les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

Pour défendre la conception française de la laïcité

Classé dans : politique — 25 novembre, 2017 @ 11:39

A l’étranger où la plupart des gouvernements jurent sur la bible leur fidélité à leur pays et leur dévouement pour lui, où la laïcité est moquée et surtout incomprise, on rejette la responsabilité des attentats islamistes sur elle. Elle empêcherait les collectivités humaines de vivre en bonne intelligence au contraire de ce que permettent le communautarisme ou le multiculturalisme. Elle serait un moyen de stigmatiser le seul Islam et les musulmans, elle aurait des relents de colonialisme, voire de racisme. Toutes ces accusations -et j’en passe- sont dues à un manque de connaissance et de compréhension de ce qu’elle représente en France et d’où elle vient. Mais c’est aussi et surtout, c’est pourquoi on ne veut pas la comprendre, un enjeu formidable de lutte entre le modèle anglo-saxon qui a envahi le monde et la République (hélas devenue ripoublique) française.
La laïcité implique la neutralité du pouvoir politique et du droit par rapport aux croyances, convictions, idéologies. car le politique, c’est ce qui cherche à unir une communauté de destin via des finalités, comme l’intérêt général et le bien commun, et des valeurs communes (comme le respect de l’égale dignité de chacun, la tolérance, le primat de la discussion pour résoudre les conflits, la justice, la liberté des acteurs contre toutes les dépendances…). Le politique, qui se situe de façon transversale à tous les acteurs et à toutes les communautés, est transcendant par rapport aux intérêts et vues particuliers. Si la société civile peut être le lieu des conflits et des intérêts particuliers, le politique est l’instance sociétale qui les rend compatibles via l’adhésion à des fins communes. Cette conception nous vient du libéralisme qui a voulu surmonter l’impasse des guerres de religion sans en appeler à la toute-puissance du pouvoir des autocrates de droit divin (le fameux: un roi, une religion, solution autoritaire pour supprimer les autres religions du champ politique). la laïcité se situe dans le droit fil de ce libéralisme voulant fonder le pacte social sur l’autonomie des acteurs et la primauté de la raison pour chercher des solutions de conciliation globale par rapport aux conflits d’intérêts et de valeurs. La laïcité est donc une valeur commune à vocation politique; ce n’est pas un interdit porté sur les religions car si elle n’en reconnaît aucune dans l’espace politique, elle les accepte toutes dans le champ civil.
Pendant tout le 19ème siècle en France la calotte a voulu imposé son pouvoir sur le politique. Proudhon évoque les « processions » à toute occasion et le règne des « ignorantins » sur l’enseignement, de même que l’emprise de la religion sur les esprits. La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905 mettra fin à cette domination mais il ne faut pas du tout confondre cette scission avec la laïcité qui en est le principe directeur et non le contenu qui reste aménageable sans violer ce dernier. Du reste, la loi n’est pas appliquée en Alsace-Lorraine qui en 1905 était encore chez les Doryphores. On ne l’applique pas non plus à Mayotte pourtant nouveau département de la ripoublique, ni bien souvent dans les pratiques multiculturalistes des édiles municipaux soucieux de garder une clientèle électorale musulmane.
En tant que principe politique, la laïcité organise les rapports entre acteurs sociaux des différentes obédiences en les incitant à laisser leurs convictions singulières au vestiaire afin de rechercher un consensus raisonnable; car on ne peut pas discuter sur des valeurs particulières. C’est donc un principe d’union et de paix qui n’interdit pas du tout d’avoir des croyances en dehors de l’espace politique-public. Elle a pour fonction d’assurer la cohésion d’une communauté politique.
La laïcité est liée au principe républicain d’égalité de tous devant la loi commune quelles que soient les cultures, les « races », les religions, les statuts sociaux, les lieux de vie. elle requiert que le politique traite tout le monde de la même façon malgré toutes les différences. Elle respecte donc parfaitement la pluralité des obédiences et supporte aisément le multiculturalisme sociétal. Mais c’est donc aussi un principe de justice en tant qu’égalité de traitement de tous par la puissance publique.
La laïcité est le principe qui permet la réalisation potentielle des valeurs de la république; elle associe la liberté des engagements, des convictions et de la participation politique avec l’égalité des droits politiques et personnels et avec la fraternité qui réclame respect des autres et tolérance de leurs conceptions de la vie. Rappelons que la démocratie ne fait que donner l’égalité des acteurs dans leur participation au politique. Elle ne cherche pas un pacte sociopolitique axé sur le bien commun comme visée; elle fait dériver l’intérêt général des interactions hasardeuses entre acteurs; le bien commun n’y est donc qu’une résultante des actions individuelles et non une finalité collective. Elle juxtapose les communautés au lieu de les réunir par rapport à la recherche de l’intérêt général. Or toute communauté peut s’arroger démocratiquement le monopole du bien commun si elle atteint la majorité électorale soit par le nombre, soit par l’influence, voire pis. C’est ce lien étroit entre les valeurs républicaines en tant que ferment de la cohésion sociale et projet commun du vivre ensemble et la laïcité que le libéralisme atomistique anglo-saxon ne supporte pas.
La laïcité, associée aux valeurs républicaines, permet la cohésion d’une communauté politique de destin comme projet global pour tous. Si le peuple est pluriel dans la société, la communauté politique, elle, s’unit, se rassemble en vue d’un projet de vie collective. Cela, hélas, peut amener aux dérives du nationalisme que l’on peut prévenir par l’universalisme des droits attachés aux personnes et aux communautés particulières. C’est la notion de projet, de volonté collective que l’individualisme anglo-saxon rejette au profit du libre marché qui s’harmoniserait tout seul et mécaniquement. On a vu les résultats en 1929 ou 2008. C’est le politique que ce libéralisme proscrit comme hostile à la toute-puissance des acteurs économiques. Les libéraux sont pour le multiculturalisme car il permet de diviser pour régner afin d’empêcher tout regroupement d’opposition. Ils sont contre tout projet politique et toute régulation car cela nuirait à leur liberté d’exploiter les peuples et de saccager la planète, car cela limiterait les inégalités dont ils ont fait le moteur de leur richesse. Voilà pourquoi le modèle républicain et laïc français est rejeté par les Anglo-saxons et voilà pourquoi il faut absolument défendre sa conception du concert politique contre le multiculturalisme qui ne fait qu’ajouter des molécules sociales aux atomes individuels, lesquels ne sont jamais que des zéros par rapport à l’infini du marché.

