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Maqueron-Rambo et le bateau ivre de l’UE

Classé dans : politique — 3 avril, 2018 @ 11:36

Se présentant comme Rambo, notre zident a excipé de ses muscles pour nettoyer un peu les écuries d’Augias que sont devenues die grosse Kommission de Bruxelles et l’UE. Le problème est complexe car on ne peut pas « à la fois » propulser le SLC en France et aider à le faire progresser ailleurs et réformer des institutions dont l’objectif depuis 1986 (acte unique) est de l’implanter en Europe en tant que libre-échange intégral. Mais il y a bien d’autres paramètres qui font de cette réforme, pardon « transformation » une « mission impossible » si l’on joue avec les règles du jeu actuel.
Quand l’UE a été élargie aux pays de l’Europe centrale et orientale (PECO) à partir de 2004 et sur pression doryphorienne forte, il n’y a eu aucun approfondissement pertinent des règles et des institutions. Bien au contraire, on a créé un bazar institutionnel à 28 pays complètement hétérogènes (ce qui a été sciemment voulu afin de faire profiter le kapital des différences permettant de faire baisser les coûts via une concurrence échevelée entre pays). Dans ce foutoir, on voit qu’à la Kommission et au conseil européen, le Luxembourg et Malte (300 000 à 500 000 habitants) pèsent autant que la France (67 millions) ou l’Allemagne (80 millions). On aurait pu se rattraper sur le parlement mais ce dernier, malgré quelques fort timides avancées dans la partage de certaines décisions, est demeuré un « parlement croupion ».
On a rien non plus de positif dans les règles de prise de décision au conseil européen. Des domaines super importants requièrent toujours l’unanimité comme celui de la fiscalité. Ce qui a permis à l’alcoolo Junker, ex-premier ministre du Luxembourg de pondre « des rescrits » (petits arrangements fiscaux entre firmes, multinationales là, et gouvernement) faisant gagner quelques dizaines de millions à son pays contre des pertes colossales de rentrées fiscales dans les autres. L’Irlande a prospéré avec sa fiscalité à 12 % sur les bénéfices des entreprises et s’est liguée avec les Pays-Bas pour créer un « triple sandwich » favorisant «l’optimisation fiscale » des multinationales. La Gibbye a bien profité de sa foultitude de paradis fiscaux (Jersey, Man et îles exotiques) pour attirer les capitaux en fuite. La Tudesquie a produit low cost dans son hinterland de l’Est reconstitué et a attiré des travailleurs détachés (TD) en masse. Il n’y a eu aucune harmonisation dans les domaines du droit social, du droit du travail, des normes écologiques. Hors l’unanimité, la règle la plus importante de prise de décision est la « majorité qualifiée » qui est une usine à gaz (plus de 55 % des membres du conseil, soit au moins 15 sur 28, au moins 65 % de la population de l’UE ou 72 % des membres du conseil). Le grand gagnant est la Teutonnie qui a des amis en nombre : les PECO, qui ont des usines teutonnes et envoient des TD, et les pays d’Europe du Nord, tous copains luthériens. Seule l’Allemagne peut aisément obtenir une majorité qualifiée. Forte de tous ses amis, la Doryphorie a pu truffer les institutions de l’UE de ses copains, dont Junker qui vient, tout seul comme un grand, nommer son secrétaire général de la Kommission (28 commissaires avant départ avant Brexit). Elle y donne donc le la en y imposant les règles de son « ordo-libéralisme » et son austérité budgétaire. De plus, l’Allemagne a profité de l’absence d’harmonisation sociale et fiscale pour faire de la « désinflation compétitive » (lois Hartz sous Schröder et 3 points de « TVA sociale » sous die grosse Angela) pour faire passer son industrie au dessus de celles des autres pays et exporter à mort.
La création de l’euro avec ses institutions (eurogroup qui n’ en fait aucune existence légitime et BCE directement branchée sur Berlin) a aggravé énormément la concurrence entre pays de ladite zone mais aussi avec ceux hors zone. Les premiers ont en effet perdu la liberté de leur politique de taux de change, de leur politique monétaire (masse monétaire et taux d’intérêt), de leur budget (accord Tsarkozy-Merkel de 2012 sur des règles drastiques de maîtrise des budgets, des déficits et de la dette publique). L’Allemagne peut donc exciper de ses règles-là pour faire régner l’austérité en Europe. Cela a créé d’énormes déséquilibres entre économies exportatrices, d’un côté, et économies emprunteuses, de l’autre, car le déficit commercial est toujours compensé, afin d’assurer la stabilité de l’euro, par une importation équivalente de capitaux ; c’est ainsi que les banques allemandes ou françaises ont prêté par exemple à tire-larigot à la Grèce et à l’Espagne à titre privé jusqu’à ce que ces pays se retrouvent insolvables tant dans le privé (pour l’Espagne et ses dettes immobilières) que dans les comptes publics (pour la Grèce dont les budgets étaient truqués) lors de l’après krach de 2008).
Règles commerciales d’hyper libre-échange et financières (Maastricht puis euro) ont crée un étau mettant tous les pays en concurrence sauvage. Dès lors, au Conseil européen et à la Kommission, c’est devenu chacun pour ses fesses et Dieu pour tous ; l’UE est devenue une cohue de pays en concurrence et ne défendant que leurs intérêts. Tout effort vers une harmonisation des règles en tout domaine, vers des coopérations inter-étatiques, vers une institution fédérale et fédérative des pays est voué à l’échec dans ce contexte de concurrence trop libre et très faussée par les pays jouant « les passagers clandestins » sur le dos des autres et vice versa. Avec, naturellement, un grand gagnant à cause de sa puissance économique : la Tudesquie. Qui ne fera donc rien pour aider Maqueron à changer les règles du jeu, même pas en surface pour sauver l’honneur du maître des règles du Je. 500 millions d’européens et moi et moi… Maqueron n’a qu’une carte à jouer, mais dont il n’usera pas par peur de perdre l’amitié de ses copains SLC à l’UE : menacer d’un retrait de la France s’il n’y a pas de profondes transformations de l’UE. Pour l’instant, Maqueron n’a pensé qu’à confédérer (union d’Etats et non pas fédéralisme ) la zone euro alors que le vrai et bien plus important problème est le primat du SLC en Europe ; à quoi s’ajoute la nature même des institutions et des règles qui le régissent dans l’UE.

