les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

Que signifie en fait le « en même temps » maqueronien?

Classé dans : politique — 16 septembre, 2018 @ 11:32

On aurait pu songer à l’eclectisme (le juste milieu, la motion nègre-blanc, mi-chèvre mi-chou) si en vogue dans la philosophie du 19ème siècle, ou à la synthèse hégélienne des contradictoires, ou à la « dialogique de Morin, si prisée par le Zident au point de séduire le penseur plus que nonagénaire: toutes des façons de prendre en considération les différents aspects d’un problème ou d’une situation. Que nenni; les discours, les décisions, les actes, la pratique du résident à l’Elysée montrent qu’on y est pas du tout. En réalité, le « en même temps » veut dire la mise en opposition des choses, le diviser pour régner, l’antagonisme entre acteurs. En voici de nombreux exemples.
Maqueron dresse les actifs contre les retraités (et « en même temps » les jeunes au chômedu contre les vieux insiders et les générations entre elles), le travail, même pauvre et précaire, contre l’assistanat cher à Veau-Quiet, la chaisière du Puy. D’après lui, le travail émancipe ou libère; ce qui n’est pas sans rappeler la devise des camps nazis de la mort: Arbeit macht frei… On a donc, d’un côté des gens libres (sans doute des winners) et de l’autre des asservis à leur s conditions et aux aides sociales.
Il oppose les riches, les prétendus premiers de cordée, aux pauvres: 4,5 milliards par an donnés aux riches (au très riches comme a dit Zizi Rider) dès 2017 aux pauvres: 8,5 milliards pauvres sur 4 ans à partir de 2019. Ce qui contredit le discours sur la bénévolence des riches dont le fric ruisselle sur la pauvres. En fait préfère-t-il la charité des riches à la justice des institutions (opposition célèbre d’un discours de Totor Hugo)?
Il met en concurrence le centre, ses métropoles et les collectivités locales à ponctionner au maximum, où circuler à 80 à l’heure pendant que dans les grandes villes les travailleurs pourront pédaler, ce qui est beaucoup plus sain. Ce qui va avec l’opposition entre les modernes, les « in », les mobiles, ouverts à tout, chantres de la mondialisation, les progressistes, les dynamiques et les « conservateurs » attachés à leurs racines et à leurs lieux de vie, racistes, illettrés, incapables de travailler pour acheter un costume, sans dents, Gaulois hostiles au changement; statiques, passéistes, fermés, assistés…
Il met en compétition le libre-échange internationalisé des marchés avec les territoires nationaux, l’universel du commerce et du fric avec la vie sociopolitique des gens dans leur pays; il oppose cette saleté de nation à l’internationale du pognon en méprisant celle des travailleurs.
Il « antagonise » les émigrés politiques acceptables pour raison de droit d’asile et les immigrés économiques. Au niveau européen, il a agité l’étendard des « progressistes » partisans de l’Europe économique et de la libre concurrence entre peuples, ouverts à l’immigration contre les nationalistes rétrogrades du groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie et compagnie dans l’Europe de l’Est qui veut fermer les frontières). Ce n’est évidemment pas le bon problème à résoudre qui est celui de la destruction des gens et des peuples par le SLC sans limites. Il va donc accentuer les coupures européennes alors qu’il prétend vouloir une Europe unie (défense, monnaie, économie, immigration…).
Il déteste les « laïcards » et les met en opposition avec les tenants du poids des religieux sur le politique. Il favorise les communautés contre le commun du politique; il oppose l’intérêt général, dont il aurait le monopole légal car il a été élu par une majorité (toute relative), aux intérêts particuliers, voire corporatifs (à ses yeux de Chimène pour Dulcinée du Trop Beau Zoo) comme ceux défendus par les syndicats. Et cela dans le temps même où il abandonne le bien commun aux lobbys économiques et financiers. En parallèle, il oppose ses copains, sa cour, sa garde prétorienne, ses féaux nommés aux bons endroits par la volonté du prince, aux opposants politiques que le peuple aurait rejetés à son profit et à celui de sa clique. Cela rappelle la cour de Louis XIV et un discours socialo célèbre: vous avez juridiquement torts parce que vous êtes politiquement minoritaires! Ou une comptine du temps de Jaurès: socialistes carmausins, c’est tout pour moi, rien pour le voisin.
Il prétend que le pouvoir exécutif est en conflit avec le législatif du parlement et le judiciaire; c’est amusant pour quelqu’un qui a poussé à l’extrême les pouvoirs de l’exécutif (déjà extraordinaires dans la constitution de 1958 et devenus indépendants avec l’électio présidentielle au suffrage universel) contre ceux du parlement et des corps intermédiaires. Les Tontons Macoutes idéologiques du Zident vont jusqu’à hurler à la violation de la séparation des pouvoirs alors même que l’exécutif les domine tous. La Laidoubet crie que le Sénat transforme son enquête Benalla (akbar) en empiètement sur le judiciaire alors même que ce dernier n’est qu’une autorité soumise à l’exécutif. Castagne-êtes reproche au Sénat de nier la totale mise hors la loi ordinaire du Zident. Qu’est-ce que la démocratie si le parlement ne peut pas contrôler l’exécutif?
Tout cela, et j’en passe, n’appartient pas à un monde nouveau; n’est-ce pas?

Pourquoi le mauvais populisme risque-t-il de l’emporter?