Maqueron nous rejoue les girondins contre les jacobins

Classé dans : politique — 21 novembre, 2017 @ 11:55

Il est devenu tout à fait clair que Maqueron joue l’Etat central, jacobin, césariste, monopoliste contre les collectivités locales (CL). Juridiquement le malhomme ne peut pas faire grand chose contre elles à cause des lois de décentralisation, notamment celle de Defferre ou celle de Raffarien. Mais il y a des astuces et des combines pour ramener à zéro l’influence institutionnelle des CL afin d’asseoir le pouvoir absolu du nouveau Napoléon III. Il y a aussi et surtout des raisons à cette nouvelle offensive du pouvoir soi-disant national contre les pouvoirs locaux. la 1ère raison est politique: casser tous les corps intermédiaires afin d’assurer le pouvoir absolu du gouvernement central, lequel en a besoin à l’intérieur pour mettre en place le néolibéralisme en France tout en abandonnant la souveraineté du pays vis-à-vis de l’extérieur à Bruxelles.
Il y a une raison financière : l’Etat impécunieux par suite des diminutions d’impôts consenties aux très riches et aux entreprises plus ou moins internationales et soumises à la concurrence mondiale orientée vers la chasse au moins-disant en tous domaines ne peut plus assurer des transferts de solidarité nationale entre les territoires « périphériques » et avec le centre. Il faut donc reporter le maximum de charges en matière de solidarité sur les CL. L’astuce est déjà ancienne : on leur transfère des compétences, on leur promet une compensation financière mais celle-ci est à l’instant T du transfert et n’est pas réévaluée au fil du temps. C’est le cas bien connu du RSA et des allocations de dépendance pour les personnes âgées ou pour le financement des activités périscolaires de Mme Vallaud-Belkacem ou les dépenses d’entretien des écoles, collèges et lycées ou des lignes SNCF des TER. Zizi Rider avait déjà commencé de diminuer les dotations centrales aux CL (celles qui servent notamment à assurer un minimum de péréquation de solidarités entre communes riches et pauvres. Maqueron fait mieux : moins 13 milliards sur 5 ans. A quoi s’ajoute la réduction drastique du nombre d’emplois aidés (plafonnés à 200 000 au lieu de 400 000).
Maqueron a trouvé un autre moyen de limiter l’autonomie des CL. Cela fait partie de sa volonté hyper libérale en économie et césariste en politique de casser tous les corps intermédiaires de participation politique et de dialogue social. Avec la loi travail, imposée par ordonnance, il a déjà eu la peau des syndicats mais certains se sont rebiffés en imposant le primat des conventions collectives (transports puis BTP) sur les accords d’entreprise car la négociation au niveau de celles-ci déséquilibrait la concurrence qui est pourtant la panacée du libéralisme . Ce moyen, dans le droit fil de la suppression de la taxe professionnelle, c’est la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des assujettis (coût annuel 10 milliards. Cette suppression finira par ne pas être compensée par l’Etat car elle ne tiendra pas compte à long terme de l’inflation des évolutions de population et de la montée plus que probable de la précarité et de la pauvreté (effet de la loi travail et de la réforme du chômage) ; les collectivités locales perdront ainsi un des moyens de leur autonomie financière vis-à-vis de l’Etat. Sauf à augmenter la taxe d’habitation pour ceux qui y restent assujettis, à savoir les classes moyennes, et aussi la taxe foncière ; double peine pour lesdites classes moyennes.
Toujours dans le jacobinisme et dans la casse de la négociation sociale, Maqueron a prévu de nationaliser (en fait étatiser) l’UNEDIC et le traitement du chômage de même que la gestion de la FPC. Pour les retraites il veut imposer une logique automatique de régression, à savoir les comptes notionnels et individuels de la retraite par points à la sauce suédoise. Et quand les automatismes ne marchent pas bien pour le libéralisme (exemple du taux d’intérêt du livret A), il en revient à une décision arbitraire du pouvoir pour empêcher une réévaluation automatique en fonction de l’inflation !
Maqueron joue les « métropoles » et les intercommunalités contre les collectivités traditionnelles (communes). Les métropoles ont assez de moyens, notamment de foisonnement, pour résister au laminage financier du pouvoir. Elles sont porteuse de l’accès plus facile de gens LREM aux responsabilités car elles sont récentes et les crocodiles n’ont pas encore eu le temps d’y implanter leur marigot. elles sont surtout dans le vent de la mondialisation pour laquelle, du reste, elles entrent en concurrence.
On assiste donc à une recentralisation absolue du pouvoir contre tous les corps et institutions de la participation sociale. Pourquoi ? D’abord, c’est une constante des volitions de pouvoir absolue chez les petits chefs napoléoniens. Mais c’est surtout dû à la fois la mégalomanie du Caudillo et la recherche du pouvoir absolu pour forcer le pays à se convertir au modèle socio-économique anglo-saxon ou ordolibéral à la sauce tudesque.

Plenel, Charlie, Vallse encore de la polémique sans contenu approfondi

Classé dans : politique — 19 novembre, 2017 @ 10:56

Cela tourne autour de l’Islam et de l’islamisme radical. M. Vallse à mille temps se cramponne à la laïcité pour se refaire la cerise, M. Plenel, le crypto-trotskard (OCI) au service de tous les dominés et ex-colonisés s’en prend à ceux qui stigmatisent les musulmans, Charlie s’en prend à Plenel qui en appellerait au meurtre contre lui et s’opposerait au droit à l’expression critique et à la caricature. Essayons de remettre un peu d’ordre et d’argumentation dans ce bouzin.
il y a lieu de distinguer entre, d’un côté, les musulmans qui portent l’islam dans leur vie de croyants, qui en ont parfaitement le droit au nom des libertés individuelles et de la laïcité qui admet toutes les religions à condition qu’elles ne viennent pas empiéter sur le pouvoir politique dans l’espace public et sur les valeurs sociopolitiques communes de la société et du vivre ensemble et, de l’autre, l’islam en tant que religion.
L’Islam n’est pas qu’une religion ; c’est un ensemble tout à la fois religieux, politique communautaire et culturel dans lequel la religion prime tous les autres aspects du sociétal. L’islam récuse donc la séparation du politique et du religieux et, pis, met le religieux avant et au-dessus. L’Islam est un système totalisant de pensée qui vous dit quoi bouffer, comment se laver et se torcher les miches, comment se conduire moralement, ce qui est bon (Halal) ou mauvais (Haram). et cela dans les catégories et représentations des bédouins du 7ème siècle. Ce qui est marqué par le statut des femmes dans l’Islam.
l’Islam est fondé sur un texte (le Coran) directement transmis, langue comprise (arabe classique) dicté par Allah à Mahomet son prophète. Ce texte fondateur est donc en quelque sorte incréé, éternel, universel, intouchable. A quoi s’ajoute les faits et dits du prophète (les Haddits) recueillis par son entourage direct; tout cela a été compilé, formalisé, sanctuarisé un siècle plus tard, comme du reste, les évangiles mais dont il n’a jamais été dit que le dogme relevait de Dieu lui-même. Il en découle que se livrer à un exégèse des textes et à une actualisation moderne du Coran est chose plus qu’ardue. Cela a cependant été fait lors des siècles des lumières musulmanes et aujourd’hui par quelques penseurs courageux. Tout a été gelé quand les Ottomans figèrent les relations entre le politique et le religieux et cela pendant des siècles. C’est ce qu’a obtenu le wahhabisme en Arabie saoudite.
le Coran contient visiblement deux volets: l’un est modéré et correspond à l’époque où Mahomet tentait de convertir par la persuasion les mécréants de la Mecque, l’autre est guerrier et provient du départ à Médine et au début de la guerre contre les autres religions et communautés. Vous avez donc deux lectures possibles du texte sacré: l’une justifie le djihad, l’autre la modération et la paix. on peut donc parfaitement dire que l’Islam est une religion de paix tout en notant qu’il autorise la guerre, l’expansion plus ou moins forcé de la religion, le statut subordonné des autres communautés (de dhimmi). On peut croiser sur 2 axes 2 critères de positionnement des attitudes musulmanes: un axe intégration dans la modernité vs retour aux origines; un axe paix vs guerre. On a donc quatre quadrants de positionnement. Celui des musulmans qui ne cherchent qu’à vivre correctement dans nos sociétés occidentalisées; celui des « quiétistes »qui veulent pratiquer en paix la religion des origines (salafistes et autres courants très religieux); celui des djihadistes rigoristes (origines plus extension par tous moyens) qui_font de l’entrisme et du grignotage de territoire (frères musulmans), celui des djihadistes modernistes se servant de tous moyens actuels d’action violente pour pousser leurs pions de conquête. Ces deux derniers mouvements sont très minoritaires mais très dangereux, le premier pour le vivre ensemble, le second pour notre civilisation elle-même.
il est dans la logique de toute communauté de se poser comme différente et identitaire, de réclamer sa reconnaissance par les autres, de défendre sa culture. Et la religion peut être un des ressorts de son identité. Et si la communauté se sent menacée, elle serre les rangs. Si la communauté atteint une densité suffisante sur son territoire elle va vouloir l’occuper, s’y rendre visible, voire le monopoliser. Cela fait les affaires d’entrepreneurs de religion (ER) qui instrumentalisent la communauté pour se faire une place au soleil. Dans le cas musulman, c’est facilité par le fait que dans le sunnisme il n’y a pas de clergé hiérarchisé et organisé; on peut quasiment s’autoproclamer imam ou faire appel à des soutiens étrangers pour se faire nommer ainsi. L’ER va faire pression sur les autorités pour obtenir des concessions pour la communauté, ce qui, naturellement,renforce son emprise sur elle. De concessions en concessions les politicards francaouis sont allés jusqu’à accepter la nomination d’imams par des pays étrangers, des subventions aux activités cultuelles, le financement de mosquées, ce qui, évidemment a favorisé la très riche Arabie saoudite qui a pu ainsi exporter son wahhabisme rigoriste.
toute communauté repose sur un liant (la foi en l’occurrence), sur une présence identifiable à faire reconnaître, sur une culture de valeurs partagées avec des signes de reconnaissance comme le vêtement ou les pratiques alimentaires ou religieuses. Ce liant peut être cimenté par des causes exogènes, comme les attaques ou interventions ou pactes menés par les puissances occidentales dans le monde musulman (Irak, Syrie, Libye, Afghanistan, Indonésie, Arabie saoudite, Palestine, Liban), et endogènes: racisme, mémoire de la colonisation, pauvreté, contrôles au faciès, bavures policières, ghettoïsation dans des banlieues délaissées, chômage… La mixité, qui aurait pu atténuer les effets de la relégation sociale, qui était officiellement visée par les pouvoirs publics, a été torpillée par la mise en place de la logique financière en tout domaine; par exemple, les personnes ont dû se regrouper dans les endroits les moins chers et les plus stigmatisés et par la fuite des gens ayant les moyens d’habiter dans des endroits moins marqués.
la foi est le liant entre Islam, islamisme quiétiste, djihadisme car elle est commune aux attitudes des uns et des autres. La foi est le ressort commun d’appartenance, l’islamisme le terreau, le djihadisme le passage à la violence, la situation (tant historique pour la mémoire des choses qu’actuelle) le détonateur, les ER les animateurs de l’identité puis, dans quelques cas, de la révolte. S’il faut différencier islam, islamisme et djihad, c’est se mettre des rondelles de saucisson sur les yeux que de nier leurs relations et leur base commune.
toute religion tendra à occuper le terrain et à s’exporter si le pouvoir politique la laisse faire. les cathos ont fermé leur clapet quand la république le leur a imposé dans l’espace public. On voit l’inverse aujourd’hui dans bien des pays: les bouddhistes font la chasse aux Rohingyas en Birmanie, les hindouistes aux musulmans (ou aux autres religions) en Inde, les catholiques aux musulmans aux Philippines, les sectes évangéliques aux athées aux USA; l’orthodoxie traditionnelle en Israël n’est pas loin d’orienter le gouvernement… Il faut donc en France s’en tenir à la défense de la laïcité comme espace de tolérance entre croyances et de neutralité du politique pour toutes les religions.
il est à distinguer absolument entre croyants individuels et communauté culturelle, entre individus libres de leur foi et entrepreneurs de religion, dont les premiers sont les curetons de tout poil qui visent à se faire entretenir par les croyants (plus ils sont nombreux, plus ils touchent) et à obtenir des avantages consentis par les pouvoirs politiques. Leur plus grande victoire est la mise en place d’une théocratie comme en Iran ou en Turquie, digne successeur des sultans ottomans.
la communauté protège ses membres, ne dénonce pas leurs comportements incivils, préfère de Conrad le silence prudent pour cause de possibilités de représailles et pour ne pas trahir les coreligionnaires. D’où l’institutionnalisation d’une sorte d’omerta, de la « dissimulation », de la fermeture sur elle-même. Cela est aggravé par le repli dû à l’hostilité envers la communauté, hostilité liée aux attentats, aux prières de rue, à l’affichage de vêtements, à l’imposition par les ER de règles islamiques dans certains quartiers. On peut redouter une montée aux extrêmes par la simple dialectique de l’action-réaction. C’est pourquoi, s’il faut louer la pluralité, il est dangereux de sombrer dans l’institutionnalisation du communautarisme. Cela peut conduire au pire en cas de majorité du nombre ou, pis, d’activisme violent des minoritaires menés par les ER comme lors de la St-Barthélémy ou le fascisme.
la communauté musulmane est aussi menée au ressentiment par des entrepreneurs idéologiques qui ont remplacé la classe ouvrière par les minorités opprimées et ex colonisées; cela ne peut qu’augmenter les tensions et diviser la population.

