les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

De profondis Macronie-bus

Classé dans : politique — 1 janvier, 2019 @ 11:57

Un vrai techno opportuniste
qui prit notre pays pour piste (sur l’air de la chanson bien connue)
dans un virage dérapa
et dans la mouise s’enlisa…
Voilà un poétique résumé de l’année 2018 qui renversa l’étal (c’est moi) de la politique politicienne, à la surprise générale, surtout celle de la macronie, cette u-chronie qui voulait installer une conception éternelle et universelle du SLC en France. Que nous réserve 2019, sachant que les mauvaises habitudes ont la vie dure?
il est probable que les astuces sémantiques vont continuer de plus belle. La dernière, superbe, a consisté à dire que le SMIC serait augmenté de 100 euros. Faux; seulement certains smicards auront 100 euros de plus par mois dans leur larfeuille. Ces 100 euros proviennent de la baisse des cotisations sociales déjà programmée et de la prime d’activité dont la hausse de 90 euros durant le quinquennat a été accélérée et regroupée sur 2019. Rappelons que cela ne concerne que les personnes entre 0,5 et 1,5 SMIC, donc pas les smicards jusqu’au mi-temps: ni les smicards dont les revenus (en ajoutant ceux qui ne sont pas salariaux), surtout ceux du conjoint, dépassent le seuil fixé par Bercy. De même les petits retraités de moins de 2000 euros nets par mois (mais moins de 3500 de revenu imposable pour un couple) vont voir leur hausse de CSG annulée. Evidemment, la mesure la plus paupérisante, à savoir la hausse des retraites de 0,3 % alors que l’inflation en 2018 a été de 1,9 % (quid pour 2019, sans doute de 1,7 d’après la banque de France) n’a pas été annulée.
Il est probable que le gigantesque débat de 3 mois pour proposer des réformes sera une mystification car rien n’est plus facile que de truquer une opération dont personne ne connaît aujourd’hui les modalités d’exécution et surtout de contrôle. Il faut attendre de savoir ce qui sera mis en place avant le démarrage du truc dans 15 jours. On a déjà le fort mauvais exemple des Etats généraux de l’alimentation où tout a été organisé pour favoriser les centrales d’achat des hypermarchés et les trusts de l’agroalimentaire.
Hier, l’évêque Mac-Tron dans son homélie du nouvel an a repris du poil de la bête immonde du SLC. C’est très clair, droit dans ses bottes de 7 lieux (« en même temps »), il continue sur le thème ça passe ou ça casse et attention, vous les opposants, j’ai une très grosse matraque. Il en profite pour stigmatiser les fauteurs de haine qui ne sont pas le peuple; et toi, t’es le peuple? Légalement, peut être, légitimement sûrement pas. C’est assez déplacé (ni le lieu, ni le moment) lors des voeux de bonne année! Nous aurons en 2019 beaucoup plus d’allocutions familiales que d’allocations. Vive l’empire des « spin doctors », de la com., des relations publiques, des beaux discours ampoulés de jésuite. Du reste, pour en tester la crédibilité, j’ai toujours mon test: peux-t-on dire le contraire (progrès social, justice…)? Si non, c’est du flan ou du truisme.
Le feuilleton Benalla continue; on se demande comment il tient la barbichette du Zident pour pouvoir encore et encore jouer au vieux fais-moi peur; retenez-moi ou je fais un malheur. Qu’a-t-il donc à raconter qui ferait désordre? Mystère et boule de gomme… Mais cela peut nous amuser en 2019. Et notre malhomme parle d’Etat de droit, de démocratie et d’ordre républicain…
Le fiscariote continue de déshabiller Pierre pour vêtir Paul en transférant les charges des uns aux autres. Certes, il a tordu le bras aux mutuelles pour qu’elles n’augmentent pas leurs tarifs mais c’est seulement pour 2019; il leur faudra bien augmenter les primes ensuite puisqu’elles subissent déjà une amende de 250 millions pour supprimer le reste à charge en ce qui concerne le clavier universel, les lunettes et les appareils auditifs. Il a sucré l’augmentation des prix de l’électricité, ce qui, naturellement ne va pas arranger les affaires d’EDF, boîte qui serait au bord de la faillite si elle n’était pas détenue par l’Etat à 85 %. Il a serré le kiki aux assurances liées aux prêts immobiliers (plus 9 % de taxes) qui tôt ou tard répercuteront la chose sur les assurés (on parle de plus 6 %). L’astuce est de ne pas taxer directement le bon peuple mais par coup de billard à 3 bandes. Le sapeur Camember nous gouverne toujours; à quoi s’ajoute le tout va très bien Mme la marquise de la méthode Coué, Mac-Tron s’étant félicité de son bilan 2018, notamment en matière écologique. Qu’en pense la Hulotte?
Les petites combines de détail continuent en loucédé. Par exemple, les sanctions contre les chômeurs annoncées par le gouvernement pour calmer les syndicats viennent d’être contredites par des décrets d’application allant au-delà des paroles rassurantes et donc mensongères.
Bonne année quand même.

Comment fonder une démocratie participative réelle?

