redoutable débatteur Maqueron. Notre malhomme utilisa sans discontinuer 2 astuces pour repousser les attaques des intervieweurs : ne jamais s’arrêter en demandant toujours de le laisser finir ses longues et astucieuses réponses, reporter dans un futur éloigné la mise en place de solutions aux problèmes amenés et reconnus comme réels. Cela m’a rappelé le management que j’ai vécu : reconnaître la difficulté et dire qu’on s’en occupe et qu’elle sera résolue demain comme chez le coiffeur qui affichait chaque jour « demain, on rase gratis ». C’est la combine princeps du SLC : l’avenir sera meilleur grâce aux décisions d’aujourd’hui et à la croissance que la politique menée amènera. Et quand le futur arrive, il se trouve que le politicard qui avait misé dessus et prôné la patience est parti en retraite. Du reste, Maqueron annonce déjà que l’on ne verra pas de résultats d sa politique avant 5 ou 10 ans. C’est la méthode des religieux qui promettent le paradis dans l’au-delà à la différence que, dans ce cas, on ne peut pas vérifier… C’est la démarche stalinienne : s’il n’y a pas encore de résultats, c’est que la potion administrée de socialisme (ou de SLC, présentement) n’était pas assez forte. C’est la logique shaddock consistant à toujours pomper. Donnons donc quelques exemples des contradictions que la « disputatio » à la mode scolastique n’a pu faire apparaître.
Maqueron a affirmé qu’il tenait au dialogue social et s’appuyait aussi sur les branches professionnelles (émettrices de conventions collectives et d’accords interprofessionnels) pour ce faire. Il suffit pourtant d’analyser le contenu de la loi Travail, plus les décrets d’application qui la déforment quelque peu, pour voir que le but poursuivi est le laminage de la hiérarchie des normes et le report dudit dialogue au niveau de l’entreprise et aux rapports individualisés entre patron et salarié. De plus, le prétendu dialogue s’accompagne de l’abaissement des structures paritaires, par exemple pour l’UNEDIC, la FPC et l’apprentissage au profit d’une centralisation étatique ou d’une mise sous contrôle de l’Etat. Enfin, côté parlement, Maqueron trafique une diminution des droits législatifs de celui-ci (réduction du droit d’amendement, ordre du jour fixé par l’exécutif, réduction du temps de navette entre assemblée et sénat, suppression de la promesse de faire dépendre le service d’études France-Stratégie du parlement afin de ne pas augmenter les pouvoirs d’analyse des textes gouvernementaux par les parlementaires). Et vive la démocratie…
Maqueron veut augmenter l’égalité des chances en réformant la FPC. Regardons les faits de plus près. Une organisation collective et paritaire est remplacée par un cheminement purement individuel à raison de 500 euros par an pendant 10 ans, capitalisation portable lors des changements de boîtes. Le montant des sommes en jeu prouve que c’est l’individu qui va consentir, tout seul, sans véritable aide institutionnelle, ses efforts de qualification. Pire, le Congé Individuel de Formation (CIF), financé par le FONGECIF, disparaît alors que c’était la seule grande voie bien financée de promotion sociale. Restent les cours du soir, les cours par correspondance, le télé-enseignement, les MOOCS (payants) et le CNAM. Naturellement, les médias fantoches n’ont pas vu ce petit changement.
En douce, dans la lignée de l’obéissance aux vues SLC de l’UE, Maqueron prépare un nouveau crime contre le pays : le passage au privé de la concession d’exploitation de 100 grands barrages hydrauliques producteurs d’électricité pas chère au privé. L’assassinat est permis par le régime francaoui des concessions, chose qui n’aurait jamais due être mise en place : à l’issue de la concession, le concédant (en l’occurrence l’Etat pour ce genre de barrages) récupère les installations créées par le concessionnaire et peut les refiler à un autre concédant. Ce qu’il y a de stupéfiant dans ce régime, c’est que le concédant acquiert pour rien ce qui a été payé par les clients du concessionnaire. Cela est vrai pour le réseau de distribution électrique à Paris, qui, à la fin de la concession, peut trouver un autre exploitant. Cela n’a pas été fait jusqu’à présent parce que, en plus, Paris fait payer à EDF une redevance de concession de 60 millions d’euros par an, donc payée en plus par les usagers qui ont déjà plus 40 % de taxes sur l’électricité dans cette ville ! Or, il s trouve que les barrages appartiennent, non à l’Etat, mais à la nation parce qu’ils ont été payés par elle via les consommations des usagers ! ils appartiennent aussi à la nation en regard de la Constitution (IVè république puis en 1958, retour à la nation, pas à l’Etat) qui promeut le retour à celle-ci des grands moyens de production. Refiler leur exploitation au privé, c’est les spolier ainsi que la nation. Et même une nouvelle fois car EDF sera privée d’une électricité pas chère (les barrages sont amortis) qui en fait baisser le prix moyen par foisonnement avec les autres moyens de production. Pis encore : les barrages font aussi partie des moyens d’irrigation en été lors de l’étiage et entraient dans les plans d’aménagement du territoire conçus par feu la Datar (mise en place sous Charlot et supprimée). Pensez-vous qu’un exploitant privé économisera l’eau de l’hiver (vendue très cher sur les marchés spots car il faut déployer tous les moyens de production, y compris les plus coûteux, pour faire face à al demande) afin de la fournir aux cultures ? On nous avait déjà fait le coup avec la privatisation de la CNR. C’est ça le moderne Maqueron. Balladur, lui, avait imaginé une astuce comptable fantastique. Il a donné à EDF le réseau d’alimentation générale d’électricité (transport haute tension, concession étatique) qu’elle possédait déjà au nom de la nation et qu’elle avait entièrement financée. L’idée cachée était d’émettre des titres en compensation vendables sur le marché des actions afin de préparer la transformation de l’établissement en SA tout en touchant le pognon. Eh bien ça continue…
Maqueron avait combattu l’idée de sélection à l’entrée de l’université. L’acte fut Parcoursup qui, en fait, en institue une sous une forme déguisée et surtout mise entre les mains des structures de formation ‘lycées et facs), donc techno. les étudiants l’ont bien compris, d’où les contestations actuelles. Maqueron avait promis l’étude de projets agricoles sur NDDL, action: démantèlement avant étude approfondie des projets. Et tout est à lavement, comme dit Bérurier et comme l’exécute Côlon..

Maqueron continue son Barnum césariste

Classé dans : politique — 15 avril, 2018 @ 10:07

Hier, dans une petite école rurale au fin fond de la Normandie, avec Pernaut comme interviewer dynamique et offensif (c’est ironique, natürlich), Maqueron a justifié sa politique les yeux dans les yeux avec les retraités et les épouses au foyer, seuls à même de profiter de son allocution familiale. Le sire-zident est resté droit dans ses bottes dans une sorte de monologue que Pernaut a eu bien du mal à interrompre. Après les prestations de Maqueron devant une sorte de consistoire de cathos, on peut écrire, comme le Canard Enchaîné, 1 dose de Pernaut pour 5 d’eau bénite. Cela me rappelle un de mes blagues à EDF/GDF : les chefs DRH avaient fait pondre un bréviaire sur le « dialogue individuel » entre un petit chef et son subordonné. J’ai demandé ce que c’était : un monologue, un soliloque ? Eh bien, c’est ce qu’on a eu hier à 13 h.
On apprend aujourd’hui que Maqueron va mettre le turbo pour relancer l’intéressement et la participation dans les PME. Il n’y a rien de plus néfaste en matière de logique SLC; les salariés s’en trouvent intégrés dans le système, cela introduit des inégalités entre les boîtes (notamment les filiales de multinationales qui sont asséchées par leur holding et ne font donc pas de bénéfices), cela remplace des rémunérations fixées par des aléatoires.
Maqueron continue de tout casser à toute vitesse et cela pour asseoir sans partage son pouvoir. La Belle-ou-Bête, ministre des sots, casse la justice: plus de tribunaux d’instance, plus de jury populaire en Cour d’Assises sauf pour les crimes les plus graves (? qui en jugera?), et laminage programmé des tribunaux de prud’hommes. Parallèlement, Maqueron entend, avec sa réforme constitutionnelle, aplatir les droits du parlement relatifs aux débats sur les propositions ou projets de loi (raccourcissement des délais de navette entre assemblée et sénat, droit d’amendement réduite après passage en commission ad hoc, voire même droit d’amendement en fonction du nombre de sièges). Le déjà bien maigre15 % d’élus à la proportionnelle peut être fichu en l’air par le vieux et classique tripatouillage des circonscriptions. En “même temps”, Ferrand, soupçonné d’être un ripou, rappelle à l’ordre les membres de LREM qui renâclent devant la loi asile et immigration du sieur Côlon, le proctologue de service chargé de remplir les culs de basse-fosse de la ripoublique à grands coups de lois scélérates et de répression. Par exemple, action musclée sur la ZAD de NDDL sans prendre de précautions vis-à-vis des occupants ayant un vrai projet agricole bien que vivant sur des terres expropriées par les gouvernements.
Maqueron se cherche des alliés partout car sa base électorale est bien maigrichonne (15 % des électeurs inscrits). Il fait des risettes aux chasseurs à la barbe de la Hulotte qui ulule les mantras écolos sans beaucoup agir et surtout à la Catho dont le lien avec la république aurait été rompu. Maqueron devra ensuite traiter toutes les religions de la même façon car il a demandé à ladite catho de s’engager en politique, ce qui, cela dit au passage, percute le libéralisme qui veut la neutralité de l’Etat vis-à-vis de toute conception du monde. Ainsi, Maqueron encourage la compétition entre religions pour influencer les choix du pouvoir politique; cela ne peut conduire qu’au renforcement du communautarisme et à des guerres de religion! Mais la France vaut bien une messe, isnt-it? L’imperator maqueron lance tout seul une attaque contre le régime d’El Hassad en Syrie. C’est super pour un type qui n’a pas fait de service militaire. Et, après, on fait quoi? Quelle est la politique vis-à-vis du monde arabe et de son clivage entre chiites et sunnites?
Rappelons que Maqueron s’applique à rabaisser au maximum tous les corps intermédiaires (syndicats, collectivités locales, organes de partenariat entre patrons et représentants syndicaux, services publics) susceptibles de représenter les Francouis. Il finira tout seul dans son bureau, accompagné de sa garde rapprochée. Il devrait quand même se rappeler quelques leçons de l’histoire: tout pouvoir éloigné du peuple, monopolisé par les amis du prince, coupé du “pays réel” finit à la poubelle, voire même raccourci. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse… Le pouvoir, ce n’est pas la communication, c’est la décision et l’action en faveur du bien commun pour tous. Maqueron croit le servir par le biais de la croissance économique. Las, l’écologie n’est compatible qu’avec un développement qualitatif et pas avec une économie quantitative. Las, la croissance, leitmotiv des pouvoirs établis, car elle permettrait de grossir la part de chacun sans toucher aux règles de répartition de ses fruits, ne “ruisselle” pas du tout sur les 99 % des classes sociales impliquées. Il suffit de lire les résultats actuels de 30 ans de libéralisme échevelé et les approts d’économistes critiques quoique libéraux pour le voir. Maqueron veut appliquer à la France une recette SLC qui est déjà démonétisée. Quelle modernité et quel sens de l’anticipation.

Agonie des hôpitaux publics en France

Classé dans : politique — 13 avril, 2018 @ 7:49

Le début de la fin programmée des hôpitaux publics remonte à la loi Bachelot, sous Tsarko, pondue en 2009. Cette loi machiavélique a installé la tarification à l’activité (T2A) et mis en place des directeurs administratifs munis des pleins pouvoirs et houspillés par les agences régionales de santé sous la coupe du pouvoir à l’instar des préfectures et des directeurs d’établissements publics. cette saloperie n’empêche pas Mme bachelot, retirée de la politique, de parader sur maints médias et d’y distiller mine de rien son venin pro Maqueron.
L’idée de génie du pouvoir d’alors, non encore éradiquée par Mme Buzyn(ess) de l’écurie Maqueron a été de supprimer la dotation globale annuelle et de la remplacer par la facturation à la sécu du nombre d’actes effectués, actes tarifés dans une nomenclature et sur un barème tête de pipe par tête de pipe. La T2A vaut tout uniment pour le privé et le public. mais l’astce a consisté a baisser au fur et à mesure les tarifs lors du vote de la loi de finances de la Sécu (l’ONDAM). les hôpitaux se sont trouvés pris dans une spirale descendante des tarifs, ce qui les force à multiplier et sélectionner les actes en fonction de leur rendement. En effet, cela fonctionne comme le salaire aux pièces cher à Taylor, salaire qui a permis aux employeurs de diminuer le prix des pièces au fur et à mesure de l’augmentation de la productivité des travailleurs. On dit, sans rire, que Taylor n’avait pas vu cette perversion de son système « scientifique »! Mme Bachelot non plus… Adieu le fameux « gouverner, c’est prévoir ».
La T2A mettait hôpitaux privés, publics, cliniques sur le même plan sur un critère purement financier, universel, unique et inique. on ne s’est occupé que de fric et de gestion, d’où, en sus, la nomination de cerbères gestionnaires chargés de faire baisser les coûts à tout prix, si j’ose dire. la toute-puissance maléfique des « mandarins » était remplacée par celle des comptables publics ayant sucé le lait du SLC lors de leur formation au centre national de formation des directeurs d’hôpitaux et de gestionnaires de la santé et recevant des primes perso en fonction de leurs résultats, superbe pousse au crime des thuriféraires « des eaux glacées du calcul égoïste ». La T2A a ignoré magnifiquement plusieurs petits problèmes susceptibles de déformer la concurrence entre structures de soin au profit du privé. Parallèlement, Mme Bachelot, potarde, laissait la bride sur le cou aux labos pharmaceutiques et le loup-Servier, ami de Tsarko, se faisait des bourses en or.
* les hôpitaux publics (CHU) ou associés ont en charge obligatoire la formation des toubibs et la recherche, coût visiblement non pris en compte par la T2A. le tout avec une baisse constante des moyens.
* ils sont soumis aux urgences qui croulent sous la demande pour plusieurs raisons: retrait et coût de la médecine libérale de ville, manque de moyens et coût des SOS médecins, le tout en période d’extension de la précarité et de la pauvreté et de refus de certains toubibs de prendre en charge la CMU base et complémentaire et l’AME pour les immigrés, à quoi s’ajoute la montée progressive du reste à charge et des frais annexes, ce qui empêche les pauvres de s’adresser à la médecine libérale et cela d’autant plus que le secteur 2 non régulé ne cesse de progresser.
* comme le tarif est établi acte par acte, il devient très difficile de s’occuper d’un patient victime de plusieurs problèmes de santé; sur lequel facturer? Et les patients dont l’état se dégrade, qu’en fait-on?
* la politique de baisse des coûts et de restriction de l’offre (soi-disant parce que moins d’offre attire moins de demande) a apporté des regroupements de structure et des baisses du nombre de lits, ce qui pousse aux hospitalisations ambulatoires de courte durée et à l’engorgement des urgences.
* on n’y a jamais résolu le problème des 35 heures et des heures.sup on préfère s’en remettre à la médecine privée, laquelle s’est largement retirée du marché des pauvres; serait-on dans une politique de l’aggravation d’une médecine à plusieurs vitesses?
* l’Ondam ne tient jamais compte des dépenses supplémentaires engendrées par le vieillissement de la popplation, l’extension de la pauvreté et surtout des maladies crées par les produits chimiques, la pollution et les perturbateurs endocriniens. On ne fait pas grand chose pour limiter les nuisances afin de ne pas ennuyer les industries, les labos, l’agro-alimentaire, la FNSEA et l’agriculture productiviste.
* je subodore qu’il y a une stratégie cachée, à savoir laisser les nuisances proliférer, de même que la précarité et la pauvreté, ce qui crée maladie, stress et finalement mort prématurée, donc moins de retraites à verser et moins de soins pour personnes très âgées. L’espérance de vie risque fort de diminuer comme aux USA et en Russie et ce serait froidement mis en calculs de prospective médicale.
Mme Buzyness a promis de revoir le financement des hôpitaux. Mais on voit qu’elle se hâte lentement…

SNCF : pendant la grève les menteries gouvernementales continuent

Classé dans : politique — 10 avril, 2018 @ 8:38

Après avoir dressé les usagers contre les cheminots, usé de termes diffamatoires (gréviculture, prise en otage des voyageurs, privilèges), fait des promesses sur le maintien du statut et la non privatisation de la SNCF, Maqueron, retranché derrière ses fusibles (Philippe et Borne), appuyé par sa garde rapprochée de porte-parole et autres communicants, commence à piger que ça sent le roussi et la « rousse » comme à NDDL où 2500 robocops envoyés par le proctologue Côlon font la chasse à 200 zadistes.
Les contestataires ont en effet compris que les promesses n’engageaient que les couillons qui y croyaient. En effet, entre autres techniques que j’ai déjà décrites précédemment, le gouvernement a une astuce assez nouvelle : annoncer un cadre de grandes liges de son projet, faire voter une loi plus précise après la concertation et, en catimini, modifier le contenu formel de ladite loi par quelques décrets d’application bien (Vincent) placés. Il y a aussi la tactique du tunnel à rallonges et des jalons : par exemple, on dit qu’il n’y aura pas privatisation mais c’est, en fait, une étape pour faire avaler la pilule avant ensuite de céder la capital au privé (voir GDF devenu Engie dont l’Etat n’a plus que 25 % du capital alors que Tarsko avait promis qu’on resterait à plus de 50 ; cela n’a pas pu être fait pour EDF car les risques nucléaires sont bien trop élevé pour le privé).
Le gouvernement se tourne donc vers « la pédagogie » pour signifier au bon peuple combien la réforme lui sera bénéfique ; dont la baisse des prix, ce que l’exemple rosbif dément. La pédagogie consiste à dire avec mépris, indirectement et in Pétaud (cela ne date pas d’hier ; Pétaud d’hier, eh eh) aux gens qu’ils sont si cons et à la comprenette si lente qu’il faut leur expliquer les choses plusieurs fois et longtemps. Mais les idiots congénitaux que nous sommes, car non diplômés de l’ENA, ont déjà compris bien des choses. La « pédagogie » devrait déjà dire qu’il ne s’agit pas d’une grève perlée car celle-ci est interdite; c’est une grève « revolving ». La grève perlée, par ailleurs, c’est assurer ses fonctions tout en en diminuant l’efficacité et le rendement alors que les grévistes arrêtent leur travail dans notre cas SNCF…
Ils savent que l’ouverture à la concurrence des lignes TGV en 2020 fera que les concurrents ne choisiront que les lignes rentables alors qu’une firme nationale fait la péréquation entre toutes les lignes, les bénéficiaires finançant les autres. Les concurrents auront les concessions d’exploitation des lignes rentables car ils seront forcément moins chers : le national plus coûteux augmentera ses charges et ses déficits, le personnel sera low cost (travailleurs détachés, sans statut, à petite convention collective) et beaucoup dépendra du degré de leur participation aux dépenses du réseau : Maqueron ne dit rien à ce niveau ! Et une astuce du pouvoir se révèle : le passage en SA de la SNCF reportera les retraites à verser (une dette publique et aussi un coût déjà de 3 milliards par an pour l’Etat) sur le régime général avant sa transformation en « comptes notionnels ». Dans le cas de l’ouverture à la concurrence, il n’est jamais dit que la concurrence la plus sauvage, c’est entre le rail et la route. En effet, l’usager du rail (plus les subventions étatiques) paye les infrastructures alors que les camions ne payent presque rien (ce sont les automobilistes qui sont rançonnés); or en Europe les autres pays taxent les camions pour financer le rail…Maqueron ne nous dit rien en la matière.
Le gouvernement dit qu’il prendra une partie de la dette de 54,5 milliards d’euros qui coûte un milliard par an à SNCF-réseau, ce qui fait le tiers du prétendu déficit annuel. Les gouvernements ont toujours laissé la dette à la SNCF car cela aurait sinon figuré dans la dette publique ; simple jonglerie comptable hélas autorisée par l’UE car cette dette est indéniablement publique. Les compradores fustigent cette dette en oubliant que dans les autres pays européens la dette liée au rail est en moyenne de 50 milliards et est prise en charge par l’Etat, ce qui fait que celle de la SNCF-réseau n’a rien d’exorbitant et est indue ; ce que, naturellement, les journaleux stipendiés par le kapital ne disent pas.
Des politicards et autres journaleux aux ordres ont mis sur le même plan le droit de grève et le droit à la mobilité énoncés dans la constitution. Peut-on faire remarquer qu’ils n’ont rien de comparable ; en effet le droit de mobilité n’est pas touché par la grève puisque tout un chacun peut se déplacer à pied, à cheval, en voiture, à vélo, en charrette, en car, à dromadaire, en grand Bi, en draisienne, à rollers, en skate, à pédalo, etc. Voir Michou Debré en 1958. rappelons qu’il faut différencier les droits à, comme celui de mobilité, et les droits de comme celui de faire grève. C’est plaisant de voir les journaleux-politicards nous prendre pour des cons alors qu’ils sont des minus habens éloignés de toute culture politique et juridique.
3 grossiums de la SNCF nous disent dans le MONDE les bienfaits de la réforme en prenant, pays par pays, ce qui a bien marché chez chacun d’eux : la sécurité chez les Rosbifs, la baisse des prix du TGV en Italie, l’augmentation de 20 % du trafic en Doryphorie. Pourrait-on avoir une comparaison sur l’intégrale des paramètres au lieu de saucissonner problème par problème en shuntant toute vue d’ensemble ?
Des politicards et journaleux nous racontent que les grèves sont stigmatisées par les peuples étrangers. On salue cette unanimité en forme d’amalgame car, au contraire, bien des populations chez lesdits pays aiment voir qu’il reste en Europe un pays non luthérien et soumis au pouvoir où on peut se révolter. Les autres sont des disciples du SLC, des gens soumis aux religions (et on sait que Maqueron soigne les religions comme utiles à l’Etat et à l’ordre social, ce qui est loin d’être moderne puisque ce fut la position de la Paille Au nez Buonaparte et du radical et athée Thiers, entre autres), des victimes du SLC.
On voit la mère Bachelot, ex-fer de lance de la désastreuse réforme de l’hôpital en 2009 sous Tsarko, parader et plastronner sur les ondes béni-oui-oui pour défendre les réformes Maqueron ; de façon générale, la gent journaleuse des médias possédés par les amis du prince crient haro sur le baudet et vive le beau Dey.
On insinue que Martinez pousse à la grève parce qu’il a en vue les élections professionnelles de novembre 2018, que donc il privilégie ses intérêts contre le bien public ; retournons le problème : est-on bien sûr qu’Arturo Maqueron et ses copains du SLC défendent bien l’intérêt général ?
On relève que les syndiqués ne sont que 11 % des travailleurs comme dirait Arlette ; cela dit pour montrer implicitement que cette minorité est illégitime. C’est plaisant. Combien y-a-t-il de Francouis encartés dans un parti ? Réponse 3 à 4 %. Par combien d’inscrits les députés LREM ont-ils été élus ? Réponse 15 %. Combien Maqueron a-t-il eu de votes au 1er tour des pestilentielles ? Réponse 24 % des suffrages exprimés mais 18 % des inscrits. Qui est légitime, MM les journaleux et politicards menteurs invertébrés ?
Enfin, le gouvernement a raccourci la durée de la « concertation » pour faire voter cette semaine son projet par les députés. Cela coupe l’herbe sous les pieds des syndicats. S’agit-il d’ordonnance pourtant abandonnée, dixit Philippe?

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