Cours de langage pour le professeur Blanquer

Classé dans : politique — 14 novembre, 2017 @ 12:12

Muni de son grand cerveau situé sous sa patinoire à fines mouches, Blanquer vient de nous livrer sa philosophie pour l’Education nationale dans le Parisien Libéré de ce lundi 13 novembre. Je passe sur l’abus permanent d’un langage hypothético-normatif à base de « on doit », y a qu’à, i faut-qu’on. On regrette presque de n’être pas Allemand car sa langue a deux mots pour devoir : sollen, obligation, et müssen, impératif moral.
Blanquer nous affirme que, à l’école, « l’autorité doit être rétablie ». Sans doute dispose-t-il d’un petit établi pour ce faire comme si la chose était matérielle et malléable. Mais surtout avec le « doit » le malhomme, pourtant ex-prof de droit, ignore visiblement le sens du mot autorité. D’où les rappels cognitifs qui suivent ci-dessous.
Comme le pouvoir (potestas en latin), l’autorité (auctoritas) est ce par quoi les assujettis obéissent aux commandements des chefs. Mais l’autorité repose sur le consentement des gens, elle procède de bas en haut, elle vient d’un ressort spirituel (Weber en donnait 3 : la tradition, le charisme et la compétence), elle provient d’une relation de confiance entre le dirigeant et le dirigé, elle est respect du commandé pour le commandant, elle se mérite et ne s’impose pas même si elle relève très souvent de la croyance intériorisée par l’obéissant. Au contraire, le pouvoir est un équivalent de la force ; il s’impose par la contrainte ou la ruse ou l’argent corrupteur, il s’exerce de haut en bas, il est conféré par une institution ou une hiérarchie descendante, c’est presque un autre nom des armes dont Charlot disait qu’il n’y avait point de brutes qui ne les aient brandies ou d’hérésies qu’elles n’aient défendues. Mais souvent l’autorité (alors spécieuse) légitime le pouvoir comme dans la sinistre alliance du sabre et du goupillon ; par exemple l’Eglise catholique détenait l’autorité spirituelle en tant que dépositaire des vues divines et le roi le pouvoir, lequel lui avait été donné par Dieu ainsi que le proclamait l’Eglise. On a eu aussi une période où le pape prétendait tout avoir au nom de sa « plenitudo potestatis » (Gélase 1er, mais à son époque c’était compréhensible car la pensée était autoritaire, coercitive et néolithique; c’est continué avec le gelly fish Maqueron). L’autorité est une force spirituelle qui en impose, le pouvoir est une force physique qui s’impose à tous et qui cherche à mater les dissidents et opposants. C’est pourquoi l’autorité contestée s’allie le plus souvent avec le pouvoir comme, par exemple, lors de la guerre contre les Albigeois , en fait les cathares languedociens. Le deal était à vous les terres et les fiefs, à nous la fin de l’hérésie. L’autorité est ainsi ce qui légitime, à tort ou à raison, le pouvoir. L’autorité est la raison pour laquelle l’assujetti justifie son obéissance aux commandements.
M. Blanquer, qui montre autant d’idées neuves que de poils sur son caillou (c’est pourquoi ce chauve sourit), veut donc rétablir l’autorité dans les lieux d’enseignement. Comme on vient de le voir cela ne dépend pas de lui et il ne peut que faire appel au pouvoir et à ses forces répressives. Pour que les élèves et les parents d’élèves se remettent à respecter les maîtres et les institutions scolaires, il est nécessaire qu’il y ait maints changements dans tous les domaines qui régissent l’enseignement, à commencer par le retour à sa mission essentielle: assurer la possibilité pour chacun d’arriver au maximum de son potentiel d’appropriation critique des connaissances, ce qui suppose bonne orientation, saine évaluation et non sélection punitive. je n’insiste pas car je vais publier un livre sur la question, livre qui montrera que le libéral Blanquer aborde « la transformation » de l’enseignement par le petit bout se la lorgnette. Son but réel n’est que d’adapter le système de formation aux exigences de la mondialisation et de respecter, in petto, le monopole des classes dirigeantes sur l’accès aux formations les plus élevées et les mieux rémunérées. On sera très loin de la méritocratie républicaine et de l’égalité libérale des chances. on en a un avant-goût avec la prétendue fin de la sélection à l’entrée à l’université: elle sera faite en douce sur dossier de candidature, le seul point positif étant la suppression du tirage au sort. pas question non plus de toucher au système des grandes écoles, ces « séminaires de l’aristocratie », comme disait Proudhon. En fait B(l)anquier est à l’image de Maqueron et de sa clique libérale: voyez mes ailes, je suis oiseau (de gôche), voyez ma peau je suis, souris (de droite). C’est pourquoi notre grand chauve sourit. le tout est camouflé par une fuite en avant sous forme de faux fil et d’aiguille savonneuse. Blanquer est un des poissons torpille de l’anguille Maqueron.

Il y a de la friture sur la ligne Maqueron-Francouis

Classé dans : politique — 13 novembre, 2017 @ 12:01

Un récent sondage nous dit que 59 % des Francouis font confiance à Maqueron. Et les médias de s’ébaubir à cette nouvelle prise pour un scoop. Il n’en est rien si on se souvient de ce qu’au 1er tour des pestilentielles Maqueron n’a eu que 24 % des exprimés, soit 18 % des inscrits, qu’au 2ème tour son score venait de gens souvent contraints et forcés au nom du barrage contre la Marine et du « vote républicain » utile , qu’aux législatives la maqueronie n’a eu que 30 % de votants et, donc, qu’en moyenne les députains élus d’EM ont fait (comme les autres) 15 % des inscrits. La conclusion devrait être claire : EM et son Lider Maximo n’ont que de la légalité, pas de légitimité pour « transformer « (au lieu de réformer) le modèle social francaoui dans le sens du système libéralo-capitaliste (SLC) über alles. Ce qui n’empêche pas le Maqueron d’avancer a tutti gambi en s’appuyant, en tant que Caudillo, sur une majorité législative de godillots. C’est cet autoritarisme et ce volontarisme qui ont séduit le crypto-franquiste catalan Vallse, lequel a quasiment rejoint le troupeau de LREM. C’est sa führer de vivre pour continuer à émarger sur les fonds publics bien que n’ayant jamais travaillé sauf pour le PS.
On sait, sans être grands clercs, que seule la minorité des Francouis bien installée et diplômée dans le SLC a voté pour LREM. Pas les « périphéries » abandonnées, pas les prolos ou les pauvres des territoires dévastés par la mondialisation, pas les gens atterrés par la dévastation de la planète, pas les gens des banlieues qui savent ce que valent les promesses socialistes, pas les personnes croyant encore à la Justice, cette vertu princeps du vrai socialisme… Les causes du désamour sont nombreuses; citons-en quelques unes.
L’impôt sur la fortune immobilière à la place de l’ISF, la flat tax à 30 % sur les revenus du capital, la diminution de 30 à 20 % de la taxation des plus-values des stocks-options, la CSG de 1,7 points sur les revenus supérieurs à 1300 euros des retraités, la loi travail, aggravée en douce par les décrets d’application (par exemple, le droit du patron de proposer out seul dans les petites boîtes un référendum au personnel et de le faire voter, non à bulletins secrets, mais à main levée!), l’adoption du CETA (qui doit encore passer au parlement mais Maqueron a sa majorité de godillots), la mine d’or en Guyane, le recul de la date du passage du nucléaire à 50 %, la loi Canada dry sur « la transparence de la vie politique » (droit de condamnés par la justice à se représenter, droit d’avoir un cabinet de consultance si créé un an avant l’élection), le non-retrait du monopole de Bercy sur la poursuite pénale des fraudeurs, la mise en place d’une sélection sur dossier pour l’entrée à l’université, un mode de gouvernance hyper autoritaire et centralisé, les APL rabiotées et les HLM publics tenus de baisser les loyers pour compenser, la forte diminution des emplois aidés et des subventions aux associaitions, la baisse des dotations aux collectivités locales tenues de faire 10 milliards d’économies, la future étatisation de l’UNEDIC, les 20 % (« de riches ») pour lesquels la taxe d’habitation ne sera pas supprimée, la baisse voire la suppression des allocations familiales pour « les riches », la future réforme des retraites universelles par points en fonction de la croissance, la baisse prévisible des allocations de chômage par suite de l’entrée des indépendants et du droit tous les 5 ans de démissionner, la hausse des prix de l’énergie, de l’essence, du tabac, du forfait hospitalier, le cinéma dans l’UE, les mamours à l’austéritaire Angela, la vente de titres financiers de fleurons possédés au moins en partie par l’Etat, la tromperie du rachat d’Alstom ferroviaire par Siemens. ETC. les Francouis voient mieux désormais la ligne maquereaunienne: la mise en place à marche forcée du SLC en France, ce qui ne fera qu’aggraver la concurrence intra européenne et créer des emplois précaires et de la pauvreté, laquelle du reste a déjà augmenté sous Zizi Rider et sa politique de l’offre. un autre jour, je ferai le point sur ce qui n’a pas été fait comme, par exemple, l’interdiction du LBO.
Sur le versant international ou européen, Maqueron s’agite alors qu’il sait très bien qu’il n’a aucun pouvoir sauf à nouer des alliances plus ou moins confortables. C’est du cinéma, de la poudre aux yeux à destination franco-française. il fait semblant d’ignorer que les pays européens n’ont que des intérêts, à commencer par l’Allemagne; celle-ci n’y renoncera pas et les fera respecter grâce à sa super puissance économique et à ses alliés d’Europe du Nord et des PECO(s). Mais le Maqueron utilise à merveille une in croyable fenêtre d’opportunité comme on dit en franglais: la disparition de la Gibbye de la scène européenne, le chaos crée par Trump, le conflit exacerbé chiisme vs sunnisme par suite de la politique de l’Arabie saoudite, les ennuis d’Angela pour monter son nouveau gouvernement, l’indépendantisme catalan, la fragilité de l’économie mondiale à la merci d’un nouveau krach spéculatif, la peur de Poutine, le recentrage chinois sur le pays, etc. Cela ne durera pas; en attendant il peut faire illusion car les peuples ne savent plus à quoi, ni à qui se raccrocher

Maqueron, la mémoire et l’histoire

Classé dans : politique — 12 novembre, 2017 @ 11:34

Comme ses prédécesseurs, le nouveau résident à l’Elysée maquereaute l’histoire pour faire passer ses messages politiques, personnels et mémoriels. Au passage, il montre à la fois son ignorance et son incapacité à l’interpréter et relativiser. Il s’est déjà servi, lors de sa campagne électorale, de la guerre d’Algérie, pour stigmatiser la colonisation française et ses horreurs devant Bouteflika. Certes, la colonisation de l’Algérie a été un crime mais il faudrait se replacer dans les conditions de l’époque. Et surtout, dire n’était pas à faire en ce lieu mais en France et pas devant un légume et son aréopage. Cette déplorable colonisation a duré 130 ans ; l’Ottomane des siècles et il n’est pas sûr que si elle avait continué la domination turque ait été plus clémente que la francaouie.
Hier, notre Maqueron a inauguré avec le président teuton, un mémorial consacré à la grande guerre sur un champ d’âpres attaques entre soldats allemands et français. Tout téléspectateur aura pu constater que le président allemand était bien seul ; on ne vit guère d’autres Allemands pour consacrer une fois de plus la réconciliation entre les deux pays. Serait-ce que cela n’intéresse guère le peuple allemand ? Serions-nous réconciliateurs pour deux ? Il n’empêche : le Maqueron a sorti une nouvelle énormité sans doute pour flatter la Krupp (ce que Chiracos réservait aux vaches) de die Grosse Angela via laquelle il espère faire remonter les actions, au sens financier, de la France dans l’esprit des austères luthériens tudesques. Maqueron a dit que la France avait gagné la guerre (et le rôle des USA et de la Gibbye, alors?) mais perdu la paix (allusion éléphantesque au traité de Versailles voulu par Clemenceau que pourtant notre malhomme honore deux fois aujourd’hui en France ; il n’a pas peur de la Valls). Il est tout à fait exact que le traité de Versailles a été terrible pour l’Allemagne vaincue ainsi que l’avait dit Keynes en son temps. Ce fut le prétexte des nazis pour s’imposer en Allemagne ; prétexte médiocre car la catastrophe économique allemande date plutôt de l’après grande dépression de 1929. Mais il faudrait quand même se souvenir de la violation du territoire belge et des atrocités commises en Belgique par les troupes du Kaïser, des tirs de canon sur la cathédrale de Reims et de la grosse Bertha sur Paris, de l’emploi en premier de gaz de combat (Ypérite), des énormes destructions allemandes en Belgique et en France, de l’énorme responsabilité allemande dans le conflit. Il faudrait aussi se demander ce qui se serait passer si la Doryphorie avait gagné. Et cela, on le sait doublement. Par le traité de Brest-Litovsk signé par Lénine qui dépeçait la Russie et était au moins aussi terrible que le traité de Versailles pour la Tudesquie. Par un projet d’armistice envoyé à la France par le Kaïser en 1917 (quand les armées allemandes de l’Est purent arriver sur le front ouest grâce à Lénine) : il était bien plus horrible que le traité de Versailles. Il faudrait se souvenir que l’Allemagne, in fine, n’a payé qu’un petit tiers des indemnités de guerre et n’a pas remboursé plus de la moitié des emprunts qu’elle avait souscrits après la guerre (dettes diminuées à deux reprises sous la houlette US, les USA ayant une forte part de population d’origine allemande). Et, peut être; l’Allemagne a-t-elle favorisé la naissance de l’URSS car c’est elle qui a organisé le retour de Lénine en Russie en 1917 afin qu’y survienne une révolution qui l’amènerait à se retirer de la guerre pour que l’armée prussienne concentre ses efforts sur le territoire francaoui. ironie de l’histoire: c’est la défaite de l’Allemagne qui a fait que le traité de Brest-Litovsk n’a pas été appliqué!
Et il n’est pas de mise d’afficher tant de mamours avec l’Allemagne actuelle qui depuis 15 ans mène une politique économique dont la conséquence est l’affaiblissement voulu de la France qui a vu son industrie diminuer de façon drastique via cette politique non coopérative et de passager clandestin appelée désinflation compétitive (lois Hartz de Schröder, TVA sociale de 3 points d’Angela, maîtrise de l’euro contre les autres économies de l’UE, austérité imposée). Maqueron, soit ne comprend pas que dans l’UE les pays n’ont que des intérêts particuliers, auquel cas il n’ a aucune vue géo-stratégique, soit il nous fait du cinéma pour nous faire croire qu’il fait tout ce qu’il peut pour faire bouger l’Europe et qu’en cas d’échec (programmé uv le mode de décision de l’UE à 27) ce sera la faute des autres pays. Comediante, tragediante disait Pie VII à l’empereur jupitérien La Paille Au Nez Buonaparte…
Se réconcilier avec l’Allemagne ne devrait pas empêcher de voir qu’actuellement ce pays domine et exploite le reste de l’Europe, ce qui est largement dû, hélas aux lâchetés des autres pays qui lui ont abandonné leur souveraineté depuis longtemps. L’ordre ordo-libéral teuton règne eu Europe et, en fait, Maqueron tente de se rallier à la domination allemande pour refaire la cerise de la France ; le deal serait notre armée, notre bombinette, notre diplomatie, notre image contre votre soutien financier et vos yeux fermés sur nos déficits financiers (83 milliards, soit mieux que jamais depuis 2010, pour 2018!). A la place de l’alliance entre le néolibéralisme anglo-saxon et l’ordo-libéralisme tudesque, Maqueron espère profiter du Brexit et remettre le couple franco-allemand sur le pavois. Ce sera une nouvelle entente cordiale sur le modèle du pâté d’alouette : un percheron de régime allemand et une alouette de gloriole francaouie. La France devrait au contraire prendre la responsabilité d’agir pour une union de l’Europe du Sud contre le néolibéralisme tudesque des pays du Nord et de leurs alliés des PECO(s).
Attention : quand Maqueron se sert de l’histoire, c’est du même tonneau que la célèbre Radio Paris ment, Radio Paris est allemand.

Les paradis fiscaux

Classé dans : politique — 11 novembre, 2017 @ 9:32

Encore une découverte avec les « Paradise papers », enquête de journalistes internationaux sur les îles qui servent, en tant que micro Etats apparemment indépendants, de lieux d’optimisation fiscale et de dépôt du fric de tous les trafiquants et fraudeurs. Ca continue : Wikileaks, Swissleaks, Luxleaks, Panama papers alors que Tsarko avait annoncé « les paradis fiscaux, c’est fini. Eh bien non malgré quelques réformettes et des listes revolving des Etats voyous (3 listes en fonction de leur degré de coopération avec les pays traquant la fraude). C’est que, voyez-vous, les paradis fiscaux font intimement partie du système libéralo-capitaliste (SLC). On va le comprendre avec une métaphore scientifique.
Le SLC fonctionne comme un moteur thermique ; il obéit au 2ème principe de Carnot : le rendement d’un moteur dépend de la différence de température entre une source froide et une chaude. Pour le SLC, la source chaude, c’est la concurrence exacerbée entre pays, firmes et individus ; la source froide, c’est la différence des législations sociales, du travail, environnementales, fiscales, de productivité, de puissance des moyens de production, de l’accès aux ressources à bon prix, dont le coût du travail, de parité des monnaies, de pouvoirs d’achat ou coût de la vie. C’est pourquoi les entreprises, les multinationales, le capital se déplacent sans cesse en fonction des différences en ces domaines, le prix de la main d’oeuvre étant un des paramètres essentiels. C’est pourquoi la Fridolie a poussé dès 2004 à l’élargissement (sans « approfondissement » de l’UE aux pays de l’Europe centrale et orientale récemment libérés de l’emprise soviétique (les PECO(s)) : elle pouvait y reconstituer son « hinterland » et son « lebens raum » pour y délocaliser ses chaînes de production (en conservant l’assemblage final pour pouvoir apposer l’étiquette « made in Germany »), y pêcher des travailleurs détachés (TD) à 4 euros de l’heure (la Doryphorie à l’époque n’avait pas de SMIC), importer low cost, jouer sur la différence de parité des monnaies avec les pays hors zone euro (4 euros pouvant faire, par exemple, faire 100 zlotys les TD étaient riches… en Pologne eu égard au salaire moyen dans ce pays et les gros agriculteurs allemands pouvaient les payer avec un élastique, les loger et entasser dans des hangars et leur faire payer cher leurs fournitures).
Mais en plus un moteur a besoin d’huiles de lubrification ; il y en a deux : le coût et l’accès à l’énergie (la Bochie utilise le lignite à 40 % pour produire son électricité, tout en pouvant raser sans opposition des villages et des cimetières dont le sous-sol a du lignite ; et elle fait payer l’électricité bien plus cher aux particuliers pour financer le bas coût de cette énergie pour les industries) ; et le pognon rendu très mobile par la grâce de la libre circulation des capitaux à l’affût du meilleur investissement (le plus rentable) et les paradis fiscaux, qui sont donc un rouage fort utile du moteur SLC. C’est pourquoi la Teutonie a exclu de l’union bancaire les banques régionales qui financent au moindre coût les PME allemandes ; par ailleurs la Tudesquie en créant les mini-jobs (sans droit à la retraite) à 400 euros par mois dans les services et à temps partiel (essentiellement pour les femmes tenues de gérer la maison et les gosses) a trouvé un moyen de faire subventionner l’industrie (qui a pu externaliser les activités de service) par le secteur des services. L’Allemagne a donc compris bien plus vite et bien mieux que la France ce qu’était la logique du SLC et l’applique avec bien plus de résolution que les gouvernants francaouis qui redoutent une révolte d’un peuple très politique et attaché à la justice.
On voit que la logique financière du SLC, à bas de moins-disant et de toujours moins, soit le contraire de ce que clame Walter de Closets, a besoin de la liberté totale de la finance et de la suppression de tout code du travail. C’est pourquoi les gouvernants libéraux, qui sont « les fondés de pouvoir du kapital », ne feront jamais rien de consistant contre la libre circulation du pognon et les paradis fiscaux. Ce thème est donc devenu un « marronnier » chez les journaleux qui se contentent de désigner les voyous optimiseurs ou fraudeurs du SLC sans jamais mettre en cause ce dernier alors que lesdits voyous ne font jamais que profiter des législations mises en place par les gouvernants.
On le voit bien quand on constate que l’UE exclut de la liste des paradis fiscaux ceux-là mêmes qui sont en Europe : Malte, Chypre, l’Irlande, Belgique, Luxembourg, Monaco, île Maurice, les îles anglo-normandes (plus les innombrables paradis exotiques sous domination de la City de Londres, dont les îles Vierges), les Pays-Bas, le Liechtenstein, Andorre… Rassurez-vous car les USA font pareil avec, notamment, le Delaware ou l’Iowa qui sont les plus connus des Etats US forts cléments pour les impôts sur le capital. L’idée du Maqueron (flat tax à 30 % sur les revenus du capital et sortie de l’ISF des actifs en capital) est évidemment de diminuer la différence du moteur SLC en la matière.
Les paradis fiscaux sont utilisés légalement pour l’optimisation fiscale par les riches et les entreprises, dont les fameux « GAFAM ». la responsabilité de cette légalisation de la fraude incombe aux gouvernants qui administrent le SLC depuis des lustres. mais légal ne signifie pas légitime ou moral. C’est un viol de la justice entre contribuables pour le paiement des charges collectives, ce qui, via l’évasion fiscale, retombe sur les autres, à commencer par les pauvres via la TVA et tous les impôts sur la consommation. Les évadés fiscaux se livrent à un double pillage: ils ne paient pas les « externalités positives » (éducation, sécurité sociale, infrastructures tels les transports, la téléphonie, les communications, l’eau, etc.); ils ne paient pas non plus les « externalités négatives », c’est-à-dire les nuisances qu’ils causent dans leur activité (pesticides, pollutions, destruction de la anture et des cadres de vie des autres acteurs, etc.). Cadeaux fiscaux aux riches et aux multinationales et coupes budgétaires sont ainsi reportés sans fin sur les contribuables afin de faire de la compétitivité entre pays en concurrence sauvage.
Il y a cependant une bonne nouvelle qui ne concerne hélas qu’un avenir indéfinissable : le SLC crèvera un jour ou l’autre dans un futur qui n’est peut être pas trop lointain. Déjà, la source froide va se tarir car il y aura harmonisation par le bas par suite de la concurrence échevelée ; gageons que les pays les plus pauvres vont un peu monter et les plus riches descendre. Ensuite, la croissance, cet espoir entretenu par les gouvernants afin de faire patienter les peuples sur le thème « demain, on rasera gratis », ne va pas pouvoir continuer car la planète est à bout de souffle et de ressources exploitables. Enfin, le SLC et le changement climatique qu’il entraîne vont produire un tsunami d’émigration massive et incontrôlable, ce qui va fiche en l’air la logique du système : pour éviter cette vague les Etats devront investir partout où il faudra fixer les candidats à l’émigration, investissement en général peu rentable (hors ressources minières ou productions pour l’exportation comme le coton ou le café) et donc contraire à la logique financière du SLC.

Arnaques pour les véhicules normalement à mettre à la casse mais revendus

Classé dans : politique — 4 novembre, 2017 @ 12:10

Bien des braves gens, évidemment pas riches, ont acheté des véhicules d’occasion présentés comme roulants par un garage et soi-disant expertisés avant réparation après un grave accident. C’était une escroquerie associant des épavistes, des experts-automobile et des garagistes agissant en bande organisée pour tromper le client en lui vendant un véhicule fort dangereux quoique d’excellente apparence.
Ce n’est pas, loin de là, le seul domaine où les experts, tous dans le privé, sévissent pour garantir des choses dangereuses. On les retrouve, notamment, dans la certification des médicaments et dans l’examen des produits dangereux (perturbateurs endocriniens, pesticides, herbicides…). Vous me direz que la certification dépend d’autorités publiques. Par exemple de l’AME ou de l’ANSES ou l’EFSA de l’UE. Belle illusion car, au nom des économies budgétaires et de la supériorité du privé sur le public, les agences, les Commissions, les « hautes autorités » et tous les « comités Théodule » créés par le pouvoir ont été vidés d’experts publics et indépendants. Du coup, pour analyser un produit, les pouvoirs publics recourent à des experts largement stipendiés par le privé. Ils vont même (cas récent de l’UE pour le glyphosate via un « organe allemand » qui recopia une étude de Monsanto ; il est vrai que la teutonne Bayer allait absorber cette firme) jusqu’à recopier les études du secteur privé. Une autre façon de ne pas recruter d’experts dans le secteur public consiste à les payer avec un lance-pierres, ce qui, naturellement ne suscite pas de vocations ou les incite à travailler aussi et en loucédé pour le privé. C’était la technique du loup Servier pour le médiator avant qu’une toubib lanceur d’alerte tire la sonnette et d’alarme et force le ministère de la santé à réagir. Evidemment, la tactique de Servier, en tant que grand classique des laboratoires et des Monsanto, fut de discréditer ladite lanceuse d’alerte. Avec de tels pouvoirs publics, on voit à quel point les citoyens sont protégés par leur pouvoir politique légalement élu ! Rappelons qu’il a fallu 100 ans pour éliminer l’amiante (reconnue nocive dès 1907) en France. A la Sécu, c’est pareil : la liste des maladies professionnelles est établie par une kommission où siègent les représentants du patronat. Itou dans l’agriculture où les firmes établissent au nez et à la barbe des experts du public la liste des semences ou des pesticides autorisés sur le marché ! Parallèlement, les universités, lieu normal de la recherche publique et de l’expertise ont été peu à peu vendues au privé et les enseignants-chercheurs ont été priés de faire de l’administratif avant tout tout en étant payés avec un élastique. Des organismes de recherche comme l’INRA ont été mis au service du productivisme, des chimistes du privé et de la FNSEA.
Il n’est quand même pas difficile de comprendre qu’une prestation privée est toujours plus onéreuse qu’un service public car il y a le profit et les frais de publicité et de communication en plus. Le problème est que les services publics ou les entreprises publiques sont étatisées, ce qui le met sous le joug des politicards (manipulation des tarifs pour empêcher toute baisse du pouvoir d’achat, embauche d’amis et sinécures, de « fils de », production d’éléphants blancs pour la gloriole du pouvoir, pompage direct de fric dans les budgets, commandes publiques surévaluées aux copains, direction par des compradores nommés par le pouvoir, petits soins pour les syndicats et cogestion avec eux, etc.). Pour tant la solution est simple : au lieu d’étatiser il suffit de socialiser, c’est-à-dire de donner la propriété de la firme non à l’Etat mais à une fédération des collectivités locales, des personnels et des usagers en la faisant diriger par un conseil d’administration pluripartite et contrôler par un conseil de surveillance composé de représentants élus du personnel et des des consommateurs.

En Marche, c’est une resucée du club des jacobins

Classé dans : politique — 31 octobre, 2017 @ 12:12

Le moderne et révolutionnaire Maqueron ne fait qu’imiter le Club des Jacobins (CJ) sous la Révolution Française. Le CJ était un ramassis de notables appartenant à la classe bourgeoise et se cooptant les uns les autres. Son idéologie était évidemment « jacobine » au sens où le pouvoir politique devait se situer au-dessus de la société civile et où le politique, en tant que projet de changement de la société par le haut d’une « élite « éclairée » (le droit d’entrée dans le club était de 32 livres, somme considérable pour l’époque) supplantait le social. Le jacobinisme était à la fois hyper individualiste et atomistique (la société n’est qu’une collection de personnes) et centralisateur ou étatique. Ce qui supposait une dialectique de l’absolu (le pouvoir politique central) et des zéros (les individus-citoyens) qui ne nous a pas quittés ensuite. Le jacobinisme poursuivait les « girondins » (régionalistes et décentralisateurs) de sa vindicte afin de normaliser l’ensemble du pays de façon unitaire : ainsi le capital pourrait-il circuler sans entraves sur tout le territoire unifié par les mêmes règles. Dans le projet libéral et individualiste, à imposer via la toute-puissance du pouvoir politique central, il fallait casser les ordres, les corporations, les provinces afin d’instaurer la liberté d’entreprendre, d’assurer la primauté de la propriété et, en économie, de remplacer la loi par le contrat de gré à gré. Cela a donné, notamment le décret d’Allarde et la loi le Chapelier qui ont interdit tous les moyens de défense du salariat.
Le jacobinisme était animé par le culte de la raison si cher aux Lumières du 18ème siècle ; il était viscéralement opposé la démocratie directe et à la souveraineté du peuple. Il préconisait le suffrage censitaire (les propriétaires étant censé être raisonnables et bons gestionnaires) et se méfiait du peuple assimilé à la populace ignare et irrationnelle. Il supposait que l’électeur (le bourgeois ayant l’argent du cens) votait non pour son intérêt particulier mais pour l’intérêt général. Il a rapidement pensé que chaque député, bien que localement élu, représentait la nation tout entière, ce qui fit de la chambre élue le vrai dépositaire de la souveraineté à la place du peuple, ladite chambre étant en quelque sorte le modèle réduit de la nation, son microcosme représentatif. Eh bien le maqueronisme est dans une parfaite continuité avec ces absurdités, dont l’avantage est de faire de l’Etat (qui n’existe pas car il n’est qu’une forme symbolique destinée à recueillir l’exercice de la souveraineté ; ce qui existe ce sont le gouvernement et son administration) le Deus ex machina de la société : centralisation, primat des « autorités » et autres « sachants », direction de la société par le politique, imposition à celle-ci du projet menée par le gouvernement, individualisme libéral absolu, autorité sans conteste de l’Etat, réduction à zéro des corps intermédiaires comme les syndicats et les collectivités locales ou tous les organes de « dialogue social » comme l’UNEDIC ou les sociétés d’HLM ou la Sécu. Sa différence essentielle avec le jacobinisme est qu’il ne s’agit pas d’assurer la force de l’Etat sur la nation mais de faire fondre celle-ci dans la mondialisation néo-libérale.
Les jacobins formaient un club très puissant épandu sur l’ensemble du territoire ; ils avaient pour but d’influencer l’assemblée législative et les dirigeants de la révolution. Ses bourgeois ainsi rassemblés par une sorte d’affectio societatis due à leur appartenance commune à la classe des riches, comptaient influencer le pouvoir. L’astuce différente de Maqueron a été de se constituer lui-même son club de soutien et de représentants ; mais dans les deux cas, les membres appartiennent pour l’essentiel à « l’élite » de la « société civile ». En réalité, sous la révolution francouie, le pouvoir était détenu, non par l’assemblée, ni le club, mais par le « Comité de salut Public » et, in fine, par ses trois dirigeants : Robespierre, St-Just et Couthon, trois purs et illuminés. Pareil sous Maqueron . Sa majorité législative est un dosage rusé de puceaux de la politique et cooptés et de vieux chevaux de retour piqués au PS, au Modem et à LR. Ce « mix » a pour intérêt caché de lui assurer une escouade de godillots qui voteront ses 4 volontés les yeux fermés. Son comité central est son gouvernement exécutif de briscards et d’experts issus de la prétendue société civile ; et il n’y a qu’un dirigeant, Maqueron lui-même, ce qui transforme un peu le jacobinisme en bonapartisme.
Dans les deux cas, on a une conception « néolithique » du pouvoir, c’est-à-dire fort ancienne et assise sur l’autorité indivisible de la centralisation étatique et la démarche « top down » des décisions. Adieu la démocratie et le peuple ; du reste, la politique maqueraunienne consiste précisément à changer de peuple pour en faire un lou Ravi du système liébralo-capitaliste et un adorateur des babouches de die Grosse Angela.

Te Deum maquereaunien pour les TD

Classé dans : politique — 24 octobre, 2017 @ 11:23

Urbi et orbi, Maqueron salue lui-même sa grande victoire européenne sur la question des Travailleurs Détachés. Comme disait Onan, on n’est jamais si bien servi que par soi-même. O le grand homme qui tient sa promesse de campagne! il nous faut donc examiner de plus près le contenu réel de l’accord intervenu hier entre les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. Comme d’hab, tout le monde est content, surtout Maqueron qui croit que l’étalage de ses muscles devant ses collègues lui a donné la victoire. Voyons donc les traces de SAM ( Son Altesse Méritante, mais la victoire n’a ni tête ni queue) dans le déroulement exact du fait d’armes maquereaunien.
il ne prendra effet que dans 4 ans, c’est-à-dire en début de campagne de réélection pour Maqueron. C’est bien calculé et un compromis relativement boiteux entre les 2 ans réclamés par les Francaouis et les 5 exigés par les pays de l’EST. Il exigera que les TD reçoivent le même salaire plus les primes et le 13ème mois que les salariés français. il me semble que c’était déjà la règle prévue par la directive de 1996, laquelle disait que les cotisations sociales étaient à verser dans le pays d’origine, ce qui coûtait déjà environ 30 % de moins (charges sociales plus rémunérations) que pour un entrepreneur français salariant des Francaouis. La durée du contrat sera réduite à 12 mois plus un éventuel renouvellement de 6, soit 18 mois maxi. C’est une avancée fulgurante quand on sait que la durée moyenne actuelle est de 4 mois. Par ailleurs, les « boîtes aux lettres », en fait des maisons fantômes qui font le trafic de TD entre utilisateur final et cascade d’intermédiaires, seront interdites. C’est déjà le cas si, par exemple, on applique et contrôle sérieusement le vieux délit de prêt de main d’oeuvre. Eh bien, s’il faut contrôler quel taf pour des services publics démunis sciemment depuis des années.
L’accord ne dit rien sur la durée du travail (ou les conditions de logement ou de nourriture), ce qui paraît bizarre quand on sait que les TD font quantités d’heures sup, souvent non payées. il ne s’agirait que d’un problème de contrôle, ce qui tombe bien car ces dernières années les moyens de l’Inspection du travail ont été drastiquement réduits. Pire, le problème des chauffeurs routiers a été remis aux calendes grecques. Or il est vital pour la sécurité des autoroutes et des routes et le niveau d’emploi de chauffeurs francaouis, bien plus coûteux que les Espagnols ou les Polonais taillables et corvéables à merci, roupillant dans leur camion, se lavant dans les stations-service, bouffant un sandwich sans s’arrêter et violant gentiment les heures de conduite et de repos, trafiquant les disques d’enregistrement ou changeant tout simplement de camion pour une 2ème tournée. rappelons que des agences d’intérim ou des filiales des transporteurs francouis (qui ont donc eux-mêmes intérêt au système quand ils sont assez gros) peuvent embaucher les chauffeurs à l’étranger. on dit merci qui?
Et, cerise sur le gâteau, la solution du Conseil européen sera à votre par le parlement; donc rien n’est acquis pour l’instant. Pyrrhus disait: encore une victoire comme celle-ci et je serais mort.
On retrouve dans ce cinéma la méthode Maqueron: communiquons, communiquons, il en restera toujours quelque chose. Naturellement, cet accord « Canada Dry » n’a pas été désossé par les médias tant ils admirent l’audace du nouveau résident à l’Elysée (reclus). Encore un bon exemple de mon leitmotiv: radio Maqueron ment, radio Maqueron est allemand.

1...34567...63
 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr