les armes de la critique

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Les nouvelles combines du Zident Mac-Tron

Classé dans : politique — 3 février, 2019 @ 12:12

Mac-Tron a enfin compris que son opposition entre les progressistes pro européens et les conservateurs nationalistes ne fonctionnait pour les européennes de mai 2019. En effet, les mouvements et partis « populistes » sont devenus trop forts et les Gilets Jaunes lui ont prouvé qu’une large partie de la population française ne voulait plus de cette Europe du SLC. Pour des raisons purement électoralistes, il lui fallait changer de braquet et tenir un autre discours. Pur blabla car rien de qu’il propose n’est en fait réalisable. Mac-Tron voudrait désormais axer ses dires politiques sur deux points essentiels : la souveraineté de l’Europe et l’avancée vers une autre modalité de la concurrence dans l’UE. Voyons pourquoi il ne s’agit que de promesses verbales à l’instar de la réduction de la « fracture sociale » par Chiracos en 1995.
Il n’y a pas de souveraineté de l’Europe qui n’est qu’une cohue de nations en compétition et une entité administrative régie par la technocratie de Bruxelles et dirigée par le Conseil Européen des chefs d’Etat et de Gouvernement qui sont de fait les vrais décideurs politiques mais faisant porter le chapeau à la grosse Kommission de l’UE. Celle-ci n’est pas une fédération d’Etats autonomes car ils sont tous prisonniers du carcan des mêmes règles ordo-libérales teutonnes qui imposent à tous une concurrence commerciale interne démentielle et une ouverture totale à l’étranger au nom de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée. La Kommissaire à la concurrence est même en train d’essayer d’annuler la fusion Siemens-Alstom dans le ferroviaire et cela au grand plaisir de la Chine. Elle s’est toujours opposée à la constitution de grandes entreprises européennes au nom de la lutte contre les monopoles pendant que le reste du monde favorisait ses champions nationaux tout en affichant un libéralisme idéologique et mensonger. C’est donc plutôt une confédération où la seule chose commune est la libre circulation du fric, des marchandises, des services et des hommes (là, si peu sauf pour les travailleurs détachés). Et c’est pire dans la zone euro dont les dirigeants ne sont nullement élus ni institutionnalisés et qui pourtant y imposent la monnaie unique, les règles budgétaires, la politique monétaire et l’austérité suivant les règles tudesques. Cette politique sempiternelle de l’UE depuis l’acte unique de 1986 sous le curé Delors (en barre) ne sera pas modifiée ; on verra ensuite pourquoi. Nous restons sur la souveraineté pour l’instant.
L’absence de souveraineté de l’UE arrange beaucoup de monde. Les USA qui s’emploient sous Trump à torpiller l’UE qui pourrait, si elle était souveraine, c’est-à-dire avec un gouvernement unique résultant d’élections européennes unissant les 28 pays, lui tailler des croupières et contrer son impérialisme, d’autant plus virulent qu’il est en fin de course et battu en brèche par la Russie, la Chine et les grands pays émergents. Trump a intérêt à avoir une Europe émiettée car il eut y jouer son bilatéralisme pays par pays. La Chine itou qui compte sur la division des Européens pour faire passer ses produits, voler les brevets, exporter du frelaté et contrefait, piller nos technologies. On l’a déjà vu sur les panneaux solaires, sur l’acier ; les trains à grande vitesse, les autos et les avions été copiés… L’UE laisse faire tout simplement parce que maints pays préfèrent le parapluie US, le commerce avec les USA en dollars, le low cost chinois… L’Allemagne et ses alliés luthériens d’Europe du Nord et ses affidés des pays d’Europe centrale et orientale (PECO) qui lui doivent tout via l’extension de l’UE vers eux en 2004 (la Doryphorie visait leur main d’œuvre low cost pour y délocaliser des éléments industriels de sa chaîne de production ; en retour les PECO avaient des emplois et pouvaient exporter leurs travailleurs comme détachés) ne veulent en aucun se fâcher avec les USA de peur, par exemple, de ne plus y exporter les grosses berlines. Les petits pays d’Europe du Nord, eux, veulent exporter car les moyens actuels de production (technologie) sont bien trop puissants pour leur marché local ; ils ne veulent donc pas froisser la Chien et les USA et s’allient à l’Allemagne pour ce faire. Ils ne veulent pas taxer les GAFA de peur de mesures de rétorsion et veulent continuer d’attirer des capitaux et des sièges sociaux avec une fiscalité très faible (la fiscalité sur leur petit nombre de nationaux ne suffisant pas à remplir leurs caisses). La cohue d’intérêts contraires n’est donc pas près de finir. Ce qui empêche l’apparition d’une Europe fédérale. En parallèle, Mac-Tron essaie de se mettre sous l’aile pourtant malveillante pour cause de défense de ses intérêts) de die Grosse Angela.
D’où le nouveau traité d’Aix La Chapelle (SLC). Il ressemble fort à l’entente cordiale avec la Gibbye sous Napoléon III et au pâté d’alouette : un percheron allemand et un roitelet français. Ce traité encourage une convergence des économies teutonne et francaouie comme si on ne savait pas que la convergence entre l’aigle surpuissant tudesque et le coq gaulois déplumé les pattes dans le fumier fera que ce sera ce dernier qui s’alignera sur le premier ; surtout dans le domaine social des réformes Hartz sous Schröder. Cerise sur le bavarois : la Doryphorie rappelle son appartenance indéfectible à l’OTAN ; ce qui ne va dans le sens d’une armée européenne unifiée demandée par le Zident. Yes Maqueron est pour la souveraineté… allemande ayant avalé la française.
On ne touchera pas davantage à la concurrence tout simplement parce que c’est le moteur de l’UE et du SLC. Or tout moteur thermique a un rendement qui dépend de la différence de température entre la source chaude et la source froide (deuxième principe de la thermodynamique science ignorée par les économistes SLC qui lui ont préféré la mécanique de Newton. Or la mécanique classique a été fichue en l’air par la physique moderne : quantas, relativité, théorie corpusculaire ou ondulatoire, phénomènes dissipatifs, bifurcations, émergence…) ; En économie SLC, la source chaude, ce sont les différences (de fiscalité, de droit social et du travail, de protection sociale ou de l’environnement, de normes en tout genre, de salaires…) et la source froide ce sont les conséquences, les résultats « en moyenne » (tricherie car ça évacue les différences réelles, par exemple de pouvoir d’achat). L’UE a été construite et étendue pour maximiser les différences afin de faire tourner le moteur capitaliste ; quand les différences s’atténuaient (ce à quoi conduit la concurrence à très long terme par nivellement vers le bas, de même que le thermique finit dans l’entropie, donc la mort) ses dirigeants en ont inventé d’autres, par exemple son extension dès 2004 (sous pression teutonne) sans approfondissement à 10 PECO’s de très faible niveau économique pour le plus grand bonheur du low cost. On a fait exprès de mettre les économies en concurrence, ce qui a fini par y mettre aussi les modèles sociaux, les classes sociales et les pays tout entiers. D’où la transformation du Conseil européen en cohue de nationalismes défendant leurs intérêts. Construire l’UE par la seule voie économique et par, in fine via les directives ou les règlements de la Kommission et les arrêts de la CJCE, pour, soi-disant, converger et amener à l’union politique a produit le contraire : la lutte de tous contre tous, les populismes, le Brexit et l’impuissance de l’UE dans la compétition internationale véhiculée par le SLC mondialisé.
Pour en finir avec cette concurrence endiablée et mortifère, il faudrait que les pays s’unissent, comme fait semblant de le prôner Mac-Tron. C’est chose désormais impossible à cause de la lutte entre pays. La seule convergence atteinte est l’impossibilité de réformer l’UE « ne même temps » que l’impossibilité de la quitter sans dégâts encore plus grands. Ce qui prouve que Mac-Tron brasse du vent pour remonter sur le pavois. Il ne lui reste plus qu’à se réfugier chez l’abbé raisiné de la répression, voire dans le communautarisme religieux.

Le Barnum du grand débat et « en même temps » le saccage continue

Classé dans : politique — 29 janvier, 2019 @ 12:30

Il semble bien que le grand débat (GD) ne soit qu’une façon de gagner du temps et de se refaire la cerise en attirant les votes d’une partie de LR. Le GD regroupe les déplacements en province du Zident, où il rassemble 600 maires d’une région, maires dont on ne sait pas comment ils ont été recrutés (sans doute largement triés sur le volet avec quelques opposants pour faire plus vrai). Ce qu’on appelle là débat n’est en fait qu’un échange de type questions-réponses laissant la part belle au rhéteur qui, il faut le reconnaître, possède à fond ses dossiers quoique de façon orientée. Nous avons en outre les «cahiers de doléances » recueillis en mairie sans qu’on sache comment cette information, largement dispersée et atomisée, sera synthétisée et par qui. Il y a en outre les « débats républicains » ou citoyens menés par des compradores du pouvoir et des maires, sans que l’on voie si dialogue il y aurait vraiment ni comment, là encore, cela sera regroupé, filtré et synthétisé. Nous avons la consultation par internet. Là, c’est un sommet de manipulation car les questions sont fixées et aux 4/5èmes fermées sans que l’on puisse exprimer un point de vue élaboré nécessitant une argumentation construite et assez longue. On ne sait comment opèrent les chargés du filtrage et de la synthèse ; c’est cohérent avec le fait que c’est celui qui organise la consultation qui décide de tout sans contrôle sérieux. Certes le pouvoir a nommé 5 garants qui ne font que contrôler la procédure dont on vient de voir qu’elle est largement viciée à la base. De plus, ces garants sont des notables bien installés dans les arcanes du pouvoir et non des arbitres indépendants. La durée (2 mois) de la procédure (on ne peut pas dire processus) n’est pas un gage de réflexion approfondie ni de discussions argumentées réelles. Il s’agit donc bien de politique spectacle dans laquelle le pouvoir a monopolisé tant la procédure que les conclusions à en tirer. Ce sera d’autant plus facile que les Gilets jaunes sont entrain de se diviser et sont toujours incapables de pondre un programme politique structuré ; on assiste à une infinité de petites propositions, souvent contradictoires, et qui surtout ne font pas un projet de changement construit contre le SLC qui est à la source de tous les maux depuis 30 ans. C’est du reste la raison pour laquelle le pouvoir a soigneusement exclu du GD tout ce qui touche à l’UE et à as politique ultra libérale Dans ce hourvari de propositions non hiérarchisées ni organisées le pouvoir se contentera de faire son marché et de lâcher quelques broutilles et picaillons sur le vieux thème : il faut que tout change (apparemment) pour que rien en change.
Le fait qu’il s’agit de poudre aux yeux se voit dans ce que « en même temps » le pouvoir continue d‘avancer vers le SLC et agit en loucédé. Exemple 1 : un décret du 28 décembre 2018 (eh oui pendant les fêtes de fin d’année) a largement durci les conditions d’indemnisation des chômeurs (durée des pénalités et suppression au lieu de suspension des indemnités) ; de plus l’Unédic se voit confier de fait la définition d’un boulot acceptable sachant qu’en outre il n’y a plus de condition de salaire. Les contrôleurs de l’Unédic seront donc munis d’un pouvoir discrétionnaire d’appréciation ! Exemple 2 : le pouvoir a modifié par décret la procédure des enquêtes publiques : consultation par internet (ce qui élimine ceux qui ne l’ont pas ou ne savent pas s’en servir et ce qui est manipulable à souhait par l’organisateur), une réunion publique animée par le demandeur du projet nécessitant enquête publique (!) sous le contrôle d’un « garant » ne regardant que la procédure. On voit dès lors que les déclarations d’utilité publique deviendront un jeu d’enfant, ce qui, cela dit au passage, annule totalement le rôle de l’autorité du débat public présidée par Mme Jouanno. En outre, comme les protestataires ne seront pas entendus, il faut s’attendre à de violentes ZAD modèle Nantes ou Sivens. Ce pouvoir néglige volontairement que ce qui ne peut être discuté dans des instances ad hoc de démocratie participative le sera dans la rue. Exemple 3 : un arrêté a été préparé pour autoriser la chasse aux oies cendrées (et autres volatiles en voie de disparition) bien que ce soit une espèce protégée même par Bruxelles ! Et le fiscariote est déjà en train de chercher de nouvelles taxes ou impôts pour combler l’accroissement du déficit amené par les 12 milliards déjà donnés aux gilets jaunes GJ) et sans doute les 15 milliards de plus à donner à la suite du GD.
Pis, « ne même temps », la police aux ordres du pouvoir fait dans la provocation, l’huile sur le feu, l’agression, ce qui a pour but de nourrir la violence lors des manifs de GJ ; cela fait de belles images à la télé et permet de ramener au bercail macronien les électeurs de droite apeurés et qui vont abandonner le vote LR pour LREM aux européennes. Parallèlement, on espère avoir un confrontation LREM avec le RN, sur le thème éculé votez front républicain pour faire barrage à l’extrême droite. Et cela va marcher car les forces de gauche sont éparpillées façon puzzle et le LR ne soit plus où il est. Bien creusé, jeune taupe, mais après tout cela, les problèmes resteront : ce sera une victoire à la Pyrrhus.

Les ennemis des Lumières favorisés par les gouvernants

Classé dans : politique — 23 janvier, 2019 @ 11:50

Certains mouvements « modernes »ont entrepris de critiquer notre pacte sociopolitique issu des Lumières du XVII ème siècle, celles-là mêmes qui voulurent le progrès, le primat de la raison sur la foi, la démocratie et la liberté d’expression, l’égalité de tous devant la loi quelles que soient les appartenances (sociales, ethniques, culturelles), les références (religieuses, idéologiques, politiques) ou les prétendus sexes. Furent oubliées les femmes pourtant la moitié du genre humain pour cause du machisme de l’époque.
Certes les Lumières se sont trompées en croyant trop à la raison, à la science, à l’éducation, à leur universalité pour tout le genre humain, à leur excellence. Elles n’ont pas empêché les horreurs du colonialisme et du racisme, de l’imposition des religions et des moeurs des colonisateurs, du mépris des peuples soi-disant arriérés, de l’exploitation éhontée des indigènes prétendûment pour les convertir à la modernité et au progrès. les Lumières ont facilité le développement inconsidéré du scientisme et, dans le domaine économique, d’un capitalisme sans foi ni loi. Elles ont négligé le sort des animaux considérés comme des choses. Elles ne sont pas les seules à s’être fourvoyées car, hélas mais factuellement, il n’y a pas de système de représentation du monde qui ne soit exploité et instrumentalisé pour abolir les oppositions. Ce qui est en cause, c’est davantage l’usage qui en a été fait par les dominants que leur contenu. Et il ne faut pas négliger du tout ce qu’elles ont apporté: les droits de l’homme, la liberté de penser contre les despotismes et les dogmes (droit d’expression, de manifestation, de publication, d’association, de vivre sa vie…), la démocratie représentative, hélas transformée en Canada Dry par le SLC, le développement de la science, la promotion de l’éducation, la primauté du droit sur les croyances, la séparation du politique et du religieux, la prévalence de la dignité et de l’intégrité humaines. Elles ont surtout libéré les forces de l’évolution contre les conservatismes en tout genre.
Tout cet héritage est jeté par dessus bord par certains entrepreneurs d’exploitation des catastrophes racistes et colonisatrices. Ou il est surexploité par les tenants de la liberté absolue, de la suprématie du contrat sur les institutions qui l’utilisent pour annuler le politique au profit du libre-échange sans frontières et sans régulation. Là, on sombre dans le droitdel’hommisme qui multiplie les droits individuels au détriment des droits sociaux et collectifs. Et qui entraîne une compétition sauvage entre droits à la reconnaissance et à l’identité parce que le SLC en dérive son diviser pour régner et refuse lui-même tous lesdits droits collectifs qui font opposition à son expansion continuelle. OK pour tous les nouveaux droits individuels, notamment en matière sociétale, mais sans en profiter pour chasser les droits sociaux comme le fait Mac-Tron.
Les positions des tenants de la thèse de la rémanence du racisme et de l’esprit colonial s’en prennent surtout aux pays occidentaux qui furent effectivement très colonialistes. Il reste à prouver que 60 ans après la décolonisation et 160 après la fin de l’esclavage (Schloecher 1848) que la France est globalement raciste, que les descendants sont coupables des crimes de leurs anciens. Et pourquoi arrêter l’histoire? la France en pourrait-elle pas attaquer l’Italie à cause des conquêtes romaines? Et pourquoi oublier que les rois Noirs participèrent activement à la traite de leurs sujets et de leurs prisonniers? Et pourquoi ignorer que les pays islamiques ne furent pas en retard pour pratiquer l’esclavage et la traite des Noirs? Les attaques desdits tenants sont justement autorisées par les libertés sociopolitiques issues des Lumières. Leur liberté d’expression, d’organisation et de manifestation ne les autorise cependant pas à négliger l’Histoire, ni la situation d’autres pays que leurs attaques ne visent pas lors qu’ils font encore pire que la France aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire que ce pays est inattaquable car ce n’est pas parce que d’autres pays font pire qu’elle saurait être habilitée à les imiter; c’est pourtant ce que fait sans cesse le « benchmarking » SLC avec ses comparaisons destinées à ramener tout le monde à des standards de pratiques.
On a aussi et surtout tous les entrepreneurs de courants fondamentalistes qui utilisent les libertés offertes par les Lumières et la démocratie pour insinuer peu à peu des conceptions socio-politiques qui prônent l’absolutisme, le primat de la loi religieuse sur la loi civile, la soumission de l’Etat aux religieux, la fin de libertés comme celle d’apostasier, d’être athée, de blasphémer (les religions pas les croyants), la mort de l’égalité femmes/hommes, le droit à différentes possibilités de sexualité. Qui, s’ils l’emportaient imposeraient des normes obligatoires pour se vêtir et se nourrir, se marier, traiter les femmes…Or, pour des raisons bassement politiciennes (et commerciales: soigner les pétromonarchies ou la kleptocratie algérienne pour avoir du pétrole et du gaz), les pouvoirs depuis 40 ans ont laissé s’implanter des idéologies d’essence dogmatique qui ont pour but ultime de renverser totalement le modèle sociopolitique issu des Lumières. In fine, le pays pourrait devenir une dictature où les individus auraient perdus leurs droits individuels et s’alignerait sur les pires théocraties ou monarchies théocratiques. Ce qui est en cause n’est nullement l’égalité des religions, des cultures, des ethnies devant la loi, ni les mêmes libertés pour tous; ce sont des pratiques et des mouvements qui visent justement à la supprimer. Des lois récentes ont proscrit le racisme, l’antisémitisme, les atteintes aux groupements culturels ou ethniques, la négation de faits historiques… (Lois dites mémorielles). Mais pourquoi ne s’appliqueraient-elles pas aux extrémistes qui s’en prennent aux autres (antisémitisme, racisme anti Blancs) tout en se réfugiant derrière, par exemple, l’islamophobie ou la compensation des horreurs subies dans l’histoire? heureusement la très grande majorité des gens issus des minorités refusent le contre-modèle tyrannique et ne soutiennent pas les extrémistes. Qu’attend le gouvernement pour s’appuyer sur eux? Ce n’est pas l’immigration qui pose problème ni que les gens vivent leur culture; c’est la libre entrée et le non-contrôle de fondamentalistes plus ou moins radicaux qui manipulent les autres pour imposer leurs vues. Ce n’est pas que les personnes et les groupes soient libres; c’est que les fondamentalistes veuillent les en empêcher en imposant à tous leur propre culture. Ce n’est pas qu’il y ait différentes conceptions du monde; c’est que certaines sont totalitaires et directement contraire à notre pacte social issu des Lumières.
Il ne faut pas jeter la raison avec les Lumières. Certes la raison n’est pas infaillible, certes, elle est loin d’être seule à guider nos conduites et nos idées, certes la raison individuelle doit composer avec la raison collective. Certes, il n’y a pas un modèle standard de rationalité. Mais la raison demeure encore la seule possibilité de tenir des débats constructifs entre thèses plus ou moins opposées et d’exclure de la politique des discussions portant sur des sujets indécidables comme les différentes fois. Il nous faut continuer la ligne générale inaugurée par les Lumières; pas en revenir aux guerres de conceptions, ni au despotisme quel qu’il soit. on développera la raison critique et non dogmatique par l’éducation ouverte et non par la formation instrumentale, ni par l’enseignement de règles civiques surtout axées sur la conservation de notre fausse démocratie et de notre ordre public injuste qui, du reste, forme le terreau des ressentiments exploités par les fondamentalismes.

Le problème majeur des libéraux à la Mac-Tron: la démocratie…

Classé dans : politique — 21 janvier, 2019 @ 10:10

La philosophie des Lumières a permis d’installer dans la culture occidentale le primat de la démocratie comme mode de gouvernement d’une société. C’est une conquête du libéralisme politique, conquête que pour ainsi dire les libéraux soucieux de préserver la propriété, puis le capitalisme, ont toujours vu avec suspicion ou opposition. C’est ce que j’appelle le libéralisme économique, dont on verra qu’il n’est pas du tout libéral contrairement à son référencement idéologique et permanent au libéralisme politique.
La philosophie politique des Lumières, qui avait fini par admettre la souveraineté du peuple chère à Rousseau (chez Locke prétendu pape du libéralisme politique, c’était seulement celle des propriétaires, y compris d’esclaves) et sa représentation à égalité (une personne, un vote… sauf pour les femmes, les SDF, les dingues, les étrangers, et les mineurs) par des délégués élus (démocratie représentative et non directe) quelles que soient les positions sociales, les religions, les ethnies, les « races »… Les faux libéraux y virent tout de suite un danger pour les classes possédantes, savantes et pour les titulaires du pouvoir. Ils s’employèrent donc, afin d’éviter que « la populace » ne finisse par diriger le pays en faveur des ses intérêts qualifiés de grossiers et particuliers, à limiter l’accès au suffrage. Ils installèrent donc le suffrage censitaire dont le seuil était fixé pour chasser les non-possédants. Le raisonnement pour ce faire était simple: ceux qui ne possèdent pas grand chose ne savent pas gérer leurs affaires et en prendre soin (et pour cause vu qu’ils n’ont rien) et encore moins celles de l’Etat et sont donc irresponsables. Ils vivent dans le présent immédiat et n’épargnent pas, ils préfèrent être assistés et vivre ainsi aux crochets des riches. Ils forniquent comme des lapins (Malthus et consorts; ce qui est aujourd’hui prêté à l’Afrique) sans se préoccuper de la suite. Ils ne comprennent rien à l’économie dont la logique veut que tous les coûts soient serrés, à commencer par celui du travail, à la politique qui ne doit travailler que pour l’intérêt général, lequel est bien mieux compris par les propriétaires.
Las, à la suite de révolutions et de la constitution du salariat en classe organisée, nombreuse et capable d’un rapport de forces efficace, les libéraux économiques durent se résoudre à accepter le suffrage universel, y compris pour les femmes qui avaient été exclues par l’esprit patriarcal et machiste des premiers libéraux.
Après la 2ème guerre mondiale qui vit éclore tous les « welfare states » (Etats de bien-être ou « providence ») par suite du primat de la demande suivant Keynes, de la démonétisation de toutes les élites politicardes ayant sombré généralement dans la collaboration, du sentiment d’horreur vis-à-vis de tous les fascismes qui avaient conduit à la catastrophe, de la nécessité de la reconstruction ne pouvant se faire sans l’adhésion des peuples, les libéraux économiques au service du Kapital constatèrent la baisse de la rentabilité des fonds investis par suite de l’augmentation incessante de la part du travail dans la répartition du PIB. Enfer et damnation pour le monde de la libre entreprise, qui plus est menacée par le communisme. Que faire comme disait Lénine?
Dès l’entre-deux guerres, nous eûmes 3 écoles libéralo-capitalistes qui se dégagèrent lors du colloque Lippman à Paris en 1938. L’école tudesque de l’ordolibéralisme (OL) qui consiste à imposer par la constitution du pays des règles de marché concurrentiel intangibles. C’est un gouvernement du pays par des règles à condition que celles-ci soient celles du capitalisme de libre-échange. Pour savoir ce que c’est, il faut lire le TCE rejeté en 2005 et remis en place par le traité de Lisbonne adopté en 2008 en France. C’est c’et ordolibéralisme qui a présidé aux directives européennes de « concurrence libre et non faussée ».
Nous eûmes aussi la régulation étatique à la française via la planification (planisme interventionniste) étudiée et discutée entre parties prenantes (à l’origine sans le patronat bien trop collabo pendant la guerre), orientée par les experts et décidée par le pouvoir politique. C’était du Jean Monnet qui fut eu à peu démonétisé pour faire de l’OL. C’était en partie la politique de régulation mise en place par le New Deal de Roosevelt.
Et, naturellement, le libéralisme pur de type anglo-saxon (LAS): ce sont les marchés libérés de toute contrainte qui font la meilleure politique à condition de n’être pas entravés par les gouvernements. il faut donc limiter l’Etat au domaine régalien et mettre en priorité numéro un et dans tous les autres domaines la liberté d’entreprendre sans contraintes. Lors de l’entrée de la Gibye dans l’UE en 1973, OL et LAS s’entendirent comme larrons en foire car, en fait, ils aboutissent au même résultat: la concurrence über alles. Et les gouvernements français ne cessèrent d’abandonner leurs propre conception (planification plus services publics plus Sécurité Sociale) pour se fondre dans l’OL-LAS.
Aux USA, avec le monétarisme de Friedman (lutte contre l’inflation, interdiction fait au pouvoir de manipuler la monnaie et le crédit), les « marchés efficients d’Eugen Fama, l’école du Public Choice de Buchanan et consorts, il y eut une attaque en règle contre tout interventionnisme étatique, contre le welfare state déresponsabilisant les assistés, contre la démocratie qui faisait que les politiciens voulant être réélus cédaient aux demandes sans cesse croissantes du populo et des groupes sociaux en tout genre, ce qui créait déficit et inflation et ponctionnait le kapital au profit, si j’ose dire, de l’assistance sociale, contre les territoires nationaux qui tendent à se fermer afin de défendre leur modèle de welfare. Avec les élections de Thatcher puis de Reagan fin 1979 et début des années 1980, ce programme fut mis en place avec un succès mondial et accéléré quand le système communiste de l’URSS s’effondra dès 1989. le SLC n’eut alors plus de concurrent le LAS mena le bal évidemment appuyé et permis par l’OL. Il fallut donc laminer l’Etat-Nation, limiter le pouvoir politique, casser les régulations étatiques, empêcher les contestataires de s’emparer du pouvoir tout en faisant de la démocratie du Canada Dry ou un village à la Potemkine. Ce masque était nécessaire pour que le populo ne perçoive pas que désormais le vrai pouvoir résidait chez les capitalistes et les financiers. C’est ce qui donna le SLC que Mac-Tron veut imposer maintenant en France au moment même où il est en recul et démonétisé par la crise énorme de 2008. Comment les libéraux-capitalistes procédèrent-ils, notamment via des cercles réactionnaires comme la Trilatérale ou le groupe de Bilderlberg?
* Casser les frontières et les territoires nationaux par le mondialisation économique, le libre-échange, la concurrence entre Etats, les traités et espaces commerciaux internationaux type CETA, ALENA, TIPP. Casser les monnaies nationales en les rendant flottantes ou en les remplaçant (exemple: l’euro). Diviser les populations en favorisant une immigration massive de gens appartenant à des cultures différentes, en facilitant le communautarisme et l’individualisme. La société se retrouve atomisée en individus et molécularisée en communautés. Ce qui permet de diviser pour régner avec le gouvernement comme seule force de coordination et de répression des opposants. Et quand il n’y a plus de frontières, la politique disparaît et le pouvoir n’a plus qu’à gérer les affaires courantes. La démocratie s’évanouit mais doit être maintenue comme masque. Ce sont alors les marchés, surtout le financier, qui gouvernent automatiquement et imposent « une contrainte extérieure » aux gouvernements. Ce fut l’objet de l’acte unique de 1986 dans l’UE. Rendre aussi les multinationales maîtresses des chaînes de production afin d’obtenir que toutes les économies soient interdépendantes, ce qui enlève le pouvoir de les réguler aux gouvernements.
* Eroder puis privatiser les services publics afin de transformer les usagers en clients faisant des choix individuels, « libres » et rationnels (changement de culture vers l’individualisme et l’esprit calculateur et commercial, faire des partenariats public/privé, supprimer les transferts collectifs égalitaires, diminuer la charge (donc en parallèle les impôts pesant sur les riches, le privé et le kapital; introduire dans ce qui reste du public et l’administration la logique gestionnaire du privé (RGPP, New Public Management, calcul coûts/bénéfices…) qui se fonde sur le calculable et le rentable et transforme le gouvernement en gouvernance technocratique à base de chiffres.
* Mettre en place des « organes » internationaux (OCDE, OMC, UE, G7…) ou les faire tourner (FMI, banque mondiale, BRI, BCE) en faveur du SLC. Ces organes imposent à tous les règles internationales de bonne conduite libéralo-caitaliste. Ils inventèrent le « consensus de Washington » (dont la suppression des droits de douane, ce qui assèche les finances des PVD et PMA et les oblige à s’endetter) comme règles de soumission des pays en difficulté aux normes du SLC.
* Donner la primauté à des agences expertes: notation, cabinets de gestion genre KPMG, normes de comptabilité, organes de comparaison et de statistiques unifiées et aux critères purement quantitatifs et surtout aux données collectées en faveur de la gouvernance capitaliste (exemple: statistiques de l’OIT sur le chômedu).
* Gagner la bataille idéologique: Think Tanks, fondations, formations utilitaires et standardisées (d’où le système LMD) et médias possédés par les hommes d’affaires et régis par l’audimat publicitaire, mettre au pas les universités (nids de contestataires et de cocos) en marginalisant et chassant les opposants, primat de l’économie libérale dans les facultés. Empêcher les populations de réfléchir et de s’engager via la consommation et le crédit, via les médias de divertissement (dont télé-réalité) et le sport-spectacle.
* Détruire les solidarités collectives par la promotion de droits subjectifs (individuels) à l’infini au nom de « droits de l’homme » purement personnels, par la casse du droit et des protections sociaux, par la lutte antisyndicale. Ce qui contribue à l’atomisation du corps social. Favoriser les religions qui promettent un monde meilleur dans l’au-delà et encouragent le repli sur soi et la communauté.L’extension des droits purement individuels ou communautaires permet la compétition absolue entre prétentions à la reconnaissance et à la différence. Psychologiser tous les phénomènes sociaux afin de rendre les individus responsables de leurs choix quelles que soient les situations et les contextes ou les moyens disponibles pour eux. Les gens doivent se lancer dans le sport, la recherche du bien-être et de l’épanouissement personnel, le yoga, le bouddhisme ou toute religion y compris les sectes, le coaching… Ce qui va avec le développement des assurances et des retraites individuelles, de même qu’avec la participation et l’intéressement pour rendre les salariés loyaux envers leur entreprise et le capitalisme des fonds de pension et des fausses mutuelles privées.
* faciliter l’extension du chômage et de la précarité par les délocalisations, les externalisations, les importations low cost; cela crée une « armée industrielle de réserve » qui diminue la combativité ouvrière et fait baisser les rémunérations et les avantages sociaux. Cela permet aussi une faible baisse des prix (faible parce que l’essentiel des gains de compétitivité va au kapital) afin de conserver le pouvoir d’achat. Enfermer les gens dans le crédit afin là encore de les rendre passifs.
Après 30 ans de ce traitement, le SLC a gagné la bataille contre toute régulation du libre-échange sans limites. Las, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse: de nombreux mouvements et organisations ont été suscités par le SLC accumulateur sans fin et promoteur d’inégalités: écologistes, associations de défense des consommateurs, partis nationalistes et démagogiques, remise en place du thème de la nation protectrice, mouvements anti traités internationaux… Le SLC est donc sur la sellette et c’est le moment même où Mac-Tron choisit de l’imposer brutalement en France. D’où les Gilets jaunes. Il pense contrer le mouvement par son grand débat public. Mais l’essentiel en est exclu, à savoir les méfaits du SLC et la façon dont il a été implanté. il se contente de faire monter le Front national, ce qui lui vaudra le retour du front républicain. Et il pense qu’il va rallier à sa casaque le gros des électeurs LR affolés par les casseurs et de même idéologie que lui. C’est ainsi qu’il va sans doute remporter les européennes de mai 2019. Ce sera une victoire à la Pyrrhus car tous les problèmes de fond, non abordés dans le grand débat, resteront non traités… Et pour cause puisque Mac-Tron veut défendre son modèle SLC.

O culture que de crimes Mac-Tron commet en ton nom!

Classé dans : politique — 17 janvier, 2019 @ 12:18

La macronie a décidé qu’il n’y avait pas de culture française, ce qui justifie de ne rien faire pour maintenir la spécificité du pays dans le concert international. Ce qui justifie aussi de laisser mettre en place communautarisme et/ou multiculturalisme afin d’imiter le monde anglo-saxon. Ce qui permet « en même temps » de prétendre intégrer la communauté musulmane dans le pays au même titre que toutes les autres au nom de la « laïcité positive ». Commençons par quelques distinctions de base, que les journaleux et autres politicards ne font jamais au nom du « padamalgame »; celui-ci est énoncé pour éviter toute accusation de phobie de quelque chose.
Déjà, qu’est-ce que la culture? Certainement pas les paillettes de M. Lang qui entend globalement par là tout ce qui est artistique et aligne le rap sur Trenet ou Brassens ou la musique classique… La culture relève d’une définition sociologique ou anthropologique: c’est l’ensemble des us, coutumes, traditions, représentations et savoirs, références collectives de perception et de compréhension du monde (dont conceptions de celui-ci), façon de penser et logiques de raisonnement, pratiques sociales et de relations entre acteurs sociaux, normes, valeurs et idéaux de conduite, bref tout ce qui forme « les patterns » ou « culture de base » des gens appartenant à une communauté historiquement et géographiquement formée comme espace d’appartenance et d’attentes mutuelles. Cette conception montre à l’envi que la France n’est pas uniculturelle; elle est plurielle et diverse, ce qui ne donne que très partiellement raison à la macronie qui, en même temps, refuse l’unicité de la culture et prône l’unité et le rassemblement du peuple tout entier sous sa bannière SLC.
Certes, le pays recèle des cultures « provinciales » (Bretagne, Catalogne, Pays Basque, Corse, Alsace-Lorraine, Languedoc…), des cultures « corporatives » (dont celle de l’énarchie qui a mis le pays au service du SLC et fait promouvoir son champion, Mac-Tron, à sa tête), des cultures situationnelles (culture paysanne, culture syndicale, culture rurale ou urbaine…), des cultures de groupes en tout genre (Gays, LGBT, écolos, végans…), des communautés religieuses ou ethniques, des cultures individualistes (dont SLC et anarchistes à la Stirner) ou sociales, économiques ou politiques ou sociales. La question est donc bel et bien de coordonner tout cela sans rabattre cette diversité sur un culte de « l’UN, de la souveraineté absolue et indivisible, du primat du politique sur la société civile, de la prépotence de l’Etat extérieur et supérieur à la société. C’est ce que préconise la fédéralisme intégral de Proudhon…
Il faut aussi considérer que les différentes cultures sont « en même temps, en concurrence et en union, autonomes et interdépendantes, sectorielles et transversales, simples ou unitaires et complexes. Ce qui réfute le simplisme communautariste ou multiculturaliste que semble partager Mac-Tron. Les deux ne sont pas équivalents. Le communautarisme est prosélyte, envahissant; il tend à imposer ses normes aux populations qu’il prétend réunir et même dans les cas extrêmes les imposer à tous sur le territoire qu’il domine. Etendu à l’espace d’un pays, ce communautarisme se mue en nationalisme avec tous les dangers que l’on sait. Le communautarisme porte le danger de l’opposition entre communautés du conflit. Il divise et fait éclater le corps social en communautés de chiens de faïence. Le multiculturalisme ne découle que sur la juxtaposition pacifique de groupes culturels différents et voulant vivre leur identité propre dans le concert social sans envahir l’espace public au détriment des autres groupes. Cela dit, il porte potentiellement le risque de sa transformation en communauté fermée voire offensive. Ces deux situations sont de fait et sont un des signes du pluralisme sociétal. Mais il convient de ne pas encourager leurs dérives potentielles comme le font les gouvernements plus ou moins mactroniens afin de diviser pour régner ou par pur électoralisme façon Tonton. Ils ne sont à proscrire que s’ils contribuent à détruire ce qui fait d’une pluralité sociétale une union politique consentie via des valeurs sociopolitiques transversales à tous les groupements sociaux.
Ce qui nous amène à dire que contrairement à la position de Mac-Tron il y a bel et bien une culture commune même si elle ne porte que sur ce qui fait un communauté politique de citoyens prenant ensemble en mains leur destin. C’est ce qui fait que les diversités et les identités tiennent ensemble au lieu de s’opposer. Quelles sont ces valeurs transversales, c’est-à-dire au-dessus des particularités, qui font que l’on puisse faire société malgré les différences. Et je dirais à cause d’elles car l’uniformité n’existe pas et serait mortelle, car d’emblée nationaliste ou absolutiste et fondée sur un seul aspect du social (par exemple la religion ou l’économisme unidimensionnel ou le pouvoir politique). Ci-dessous, je vais énoncer quelques valeurs unificatrices mais sans culte de l’UN.
La neutralité de l’espace politique vis-à-vis des religions, conceptions du monde, idéologies… C’est ce que viole Mac-Tron en voulant imposer au pays son SLC unidimensionnel d’obédience purement libérale à base d’homme rationnel, calculateur, individualiste et amoral. Certes, le pouvoir politique n’est pas neutre mais il ne peut légitimement adhérer à autre chose qui fasse consensus dans l’espace politique. Attention: ne pas confondre l’espace public (rues, etc.) avec l’espace politique comme le font certains laïcards voulant proscrire tous le signes religieux partout. Ce qui implique en sens inverse le respect des lois si celles-ci sont justes et respectent « la décence commune » de même que le rejet de la violence, de la force, de l’autoritarisme. A condition que tous les points de vue soient considérés à égalité sans privilèges pour le pouvoir, la richesse ou l’expertise.
La laïcité entendue comme tolérance mutuelle vis-à-vis de toutes les croyances et conceptions, comme respect de toute vie, de sa digité et de son intégrité. La recherche permanente de plus de justice comme nécessité de la cohésion sociale et de l’adhésion à la communauté politique (une politie en grec)
Le primat des lois votées au nom de l’intérêt général sur les normes particulières, notamment religieuses. C’est aussi violé par Mac-Tron qui remplace l’IG par la promotion des seuls intérêts des capitalistes. Les lois immanentes et provisoires d’un pays ne seraient être refusées au nom d’une conception particulière des choses ou d’une transcendance quelconque.
La recherche de l’entente et du consensus par l’expression de tous, la discussion et la négociation. Ce qui exclut d’emblée le monarchisme technocratique macronien. Il doit y avoir une « éthique de la discussion » encouragée par le système politique et surtout par le fait qu’il serait lui-même une structure et un processus d’élaboration démocratique des décisions en tant que structure démocratique réelle de mise en expression, de débat et de négociation entre intérêts et entre groupes sociaux. L’entente est facilitée par la mixité sociale, c’est-à-dire une situation de mélange social et de réciprocité de points de vue.
L’égalité de tous devant la loi et la primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers. L’universalité de la loi au-dessus de toutes les différences. Evidemment cette égalité vaut quels que soient le sexe, la religion, la culture, l’ethnie, la position sociale, les conceptions sociopolitiques ou économiques. Ce qui suppose égalité des droits et des devoirs pour tout le monde et pas seulement pour les pauvres.
Le respect mutuel des uns envers les autres, des groupes entre eux, la reconnaissance de la dignité de chacun, individu ou groupement. La reconnaissance de ce que tout travail doit donner les moyens de vivre dignement. Le primat de la formation pour élever chacun au maximum de son potentiel et garantir la justice dans la reconnaissance du mérite.
La recherche de la solidarité et de la coopération au lieu de la compétition chère à Mac-Tron; la justice sociale conçue non comme égalité des situations, mais comme tendance à leur égalisation, fondée sur une vie digne et munie des moyens nécessaires pour chacun. Ce que nie tout simplement la politique anglo-saxonne donc Mac-Tron fait ses choux gras d’imitateur.
La méritocratie réelle récompensant chacun en fonction de ses contributions effectives à l’intérêt général et de ses moyens ou efforts.
La participation de tous à égalité pour la définition du bien commun, ce qui implique une démocratie réelle loin de la monarchie mactronienne ou des démocraties illibérales.
Il apparaît donc facilement que tout pays cohésif dispose d’une culture sociopolitique, à la fois morale et civique, dominante. de ce point de vue il y a bel et bien une culture française initialisée par la révolution de 1789. Cela ne veut pas dire que ses principes soient réalisés. Mais cela indique au moins, en tant que principe régulateur, l’orientation à prendre et donne une norme d’évaluation des pratiques politiques de nos gouvernants. L’exercice de passer le macronisme à la moulinette de cette culture devient alors assez simple et plein d’enseignements. Dire qu’il n’y a pas de culture française, c’est en fait fermer le débat et interdire toute référence d’évaluation du macronisme. Celui-ci n’a qu’un critère: le succès économique dans le grand concert mondial du SLC concurrentiel et quantitatif-monétaire.

Petite contribution à la démocratie

Classé dans : politique — 17 janvier, 2019 @ 10:16

J’ai déjà traité de la démocratie représentative francaouie dont les vices de structure et de conception font qu’elle doit être totalement fichue en l’air au profit d’un fédéralisme intégral. Je sais naturellement que ma proposition de refonte ne sera même pas lue tant les politiciens professionnels de toute obédience, y compris Mélanchthon, tiennent tous à conserver le monopole du suffrage et du pouvoir. Aussi, ici, vais je me contenter de quelques mesurettes susceptibles d’améliorer le jeu:
La proportionnelle doit compter au moins la moitié des sièges; cette moitié est élue au suffrage national direct et à un seul tour et non sur des circonscriptions électorales souvent devenues des fiefs. L’autre moitié reprend le mode de scrutin actuel, majoritaire uninominal à deux tours mais par circonscriptions régionales. Aller plus loin rendrait la chambre législative beaucoup trop instable.
Les non-votants, blancs et nuls donnent des sièges vacants de non-représentants. Le vote des lois requiert donc la majorité des sièges y compris ceux des non-représentants. Ces règles valent pour toutes les élections (communes, assemblée régionale, chambre et sénat).
Les sénateurs, qui représentent les territoires, sont élus au suffrage direct au niveau de la région à la proportionnelle intégrale; ils deviennent une chambre en même temps sociale chargée de l’aménagement du territoire et des transferts fiscaux et des subventions ou dotations entre régions, ce qui fait supprimer le CESE. Ils continuent de participer aux débats préparatoires à la fixation des lois. Toute loi doit recueillir au moins la moitié des membres des deux assemblées (suppression de la navette et du monopole de l’assemblée nationale) y compris naturellement les sièges vacants de non-représentants.
Nul ne peut être élu s’il ne rassemble pas au moins un tiers des inscrits (l’assemblée nationale actuelle n’a eu que 15 % au premier tour des législatives…) et cela afin d’assurer une légitimité minimale à la représentation.
Toute organisation ONG, association organisée, syndicats… et de niveau national peut présenter des candidats aux législatives ou de niveau régional (ou national) aux sénatoriales. Cela pour enlever aux partis le monopole de la présentation des candidats. Les confédérations syndicales des salariés unies aux chambres des métiers chères à Pelloutier peuvent présenter des candidats ou les Unions Régionales au même niveau territorial. Cela vaut pour une confédération à créer regroupant Medef et autres syndicats patronaux, chambres d’agriculture, de métiers et de commerce.
Nul ne peut être réélu plus d’une fois (2 mandats consécutifs seulement), ni être élu dans plus d’une instance (grandes ville ou métropoles, communautés de communes de plus de 50 000 habitants, assemblée, sénat).
Les lobbys sont interdits de présence auprès des élus et de relations avec eux. Les cavaliers législatifs sont interdits; les portes tournantes entre position d’élu et postes professionnel privés ou publics sont interdites.
Les moyens étatiques (INSEE, Autorités administratives indépendantes, Agences de contrôle, services se statistiques et d’études des administrations…) sont mis au service des élus qui, en outre, les contrôlent, directement au lieu de ne servir que l’exécutif.
Les services publics ou les EPIC sont mis sous le contrôle d’un conseil de surveillance multipartite: représentants des associations de consommateurs, des élus nationaux, des élus régionaux, des syndicats représentatifs du personnel. Ils ne sont plus étatisés mais socialisés.
Aucune loi ne peut être votée sans examen préalable d’un dossier environnemental complet (climat, nuisances, diversité biologique, impact sur les terres cultivables, les bords de mer et lacs ou rivières ou les forêts…). Aucune loi ne peut être donc votée sans consultation antérieure des « parties prenantes » dans la société civile. Les lois doivent être impératives, universelles et substantielles, non procédurales. Elles fixent des normes de précaution et non des procédures ou des codes de déontologie industrielle d’auto-régulation.
Le gouvernement est nommé par un triumvirat constitué du président de la république élu au suffrage universel et des présidents des deux chambres. Ce triumvirat dirige l’exécutif. Le monopole des projets de loi est enlevé à l’exécutif; dès lors il n’y a pas de différence entre projet ou proposition de loi. Ce sont les assemblées qui déterminent leur agenda et non l’exécutif. Le but est d’enlever à celui-ci sa toute-puissance législative.
le Conseil constitutionnel examine la moralité et la compétence des élus, de même que l’absence de conflits d’intérêt. Les retoqués sont remplacés par le 2ème des élections sous réserve de l’atteinte du quorum; si non il y a réélection.
Libre à tout un chacun de compléter ou de modifier ces propositions. Cela ne fera pas une VI ème république mais on n’aura plus une monarchie technocratique élective.

Mac-Tron a lancé son grand débat national

Classé dans : politique — 14 janvier, 2019 @ 12:10

J’ai lu lettre ouverte lancée dans la presse par le Zident, il y a à boire et à manger dans ce gloubi-boulga très bien écrit mais qui laisse mal augurer de la suite qui lui sera donnée. il s’y trouve des choses inconrestables, notamment sur le constat de la situation du pays. Mais justement que vaut une analyse dont on ne peut pas dire le contraire? Pas grand chose car cela ne répond pas aux tests de falsification chers à la science selon Popper. C’est un élément de méthode imparable et simple que de se poser cette question qui permet de déceler ce qui n’est que paroles verbales sans intérêt pour un débat.
Plus grave est le fait que ce prétendu débat concerne une foultitude de sujets d’une grande complexité et dont les variables sont largement interdépendantes. C’est alors la bouteille à l’encre qui domine et poser de telles questions ressemble fort à une démarche consistant à noyer le poisson dans un océan de problèmes que seule une longue; globale, étendue à tous et intense réflexion peut amener à des solutions. Poser ainsi ce genre de problème à un peuple tout entier et dans un temps si court ne peut pas déboucher sur du tangible et du sérieux. On serait donc en présence d’une fausse consultation de défoulement et de récupération. Cela découle aussi de ce que le Zident déclare nettement qu’il se réserve, dans son immense sagesse et son grand savoir, de retenir tout seul ce qu’il décidera. On reste donc dans la gouvernance impériale, descendante, verticale et jupitérienne. Cela s’apparente aux méthodes managériales modernes dans lesquelles les chefs consultent le personnel en se réservant le monopole de la décision. cela rappelle les groupes d’expression lancés sous Tonton et les boîtes à idées de l’époque. Et soulignons que le thème mis en débat était toujours fixé par le management…
Ce qui frappe le lecteur, c’est que le débat n’est pas structuré, pas hiérarchisé. En particulier, le problème de la démocratie, qui est le plus crucial et de loin comme on va le voir, ne figure pas du tout au premier rang des préoccupations et thèmes présidentiels. Voyons en quoi cela contribue d’emblée à fausser le questionnement.
La société est un phénomène social total, un système complexe dont toutes les variables ou dimensions ne se situent pas sur le même plan. Il y a, comme on dit en analyse systémique, des variables de commande et ensuite de pilotages par rapport à un projet transversal du système; celui de vivre, de « persévérer dans son être » et de s’adapter. Ce qui compte avant tout, c’est la nature du projet du système pour lui-même. la question principale est donc de définir le projet commun pour toute la société. Le gloubi-boulga néglige aussi les niveaux de décision et d’action ainsi que les rythmes temporels: il ne distingue pas entre le projet à très long terme (les fins sociopolitiques, la stratégie à long et moyen terme (comment s’y prendre pour les atteindre), la tactique à court terme (adaptations en fonction des circonstances). Exemple: le programme du CNRS après la guerre a fixé les orientations et buts de la société, la stratégie a consisté à se doter de services publics, de la sécurité sociale, de la planification indicative et de l’aménagement du territoire, la tactique dans le budget et les interventions économiques. Mais Mac-Tron n’a pas besoin de ces distinctions car son projet, c’est le SLC (celui de l’UE et des instances internationales) qui ne fonctionne que par règles procédurales et à court terme vu que les marchés s’auto-régulent et sont « efficients ». C’est la politique de l’offre par les entreprises et les riches qui font « ruisseler » leurs richesses. Et il annonce dans sa lettre qu’il poursuivra ce cap annoncé dans son programme et qu’il ne reviendra pas sur les mesures déjà prises. Circulez, il n’y a rien à voir là alors que c’est le projet qui n’a été soutenu que par une minorité d’électeurs.
Revenons y. Le projet doit être, en république vraiment démocratique, axé sur l’intér^t général et le bien commun pour tous et la société tout entière afin qu’elle se développe comme entité globale et survive D’où les questions: qui le définit, comment, pour qui? Réponse implicite de la démocrassouille mactronienne: les élus légalement et surtout le Zident élu au suffrage universel et maître de sa majorité législative. Pour qui? La réalité depuis 30 ans répond pour le kapital. Avec qui? La majorité élue orientée par la technocratie au service du pouvoir. Donc, comme le pouvoir souverain consiste « à donner et casser la loi » il s’ensuit que les élus ont le monopole de la détermination du bien commun. Et en univers de monopole du pouvoir, de système électoral biaisé et de toute-puissance des experts, eux-mêmes d’idéologie néolibérale et inféodés au kapital, il n’y a plus de démocratie réelle. Evidemment, Mac-Tron ne veut pas qu’on entame ce monopole de la détermination de l’intérêt général par une assemblée souveraine absolutiste et par lui manipulée. C’est l’évidence même car dans le cas contraire le pays ne saurait être plié aux exigences du projet néolibéral par les règles votées, par la répression judiciaire et par la propagande médiatique au service du pouvoir.
Il est ainsi démontré que le premier enjeu est celui-la même que le Zident ne peut faire vraiment aborder: la démocratie pour fixer les finalités communes, les valeurs transversales, déterminer la stratégie et répondre aux aléas et évolutions imprévisibles. La redéfinition de la démocratie francouie devrait donc être mise en tête des débats. C’est non et on sait pourquoi; Et quelle sera l’issue de cette mystification? Un échec lamentable qui marquera la fin du macronisme. tant mieux car celui-ci veut installer maintenant et à contretemps un SLC qui est déjà mort ailleurs. Ce que du reste le malhomme reconnait explicitement? Serait-ce alors un partisan de la logique shadok: plus on échoue, plus on a de chances de réussir…

La « moraline » de Mac-Tron

Classé dans : politique — 13 janvier, 2019 @ 12:17

La ville dont le prince est un enfant vient d’être honorée par une nouvelle saillie du Zident au sujet des droits et des devoirs, de la responsabilité et de l’effort. Cela complète le tableau de la répression et de la stigmatisation des GJ (les exactions ayant été montées en épingle par le pouvoir et les médias). C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité et jette de l’huile sur le feu au lieu d’apaiser les tensions. Mais prenons le malhomme au mot; oui, OK pour que chacun fasse son devoir en raison de ses droits, assume ses responsabilités et soit rétribué ou récompensé en fonction de ses efforts. Mais que « Messieurs les assassins commencent »! Car qui ne le fait pas? Ce sont précisément les soutiens de Mac-Tron. Voyons voir afin que le prince balaye un peu devant sa porte et regarde la poutre dans son oeil au lieu de la paille dans celui des autres.
* Du côté des politicards. Qui vote des lois systématiquement en faveur du kapital, des riches, de la phynance, du libre-échange mondialisé, bref du SLC? Ce qui a pour conséquence la disparition des services publics ou leur abaissement, la diminution de la protection sociale, la stagnation des salaires et des pensions qui ne sont plus indexés sur l’inflation, la précarité et la pauvreté? Qui fixe le taux d’usure pour le crédit à la consommation à plus de 20 % (vous avez bien lu)?
Qui pantoufle en permanence dans les deux sens entre public et privé, qui fait grand usage des revolving doors des grands hôtels? Qui, en fait, dirige le pays: les politiques ou la phynance et Bercy, les deux s’étant du reste confondus et se tenant par la barbichette sans se préoccuper des conflits d’intérêt? La commission de déontologie n’est-elle pas devenue bidon après l’affaire Pérol? La Haute autorité pour la transparence de la vie politique fait-elle vraiment son job? Où est passée la défense de l’intérêt général et du bien commun, ce qui caractérise une république démocratique, chez les hauts fonctionnaires et chez les dirigeants politiques?
Qui triche sans le moindre sentiment de honte à l’instar des Ferrand, Fripouillon, Cahuzac, le Guéant que ses ailes de voleur empêche de marcher, Tsarkozy avec sa star cosy qui n’est toujours pas condamné bien qu’ayant plus de 10 casseroles aux fesses…? Où est la moindre vergogne quand l’individualisme, le narcissisme, l’ambition règnent en maître chez les détenteurs du pouvoir et de l’exercice de la souveraineté? Où est la « common decency » que défendent contre eux les Gilets Jaunes: entraide, solidarité, justice, respect des autres, dignité? Qui a fait du copinage, de la cooptation, de l’esprit courtisan, des privilèges et prébendes un mode de gouvernement? Qu’en pense Benalla (kbar)?
Qui a transformé la démocratie représentative en démocrassouille monopolisée par des rentiers de la politique, en légalité sans légitimité, en pouvoir vertical, descendant hiérarchique? Qui a tout confié à la technocratie des Grands Corps et de l’énarchie au détriment des corps intermédiaires, du dialogue social et des collectivités territoriales? Qui prône l’austérité et la « désinflation compétitive » pour les prolos tout en remplissant ses caisses du produit de ses fouilles (eh eh)? Qui truque les statistiques (chômage, pouvoir d’achat, PIB…)? Qui fait de la novlangue pour tromper le peuple en appelant modernisation et progrès ce qui n’est que régression? Qui est fiscariote et injuste dans la répartition de l’impôt au point de taxer de plus en plus la seule classe moyenne? Qui a bouzillé la méritocratie par les études supérieures auxquelles le plus grand nombre ne parvient plus? Qui détruit les hôpitaux à petit feu? Une classe politique transformée en oligarchie rentière et sans efforts d’innovation car prise depuis longtemps dans la « pensée unique ». On a d’un côté une oligarchie publique technocratique et de l’autre une ploutocratie privée, les deux ayant d’ailleurs quasiment fusionné via les fausses agences indépendantes d’Etat, les pseudo-hautes autorités indépendantes, les privatisations et les partenariats public-privé. Et tout ce micmac parle la même langue fricophone.
* Du côté des puissants économiques et financiers? Qui dispose de retraites-chapeau, de rémunérations astronomiques, de golden hello, de primes de départ vertigineuses, de stock-options et qui en outre triche comme Ghosn ? Qui a des biens ostentatoires? Qui s’exile pour ne pas payer d’impôts et place son pognon dans des paradis fiscaux? Est-ce bien responsable et vertueux quand « en même temps » on délocalise, on externalise, on dégraisse pour mieux rémunérer les actionnaires (58 milliards de dividendes en 2018), on spécule, on prône les travailleurs détachés ou ubérisés ou l’immigration pour faire abaisser les rémunérations et les protections sociales? Qui fait de l’optimisation fiscale, qui déplace le siège social là où il y a le moins d’impôts, qui fait du LBO et du private equity? Qui trompe sciemment avec la publicité et influence les autorités de protection de la santé et de l’environnement? Qui spécule sur les produits dérivés et les titres pourris? Qui par les lobbys passe son temps à peser sur les décisions politiques? Les rémunérations de ces gens-là sont-elles vraiment la contrepartie justifiée de compétences, de responsabilités et d’efforts réels?
Du côté des médias, de la pub., de la com.? Qui a autorisé que les médias appartiennent aux industriels et financiers et soinet sous la dictature de l’audimat et des publicités? Qu’est-ce-qui fait que les grands médias aient soutenu la candidature de Mac-Tron ou le vote pour le TCE en 2005 de même que la finance et l’industrie ont propulsé et subventionné le malhomme? Du côté de la magistrature couchée. Qui n’a jamais fait de la justice un pouvoir réellement indépendant des princes? Qui fait que la justice est tendre avec les délinquants en col blanc et méchantes avec les voleurs de bicyclette? Comment se fait-il que les Bon, Tsarkozy, Cahuzac, Gohsn, etc. soient si peu punis de leurs méfaits? Pourquoi cela tarde tant d’avoir un procès Fillon ou Ferrand ou un procès sur les financements indus de campagnes électorales dispendieuses? Qui a transformé les entreprises en personnes morales de façon à les sanctionner à la place de leurs dirigeants comme dans le cas d’AZF? Qui a fait voter une loi sur le secret des affaires afin d’empêcher les journalistes de révéler leurs magouilles?
Le Zident a traité les GJ de « foule haineuse ». Objection: ce n’est pas une foule, encore moins haineuse. Ce n’est pas non plus le peuple, mais seulement une partie. Mais cette partie est le symbole et le symptôme de toute la population laminée par le SLC et qui se révolte ainsi par procuration. C’est un mouvement d’action directe qui s’auto forme et s’organise peu à peu dans sa propre expérimentation sociale, dans sa « praxis ». Il fait comme le forgeron: il se crée en se créant et en agissant. Et il a la foi du charbonnier en un monde plus juste. Mais il a à ses débuts et encore pour l’instant la magistrale erreur de s’en remettre au prince; il est vrai que celui-ci s’était auto-désigné comme correspondant de lutte en zigouillant tous les corps intermédiaires et en croyant autorisé à changer le peuple grâce à son élection légale mais super minoritaire. Or, il en faut rien attendre de ce bonapartiste invétéré car sa politique s’oppose à celle voulue par le peuple défavorisé et par les GJ sur 3 points essentiels:
* la démocratie réelle et vraiment représentative; le Zident, lui, se comporte en autocrate technocratique et exerce le pouvoir de façon hiérarchique, verticale et descendante. Cela lui est nécessaire pour imposer ses réformes SLC à marches forcées; ce qui suppose le monopole du pouvoir et, si ça coince, la répression judiciaire et policière.
* le projet de société; celui des GJ est de sortir de la compétition, de l’individualisme, du tout management, du libre-échange sans limites, des approches comptables, de la logique austéritaire imposée par l’Allemagne et le SLC; bref de la justice sociale. Celui, SLC, de Mac-Tron est totalement antinomique de ladite justice, de la solidarité, du dialogue social. Il ne peut en changer car il est sous le contrôle de l’UE ordolibérale à la teutonne et des instances mondiales. Il ne veut pas en changer car il croit que le SLC est la seule bonne voie à la mode du TINA de Margaret Thatcher.
* les GJ revendiquent d’être écoutés et entendus au nom de sa raison pratique pour garder son Kant à soi. Mac-Tron, en tant que technocrate appartenant « au cercle de la raison » pense détenir « la science économique » qui nous délivre les saintes écritures de l’efficience et de l’auto-régulation des marchés, de la seule et meilleure façon d’affecter les ressources pour la croissance. Cela n’a rien de prouvé, ce qui fait de l’économie non une science mais une théorie, mais Mac-Tron y croit et pense que les opposants, à l’instar de Staline, sont des imbéciles ou des fous. C’est pourquoi les GJ sont pour lui une populace. Il pense que si la France est à la traîne du SLC, c’est parce qu’elle n’est pas assez néolibérale, comme les épigones de Staline disaient que si le communisme était encore insuffisant c’était parce qu’il n’y avait pas assez de communisme! Mac-Tron est dogmatique alors que le peuple est pragmatique!
Le grand débat ne débouchera donc sur rien, ce que déjà maints GJ subodorent. Attention alors au retour de bâton et à la colère du peuple floué.

La cour du roi péteux

Classé dans : politique — 10 janvier, 2019 @ 12:31

Si la situation n’était pas si grave, on se réjouirait de la pétaudière que Jupiter a fichue dans le pays. C’est comme au casino (du reste le SLC européen et mondial en est bien un): rien ne va plus. Cela tire dans tous les sens et pendant les mesurettes du gouvernement le saccage continue, comme on disait de la vente chez TATI en 1968. Dernier exemple: la Valls-hésitation sur la suppression de la atxe d’habitation pour les 20 % de ménages les plus riches, la richesse étant fixée à 2500 euros par mois pour un célibataire. Le nombre de 4 000 autrefois énoncé par Zizi Rider est enfoncé! Et il serait question d’inclure cette idée dans le grand débat national au nom de la justice, les GJ étant supposés accepter que spolier Pierre profite à Paul! Et on ne peut que rigoler à propos de la polémique lancée contre la souscription au profit du boxeur de flics… Rappelons qu’il meurt bien plus d’ouvriers du bâtiment chaque année que de poulets, les premiers n’ayant pas choisi un métier à risques au profit de l’Etat.
L’empereur des bandits manchots croyait apaiser la colère des GJ en leur balançant 10 à 12 milliards (sur 1200 de dépenses publiques) et en annonçant un « grand débat national » participatif pendant 3 mois à partir de janvier. C’est raté, comme, d’ailleurs, la disparition espérée du soutien des Francaouis aux GJ (on est toujours au-dessus de 50 %).
Donc échec au roi qui désormais brandit le Massu sécuritaire pour mater la révolte itérative des GJ. on va faire voter encore plus de lois répressives comme si l’arsenal démentiel dont on dispose déjà dans un soi-disant Etat de droit n’était pas suffisant! Pour établir ces nouvelles répressions censées dissuader les manifestants bien plus que les casseurs, le pouvoir a consulté, et seulement eux, les syndicats de poulets.
« En même temps », le pouvoir matraque en boucle son discours de défenseur de la république, de l’ordre, de la sécurité, du droit, de la démocratie auxquels s’en prennent des sauvages et des barbares qui veulent casser nos si belles et justes institutions. Salauds de révolutionnaires autoproclamés et à la noix de cocos, bouffez du Bounty. Le gouvernement va même jusqu’à accuser les opposants qui ne ne se joignent pas à lui pour éradiquer la nouvelle peste brune d’être complices. Car quand la ripoublique est en danger il faut que tous les partis se rassemblent pour faire front commun. Comme en 1936; et voilà que l’on nous prépare une resucée de tous contre le FN pour sauver le soldat Mac-Tron. Ce n’est pas très nouveau monde que de procéder ainsi…
Le pouvoir, ou ses copains des médias, est tellement déboussolé, lui qui pensait disposer de la légitimité populaire en oubliant que ses députés n’avaient été élus en moyenne que par 15 % des inscrits, qu’il en perd la maîtrise de la langue française. C’est hélas une cohérente suite à des lustres d’usage de la novlangue managériale où réforme veut dire régression, de diffusion du franglais dans les hautes sphères du pouvoir (malgré la loi Toubon), de formation purement technocratique des prétendues élites. Hier un gugusse a parlé du tesson « cassé » avec lequel un trublion menaçait les flics. On nous serine qu’il ne faut pas agresser « les dépositaires de l’autorité; please, dites détenteurs car l’autorité nest pas un dépôt de marchandises, ni une quantité à répartir. On est heureux de savoir qu’un tesson est cassé comme dirait l’éponyme Philippe. Le Zident a « tweeté », tel un vulgaire Trump, que la violence s’en était pris à la république, à la démocratie, à l’Etat de droit, aux institutions. C’est la 1ère fois qu’elle est ainsi personnalisée comme sujet de droit (ce qui « en même temps » impersonnalise les fauteurs de trouble). Les poulets en tout genre ne sont plus des membres ou des agents des forces de l’ordre, mais « des forces de l’ordre ». Il faut passer à « un projet d’avenir »… L’ONU ne va sans doute pas tarder à retirer à la langue française, qui lui servait comme test de clarté dans l’énoncé des textes internationaux, son petit privilège car elle est aussi précise désormais que le gloubi-boulga anglo-saxon que l’on appelle globish.
Le débat national s’annonce sous de mauvais hospices. Déjà, il manque des thèmes essentiels par rapport à ce que demandent les GJ: le modèle SLC, l’immigration, les orientations de l’UE, la sécurité, la justice sociale… Il n’y a que 5 500 maires sur 35 500 qui se sont portés candidats à la tenue de « cahiers de doléances ». La directrice des opérations, Mme Jouanno se retire du jeu ripoublicain. Mac-Tron va cadrer le machin via une lettre ouverte aux Francaouis. Soulignons que ce pseudo-débat est totalement inutile car la situation des Fancaouis est parfaitement analysée et documentée. Elle provient d’un choix de société par les seuls politicards, à savoir en avant toute vers le SLC depuis 40 ans. le dbat n’est sans doute pour cette raison qu’une diversion afin de gagner du temps et de se refaire la cerise avant les européennes. Rappelons que les GJ ont mis en évidence 4 domaines essentiels de réformes à apporter:
* la démocratie participative et le référendum d’initiative citoyenne; là Mac-Tron va en profiter pour faire des réformes que le Sénat désapprouve et pour lesquelles il n’est pas certain d’obtenir les 3/5ièmes des voix du parlement réuni à Versailles. C’est finaud, comme dirait Romain Goupil, l’ex-gaucho converti au SLC; mais c’est peu probable que cela marche car c’est très en-deça des revendications des GJ.
* la justice sociale, à commencer par la fiscale; on peut penser que le pouvoir en restera à la fiscalité sans toucher à l’ISF ni à la flat tax (30 %) sur les revenus financiers. Quant aux autres aspects plus globaux de la Justice on repassera
* la mise en cause du SLC, de la mondialisation commerciale sans limites, de l’UE plus SLC que le diable libéralo-capitaliste lui-même. la question ne sera pas posée car ce serait mettre fin à la politique SLC voulue par le pouvoir.
* et la restauration de la souveraineté du peuple et de la nation sur son territoire contre la disparition des frontières, l’absorption du pays par des instances internationales non démocratiques, le noyautage du pays par les communautés et les religions d’origine étrangères, contre le multiculturalisme et le relativisme baptisés diversité et droits individuels de l’homme. Arrêtons-nous sur ce point. les instances SLC mondiales et européennes mènent depuis 40 ans une politique de suprématie du libre-échange et du pognon sur toutes les cultures nationales qui ne seraient que des survivances réactionnaires pour des beaufs. L’idée est d’obtenir une gouvernance mondiale qui fiche en l’air les territoires à des fins commerciales et qui facilite l’arrivée de populations étrangères pour avoir du travail low cost. Alors, celles-ci deviennent des communautés simplement juxtaposées sur le territoire; elles ont évidemment les mêmes droits et peuvent vivre leur culture d’origine au même titre que « les souchiens », lesquels sont noyés dans la masse et perdent leur identité. Cette politique est celle du diviser pour régner car seul le pouvoir politique se situe au-dessus des communautés plus ou moins en conflit et peut faire régner l’ordre SLC technocratique et commercial. De plus, assurer enfin la libre circulation des personnes et la liberté d’émigrer sans limites est un bon moyen d’avoir de la main d’oeuvre pas chère et qui, en tant qu’armée industrielle ou de services de réserve, fait baisser les salaires à la fois par la concurrence internationale et par le flux d’immigrés accuelli en interne. Et, en plus, c’est conforme à la morale chrétienne, aux droits de l’homme et au relativisme culturel qui nous dit que toutes les pratiques ont la même valeur. Faire le contraire serait raciste et une façon de continuer le colonialisme.
Cela, ce sont les bonnes raisons des élites SLC pour mener une politique constante d’immigration sans limites afin, comme le disait Brecht de « changer de peuple » et qu’avait théorisé l’officine socialo Terra Nova. Il va de soi que les exportateurs de travailleurs, le plus souvent des dictatures, des kleptocraties, des théocraties, sont contentes de faire partir leurs excédents de population et leurs dissidents et autres empêcheurs d’exploiter en rond au profit du Kapital mondialisé. Notons que les dirigeants de ces régimes politiques pourris sont, via la corruption, les principaux bénéficiaires du bradage des ressources de leur pays au kapital et de l’exportation de leur trop plein. ils servent avant tout le pillage de leurs pays par les nations industrialisées.
Un calcul sous-jacent accentue cette politique migratoire: on aura pour l’avenir des populations largement incultes, soumises à leurs religieux (il faut donc les laisser se développer car ils enseignent l’ignorance et le repli sur le salut individuel par la religion, genre bildung luthérienne)), sans tradition de luttes sociales solidaires et de résistance au Kapital, occupant les fonctions de service aux élites pour pas cher et cela en masse suffisante et reproductible alors que les « blancos » refusent les petits jobs et de devenir des domestiques sans avenir. Ce qui est donc aussi caché, c’est le sabotage des structures de formation, afin de reproduire l’ignorance et la soumission, au profit des écoles pour les futures élites. Ce qui est visé est donc un enseignement national au rabais, axé sur les « compétences de base » (lire, écrire, compter) et des écoles privées payantes pour les enfants des riches et des puissants. Cela s’accompagne d’une politique territoriale: les immigrés en proche banlieue (ou vivant sous les toits sans ascenseur) pour pouvoir aller servir dans les quartiers réservés, les riches sur leurs terres protégées, les petits blancs dans la « France périphérique ». Le pouvoir ne fait cependant pas la différence entre les populations immigrées (ou leurs descendants) et les entrepreneurs de religion qui veulent les soumettre ou s’en servir pour s’installer dans l’espace politique et qui favorisent ainsi un terreau favorable aux actes violents des extrémistes. Ils craignent que le faire soit vu comme une phobie quelconque et surtout freine l’arrivée de nouveaux flux de travailleurs à bas prix. Notez que je n’ai rein contre l’immigration à condition que ses membres respectent notre pacte sociopolitique, celui-là même que le pouvoir veut fiche en l’air, ce qui fait des communautaristes ses alliés.
Les GJ ont parfaitement senti et souvent compris tout cela et veulent pouvoir continuer de s’exprimer, de critiquer, de se défendre contre leur disparition programmée au profit du nouveau peuple de substitution et ils voient que cela fait partie de la politique globale de mondialisation conduisant à la disparition des classes moyennes et de tous leurs moyens d’action et de lutte. Le pseudo-débat est donc à côté de la plaque en plus d’être inutile. Les GJ annoncent une lutte décisive entre deux modèles de société au grand dam des élites actuelles qui ‘ne pincent que pour le SLC. Je ne sais qui va la gagner compte tenu des moyens actuels de répression détenus par les pouvoirs. Mais cela renverse la table et met le SLC et ses épigones sur la défensive. Il y a donc de l’espoir, enfin.

Mac-Tron, toujours RIC RAC, joue au tric trac

Classé dans : politique — 6 janvier, 2019 @ 12:20

Dans le temps même où Benalla (kbar) s’amuse au chat et à la souris avec le Zident et où il est encore libre comme la fille de l’air, la justice couchée aux pieds de Mac-Tron met le matou Drouet au trou. Promesse des voeux tenue: la justice sera implacable avec ceux qui s’en prennent à l’ordre établi et légal ripoublicain. Les questions de la légitimité et de la pris en compte des circonstances très spéciales des événements ne seront pas posées. On peut encore attendre longtemps la mise en examen du tripatouilleur Ferrand des Mutuelles de Bretagne. Il semble qu’on s’oriente vers un non-lieu pour Bayrou (de secours) qui est en réserve de la ripoublique vu que le vivier personnel de Mac-Tron se réduit comme peau de chagrin (allo Balzac 001 ?). Le départ de la plume du Zident (Sylvain Fort) n’améliore pas le français de Mac-Tron qui personnalise la violence comme si elle était vivante! On a a toujours le blablabla sur la République attaquée (quelle République?), la démocratie bafouée (quelle démocratie?), l’Etat menacé (l’Etat n’est qu’une forme symbolique qui n’existe pas; ce qui est, c’est l’appareil d’Etat). La loi sécuritaire de 2010 fait merveille car on peut arrêter quiconque se pointe à une manif grâce à une autorisation générale du Proc. de Paris, lequel récemment nommé, doit montrer au pouvoir qu’il l’a bien mérité. Un certain Sébastien La Cornue vient de distiller que la démocratie n’est pas dans la rue, vieille rengaine des notables institués. Mais si, M. Lecornu, si bien nommé (la bêtise à front de taureau »), car, faites un peu d’histoire, c’est toujours la rue qui a déclenché la démocratie contre les pouvoirs en place! Une bourge maquillée à la truelle et emperlouzée, Mme de Hauteserre (rapace qui (s’)aire haut et ne s’use que si l’on s’en serre)), mairesse du 8ème, vient de dire que c’est la France qui vient d’être malmenée; laquelle, la vôtre? Mac-Tron a qualifié les GJ de minorité ne constituant pas le peuple. Et lui avec ses députés élus par 15 % des inscrits et sa popularité à 23 % d’opinion favorable?
Le fiscariote Mac-Tron continue de ponctionner les Francaouis en loucédé: dernière innovation: une taxe sur les organismes commerciaux (y compris ceux des hôpitaux!) de parking de l’Ile de France (9 %) pour financer les travaux du Grand Paris, y compris là où il n’y a pas de travaux; cela sera répercuté sur les utilisateurs mais ce ne sera pas le pouvoir qui sera perçu comme responsable; c’est astucieux.
L’ex-futur sauveur de l’Europe, titulaire du prix Carolus Magnus est dans le collimateur de l’UE et la risée de ses chers collègues car il n’est même pas fichu d’assurer « l’ordre public » en France: heureusement il peut aller se consoler dans l’armure de die Grosse Angela qui fait semblant de le soutenir encore.
Ca y est: les pigeons jaunes seraient en train de se faire fait piéger: un membre autoproclamé de leur récente coordination a annoncé qu’elle ferait une liste de candidatures pour les européennes de mai 2019. Les pôvres, peuchère comme dirait Mélanchthon, ils ont le choix cornélien de ne pas en faire et de voir leurs votes récupérés par le RN et Dupont-Saignant ou la FI ou en faire une et faire gagner LAREM. Ce serait une faute car cela maintiendrait la coalition PPE/SPD(et autres socialos) au parlement européen, coalition qui assied la domination de l’Allemagne sur l’UE depuis des années. C’est aussi là qu’on voit comment les soi-disant règles démocratiques forcent en fait à agir contre ses idées de façon à perpétuer l’iniquité du système électoral pseudo-représentatif. Ce qui, en outre, permet aux vainqueurs du cirque électoral truqué de se glorifier de leur légitimité qui n’est qu’une légalité de l’ordre existant. Comme disait Ravachol: l’électeur qui se rend aux urnes (note: alors qu’il est pris aux burnes, les femmes ne votant pas à l’époque) pour élire ses délégués est comme l’enfant qui va cueillir sur demande de son père des verges pour se faire battre. Une bonne solution serait de prôner l’abstention générale pour délégitimer les élus et de s’organiser pour et en soi-même en dehors des institutions et des partis.
Comme d’habitude maintenant les « exactions des gilets jaunes » (GJ) sont passées par le pouvoir et les médias au microscope électronique pour grossier les faits, stigmatiser les GJ et les amalgamer dans la seule violence. Un type qui attaque à mains nues des flics armés jusqu’aux dents est traité quasiment de terroriste. on conseille au pouvoir de modifier ses critères de recrutement dans la maison poulaga: au moins 1,85m et 100 kilos pour pouvoir se défendre contre des monstres de violence. Et il devrait réembaucher Benalla qui, lui, sait faire le coup de poing contre les violents. Un ministère est attaqué avec engins de chantier (un seul en fait et que faisait-il dans le coin alors qu’on avait annoncé les enlever?); questions? il n’était pas protégé? Pourquoi? Serait-ce un appel indirect à l’attaquer pour ensuite hurler au loup?
Mac-Tron, spécialiste de la carotte, de la Massu et de la pédagogie joue son va-tout sur le grand débat national démarrant le 15 janvier. N’en attendez rien car le jeu est pipé. Il y a en effet incompatibilité totale entre les demandes des GJ (démocratie réelle et participative, régulation du SLC par la justice sociale) et l’idéologie mactronienne et sa conception technocratique et oligarchique du pouvoir. Du reste, Mac-Tron est lui-même empêtré entre la rigueur maastrichtienne et teutonne et son incapacité à diminuer les dépenses publiques pour cause, notamment de GJ et surtout de cadeaux fiscaux aux boîtes et aux riches. Avec une inflexion, cependant et pour l’instant. il devait en fait aider un peu plus les seuls plus pauvres et faire raquer la classe moyenne tout entière. Las, la classe moyenne inférieure, celle des GJ, ayant moufté, il lui a lâché 12 milliards. Mac-Tron pense se refaire la cerise via un élément caché de sa politique SLC, ce qui suppose qu’il la continue et puisse le faire: tout étatiser, notamment les retraites (il aura alors deux leviers pour les faire baisser: pas d’indexation ni sur les salaires, ni sur l’inflation, et la fixation de la valeur du point) et l’assurance-chômage. Sur l’assurance-maladie, c’est déjà fait (ONDAM). Il pourra ainsi faire diminuer à mort, la partie sociale des dépenses publiques (en gros la moitié de 1200 milliards). Las, il n’y aura pas de résultats avant la fin du quinquennat alors que la colère enfle et gronde un peu partout. Porque miseria comme disait Mme Tibéri car ça se corse dans le pays!

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