SNCF : Borne monte au créneau

Classé dans : politique — 2 avril, 2018 @ 9:06

La sinistre des transports descend les grévistes de la SNCF en flamme ce matin dans Le Parisien ; belle opération de dressage de la population contre les cheminots montrés du doigt, stigmatisés, qui plus est avec des arguments fallacieux. Quand il y a une Borne, il y a trop de limites via aussi un raisonnement borné.
Mme Borne se prévaut de la concertation en cours en faisant mine d’ignorer que la concertation, c’est très limité et surtout, sous l’ère Maqueron, largement truqué. C’est du « je vous écoute, mais je déciderai tout seul » ou « chante fauvette, j’irai mon train » ou « les chiens aboient, la caravane passe »…
Mme Borne fait état de garanties données aux cheminots comme leur reprise, en cas de volontariat, par un nouveau concessionnaire de lignes, le maintien de leur statut (pour donc, seulement les anciens) et de leurs « privilèges », la conservation nationale des lignes TGV, le report de tout changement en Ile de France à 2039 (soulignons que le pouvoir maqueronien peut s’arrêter en 2022!), etc. Que valent ces « garanties » ?
C’est sans doute du pipeau car rien n’obligera un futur concessionnaire à embaucher des cheminots ; il pourra, en l’état du droit européen, employer des « travailleurs détachés » de n’importe quel pays low cost ou de chez lui, genre Ryanair. Et si aucun cheminot n’est volontaire, qu’est-ce qu’on en fait ? On les laisse à la SNCF devenant alors en sureffectif plombant ses comptes face à la concurrence ? On voit que cette promesse n’est guère crédible tant elle ouvre la porte à maintes difficultés. Qui nous dit que les régions, attribuant les lignes TER, ne vont pas faire dans le moins-disant ? Comment l’usage du réseau sera-t-il facturé aux nouveaux concessionnaires, sachant que c’est ce tarif qui a aussi plombé les comptes de la SNCF car l’Etat lui a laissé l’intégralité de la dette due aux TGV  et l’a mise dans une situation intenable : facturer son réseau (on le lui avait rendu) à son trafic, la SNCF ayant à la fois le réseau et la mobilité des trains sur icelui. Si le coût d’usage du réseau est trop élevé qui paiera ?: les usagers dans les prix ? Et si ce n’est pas eux, qui voudra de lignes bien trop chères à exploiter ?
Mais il y a surtout le fait que les gouvernements ont perdu depuis longtemps toute crédibilité et légitimité. On apprend que M. Lemaire a commandé 100 nouveaux TGV à Alstom sans consulter la SNCF ; va-t-elle devoir les payer alors qu’elle serait exsangue aux yeux même dudit Lemaire ! De qui se moque-t-on, tontaine, tonton ? Et depuis longtemps les syndicats et les salariés savent que la parole d’un gouvernement peut être annulée par le suivant.
Et il y a pis. Le pouvoir, quel qu’il soit, a accoutumé de jouer au tunnel sans cesse prolongé au moment où on pense être arrivé au bout et voir la lumière, à la stratégie du salami, au découpage des opérations par petites étapes, chacune constituant un point de non-rebroussement vers la destination finale, soigneusement cachée au départ. Mais l’enchaînement des opérations montre assez rapidement le but final visé, à savoir en l’occurrence, la privatisation du rail. Cela ne trompe plus personne, même Bornée et donc ce ne sont pas les invectives de Borne qui vont faire stopper le mouvement de protestation. Cela fait des lustres que les politicards francaouis facilitent la construction d’une Europe hyper libérale et favorisent le SLC ; ils vont très progressivement par peur d’une révolte du peuple et font tout pour l’y forcer grâce à « la contrainte extérieure ». Et Maqueron ne fait qu’accélérer le processus via sa maîtrise totale des institutions politiques et administratives. Ils touchent au but et c’est pour cela que ledit Maqueron a engagé une bataille duraille et décisive contre le modèle social francoui. Il peut la gagner et alors ce sera la fin des haricots ; provisoirement car il risque alors d’être renvoyé en 2022. Hélas, on sera alors très imbriqué dans le SLC.
Dans l’idéologie du SLC qui fait le fond de la pensée de nos pseudo-élites politiques et managériales, le service public, c’est caca-boudin. Encore faut-il pouvoir le démontrer. C’est ce qu’ont fait les gouvernants en prenant des décisions visant à rendre les services publics inefficaces et dispendieux. Puis, quand le fruit de la décrépitude est mûr, ils hurlent à la nécessité de les réformer, disons plutôt reformer aux normes du SLC. Ce qui veut dire les privatiser car le kapital privé est sans cesse à l’affût de nouveaux champs de profit à investir; par exemple ceux de la santé et des assurances sociales ou de l’éducation. Or tout service public bien géré est moins coûteux que la gestion privée tout simplement parce qu’il n’y a pas de dividendes à servir. Las, les politicards s’en sont servis comme vaches à lait: manipulation des tarifs, placement des copains, charges indues (comme le service de la dette du réseau SNCF), achats forcés à des firmes amies ou en difficulté, etc. Qui veut tuer son chien, l’accuse de la rage après la lui avoir inoculée!
Et il ne faut pas oublier que Maqueron a conçu la réforme de la SNCF comme la mère des batailles. S’il la gagne, alors il s’attaquera au gros morceau : la fin des fonctionnaires à statut. C’est ce que fit Thatcher avec la grève des mineurs : elle remporta la guerre et on sait ce qu’il advint du modèle social gibby après. Les cheminots sont donc tout à fait habilités à être le fer de lance de l’opposition aux « transformations » maqueroniennes. On ne peut que déplorer que, là encore, les syndicats agissent en ordre dispersé et n’essaient pas un mouvement général au lieu d’une guérilla secteur par secteur !

L’attentat terroriste de Trèbes

Classé dans : politique — 31 mars, 2018 @ 11:12

Il est tout à fait normal et mérité de saluer le geste héroïque du colonel Beltrame et la mémoire des autres assassinés ou blessés. Cela a été fait et est respectable. Mais là où cela coince, c’est que cet événement dramatique a donné l’occasion d’une belle trame de story telling au pouvoir et aux politicards de tout poil. Il a été instrumentalisé au delà du raisonnable avec un terrible battage au lieu d’une douleur digne et muette et de cérémonies sobres et intelligentes. On a alors pu exploiter un langage désuet au profit d’un rassemblement éphémère et plus médiatique que profond et réel. On nous a rebattu les oreilles avec l’unité de la nation, le sacrifice pour la patrie, l’honneur du pays. Ces beaux discours sont à mettre en relation avec la réalité et l’intelligence des situations ou des actes qui, largement, démentent les belles paroles.
On pourrait déjà se demander ce qui fait une patrie et l’adhésion à celle-ci allant jusqu’à mourir pour elle. Le mot de Proudhon : là où est la Justice, là est ma patrie me semble toujours d’actualité (redoutable affirmation car il n’y a aujourd’hui de justice nulle part). Est-on sûr de se sacrifier pour la patrie quand celle-ci est plutôt le champ d’actions (aux 2 sens du terme) du SLC producteur d’inégalités, de précarité, de pauvreté, d’oppositions sociales, de montée aux extrêmes, de disparition du politique au profit de la gouvernance et de l’efficacité? Est-on bien habilité à défendre un espace où l’honneur, la solidarité, la coopération sont devenus des merles blancs ? S’agissait-il de monter en épingle des valeurs en voie de disparition par l’exemplarité plus que singulière d’un sacrifice extraordinaire ? Est-on dans l’hommage du vice général à la rarissime vertu d’un seul ?
Qu’est-ce que l’unité ? Comme l’indique la désinence en té, c’est un état ou une qualité. Or, la prétendue nation n’apparaît pas comme unité mais comme pluralité sociologique, ethnique, religieuse et culturelle, de même que comme patchwork de positions sociales plus ou moins inégalitaires et hiérarchisées, comme une juxtaposition de communautés plus ou moins séparées et en conflit. Du reste, peut-on « à la fois » se réclamer de l’unité du peuple tout entier et propager ou tolérer le communautarisme afin de diviser pour régner ?
Avant de proclamer l’unité de toutes les populations qui sont censées former une communauté politique coordonnée par une même appartenance à un corps de valeurs sociopolitiques communes, mais ce que la réalité ne démontre pas, il faudrait se pencher sur les causes de division; elles ne manquent pas. je ne vais en examiner qu’un ensemble limité mais significatif.
* cause politique interne: les politicards ont laissé prospérer une idéologie religieuse qui nie que les lois politiques transversales aux conceptions du monde soient supérieures aux croyances particulières, qui refuse notre modèle social (égalité-hommes-femmes, laïcité, droit d’expression, droit à l’athéisme, primat des droits individuels, dont ceux des personnes quelles qu’elles soient…). Ils ont laissé prospérer le communautarisme, voire l’enfermement identitaire localisé mais en voie d’expansion. Les politicards ont facilité le dénigrement du pays avec force de lois de repentance et en battant leur couple pour stigmatiser les grands méfaits de notre pays; certes mais il fallait comparer à ceux d’autres pays bien pires et ne pas encourager l’idée que certaines cultures avaient tout inventé et étaient pures comme l’agneau qui vient de naître. Commet voulez-vous, après cela, que certains ne s’en prennent pas avec ressentiment à un pays si mauvais?
* cause économico-politique endogène: depuis 30 ans les politicards suivent une politique SLC qui oppose la population entre les in et les out, relégués dans « les quartiers » ou les zones périphériques, entre les pauvres, méprisés, isolés, souvent ethnicisés et chassés au faciès et les riches des quartiers bourgeois, mobiles, modernes…Cela crée, évidemment, du ressentiment et de la révolte au lieu de l’unité postulée.
* cause géopolitique: la France, depuis des années, entretient des relations plus que douteuses avec des pays arabes, soit des dictatures théocratiques et pétrolières, soit des kleptocraties; de plus elle ne proteste guère contre les faits et gestes de l’Etat d’Israël contre la Palestine; elle fait la guerre au Sahel tout en ayant déstabilisé la Libye; elle est le 3ème exportateur mondial d’armes. La présidence est devenue le VRP de ses producteurs d’armes. A tout le moins, cette politique ne peut susciter elle aussi que du ressentiment. On peut se demander si le pays a encore quelque légitimité que ce soit pour se proclamer « la patrie des droits de l’homme.
Il est donc quelque peu inapproprié d’en appeler à une unité qui n’existe pas et à une nation très divisée; il faudrait au contraire faire flèche de tout bois pour aller vers plus d’union (qui est plutôt une action qu’un état) et de cohésion sociale, pour développer une culture politique commune, pour faire de l’histoire, sans concessions sur la passé le plus néfaste, un moyen de rapprocher les gens et les communautés, il faudrait en finir avec l’abandon massive de populations pour cause de développement du SLC en France.