Classé dans : politique — 11 septembre, 2018 @ 11:27

Il faut donc commencer par différencier les formes de populisme. C’est comme la langue d’Esope, il y a du bon et du mauvais. Pour le bon, soulignons déjà, que la démocratie (pouvoir du peuple) est déjà, eh oui, du bon populisme. Les soi-disant démocrates hostiles au populisme (sans doute pour se réserver le pouvoir) commencent donc par renier leur propre définition. Rappelons le populisme des « narodnikis » russes qui voulaient enseigner le peuple et l’émanciper. Souvenons-nous de l’éducation populaire de la fin du 19ème siècle en France qui voulait aussi développer la formation pour tous ou de la philosophie de Fernand Pelloutier partisan de l’autogestion et formation du peuple travailleur par lui-même. C’est un populisme d’ouverture, de progrès, d’émancipation, de confiance dans la « capacité des classes ouvrières en France ». C’est vouloir, à la façon de Kant et des « Lumières » faire accéder le peuple à « la majorité ». C’est vouloir son union (pas son unité le plus souvent factice et postulée) volontaire sur la base du bien commun et de l’intérêt général. C’est partir de lui et des ses besoins dans une démarche ascendante (on dit bottom up chez Maqueron qui, lui, fait du verticalisé descendant, top down et soi-disant efficace).
Le faux populisme est une instrumentalisation politicarde et démagogique du peuple en vue de la politique d’accès au pouvoir. C’est l’approche du boulangisme, du bonapartisme, du jacobinisme, de tous les fous de pouvoir à l’instar des Hitler, Mussolini, Staline, Pol pot, approche par la seule voie politique (en militant en loucédé pour un SLC économique absolu), extérieure à la société civile, menée d’en-haut. C’est la mise en unité (simple prétention en vue du « rassemblement national » unitaire)) du pays sur une base nationaliste, c’est l’appel au masses atomisées et désorientées d’individus assimilés à des rats de laboratoire. C’est la désignation d’un ennemi intérieur (les classes dangereuses, la 5ème colonne, les gauchistes, les « populistes ») ou extérieur (les émigrés, les autres, les différents dans leur culture ou leur religion). C’est la manipulation des esprits par la propagande et la domination des médias. C’est la fermeture nationaliste et xénophobe. C’est l’appel aux « passions tristes » les plus noires (ou rouges ou brunes) contre le différent; c’est le refus du pluralisme et de l’internationalisme. C’est le fantasme de l’UN. C’est aussi, variante anglo-saxonne qui permet au pouvoir de diviser pour régner en faisant semblant d’être pluraliste, un communautarisme de juxtaposition des cultures coprésentes sur le territoire. Eh bien, c’est ce populisme, sorte de poulpisme attrape-tout et appuyé sur le « peopolisme », qui gagne de plus en plus de terrain. Why? En effet, ce populisme fait semblant de ne pas voir que c’est le SLC qui détruit les peuples afin de détourner l’attention vers des causes extérieures manipulables en se fondant sur une psychologie primaire du peuple. Voyons la logique réelle des choses.
1) Le SLC détruit toute sociabilité: il atomise les individus et molécularise les communautés, il crée isolement, perte de repères, incertitudes, il casse l’espérance dans un progrès (transformé en « réformes », mot lui-même remplacé par « transformation ») pour soi et sa descendance, il précarise, appauvrit, crée des inégalités abyssales. Il met tous les peuples en concurrence sauvage. Il suscite de la jalousie et de l’envie, notamment par la publicité et l’exhibition ostentatoire du « bonheur » des riches. Il crée du manque par l’écart grandissant entre les aspirations et attentes impulsées par la publicité et la réalité des conditions de vie, entre les promesses de bonheur ici-bas (censé être acquis par le mérite et le travail) et l’extension de la misère même travailleuse. Il casse l’Etat-providence au profit de la charité. Il fait reposer l’échec des « losers » sur eux-mêmes en les culpabilisant: s’ils restent pauvres, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes. Il supprime les solidarités au profit d’un individualisme concurrentiel absolu. Il lamine les classes moyennes d’esprit démocratique. Il nie la dignité de tous les humains en ne reconnaissant que les « winners ». Il tue toute signification et recherche de sens et cela d’autant plus facilement que la référence communiste a sombré corps et biens depuis 1989. Et il déterritorialise toutes chose au profit d’un libre-échange mondialisé et sans règles où les individus ne sont que des numéros sans identité propre, des zéros perdus dans la masse et instrumentalisables par l’infini du pouvoir économique manipulant les politiciens fantoches.
Tout cela fonde un ressentiment en extension continue et aggravée qui se reporte aisément sur l’autre, l’étranger, l’élite politique et médiatique auto-proclamée (en occultant l’économique). car le peuple est délaissé, éclaté, méprisé, déclassé, atomisé, désolidarisé par le SLC, ses bénéficiaires et ses propagandistes tel Maqueron. L’ironie ou le paradoxe, c’est que ce sont ceux qui détruisent l’union du peuple (notamment la vieille classe ouvrière en tant que référence d’appartenance et d’attachement) qui créent le populisme qui s’en réclame! Comment cela fonctionne-t-il?
2) Par une coupure grandissante entre les soi-disant élites et le petit peuple. Les prétendues élites se présentent comme la modernité et le progrès face aux conservateurs de tout poil. Elles sont intelligentes, éduquées, ouvertes, tolérantes, aptes à réussir par leur travail et leurs qualités dans un monde concurrentiel, changeant et instable, très technologique; elles sont dans le vent, cablées, in; elle se battent, s’entretiennent physiquement et mentalement, s’engagent. Le jeunisme, la santé, la beauté et la méritocratie (présumée par la réussite) animent cette très petite population acquise au maquereaunisme. Ses représentants ne se rendent pas compte que leur auto-promotion est « en même temps » une stigmatisation de ceux qui n’appartiennent pas au club, auquel j’ai eu la chance d’appartenir, years ago, sans y adhérer au nom du principe de Groucho Marx: ne pas entre dans un club qui vous y accepterait. C’est là qu’on voit que la psychologie (et encore moins la sociologie) n’est pas enseignée à l’ENA ou autre grande école, ni en économie, ce qui serait inutile puisque celle-ci ne s’occupe pas de morale, ni de politique (en principe, mais c’est évidemment parfaitement faux dans la réalité). Car toute personne ou toute communauté a besoin de reconnaissance de son identité et de sa dignité particulières. L’attitude des élites ne peut donc être ressentie que comme du mépris (et les élites avec leurs « illettrées, leurs sans-dents, leurs moins que rien dans les gares, leurs sans travail pour acheter un costume… affichent assez souvent ce souverain mépris de classe en partant du principe que tout leur est permis). Alors, les losers se vengent en méprisant en retour les prétendues élites politiques, technocratiques et médiatiques vers lesquelles les mauvais populistes orientent les passions. La réalité objective des coupures socio-économiques se redouble ainsi d’un antagonisme social qui fait les choux gras desdits populistes. Parmi lesquels, seuls quelques uns (Philippot, Mélanchthon, par exemple) ont compris que la véritable cause profonde du problème était l’expansion sans freins du SLC.
Le plus amusant est que, bien que le SLC soit démonétisé, démonisé, sans soutien dans les peuples qui lui sont de plus en plus hostiles; qu’il soit en cours d’excommunication pour sa destruction de la planète; c’est le moment qu’a choisi Maqueron pour le propulser avec 30 ans de retard et à contretemps en France. Quelle intelligence, quel visionnaire! Mais il a quand même de la chance: déjà tous ses compères de l’UE, du FMI, de l’OCDE… font pareil et les « 1 % » font de la résistance comme les trusts, les multinationales, les banques, la phynance, les politicards, les journaleux (la majorité d’entre eux), les PDG, les cadres sup et tous les profiteurs, même petits, du système; et le populo a d’autres dérivatifs à son ressentiment: le repli sur soi voire la folie, les religions, les communautés, les psychologies du bonheur, la téléréalité, le sport de masse, les trafics en tout genre, le radicalisme… Que ne ferait-on pas pour retrouver dignité et solidarité et repères mêmes asociaux et anomiques vis-à-vis du désordre établi, du politiquement correct, du main stream. Maqueron échouera et en 2022, c’est sans doute le mauvais populisme, rallié par Veau-Quiet, qui l’emportera et le laissera « à la critique rongeuse des souris »

Dans le SLC, qui prend en fait les risques?

Classé dans : politique — 8 septembre, 2018 @ 11:28

La vieille doctrine du capitalisme nous disait que c’étaient les actionnaires qui, prenant les risques de mauvaises affaires, les assumaient avec la variation de la valeur des titres, voire avec leur nullité pour cause de faillite. Eh bien, dans le SLC actuel, celui que propulse Maqueron pour la France, mais en continuité avec ses prédécesseurs plus timorés, les risques sont entièrement reportés sur les salariés. Voyons comment.
1) une grande astuce, fort vieille puisqu’elle remonte à la participation ou « association capital-travail », chère à Charlot et téléguidée par les gaullistes de « gôche », comme Léo (parleur) Hamon (commandement) est la participation aux résultats de l’entreprise ou, variante, l’intéressement. Maqueron a repris l’idée en détaxant les sommes versées à ce titre des 20% de taxes de Sécu; cela afin que la chose se développe. Tant pis si cela fait un gros trou dans le budget de la Sécu, ce qui confirme que la politique libérale consiste surtout à transférer des charges de Pierre à Paul. Rappelons que l’intéressement n’est obligatoire que pour les boîtes de plus de 50 salariés, seuil que justement, la loi PACTE veut faire sauter. Soulignons surtout que dans le SLC dérégulé il est très facile de faire disparaître les bénéfices; LBO, paiement de royalties, par exemple pour les brevets; les logos, les marques, transfert des activités ailleurs par délocalisation, exagération des prix de transferts (à la baisse pour les filiales), emprunts (dont les intérêts grèvent le compte d’exploitation, donc diminuent les bénéfices) pour racheter ses propres actions… Cela tombe bien car le périmètre de responsabilité des entreprises a été ramené au seul établissement ou filiale (à la place du groupe) par la loi travail de Maqueron. Ensuite, il est clair que cela introduit des inégalités féroces suivant que le salarié est dans une petite boîte ou une grosse. Enfin, il est net que la participation est variable et aléatoire en même temps qu’elle se substitue aux augmentations de salaire fixé. Et le plus important peut être est que tout cela transforme le salarié en actionnaire impliqué, volens nolens, dans le SLC. M’en fouti comme on dit en pays d’Oc. On sait aussi que les PME voient leurs marges diminuer car les grosses firmes les rançonnent: marges-arrière et paiements en retard, notamment.
2) les retraites en répartition (à « prestations définies », ce qui signifie que leur montant est fixé) sont peu à peu remplacées par de la capitalisation, qui plus est « à cotisations définies », ce qui veut dire que la pension n’est pas fixée puisqu »elle dépend de l’état de la bourse). C’est ce que vise Maqueron à long terme car le système par points sera en fait étatisé, ce qui donnera au gouvernement le droit de modifier sans cesse les règles du jeu, notamment en commençant par faire main basse sur les 185 milliards de réserve des systèmes de retraite. Depuis longtemps- et Maqueron accélère’- il est prévu de ratiboiser les pensions de 20à 30 % (déjà depuis Ballamou elles ne sont plus indexées sur les salaires des actifs mais sur l’inflation et Maqueron vient de ne les faire augmenter en 2019 que de 0,3 % soit 3 fois moins que l’inflation prévue!)
3) l’impératif SLC est la plus grande flexibilité possible des contrats de travail, des heures.sup, des conditions de licenciement. Les contrats de travail, en quelque sorte jetables, font florès: CDD, intérim, contrats de « mission », ce qui, du reste, nous donne un déficit accru de l’assurance-chômage par suite de la multiplication exponentielle des contrats à très courte durée. Je parie que Maqueron n’osera pas les taxer. Le malhomme vient de détaxer les heures.sup des cotisations sociales pour les salariés mais on doit rappeler que la loi travail a donné la possibilité aux entreprises de négocier un accord ramenant le taux des premières heures.sup de 50 % à 10 ! Que va donc y gagner réellement le salarié? La loi travail a énormément facilité les licenciements (plafonnement des indemnités pour licenciement abusif, durcissement des conditions de saisine des prud’hommes), facilité les « ruptures conventionnelles » individuelles et a même autorisé les ruptures conventionnelles collectives. Et pour les ex-plans sociaux de licenciement, le périmètre pris en compte a été réduit du groupe au seul établissement. Les Rosbeefs ont même inventé le contrat de travail zéro heure et on laisse faire les Uber, Deliveroo et consorts qui transforment les salariés en auto-entrepreneurs payés à la tâche et sans protection sociale ni retraites. On revient au bon vieux contrat de louage de services (code Napoléon) au lieu du contrat de travail. On met aussi les travailleurs en concurrence via l’individualisation des salaires et les récompenses au « mérite ».
4) Il est nécessaire de casser les syndicats, la négoiciation sociale (réduite par Maqueron à une mascarade) et les protections du salariat qui sont des entraves à la liberté d’entreprendre et de gérer les affaires sans gênes autres que l’autorégulation chère aux libéraux. C’est fait avec les lois El Conery et Pénicaud. Tout peu se passer au niveau de l’usine entre le renard libre et le poulailler libre, foin des conventions collectives de branche et de la loi. la hiérarchie des normes juridiques n’existe plus au profit de la toute-puissance des patrons. Pour faire bon poids, on poursuivra tout syndicaliste devant les tribunaux afin de rogner les ailes du syndicalisme offensif. Pour cela faire, il est utile de pouvoir importer des « travailleurs détachés », surtout des protections socio-juridiques, et des immigrés; cela crée une réserve industrielle de main d’oeuvre taillable et corvéable à merci et faisant baisser les salaires.
5) toutes les normes (sanitaires, toxicité, conditions de travail) doivent être supprimées à cause de la concurrence internationale avec des pays qui n’en ont pas ou nationale pour que les gros entrepreneurs avalent les petits au nom des économies d’échelle et de la compétitivité. Mieux, on diminue tous les contrôles étatiques et les services publics chargés de vérifier l’application des normes au profit de l’autorégulation et, maintenant, du « droit à l’erreur ». D’où les effets LACATALIS et les lasagnes au cheval de réforme venu de Roumanie. Les  » dégâts du progrès » (catastrophes comme AZF, médiator, Seveso, maladies professionnelles, accidents, maladies causées par la chimie, etc. ) sont payés par la Sécu et les assurances perso, donc par les victimes elles-mêmes qui, donc, prennent en fait les risques afférents aux décisions de l’industrie.
6) pour alimenter l’armée industrielle de réserve, les règles d’indemnisation du chômage sont diminuées (durée, montant, dégressivité prévue), les contrôles sont renforcés (on a embauché sous Maqueron 200 puis 400 contrôleurs à l’UNEDIC tout en diminuant les autres emplois), les sanctions sont augmentées (pas plus de 2 refus d’une offre d’emploi « raisonnable »). Cela diminue la charge du chômage et surtout force à accepter rapido n’importe quel emploi (plus loin, moins payé, plus court…). C’est le modèle teuton des années 2003/2004.
7) l’entreprise, pourtant personne morale, a été réduite aux actes juridiques de propriété possédés par les actionnaires. Le seul but est de faire cracher de « la valeur pour l’actionnaire » et donc, par ricochet, cela implique de pressurer à mort toutes les autres parties prenantes (salariés, fournisseurs, sous-traitants, franchisés, collectivités locales, pays ex-coloniaux exportateurs de matières premières et produits agricoles, populations expropriées de leurs sites d’habitat et de vie pour des mines, des barrages ou des haciendas d’huile de palme, de colza, de 50 000 têtes de bétail (foin des forêts, au passage), etc. Les bénéfices peuvent être planqués dans des paradis fiscaux via l’optimisation fiscale, sinon la fraude. les mangeurs et dirigeants sont grassement récompensés pour faire suer le burnous des travailleurs: stock-options, retraites-chapeau, salaires exorbitants, golden hellos… Ce sont des mercenaires du kapital. Le seul critère d’efficacité est celui du ROI (return on investment) qui fait grimper la valeur des actions à court terme. Du reste, dans cette ligne, Maqueron vient de diminuer le taux d’imposition des revenus du capital pour les titulaires de revenus financiers et fera passer l’IS (impôt sur les sociétés) de 35 à 25 %.
Les résultats de ce report des risques sur le seul salariat sont très clairs: hausse du taux de pauvreté, y compris pour les travailleurs en emploi (20 % en Gibbye, 16,4 en Doryphorie, 13,6 en France), précarité, fin de l’ascenseur social, déclassement des jeunes diplômés, ghettos de pauvreté, opposition dramatique entre le 1 % et les 99 autres … Et la part du salariat dans le PIB a dégringolé en moyenne de 10 points dans les pays de l’OCDE (de 70 % à 60). Mais la France est en retard à cause de ses dépenses sociales « de dingue », Maqueron a pour ambition de faire cesser ce GAP, ce qui aura pour seul effet de renforcer la concurrence entre pays pour le moins-disant en tous domaines (fiscal, salarial, social et environnemental°. Une des solutions capitalistes serait d’en revenir à une production de qualité avec des travailleurs bien payés (comme en Allemagne mais dans la seule industrie) et un mode de production moderne (technologie, robots, IA…). Que nenni car tout le fric gagné par les actionnaires n’est pas investi. Ce sera tout l’effet des cadeaux fiscaux et normatifs de Maqueron au Kapital.
I

La ripoublique exemplaire du « nouveau monde » des « copains et des coquins »

Classé dans : politique — 5 septembre, 2018 @ 10:10

Exit, donc, la Hulotte qui ululait dans le désert écologique maqueronien. Bienvenue à François de Rugy, le nouveau lion plein de dents ambitieuses raclant le parquet mais dégriffé quoiqu’encore à la mode de chez nous avant d’être un des chouchoux de Bruxelles, technocratie pro SLC. Avec le ci-devant FDR nous avons un mètre étalon de l’ambition et de l’opportunisme politicards. le malhomme a commencé dans le vert avant de rejoindre le PS de Zizi Rider puis La REM de Maqueron. Candidat aux primaires socialos, il se rallia d’abord à Hamon (commandement) avant de le lâcher pour d’heureux chefs chez LREM dont il porta avec succès l’étiquette aux législatives de 2017 et pour laquelle il fut propulsé au perchoir de l’Assemblée Nationale. FDR n’a ni rugi ni rougi. C’est normal car la honte est un sentiment qui a disparu de l’univers mental du SLC, même pour les aristos autrefois mus par l’honneur. Notre nouveau Rastignac vient de Nantes (à Montaigu?) pour rejoindre l’affairisme louis-philippard qui anime le régime maqueronien où il y a tant de membres de la « société civile », c’est-à-dire du monde des entreprises. On s’étonne que FDR soit parti de l’Hôtel de Lassay, où il pouvait mener une existence de coq en plâtre pour encore 4 ans, pour aller occuper un siège éjectable dans le gouvernement de SAI Maqueron. Sans doute, le Zident a-t-il eu des arguments frappants et, pourquoi pas?, des dossiers susceptibles de forcer FDR à lâcher la proie pour l’omble (chevalier servant). Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’avec le « pragmatique » (lire empiriste et utilitariste opportuniste) FDR on n’aura pas de clash ni d’états d’âme à la Hulotte. Maqueron pourra déployer sans encombre sa politique SLC au profit des lobbys industriels et financiers qui se contrefoutent de l’état de la planète. La gouvernance féodale (verticale, personnelle et courtisane) à la Maqueron aura enfin un féal dans l’apanage écologique. FDR pourra toujours balayer la Cour de l’Elysée.
Une nageuse émérite remplace une escrimeuse qui se battait si bien pour ses petites affaires tout ne faisant de la niche fiscale. Espérons que cette nageuse saura nager entre deux eaux troubles et à fleuret moucheté. Quant à l’escrimeuse, fine mouche, elle n’était pas le seul sinistre à être en délicatesse avec la justice…
Le perchoir se retrouvant vacant, le maréchal Ferrand s’est précipité pour pustuler. Il a sans doute oublié qu’il est poursuivi pour favoritisme et prise illégale d’intérêts en faveur de sa douce et tendre dans leurs amours mutuelles dûment affichées. Ce serait amusant qu’il soit élu puis ensuite condamné par la Justice si celle-ci cesse enfin d’être aux ordres, ce qui serait là enfin un peu de nouveau monde.
Le pouvoir a tranché d’un bon coup de francisque mitterrandienne: le prélèvement à la source sera appliqué dès le 1er janvier 2019. Cela nous changera des hésitations de Guimauve le Concurrent qui tergiversait et procrastinait beaucoup avant de trancher. Le gouvernement a fini par comprendre que les dons pouvaient se raréfier, ce qui serait dommageable à la philosophie maqueronienne de substitution de la charité privée aux aides sociales, par suite des réductions d’impôt afférentes seulement en septembre. Il a donc promis de faire quelque chose mais pour le moment on ne sait pas quoi. Comme pour les services à domicile ou pour les petites retraites qui auraient un peu plus de 0,3 % d’augmentation. A force d’exemptions, d’exceptions, « d’accommodements raisonnables », on peut redouter que l’usine à gaz fiscale du PAS se transforme en centrale EPR. Attendons avant de rigoler. Le zident va toujours de l’avant (garde) mais on constate que cela se fait désormais plutôt en zig zag. C’est devenu un drôle de Zig avec les puces de son PC de macro(n)céphale. Cela promet pour les gros dossiers à venir (ou pas): assurance-chômage, loi Pacte, réforme des retraites, réforme constitutionnelle, loi pauvreté annoncée mais différée, budgets à équilibrer en période de marasme, suppression de la taxe d’habitation pour les 20 % restants… Peut être y aura-t-il de la retraite sur certains points mais je ne suis pas dans les replis complexes de la cervelle du Zident..

Comment et pourquoi les « autorités » laissent le communautarisme s’implanter

Classé dans : politique — 2 septembre, 2018 @ 10:38

Pour en évaluer les dangers, il convient de spécifier d’abord ce qu’est le communautarisme. C’est l’installation dans un pays ou une ville de communautés. Mais qu’est-ce qu’une communauté? C’est un groupement social qui a ses propres règles, moeurs, pratiques, croyances (une culture, donc au sens anthropologique); tout cela lui est spécifique et lui confère une identité propre par rapport à son environnement social. Une communauté, d’emblée, se présente comme différente et réclame rapidement à être reconnue et à être libre de « persévérer dans son être ». La communauté, comme l’avait si bien vu Proudhon, est en quelque sorte propriétaire, non seulement de ses biens communs, mais encore des personnes qui en font partie par leur naissance et leur mariage. La communauté impose à tous « ses ressortissants » sa culture, notamment sa vêture ou son alimentation et abolit ainsi les libertés individuelles de ses membres. Par construction, elle est plutôt fermée sur elle-même; notamment elle refuse aisément les mariages mixtes. Son grand mot, c’est le respect qui lui serait dû même si elle ne respecte pas elle-même les lois et moeurs dominantes de son lieu d’implantation. Certes, elle présente quelques avantages pour ses membres: un sentiment d’appartenance et de sécurité, une aide pour les nouveaux arrivants qui sinon seraient perdus et isolés, notamment parce qu’ils ne parlent pas la langue et les us du pays d’accueil, une solidarité certaine en cas de difficultés, une possibilité d’auto-défense. Tous ces aspects ont été mis en relief il y a fort longtemps par le grand sociologue de l’école de Chicago, Du Bois, ayant observé les communautés noires, irlandaises, italiennes. La communauté est ainsi avant tout une protection contre un monde extérieur qui lui est le plus souvent hostile. Et, il faut bien constater, que c’est justement cette hostilité qui est le ressort le plus puissant du repli de la communauté sur elle-même. Par son repli identitaire, la communauté porte les dangers de la division de la population entre cultures rivales, voire opposées, le parangon de cette extrémité étant les nationalismes identitaires. Les communautés contiennent toujours le risque du conflit entre elles et une tendance à vouloir, chacune, dominer les autres. C’est ce que montre amplement le communautarisme anglo-saxon de juxtaposition de communautés toutes supposées égales en droits mais évidemment inégales pour l’accès aux emplois, aux richesses, aux postes politiques ou économiques; mais pour les autorités les antagonismes, latents ou éclatés, entre communautés ont un avantage certain: cela permet de faire grossir les forces de police afin d’assurer la « sécurité » et de faire oublier le sort commun à toutes, à savoir les immenses dégâts du SLC qui ne marche que grâce à la division des populations en fractions hostiles. Le pouvoir excite ainsi la dominante de toute communauté: le fantasme de l’unité, du « UN », afin de diviser pour régner. Ce qui est amusant, c’est que ce « UN » est exigé par les politicards Anglo-Saxons pour le pays tout entier dans le temps même où ils défendent un communautarisme ou un multiculturalisme de division.
On aura compris que tout cela est de la poudre aux yeux car l’enjeu caché est la prospérité du SLC, lequel se contrefout des moeurs et autres religions et qui en espère la réduction de la société à une atomisation en individus et à une « molécularisation » en communautés afin de s’implanter sans oppositions. De plus, le communautarisme est économiquement utile: il fait marcher le commerce avec les pays d’origine et permet d’avoir de bonnes relations commerciales avec eux. Il faut faire des risettes aux pays exportateurs d’individus appartenant à des communautés bien de chez eux afin de leur vendre des armes, des produits et aussi afin de les débarrasser de leur surplus démographiques et de leurs opposants ou déviants, notamment de leurs « entrepreneurs de religion » quelque peu radicaux et remuants.
Ce qui est le plus dangereux dangereux, ce n’est pas la communauté en tant que telle, à condition que la culture sociopolitique admette le pluralisme sociétal tout en imposant des règles communes à observer par tous et par les communautés. Ces règles ne concernent que le vivre ensemble, la démocratie, le respect de la neutralité de l’espace public et du politique vis-à-vis de toutes les convictions et cultures, le droit à l’expression de tous, la recherche de l’entente par la mise en débat et la négociation et dans « l’éthique de la discussion », la logique universaliste quelles que soient les origines ou les croyances. Pour tout le reste, les communautés doivent être libres. Ce qui est dangereux, c’est de laisser des communautés envahir l »espace public, violer la laïcité, imposer leurs pratiques à leurs membres et même, ainsi qu’on le constate aujourd’hui, aux autres personnes et groupes qui se trouvent sur le territoire qu’elles phagocytent. Or c’est ce que laissent faire les politicards pour des raisons électorales mais aussi économiques: comme ils ont favorisé le développement du SLC avec sa pauvreté et ses inégalités, les pauvres communautés arrivent à survivre via différents trafics, notamment de drogue, qu’ils tolèrent de peur d’une révolte de la misère. Ils craignent aussi de l’agitation et ne veulent pas sévir de peur d’être accusés de racisme. Le tout est camouflé sous le voile pratique des « accommodements raisonnables » inventés au Canada.
Comment cela marche-t-il? D’abord on admet une immigration qualifiée de très raisonnable; mais on ne parle que des flux annuels et jamais des effets de stock. Car 100 000 immigrés par an pendant 20 ans, cela fait 2 millions auxquels il faut ajouter le regroupement familial, les mariages plus ou moins forcés ou arrangés au »bled », les naissances… On arrive donc aisément au bout de 20 ans à un stock de plus de 3 ou 4 millions d’immigrés et de descendants. Mais, ce n’est pas un problème à condition que cette masse soit respectueuse de la culture sociopolitique du pays, ce qui ne peut advenir que si le pouvoir politique demeure ferme sur les principes républicains y compris en perdant des marchés juteux à l’exportation. Et là on rencontre toutes les lâchetés des politicards: tolérance des incivilités (ordures dans les espaces publics, ramdam la nuit dans les squares et parcs), bienveillance vis-à-vis des trafics, importation de religieux radicaux contrôlés par leur pays d’envoi, ne parlant pas français, ni même l’Arabe classique pourtant langue obligatoire du Coran, horaires différenciés suivant le genre dans les piscines, nourriture ad hoc dans les cantines, port de signes religieux à visée identitaire et provocatrice, laxisme dans la liberté des sujets pour échapper au conformisme communautaire, y compris contre l’égalité femmes/hommes, admission de l’abattage rituel au mépris de la souffrance animale, tolérance de prêches hors de la langue commune du pays, financement des cultes sous couvert de culture, tolérance même vis-à-vis de pratiques interdites (excision, mariages forcés…), tolérance du financement du religieux par l’étranger. Et surtout, abandon de la laïcité dans les écoles et abandon des sujets qui fâchent au détriment de toute approche en rationalité et en neutralité. il faut bien voir que ces manquements au pacte sociopolitique et démocratique du pays, qui culminent quand les normes religieuses sont placées au-dessus des lois de la République, apparaissent progressivement sous la pression des « entrepreneurs de religion » prétendant à la direction de la communauté en échange de l’installation progressive du pays d’origine dans le pays d’accueil. Il est procédé par petites étapes (méthode classique du salami et de l’entrisme) de façon que chacune d’elles constitue un point de non-retour, une avancée vers la victoire à long terme. Car les radicaux ont le temps long pour eux alors que les politicards sont fixés sur les élections à court terme et car les dégâts de leur laxisme ne se verra vraiment que quand ils seront partis. Et cela fait plus de 40 ans que cela dure quel que soit le gouvernement. il est normal que les immigrés puissent pratiquer leur religion et vivre leur culture. Mais cela ne veut pas dire qu’ils puissent les substituer aux moeurs générales du pays et au pacte sociopolitique. C’est pourtant ce que les politicards laissent faire. il va de soi que tous ces dangers sont observables dans toute communauté visant à vivre en dehors de la culture et du régime politique d’un pays. Mais c’est une aubaine pour le SLC qui vise à détruire les Etats afin de consacrer le seul universalisme du libre-échange.

Maqueron confirme son penchant pour un Etat-providence à la sauce Gibbye

Classé dans : politique — 30 août, 2018 @ 10:50

Avant de commencer, je réagis à des propos indignes vis-à-vis de Nicolas Hulot; ceux de la mère Bachelot, qui se prend pour mère Teresa alors qu’elle ne fut, sans en avoir l’R, que celle de la T2A, et du sieur Castaner qui joue de la castagne (ette). Ces individus sans scrupules car fans de Maqueron ont osé amalgamé les lobbys aux ONG et associations, ces dernières étant aussi des lobbys! Mettre sur le même plan des organismes qui défendent l’intérêt général avec des lobbys qui soutiennent des intérêts particuliers est une honte. Mais lesdits individus ne savent sans doute même plus le sens de ce mot! Autre ânerie; ce matin sur BFM (émission animée par la Bachelot) une « experte » nous a justifié le prélèvement à la source sur le thème: la France est le seul pays d’Europe à ne pas l’avoir! Avec ce sophisme, il faut condamner Churchill qui avait fait de la Gibbye le seul pays d’Europe à lutter contre Hitler. Voilà où mène de raisonner comme un tambour battant à la gloire de Maqueron. Vive les moutons de Panurge et respect aux lemmings et autres communautaristes dont c’est le mantra: il faut faire comme les autres… Autre propos indigne et faux, celui de Maqueron accusant les « gaulois » d’être réfractaires aux réformes. Inepte car il y a belle lurette que la France n’est plus gauloise: Ostrogoths, Wisigoths, Francs, Espagnols, Portugais, Italiens, Polonais et Maghrebins… De plus et surtout, les Francouis ne sont pas rétifs aux réformes mais seulement à celles qui sont du toujours moins. ce qui compte, ce n’est pas la réforme mais son contenu! Les Francaouis ne sont pas des Doryphores luthériens préoccupés surtout par die Wurtz und die Kartofeln, prisonniers de l’entente entre syndicats et pouvoirs.
Passons au vif du sujet. Maqueron est empêtré dans son budget 2019 (et suivants); le déficit va ré-augmenter faute de croissance, donc la dette a déjà 100 % duu PIB aussi. Voilà qui va froisser Bruxelles et diminuer l’aura du Zident. Pis, Paris n’ observe les critères Merkel-Tsarkozy: baisse régulière du déficit dit structurel de 0,5 % (celui avant service de la dette et baisse annuelle de 20 % de l’écart entre le niveau de la dette et celui requis (60 % du PIB); en France 100% moins 60 donne 40 à diminuer donc de 8 par an. Eh bien Maqueron n’en prend pas le chemin. Comment voulez-vous que les autres pays écoutent un gouvernement qui ne tient pas ses engagements et même régresse?
Le pouvoir d’achat des moins riches va baisser pour 2 raisons: 1) la non-revalorisation des pensions, des APL, des Allocations familiales (AF) au niveau de l’inflation prévue à 1,5 % en 2019; seulement 0,3, ce qui n’empêche pas Lemaire (du palais) de prétendre qu’on ne touche pas aux pensions. Le taux de revalorisation du RSA, de la prime d’activité, de l’allocation adulte handicapé n’est pas dit (gardons de Conrad le silence prudent); gageons que ce sera en dessous de 1,5 %. 2) l’érosion de la petite épargne (livret A, LDD) dont le taux d’intérêt a été abaissé à 0,75 %, soit la moitié de l’inflation prévue. On va encore diminuer d’un bon tiers les emplois aidés, lesquels du reste diminuent mécaniquement car la paperasse à remplir pour en avoir a passé la surmultipliée; C’est classique: on fait semblant d’augmenter les droits mais on les rend théoriques par l’extension des arcanes pour les obtenir (par exemple, c’est déjà fait pour ester aux Prud’hommmes). Toujours rien sur la taxation des CDD courts et revolving car il ne faut pas froisser le MEDEF; du reste, lui faire ayer les petits arrêts-maladie a été rapidement abandonné. Il se confirme que l’Etat-providence maqueronien sera seulement de type gibby: un fort mince filet de sécurité comme pour les bénéficiaires du minimum vieillesse ou le RSA réservé bientôt aux seuls qui travaillent. Le zident entend ratiboiser les indemnités journalières pour les arrêt-maladie de courte durée. Sans doute ignore-t-il que leur énorme progression est due à la fois à des conditions de travail de plus en plus stressantes et au maintien dans l’emploi de vieux très usés. Le mantra est le « travailler plus pour gagner plus »; ce qu’avait déjà dit et fait Tsarkozy avec sa loi TEPA!
Le Zident montre de plus en plus qu’il est lobbys friendly; c’est normal car on se comprend mieux entre technocrates au gouvernement et lobbystes patentés qu’avec ces connards de la populace: ils ont le même langage (le globish), la même culture et la même logique (celle du SLC). Son dernier coup a été de recevoir (dans ses petits souliers?) le lobby de la chasse et de lui accorder une division par 2 du prix du permis de chasse et une révision des espèces chassables. D’où la goutte d’eau qui a fait fuir Hulot.
La tournée de Maqueron en Europe du Nord pédale dans la choucroute car ces pays luthériens sont de connivence avec la Teutonie de Merkel. Maqueron voudrait une UE à 3 étages dont le premeir, le centre, serait assis sur l’entente cordiale entre France et Doryphorie et une zone euro munie d’un parlement, d’un gouvernement et de la direction de la BCE. les 2 autres zones n’auraient qu’à suivre les ukases du centre en tant que périphéries de subsidiarité. rappelons que dans la novlangue européenne, subsidiarité signifie que les échelons décentralisés ont le droit de faire ce dont ne veut pas ledit centre, à savoir appliquer sa politique en matraquant les peuples au profit du SLC. le Zident veut une Europe de la défense, ce dont les PECO(s) ne veulent pas car ils ne veulent pas payer pour ce qui est gratuit avec l’OTAN sous coupe US. Le Zident est comme une poule devant un couteau sans lame ni manche vis-à-vis des problèmes migratoires qui font les choux (pas de Bruxelles) gras des gouvernements populistes et des partis extrémistes, ce qui divise beaucoup l’UE alors que le Zident veut la rassembler, mais sous la bannière du SLC, ce qui précisément alimente ces divisions.
Le Zident veut une autre conception de l’Etat-Providence; on attend son offre avec sa retardée loi sur la pauvreté, ses propositions sur le chômage, les pensions, la loi PACTE. On en a une idée avec Pacte qui augmenterait la défiscalisation de l’intéressement et de la participation: individualisation des rémunérations, remplacement d’une part d’icelle, fixe, par du variable. Pis, il est très facile aux grosses entreprises de faire disparaître les bénéfices (LBO, asséchement d’une filiale, royalties à verser à la maison mère…) Patience et Oremus, mes bien chers frères de lai. Mais les Francouis commencent à comprendre le logiciel de Maqueron; du coup il est tombé à 34 % d’estime dans les sondages…

Hulot quitte la macronie

Classé dans : politique — 28 août, 2018 @ 11:03

Hulot a fini par comprendre que l’écologie et la macronie étaient incompatibles; il jette l’éponge en profitant de l’absence du Zident qui fait une tournée en Europe du Nord; il y a mis le temps. Car ce n’est pas un fin politique et car il est lui-même un des profiteurs du SLC, ce qui lui a permis d’être le ministre le plus riche de la macronie.
Hulot, en entrant dans le gouvernement via la séduction présidentielle,a commis la plus grosse bourde de sa vie. Il n’avait pas compris que le SLC ne tolère pas l’écologie. En effet, le SLC consiste à mettre tous les pays du monde en concurrence dans une course perpétuelle à l’accumulation et à la croissance. Non seulement cela tue la planète mais encore cela induit une recherche permanente de compétitivité dans la compétition économique mondialisée.. Hors toute règle écologique (ou sociale, ou fiscale ou concernant les conditions de travail et le rôle des syndicats qui renforcerait les coûts globaux dudit pays) ne peut qu’abaisser la position d’un pays dans cette concurrence et mettre le pays hors des clous du SLC mondial et européen. Le SLC, c’est la course perpétuelle au moins-disant en tout domaine; toute protection locale contre celle-ci ne peut que nuire à la compétitivité du pays. Et Hulot aurait dû sans difficulté comprendre que le candidat Maqueron était le prototype même de l’idéologie SLC. il s’est donc mis de lui-même dans une situation contradictoire: l’écologie ou la productivité, l’exploitation de toute ressource, la baisse des coûts de la nation. Et cela lui a pété à la figure. Du reste, l’existence même d’un ministère spécialisé de l’écologie est une ineptie car la préoccupation écologique doit être, vu qu’elle l’est de fait, transversale à tous les domaines de gouvernement, doit être transdisciplinaire, doit être le principe directeur de toutes les fonctions politiques. Mais il y a plus de joie au paradis pour un pêcheur qui se repent que pour un juste qui persévère.
Dès l’annonce de sa démission fracassante sans prévenir ni le Zident, ni le 1er sinistre, les commentaires sont allés bon train. Par exemple, la dame Bachelot, reconvertie dans le spectacle et l’information politique sur BFM après avoir sévi sous Tsarkozy (c’est elle la mère Ubu de la T2A dans les hôpitaux), a aussitôt attribué cette démission à la fragilité psychologique de Hulot. Soit: il n’y a pas de problème, il n’y a qu’un individu qui relève de la psychiatrie comme les homosexuels pour le pape François! Pourtant, qui est entrain de rogner de plus en plus les moyens de la psychiatrie? Le gouvernement Maqueron… Il faudrait être logique: si tout ce qui va mal relève de la psyché alors le plus gros budget du pays devrait être celui des maladies mentales.
Con-Bandit, lui, a rejeté l’échec écologique sur le fait que cela dépendrait de notre mode de consommation. Et vive l’anarchisme libéralo-libertaire qu’a lancé cet homme après mai 1968. Vive l’individualisme si contraire à l’anarchisme sociétaire.M; Con-Bandit ignore-t-il que notre mode de consommation est social car il dépend des incitations publicitaires et gouvernementales, des structures en place, des politique menées (dont la PAC et le productivisme), des moyens mis en oeuvre, des inégalités sociales et géographiques… Les pauvres ont-ils le choix de consommer autre chose que les produits frelatés et pas chers de l’industrie agro-alimentaire, de ne pas utiliser une bagnole pour aller au taf quand il n’y a pas de transports en commun, d’acheter une voiture propre, de se chauffer comme ils le voudraient, de produire leur électricité…?
M. Mélanchton voit là la confirmation de son diagnostic: le début de la fin de la macronie. Attention, ne prenons pas nos désirs pour une prophétie auto-réalisatrice et nos pensées politiciennes pour la réalité! M. Jadot exulte in petto; un concurrent de moins pour le parti écolo en vue des européennes de 2019. Et les récupérations politicardes ne font évidemment que commencer.

Maqueron, UE: la méthode La Ballue

Classé dans : politique — 25 août, 2018 @ 11:18

Louis XI avait enfermé le cardinal de La Ballue dans une cage où il ne pouvait se tenir ni couché ni debout; le visitant de temps en temps pour se payer sa fiole, il lui demandait ce qu’il désirait. Réponse constante: une cage plus grande. Eh bien, c’est comme cela que fonctionne l’UE vis-à-vis de la France (et de tous les pays européens) et le gouvernement Maqueron à l’égard des collectivités locales. Dans les deux cas, les pouvoirs institués ont pris tout le pouvoir de décision, ne laissant aux échelons inférieurs que celui d’exécution; les contraintes imposées par un étau d’acier trempé sont simples: les lois et règles économiques qui dominent tout le reste et les attaques permanentes contre leur autonomie financière. Voyons comment.
1) les rapports UE vs France. Notre pays est corseté depuis plus de 30 ans par la mise en place en Europe de l’ordo-libéralisme teuton que tous les gouvernements ont laissé s’implanter, notamment en France à partir de la présidence du francisquain Tonton qui y voyait le moyen de forcer la France à se réformer par suite de la contrainte extérieure européenne. D’où l’acte unique du curé Delors (en Barre) de 1986. L’ordo-libéralisme tudesque, ou gouvernement par les règles, n’a visé que le domaine économique et a été imposé à grands coups de directives européennes (supérieures aux lois nationales depuis 1964) et maints arrêts de la Cour de Justice des communautés européennes, CJCE, devenue ensuite CJUE. On a ainsi installé un étau purement économique qui a mis tous les pays en concurrence « pure et parfaite ». Cela a produit très naturellement une contradiction qui éclate fortement aujourd’hui avec les populismes et démocratures européens: un antagonisme économique porteur de conflits permanents et d’exaspération des nationalismes, d’un côté, et un blablabla d’union politique et de paix, de l’autre; comme si une union politique durable pouvait coexister avec la guerre économique. Ces directives donnent un cadre de contraintes pour tous mais laissent de côté les domaines fiscaux et sociaux, pour lesquels les Etats peuvent décider, ce sont leurs seuls domaines de liberté car pour l’économique, y compris les accords internationaux de commerce, ils ne sont que des exécutants. le résultat est clair; dumping social (avec la Doryphorie comme initiateur et champion), fiscal, environnemental. L’UE a même laissé s’installer les travailleurs détachés (dumping sur les emplois) et la délivrance de la nationalité ou/et d’avantages fiscaux à des émigrés dans des pays plus qu’accueillants (Chypre, Malte, Portugal, G-B…). Mais il fallait aussi serrer le licou, le garrot, budgétaire (contrainte financière visant à enlever aux pays leurs politiques monétaire, de taux de change, budgétaire) pour encore limiter ce qui restait de leurs pouvoirs de décision et d’autonomie. Ce fut fait avec les règles de « convergence financière » du traité de Maastricht de 1992 et les accords Merckel-Tsarkozy installant un contrôle a priori des budgets nationaux par die Grosse Kommission de Bruxelles. Il en reste donc plus aux pays que la gestion des queues de cerise, le dumping en tout genre et le devoir de s’adapter à la logique SLC. Les gouvernements sont donc contraints de casser tout ce qui empêche la libre concurrence sous peine de finir comme la Grèce. C’est ce qu’a compris Maqueron sans difficultés car le SLC est son idéologie profonde
2) les relations France vs collectivités locales (CL). C’est exactement du même tonneau (des danaïdes) par éradication à petits pas des principes de la 1ère loi de décentralisation (1982). Toutes les vraies décisions sont prises à Paris et les CL ont seulement le pouvoir les appliquer sous le contrôle des préfets et de la Justice. Les normes à respecter ont augmenté à une vitesse exponentielle au point qu’il y en a 400 000 aujourd’hui. Un maire, en se levant risque d’être poursuivi pour tout et n’importe quoi, par exemple, cas réel, pour l’effondrement d’un portique de football sur des joueurs. Il est responsable des petits ponts de sa commune alors même qu’il na pas les moyens de les entretenir. Ses pouvoirs ont été en outre laminés par la montée des intercommunalités et des « métropoles » dont les dirigeants s’arrangent avec le préfet. Il n’a de pouvoir que pour les chiens écrasés. Et le pouvoir central lui a peu à peu enlevé son autonomie financière par l’astuce consistant à reporter sur les collectivités locales (routes, écoles, RSA, allocations sociales…) des compétences du gouvernement central sans donner les budgets correspondants en fonction des évolutions. Maqueron parachève l’asphyxie financière: baisse des dotations, diminution drastique des emplois aidés, « contrat » passé entre le pouvoir et la collectivité. Ayant ainsi éliminé tout pouvoir des CL, Maqueron pourra régner seul en son domaine, à savoir simplement appliquer les directives européennes qu’il vote parallèlement à Bruxelles. en fait, Maqueron fait comme un patron de boîte privée: pour supprimer un service il suffit d’augmenter ses objectifs tout en lui sucrant les moyens; il suffit de fixer les objectifs à atteindre, de les mesurer et évaluer, de contrôler par des moyens informatiques et sur des critères purement quantitatifs et financiers; si les résultats ne sont pas bons, et pour cause faute des moyens nécessaires, c’est simple, le PDG supprime en délocalisant.
La différence de pouvoirs entre centre et périphéries se retrouve à l’échelle mondiale: les accords internationaux fixent les contraintes (OMC, FMI, IFI, traités de commerce…), les pays appliquent et se débattent dans leur verre d’eau. C’est une autre façon de dire que le SLC a tout envahi avec sa logique unidimensionnelle; les groupements locaux n’ont qu’à s’adapter ou crever. Dans ce cadre, tout est centralisé, normalisé, contrôlé et assujetti aux règles du SLC ou ordo-libérales mais ce sont caïman les mêmes.
Maqueron applique ses croyances SLC; c’est cohérent. Le PS ne sait plus où il est: il veut appliquer le SLC (ce que, du reste, il fait depuis 1983) toute en étant socialement de gôche, ce qui est impossible dans le cadre dudit SLC. FI (comme Philipot des « Patriotes » qui bêtement veut le Frexit) a fait une bonne analyse du SLC mais ne propose aucune politique valable contre. Le RN reporte les responsabilités de la guerre de tous contre tous sur les immigrés. Et en 2022, va-t-on reprendre les mêmes et recommencer suivant la logique shaddock: plus on échoue, plus on des chances de réussir en poursuivant la même action? J’en ai bien peur. Et pourtant on peut sortir de la logique SLC par maintes voies que j’ai déjà proposées, voies qui permettraient de réorienter l’UE sans en partir.

Maqueron, notre génie, se carapate

Classé dans : politique — 23 août, 2018 @ 9:29

Pour sa grande politique de « nouveau monde », Maqueron en est au point où les Athéniens s’atteignirent, les Perses se percèrent, les Satrapes s’attrapèrent et les Croisés sautèrent par les fenêtres. Comme ne disaient pas les Grecs: tout coule, tout passe, tout foire.
Il voulait, par une simple loi organique (mais qui, en fait, exige le double vote du sénat et de l’assemblée nationale) modifier le nombre de députés et de sénateurs; ça foire car il faut modifier la Constitution qui donne actuellement 60 parlementaires pour lancer une requête; la Constitution demande, ce que le fin juriste énarchique ne savait pas, que ce nombre soit abaissé suivant la baisse des parlementaires pour inscription dans icelle comme le nombre de soixante. Et pourquoi pas trente comme pour le conseil de Denis, le tyran de Syracuse?
Il comptait sur la croissance pour respecter les normes européennes (moins de 3 % du PIB comme déficit annuel du budget et moins de 60 % de dette publique); las la croissance 2018 sera au maximum de 1,8 % contre 2 % budgété. On annonce pis pour 2019; c’est le Salers de la peur. La croissance, qui plus est pur antonyme de l’écologie malgré la présence de la Hulotte au gouvernement, lui permettait de réformer à toute voile et vapeur tout en faisant plaisir à die grosse Angela.
L’affaire Benalla (akbar), ajoutée à la baisse du pouvoir d’achat (CSG, Hausse des loyers, des prix du pétrole et du gaz, aggravation des amendes en tout genre, hausse prévisible des impôts locaux…) qui mécontente les Francaouis et montre des promesses non tenues, a fait chuter la popularité du Zident qui manque de soutiens dans le peuple. L’inflation sur un an (de juillet 17 à juillet 78) est à 2,3 % et les petits épargnants, spoliés par l’Etat et les banques, ne vont pas tarder à constater que leurs maigres économies fondent à la vitesse V car la rémunération du livret A (judicieusement abaissée à 0,75% au démarrage de l’inflation) est trois fois inférieure au taux d’inflation. Maqueron est le président des très riches, comme disait Zizi Rider. Avec cette inflation, le pouvoir d’achat va plonger car la hausse moyenne prévue pour les salaires en 2019 est de 1,4%. Le joli Denormandie est sorti du bois (dont on fait des flutes) et a annoncé que les APL seraient versées suivant les revenus immédiats (et non sur ceux de 2 ans avant) et ne seraient pas diminuées tout en économisant 1 milliard. C’est de la prestidigitation mais qui se comprend quand on pense que le gouvernement va sans doute modifier l’assiette des revenus pris en compte pour l’avoir.
L’UE qu’il voulait rassembler s’effrite, comme on dit en Belgique, de plus en plus. Il n’y a pas de vrai mieux sur le front du chômedu et l’emploi devient de plus en plus précaire. Les infrastructures (routes, ponts, SNCF…) sont dans un état préoccupant. L’investissement est en panne et pourtant les dividendes sont montés à 48 milliards (toujours plus, comme dit Walter de Closets), sans « ruisseler » pour l’instant sur l’emploi. La baisse des dotations, notamment aux collectivités locales, a eu pour effet de stopper leurs investissements. Et la réduction des emplois aidés asphyxie les associations et les collectivités.
Le grand jury du tribunal de Sacramento a mis en lumière les palinodies maqueroniennes contre le glyphosate et autres pesticides. Parcoursup ne se montre pas tellement plus efficace qu’APB pendant que les loyers pour étudiants s’envolent (800 euros une studette à Paris!)
Le mode de « gouvernance » verticale, avec cour et garde prétorienne, piscine privative et porcelaine de Sèvres a montré ses contradictions tant avec la démocratie qu’avec la rectitude annoncée du « nouveau monde ». Le gouvernement « d’experts issus de la société civile » (en fait des entreprises, des libéraux, des bobos, des « winners », ce qui se voit encore plus dans la composition sociale de la chambre des députés) était censé être efficace, rapide, labile, véloce, pur; c’est raté. Du coup SAI va tenter de se rabibocher avec les syndicats, lourde tache quand on songe au contenu des sujets à débattre à la rentrée, dont la réforme de l’assurance-chômage. Heureusement, il y a toujours la « chambre introuvable » constituée de serviles godillots enamourés. Ce gouvernement, devant gouverner par décrets et ordonnances, composé de technos micro-céphales (unifiés par le PC, personnel computer, Maqueron) manque visiblement de coeur (mais le président a sa mie); il ne pense qu’aux chiffres et raisonne comme des comptables. Et même il ne connait pas les lois (exemple de la loi organique), y compris sa garde des sceaux, la Laide Ou Bête qui fut pourtant prof de droit et membre du Conseil Constitutionnel! Quand les ministres ne prennent pas en plus leurs aises avec la loi comme Pénicaud et Nyssen (qui modifie un immeuble classé sans autorisations à Paris et construit sans permis à Arles). A propos, où en est l’affaire Ferrand? Perdue dans les arcanes de la Justice à deux vitesses?
Mais notre Zident reste droit dans ses bottes et n’entend pas changer de direction ni de braquet. Rappelons-lui qu’il n’y a pas loin du capitole à la roche tarpéienne et qu’il peut tomber de Charybde en Scilla. Et qu’il se souvienne du sort du « génie des Carpathes »!

Die grosse Angela und der Kaiser Maqueron défendent le sultan Erdogan

Classé dans : politique — 21 août, 2018 @ 10:54

Trump a ouvert les hostilités contre le nouveau pacha d’Istambul; notons que ledit Trump est le seul à faire front contre l’expansionnisme islamiste, qu’il soit chiite (cas de l’Iran) ou sunnite (cas de la Turquie), sauf en cas de pétrole, de gaz et de bases militaires US (cas de l »Arabie Saoudite). Certes c’est un bon moyen d’emmerder l’UE et cela ne renvoie à aucune conviction ou approche morale. On note que ce soutien, pour l’instant purement verbal, ce qui ne coûte pas grand chose, est mi-chèvre mi-chou car il aide d’un côté sans contrer de l’autre; in medium stat virtus? Il ne faut se fâcher avec personne, ni Trump dont les gros sabots pourraient piétiner l’UE et surtout nuire aux intérêts teutons si bien servis par Juncker le demi junker, ni Erdogan qui retient 3 millions de migrants potentiels en Turquie moyennant 3 milliards d’euros généreusement accordés par Angela et dont le pays est perclus de dettes vis-à-vis des banques européennes. Il ne faudrait pas qu’une défaillance des créances sur les Turcs nous refasse le coup des prêts à la Grèce à la puissance 4. Comme quoi, les intérêts utilitaires font aisément pièce à la morale et à la démocratie qu’Erdogan à réduit à zéro en Turquie.
Il faut aussi tenir compte de ce que l’UE est incapable de s’unir tant vis-à-vis de Trump que d’Erdogan ou de la théocratie iranienne. Mis en concurrence par le SLC européen et ordo-libéral, les pays de l’UE ont des intérêts divergents et forment une cohue de nationalismes tirant à hue et à dia. Et notre Maqueron s’était imaginé mettre de l’union dans ce bouzin! Il voulait une Europe de la défense et cela balbutie car les pays de l’Est ne croient qu’en l’OTAN et au parapluie américain assuré sans payer, il préconisait un budget et un gouvernement de la zone euro et Merckel l’a envoyé chier, il voulait des listes internationales pour les européennes de 2019, nein. Cela amène à une réflexion plus profonde.
La nation est l’idée la plus dangereuse du monde: communautarisme, xénophobie, repli en sont les caractéristiques les plus proéminentes et probables. Cela tue l’universalisme et l’internationalisme de l’humanité. Merckel et Maqueron sont, eh oui, internationalistes mais c’est l’internationale du kapital, du fric, du commerce, du libre-échange sans frontières, des dividendes, des paradis fiscaux, des inégalités monstrueuses… Cela n’a rien à voir avec l’internationalisme de l’humanité tout entière, du partage, de la solidarité, de la justice, de la défense de la nature… à l’échelle mondiale. mais il y a une profonde différence entre la Doryphore et le Francaoui. Ce dernier est un internationaliste unidimensionnel fan du SLC, prêt à faire disparaître la nation au profit du kapital. Angela, quoique internationaliste du SLC, poursuit la politique allemande: restaurer la nation tudesque (car elle a compris que la nation est le seul moyen de tirer son épingle du jeu dans le SLC, ce que ne voit pas SAI Maqueron) et lui donner le premier rôle en Europe en tirant le meilleur parti du SLC au profit de la Doryphorie. Bref, elle se set du SLC pour défendra sa nation ou elle se sert de la nation pour vaincre les autres pays grâce au SLC.
Le pire, c’est qu’Angela a raison: s’appuyer sur sa nation tout en propulsant le SLC en sa faveur est cohérent; ce qui ne l’est pas de jouer pour lui avec une nation qui n’en veut pas et que Maqueron s’applique à y plier afin de la faire disparaître. Si la nation est un truc horrible instrumentalisé par les politicards et les démagogues après les fascistes et autres nazis, il se trouve que le SLC qui la détruit reste pourtant le seul rempart actuel contre ledit SLC. A condition de mener une politique de positionnement d’icelle dans un internationalisme de la solidarité et non d’adhésion au libre-échange sans frontières. Maqueron a choisi pour nous: non défendre la France, ni l’internationalisme ni la planète, mais la fondre dans l’UE et l’OMC.tant que le SLC règne partout (OMC, IFI, OCDE, G quelque chose, gouvernements libéraux, phynance, multinationales…), seule et hélas la nation pourrait protéger s’il a un une démocratie réelle et un gouvernement ad hoc. Verstanden, capitaine Maqueron avec Nemo, le seul qui du flair?

123456...71
 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr