les armes de la critique

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Géopolitique de l’anthropocène

Classé dans : politique — 25 décembre, 2017 @ 12:00

Actuellement les différents pays dotés de suffisamment de ressources se préparent aux conséquences désastreuses du changement climatique causé par les actions humaines depuis 3 siècles : crises de l’eau, des ressources agricoles, de la pêche (surpêche et acidification des océans) ; désertification et fonte des glaciers et des calottes glacières ; inondations et sécheresses, cyclones, montée (jusqu’à 3/5 m des mers en 2100), masses immenses de réfugiés climatiques (montée des mers et disparition de l’agriculture), guerres pour les ressources fossiles devenant rares ou coûteuses à extraire, etc. Il faut lire de récent livre de J-M Valantin : « Géopolitique d’une planète déréglée » (Seuil), dont je m’inspire librement.
Les USA se préparent depuis déjà longtemps mais ce sont les « organes » du système militaro-industriel qui le font afin d’assurer le leadership et la puissance d’action des armées US, tant à l’intérieur du pays (lutte contre les immigrants, opposants et prétendus terroristes) qu’à l’étranger. Pendant ce temps, les gouvernants continuent une politique de destruction de la planète ainsi que le fait Trump. C’est que les politicards sont à la fois les « fondés de pouvoir » des pétroliers-gaziers-charbonniers, des industries et de la finance et ont comme impératif de maintenir le mode de vie US qui est réclamé par les électeurs. A quoi s’ajoute l’influence des sectes évangéliques qui en voient dans le dérèglement climatique que la volonté de Dieu et non ledit mode de vie. D’un côté, donc, tous ceux qui préfèrent le court terme de la continuation du SLC, de l’autre tous ceux qui s’inquiètent tant de l’avenir du pays (très menacé par les changements planétaires ; recul des côtes, incendies, inondations, sécheresses, catastrophes de plus en plus fréquentes et violentes que du maintien de son impérialisme et de son accès aux ressources extérieures. Il semblerait que la stratégie politique du pays soit de défendre ses positions tout en se félicitant des pertes et de la situation des autres pays. Je subodore que les USA attendent que le réchauffement climatique supprime les emmerdeurs et emmerdements : pays musulmans ou communistes ou concurrents (Asie), pays dictatoriaux d’Afrique (surtout du sahel en très grand danger), surpopulations, etc. Cela devrait faire tomber le niveau de la population et diminuer le nombre des candidats à l’émigration… C’est la politique du pire tout en vivant sur la lancée du SLC qui la produit. La riposte, camouflée par le pouvoir, est donc simplement une protection contre les évolutions et pas du tout une lutte contre le réchauffement lui-même car cela mettrait en cause l’accumulation et le profit capitalistes.
La Chine se prépare aussi depuis une quinzaine d’années. L’idée est double: 1) assainir l’atmosphère en usant de technologies propres et renouvelables à la place des 1400 centrales à charbon, diminuer les trafics de produits frelatés, arrêter la pollution chimique; cela est nécessité par les populations qui demandent depuis toujours au pouvoir d’assurer leur sécurité et l’harmonie terre-ciel-humains. D’où les accords avec les EAU pour se fournir en solutions photovoltaïques et éoliennes. 2) s’assurer de l’accès aux ressources nécessaires à l’atelier du monde et au développement interne. D’où l’invention de la « route de la soie », les investissements dans les infrastructures africaines ou musulmans comme le Pakistan (ports, routes, ponts, écoles) contre l’accès aux ressources (bois, minerais…), achat de terres agricoles (pour importer des aliments via les dictatures parfois électives, exemple l’Erythrée). D’où les accords avec la Russie pour l’approvisionnement en gaz et en pétrole et les pays européens pour acheter des machines et vendre des produits. 3) sécuriser ses mers et voies de communication en Asie (bétonnages de petites îles transformées en tête de pont militarisées; investissements dans la marine de pêche et militaire…). On voit que là aussi la politique suivie n’a rien contre la croissance et le SLC. Il s’agit de sauver la Chine, pas la planète. Et cela amène des conflits avec les autres pays: Corée du Sud, Japon, Vietnam et des possibilités d’alliances nouvelles ou renforcées: Birmanie, Philippines, Indonésie. La Chine contribue à élever les tensions entre l’Inde et le Pakistan, contre les alliés US et les USA dans la région. Dieu merci, l’existence des bombes H permettent d’espérer que la mort de la planète ne sera pas rapidement amenée par un conflit nucléaire malgré les conneries de Trump et de la Corée du Nord. Elle le sera à petits feux par le dérèglement climatique accéléré par ces politiques de puissance, non de coopération.
Itou en Russie qui mise à fond sur le dégel de l’Arctique, la voie maritime du grand Nord (brise-glaces), l’accès aux ressources des mers dégelées (pétrole, gaz, minéraux malgré les pollutions et les accidents de forage), la mise en culture de la Sibérie dégelée (malgré le méthane qui sortira du permafrost). Cela porte des conflits avec les pays en bord de l’Arctique La Russie pourrait devenir, comme le Canada, la nouvelle terre agricole mondiale par suite du réchauffement de ses espaces jusqu’alors inexploitables. Et vendre à qui? A la Chine, d’où le rapprochement entre les 2 pays contre l’impérialisme US et la domination mondiale. Tant pis pour la planète sur laquelle tout ce qui est encore enfoui devrait le rester!
Les pays arabes pétroliers ont pigé que l’ère de leur pétrole ou gaz finirait bientôt, tant par l’épuisement des gisements que par la concurrence nouvelle de la Russie et du schiste canadien et US. Ils ont créé des fonds souverains pour acheter des entreprises, des titres, des terres, de l’immobilier de luxe, pour attirer des touristes (musées, îles artificielles), pour construire des centrales (parfois nucléaires) de désalinisation de l’eau de mer et irriguer, des usines agro-alimentaires (par exemple de production de lait), des espaces d’électrification photovoltaïque. D’où la nouvelle politique de l’Arabie saoudite, d’Abou Dhabi, de Dubaï, donc des EAU. L’Iran continue ses guéguerres de propagation du chiisme en pensant que Dieu résoudra tout puisque le Coran aurait tout prévu.
Grands absents de ces politiques d’exploitation du dérèglement climatique à des fins particulières de maintien ou d’extension de la puissance et du SLC: l’Afrique bien trop pauvre et éclatée et, ô surprise, l’UE, sorte d’attelage à 27 pays qui se tirent dans les pattes au nom de leurs intérêts spécifiques. l’UE a quand même affiché une politique vertueuse; mais je crains qu’elle en soit pas réalisée à cause de son esprit SLC viscéral et des oppositions entre pays; par exemple la vertueuse Doryphorie continue d’avoir 40 % de son électricité produite par le lignite et contracte en solo avec la Russie pour son approvisionnement en gaz et en pétrole. l’UE continue de favoriser les USA qui ne cesse de la dominer et exploiter alors que les deux pays d’avenir du SLC sont la Chine et la Russie. Quoi qu’il en soit, l’activisme des uns (Chine, USA, Russie) ou l’absentéisme des autres (UE) produit le même résultat: l’abandon du sort de la planète, la course vers la guerre et, bientôt, le sauve-qui-peut généralisé. les riches et les les multinationales s’en foutent; ils seront morts ou installés dans des endroits encore vivables.

Les classes sociales en Europe (livre récent chez Agone)

Classé dans : politique — 23 décembre, 2017 @ 11:46

Les auteurs ont accompli un travail difficile car, croyez-vous cela ?, les statistiques européennes n’ont pas grand chose qui permette de détecter le problème, à part les classifications socio-professionnelles, du reste peu homogènes. Ce qui confirme une fois de plus que les systèmes chiffrés de représentation de la réalité étant construits pour servir Mammon et le SLC sont à la seule disposition de leurs commanditaires et créateurs et cela afin de cacher toutes les merdes au chat susceptibles de passionner des opposants et de confirmer la fausseté des justifications idéologiques dudit SLC.
Naturellement dans la doxa européenne et de Bruxelles on ne trouve nulle mention de la notion de classes sociales, de classe ouvrière, de classe salariale. Nous n’avons que des amalgames du genre insiders/outsiders, intégrés/exclus, aisés/pauvres, permanents/précaires, mobiles/sédentaires, qualifiés/ non qualifiés, privé/public, nationaux/immigrés, etc. Rien que du vocabulaire libéral rejetant la domination et l’exploitation économique par les détenteurs des ressources politiques, culturelles, sociales et économiques. Rien que du descriptif tronqué sans analyse des causes et des processus menant aux situations décrites par Eurostat. Rappelons le mot de Churchill : les seules statistiques crédibles sont celles que je truque moi-même. Ou le fameux bien que sexiste : les stats, c’est comme le bikini, ça cache l’essentiel.
La gageure des auteurs est de retrouver derrière les chouchous de Bruxelles la réalité de classes sociales, certes peu homogènes, mais traversant toute l’Europe. Pour ce faire, ils décryptent les natures et effets de la détention de capitaux économique (surtout le revenu car les données sur le patrimoine sont très maigres et ce n’est sûrement pas par hasard), culturel (éducation ou formation et accès aux productions culturelles comme le théâtre ou l’opéra ou le cinoche ou les livres ou internet) et social-symbolique (réseaux de relations et niveaux de prestige). Oh, surprise, il y a bien des classes sociales dans l’UE, que les auteurs réduisent à 3 essentielles : les dirigeantes, les classes moyennes, les classes populaires. Malgré leurs différences internes au sein des différents pays de l’UE, ces classes se distinguent par leurs accès aux capitaux et leur position dans la hiérarchie et la division du travail social induites par la mise en place du SLC néolibéral en Europe, mise en place facilitée par la disparition de l’URSS et de son glacis et la victoire de l’expertise économique du libéralisme. Et la progression des inégalités de même que l’accélération des écarts et la dégradation du sort des classes populaires et des classes moyennes. Et il convient d’observer que les relations entre classes, de même que la composition de ces dernières,ne sont pas arrêtées ; elles évoluent en fonction même des changements de la structure SLC des pays de l’UE. Elles changent aussi en fonction des migrations internes à l’UE, migrations amplifiées par la crise de la dette publique en 2010. Elles dépendent aussi de la position relative des pays dans la hiérarchie des Etats de l’union. On distingue d’ailleurs trois types d’Etats. D’abord, ceux qui donnent le là et dirigent de fait l’Union (Europe du Nord mais les auteurs ne disent pas qu’en réalité c’est la Doryphorie, aidée par ses compères luthériens, qui est le dirigeant en première instance de l’UE par suite de sa puissance économique et surtout des abandons de souveraineté par les autres pays). Ils y mettent gentiment la France qui à mon avis ne pèse plus rien et est devenue le toutou de die Grosse Angela, laquelle est le caniche des USA avec la Gibbye. On a les Etats subordonnés et acquis récemment au SLC via leur intégration dès le début des années 2000 à l’UE ; ce sont les pays de l’Europe centrale et orientale (PECO(s) ex-cocos et arrivés en masse sur pression de la Teutonie voulant reconstituer son « hinterland » et son « lebens raum ». Ces Etats sont rançonnés par les Etats dominants tout en voulant montrer leur engagement en faveur du libéralisme conter le soviétisme dont ils tant souffert. Mais ils sont reconnaissants à la Teutonie de créer des usines délocalisées ou sous-traitantes qui donnent du boulot à leurs habitants, le tout sans bien voir qu’il y a bien plus de destruction d’emplois liée à la concurrence sauvage que de créations. Il y a enfin l’Europe du Sud qui subit les foudres « austéritaires » de l’UE hyper libérale et et luthérienne. Cette Europe hétérogène et hiérarchisée a été sciemment voulue afin d’exacerber la concurrence entre pays et disposer d’une « armée industrielle de réserve » en travailleurs issus de l’EST (délocalisations remplaçant les anciennes usines, privatisations des ex-firmes publiques rachetées par l’Europe du Nord, immigrés, travailleurs détachés). Il est clair que le statut des 3 classes mentionnées supra n’est pas le même en fonction du pays d’appartenance et de sa position dans les relations entre Etats de l’UE. Par exemple, la classe moyenne des PECO(s) dispose d’à peine le revenu des classes populaires de l’Europe du Nord. Et la classe dirigeante des managers des PECO(s) ou de la Grèce est en fait dirigée par les managers du Nord.
Mais partout, les classes dirigeantes se distinguent par leur qualification, leur accès à la culture, le prestige symbolique de leur statut social, leur style de vie (dont vacances et sorties) et de consommation, leur rapport au logement, leur tendance au séparatisme social (écoles et résidences surveillées), leur capacité d’employer des domestiques low cost ou des services à la personne. Leur rôle le plus important est l’organisation du travail des autres, ce qui se développe par exploitation et domination. Elles sont mobiles et cherchent toujours mieux au sein de l’UE (notamment les toubibs et les managers). Elles sont acquises au SLC dont elles sont les grand bénéficiaires ; elles continuent de jouer au jeu électoral de la démocrassouille représentative comme le monter l’accès de Maqueron au pouvoir en France. Elles sont plutôt à l’abri de la précarité qu’elles organisent pour les autres. Elles ont du patrimoine et des revenus financiers en plus de leur salaire. Hélas nos auteurs n’ont pas eu les stats nécessaires à la distinction entre le premier décile des classes dirigeantes et leur premier centile (le fameux 1 % qui a accaparé en 2015 27 % des ressources du monde). C’est utile car cela permet de camoufler de écarts gigantesques derrière le voile du raisonnement en revenus médians. Mais c’est aussi l’effet Bill Gates : quand il entre dans un bistrot, le revenu médian ne bouge pas mais le moyen explose. Donc les statisticiens et les pouvoirs établis préfèrent des stats en médiane… Or les classes dirigeantes sont en fait largement dominées par le 1 %, ce qui ne les empêche pas d’adhérer au SLC car elles en bénéficient elles aussi largement..
Les classes populaires (ouvriers, employés du public ou du privé, intermittents du spectacle, petits agriculteurs…) sont toutes marquées du sceau de la précarité liée à la logique du SLC et de la grande difficulté à joindre les deux bouts. Celles des PECO(s) sont à un niveau de revenu 3 fois inférieur en moyenne à celui des classes populaires du Nord ; même cas en Grèce ou au Portugal mais pour cause d’austérité accélérée par suite des oukases de la Tudesquie. Dans les PECO(s), elles n’ont pas accès au confort électroménager moderne, à la bagnole, à la culture, aux études coûteuses, aux vacances… Elles ont des logements de piètre qualité et difficiles à chauffer. Elles sont souvent conduites à émigrer pour avoir un job même saisonnier. leur situation se dégrade via la concurrence due aux différentiels de productivité, de compétitivité et de fiscalité ou de droit du travail ou de l’environnement. elle se détachent du jeu politique ou se réfugient dans le vote extrême. Les femmes servent de travail d’appoint ou de domestiques; elles sont victimes du travail à temps partiel subi. Les classes populaires sont dans le travail prescrit dont la pénibilité n’a pas diminué malgré l’automatisation. Elles vivent dans l’insécurité du lendemain et souvent la pauvreté (Grèce, PECO(s). Elles subissent tous les effets de l’avancée incessante du SLC.
Les classes moyennes, très difficiles à définir bien qu’elles soient la référence pour les prétendus progrès de l’UE? En outre, les gens des classes populaires eux-mêmes disent leur appartenir afin de se sentir intégrés et ceux des classes dirigeantes minimisent leur position privilégiée. Ce qui est sûr, c’est qu’elles sont de plus en plus fragilisées par le SLC, par la robotisation de la production et par la diminution des emplois publics attaqués par le néolibéralisme et l’austérité. Ces classes sont essentielles dans les jeux politiques et, du reste, les politicards ne cessent de s’y raccrocher comme ressort de légitimité tout en poursuivent une politique SLC qui les lamine sans cesse. dans ce cadre, elles sont à la fois exploitées, dominées et elles servent de relais et de tampon entre les 2 autres classes, ce qui contribue à occulter la domination absolue des classes dirigeantes qui organisent leur position sociale dans la division du travail.
De tout cela, il ressort que, malgré leur hétérogénéité interne et leurs divergences de position et d’intérêts, les classes moyennes et populaires ont une situation commune qui devrait bientôt les fédérer: leur position dominée, leur dégradation, leur insécurité. leur ennemi commun est le SLC et ses sbires-classes dirigeantes, dont la fraction externe aux 1 % aurait intérêt, elle aussi, à s’unir avec les autres. cela commence de se faire dans les mouvements indépendantistes qui en ont assez de voir leur peuple exploité par un gouvernement central aux ordres du SLC.

Voyage au sein du système de l’or rouge

Classé dans : politique — 20 décembre, 2017 @ 12:17

C’est ce à quoi nous invite le livre éponyme et récent que je viens de lire horrifié ; et pourtant c’est la triste réalité amenée par le système libéralo-capitaliste (SLC) de la libre circulation mondiale des marchandises, des capitaux et de la mise en concurrence généralisée des modèles sociaux des différents pays. Le livre décrit les tribulations et les manipulations de la tomate industrielle et des concentrés de tomate de par le vaste monde. Je ne vais pas vous résumer le livre qu’il vous faut lire pour votre édification sur le SLC car, évidemment, l’exemple concret et documenté de la tomate vaut pour tous les produits agricoles et industriels. Si le contexte est le SLC et la dérégulation mondialisée par absence de réglementation par les Etats, voire pis avec l’émission de règles favorables aux seuls grands acteurs économiques, voyons les trafics, trucages et vols purs et simples au travers des acteurs principaux de cette industrie et de ce commerce de l’or rouge.
L’Italie est un espace regroupant bien des acteurs qui truquent le marché : les gouvernements laxistes et corrompus (règles et contrôles), les mafias du Sud italien acoquinées aux industriels et souvent devenues elles-mêmes des acteurs industriels et commerciaux, les industriels qui produisent au moindre coût sans s’occuper de la qualité et font même des concentrés frelatés et bourrés de produits chimiques, les réseaux commerciaux qui exportent leurs saletés low cost, les distributeurs qui se coalisent pour faire baisser les prix, ce qui amène aux pires pratiques, les employés pressurés à mort, d’autant plus qu’ils sont immigrés et gérés par les mafias qui rackettent, violent et assassinent les résistants et les syndicalistes. Le tout sous l’oeil bienveillant d’un pouvoir politique déliquescent et jamais condamné par l’UE. Laquelle UE, du reste, ne fait rien pour tracer les produits et obliger à afficher leur composition ou leur origine. Il y a une règle UE qui supprime les droits de douane à l’importation en cas de réexportation de la marchandise sous forme transformée ou non; règle contournée faute de contrôle en Italie, ce qui, naturellement, défavorise beaucoup les producteurs locaux.
Autre champion, la Chine qui s’est mise à produire du concentré de tomate en très gros bidons à partir du Xinjiang, terre des Ouïgours, payés avec une fronde, y compris le travail des enfants. L’Italie importe cette mixture pour la diviser par mouillage afin d’exporter des petites boîtes. Cette culture de la tomate industrielle et l’industrie du concentré sont tenues par des firmes d’Etat dirigées par des militaires… les petites boîtes italiennes, le plus souvent dénaturées, sont exportées en Afrique via la complaisance de pouvoirs corrompus. Le Xinjiang a été militarisé et est une colonie chinoise qui y importe des Hans (ethnie majoritaire en Chine; plus de 20 millions de Chinois implantés là en colonisation ethnique). Et des entrepreneurs chinois se sont mis à produire en Afrique où ils ont acheté des terres aux gouvernements dictatoriaux et corrompus en spoliant les propriétaires. La production, souvent à partir de concentrés chinois, est particulièrement désastreuse en termes de qualité et de produits chimiques. la mafia italienne a favorisé des réseaux de diffusion de ces saloperies dans toute l’Afrique. L’Afrique en tant qu’acteur du marché mondial du concentré de tomates en est surtout la première victime: accaparement de terres, produits frelatés, mort des industries et des cultures locales qui ne peuvent soutenir la concurrence des prix très bas fournis par la Chine. L’admission de la Chine à l’OMC peut être considérée, notamment pour la tomate qu’elle consomme fort peu, comme un crime contre l’humanité…
Les USA sont un autre acteur essentiel. La Californie y produit de puis longtemps des tomates. Elle y a exploité à mort des saisonniers agricoles (notamment des fermiers ruinés en 1930 par le crise de 29 et le « dust bowl », des Chinois, des Indiens spoliés de leurs terres lors de la conquête de l’Ouest). Las, la Chine a fait moins cher. Alors les USA ont inventé une tomate industrielle dont le ramassage, le transport, le stockage et le traitement sont possibles à très faible coût et sans l’abimer. Les USA sont des champions du low cost grâce à une automatisation de la récolte et de la transformation. Ce qui maintient des prix mondiaux extrêmement bas et tue, comme toute opération du SLC, la concurrence moins compétitive. On retrouve du concentré de tomate low cost dans énormément de produits agro-alimentaires des firmes mondiales comme Unilever, Nestlé, Kraft, Danone, Heinz, etc.
L’exemple de la tomate industrielle est donc un bon moyen de comprendre les effets de la logique SLC du moins-disant pour les prix du tout venant standard, des tricheries en tout genre, de la complicité des gouvernements pour que les producteurs se concentrent afin de produire moins cher pour « maintenir le pouvoir d’achat » du populo, de la rente de l’innovation en ce qui concerne le nouveau et la qualité, des droits de propriété absolus contre les indigènes, etc.

Les malheurs de TEX

Classé dans : politique — 18 décembre, 2017 @ 10:22

Ce pauvre Tex, l’inénarrable animateur des Z’amours depuis 17 ans sur France 2, vient d’être lourdé par la chaîne pour une (mauvaise) blague sexiste sur C8. Sans doute un simple prétexte saisi au bond et même au rebond par sa chaîne aux abois. On ne va pas pleurer sur le sort d’un animateur spécialisé dans l’humour à la beauf et à l’adjudant Kronenbourg chers à feu Cabu. Il est très loin de Tex Avery
Cependant, cette éviction sur le champ du déshonneur, est très significative de la modernité du système libéralo-capitaliste (SLC) : individualisme forcené, communautarisme des petites différences, droitsdel’hommisme, réseaux sociaux et internet comme vecteurs du ressentiment, lutte de tous contre tous, compétition exacerbée, recherche du quart d’heure de gloire, etc. Le SLC a parfaitement réussi comme régime d’atomisation sociale et d’individualisme forcené mais aussi de molécularisation en communautés rivales qui passent leur temps à montrer leur identité en oubliant la lutte principale contre ledit SLC. C’est la victoire absolue du chacun pour soi et du diviser pour régner. Face à l’infini de la puissance du kapital, nous avons les zéros individuels et les iotas de molécules communautaires.
Grâce au SLC et à sa morale protestante issue du monde anglo-saxon, tout groupe, aussi petit soit-il, peut s’exprimer sur internet pour se faire valoir et attaquer ses ennemis, fussent-ils putatifs. Le « politiquement correct » règne en maître et pendant que des bisbilles insignifiantes s’épandent partout dans les médias le SLC peut continuer ses affaires ainsi que Darty en 1968 : pendant le saccage, la vente continue. Aujourd’hui, il ne faut surtout pas ironiser sur le sexisme, le sionisme, les Noirs et autres colored people, l’islamisme, les trisomiques, les nains, les handicapés, les gros, les vieux, les petits, les poilus, les alcooliques, les ours blancs, les bébés phoques, les religions, les LGBT, les chasseurs, les aficionados, les pêcheurs à la ligne, les chiens, les chats, les boulistes, etc. Sinon, on est sûr d’être pris pour cible par un groupe donné pour la matière moquée et cela sur un réseau social avant que les médias n’amplifient la polémique. Evidemment, il n’y a plus l’humour, par exemple, de la querelle entre ceux qui ouvrent leurs œufs par le petit ou le gros bout. Gageons que dans pas longtemps il sera interdit de se moquer des politicards, ce qui sera bien commode pour briser dans l’œuf toute protestation sociale. Aujourd’hui Desproges finirait en taule car les groupuscules frustrés et surtout soucieux de pub sont incapables de comprendre le 2è ou 3è degré. Les microcosmes et les microcéphales dominent la scène. Que fait le macro(n)céphale ?
On reconnait dans ces mésaventures l’importation des effets du puritanisme à l’américaine. or ce dernier n’est à usage que des classes populaires qui ont bine besoin du réconfort de la religion pour endurer leur exploitation sauvage par le 1% qui communient dans le SLC et se livrent aux pires excès sans la moindre vergogne.ce puritanisme est donc une hypocrisie ignoble qui permet de mettre le petit peuple sous la dépendance du kapital.
Au nom de leur « moraline » à usage externe, les USA, pays fort corrompu mais cela ne se voit pas car la corruption y a été légalisée (portes tournantes, financement des campagnes électorales, impunité de la CIA, justice à 2 vitesses, lourde pour les pauvres et les « colored people » et légère pour les riches [exemple DSK], etc.) imposent leur droit à tout le monde dès que des couillons (genre BNP) prétendent à la fois travailler aux USA et violer leur droit conçu dans une perspective impériale et protectionniste. C’est ce qui va arriver à Airbus société trahie par son PDG doryphore hyper libéral et apatride qui a mis l’entreprise sous l’emprise de dirigeants anglo-saxons et du droit US. La chose a été facilitée parce que les gouvernements francaoui et teuton ont abandonné leur part publique de capital dans la boutique!
On voit au passage que les affaires suscitées par le politiquement correct d’obédience US ne sont qu’une diversion par rapport à l’enjeu fondamental, à savoir l’hégémonie du SLC et l’imperium US sur le monde entier.

Les inégalités

Classé dans : politique — 16 décembre, 2017 @ 11:50

Une grande étude d’économistes patentés chaperonnés par Piketty vient de sortir une étude sur les inégalités dans le monde. Voilà qui devrait rendre plus modestes les champions de la mondialisation financière, industrielle et commerciale qui nous disent que le système libéralo-capitaliste (SLC) contribue à réduire les inégalités dans le monde même s’il reste vrai que sont apparues de très importantes classes moyennes (400 millions de personnes en Chine) dans le Tiers-Monde (TM). Les inégalités entre pays développés et les autres se sont en fait accrues si l’on prend en compte le PIB par tête. Il est vrai que le TM souffre d’une démographie encore galopante surtout en Afrique, ce qui relativise les comparaisons entre pays.
Plus intéressant est le palmarès mondial des inégalités dans les différents pays sur la base de la part de richesses détenues par le 1er décile (les premiers 10 %) des populations. Galopent en tête la Chine communiste (!), l’Inde, le Brésil, les monarchies pétrolières avec autour de 50 % et plus. Suivies par les USA et nombre de pays anglo-saxons comme le Canada. Et le plus important est que les inégalités ont largement augmenté ces derniers lustres. La France siège vers le fond du classement mais est battue par les pays du Nord de l’Europe ; elle s’en sort mieux que la Doryphorie que Macaron(i) 1er veut imiter. Et encore, en ne prenant en compte que des déciles, l’étude ne nous dit rien sur la part des 1 % les plus riches du monde. Mais la chose est entendue et a été notamment stigmatisée par le mouvement des 99 % devant Wall Street. On sait notamment que les proprios des nouvelles firmes multinationales (les « GAFAM » ; Google, Amazon, Face Book, Apple, Microsoft) détiennent des fortunes colossales. Mais aussi Warren Buffet qui avait déclaré que la lutte des classes existait bel et bien et que c’était celle des riches qui l’avait gagnée. On salue la performance du brésilien Carlos Slim, du reste pas slim du tout, plutôt « too big for fail ».
Le caractère hyper massif de ces inégalités, associé à leur extension perpétuelle en régime de SLC, fait peur aux puissants qui redoutent une révolte des peuples, révolte que l’on voit déjà dans les urnes avec les progrès de l’abstention et du vote pour l’extrême droite nationaliste. Ils sentent aussi que cela prépare une émigration massive vers les pays riches. Ce qu’ils refusent de voir, c’est que le dérèglement climatique va aggraver les choses car ce sont les pauvres qui en seront encore et encore les premières victimes, ce qui est déjà vrai dans le domaine du chômage, de la précarité, de l’accès aux soins, au logement et à l’éducation, de même qu’à un environnement sain et agréable.
Et ne voilà-t-il pas qu’hier Pou-Judas « animait » un débat sur la question des inégalités sur LCI. Le malhomme, dont la rapidité à saisir le sens de ses intérêts n’est pas lente (eh eh), a essayé de défendre les défenseurs des inégalités au nom de la justesse du SLC pour lequel il biche comme un pou et qu’il prône derrière son judas médiatique. Ce Judas a systématiquement coupé la chique aux opposants de la justification néolibérale des inégalités. On savait déjà qu’il était de parti pris, mais là il s’est surpassé dans la partialité. Nous vîmes donc un patron BCBG dir, sans que Pou-Judas ne le force dans ses retranchements (au propre et au figuré), que les riches patrons avaient mérité leur réussite car ils avaient innové et créé des emplois. La question de savoir si ces innovations apportaient quelque chose au monde n’a pas été posée, ni celle de la balance entre les emplois par eux créés et ceux détruits ailleurs. M. Pou-Judas ne voit pas du tout que toute innovation n’est pas forcément bonne ni pour les salariés, ni pour l’environnement, ni pour la fiscalité. Il ne pense pas que si Bill Gates est devenu si riche, c’est aussi parce qu’il a bénéficié de la « force collective » de ses employés et qu’il n’est donc pas le seul auteur de sa réussite. Les grilles (gates, eh eh) de lecture de Pou-Judas sont à focale unique et inique axée sur le SLC. Pou-Judas pense sans doute que Uber, Deliveroo, Rnb, etc. sont des bienfaits pour l’humanité. Pou-Judas ignore que Microsoft a tout fait pour détruire la concurrence par des moyens déloyaux, copiant en cela les recettes des « barons voleurs » à la Rockefeller au 19ème siècle. Et, comme eux, Gates se rachète une morale en faisant de l’humanitaire et de l’écologique. Pou-Judas ne sait pas qu’il y a des systèmes d’exploitation libres et gratuits qui sont bien plus performants que celui de Microsoft ; ils sont fondés sur Linux, logiciel pondu en libre accès et amélioré en collaboration entre ses utilisateurs. Et, naturellement, les concepteurs et donateurs de ces logiciels libres n’ont pas fait fortune ; ce qui explique sans doute que Pou-Judas et son compère le patron sur le plateau de LCI les snobent : pouah, ils ne valent rien car la valeur des hommes (mot dans lequel j’embrasse toutes les femmes) n’est jamais en SLC que la grosseur de leur portefeuille. On voit bien quelles sont les idoles de Pou-Judas et quelle est son idéologie. Et on aura noté qu’il passe le plus clair de son temps d’antenne à tresser des couronnes de lauriers au Maqueron. Comme, du reste, tous les médias aujourd’hui. Attendons car la roche tarpéienne n’est pas loin, car le colosse-peuple rode, car il n’y a pas loin de Charybde à Scylla. En fait, il n’y a pas pire ami de Maqueron que ses flatteurs. Maqueron, ton nom loué ah que n’a t’on ! Pou-Judas a bien montré son slogan : Ave ces arrhes qu’il faut admirer avec leurs créateurs dans le SLC. Mon pauvre Pou, ce n’est pas derrière un judas qu’on a une belle vue sur le monde même si cela te permet de manier ta sitar pour le tsar si tôt parvenu au pouvoir.

La désertification des centres-ville

Classé dans : politique — 16 décembre, 2017 @ 10:05

Le creux gouvernement de Macaron(i) 1er s’aperçoit du phénomène, qui a plus de 30 ans, de la désertion des centres des villes moyennes par ses habitants, ce qui, naturellement se redouble de la disparition des petits commerces. Las, le processus a pour origine le système libéralo-capitaliste (SLC) que par ailleurs ce gouvernement entend promouvoir à fond afin de mettre enfin le pays dans une compétitivité ad hoc pour la concurrence mondiale. Le phénomène revêt cependant de multiples causes et aspects.
Les gouvernements et les édiles locaux ont massivement encouragé le développement des centres commerciaux et des hypermarchés en périphérie. Cela était facilité par la faible densité du pays, par l’abondance des terres disponibles et, évidemment, par la motorisation de la société, ce qui facilitait la mobilité des consommateurs. Les édiles trouvaient dans l’autorisation de la construction et de l’extension des hypermarchés des sources de financement occulte et dans l’abandon des centres-ville l’occasion de repousser les pauvres et les mal-votants. Les plus malins, cependant, ou ceux ayant la chance d’être les maires de villes touristiques et bien dotées en monuments, virent quand même dans l’entretien du centre-ville les moyens de développer le tourisme et donc de maintenir le commerce, surtout celui du luxe . Les salopards des gouvernements, droite et gauche confondues, y voyaient une opportune baisse des prix susceptible de maintenir le pouvoir d’achat (Delors en ayant profité pour supprimer l’indexation des salaires sur les prix) alors même qu’ils dézinguaient l’économie et l’industrie au profit de la concurrence internationale, notamment dans l’UE. Le tout était hypocritement justifié au nom de la création d’emplois et de la croissance, cela même qui permet d’agrandir la part de revenu national de chacun sans modifier les règles de sa répartition. Evidemment, on ne comptait que les créations d’emploi dans les hypers en oubliant opportunément la disparition de ceux du petit commerce et de l’artisanat. On nous refait le coup pour justifier la construction d’Europa City (triangle de Gonesse) qui va bouffer 700 hectares de bonnes terres agricoles. Mais la chose est plébiscitée par les consommateurs (ce que redisent à l’envi les partisans du SLC) qui à la fois gagnent du temps (car les loisirs sont réduits par le temps de travail et la durée des transports) et y trouvent des prix plus bas leur permettant d’acheter malgré la stagnation des salaires et la pauvreté de beaucoup. Bien creusé, vieille taupe SLC car ils n’ont pas le choix malgré leur statut officiel de client-roi… L(idée est que le marché régule tout très bien tout seul car il est un ensemble de contrats entre des producteurs atomisés et des consommateurs massifiés (je dis la vérité des partisans du SLC). En réalité les soi-disant marchés sont la rencontre organisée par les puissants entre quelques baleines oligopolistiques et une multitude de rémoras qui en cherchent qu’à vivre.
Le fait que les hypers vendent moins cher que le petit commerce provient naturellement des « lois » de l’économie du SLC en régime de libre circulation des marchandises et des capitaux, voire des hommes dans l’UE à condition qu’ils viennent de l’Est via l’admission des PECO(s) dans l’UE depuis 2004. Admission poussée à mort par la Doryphorie teutonne pour des raisons que j’ai maintes fois exposées. Ils peuvent acheter low cost sur le marché mondial, par exemple de la camelote ou de la contrefaçon chinoise ou du lait hollandais ou du mouton néo-zélandais ou du bœuf argentin… Grâce à leurs super-puissantes centrales d’achat, ils peuvent serrer le kiki à leurs fournisseurs que, du reste, ils payent systématiquement en retard. Et, effet des économies d’échelle liées à la taille, ils achètent en très gros, donc moins cher, et ramenés au volume des ventes leurs frais de gestion sont inférieurs. Enfin, ils peuvent faire pression pour des productions standardisées, donc produites en grande masse parce que sans goût marqué (genre camembert fabriqué en Normandie de Lactalis). Le résultat est que le petit commerce ou le petit producteur disparaît car il ne peut faire face à la concurrence, sauf par la qualité que les consommateurs moyens ne peuvent acheter. Le résultat est qu’ils vont faire leurs courses dans les hypers, tout en polluant avec leur bagnole diesel et vieillotte.
Un autre phénomène encourage la fuite des moins aisés à l’extérieur des ville ; c’est, via la logique financière des marchés libéraux, la hausse énorme des loyers et des prix d’achat immobiliers. Ne pouvant vivre et se loger dans les villes, les moins aisés fuient vers la périphérie que, Dieu merci, les édiles rendent constructibles après avoir exproprié les propriétaires agricoles ( par une opportune DUP. Il y a aussi le fait que certains centres-ville abandonnés par leurs édiles ou les banlieues ont reçu une population de pauvres et d’immigrés, ce qui a notamment fait baisser le niveau des écoles et des services publics, ce qui a chassé les classes sociales moyennes et aisées susceptibles d’acheter plus cher.

Géopolitique du pétrole et transition écologique en France

Classé dans : politique — 10 décembre, 2017 @ 12:18

Depuis des lustres les USA et autres pays anglo-saxons ont dominé le monde, via le pétrole et le gaz, en s’alliant avec des pays arabes (plus l’Iran) en disposant en masse par rapport au reste du monde. Ils se sont servis de l’arme du pétrole pour dominer les pays occidentaux. Par exemple, en 1971 avec la suppression du Gold Exchange Standard (monnaies à parité fixe entre elles car référencées à un dollar fixé à 35 dollars l’once, ce qui a induit un régime de changes flottants). Du coup, le dollar par suite des énormes déficits US qui finançaient leurs guerres a baissé, ce qui a déplu à l’OPEP (1ère crise pétrolière) qui a quadruplé les prix. Puis en 1979, les USA ont drastiquement augmenté leurs taux d’intérêt (plus 35 %) afin d’attirer des capitaux mondiaux pour diminuer leur déficit. Cela a causé la crise de la dette du Tiers Monde et une 2ème crise pétrolière. Les USA se fichaient des conséquences pour le reste du monde parce qu’ils étaient eux-mêmes gros producteur satisfaisant leurs besoins. Et dès l’après 2ème guerre mondiale, les USA ont fait alliance avec l’Arabie saoudite et l’Iran du Shah pour contrôler les prix du pétrole.
L’auto-suffisance US n’a pas duré et il leur a fallu garantir leurs sources d’approvisionnement et cela d’autant plus que les pays d’Amérique latine commençaient à se débarrasser des combines de la CIA pour être indépendants comme le Venezuela. En outre, le Shah avait été viré au profit de la révolution islamique chiite de 1979. Du coup, les USA ont suscité l’horrible guerre Irak-Iran. La guerre de 2003 contre l’Irak a été sans doute motivée par la recherche de la mainmise US sur ses ressources pétrolières. Mais, naturellement, les pays puissants se battent pour l’accès aux ressources et certains pays voient des affrontements internes tant pour l’accès que pour la répartition des bénéfices (Algérie de façon larvée, Nigeria). la fonte des glaces en Arctique a ouvert une nouvelle compétition internationale pour la ressource. Des sources à la fois coûteuses et extrêmement polluantes (gaz et pétrole de schiste aux USA, schistes bitumineux au Canada) ont été exploitées pour assurer l’indépendance énergétique des heureux propriétaires et faire baisser les prix. On s’est mis à forer sous la mer au mépris des catastrophes écologiques et même des coûts quand le pétrole était à plus de 100 dollars le baril. Bref, on continue d’exploiter les combustibles fossiles alors même qu’ils devraient rester là où ils sont pour cause de dérèglement du climat, pollutions, mort des océans, abaissement drastique de la biodiversité, etc.
On sait que surtout via l’utilisation des combustibles fossiles la planète va subir un changement catastrophique et irréversible de son climat, de même que des catastrophes comme l’extinction des espèces animales et l’acidification des océans. Il y aura des guerres pour l’eau et les ressources naturelles, dont les terres qui subissent déjà des accaparements car la surface agricole utile se réduit et les rendements baissent par suite des sécheresses, de l’abus des engrais chimiques et des pesticides et des inondations. Par ailleurs la sélection des semences, la soi-disant « révolution verte » et les OGM n’ont pas tenu leurs promesses d’augmentation à long terme des rendements.
Il faut donc laisser ces combustibles là où ils sont au profit des énergies renouvelables, des économies d’énergie, de la fin du gaspillage et de l’accumulation capitaliste sans fin. Ce sera l’occasion de laisser le monde musulman ou arabe en paix; il aura à se débrouiller sans intervention des puissances occidentales (ou autres) sans vendre de pétrole ou de gaz ni acheter des armes. Il aura ainsi l’occasion de régler ses dissensions entre les divers courants de l’Islam sans que les autres pays s’en occupent. De façon générale, la politique du pétrole, celle qui a fait la force des USA contre le monde entier sera impossible. Ce sera bon pour la planète, pour la paix, pour les relations internationales. Le financement des investissements pétroliers par les banques privées pouvant emprunter gratos aux banques centrales pourra être stoppé. La France pourra arrêter de cirer les pompes de la kleptocratie algérienne. On en finira avec le désastre écologique et financier du pétrole au Nigeria et les catastrophes des déversements de pétrole dans les mers.
Pour compenser la France a des atouts: sa forêt (biomasse pour produire de l’énergie, du gazogène et des plastiques, constructions en bois, paille et pisé avec toits de chaume), son nucléaire qui, avant décès à organiser en sifflet) peut produire de l’hydrogène comme carburant et chauffage sans dioxyde de carbone, la diversité de son agriculture qui permet de consommer local et de qualité, ses capacités éoliennes et en photovoltaïque, son chômage qui permettra de reconvertir vers une économie décarbonée, son emprise maritime pouvant donner du poisson tout en protégeant la ressource (sans filets dérivants et pêche électrique), etc. Il suffit de s’y mettre en abandonnant la logique accumulatrice et gaspilleuse du profit über alles. On commencera par établir une taxe carbone sur toutes les importations en fonction de la distance parcourue par les produits. En effet, si la France actuellement n’affiche pas un trop mauvais bilan carbone, c’est dû au fait qu’on ne compte pas les émissions de CO2 liées à la production importée de l’étranger (itou pour la si vertueuse Doryphorie et ses ateliers dans les PECOs).

Adieu Johnny

Classé dans : politique — 8 décembre, 2017 @ 9:48

Quel concert de louanges avec rapide exploitation de cadavre par tous les politicards ! Que d’hagiographies ! Quelle transformation de la légitime émotion des fans en deuil national de tout le peuple francaoui. D’Ormesson n’était même pas froid que la dépouille de Johnny le remplaçait illico presto. Des tas d’émission (celle de Bourdin le matin sur BFM, « les z’amours », l’Etoile de midi… ont été annulées par un matraquage de journaleux. La Maqueron s’est rendue sur les lieux pour inaugurer les chrysanthèmes en place de baptiser les pandas. C’est à croire que les médias sont en crise en thèmes alors même que Trump rallume la mèche en Palestine. On parle d’obsèques presque nationales pour le défunt ; certains même demandent la mise au Panthéon. Il va y avoir une cérémonie à l’église de la Madeleine, de style grec imité et temple des bobos du VIIIème arrondissement.
Dans ce concert, je jaunis à l’idée d’apporter quelques bémols susceptibles de me faire lyncher comme Alexis Corbière qui a pondu un tweet parlant de diversion au détriment des graves problèmes actuels. Tant pis, j’y vais tout en reconnaissant que notre chanteur fut un formidable interprète tout au service d’un public que visiblement il aimait plus que tout. La « balance » (comme dirait Proudhon, de ses œuvres est largement positive mais toute médaille a son revers qu’il faut aller entendre sur RFI.
Notre chanteur d’exception ne pondait ni la musique, ni les paroles, mais il a su trouver pour ses interprétations les meilleurs dans les deux domaines. Certains ont ironisé en feignant de croire qu’il en savait pas lire le solfège et les partitions, ni même jouer de la guitare électrique ; en revanche,très bien de ses guitares, costumes et pectoraux. Avec ses prestataires, il savait donner des spectacles féeriques. Mais c’était un grand angoissé, victime d’une enfance malheureuse, d’escrocs et d’amis intéressés. Alors il abusé de la cocaïne, de l’alcool, des bagnoles et des excès de vitesse, des motos ; il a fumé sa vie à toute vitesse et par les deux bouts. Il a été prodigue et fort mauvais gestionnaire, ce qui est dû en partie au fait qu’il a été parfois abusé par de faux amis.
Il a été condamné pour évasion fiscale, il s’est exilé en Suisse, aux USA. Joséphine Baker avait eu des obsèques nationales car elle avait été résistante. Certains les réclament pour Johnny; je suis d’accord car il a beaucoup résisté…contre le fisc.
Bien qu’il ait mené très longtemps une vie de barreau de chaise et ait divorcé maintes fois (4), l’Eglise lui permet une cérémonie à la Madeleine; c’est juste, les fans pourront y pleurer comme des Madeleines et Madeleine a été une pécheresse repentie. Le couple Maqueron sera là et Emmanuel s’y fendra d’un hommage au mépris de la lo de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Dommage que ce ne soit pas au Panthéon car Malquereau aurait pu y refaire le coup du « entre ici, Johnny, avec le cortège de tes démons ». A la Madeleine, cela risque que de n’être qu’une panthéonnade. Rien de nouveau sous le soleil de « la triple alliance du trône, du coffre-fort et de l’autel » (Proudhon). Oremus, bien chers fans et adieu l’artiste (mais grand).

Lactalis, trust exemplaire du système Libéralo-Capitaliste (SLC)

Classé dans : politique — 7 décembre, 2017 @ 11:52

Lactalis, ex-groupe Besnier, 16 milliards de chiffre d’affaires, 75 000 salariés dans 43 pays, 230 usines, 1er groupe laitier et fromager mondial, 2ème groupe agro-alimentaire francaoui vient d’avouer être à l’origine de salmonelles dans les laits pour bébés de 3 de ses marques ? Voilà qui permet de porter le projecteur sur cette boîte capitaliste immonde et aux pratiques douteuses.
Lactalis a deux combines pour prospérer : 1) racheter des maisons ayant des produits de qualité, transformer ces derniers en produits standard vendables partout dans le monde ; 2) acheter son lait sur le marché mondial et payer ses fournisseurs français au tarif de celui-là. Et aussi des tricheries dont je vais me faire un plaisir de rappeler quelques unes.
Lactalis dispose de plus de 40 marques dont elle affiche le nom sans jamais dire qu’en fait c’est du Lactalis ; Il s’agit de bénéficier de l’image d’une marque rachetée tout en altérant son produit. Le tout avec la bienveillante protection des pouvoirs publics qui auraient depuis très longtemps l’obliger à préciser, par exemple : camembert Président-Lactalis. Je ne vais pas citer toutes les marques possédées par Lactalis, mais celles de fromage : roquefort Sciété au lait de brebis de Corse ou de Grèce (au lieu de celui des brebis paissant sur le Larzac pour avoir l’AOC), camembert Le Petit devenu pasteurisé et au lait de vaches étrangères et non normandes, itou pour le Coulommiers, le Comté, le Cantal vendus par Lactalis. Le consommateur ne sait qu’il achète Lactalis quand il prend du : Rondelé, du Rouy, du Salakis, du Chaussée aux Moines, du Lou Pérac, de La brique, du Graindorge, du Corsica, du Strong (cheddar), de la Mozarella Galbani, du beurre Bridel, de la crème Bridélice, des pots La Laitière, du lait lactel. La solution est simple : obligation d’informer sur les produits et dans les publicités que la marque est une production Lactalis. Qu’en pense M.Maqueron qui devrait faire corriger cette concurrence déloyale et ces défauts de transparence de l’information des consommateurs ? Que fait la Direction de la Concurrence et de la Répression des fraudes ? Cette stratégie est mondiale car il y a 10 grands groupes alimentaires mondiaux (Nestlé, Unilever, etc.) qui vendent sous 200 marques différentes, ce qui est caché aux consommateurs, qui, en fait, achètent les mêmes trucs sous plusieurs enveloppes et logos. Et, toujours dans le flou, Lactalis ne dit pas grand chose sur ses liens croisés avec Nestlé et son achat de 83 % des actions de Parmalat, firme italienne condamnée pour énorme truquage de ses comptes

Sur la 2ème astuce, Lactalis achète son lait sur le marché mondial ou au tarif mondial : lors de la crise laitière de 2016, cette boîte a refusé de payer le lait aux producteurs au-delà de 25 centimes le litre alors que le coût de revient était en moyenne de 39. Lactalis achète du lait fait par des usines à 10 000 vaches Prim’holstein qui pissent 12 000 litres par an entassées les unes sur les autres et ne voyant jamais un pré ; souvent malades, elles sont bourrées de médocs et d’antiparasites ; leur lait est fort maigre et de piètre qualité mais cela suffit pour faire des fromages plâtreux. Normal, Lactalis, comme dans tout le SLC, maximise la « valeur pour l’actionnaire. Cet agro-alimentaire est celui du productivisme, de la vente en quantité et à bas coût mais en se rattrapant sur le volume. C’est pourquoi, il faut produire du standard mondialisé vendable partout, surtout aux pauvres et ax béotiens incapables de percevoir l’intérêt de la qualité. Cette stratégie, encouragée par la FNSEA associée au pouvoir, tue volontairement la petite agriculture de qualité aux fins d’une production extensive dans des fermes industrialisées. Le problème est bine aggravé par la toute-puissance de la grande distribution qui mène une guerre des prix entre fournisseurs, lesquels serrent le kiki aux producteurs avec la bienveillance des pouvoirs publics : les bas prix permettent, comme l’avait dit Ricardo, de maintenir le pouvoir d’achat sans augmenter les salaires. Le pouvoir favorise donc les trusts, les hypermarchés, les grandes exploitations, les fermes-usines en se fichant totalement des petits agriculteurs et éleveurs et de la disparition de millions d’emplois, par exemple dans le petit commerce local.
Lactalis a déjà été en prise avec la justice, par exemple pour déversement de saloperies dans des rivières, pour fraude (mouillage de lait en 2 000), déboutée en appel pour avoir tenté (avec Isigny-l’Eglise) de faire retirer la mention « au lait cru » des camemberts de Normandie, condamnée en 2015 pour entente dans « le cartel du yaourt ». Lactalis avait accusé une petite maison de fromage au lait cru d’avoir propagé la listeria. Mais, ô surprise, ce sont ses produits qui en ont révélé ! En fait le fromage au lait cru produit ses propres anticorps et est bine plus sûr que le pasteurisé. On vient d’apprendre que Lactalis savait qu’il y avait eu de la salmonelle dans une de ses usines de lait pour bébés et que, donc elle a continué de produire !
Tout cela montre les mœurs des firmes capitalistes à l’instar de celles des « barons voleurs » aux USA au 19ème siècle (dont Rockefeller de la Standard Oil ou Carnegie). Les scandales agro- alimentaires (et pas qu’en Chine) se succèdent et cela ne peut durer que parce que la puissance publique et les politicards ont été achetés par les puissances de « la féodalité industrielle ».

La publicité est une arme de destruction massive des rapports sociaux

Classé dans : politique — 27 novembre, 2017 @ 11:59

Pour s’en convaincre, il suffit d’examiner les dégâts qu’elle entraîne et le mode de vie qu’elle promeut sur toute la planète en tant que véhicule (petit ou grand comme chez les bouddhistes) du système libéralo-capitaliste (SLC).
La pub est un des moyens d’inciter les gens à acheter sans cesse, y compris des gadgets et autres trucs inutiles, voire dangereux. Elle pousse les individus à se comparer dans une course à la consommation ostentatoire (Voir Veblen dans son analyse de la classe de loisirs) et encourage le recours au crédit et à l’endettement pour le plus grand bonheur des financiers. Elle est donc le ressort le plus puissant de l’accumulation capitaliste et du profit dans le système libéralo-capitaliste (SLC). En même temps elle aliène les personnes, les encourage à rester tranquilles car le bonheur et le bien-être serait au fond du portefeuille. Pas pour tous, ce qui suscite l’envie et le ressentiment, deux véhicules de la droite populiste. par le crédit, elle nuit aux mouvements de grève et de protestation de peur de ne pas pouvoir payer ses échéances.
La pub, en tant que source très importante de financement des médias, pousse ces derniers à l’émission de programmes débilitants comme la téléréalité et les feuilletons débiles: les médias vendent avec elle « du temps de cerveau disponible » (Le Lay, ex-patron de TF1); Elle empêche donc de se cultiver et d’avoir de l’esprit critique et correctement informé et d’avoir des relations avec les autres car elle bouffe le temps de loisir et se voit le plus souvent chez soi. Par ailleurs, consommer à outrance enlève les ressources nécessaires à des usages plus formateurs et sociaux. la pub favorise par construction les plus grosses boîtes comme Volkswagen qui inonde la France pour ses bagnoles teutonnes et trafiquées (elle a dû cependant abandonner son slogan: das Auto). La pub facilite le travail des « marques » et autres « logos » qui remplacent le produit, du reste fabriqué en low cost à l’étranger, par l’image de marque et la consommation par jalousie ostensible. Elle est donc une des sources des délocalisations dans les nouveaux pays manufacturiers à bas coût de frais de personnel, sans droit du travail et méprisant les lois environnementales et les normes de qualité et de santé. De plus, elle nourrit une population importante de suppôts du SLC: pubards, communicants, personnels de marketing des boîtes,journaleux stipendiés… Ces gens-là n’ont aucun intérêt à voir le SLC contré et ils participent donc activement au renforcement du système capitaliste, à l’aliénation des esprits et à l’individualisme forcené dans la compétition sociale.
La pub et le marketing utilisent pour cibler leurs messages vers la clientèle potentielle des données personnelles recueillies gratos par les GAFAM (Google, Apple, Face Book, Amazon et Microsoft); ces boîtes ne paient pas d’impôts via leur « optimisation fiscale » et collaborent en loucédé avec les services de police, d’espionnage, de fichage des pouvoirs publics. Elle propulsent une économie dématérialisée et numérique qui casse toutes les protections sociales et propagent le SLC dont elles sont le nouveau fer de lance. Elle est largement aux mains des multinationales qui installent partout la dérégulation de l’économie et la mentalité SLC. Elle sert la grande distribution contre le petit commerce et les producteurs locaux. Elle ment ou aide à mentir quand par exemple, elle présente le camembert Lepetit, crée en 1872, comme conforme à la formule originelle ou le camembert « fabriqué en Normandie » comme celui de Normandie… Elle distord donc la sincérité des produits et du commerce.
La pub papier (journaux, magazines, prospectus dans les boîtes aux lettres) conduit au massacre des forêts; la pub des néons gaspille l’énergie et crée une nuisance lumineuse. Son coût exorbitant est une entrave à l’arrivée d’entrants sur les marchés qui ne peuvent le payer; il nuit donc à la concurrence au profit de concentrations et d’oligopoles. La pub est un moyen de domination sur le contenu des médias qui en sont privés s’ils disent du mal des annonceurs ou pas assez de bien; elle est donc un ressort néfaste pour l’information des consommateurs et des auditeurs ou lecteurs; elle contribue à divulguer les mantras du SLC et à faire croire qu’il n’y a pas d’alternative. rappelons-nous qu’en 2005 la plupart des éditoriaux et articles ou interventions étaient favorables au oui pour le TCE. Aujourd’hui, elle est évidemment pour tous les traités internationaux qui mettent en place le libre-échange globalisé et « la concurrence libre et non faussée ».
La pub entraîne une pollution visuelle insupportable avec ses néons, ses panneaux à l’entrée des agglomérations. Elle nuit aux animaux nocturnes et aux insectes; elle empêche de regarder le ciel et les astres. Elle propage l’anglais et la culture anglo-saxonne au détriment de la culture républicaine française. Elle amène des surcoûts payés par les consommateurs par suite de la concurrence effrénée que se livrent les firmes; ces surcoûts empêchent une plus forte diminution des prix. Des distributions de prospectus sur la voie publique peuvent susciter des accidents.
La pub coûte cher aux finances publiques car elle fait partie des frais d’exploitation qui diminuent les bénéfices (le profit est la différence entre toutes les dépenses, mêmes somptuaires ou spécieuses et les recettes); et elle est en fait payée par les acheteurs car elle est évidemment incluse dans les prix. C’est donc un double racket.
Et devant tous ces dégâts, mensonges, « fake news », les gouvernants ne font rien car ils ont cassé les anciennes régulations pour favoriser la mise en place du SLC.
Certes, à cause de l’UE et des traités internationaux, on ne peut totalement interdire la pub. Mais on peut interdire en France sa diffusion chez les particuliers dans les boîtes aux lettres. On peut aussi exclure les dépenses de pub et de communication du compte d’exploitation, ce qui fera augmenter les bénéfices imposables et exiger qu’elles soient faites sur les profits après impôt sur les sociétés, donc prises sur les dividendes.

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