Pour un dominion d’extrémistes sous protectorat français dans l’atoll de Clipperton

Classé dans : politique — 29 mars, 2018 @ 11:03

Cet atoll désertique et isolé de tout appartient à la France, ce qui lui donne une zone maritime exclusive de plus de 480 000 km carrés en plein milieu du pacifique. On ne peut renoncer à cette zone mais on peut y créer une république autonome rattachée à la France. Les seuls habitants sont des fous ; le sol est phosphaté par le guano des oiseaux qui y font escale pendant leurs migrations pour se reposer de leur long périple saisonnier. Parallèlement, la France a un problème avec les islamistes radicaux de même qu’avec tous les excités de toute autre religion ou mouvement anti-démocratique. On peut donc joindre l’utile à l’agréable et les y installer tout en gardant la propriété de l’atoll inhospitalier du pacifique Nord battu par des vents, des ouragans, des tempêtes submergeant ses côtes très basses. Plutôt que d’enlever leurs nationalité aux binationaux, de faire de la rétention administrative, le plus simple est d’amener les radicaux sur cet atoll sans même les assigner à résidence car ils ne pourront pas en partir. Mas ils y seront parfaitement libres d’y faire régner la charia et de s’adonner à Allah (ou autres divinités et règles de vie peu soucieuses de laïcité) et de disposer d’un territoire autonome régi par leurs propres lois comme dans « sa majesté des mouches ». Par ailleurs, ils pourront y développer des activités économiques utiles à leur subsistance et à la France. Plutôt que de tenir les murs chez eux ou de glandouiller en zonzon, ils seront obligés d’y travailler pour vivre sans autres contraintes : pas de flics, pas de militaires, rien qu’eux. La France dans sa grande magnanimité les y installera en leur donnant les moyens nécessaires à leur vie quotidienne et au développement de leurs activités. Comme il n’y a plus d’arbres sur l’atoll (et non dans la taule), ils ne pourront y construire de bateaux pour s’enfuir et cela d’autant plus que la plus proche terre est à 5 000 km. Mais ils pourront y bénéficier du regroupement familial ; donc pas besoin de bracelets électroniques, de gardiens, de pointer à un commissariat. Pleine liberté, d’agir, vous dis-je.
La France, lors de leur venue, installera des containers (dont un par famille) en nombre suffisant; elle fournira kamis, djellabahs, bourkas, abayas, tchadors, chéchias, turbans, keffiehs, (ou toute vêture de quelque religion que ce soit qui affiche son extrèmisme) etc., vêtements très pratiques pour faire face aux vents violents et froids car ils sèchent rapidement au soleil. Pour des vêtements plus chauds, rappelons que des phoques traînent sur l’atoll dont l’eau de surface est douce. Une mosquée (et autres temples ou églises) en fonction de la population présente, à base de containers, y sera aménagée de même qu’une madrasa ; ils en éliront les responsables. Ils auront une dotation en bêches, cannes à pêche, pioches, serpettes, couteaux peu aiguisés, houes, rouets, binettes, sarcloirs, planches pour protéger les cultures du vent, de même que des semences blé dur, patates, panais, rutabagas, scorcenaires et plantes médicinales pour leurs marabouts-hommes médecine… Pour la viande quelques sangliers et laies seront importées sur l’atoll, plus quelques vaches pour le lait et des moutons ou brebis pour les rituels religieux et des habits de laine à filer avec leurs rouets. Certes, ce ne sera pas le paradis, mais ils pourront s’en consoler en pensant aux rivières de miel et aux dattes du paradis et autres félicités dans l’au-delà.
Vive la république autonome de Clipperton.

Speech de Maqueron au meeting de la francophony

Classé dans : politique — 28 mars, 2018 @ 10:44

Chers friends, nous sommes here pour parler of the future of the corporate francophony. Nous devons empoweriser notre community of french speakers. Comment ? First, en développant un return of experiences entre nos pays. On doit fonder this method sur le benchmarking qui réussit so good dans les financial societies et les industrial enterprises. Chaque country devra report his results via the Web et faire part de ses progress and process to succeed. Comme cela, on saura toutes les bonnes behaviors pour avancer together. Cela organisera un lucky feed back sur les pratiques de chacun et entretiendra une fair match entre tous. Chacun connaîtra sa fair value on the market of languages sur la planète.
Evidemment, a common language facilitera our common trade et favorisera the growing up de nos brut industrial products. Nous serons tous traités on the ground of equity par une démarche bottom up. Notre rôle est d’être the team building de la victory of French in the world. Car en 210, because de the bad french leathers made in China (too small and too frail), l’Afrique aura un billion d’habitants. La France vous vendra des rafales et vous lui vendrez des coconuts. On fera a trade chart for equity dans nos exchanges. C’est un challenge auquel nous devons tous participer. Nous devons le up dater en performant le maximum of actions. On dressera le listing des assets de notre community of language. La common language fera de nous un corporate group unified par une culture commune. On sera ensemble des followers sur Face Book afin de parler de notre situation et de nos achievments. Le slogan sera : we like francophony, greater and greater.
Naturellement, je prends le leadership de notre community. Achtung, il ne faudra pas mal gérer notre action ; on fera pour cela du New Public Management dont le leitmotiv sera efficacity. The free exchange entre nos pays sera le tao via lequel nous progresserons vers une expansive advance of notre language, comme cela a été made by the Europe since 1957 avec le succès que l’on sait. La method économique fera que nous gommerons all the difficulties de communication. Nous fonderons our success sur les interests et not sur les values. La discipline queen sera l’accountancy as standards of actions.
Pour manager la reform, il faudra agir avec détermination, donc dans une democracy grounded sur un hard political power. On prendra exemple sur le management of the french country depuis que j’en suis le boss. Nous pourchasserons the globish for killing the english all over the seas. Nous franciserons les anglicisms. Je jure devant God (my Che) que je parlerais in French at the european community; because the exit of United Kingdom.
Together, we are united nations. Et maintenant, ensemble we sing in the sun: décochons, décochons nos traits, destruies., détruisons the ennemy, pour sau., pour sauver notre language.

A la mémoire du lieutenant-colonel Beltrame

Classé dans : politique — 27 mars, 2018 @ 10:48

Cet homme vient de sacrifier sa vie pour sauver celle d’une humble caissière de supermarché. Cela illustre les qualités ou vertus en voie de disparition de la vraie république : solidarité, respect du prochain, éminente valeur de chaque autre personne, altruisme, don de soi à ce qui transcende, esprit de sacrifice pour la collectivité… Cet homme hors du commun était un chrétien, ce qui traduit en langage SLC veut dire crétin. Car son sacrifice désigne en creux tous les vices du néolibéralisme qui anime le SLC et conduit les décisions et les actes du nouveau résident à l’Elysée.
Ce dernier sauve sur l’occasion comme les paras à Kolwezy sous Fiscard Déteint : hommage national et, bien évidemment, auto-pub et communication à la gloire d’icelui. Vive les allocutions familiales. Comme disait un des grands moralistes français du 17ème siècle : l’hypocrisie est l’hommage que le vice rend à la vertu. Car la mort héroïque de Beltrame n’est pas due au hasard mais aux palinodies, mensonges, dissimulations et ronds de jambe des politicards depuis des lustres.
Cela fait déjà longtemps que lesdits politicards de toute obédience ont laissé s’installer en France des Imams et mosquées radicales, dont salafistes, payés par des potentats ou kleptocraties arabes (notamment notre cher client qu’est l’Arabie saoudite) auxquels on vend nos belles armes, celles-là même qui finissent souvent dans les pattes des mouvements tels Daech. Cela fait longtemps qu’on a laissé se développer le communautarisme sous prétexte de diversité, de respect des croyances de tous, de communautarisme électoraliste, d’anti-islamophobie. Des entrepreneurs de religion ont ainsi pu s’installer dans les cités en échangeant la défense de leur coreligionnaires et leur vote contre des « arrangements raisonnables ». La laïcité, qui est, à la fois comme dirait l’autre, la neutralité du droit et de la politique vis-à-vis des conceptions du monde et le droit à la croyance de son choix pour chacun a été transformée en relativisme absolu, ce qui veut dire que toutes les croyances se valent et doivent être admises comme égales et ce qui s’est accompagné d’un abandon des valeurs politiques universelles et transcendant les différences culturelles et sociales devant réunir les citoyens, quelles que soient leur ethnie, leur religion, leur position sociale. Il n’y a plus rien pour « faire société » et pacifier le champ politique ; on est allé, comme dans le monde anglo-saxon, vers la juxtaposition de communautés qui peuvent se regarder en chiens de faïence. On a aussi laissé s’étendre les inégalités et la pauvreté, les « territoires perdus de la république », la précarité, le regroupement dans des ghettos ; c’est facile, il suffit de laisser jouer le SLC et la loi du marché, l’individualisme, l’égoïsme, la compétition contre le collectif, le social, la coopération. On a aussi rabattu les croyances sur les pratiques et la culture et vice versa : de façon que ne pas admettre certaines pratiques tout à fait contraire à nos mœurs et à nos libertés individuelles a été proscrit au nom de l’anti-islamophobie. Certes, on doit accepter toutes les religions mais cela ne peut aller jusqu’aux pratiques néfastes et aux cultures envahissant l’espace public et contraires à l’ordre politico-social du pays. on a construit des statistiques pour cacher la chose; par exemple le calcul des mariages mixtes: un Beur français cherchant son épouse en pays étranger, souvent un mariage arrangé, voire forcé, est compté comme mariage mixte! on se gargarise du faible flux annuel (environ 100 000) d’immigrés mais on oublie le flux sur la longue période et le stock: 100 000 pendant 40 ans, cela fait 4 millions plus les enfants…
Par ailleurs, au lieu d’investir dans la surveillance physique de proximité on a tout misé ou presque sur les fichiers en oubliant que l’information n’est pas la réalité mais seulement une de ses représentations possibles! Et on a refusé de voir que la dissimulation était à la base même des pratiques islamistes.
En fait, le pouvoir fait surtout semblant de lutter contre le terrorisme et cela pour plusieurs raisons. Il faut entretenir un climat de peur de façon que les citoyens soient soumis et surtout acceptent les restrictions incessantes des libertés publiques. On peut ainsi sans cesse durcir les lois sécuritaires, la répression de tout et n’importe quoi et renforcer toujours les forces de police afin de pouvoir mâter toute contestation. Et on signe n’importe quelle loi dangereuse, par exemple le mandat d’arrêt européen qui permet de poursuivre des opposants politiques en plus des crimes et délits. C’est ainsi que Puigdemont a pu être arrêté en Doryphorie (ce n’est pas un hasard que cela se passe dans ce pays-là); c’est ainsi qu’on a pu monter une opération sans queue ni tête contre le groupe de Tarnac. Cela permet aussi de doper la com. du gouvernement, comme vient de le faire le proctologue Colon, bien nommé ministre de l’intérieur et des perturbations intestines, qui a sans fondement dit que le meurtrier du héros Beltrame n’était pas fiché S! Au passage, Maqueron a pu faire oublier qu’au sommet des chefs d’Etat de l’UE à Bruxelles aucune de ses propositions d’évolution de l’Europe n’a avancé d’un pouce.
Si l’UE continue comme Maqueron de faire dans le SLC, les forces nationalistes et de droite extrême vont continuer de progresser et peut être même de prendre le pouvoir; alors elles n’auront qu’à se servir des lois répressives et des forces de police que les soi-disant démocrates ont mis en place! Tout sera perdu, même l’honneur qui est déjà en perdition.

Maqueron et la « noblesse d’Etat »

Classé dans : politique — 25 mars, 2018 @ 11:24

Le sémillant époux de la douairière Trogneux n’a pas perdu les habitudes antérieurs en ce qui concerne la « gouvernance » de l’Etat : technocratie über alles et appel aux hauts fonctionnaires issus des grands corps de la fonction publique ; Conseil d’Etat, Inspection des finances, Cour des comptes, corps des mines, etc. Car il y en a d’autres moins connus mais tout aussi pernicieux (dont corps des ponts et chaussées). L’honneur n’a plus cours dans ces hautes sphères ; ce ne sont plus les horaces et les curiaces, mais les voraces et les coriaces ; ce n’est plus le service de l’intérêt général mais celui des intérêts privés du Kapital et de la phynance, le fiel et le lucre à la place du miel et du sucre. Comment se fait-il que la recherche du bien commun par la haute fonction publique ait été remplacée par le service du SLC et la poursuite de carrières privées et individuelles ?
la plupart de ces gens viennent des « séminaires de l’aristocratie » où ils ont tous tété le même lait idéologique dans des écoles non pas formatrices mais « formatantes » : Sciences-po, ENA, HEC ou ESSEC (souvent école de commerce plus ENA), Dauphine. On n’y apprend que la doctrine SLC, le management privé, la haine de l’Etat et de l’intervention publique, la merveilleuse mécanique auto-réalisatrice et régulatrice qu’est le libre-échange sans freins ? C’est une culture commune qui fait qu’on se comprend spontanément et qu’on partage les mêmes finalités ; cela rappelle l’histoire des jésuites qui ne pouvaient se croiser sans rire. En plus, on y pratique les mariages endogames car depuis que l’école est à Strasbourg et qu’il leur faut bien se reproduire, les élèves mâles y trouvent des femelles suffisamment attractives par suite de leur réseau de relations. Car, depuis la création de l’ENA dès 1946, ses élèves ont pu aller partout fertiliser la fonction publique et développer leurs connivences.
cette nouvelle noblesse de robe (ne disais-t-on pas autrefois, le Conseil des tatas) a une caractéristique bien française et pourtant totalement contraire à l’idéologie qu’elle véhicule : elle aime fort disposer des moyens publics, des administrations, des entreprises publiques afin d’y mener une carrière assurée, rentière du diplôme et du rang de sortie dé départ. On est donc à la fois hyper libéral (pour les autres et pour être admiré par les collègues et les autres européen de l’UE) et super dirigiste pour avoir son fief. Et il faut que ce dernier soit le plus gros possible (on en saurait être PDG d’une vulgaire PME, ce serait dévalorisant en ce qui concerne la haute estime qu’on a de soi) et, maintenant, le plus juteux possible comme dit l’homme des casernes. D’où l’envahissement par l’énarchie des secteurs financiers (banques, assurances, fonds d’investissement…) qui payent bien mieux que le public. Une condition est exigée pour y accéder : y avoir son trou avant de pantoufler afin d’amener son carnet d’adresses et bénéficier de la complicité des collègues restés dans la fonction publique. Le primat de la finance comme nid de profits privés et sphère d’excellence implique que l’énarchie se contrefout des PME, PMI et autres sans grades qui se salissent en plus les mains dans le cambouis en allant au charbon pour la production et l’industrie françaises qui ont été abandonnées à la Doryphorie et à la finance internationale via la mondialisation de la circulation du pognon. La limitation du pantouflage (malgré un récent décret Girardin sous Zizi Rider) et surtout le contrôle des conflits d’intérêts tant entre époux que lors d’une exfiltration vers le privé sont d’une timidité de violette et d’une pudeur de cardinal pédophile. Notons que cette propension à maximiser son fric est tout à fait dans les nouvelles valeurs individualistes et fricophile que propage le SLC depuis longtemps. Cela entretient une saine émulation que de voir que son camarade de promo partie chez Rotschild gagne bien plus que vous resté un serviteur du soi-disant Etat. De plus cela pousse à élever les rémunérations dans le public sous peine de ne plus y voir de candidat. Dieu merci, après une ordalie de 4 ans on peut aller se faire des bourses en or ailleurs, puis revenir et rester 6 ans (il faut servir 10 ans le pays pour rembourser sa formation gratuite), puis repartir avec son réseau.
l’énarchie (et autres grands corps) se présente comme pur produit d’une méritocratie issue de grands concours difficiles où seuls les meilleurs, eux, ont réussi, ce qui les sacralise comme légitimes pour tout diriger. Le problème devenu patent est que l’ascenseur social de « la circulation des élites » donnant du sang neuf et de la mixité sociale n’existe plus depuis longtemps. Il n’y a que 9 % d’enfants de prolos (employés et ouvriers, soit 52 % de la population) dans les études supérieures de 5 ans et plus. La noblesse d’Etat se reproduit via sa mainmise sur les structures éducatives et on constate même qu’il s’y trouve des dynasties.
La fraternité des aristocrates de la ripoublique a développé réseaux d’amitiés et de complicité, lieux de rencontre où elle se concélèbre (les clubs comme Choiseul ou le Siècle ou les « think tanks » comme Terra Nova et même, ô crime, Jean Jaurès). Le phénomène des allers et retours entre privé, politique, administration fait que les problèmes du pays sont résolus entre autres soi-mêmes de même obédience néolibérale, comme dirait le père spirituel du Maqueron, Paul Ricoeur. Les hauts fonctionnaires font appel aux cabinets conseils, de lobbying et aux avocats d’affaires où siègent leurs copains de promotion ou d’école ; et vice versa quand un pantouflard rejoint à nouveau l’administration afin de continuer de bénéficier de la garantie et de la retraite de son corps d’origine. La loi a été clémente (faite par qui?) : détachement ou mise en disponibilité pendant 10 ans, droit à devenir avocat sans en avoir les diplômes ou le cursus. Même Zizi rider est devenu avocat, comme Copé ou Villepin, pendant sa petite traversée du désert tout en continuant à cotiser pour sa retraite à la Cor des Comptes. Dès lors, maints politicards sont devenus avocats d’affaires, ce qui n’existe que si règne le monde des affaires, c’est-à-dire le SLC.
Cette course au privé par les « revolving doors » entre privé et public est devenue possible quand, dès les années 90, on assista à une vague de dénationalisations et de privatisations, ce qui a été renforcé par les « noyaux durs » de Ballamou assurant par participations croisées la mainmise des excellences d’Etat sur le secteur privatisé. Ensuite, c’est devenu aisé : le privé recrute pour disposer d’un réseau de relations, de lobbying, de connivences, le haut fonctionnaire ou le politicard pantoufle pour devenir riche.
« En même temps », les pouvoirs publics se sont lancés dans la dérégulation en faveur du SLC, dérégulation qui passait par l’émission de lois et autres décrets cassant l’ancien droit protecteur de la société et des salariés. Cette nouvelle complexité, voulue aussi pour créer, comme le fait Maqueron actuellement, un brouillard peu pénétrable, a nécessité un appel sans frein aux juristes (d’où la profusion d’avocats d’affaires tant pour négocier les fusions-acquisitions d’entreprises que pour contourner ou détourner la loi ou profiter de ses failles ou empêcher [lobbying et amitiés de connivence] qu’elle ne régule de trop). Il est alors fort utile d’embaucher un haut fonctionnaire qui connaît le milieu public et sait où sont les failles juridiques. On est ainsi arrivé à une grande famille « tuyau de poêle » où les relations public, privé s’imbriquent dans tous les sens au plus grand bénéfice de la caste.
Parallèlement, le pouvoir politique s’est lancé dans « la modernisation de l’Etat », devenant régulateur au lieu de stratège. Pour singer le « New Public Management », c’est-à-dire l’application au secteur public et à l’administration de la logique, des règles et des techniques gestionnaires du privé, Tsarkozy a installé la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) en lui intimant la baisse du nombre de fonctionnaires (jusqu’à 500 000 mille). Mais cela ne valait que pour les petits car « en même temps » on dégraissait la haute administration en créant des Conseils, des hauts Conseils, des Kommissions petites ou grandes, des Agences, des Autorités indépendantes (44) en tout genre, soit plus de 1240 organes truffés de gens du privé et offrant prébendes et sinécures à la noblesse d’Etat. Buts de la combine : faire semblant de dégraisser et surtout prétendre que ces agences étaient neutres et donc efficaces car hors politique. ET mon Q car pas neutres du tout par rapport à l’idéologie néolibérale et à la prise en compte en premier des intérêts du privé ?
Dans sa campagne Maqueron a évoqué qu’il mettrait de l’ordre dans ce système de conflits d’intérêts. Cela ne s’est pas bien vu dans la loi de transparence de la vie politique. Cela ne se verra pas car le nouveau prince républicain appartient lui-même audit système et qu’il s’appuie sur lui et ses copains de la promotion Senghor pour pousser à fond les feux de la mise en place du SLC en France. Le tout nouveau monarque a besoin, comme les autres, de petites mains pour agir et contrôler ; il les trouve dans la noblesse d’Etat, ce qui va dans le sens de son jacobinisme foncier.

Les salauds maqueronistes osent tout ; c’est à cela qu’on les identifie

Classé dans : politique — 22 mars, 2018 @ 11:55

Un binôme de députains (dont 1 LAREM nommé Chiche, ce qui est adéquat) vient de lancer un ballon d’essai à propos du quotient familial qu’ils veulent supprimer et remplacer par une aide supplémentaire réservée aux familles les plus démunies. Notons que ce dispositif qui voulait years ago améliorer la justice horizontale (à revenu égal, que les familles nombreuses puissent vivre aussi bien que les célibataires ou les sans enfants ; politique aussi nataliste et considérant que les enfants sont les futurs payeurs des retraites, y compris des sans-enfants) a déjà été largement laminé par tous les gouvernements à la recherche permanente de recettes fiscales et se contentant de piquer le pognon dans les poches de Paul pour le transmettre à celles de Pierre. Après Zizi Rider il n’en restait déjà pas grand chose et Maqueron a encore aggravé la dose.
Il est vrai que cette disposition est injuste car seuls les ménages payant des impôts en profitent et cela d’autant plus qu’ils étaient riches (ce qui a conduit à des plafonnements de plus en plus bas). On aurait dû la supprimer depuis longtemps, de même que les allocations familiales, au profit d’un système bien plus juste car universel : donner pour chaque enfant une allocation en fonction de son âge et de ses études (dont salaire étudiant permettant son indépendance), mais allocation imposable au titre du revenu familial tant que l’enfant reste dans le giron familial. Cela respecte les principes républicains d’égalité devant la loi et d’universalité (ouverture des droits à tous les citoyens et habitants) et c’est juste et légitime. On devra peut être prendre la précaution de verser la somme en bons dédiés (fournitures scolaires, cantine, activités culturelles, artistiques, sportives…) afin d’éviter qu’elle en soit dépensée en télés UHK grand écran.
Je viens d’employer des mots grossiers proscrits par la doxa SLC et le libéralisme individualiste maqueronien : légitimité, égalité, universalité, justice. Il faut y ajouter vérité car le maqueronisme repose sur des choses cachées et floues. Cela se voit dans le discours des deux députains abolitionnistes : il s’agit pour eux d’être efficace et de servir d’abord les plus pauvres. La république n’a plus à être juste et universelle ; on doit simplement la « manager » de façon efficace ! En outre que d’âneries ! Déjà, rien ne dit que ce sera efficace à long terme : cela peut amener la baisse de la natalité sauf chez ceux qui vivent d’allocations souvent anti féministes et peu intéressés par l’éducation de leurs enfants ; les exclus (toujours les classes moyennes) peuvent se révolter contre un système où ils ne reçoivent rien et payent tout, ce qui est déjà en cours avec chez certains la fuite fiscale à l’étranger. Ensuite, ce genre de décision fait disparaître tout l’intérêt d’une communauté politique, de la politique comme recherche du bien commun, de la justice, de l’intérêt général. C’est normal car pour les libéraux l’intervention publique reditrisbutive est à proscrire et le commerce libre régule tout parfaitement.
Autre exemple du mensonge et de l’injustice, la réforme des indemnités de chômage. En vrac: :renforcement des contrôles avec passage du nombre de contrôleurs de 200 à 800, obligation de fournir un dossier complet et complexe sur ses recherches d’emploi, progressivité des sanctions (1 mois pour le 1er manquement, 2 pour le 2ème, 4 pour le 3ème) mais avec un petit bonus (on pénalisera une absence à une convocation de 15 jours au lieu de 2 mois), redéfinition des offres raisonnables d’emploi par discussion entre le chômeur et l’agent de pôle emploi (ça, c’est hyper vicieux vu le déséquilibre des forces en présence et le risque de pressions et d’arbitraire complet avec des agents recrutés de plus en plus en dehors des travailleurs sociaux et chez des commerciaux; cela signifie l’absence de normes formelles et substantielles dans le droit). Rappelons que la moitié des chômeurs ne sont déjà pas indemnisés et que 45 % des « radiables » ne touchent déjà rien. et que d’après pôle Emploi, la fraude coûte 0,3 % sur un montant total d’allocations de 31,2 milliards!
On notera que dans la stratégie pour faire passer la pilule globale très amère, les gouvernements, dont le maqueronesque, mettent toujours une gâterie susceptible d’attirer les syndicalistes fantoches comme ceux de la CFDT qui continue dans la ligne Notat (elle vient d’être récompensée par le siège français à l’OIT!); exemple le passage de 20 à 25 % des indemnités de licenciement (les anciennes étaient de 1 dixième de mois par année d’ancienneté, soit 3 mois ou 90 jours pour 30 ans; là on passe à 94,5 jours et on oublie que les indemnités pour licenciement abusif font l’objet d’un barème obligatoire et très chiche au lieu de l’ancienne et simple recommandation déjà en place!). Autre exemple, la réduction du temps de suppression des indemnités en cas d’absence à une convocation déjà évoquée. Une autre combine est de décourager les éventuels plaignants par la mise en place de dossier fort complexe à remplir: exemple, le dossier pour saisir les prud’hommes et le nouveau dossier de suivi du chômeur. Cela force à s’abstenir ou à prendre un avocat. Et on sait le niveau ridicule de l’aide judiciaire. Le résultat voulu et caché est que les victimes sont découragées pour ester en justice ou aller en appel. A quoi s’ajoutera la diminution drastique du nombre de tribunaux de prud’hommes. Comme on le voit, les lois scélérates sont à éplucher dans le détail pour comprendre la stratégie dissimulée de rognage permanent des droits des victimes du SLC. Le gouvernement fait la chasse aux fraudeurs aux prestations sociales. C’est du flan pour stigmatiser les gens. rappelons que la fraude pour l’assurance maladie représente 300 millions pour 190 milliards de budget, que la fraude aux prestations en matière sociale atteint au maximum 2 milliards alors que celles aux cotisations se monte à 25 milliards, que un tiers des gens ayant droit au RSA ne le demandent pas… Et qui veut-on punir? Eh bien certainement pas les patrons et boîtes ou riches fraudeurs ou évadés fiscaux (60 milliards)… Cela, c’est du 2 poids, 2 mesures et du bon La Fontaine: selon que vous serez puissant ou misérable la justice vous fera blanc ou noir.
Et, cerise sur la gâteau, Mme Buzyness a convoqué deux rapporteuses sur les problèmes des EPHAD afin d leur demander de retirer leur rapport car le passage à 1 encadrant pour un patient coûterait bien trop. Silence dans les rangs, y compris de la majorité, et viol de la démocratie et du droit parlementaire! Vive Maqueron, le nouveau tricky dick…

Faisons un peu de géopolitique anti SLC et dictatures

Classé dans : politique — 21 mars, 2018 @ 12:06

Cela nous changera de l’approche cocardière au Sahel et commerciale ailleurs du résident à l’Elysée. Il faut commencer par repérer nos vrais ennemis ou ceux, qui sont le plus souvent les mêmes, qui entretiennent l’insécurité mondiale.
Le premier groupe d’ennemis de la vie bonne pour tous, de la démocratie réelle, du partage des richesses, de l’intérêt général ou bien public…, c’est le SLC. Celui-ci est propulsé par 3 pays dont les pratiques convergent vers l’extension des inégalités, l’emprise de la technocratie, le pouvoir tout-puissant des trusts capitalistes, la destruction de la planète et l’état de guerre permanent, les déséquilibres mondiaux dans le commerce, la toute-puissance de la spéculation financière… Ce sont les USA qui n’ont eu de cesse de dominer el monde depuis près de 75 ans, qui ont fomenté des coups d’Etat avec la CIA un peu partout dans le monde (surtout en Amérique latine), qui ont mené des guerres absurdes (Vietnam, Irak, Afghanistan) et sont toujours minés par le racisme, qui espionnent même leurs alliés, lesquels ne protestent guère comme la Schleuie, qui sont à l’origine de presque tous les krachs boursiers, qui font régner leur extraterritorialité en imposant à tous leurs propres lois. Puis la Doryphorie, fidèle toutou des USA et maîtresse de la grosse Kommission de Bruxelles qui promeut le SLC (versus ordo-libéralisme) sans désemparer, qui explose les industries des autres pays de l’UE en voulant exporter encore et encore, pays peu à peu ruinés et devant importer des capitaux pour combler leurs déficits commerciaux, ce qui permet à la Fridolie d’en remettre une 2ème couche de domination avec l’austérité financière et budgétaire. On voit clairement que le rapprochement avec la Tudesquie, voulu par Maqueron, consistera en fait en une nouvelle « entente cordiale » : une alouette francaouie tenue par les bourses et un percheron vert-de-gris écrasant tout le monde par sa masse. Au contraire, la France devrait proposer une union de l’Europe du Sud afin de contrer l’expansion du libre-échange voulue par la Teutonie. Le 3ème, en passe de devenir le 1er, est la Chine qui profite du pouvoir absolu, dictatorial et totalitaire du PC chinois pour y imposer le SLC tout en fondant la chose, là encore sur les exportations ; puis viendra l’innovation et la recherche, puis la très haute technicité y compris dans les services, le commerce et l’informatique. Cette expansion a été permise-et continue largement via les externalisations industrielles en Chine des multinationales US (puis les autres) et les importations low cost (double but : profiter de faibles coûts du travail et faire baisser les prix comme Wal Mart pour que les prolos US puissent continuer de consommer). Pour grimper sans cesse, la Chine use de toutes les techniques du SLC : dumping, absorption de concurrents, production de masse, baisse des coûts (dont transport avec les porte-containers)… Elle use aussi de moyens déloyaux : contrefaçon, vol de brevets et de techniques, appropriation de boîtes créées chez elle mais en partenariat avec un investisseur chinois qui ne tarde pas à s’emparer de toute l’entreprise avec l’aide du parti… Il n’y a qu’une solution pour les pays pour lutter contre le SLC : créer une union entre eux (dont pays d’Afrique ou d’Asie ou d’Amérique du Sud et Europe du Sud) se passant des services des mammouths du SLC avec une autre logique socio-économique. Mais ce sera fort long, alors autant commencer maintenant, M. Maqueron.
Le 2è groupe contient tous les pays se fondant sur la religion pour propulser un nationalisme, un ethnicisme et un fondamentalisme contraires aux libertés et à l’égalité dans le monde, hostiles à la libre pensée et à l’athéisme, opposés à l’égalité homme-femmes, propulsant leur religion contre celle des autres. J’en retire les USA, déjà compté dans l’ennemi principal, qui dominent surtout par le SLC mais qui aident leurs nombreuses sectes propulser la bonne parole évangélique et susciter des révoltes anti russes (ou autres) partout dans le monde en tant que « voice of America », c’est-à-dire puissance, divinité et christianisme de conquête. Sans surprise, on voit dans ce groupe l’Iran qui veut se créer une zone chiite, seule vraie religion (pas seulement islamique) en Irak, en Syrie, au Liban, en Palestine. Et, je dois le dire contre la doxa européenne, Trump a raison de vouloir surveiller de fort près ce pays propagandiste et belliciste. On y range l’Arabie saoudite et les émirats amis qui veulent défendre et étendre le sunnisme et qui soutiennent maints islamistes d’obédience radicale à coups de pétrodollars. On y rencontre Israël, parangon de SLC, qui maintient un abcès de fixation mondial contre le monde arabe depuis 70 ans avec l’aide des USA. On y joint la Turquie qui se lance vers un retour au califat à la vitesse V. Ces pays, en général des dictatures plus ou moins religieuses doivent abandonnés à eux mêmes même s’ils se battent entre eux.
Contre le 1er groupe la France doit menacer l’UE : soit vous adoptez une politique et des règles régulatrices et défensives contre le SlC, soit on va se tirer façon Brexit. Elle doit aussi se mobiliser pour construire une union de l’Europe du Sud ouverte au Maghreb autour de la Méditerranée et à la Russie tant stigmatisée par l’UE. Elle doit abandonner son armée et la reconvertir en moyen d’aide au développement des pays du Sud. Sauf sa marine qui sera consacrée à faire la chasse à la pêche indue (baleines, thons, etc.) dans ses eaux territoriales et celles de ses alliés.
Contre le 2ème ensemble, la France doit cesser toute relation commerciale avec ses pays en commençant par ne plus y vendre des armes. A cette fin, elle abandonne le pétrole et le gaz étranger importé de ces pays par le recours à la biomasse, aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie, par le recyclage et l’économie circulaire, par la réparation au lieu d’acheter du neuf, par la réindustrialisation interne financée par la banque du Peuple.
Et, plus globalement, la France se déclare pays neutre sous l’égide de l’ONU, ce qui lui interdit la gloriole militaire et l’ingérence (rappelons-nous l’attitude du pays au Ruanda sous le franciscain tonton et l’intervention tsarkozyste en Libye notamment pour faire taire Kadhafi qui aurait financé sa campagne de 2007). Au passage, la France abandonne son droit de veto à l’ONU et le remet aux 15 pays membres suppléants du conseil de sécurité. Au lieu de faire la guerre et de réprimer l’émigration, la France consacre ses moyens récupérés (frais militaires et diminution drastique des ambassades, dépenses pétrolières et gazières…) au développement des pays du Sud.

Les « démocratures »

Classé dans : politique — 15 mars, 2018 @ 4:34

Les journaleux ont accoutumé de parler de « démocratures » (démocraties dictatoriales) pour stigmatiser des démocraties où le pouvoir du gouvernement est quasiment absolu : Turquie, Russie, Iran, certains régimes de l’Europe orientale et centrale. Le sac est à la fois très grand et fort peu défini car bien des régimes politiques actuels sont plus ou moins totalitaires ou exclusifs et car on peut se demander si toutes les démocraties représentatives ne sont pas devenues des leurres à la Potemkine. Il suffirait de se demander tout simplement qui y exerce le pouvoir de direction de la société et comment ; il suffirait de se demander quel est le ressort de légitimité desdites démocraties libérales que je préfère appeler des démocrassouilles plutôt que des démocratures.
Il faut se rappeler que le libéralisme des origines en Occident, au 17ème et 18ème siècles avait réinventé la démocratie contre les monarchies absolutistes et de droit divin. C’était fondé sur une époustouflante construction théorique dont la réalisation pratique, après bien des vicissitudes (dont le suffrage censitaire puis réservé aux seuls mâles), n’advint qu’à la fin du 19ème siècle comme modèle universalisable au sens kantien.
Il y eut des prémisses avec l’apparition des notions de droit des « gens » (communautés), de primat du droit, de souveraineté dès le 16ème siècle. D’après Jean Bodin (la République), c’est le pouvoir « de donner et de casser la loi ». La souveraineté pour Thomas Hobbes est la fonction politique nécessaire qui assure l’ordre et la sécurité dans un pays. En effet, si tout reposait sur une liberté individuelle ou groupale sans limites et compte tenu des passions humaines et des rapports de force on aurait la « guerre de tous contre tous ». mais la raison humaine fait comprendre qu’alors les risques pour sa vie, sa famille, son bine sont trop grands. Alors, par un même raisonnement chaque personne abandonne son droit privé à la violence pour le confier à une puissance tutélaire neutre (vis-à-vis des religions et conceptions du monde) et arbitrale, seuls munie du « monopole de la violence légitime » pour assurer paix et sécurité. C’est la souveraineté qu’Hobbes confie au roi. Si l’on considère que le politique consiste à définir un destin commun pacifique et l’intérêt général pour tous, alors il ne peut être que souverain, c’est-à-dire transversal aux parties ; ce qui s’est transformé rapidement en au-dessus et à l’extérieur de la société civile comme si l’arbitre régulateur de la politique ne pouvait être dedans e forcément en surplomb. La chose continue, hélas, dans la conception actuelle de la démocratie en quelque sorte néolithique car le pouvoir y est extérieur et descendant vis-à-vis des assujettis. Puis Locke a donné la souveraineté aux seuls propriétaires (d’où le suffrage censitaire), et, enfin, Rousseau au peuple tout entier comme seul détenteur réel de la « volonté générale ».
Parallèlement, les juristes ont inventé la notion d’Etat afin de rendre la souveraineté impersonnelle contre des propos à la Louis XIV (l’Etat, c’est moi) ; l’Etat est le dépositaire de la souveraineté et non un personne ou un ensemble physique de personnes. Même Rousseau avait dit que la démocratie directe, c’est-à-dire l’exercice direct par le peuple de sa souveraineté était impossible dans un grand pays ; on a alors inventé la démocratie représentative, passant donc par l’élection par les citoyens de délégués, de mandataires devant les remplacer dans la prise de décisions souveraines. Ce qui aux yeux de Rousseau passait par un « mandat impératif » de façon que la « volonté de tous » (c’est-à-dire de la majorité) soit bel et bien représentatif des fins voulues par les mandants et afin de limiter la domination de la minorité par la majorité. On n’oubliera pas les propositions de Montesquieu sur l’équilibre des pouvoirs entre exécutif (gouvernement), législatif et judiciaire. On doit y ajouter que le libéralisme politique (rien à voir avec l’économique) est fondé sur les droits et libertés individuels et leur respect par le pouvoir politique. C’est cela qui fait « l’Etat de droit » en tant que système constitutionnel et législatif fondé sur le respect des droits des acteurs sociaux, limitant les pouvoirs des gouvernements et se tenant à l’écart de toute emprise de religions ou de conceptions du monde (neutralité et laïcité).
Résumons nous avec une métaphore. La mer est une immense ressource potentielle de pouvoirs. Ce potentiel est inutilisable s’il n’est pas concentré, mis en état de force permettant l’action des éléments pour produire de l’énergie. C’est ce que fait une usine marémotrice. Laquelle ne peut aller au-delà de sa puissance (qui elle-même n’est que potentielle tant qu’elle n’est pas mise en œuvre) pour produire des kw.h que si elle est actionnée par des opérateurs humains. Par référence à Aristote, je dirai qu’il faut passer du potentiel à la puissance et de la puissance à l’acte. Eh bien, la mer, c’est la multitude des citoyens, l’usine, l’Etat (à la différence qu’il n’est qu’une structure organisationnelle fictive) et les opérateurs, la représentation politique (gouvernement, parlement et justice plus l’administration). Hélas, cette belle construction ne vaut que pour une communauté politique indépendante (la nation, avec toutes ses perversions possibles), c’est-à-dire libre de faire ses choix sur son territoire. Las, cette magnifique théorie a subi de multiples assauts qui ont fini par la dénaturer complètement, ce qui permet à des dictatures (Russie), des théocraties (Iran et bientôt Turquie), des kleptocraties (Algérie et maints régimes africains), des nationalismes (Inde, Pologne et bien des PECOs), des Etats religieux (USA, voire Allemagne d’obédience généralement protestante) de se parer des plumes de l’ectoplasme démocratie. Et à ce qui reste des démocraties occidentales d’être devenues illibérales.
Déjà, les prétendues démocraties se sont évertuées à vider le suffrage et les élections de toute sincérité : truquage des circonscriptions, manipulation des modes de scrutin, exclusion des femmes et des minorités, limitation de l’information et du débat, abaissement du rôle du parlement, laminage des contre-pouvoirs locaux ou régionaux ou syndicaux afin de réduire la démocratie au seul moment des élections sans processus ni structures permanents. Puis, on a perdu le territoire par noyade dans des ensembles territoriaux (UE), par primauté du libre-échange mondialisé et de la phynance, par signature de traités internationaux organisant « la contrainte extérieure ». Pour tenir compte de ces pertes d’autonomie et accepter la complexité du monde moderne, on a mis le politique sous la coupe de la technocratie détenue par l’exécutif et son administration. Enfin, les gouvernements élus, s’étant tous convertis au néolibéralisme après 1980, ont remplacé la politique par la gouvernance et substitué la légalité à la légitimité fondée sur la poursuite de l’intérêt général.
Mais ces illibéraux ont conservé la toute-puissance de l’Etat tout en le transformant. Ce n’est plus l’Etat planificateur, interventionniste, redistributeur, propriétaire de services publics et de grandes structures économiques comme au temps du gaullisme triomphant. C’est l’Etat « régulateur » et « stratège », belles étiquettes qui cachent l’essentiel : le pouvoir politique s’est mis au service du kapital en édictant lois et normes conformes aux buts du SLC. L’Etat n’agit plus directement mais par l’émission des lois et leur application dénommée régulation. Lesquelles lois et normes enferment les conduites des acteurs dans la cage à la La Ballue de seulement ce qui est permis par et pour le SLC ; les acteurs apparaissent comme soi-disant libres mais c’est la liberté de l’écureuil dans sa roue et des poules dans le poulailler libre du renard économique libre. Ou est donc le libéralisme politique s’il n’y a plus de choix véritable  pour les acteurs sociaux? La démocratie n’a alors plus que 2 variantes : l’anglo-saxonne de la liberté absolue du kapital autorisée par les gouvernements, l’ordo-libéralisme tudesque avec le libre-échange généralisé et l’austérité financière encadrés par les lois votées par le parlement élu et soumises au respect de la Constitution sous le contrôle de la Cour de Karlsruhe. Le 2ème modèle est donc plus démocratique mais reste conditionnée par la légitimité des élus fondée sur l’intérêt général. C’est ce qui a été remplacé par la légalité des élections.
M.Maqueron, lui, veut se servir de la toute-puissance de l’Etat qui est à sa botte par suite de sa victoire électorale pour forcer ses godillots élus (LREM) à voter tout ce qui permettra enfin à la France d’être un pays SLC parfaitement conforme. En réalité, contrairement à la Doryphorie, en France le parlement n’a plus de vrai rôle et la justice n’y a jamais été indépendante. Ce n’est donc pas un Etat de droit, d’autant plus que les libertés des citoyens ont été rognées par les lois sécuritaires et anti-terroristes (encore aggravées par Maqueron) et que le mode de gouvernance y est purement technocratique et au service du prince. Nous sommes donc, pas encore dans une démocrature, mais dans une démocrassouille illibérale et non représentative. Est-ce bien mieux que les démocratures qui ont au moins l’authenticité de leur régime ?

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