Classé dans : politique — 27 décembre, 2018 @ 12:19

La revendication des Gilets jaunes pour le référendum d’initiative citoyenne est très insuffisante mais qu’utile pour des sujets très controversés. Mais c’est ponctuel et instrumentalisables par le pouvoir.Ou cela ouvre la porte à du grand n’importe quoi. Reprenons l’affaire à frais nouveaux en éliminant les réformettes à la marge du genre de la VI ème république.
A) Il faut se déprendre de toute une série d’insuffisances structurelles ou conceptuelles de la démocrassouille représentative, régime tout à fait simpliste eu égard à la complexité sociétale, simplicité qui fait les choux gras des politicards à la Mac-Tron ou à la Mélanchthon:
* la démocratie ne saurait être séparée d’une conception globale du pouvoir politique (PP) et fait partie d’un système politique l’enveloppant. Dans la conception néolithique actuelle le PP est vu comme extérieur et supérieur à la société civile. Il convient de l’y réintégrer pour assurer la primauté de celle-ci sur les politicards. Le PP est aussi pensé comme unitaire et centralisé (fantasme de l’UN, de l’unité au lieu du pluralisme sociétal, de l’union voulue et concertée dans la diversité) et comme descendant verticalement du haut vers le bas; c’est à remplacer par une conception fédérative partagée entre tous les acteurs sociaux, partant de la base et allant « de la circonférence au centre », allant dans tous les sens et avec un vrai principe de subsidiarité qui ne confie aux échelons supérieurs que ce que les inférieurs ne peuvent faire (à la place de la subsidiarité type UE qui ne donne aux inférieurs que ce que le supérieur condescend à leur déléguer). Le PP, comme la propriété, est à répartir, à distribuer entre tous les acteurs sociaux, à généraliser au lieu d’être concentré sur quelques têtes. Cette centralisation fait d’ailleurs qu’il est actuellement facile de le corrompre ou de l’influencer car sa taille est réduite et concentrée dans une forteresse identifiable. Du reste cela a donné aux révolutionnaires l’idée fausse qu’il suffisait de s’emparer du bastion Etat (simple forme de PP) pour ensuite tourner ses canons contre ses anciens occupants et changer la société par une révolution purement politique. Ce qu’avait récusé Proudhon: il faut vaincre à la fois le trône, l’autel et le coffre-fort. Le PP est aussi compris comme séparé des autres domaines de l’action sociale (économie, travail et protection sociale, social, culture…); c’est inepte car la société est un phénomène social total où tout est interdépendant et imbriqué. Du reste, le PP est actuellement fondé sur une séparation juridique de ses fonctions (législatif, exécutif, judiciaire); il faut au contraire l’organiser comme issu d’une séparation-composition des fonctions sociétales sociologiquement définie à partir des forces réelles d’action et des acteurs sociaux qui en sont les vecteurs. Le PP est assumé comme idéologiquement et moralement neutre; c’est absurde car toute politique renvoie à des valeurs qui ne sont pas neutres du tout comme le montre le SLC voulu par les politicards d’aujourd’hui (individualisme, primat de la propriété privée, égalité inférieure à la liberté, méritocratie, compétition, profit et choses supérieures à la vie et à la dignité…).
* en finir avec le vote périodique et ponctuel qui ne fait parler la démocratie qu’à intervalles plus ou moins longs et sans continuité. le débat politique doit être permanent et doit pour ce faire disposer d’une véritable structure d’expression des intérêts (et valeurs), de leur mise en débat public et de négociation entre acteurs. La démocratie doit être un processus évolutif et une méthode adaptable qui fonctionne tout le temps et non par épisodes; elle requiert des dispositifs, des moyens, des espaces de discussion et de négociation, des règles; donc des structures qui assurent sa continuité et la possibilité des interventions et de participation en continu pour tous les acteurs sociaux.
* en finir avec les partis tous terrains qui monopolisent la préparation des candidatures et qui, une fois majoritaires, peuvent voter sur tout et en faveur de leurs copains du kapital avec des représentants qui ne connaissent pas la réalité des problèmes tout simplement parce qu’ils ne les vivent pas. D’où l’avertissement de Proudhon:  » il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on nomme assemblée nationale » pour savoir que le Peuple n’est presque jamais représenté »; évidemment pour les problèmes qui le préoccupent et pour lesquels il a un savoir pratique bien supérieur à des élucubrations théoriques d’experts « à nacelle ». Au 19ème siècle, Proudhon parlait « d’une cohue d’avocats »; sous Tonton le francisquain, on a eu un troupeau d’enseignants barbus; sous Mac-Tron on obtient une mafia de partisans énamourés du SLC. D’où une règle: tous les acteurs sociaux organisés et structurés autour d’un problème ou d’une fonction sociale doivent pouvoir présenter des candidats aux élections afin de supprimer le monopole des partis et d’assurer une solide représentativité des fonctions sociales, des groupes associatifs, des territoires ainsi qu’une diversité et un pluralisme des idées, des pratiques, des conceptions des choses.
* abolir le vote soi-disant fondé sur l’intérêt général qui consiste à donner un chèque en blanc sur toutes les questions aux élus, qui leur donne le monopole de la détermination de l’intérêt général (IG), qui repose sur une ânerie, à savoir que chacun dans le secret de l’isoloir, vote pour l’IG alors qu’il ne le fait que pour la représentation qu’il en a. Il faut organiser l’expression démocratique à partir des intérêts existant dans la société et des acteurs qui les vivent et les portent.
* refuser le vote individuel et individualiste qui méconnaît l’existence des groupes sociaux d’appartenance et de référence dans lesquels sont enracinés les idées, valeurs et conceptions des personnes; refuser itou le suffrage direct entre des individus-électeurs et des candidats politiciens au niveau national (ce qui est fait actuellement sous forme du mensonge des circonscriptions électorales où on voterait pour l’IG alors qu’on vote pour des politicards locaux et qui défendent surtout leur enracinement local; du reste ce vote par circonscription est contradictoire avec l’IG national). Il faut donc organiser la représentation par étages successifs.
* éradiquer le vote tout terrain dont s’occuperait chaque député; au contraire faire voter par grandes fonctions sociales à partir des réalités de celles-ci, réalités dont s’occupent précisément des acteurs sociaux aptes à les représenter car ils en résolvent les problèmes par eux vécus et compris.
B) D’où les propositions suivantes qui, naturellement, ne sont que des indications et non des solutions, encore moins définitives. Je ne saurais avoir la prétention de penser tout seul un nouveau système politique, seulement une approche possible, telle celle de Proudhon; pour simplifier je ne parle ici que du niveau national:
* remplacer la chambre des députés par une assemblée des commissions fonctionnelles et supprimer le sénat ou l’ex-conseil économique et social. A l’instar de la double représentation dans les confédérations syndicales: professionnelle par branches d’activités et territoriale (UL, UD, UR, Confédération). Je propose 6 commissions de 80 délégués (soit 480 représentants). La commission économique, financière et de l’organisation du travail (CEFOT), chargée de tout ce qui concerne l’économie, les conditions de travail, la planification indicative; la commission formation, science et recherche fondamentale (CFSRF); la commission Justice sociale (CJS) chargée de la protection sociale et de la sécu, des retraites, des relations entre partenaires sociaux, de la santé, du logement (bref de l’essentiel des conditions de vie des habitants du pays); la commission de défense de l’environnement, de la biodiversité, de la sécurité de vie des habitants (CDEBSH); la commission territoriale et de l’aménagement du territoire (CTADT) qui remplace le sénat et contrôle la fonction et les services publics. Le président élu par chaque commission est membre du gouvernement. Le président de la république est élu par l’assemblée (un de ses membres) et non par suffrage universel direct afin d’éviter les Badinguet ou Mac-Tron ou les présidents inaugurateurs de chrysanthèmes. Ainsi, il n’y a plus de coupure entre exécutif et parlement qui reprend tous ses droits. Chaque projet de loi (plus de distinction entre proposition du parlement et projet du gouvernement) est d’abord examiné de façon transversale par chaque commission et la chambre territoriale puis synthétisé et voté en plénière par l’assemblée des commissions
* les candidatures à l’assemblée des commissions sont présentées directement par les membres élus des groupements sociaux d’envergure nationale. Ces groupements sont les représentants d’intérêts spécifiques. Ce sont: les syndicats de salariés mais regroupés en une confédération de la production agricole, industrielle et des services, l’assemblée générale des chambres de commerce, d’industrie, des métiers, d’agriculture (pour le patronat), un syndicat général de la consommation regroupant les associations de niveau national de consommateurs, le groupement des partis politiques, l’assemblée générale des associations de défense de l’environnement ou des citoyens (anti corruption, libertés, dont de la presse…), l’assemblée générale des collectivités locales, le regroupement des confessions religieuses et idéologiques (pour cela, genre francs maçons ou athées), regroupement des associations de parents d’élèves et des étudiants majeurs… Bref, il s’agit de groupements assurant des fonctions concrètes et regroupés.
* la fixation des listes de candidatures par chaque groupement est l’objet de débats portant sur un programme commun à défendre dans chaque commission et sur la nomination des candidats aux élections; le suffrage est proportionnel et à un seul tour; il ne peut y avoir plus de deux mandats simultanés ou d’affilée, on ne peut être élu si on n’a recueilli que moins de 30 % des inscrits; le mandat est impératif non sur les moyens (alliances, actions, rythme, stratégie), car alors il serait impossible de négocier avec les autres, mais sur les finalités du groupement.
* chaque région dispose d’un parlement construit de la même façon; ces régions sont à redéfinir pour tenir compte des cultures (par exemple, reconstituer la Bretagne historique ou le Languedoc, le Pays basque ou la Catalogne…).
* un cas particulier: la commission territoriale est élue sur la base de délégués nommés par chaque région.
On notera que cette organisation redonne du pouvoir politique à tous les acteurs constitués, ce qui interdit la corruption car le nombre de délégués à circonvenir est bien trop important, que les candidatures partent de la base, que ce qui respecté, c’est la « constitution sociale » du pays (Proudhon), qu’il n’y a plus de séparation entre les différents domaines du socio-politico-économique. L’esprit de cette structuration du système politique est le fédéralisme intégral de Proudhon.
Une disposition particulière: le système juridique devient totalement indépendant du pouvoir politique; les tribunaux spéciaux (genre filière des TA (soi-disant pour le droit public mais où l’Etat se juge lui-même), Tribunaux de commerce, tribunaux de la Sécu… Cependant il est contrôlé par le parlement.
Une règle impérative: tous les moyens de l’Etat sont enlevés à l’exécutif (qui, du reste, n’existe plus en tant qu’entité juridique) pour être mis au service direct des commissions. Exemples: INSEE, Plan, agences de la santé ou de sécurité des produits, études économiques, services de contrôle. Ces moyens sont autant que faire se peut (à étudier) regroupés par nature de fonction et sont socialisés, c’est-à-dire autogérés et contrôlés par des conseils de surveillance multipartites issus de la société civile, des salariés et du parlement. L’administration n’est plus au service de l’Etat mais du peuple tout entier… Le rôle du PP, ainsi réinséré dans la société, n’est pas d’agir mais d’animer, impulser, coordonner, contrôler.

Joyeuses fêtes de fin d’année pour la macronie

Classé dans : politique — 23 décembre, 2018 @ 10:13

2018 a été une « annus horribilis », comme dirait the Queen of Rosbifs, pour le sieur Mac-Tron. Affaire Benalla (akbar), échec de la COP24, la France n’ayant pas tenu ses engagements de la COP21, refus de la Doryphorie de s’associer à une taxation substantielle des GAFA, maigre budget pour la zone euro, Gilets Jaunes, échec ou patinage dans la semoule pour la lutte anti terroriste au Sahel, retrait US de la Syrie, dette publique à 100 % du PIB, déficit budgétaire 2019 à 3,4 %, croissance en berne, toujours plus de 9,3 % de chômeurs, inflation à 2,3 % en 2018, révolte des collectivités locales, image positive dans l’opinion entre 23 et 29 % suivant le degré de complicité des médias, échec de la politique de l’offre qui n’a pas créé d’emplois, vieilles pratiques de pouvoir démentant le « nouveau monde » promis, perte de sa belle image de lider maximo de l’UE… la Cour est pleine et l’empereur jupitérien est descendu de son piédestal. Reste sa Dulcinée du Trop Beau Zoo qui semble être encore fort aimée par le grand public.
Badinguet le tout petit s’est mis lui-même dans la seringue en promettant maintenant plus de justice sociale tout en restant dans sa ligne SLC qui, précisément, prospère sur l’extension des inégalités, de la pauvreté et de la précarité. Notre Duce, notre Conducator ne peut « en même temps » distribuer du pognon de dingue à tous ceux qui manifestent sous ses fenêtres (« d’opportunité ») et observer les contraintes de rigueur imposées par l’UE teutonne. Aïe, puisque cela amoindrit à la vitesse grand V sa notoriété de moderniste, de progressiste SLC contre les conservateurs populistes.
On lui souhaite une bonne année 2019 bien que celle-ci se présente sous de mauvais hospices, à l’instar de la situation des hôpitaux et encore plus de leurs services d’urgence. Même si il y a une liste Gilets Jaunes aux européennes, ardemment souhaitée par la macronie afin de torpiller les votes contestataires de mai 2019, LREM est donnée battue par le RN. Il est probable que des mouvements sociaux en tout genre (fonctionnaires sans prime de fin d’année et au point d’indice salarial gelé depuis 2 ans [et avant sous ses prédécesseurs], agriculteurs paupérisés par le climat et les prédations continuées de l’agro-alimentaire et des hyper marchés, cathos opposés à la GPA, retraités ulcérés…) vont naître car ils ont déduit des largesses macroniennes que pour avoir du fric il suffisait d’occuper la rue et de gueuler plus fort que les autres; d’où une propension, créée par Mac-Tron lui-même à surenchérir sans cesse. C’est fort bien du reste puisque le principe majeur du SLC est la concurrence. Malgré le matraquage des médias sur les violences et le racisme des gilets jaunes, qui passent en boucle à la télé afin de faire peur aux petits bourgeois et disqualifier le mouvement, celui-ci conserve le soutien de l’opinion publique. Cela laisse augurer des troubles sociaux dans la longue durée alors que Mac-Tron pensait a voir assez satisfait les revendications avec quelques douceurs censées diviser pour régner et calmer les ardeurs.
Les grands projets macroniens vont par ailleurs rencontrer bien plus de difficultés que quand il suffisait de changer la société par ordonnance. La réforme universaliste et « juste » des pensions par points ne peut que créer des inégalités, des perdants (surtout les femmes comme en Suède avant correction de tir), une baisse générale du montant des retraites, une centralisation par l’Etat notamment pour fixer la valeur du point de liquidation des pensions, une perte de solidarité collective car le point est individualiste par construction. Cela va ruer dans les brancards et impacter la promesse récente de se rabibocher avec les partenaires sociaux; sauf à lâcher beaucoup de lest, ce qui, in fine, peut coûter bien plus cher que prévu et espéré. Fidèle à la vieille technique de l’ancien monde consistant à lancer des ballons d’essai pour prendre la température, Mac-Tron avait testé l’idée de plafonner les pensions de réversion à la moitié de la somme des deux retraites d’un couple (exemple: 2500 et 4000 égale 6500 divisé par deux ce qui donne 3250 au lieu de 2500 plus la moitié de 4000, soit 4500 si le plus aisé des conjoints casse sa pipe en premier…). Cela donnait un superbe gain étatique sur les pensions. Las, il faudra sûrement remiser cette si bonne idée dans les oubliettes des astuces de Bercy pour plumer les Français. Faire main basse sur les indemnités de chômage sera aussi fort problématique eu égard à la remontée des partenaires sociaux. Et peut être bien que les mouvements épars, ce que s’évertuent à faire durer depuis longtemps les syndicats, finiront par converger et que lesdits syndicats finiront par en appeler à la bonne veille grève générale. Ce n’est pas gagné mais de toute façon Mac-Tron sera sur le fil du rasoir. Sa francisque à double tranchant (le en même temps, très loin de la complexité du réel) reste soumise à die Grosse Kommission de la hache sise à Bruxelles.
Avec le grand débat organisé par la compradore CNDP on va sûrement assister à une opération de récupération, de filtrage des propositions, de limitation des enjeux (déjà fait pour le thème torride de l’immigration qui a déjà été retiré des discussions), de travestissement des idées, de manipulation des opinions regroupées en fonction des volonté du pouvoir de conserver la suprématie donnée par la Constitution de la V ème ripoublique. Du temps où j’étais à EDF/GDF, la direction voulant faire passer un projet nommait un groupe de travail composé de compradores et fidèles à ses vues qui, par miracle, retrouvaient spontanément ses préconisations cachées. J’avais eu ce bon mot demeuré mémorable : ce n’est pas parce que l’on se met à plusieurs pour faire de la merde que cela n’en est pas; on en a simplement davantage. C’est ce qui va se passer avec le grand débat que l’usage de consultations par internet permet aisément de truquer comme pour les états généraux de l’alimentation.
Bonne année à tous les Francaouis qui forment le peuple tout entier bien au-delà des seuls Gilets Jaunes qui ne peuvent incarner que la classe moyenne inférieure mais qui ont actuellement un rôle moteur et sans doute entraînant pour les autres: les plus pauvres (notamment les smicards à mi-temps qui ne touchent pas la prime pour l’emploi, ex-RSA activité) et les autres classes moyennes qui en ont marre de toujours payer sans recevoir quoi que ce soit en retour.

Autres idées pour lutter contre le SLC si cher à Mac-Tron

Classé dans : politique — 21 décembre, 2018 @ 6:06

Le concours continue et comme moi creusez vous la tête. D’où ici quelques idées supplémentaires et non exhaustives.
* Interdire en France le Leverage Buy Out (LBO). C’est une combine financière menée par des fonds rapaces (en général US) en profitant de « l’effet de levier », c’est-à-dire des emprunts à très faible taux d’intérêt actuels pour acheter à crédit (moyennant un investissement préalable en fonds propres de, par exemple, 10 %; d’où l’effet de levier puisqu’avec seulement 10 % on peut avoir 100 %) une bonne boîte. Ensuite, ô miracle de la législation, l’emprunt est payé par la boîte rachetée; et, évidemment, elle est rendue plus productive de façon à être revendue quelques années plus tard avec une plus-value consistante. L’opération offre des rendements de plus de 25 % par rapport à l’investissement de départ. C’est ainsi que des boîtes rentables sont démantelées ou vendues à l’étranger sans presque bourse délier. Exit de bonnes boîtes comme, par exemple, Picard surgelés.
* Interdire les opérations spéculatives à découvert (dites aussi à nu) qui consistent à vendre à terme des actifs que l’on ne possède pas. Interdire les produits financiers dits dérivés qui n’ont pas de lien direct avec un actif ou une créance qui est la contrepartie d’un prêt ou d’un contrat (ce que l’on appelle le sous-jacent). Si la chaîne des engagements entre le produit dérivé et le sous-jacent est longue, il n’y a plus, in fine, de garantie ni de possibilité de tracer le cheminement des choses à partir du sous-jacent. Interdire la titrisation des créances, c’est-à-dire l’opération consistant, par exemple, pour une banque de se séparer de créances plus ou moins douteuses en les globalisant dans un paquet nouveau qui est un titre vendable à des acheteurs souvent spéculatifs. Le risque est donc comme une patate chaude refilé à d’autres. Interdire les dérivés de dérivés ou titres composites et hétérogènes truffés de carottes et de lièvres où une chatte ne reconnaitrait pas ses petits tant les types de créance sous-jacents sont organisés en un millefeuille inextricable. La défaillance d’un des sous-jacents (comme en 2007 les subprimes US sur les crédits-logement) entraîne la ruine du millefeuille tout entier alors que les responsabilités sont devenues inextricables.
* Interdire les produits assurantiels (les fameux CDS) sur les biens possédés par d’autres sans qu’on en ait en mains. Exemple: les assurances sur le défaut possible de la dette grecque sans posséder des obligations de celle-ci et tout en spéculant à la baisse sur la valeur de ladite dette (opération de Goldman Sachs qui avait aussi aidé la Grèce à camoufler son déficit aux yeux de l’UE). Ces assurances, c’est comme si vous assuriez la maison du voisin et y foutiez ensuite le feu!
* Séparer enfin les activités boursières, d’affaires et spéculatives des banques de celles de dépôt, donc en finir avec les prétendues banques universelles francouies; vieille promesse jamais tenue par les politicards.
* Ecotaxer les colis. Les boîtes, type Amazon, qui vendent sur internet au détriment du commerce physique (et qui en outre ne payent pas d’impôts en France) font d’énormes dégâts à l’environnement et la multiplication des accidents (notamment à cause du stress des livreurs) via l’acheminement des colis sur tout le territoire; cela accroît les transports polluants sans la moindre contrepartie. Il faut donc installer une taxe kilométrique sur tous les colis en tenant compte, donc, du kilométrage parcouru par icelui. Simple, non?
* Interdire la distribution de prospectus publicitaires dans les boîtes aux lettres des particuliers ou sur la voie publique; et cela pour arrêter cette pollution et la destruction de forêts entières pour en faire le papier. taxer fortement les enseignes lumineuses qui nuisent aux oiseaux ou insectes nocturnes, polluent le ciel étoilé et coûtent une blinde en énergie. Taxer les « clouds » internet qui dépensent une énergie folle avec leur réseau de collecte et leurs ordinateurs.
* Supprimer les taxes sur les taxes; par exemple avec ses taxes spécifiques plus la TVA assise sur elles aussi l’électricité en France, bien indispensable comme le sel autrefois, est taxée à plus de 30 % (et même pas loin de 40 à Paris). Ou la TVA sur la taxe des produits pétroliers routiers (ex-TIPP). Et ensuite, on donne aux plus pauvres « en précarité énergétique » un petit chèque annuel (150 euros)! itou pour l’eau où on trouve dans la facture des clients domestiques une « taxe sur les voies navigables »! Supprimer les impôts ou taxes camouflées; par exemple les frais d’hypothèque exorbitants (fondés sur le montant de l’emprunt!) alors qu’une hypothèque coûte moins de 30 euros à pondre! Et ce genre de taxes (souvent indues car en principe une taxe rémunère un service rendu) fourmille. L’imagination de Bercy et des politicards pour plumer les Français a été, et demeure, sans limites. Et le tout dans l’opacité et une dispersion qui noient le poisson. La redevance télé qui finance un organe de propagande étatique doit être supprimée.
Le lecteur notera que les produits boursiers corrects ne sont pas interdits et que les taxes écologiques ne sont pas punitives vis-à-vis des particuliers mais contre les vrais responsables des dégâts écologiques.

La pétaudière Mac-Tron

Classé dans : politique — 20 décembre, 2018 @ 11:46

C’est un ravissement que d’observer la décomposition accélérée d’un système politique anti démocratique totalement gangréné par la technocratie et la toute-puissance pestilentielle de l’empereur Pétaud (d’hier bien qu’il représente « le nouveau monde »). Que de palinodies, de flou (« quand c’est flou, il y a un loup » a dit Martine Aux Abris), de reculades, de Valls-hésitations, d’ordres, de contre-ordres et de désordre, de rétropédalages, d’astuces minables pour ne donner que des miettes tout en laissant accroire qu’il s’agit de grandes avancées. Retranché dans son bunker élyséen, le Zident Pétaud-Macron tranche en dernier ressort tout le faisant assumer la bataille par le premier sinistre qui joue ainsi le rôle de fusible. on a pu constater la faillite d’une mission esentielle du pouvoir car « gouverner, c’est prévoir ». De toute façon, ce pouvoir a théorisé la pétaudière puisqu’il suffit de ne rien faire vu que « l’efficience des marchés » résoudra tout. Comme on disait excellemment sous la 4 ème ripoublique: il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finira par résoudre. On observe aussi que la technique technocratique mac-tronienne consiste à creuser des trous pour en boucher d’autres et de jouer aux chaises fisclaes fonction des plus fortes gueulantes. Vive le sapeur Camember. Ou à reprendre d’une main ce qui a été accordé de l’autre. Mais même quelques grondeurs de LREM ont fini par se rebeller et ont obtenu l’annulation, par exemple, de la limitation ou de l’annulation d’aides énergétiques. Comme écrivit racine: « plus le désir s’accroît, plus l’effet se recule ». le pouvoir laisse venir et ne réagit que quand la colère monte (exemple de la police dont les 25 millions d’ heures.sup se sont accumulées sans que les gouvernements les payent depuis des lustres; itou dans les hôpitaux).
Les événements confirment que l’on est bel et bien resté dans l’ancien monde. Le pouvoir ne comprend que les rapports de force (dont le pouvoir de nuisance) et cède quand le pouvoir de nuisance des opposants est le plus grand. Pour obtenir gain de cause, il suffit de gueuler plus fort que les autres afin que le pognon soit jeté devant vos fenêtres plutôt que devant celles de ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre comme les retraités. Les syndicats des maisons Poulaga, Royco et Pouleman ont ainsi obtenu très rapidement des sous bien que les poulets ne soient pas les moins bien payés pour un job dont la qualification n’est pas des plus éclatante. Les toubibs, les infirmières et les hôpitaux sont pressurés (et encore plus depuis la T2A mise en place par Roselyne Cachalot qui ne dit jamais c’est assez et qui a eu beaucoup de dauphins, dont la socialo Touraine)) depuis des années mais n’ont rien tout simplement parce qu’ils ne peuvent pas faire grève car cela nuirait aux patients et retournerait l’opinion publique contre eux. Las, les mécontentements s’amoncellent et peuvent finir par converger malgré la lutte syndicale menée pour empêcher la révolution qui détruirait leur position institutionnelle de syndicats financés par le pouvoir et non les cotisations. Peu à peu, le peuple se met à danser le car-bagnole. Et cela ne peut qu’empirer car la situation économique se dégrade: dette publique à presque 100 % du PIB, croissance en berne, chômage persistant à 9,3 %, etc. Pétaud s’est mis lui-même dans la seringue en se lançant dans une politique de l’offre qui n’a jamais été prouvée et en disqualifiant tous les corps intermédiaires; résultat: il n’y a rien entre le lui et le peuple et sa politique de ruissellement foire. Alors, pour faire diversion et gagner du temps, il s’est lancé dans une grande consultation de 3 mois, qui, du reste, vient d’être reportée d’un mois! Comme disait Clemenceau: quand on veut enterrer un problème, on nomme une commission. Ce sera le grand débat public piloté par… la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) qui, d’habitude, enquête sur les grands projets… sans jamais les arrêter (genre tunnel Lyon-Turin). Pourquoi?
Parce que, comme toutes les Agences, Hautes Autorités, Commissions, Hauts Conseils… soi-disant indépendants, c’est truffé de compradores venant du privé et des lobbys qui phagocytent les représentants de l’Etat, eux-mêmes choisis pour la qualité de leur libéralisme SLC. La CNDP comprend 25 membres dont la majorité provient des lieux des excellences d’Etat (Conseil d’Etat, Cour des comptes, parlementaires…); s’y ajoutent 2 représentants d’association de défenses de l’environnement dont la notoriété est problématique; 2 syndicalistes, du patronat, des assos. de consommateur… Ce patchwork est essentiellement coopté et dirigé par la tsarkozyste Chantal Jouanno. Sur la « méthode », on partira des doléances collectées par les maires, on fera des « débats publics », on consultera par internet en ouvrant un site dédié et la CNDP fera une synthèse des propositions « citoyennes ». Qui contrôlera? Mystère et boule-de-gomme. Qui décidera? C’est flou mais on peut parier sur les représentants de l’Etat. Bref, on peut craindre toutes les manipulations comme pour la grande opération sur l’alimentation ou l’agrobusiness et les hyper marchés ont décroché la timbale. Et vive la démocratie participative bien organisée et contrôlée de peur que cela ne dérape. pronostic: ça va foirer car le peuple francaoui est moins bête que ce que pense le pouvoir qui est pourtant doté de grandes intelligences comme Gilles Legendre…

De la démocrassouille maqueronienne et des Gilets jaunes

Classé dans : politique — 18 décembre, 2018 @ 11:59

Mac-Tron, avec beaucoup de sens tactique et de chance et grâce à la débandade des vieux partis qui alternaient au pouvoir depuis plus de 40 ans, a su profiter au maximum de la lassitude des Francaouis et des facilités offertes par la constitution gaullienne. Cette victoire a en réalité signé la mort de la fausse démocratie représentative française et ni Maqueron, ni les fins analystes politiques qui pérorent dans les journaux et les chaînes d’info en continu, ne l’ont compris. Ceux qui l’ont compris, ce sont les Gilets Jaunes qui réclament une vraie démocratie participative. Ils ont compris, car ils le vivent en quelque sorte dans leur chair, que changer les convives autour de l’assiette au beurre électorale ne modifiait en rien la ligne politique SLC suivie depuis 1983 à partir du fameux « tournant de la rigueur » et encore plus avec l’acte unique de 1986 qui a installé dans l’UE la quadruple circulation sans freins du fric, des marchandises, des services et, moderato, des hommes (il faut attendre la directive de 1996 sur les travailleurs détachés ouvrant la route au « plombier polonais » et aux routiers d’Europe de l’Est). ls ont compris comment la « démocratie française » chère à Fiscart Déteint, fonctionnait réellement et ce qu’elle permettait de faire sans limites aux élus et, par dessus tout, à un pouvoir exécutif tout-puissant. Ils ont compris la mécanique de la confiscation de la souveraineté du peuple par une infime minorité de politicards installée en classe corporative de pouvoir politique se reproduisant à l’identique mais comme les pandas avec une très faible fertilité puisque les mêmes peuvent sièger pendant 5 ou 6 législatures. Et ils en ont pigé les conséquences sur la nature des lois votées par cette corporation et la ligne politique suivie de plus en plus libérale. Ils ont bien vu que la souveraineté absolue exercée par la caste politicarde était néfaste et illégitime en tant que monopole de la définition de l’intérêt général et en tant que contenu des lois votées.
La philosophie politique classique nous dit que la souveraineté, « c’est le pouvoir de donner et casser la loi » en vue de déterminer les décisions conformes à l’intérêt général et au bien commun pour une communauté politique sise sur son territoire. Depuis Rousseau, la souveraineté appartient au peuple; mais comme dans les sociétés étendues et complexes on ne pouvait songer alors (il n’y avait pas le net…) à la démocratie directe, le libéralisme s’en est remis à l’élection de représentants qui détiennent, non la souveraineté, mais son exercice. celui-ci n’est évidemment légitime que si les représentants respectent la souveraineté du peuple et votent des lois conformes à ses intérêts communs. Il y a donc une logique circulaire et vertueuse à mettre en place entre le peuple, l’intérêt général et la représentation. Celle-ci est vite apparue comme le maillon faible vis-à-vis des seuls intérêts es classes possédantes pouvant être bousculés par les élus de la « populace » et des « classes dangereuses ». les libéraux se sont alors évertués à vider le vote de ses éléments les plus dangereux via le vote censitaire et maintes règles permettant d’empêcher le peuple de bien défendre ses intérêts (dont le fameux équilibre des pouvoirs chers aux USA ou à Montesquieu). Ces combines n’ont pas touché à l’essentiel: absolutisme de la souveraineté indivisible et reliée à la pseudo unicité du peuple UN, monopole de la définition de l’intérêt général et communauté nationale. Cela permettait de donner aux politiques le monopole des décisions législatives sans tenir compte de la pluralité des groupes sociaux, ni de ce que, à cause de cela, la souveraineté devait être partagée entre les acteurs sociaux et en fonction des différents niveaux territoriaux. De plus, cette manoeuvre a achevé de construire un nationalisme de la communauté politique et un antagonisme plus que risqué entre les nations. La doctrine libérale a, « en même temps » érigé l’extériorité et la supériorité du pouvoir politique vis-à-vis de la société civile et, notamment, de l’économie, et la prétendue neutralité du droit et du pouvoir à l’égard des convictions, croyances, idéologies, représentations des groupes sociaux multiples et des conceptions afférentes. On pouvait donc laisser les puissances d’argent vaquer à leurs affaires, puisque cela ne concernait pas le pouvoir politique, tout en dirigeant la société tout-entière « par décrets ». Ne riez pas car c’est précisément l’approche du politique pour Mac-Tron. Et, naturellement, cette séparation entre l’économie et la politique était factice et la prétendue neutralité une blague car en fait les gouvernements n’ont cessé de faire de l’économie (en général libérale sauf de 1945 à 1975) et de représenter une vue vue libérale des choses, notamment avec la primauté de la propriété et de l’individu.
Ne reprochons pas à nos ancêtres d’avoir erré compte tenu de l’inexistence de disciplines apparues bien plus tard, comme la sociologie. Mais là où il y a faute, et cela à dessein, c’est de n’avoir rien révisé après l’évolution des savoirs et des circonstances. Et pour cause car l’enjeu pour les politicards était la justification de leur monopole. Les évolutions en tout genre ont éradiqué théoriquement l’absolutisme de la souveraineté, l’extériorité de la démocratie, l’unicité du peuple, la neutralité du pouvoir… Pas pour les politicards; cependant, pour des raisons économiques et pour favoriser le kapital, ils ont eux-mêmes détruit la souveraineté nationale via les traités et les « organes » internationaux comme l’UE, le FMI, l’OMC, etc. et l’unicité du peuple via le multiculturalisme destiné à diviser les populations en communautés juxtaposées pour régner.
La démocratie représentative a été captée par les puissances économiques très facilement car les politicards élus ont été formés (ENA et compagnie) à l »idéologie libérale et ont obéi aux normes individualistes et fricophones du SLC. Ils se sont mis sous l’emprise des lobbys et ont voté, munis de la toute-puissance législative, des lois de plus en plus favorables au kapital. La prétendue neutralité du pouvoir a donc été jetée par dessus bord depuis la révolution libérale de la fin des années 70.
Les Gilets Jaunes ont compris que le point nodal de leur situation de plus en plus dégradée était l’absence de démocratie réelle car cela donne le pouvoir souverain à des compradores du kapital ou à des représentants d »intérêts particuliers majoritaires à la chambre des députés. Cela pu advenir à cause du coût des campagnes électorales car les politicards sont allés chercher leur financement chez les riches et leur ont alors retourné des faveurs. De plus, les médias ont été achetés eux aussi par lesdites puissances d’argent. On ne peut donc lutter contre l’extension et la perpétuation du SLC que si on recrée la démocratie, ce dont, évidemment, le maquereaunisme ne veut pas, ni les autres politicards. Sire, c’est donc une révolution qu’il nous faut…

Clap de fin pour le duel Mac-Tron vs Gilets jaunes?

Classé dans : politique — 17 décembre, 2018 @ 12:14

Le mouvement social des GL est sur la fin entant que manifestation occupant l’espace public. mais cela ne veut pas dire que les choses sont terminées. Certes en tant que politicien consommé de l’ancien monde Mac-Tron a fini par bien le manipuler de façon à l’éteindre comme manifestation visible de la colère sociale des petites classes moyennes. C’est une victoire à la Pyrrhus après un mois de procrastination à la Zizi Rider.
Mac-Tron a réussi à diviser le mouvement en apportant des douceurs à ladite classe moyenne inférieure. Et tant pis pour la justice sociale générale car ont été oubliés les plus pauvres et les autres classes moyennes (moyennes moyennes, si j’ose dire, et moyennes supérieures) qui vont être les seules, avec les retraités suffisamment aisés, à payer les largesses du gouvernement qui ne fait que jouer aux chaises fiscales en transportant les charges des uns aux autres sauf pour le 1% les plus riches et les entreprises. Cela continue donc de diviser les populations afin de régner.
Le mouvement, grâce à la discussion et à la solidarité sur les ronds points, a fini par se concentrer sur deux problèmes majeurs glissés sous le tapis par les politicards depuis plus de 30 ans: la réalité de la démocratie et la justice sociale. Problèmes qui vont perdurer et ressurgir car les réformettes Mac-Tron n’y ont pas apporté de solutions. Sa défaite n’est que momentanée et provisoire. Dans les combines mac-troniennes et de ses alliés ou féaux il y a l’idée que les GL établissent une liste de candidats aux européennes de 2019. C’est pour enlever des voix à la Marine et à Mélanchthon. C’est cela le nouveau monde?
Sur la démocratie, les GL demandent la mise en place du référendum d’initiative citoyenne (RIC) car ils ont finement constaté et analysé que la démocrassouille francouie modèle 1958, aggravé notablement par le passage au quinquennat (Chiracos et le sous-marin trotskard Jospin) et à l’inversion du calendrier (pestilentielles avant les législatives), n’était plus représentative. Les élections de 2017 l’ont prouvé à l’envi: le Zident élu n’a eu que 18,5% des inscrits au 1er tour, les députés élus n’ont eu en moyenne que 15 % voix des inscrits au 2ème tour mais une épouvantable majorité à l’assemblée nationale avec zéro ouvrier et presque rien comme employés et agriculteurs. C’est cette absence de représentativité qui a permis à tous les pouvoirs de lancer la France dans le SLC dès 1983 en acceptant et même demandant une UE purement libérale, économique et concurrentielle. Puis l’horrible monnaie unique sans transferts entre pays et malgré leur hétérogénéité; l’euro devait amener leur convergence mais c’était un mensonge éhonté car on visait en fait l’extension de la concurrence en enlevant aux membres de la zone euro tous les moyens d’y faire face sauf celui du moins-disant fiscal et social. Et en 2008 malgré le rejet du TCE par référendum en 2005 on a eu l’application du traité rejeté! le gouvernement se dit prêt à mettre le RIC à l’étude; gageons qu’on aura une solution mi-figue-mi-raisin du genre du référendum d’initiative partagée inventé en 2008 par Tsarkozy. Ce dernier est soumis à des conditions si drastiques (nécessité d’approbation par 185 parlementaires et 4,5 millions de signataires) qu’il n’a jamais été appliqué! Gageons que son champ sera limité et ne contiendra pas la demande des GL du « révocatoire » des députés ayant trahi leur mandat et leurs promesses, ni de pouvoir modifier la constitution, ni les sujets chauds. De toute façon le RIC serait sans doute un petit début mais ne résoudrait pas beaucoup le grand manque de représentativité du système politique français; on resterait fort loin d’un fédéralisme intégral, de la base au sommet (vraie subsidiarité) et surtout tout à la fois économiques, politique et social. la demande de démocratie participative et vraiment représentative ne peut donc que revenir sur le tapis… Car le monopole de la définition de l’intérêt général et du vote des lois (en faveur du SLC) restera dans les mains du pouvoir légalement élu mais non légitime car non représentatif. On a vu du reste ce qu’a fait l’UE teutonifiée du vote des Grecs et maintenant des Italiens.
Sur la justice sociale, il apparaît que les réformettes Mac-Tron ne font qu’en déplacer un peu les bénéficiaires et laissent de côté la majeure partie de la population et surtout les plus pauvres et les classes moyennes aisées. Celles-ci finiront par en avoir assez d’être les seules à payer. De plus le tromblon de Mac-Tron est à un seul coup car la situation des satisfaits ne pourra que se dégrader vu que les pensions (ni les prestation sociales) ne sont plus indexées sur l’inflation et que es salaires restent soumis à la loi du moins-disant qui sévit toujours en Europe et dans le monde du SLC. La logique même du SLC est opposée à la justice sociale. En effet le SLC est en quelque sorte une machine thermique (soumise au 2ème principe de Carnot) dont le rendement dépend de la différence (de l’inégalité) de température entre la source froide, à savoir la « concurrence libre et non faussée », absolue et conduisant toujours au moins-disant et la source chaude, à savoir les inégalités de fiscalité, de modèle social et syndical, de normes environnementales (ou autres: santé, chimiques, médicamenteuses), de coût du travail. Il est exact que le SLC réduit les différences mais toujours par alignement sur le plus bas niveau et en outre à très long terme. De plus la concurrence entre pays amène les législateurs a sans cesse recréer des différences puisque le SLc est une course sans fin au moins-disant. le problème de la justice sociale ne peut donc pas être résolu dans le cadre SLC et des démocraties illibérales. Et comme Mac-Tron, en tant que représentant du kapital et en tant que voulant le leadership en Europe, ce qui veut dire être plus SLC que les autres chefs de gouvernement, veut accélérer la mise en place dudit SLC en France, il contribuera à aggraver rapidement la situation de ses victimes. La victoire du politicien Mac-Tron n’est donc qu’un armistice mais ce n’est pas la fin de la guerre contre le SLC et les injustices fiscales. Les gilets, un jour ou l’autre passeront au rouge, voire au noir.

Un gouvernement européen peut-il desserrer l’étau du SLC de l’UE?

Classé dans : politique — 16 décembre, 2018 @ 11:49

Et tout en y restant. La réponse est oui et il suffit d’un peu de courage politique; ce qui montre que si le gouvernement ne fait rien pour empêcher une concurrence de plus en plus déloyale et une course incessante au moins-disant c’est qu’il est lui-même un chaud partisan du SLC et de l’ordolibéralisme tudesque. je vais me contenter ici de donner quelques exemples de ce qu’il est possible de décider sans « frexit ».
* on peut déjà abaisser très fortement la pression extérieure des « marchés » sur le pays et se ficher des agences de notation de la dette publique. Comment ? En remboursant une très grosse partie de celle détenue par l’étranger. Celle de la France (quasiment 100 % du PIB, soit dans les 2 300 milliards) est détenue à 66 % par l’étranger; c’est l’inverse pour l’Italie (130 %) et le Japon supérieure à 200 %) n’a pratiquement aucun prêteur étranger. Comment rembourser? Fastoche: créer un emprunt perpétuel forcé sur tous les patrimoines de plus, par exemple, de 400 000 euros au taux de l’inflation plus 1 %. C’est à ces messieurs de Bercy de calculer le seuil d’imposition en visant les 2/3 de 2300 milliards. Ensuite, s’interdire tout emprunt à l’étranger. cette pression extérieure est le moyen que les gouvernements français ont trouvé pour forcer le pays à se convertir au SLC et aux normes teutonnes.
* limiter la libre circulation des capitaux en freinant au maximum la fuite des ressources francouies. Comment? En créant une banque nationale mais socialisée (indépendante de l’Etat et des puissances d’argent) gérant une monnaie parallèle à l’euro: le Proudhon-euro de même valeur que l’euro. Il s’agit d’une monnaie d’échange et de crédit à utiliser dans un vaste réseau de fournisseurs et d’acheteurs à l’instar de la banque WIRT de la Suisse. Ce réseau est fondée sur la solidarité mutuelle car tous les échangistes s’engagent à n’avoir des transactions qu’avec les membres du réseau et à utiliser pour régler leurs comptes le proudhon-euro. A cet effet, la monnaie peut être figurée sous forme de lettre de change escomptable à la Banque du Peuple. Les exportateurs s’engagent à verser leurs euros à la BDP contre des proudhon-euros; les importateurs (il restera nécessaire d’importer tant que le pays n’aura pas retrouvé une industrie suffisante) se fourniront en euros à la BDP. Les dépôts des particuliers (et évidemment des membres du réseau) seront facilités par une rémunération analogue à celle du livret A) ce qui fera un vrai concurrent (rappelez-moi qui est pour la concurrence… à condition qu’elle soit oligopolistique?) aux banques privées de façon à peu à peu les éradiquer. Munie de ces dépôts et d’un capital propre amené par souscription nationale d’obligations, la BDP offrira du crédit à bas taux pour toute création d’entreprise, notamment en privilégiant le secteur coopératif, mutualiste, associatif, le commerce de proximité, les solutions innovantes ou économes en énergie et les petites boîtes de réparation; les TPE, PME, PMI sont évidemment concernées; tous les crédités sont engagés, naturellement, à faire partie du réseau d’échange. Il s’agit de retrouver des capacités de production en France pour créer de l’emploi non délocalisable et hors concurrence étrangère, ce qui permettra aussi d’augmenter les salaires. Quand la BDP n’a pas assez d’euros dans ces caisses, les importations ne peuvent qu’être arrêtées, ce qui restaure une sorte de contrôle des changes. La BDP est chargée de gérer les emprunts d’Etat auprès du public français (monopole actuel des banques privées puisque le Trésor ne peut plus le faire depuis Fiscart Déteint). Elle peut faire des avances au budget de l’Etat. Cela ne saurait être interdit par l’UE (norme actuelle) car la BDP n’est pas la banque centrale mais une banque socialisée. on interdira en même temps les taux d’usure supérieurs à 4 %.
* arrêter les conneries de CIR, CICE, suppressions ou diminutions de cotisations sociales pour toutes les entreprises même non exportatrices voire n’innovant que pour diminuer l’emploi. On rendra seulement les cotisations sociales déductibles à l’exportation et payables à l’importation au même taux. Ce sera une sorte de TVA sociale ou de droit compensateur des différentiels de protection sociale dans l’UE (et ailleurs), donc pas un droit de douane. Si l’UE moufte, politique de la chaise vide et non versement des sommes colossales versées par la France à l’UE (en solde). On sait par ailleurs que la suppression des cotisations sociales en-dessous ou au niveau du SMIC crée une trappe à bas salaires.
* sortir de la dette ou n’y pas compter tous les investissements d’avenir: écologiques, services publics (dont le rail), financement de la recherche et de la création d’industries. Renationaliser les autoroutes. Arrêter les grands travaux de bétonnage (Europa city, tunnel Lyon-Turin, contournement de Strasbourg…) qui sont en fait des subventions aux grands du BTP, la mise en place d’hyper marchés qui vident les centres-ville ou de centres de loisirs (type Roybon) qui tuent la nature ou d’aéroports. redonner toute leur place au transports ferroviaires et fluviaux contre les camions, les cars Mac-Tron, la bagnole. Financer sérieusement la petite agriculture biologique contre l’industrielle chère à la FNSEA. Créer une filière bois afin d’utiliser la forêt française (biomasse, énergie, dont gazogènes, plastiques issus de végétaux, meubles, maisons en bois. interdire les modes de pêche destructeurs dans les eaux territoriales françaises (les deuxièmes du monde): filets dérivants qui raclent les fonds marins et ramassent tout (la moitié de la pêche est ensuite rejetée morte à la mer!) ou la pêche électrique chère aux Pays-Bas. Tout bateau contrevenant sera immédiatement détruit après pompage de son gasoil et évacuation de son équipage.
* instaurer une taxe carbone en fonction du nombre de km parcourus par les produits (y compris en France pour les produits francouis) afin de favoriser les circuits courts et éviter d’acheter des fraises du Chili en hiver. Taxer non le kérosène ou le gasoil (il est trop facile de se fournir à l’étranger) mais les passages dans les aéroports ou, pour le gasoil des bateaux, dans les ports. Surtaxer le carburant des réservoirs des camions étrangers empruntant nos routes et autoroutes au même niveau que les routiers français. Car notre pays étant mal placé, tous les camions d’Europe du Nord le traversent pour aller au SUD et cela sans bourse délier alors qu’un camion de 40 tonnes use la route 10 000 fois plus qu’une bagnole!
* sortir les frais de publicité et de communication des dépenses d’exploitation des entreprises qui diminuent les bénéfices tout en étant payés par les consommateurs pour se faire entuber. Elles seront à payer sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. Obliger les entreprises à indiquer l’origine des produits et composants de même que la composition desdits produits. Rendre l’affichage Nutriscore obligatoire pour les produits alimentaires. Car le consommateur doit savoir ce qu’il achète et à qui malgré les interdictions de l’UE. De même, sortir l’attribution des AOP de la cogestion avec l’industrie agro-alimentaire afin de ne pas labelliser, par exemple, les faux produits de terroir comme le fait Lactalis. introduire dans toutes les négociations entre centrales d’achat des chaînes de supermarchés et les fournisseurs un représentant indépendant pour l’Etat et les consommateurs afin d’éviter les manipulations de prix d’achat à la baisse comme le pratiquent actuellement lesdites centrales.
* imposer une taxe compensatrice des nuisances chimiques et médicamenteuses à tous les produits dangereux (notamment pesticides, fongicides, etc.) afin que, enfin, les auteurs de la création de maladies « du progrès » soient enfin les payeurs. Car ce sont les conséquences de ces produits qui, in fine, sont socialisées par la Sécu, donc payées par les cotisations sociales. La Sécu recevra l’intégralité de ces taxes. Tout accident chimique ou autre (genre AZF ou Médiator) sera indemnisé illico par l’entreprise-source et cela sans la moindre procédure judiciaire (vive la simplification juridique).
* retrouver du « pognon de dingue » pour financer justice sociale, écologie et évolution du pays. Rendre l’IRRP bien plus progressif avec une tranche à 60 %, doper l’impôt sur les successions au-delà de 300 000 euros par légataire, imposer les multinationales sur leur bénéfice consolidé au prorata du chiffre d’affaires réalisé en France, requérir que les « exilés fiscaux » demeurent au moins 9 mois à l’étranger pour être exonérés d’impôt en France, leur supprimer le bénéfice de la protection sociale française. Supprimer toutes les niches fiscales qui diminuent l’impôt au profit des riches ou créent des rentes. Exemple: les lois qui offrent des réductions pour investir dans la pierre ou le cinoche; on ne voit pas pourquoi subventionner la culture des riches (notamment l’opéra) et pas la pétanque. Ne pas donner de réductions d’impôt pour les fondations d’entreprise ou de rupins. Re-taxer les revenus des capitaux au niveau des tranches de l’IRPP. Installer enfin la fameuse taxe sur les transactions financières. Taxer enfin correctement les grands utilisateurs de l’eau (agriculture intensive, industriels producteurs chimiques…). Taxer lourdement toute délocalisation d’usine, interdire le départ de son matériel à l’étranger. Rajuster les taux de TVA en vue de plus de justice sociale: 0 % pour les produits de nécessité (eau, énergie, téléphone, transports, livres, produits alimentaires de base…), 100 % pour les produits de luxe, 50 % pour les produits peu écologiques…
* revenir à l’égalité de traitement pour les travailleurs détachés et les routiers: salaires et cotisations sociales français pour supprimer la concurrence déloyale installée par l’UE
* se déclarer neutre, remplacer l’armée par une force de coopération et d’aide au développement, remettre notre droit de veto à l’ONU aux membres suppléants du conseil de sécurité, ne plus intervenir où que ce soit, arrêter les ventes d’armes…
Ce ne sont que quelques idées à compléter, notamment avec celles des Gilets Jaunes et des écologistes ou des économistes atterrés. Natürlich, l’UE va ruer dans les brancards du SLC, mais comme dit un proverbe arabe: à pisser contre le sirocco on se mouille les babouches. Laissons la gueuler, sanctionner, donner des amendes. Et on ne les paiera pas; il est peu probable qu’elle nous vire car ce serait sa fin. Parallèlement, la France organise une fédération des pays d’Europe du SUD à associer avec ceux de la Méditerranée. Et, bien sûr, chaise vide ou veto permanent à toutes les initiatives SLC de Bruxelles comme les traités internationaux de commerce ou les faibles normes de pollution diesel.

Problèmes d’immigration sous-estimés par Mac-Tron et ses prédécesseurs

Classé dans : politique — 15 décembre, 2018 @ 10:19

On a eu droit à des « fake news » à propos de l’accord de Marrakech propulsé par l’ONU pour rappeler les règles et principes de l’immigration. Ce texte, signé par 150 pays n’est pas coercitif, contraignant; ce qui veut dire que nombre de réactions extrémistes ne sont pas fondées. Mais la gentillesse de bien d’autres n’est pas méritée non plus. Ces braves gens oublient qu’un tel texte, s’il n’est pas législatif et porteur de sanctions, est normatif. Il indique ce qui doit être fait et permet ainsi des analyses et comparaisons permettant de stigmatiser les mauvaises pratiques, ce qui ne peut que nuire à l’image des pays déviants, notamment à la prétendue « patrie des droits de l’homme » si elle ne le respecte pas. Un tel texte justifie aussi un esprit, une attitude, qui a vocation à se développer et donc à encourager les critiques, notamment celles de la camarilla « droitdel’hommiste », lesquels droits de l’homme sont pour eux réduits aux droits personnels et individuels au détriment des droits collectifs, porteurs d’une inflation incessante au nom de la diversité et encourageant la division à l’infini des sociétés en communautarismes en conflit ou juxtaposés. le texte n’est donc pas anodin et mérite une réflexion approfondie avant signature. ce que n’a pas fait Mac-Tron qui l’a fait signer bien que les pratiques françaises dévient trop souvent de la norme présentée. Des verges pour se faire battre? Une signature pour museler les opposants à de meilleures pratiques? Un moyen de forcer le pays à plier devant une doxa internationale facilitant la propagation du SLC?
Rappelons que beaucoup de causes de l’immigration sont liées à l’impérialisme et à l’impéritie des puissances occidentalisées; réchauffement climatique, guerres locales, économies sous-développées par suite de l’emprise du commerce international soumis au moins-disant, exactions des multinationales pour s’approprier les ressources minières ou les payer en roupies de sansonnet… Ce qui signifie que, tant qu’il n’y aura pas d’aides très substantielles aux PVD (pays en voie de développement) et aux PMA (pays les moins avancés) pour leur développement et pour le combat écologique, les pays industrialisés ne sont pas moralement habilités à refuser l’immigration. Que, du reste, les industriels et financiers du SLC encouragent afin de limiter salaires et protection sociale en créant artificiellement « une armée industrielle de réserve ». Il ne faut pas non plus déshabiller Pierre pour vêtir Paul en attirant ou en laissant entrer les immigrés très qualifiés qui alors feront défaut à leur pays d’origine. Enfin, il ne saurait y avoir de flux migratoires sans moyens d’accueil, non pour intégrer, encore moins assimiler, mais pour une vie satisfaisante des nouveaux venus. Il faut donc établir une politique et ne pas se laisser aller comme « le chien crevé au fil de l’eau » si cher au SLC qui prétend que le marché est efficient », ce qui dispense le pouvoir de toute régulation et préparation. On a déjà constaté cette imprévoyance voulue, cette impéritie, avec une volonté de limiter les flux sans jamais parler des effets stock: 150 000 immigrés par an, cela fait 3 millions au bout de 20 ans, auxquels il faut rajouter les naissances. Et on a refusé de voir que les immigrés n’apportaient pas que leur personne; ils amènent aussi leur culture qui peut devenir dominante dès le dépassement d’un seuil de stock. D’où la nécessaire mixité des lieux de vie, dont le pouvoir a beaucoup causé sans la réaliser car il a laissé faire les mécanismes de marché immobilier et de transport au nom des « harmonies spontanées » de la concurrence.
La dimension culturelle est essentielle et a été passée à l’as depuis plus de 40 ans. Il faut analyser le contenu des cultures d’origine avant d’ouvrir les vannes sans régulation. Certes, toutes se valent mais certaines sont directement opposées au modèle sociopolitique du pays. On ne peut pas accepter, sauf à torpiller le pacte républicain du pays, certaines pratiques: excision, mariage forcé, machisme, inégalité femmes/hommes, anti mixité et séparation des sexes, supériorité des lois divines sur les civiles, égorgement d’animaux sans étourdissement préalable, visage masqué, obligations de comportements (vêtements, séparation des genres, consommations « impures » comme la musique, y compris pour les gens n’appartenant pas à cette culture…) qui incarnent ces cultures et servent de porte-drapeau, de signes de ralliement et d’allégeance et participent souvent d’un test politique: aller le plus loin possible et si le pouvoir recule, aller encore plus loin. Or, on a observé, par peur d’être taxé par exemple d’islamophobie ou de racisme et par pur électoralisme ou par idéologie relativiste et humanitariste (souvent un camouflage, une fausse justification), un laxisme permanent des autorités. Bien pis: alors que les membres de ces cultures ont tendance à se fondre dans la masse tout en s’appuyant sur la solidarité des déjà là (ce qui est tout à fait normal comme l’a montré l’école de sociologie de Chicago dès 1920), on a laissé venir des religieux prosélytes et hostiles et financer des lieux de culte et autres organismes de concentration et surtout de normalisation des immigrés. Pourquoi? Pour le pétrole et le gaz, pour des ventes d’armes et de produits, pour de bonnes relations avec d’ex-colonies, pour avoir de la main d’oeuvre low cost, par sentiment de culpabilité envers les ex-colonies… Il serait donc temps de rompre avec ces pratiques qui installent un communautarisme de très mauvais aloi pour la cohésion sociopolitique et culturelle. Il faut arrêter l’arrivée de religieux et de financements étrangers. Il faut installer une vraie mixité culturelle dans les immeubles et les localités. Il faut sévir contre toutes les pratiques non conformes à notre culture sans proscrire des choses tout à fait banales et normales comme le port d’insignes religieux, ce que font toutes les religions. Celles-ci ont le droit d’être dans l’espace public mais pas celui de s’opposer à l’instance politique qui, elle, doit organiser la coexistence pacifique de tout le monde, de transcender les divisions et non de les juxtaposer comme dans le multiculturalisme anglo-saxon et si favorable au SLC inégalitaire.
La dimension des moyens à mettre en oeuvre pour une bonne installation des immigrés dans le corps social et le pays est aussi essentielle et le flux d’immigration doit être adapté aux moyens disponibles et vice versa, sans évidemment les restreindre hypocritement pour les limiter. Il faut au contraire les développer mais sans créer de distorsion entre les populations, ce qui est injuste par rapport aux personnes et familles déjà là. Bref, il faut une politique d’ensemble, notamment avec la formation nécessaire des arrivants à notre langue et à notre modèle social. Il n’est pas acceptable de laisser le SLC faire les ajustements nécessaires en fonction des marchés, ni de laisser les politicards instrumentaliser le problème. En commençant par le respect de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat. Cette loi interdit que la religion impose ses normes, non seulement à ses fidèles, mais encore à ses non-pratiquants et encore moins à l’ensemble de la société. Le sens de cette loi est non à la monopolisation de l’espace politique et amène à ne pas confondre cet espace avec le domaine social ou public. Public, c’est ouvert à tous, politique, c’est ce qui est commun à tous comme normes de vie en commun et de participation à la chose publique, générale, universelle dans un pays.
C’est pourquoi on peut interdire tout signe ou toute pratique qui signifie que l’on s’oppose à l’espace politique qui est celui de la recherche de l’union dans le pluralisme sociétal. Cela n’autorise pas le pouvoir à s’occuper des cultes; c’est leur problème. En revanche, le pouvoir politique est habilité à surveiller les menées séparatistes des religieux et à les sanctionner, à commencer par l’usage d’une langue étrangère dans les lieux religieux. On attend toujours les préconisations de Mac-Tron pour l’immigration et les cultes. Serait-ce que les réguler empêcherait de SLC de continuer à diviser pour régner, à détruire les espaces nationaux, à remplacer le politique par le libre-échange généralisé, à favoriser les religions capitalistes friendly car elles ne s’occupent d’égalité que dans l’autre monde?

LE bignole de l’Elysée pignole quelques Francouis dans le sens du poil

Classé dans : politique — 13 décembre, 2018 @ 10:55

Traduction: le concierge de l’Elysée branlotte certains Français. C’est ce qu’il faut retenir de son intervention à la téloche suivie par 24 millions de téléspectateurs. C’était un foutage de gueule plein d’enseignements. On note d’abord une empathie grimaçante: visage et regard figés (sur le prompteur), emploi majoritaire du Nous au lieu du Je quand il y avait « repentance » pour les oublis de catégories sociales et le mépris du peuple. Maintien de la ligne générale de la politique de l’offre et de la détaxation des plus riches . Annonce de vastes consultations auprès des corps intermédiaires en région pendant 3 mois, histoire sans doute de « donner du temps au temps ». le discours et les mesures mac-troniennes sont pleines d’entourloupes, de non-dits, de tromperie langagières. Voyons donc ces choses-là.
*le hausse du SMIC de 100 euros: cela a surpris et le gouvernement a dû préciser l’oracle de Jupiter. En fait, il s’agit d’une augmentation du pouvoir d’achat d’une partie des smicards, d’économies par baisse des cotisations sociales (20 euros par mois pour un smicard) et montée illico de la prime pour l’emploi à 80 euros par mois. Ce sont deux mesures déjà programmées (et réalisée pour la 1ère dès novembre); la seconde étant simplement accélérée car le passage à 80 euros de plus était étalé sur le quinquennat. Il est à observer qu’en fait la prime pour l’emploi est modulée suivant la taille de la famille, son revenu, son accès ou non aux APL. De plus, cette prime est refusée à ceux qui touchent moins de 600 euros (par exemple un CDI au SMIC et à mi-temps). Surprise, Mac-Tron a refusé sa compassion aux plus pauvres contrairement à sa ligne politique au profit de la classe moyenne inférieure travailleuse. C’est là qu’on voit que pour obtenir l’oreille du pouvoir il faut installer un rapport de force suffisant pour être entendu et redouter des conséquences électorales, d’où le ciblage précis des mesures sur la sociologie des Gilets Jaunes. C’est vraiment du « nouveau monde ». On aura aussi noté que ces mesurettes, enjolivées à souhait, sont l’objet de nouvelles usines à gaz peu susceptibles d’amener la diminution de nombre de fonctionnaires affectés au contrôle de leur attribution. Le Zident-Bignole a exclu des 100 euros de gain de pouvoir d’achat la revalorisation du SMIC de 1,8 %, soit inférieure à l’inflation prévue par le budget pour 2019. De façon plus générale, on voit que les personnes ou familles concernées sont ciblées sur la classe moyenne basse: rien pour en-dessous, ni pour les justes au-dessus du SMIC.
* le retrait de la hausse de la CSG pour les retraités ayant moins de 2 000 euros. Là, il faut se souvenir du piège monté lors de la taxation (plus 1,7 points, soit plus de 23 % d’augmentation) au-dessus de 1200 euros. La hausse de la CSG était annoncée dans le programme de Mac-Tron, ce que ses thuriféraires ressassent à l’envi. mais chez le malhomme le diable est dans les décrets d’application et les détails concoctés par Bercy pour lésiner ou impacter plus qur prévu. En fait, ce fut calculé sur le revenu imposable; par exemple dans un couple ayant 1200 pour l’un et 1500 pour l’autre, ce qui dépassait le seuil du revenu imposable mensualisé, les deux furent taxés. C’était sans doute trop simple et pas assez juteux d’exonérer l’un, celui en-dessous des 1200 euros. Rappelons que la CSG est légalement un prélèvement sur chaque cotisant et non sur les couples. Il y a avait donc détournement de la loi et cela ne faisait pas partie des annonces avant les élections! Eh bien la farce continue même si désormais le seuil pour un couple sera de 2750 euros.
* Mac-Tron n’a rien cédé sur l’ISF ni sur la flat tax (uniforme et unique) à 30 % des revenus du capital (sous Zizi Rider, le niveau de l’IRPP incluait les revenus financiers qui étaient taxés au niveau de la tranche atteinte par l’ensemble des revenus du contribuable, ce qui pour les très riches était 45 % plus CSG et compagnie; là c’est 30 % tout compris et c’est un énorme cadeau pour les riches rentiers des capitaux capiteux). A quoi il faut ajouter la disparition de « l’exit tax » qui rapportait aussi du pognon à la Sécu et, de même, de la taxation sociale de l’intéressement et de la participation. C’est du Mac-Tron comptable: déshabiller Pierre, la Sécu, pour habiller Paul, le financier. On sait aussi que la fin des cotisations chômage et maladie avantage les hauts revenus car ces taxes leur sont proportionnelles; nouveau coup dur pour la Sécu. Et la suppression des cotisations sociales sur les heures.sup (de même pour les caisses de l’Etat, celle des impôts sur icelles) fait 4 milliards de manque à gagner pour la Sécu. Et Mac-Tron s’est bien gardé de signaler que la loi travail permet aux boîtes de diminuer la rémunération des heures.sup… On risque d’en faire beaucoup pour des roupies de sansonnet « en même temps » que cela ne va pas faciliter l’embauche. Mac-Tron, l’illusionniste, joue au bonneteau et au sapeur Camember
* les combines mac-troniennes touchent de plein fouet la Sécu qui est privée de ressources au profit du capital et des actifs; il n’est pas sûr que la hausse de la CSG, désormais diminuée, suffise à compenser, cela dit en supposant que l’Etat n’en garde pas une grosse partie car c’est devenu un impôt quasiment national. Pas de problème, pour retrouver l’équilibre, qui venait juste d’être atteint, il suffira de diminuer la valeur des actes payés suivant la fameuse T2A, l’astuce consistant depuis longtemps (et Mac-Tron n’y a évidemment rien changé) à voter le budget de la Sécu-maladie en le diminuant via la baisse de la T2A, ce qui force les hôpitaux à multiplier les actes (chose bien plus pratiquée par les cliniques). Il suffira aussi de reporter la générosité étatique sur les mutuelles qui finiront par augmenter leurs tarifs ou réduire leurs services.
* Mac-Tron a prié les boîtes de donner une prime aux salariés ayant moins de 2500 euros, prime sans cotisations sociales ni impôts. Super, à votre bon coeur. Bien sûr, les patrons pro-Maqueron (ou dépendant des commandes publiques) vont se faire un plaisir d’y aller car cela diminuera leurs bénéfices (ce qui veut dire qu’ils économiseront 330 euros sur une prime de 1000) et ne leur coûtera pas le double en charges sociales. Cette mesure de pure aubaine va immédiatement cliver les salariés entre ceux des boîtes puissantes et riches et ceux des petites qui vivotent souvent au bord du dépôt de bilan. C’est comme pour le autres dispositions: rien ne va dans le sens de l’égalisation des conditions et de la justice réclamée par les GL. Il a convoqué les banques qui ot annoncé faire un énorme effort: plafonnement des pénalités à 25 euros par mois pour les ric-rac (ce qui fait 300 par an, soit 2 000 ex-francs). Rappelons que les gouvernements successifs n’ont rien fait contre les taux usuraires des crédits à la consommation qui atteignent souvent plus de 17 %, le taux légal d’usure, pourtant déjà fort élevé (dans les 11 %), se trouvant alors explosé.
* Mac-Tron va continuer son programme d’étatisation déjà annoncé pour l’assurance-chômage. La retraite par points a pour enjeu caché, non identifié par les journaleux, d’abolir les organes de retraite complémentaire et d’assujettir la Sécu-pensions aux décisions étatiques. En outre, l’Etat pourrait faire main basse sur les 38 milliards de réserves des retraites complémentaires. Il en découle que l’ensemble de la protection sociale francaouie serait étatisé afin d’aller vers un système anglo-saxon étatisé (au lieu du système assis sur des cotisations et géré par les partenaires sociaux). L’idée de long terme est de réserver ce qui deviendra seulement les aides de l’Etat financées par l’impôt aux seuls plus pauvres avec un fort mince filet de sécurité comme chez les Gibbys. Ceux qui en auront les moyens pourront toujours souscrire des assurances privées. Et cela n’empêchera pas les multinationales de verser des superbes « retraites chapeau » à leurs chers (au sens de coûteux) dirigeants…
Il se confirme donc que derrière des mesures d’ajustement, largement liées au contexte social du pays, Mac-Tron prend toutes les commandes du pouvoir pour rejoindre le clan hyper libéral du SLC en Europe. Ce qu’il appelle les « progressistes » contre « les conservateurs ». Une promesse quand même: taxer les GAFA même si l’UE, soumise à Berlin (go vers le SLC austéritaire), ne le fait pas.

123456...75
 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr