les armes de la critique

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Les homélies de Monseigneur Maqueron

Classé dans : politique — 6 juillet, 2017 @ 10:17

A Versailles devant le congrès, Maqueron s’est fait plaisir sous prétexte de parler au peuple via sa représentation. laquelle, comme on le sait (57 % d’abstentions et 10 % de votes blancs et nuls, soit 67 % de non exprimés, donne en gros pour un député élu à un peuple de 50 % des exprimés 15 % de représentativité) n’est guère légitime, c’est-à-dire habilitée à modifier le modèle socio-économique francoui contre le plus gros du pays.
L’ancien « secrétaire de Paul Ricoeur » (faux: il n’a aidé qu’à peaufiner les détails techniques de son dernier livre: table des matières, pagination, notes de bas de page, onomastique…). Le collé à l’entrée à Normale Sup a pris sa revanche avec un prône politico-philosophique débité sur un ton d’évêque matois. La chaleur de l’évêque vaut-elle la mise en valeur du chèque social? il a révélé sa pensée libérale et individualiste au bon peuple sur le thème « soyez libres » (vieil oxymore en tant qu’injonction ex cathedra), responsables, créatifs, dynamiques. On aurait cru entendre Guizot et son célèbre « enrichissez-vous ». Puis on a eu droit hier à une superbe allocution familiale lors de l’hommage rendu par la ripoublique à Simone Veil. Gageons que l’on n’a pas fini d’engranger des sermons moralisateurs et des hommages de circonstance à la place d’allocations sociales.
Et on est déjà dans le double jeu, dans la coupure entre le dire et le faire et même entre le vouloir précédemment annoncé et le dire actuel. Ce qui serait dû au récent rapport de la Cour des Comptes sur les déficits laissés en loucédé par l’ex-président El Poussah, champion du culbuto. Rappelons que Maqueron est inspecteur des finances et banquier. Il savait donc lors de ses campagnes électorales et pour ses promesses à la sauce Chirac (qui n’engagent que les cons qui les croient) la réalité de la situation. Il savait donc ex ante l’impossibilité de plusieurs de ses mesures sociofiscales. Je croyais que le malhomme voulait révolutionner les moeurs politiques du pays. On assiste au contraire à leur perpétuation par d’autres moyens, notamment celui d’un césarisme certain quoique soft.
On est déjà en présence de fieffés mensonges et non-dits. Par exemple, la France de M. Hulot vient de commettre un revirement complet à la grosse Kommission de Bruxelles en acceptant une définition fort laxiste des perturbateurs endocriniens. I est vrai qu’une détermination plus dure de la chose, celle voulue auparavant par la France, ne plaisait pas à l’industrie chimique teutonne, ni à die grosse Angela et à ses copains d’Europe du Nord. Ce n’est pas étonnant quand on lit dans le Canard Enchaîné les exploits cachés de surHulot. Le sieur, si écologiste, a une fondation verdoyante financée par des copains (industriels (EDF, VEOLIA). C’est comme la « Vigie » sur le social en entreprise de Mme Notat que les benêts croient indépendante des puissances d’argent qui la financent. C’est quasiment le même truc que les agences de notation US qui « en même temps » (leitmotiv de Maqueron) étaient payées pour auditer les comptes des banques et autres trusts et évaluer leurs innovations financières hyper toxiques, ce qui a grandement facilité la crise de 2008. De plus le comique de Tati (redevenu cheff), a une société où il est seul qui reçoit les royalties d’Ushuaïa. C’est le jack pot et cela bien que le label Ushuaïa couvre des produits dangereux, notamment de l’Oréal, pour la santé. On a donc un ministre de l’écologie qui est en plein dans les conflits d’intérêt et dont le vert affiché n’est pas loin du vert-de-gris tudesque.
On sait que la ministre de la destruction du code du travail, de la mise en place de la retraite par points (laquelle n’assure nullement le montant permanent de la retraite à l’instar de ce que l’on voit en Suède et depuis longtemps en France sur les retraites complémentaires) et de la réforme des structures et des indemnités de chômage (sur le thème: toujours moins) est elle-même impliquée dans une commande publique sans appel d’offre pour la participation de Maqueron au symposium sur l’innovation des NTIC à Las Vegas. Et Maqueron, chef d’une ripoublique virginale, a déjà viré 4 ministres impliqués dans des affaires troubles… Dans les manipulations, il y a la suppression, en novembre mais après reconduite jusque là, de l’état d’urgence: l’astuce consiste à en remettre les règles sécuritaires dans la loi ordinaire avec une énième loi sur la sécurité. On a aussi le discours humaniste de Maqueron envers les demandeurs d’asile pendant que Collomb durcit les choses à Calais et ailleurs. Double jeu classique et non classieux. On est typiquement dans la vieille politique de communication chère à La Fontaine: voyez mes ailes, je suis oiseau, voyez ma peau, je suis souris. le seul point de jouvence là, c’est que le chauve qui sourit a fait place au sémillant Maqueron.
Vu le nombre de députés venus des affaires, mêmes petites, du privé, de l’administration des « revolving doors » entre privé et public, etc. On peut déjà augurer que la révolution maquereaunienne se fera sous le signe de l’affairisme, chose que même Charlot n’avait pas pu éviter. C’est ce qui arrive forcément quand on gouverne en s’appuyant sur les copains dont certains sont des coquins. Du reste, le staff maqueronien annonce à grands coups de trompettes que la gestion publique coûte trop cher et qu’il faut confier le maximum d’activités au secteur privé. Compte tenu des pertes énormes déjà faites sur les PPP, cela promet. Les libéraux font toujours semblant d’ignorer que la gestion privée coûte toujours plus cher que la publique car il y a le profit en plus par rapport à une gestion publique saine et hors pressions politiques. Ce qui, hélas, n’est pas assuré quand toutes les manettes du pouvoir sont dans les mêmes mains. N’a-t-on pas vu PinK Floch nommé président de GDF? Ou Ménage, celui des écoutes mitterandiennes, à EDF? Que de fois des recalés du pouvoir ont été placés dans les services publics sous Tonton, Chiracos et les autres!
Vu la situation, qu’il connaissait ex ante, le gouvernement de Philippe n’a pas trouvé la masse idoine de fric pour faire face. On se perd déjà dans la Macédoine des reculs par rapport aux annonces. Report de la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Francouis à 2022, report du nouvel ISF sur le foncier, report du prélèvement automatique de l’IRPP, report du remplacement du CICE par la baisse des cotisations patronales (le MEDEF gémit déjà). Pas de calendrier pour la diminution du nombre de sièges de parlementaires. En revanche, annonce de nouveaux impôts pesant surtout soit sur les plus pauvres (taxe carbone à 40%, alignement du diesel sur l’essence), soit sur les classes moyennes aisées (CSG de 1,7 points en plus au delà de 1200 euros de retraite). Maqueron voit sa politique de l’offre gênée aux entournures car les cadeaux aux entrepreneurs sont bloqués par les déficits, au moins le temps qu’on trouve le fric pour compenser une baisse en 5 ans de 60 milliards des dépenses publiques pour lesquelles on va taper surtout sur la Sécu et les collectivités locales.
On voit donc que le seul changement actuel est: on ne prend pas les mêmes mais on recommence; ce qui n’est déjà pas trop mal car il est malsain que ce soit toujours les mêmes qui occupent les fromages de la ripoublique (une bonne mesure annoncée: l’interdiction du cumul des mandats dans le temps). Au demeurant, les mesures annoncées pour les chambres et le mode de scrutin ne sont que des rustines sur un système démocratique à la ramasse depuis longtemps. C’est déjà loin de la VIè république chère à Mélanchthon ou à Montebourg; c’est à des années-lumière d’un fédéralisme proudhonien tout à la fois économique, politique, social et juridique.

Simone Veil et Helmut Kohl

Classé dans : politique — 4 juillet, 2017 @ 10:04

Deux grandes figures européennes, dixit la presse avec les politicards, viennent de disparaître sous les éloges mortuaires de tous. Permettez moi de réserver les louanges françaises à Simone Veil et de réserver celles pour Kohl à l’Allemagne dont il a effectivement fort bien servi les intérêts. Cela me permettra de préciser les choses car mes lecteurs ont pu penser que je détestais les Allemands. Or ce n’est pas le cas: ce que je n’aime absolument pas ce sont les gouvernants tudesques. Certes, ils n’ont fait que défendre les intérêts allemands mais aussi ceux des trusts et de la finance teutons. Ce faisant, ils ont surtout poursuivi une politique de restauration de la puissance germaine alors que la construction européenne supposait une coopération entre pays afin d’éliminer enfin les sources de tension et de conflit entre les peuples; ils ont donc mené aux 20 et 21è siècles une politique fort classique de puissance dans le concert européen.
Cela n’est que la conséquence d’un « pragmatisme » à toute épreuve, à savoir que les dirigeants tudesques ont très habilement adapté en permanence leur politique à leur situation et aux circonstances du moment. Ils ont su saisir à tout moment les occasions opportunes de pousser leurs pions en fonction de leurs intérêts. Il n’y a donc aucune préméditation de dominer l’UE. Ils se sont emparés des « opportunités » (cela dit en franglais) que leur offraient avec bêtise et abandon de la souveraineté nationale les autres dirigeants européens, à commencer par les socialistes francaouis qui ont systématiquement joué contre leur peuple au profit de la finance.
En 1957 (traité de Rome), les Tudesques avaient un profil très bas compte tenu de la nécessité pour eux de se refaire une virginité dans le concert international. Mais ils ont été puissamment aidé par les Amerloques qui leur donnaient le rôle de glacis contre l’URSS. Ce qui a fait de l’Allemagne une très grande puissance industrielle et économique, au grand dam, du reste, des USA qui avaient fait renaître un redoutable concurrent (comme aussi le Japon). En 1986 (acte unique du curé Delors en Barre), ils étaient déjà la grande puissance économique de l’UE et, en outre, leur ordolibéralisme avait reçu le renfort du libre-échangisme britannique (G-B admise dans l’UE en 1973). Le marché unique avec libre circulation de tout proposé par Delors, marché facilement étendu par les libéraux au monde entier, reçut évidemment l’enthousiasme teuton et britannique; et la grosse Kommission de Bruxelles, assistée par la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE devenue la CJUE), en a profité, à coups de directives et de jugements, pour liquider patiemment le secteur public français et les coopérations interUE. Les Teutons avaient facilement obtenu que la libre circulation des capitaux s’étende au monde entier et pas seulement à l’UE; ils avaient derrière la tête l’idée que la France, à a recherche de capitaux bon marché pour se financer (notamment ses centrales nucléaires), se mettrait d’elle-même sous la coupe des marchés financiers mondiaux, ce qui la forcerait à la discipline budgétaire. Evidemment, Delors et Tonton le savaient mais ils l’ont accepté (et en fait voulu tout en se dédouanant de la responsabilité de la décision) afin de contraindre le peuple français à accepter le modèle libéralo-capitaliste au nom « de la contrainte extérieure ». La France s’était donc déjà mise à la remorque de l’ordolibéralisme tudesque.
Puis vint la décrépitude de l’URSS et l’éclatement du bloc soviétique. Alors, c’est là que Kohl (qui fut rattrapé par des tripatouillages afin de financer la CDU chose qui a facilité sa mise au rencart par die Grosse Angela) fut efficace: il obtint la réunification de l’Allemagne en 1991, vieil objectif germain, contre la future création d’une monnaie unique, seule exigence de Tonton (qui aurait pu mettre le veto de la France sauf si paiement de 300 milliards de marks en dédommagement des destructions de guerre de 39/45). Et Kohl fit largement financer la réunification par le reste de l’Europe avec une stratégie toute simple, offerte par la libre circulation des capitaux: augmenter les taux d’intérêts des emprunts allemands afin d’attirer des capitaux. Et Tonton et le gouvernement francoui suivirent: pour conserver les capitaux français et ne pas perdre de terrain par rapport au mark, ils augmentèrent eux aussi les taux d’intérêt, ce qui créa une récession en France!
Puis les dirigeants allemands acceptèrent la monnaie unique (mise en place en 2001 pour l’industrie, et en 2002 pour tout le monde). Mais comme l’Allemagne était surpuissante économiquement et que les Francouis étaient prêts à tout pour forcer le peuple au néolibéralisme, ce fut aux conditions teutonnes, à savoir un modèle conforme à celui de la Bundesbank! Modèle qui ne laissait plus aux pouvoirs étatiques que la variable salariale pour avoir des gains de compétitivité. En effet, l’euro interdit aux pays membres de sa zone toute politique monétaire et de change autonome et forcera ensuite, avec la crise survenue en 2008, à la discipline budgétaire. Rappelons cependant que la discipline budgétaire (déficit de moins de 3 % du PIB, dette publique inférieure à 60) était déjà là avec le Traité de Maastricht, mais tout le monde s’en est fichu (surtout l’Allemagne et la France). Schröder eut alors une diée géniale: la désinflation compétitive par les coûts salariaux et sociaux (lois Hartz de 2003/4). la chose fut complétée par « une TVA sociale » de 3 points décidée par Merkel. Ce fut une politique de « passager clandestin, de « cavalier seul » menée contre le reste de l’Europe et contre le peuple allemand au profit du kapital. Cette saisie d’opportunité conduisait les autres pays à l’imitation, ce qui enclencha une course au moins-disant, la mise en concurrence des pays et, naturellement, un regain des nationalismes. Dès lors l’UE devint une cohue de pays en compétition.
Or, cela résultait aussi de l’extension indéfinie de l’UE aux anciens pays de l’Est sous domination soviétique. Les dirigeants doryphores comprirent très vite que la situation était opportune: on pouvait reconstituer un hinterland et un lebensraum économique pour l’Allemagne en profitant de l’arrivée en nombre et en concurrence de maints pays à très bas niveau de vie: délocalisations, sous-traitance, travailleurs détachés pour des queues de cerise (mais payés en euros forts, ce qui, compte tenu du taux de change avec des PECO hors zone euro, donnait aux travailleurs exilés un pouvoir d’achat en monnaie locale très supérieur à celui de ceux qui étaient restés au pays). Naturellement, les autres pays, pétris d’humanisme, ne pouvaient refuser d’accepter la venue des PECO dans l’UE. Bon usage tudesque de l’occasion en fonction de la sensiblerie des autres pays. C’est là qu’on retrouve notre sainte Mère Veil, si bonne, si pacifique et si étrangère à la politique de puissance et aux rapports de force. Simone s’embarqua et fut le symbole d’une Europe humaniste et sociale alors que celle-ci s’enfonçait dans la concurrence sauvage entre pays. Elle fut « l’idiot utile » de la montée en puissance de l’Allemagne et de ses alliés: PECO et Europe luthérienne du Nord. La mère Veil de l’Occident avait pour elle l’archange du Mont St-Michel et toutes les mères Michel de l’Europe. Elle avait d’autres chats à fouetter que l’expansion du libéralo-capitalisme car elle devait brandir l’étendard de la paix (vieille justification de la construction de l’UE) alors même que la politique économique menée par l’UE conduisait à la compétition sans foi ni loi entre les nations. Pendant que l’Allemagne commençait de régenter l’UE, elle présidait le parlement du bourg des strass… parlement alors sans pouvoir vis-à-vis de la Kommission, du conseil européen et de la CJUE. La mère veil avait les mains blanches mais c’est parce qu’elle n’avait, hors les sujet sociétaux, pas de mains. En revanche, à la différence de Kohl, elle était honnête.
Et quand la crise de la dette publique survint en Europe en 2010, l’Allemagne qui s’était prodigieusement enrichie en exportant dans le reste de l’UE via des prêts en euros consentis pas ses banques, put jouer les premiers rôles en imposant l’austérité à tout le monde sur le thème: faites les mêmes efforts luthériens que moi et vous sortirez du trou. En 2012, Tsarkozy est allé baiser les babouches de Merkel avec le TSCG, traité que Zizi Rider s’était engagé à renégocier! Ladite Merkel a montré sa puissance en 2016 en ouvrant les frontières teutonnes à 1 million d’immigrants, se donnant ainsi une stature de sainte Veil alors qu’il s’agit de fournir du travail pas cher à l’Allemagne qui ne fait plus d’enfants. Et la Merkel est allée jusqu’à négocier toute seule avec la Turquie pour que celle-ci fasse des camps d’immigrés chez elle contre 3 milliards à payer par l’UE! Et avec le retrait britannique, l’Allemagne devient de très le pays habilité à gérer l’UE. Avec la crise de 2010, l’Allemagne put prendre la direction de l’UE. Cela se voit dans de multiples secteurs: Merkel a négocié toute seule avec la Turquie sur le cantonnement de postulants à l’arrivée en Europe, elle a accepté plus de 1 millions d’immigrés en Allemagne et forcé les autres pays à les laisser passer (ce qui a été récusé notamment par la Hongrie), elle s’oppose à la restructuration de la dette grecque avec le crypto-nazi à roulettes Schaüble, elle a truffé Bruxelles et le parlement européen d’affidés de l’Allemagne (Juncker en tête), elle pousse les centrales au charbon en Allemagne contre les engagements écologiques de l’UE, elle fait en sorte que les normes européennes soient favorables à la production allemande( diesel, perturbateurs endocriniens, limitation du projet Reach), elle a pris le leadership vis-à-vis du conflit russo-ukrainien, elle a obtenu que la Kommission de Bruxelles ne sanctionne pas les excédents commerciaux tudesques… Pour le moment, mais cela à cause des élections législatives germaines en septembre, die Grosse Angela fait semblant d’écouter Maqueron. Par exemple, elle dit qu’elle va aider celui-ci à faire revenir sur la directive des travailleurs détachés (1996). C’est du flan: 1) elle s’en fout car l’industrie allemande dispose de travailleurs encore plus low cost avec l’immigration, 2) elle n’ira pas se fâcher avec ses amis des PECO qui exportent force travailleurs détachés en Europe. Rappelons que la cour constitutionnelle de Karlsruhe est la seule qui soumet le prétendu droit européen émis par Bruxelles au respect du droitnational allemand. C’est une blague pare que c’est fastoche: le droit européen est une imitation réussie de l’ordolibéralisme tudesque! Il est donc toujours conforme par construction au droit allemand (sauf pour les initiatives contre sa nature prises par la BCE). Radio Berlin ment, radio Berlin est allemand.
On voit donc que l’actuel statut de la Doryphorie n’était pas voulu mais résulte des multiples abandons de souveraineté consentis notamment par la France. Mais les dirigeants francouis, tous favorables au libéralo-capitalisme n’ont pas eu le courage de plier leur pays aux règles du jeu capitaliste. Ils ont eu peur de la réaction du peuple français non formé à la soumission et à l’austérité par le luthérianisme. Ils ont toujours fait trop peu, trop lentement, trop tard. Et pourtant la 1ère victime des dirigeants verts-de-gris, c’est le peuple allemand. Ce sera le rôle historique que veut jouer Maqueron: plier enfin et définitivement le peuple français à la logique libéralo-capitalisme; ce qui passera par la reconnaissance absolue du leadership teuton. Lequel avait été symbolisé par Tonton et Kohl à Douaumont: le gigantesque doryphore, dit le taureau de Bavière, donnant son battoir à la menotte du coq gaulois déplumé et prostaatique, plein d’ego sans ergot (non sum).
On peut se demander pourquoi le peuple allemand soutient, en dehors de son atavisme d’obéissance au pouvoir, la politique tudesque d’austérité. Elémentaire, my dear Watson: comme il en bavé, il veut que les autres peuples en bavent aussi. C’est mesquin mais c’est humain et surtout encouragé par les dirigeants teutons qui y voient le moyen de montrer leur prééminence. C’est le vice de la fausse démocratie moderne: les dirigeants se servent des mauvaises passions du peuple pour asseoir démagogiquement leur pouvoir tout en favorisant les intérêts de leurs copains capitalistes. Ce qui donne l’apparence que le peuple et le pouvoir vont la mano en la mano. Simple appât rance de la politique politicienne que développe magistralement Maqueron soutenu en gros par un petit quart des Francouis. On peut aussi penser que voir l’Allemagne sur le haut du pavois européen donne un sentiment d’honneur et de gloire retrouvés à un peuple encore stigmatisé pour ses horribles crimes des deux guerres mondiales.
La seule solution serait que la France retrouve sa souveraineté et se mette à militer pour un véritable fédéralisme européen; celui de Proudhon tout à la fois économique, politique et social. Eh bien, Maqueron a pris le chemin inverse et a déjà installé sa monarchie en France et pris la route de la destruction du code du travail au profit du libéralo-capitalisme.

Mort annoncée de l’agriculture francaouie sauf si…

Classé dans : politique — 1 juillet, 2017 @ 11:13

Il y a plus de 60 ans la France s’est lancée dans l’agriculture productiviste avec force pesticides, engrais, machines, extension des surfaces (avec suppression des haies et des bocages), industrialisation des élevages, standardisation des variétés de plantes et des produits agro-alimentaires. Il est vrai qu’on se relevait à peine de la guerre de 39/45 pour laquelle les Doryphores n’ont pas payé un rond. Il est vrai aussi que le général, dit Charlot, espérait se refaire la cerise avec l’agriculture alors que la Chleuie dominait déjà l’industrie; d’où la fameuse PAC devant assurer la sécurité alimentaire de l’Europe encore largement dévastée.
On s’est donc mis à « rationaliser », normaliser, accroître les surfaces d’un seul tenant et la dimension des exploitations, à mécaniser, etc. Tant pis si la population agricole devait diminuer drastiquement: elle trouverait à s’employer dans les usines. Il est vrai cependant que l’agriculture de l’époque était encore fort artisanale. Une solution, donnée par Proudhon, aurait pu être de mutualiser et, si j’ose dire, coopératiser les moyens. Las, l’industrialisation de notre agriculture intéressait bien trop d’acteurs. Déjà, les gouvernements soucieux d’exporter afin d’équilibrer la balance commerciale. On a la catho paysanne soucieuse de modernité, la FNSEA au service des grands exploitations, les chambres d’agriculture noyautées (comme ensuite les SAFER) par la FNSEA, le Crédit Agricole se dorant la pilule en prêtant pour moderniser (et en cas de non-remboursement mettant la propriété faillie à l’encan), les vendeurs (souvent amerloques) de matériel agricole largement surdimensionné (d’où les faillites auxquelles poussaient le CA), les vendeurs de produits chimiques et d’engrais, les industriels voyant d’un très bon oeil la baisse des prix, ce qui permettait de limiter les hausses de salaire, les semenciers (comme Sofiprotéol, devenue Avril, de feu Belin), les transformateurs en produits agro-alimentaires (Danone, Besnier devenu Lactalis), puis les grandes surfaces jouant au moins-disant et à l’uniformisation et, naturellement, l’INRA qui a poussé aux nouvelles variétés industrialisables et commercialisables. On doit reconnaître qu’à une époque où la bouffe était plus importante que l’écologie, « ça a eu marché ». Il fallait déjà être moderne et aller dans le sens du progrès, idéologie devenue dominante au nom de la science et de la croissance.
Cela a marché tant que l’espace concurrentiel se limitait aux pays ayant à l’origine signé le traité de Rome de 1957 (Benelux, France, Italie, Allemagne de l’Ouest) qui disposaient encore d’un tarif douanier commun et assez élevé avec préférence communautaire. Las, l’entrée des Gibbies en 1973 (avec l’Irlande) allait pousser au libre-échange généralisé, ce que, du reste, réclamait aussi l’ordo-libéralisme tudesque. Et les socialos francaouis, avec le « tournant de la rigueur » en 1983 se mirent eux aussi à pousser au libre-échange sans limites et sans frontières. Ce fut acté, comme on dit en franglais, avec l’acte unique de 1986 qui ouvrit à la libre circulation de tout dans le monde entier, à commencer par la finance chère au curé Delors (en barre), ex-banquier. La préférence communautaire a été jetée aux orties car l’importation au niveau mondial pouvait faire baisser les prix suivant la bonne vieille théorie de Ricardo de l’avantage comparatif et de la spécialisation dans le libre-échange.
Il aurait pourtant dû être clair que la France, pays de petites propriétés (eu égard à la taille des exploitation US ou des haciendas sud-américaines, etc.) ne pourrait jamais longtemps soutenir une concurrence par les prix et les quantités en regard des pays low cost, des très grandes surfaces (Brésil, Argentine, USA), des exploitations industrielles (animaux en batterie dans des fermes-usines bourrées d’hormones et d’antibiotiques où les bêtes sont maltraitées, où les vaches Primholstein pissent du lait sans qualité, etc.), des pays sans souci environnemental et sans principe de précaution). Mais, en toute connaissance de cause, l’UE et la France ont choisi de privilégier les intérêts industriels, à commencer par ceux des transformateurs (dont d’énormes et fausses coopératives comme Yoplait) et des hypermarchés.
L’ouverture en très grand des frontières de l’Union Européenne a transporté la concurrence échevelée au sein même de l’UE. Déjà, l’UE a vu arriver l’Espagne, le Portugal, la Grèce; vive les tomates et les fraises et fruits sans goût et le pinard low cost. Puis l’Allemagne a été réunifiée en 1991 (elle l’a fait payer aux autres pays en élevant ses taux d’intérêt afin d’emprunter, ce qui a fait que cet abruti déjà néolibéral de Tonton, a augmenté ceux de la France, d’où une récession, afin de maintenir le franc au niveau du mark; la fameuse politique du Francfort). On a eu alors la concurrence des sovkhoses ou « Kohl-khoses » immenses de l’ex-RDA.
Puis l’Allemagne réunifiée s’est mise à reconstituer son « hinterland » et son « lebens raum » en poussant l’UE à s’étendre sans cesse à l’Est (les PECO, pays de l’Europe continentale et orientale). Pays low cost aux vastes terres et grands pourvoyeurs de « travailleurs détachés » payés avec une fronde, logés dans des baraquements et payant cher leur nourriture à leurs employeurs pour les fermes, les abattoirs et les usines à lait ou à cochons de la Bochie. On a eu droit à une surproduction généralisée et à une concurrence exacerbée pour les prix. D’où la politique éphémère des quotas de production avant de passer aux aides directes aux producteurs. Puis l’extension de la concurrence au monde entier pour se fournir en aliments animaux (maïs, soja OGM) et en viande (poulets du Brésil, moutons de Nouvelle-Zélande et d’Australie, boeuf d’Argentine. D’où, par exemple la crise du lait en France, les transformateurs se fournissant sur le marché mondial et les grandes surfaces faisant la loi des bas coûts et des coups bas vis-à-vis des producteurs français. Résultat peu surprenant: l’agriculture teutonne a dépassé largement la francouie. Cela a été favorisé par la politique non coopérative (désinflation compétitive des coûts salariaux) de la Vert-de-Grisie avec les lois Hartz de 2004. Notons aussi que les agriculteurs français sont handicapés par des normes exigeantes (plus qu’ailleurs) et foisonnantes au nom d’un principe technocratique de précaution utilisé dans précautions européennes (les normes de l’UE, sous pression des pays low cost aidés par l’Allemagne et ses amis luthériens de l’Europe du Nord et par l’Espagne sont soit inférieures soit non appliquées). Notons aussi que les gouvernements français ont laissé les grandes surfaces et les gros transformateurs faire la loi; par exemple, ce sont le semenciers qui ont dicté la liste des semences autorisées à la commercialisation et les chimistes qui ont fourni la liste des pesticides autorisés (d’où l’interdiction commerciale du purin d’ortie et autres produits naturels). Le pouvoir francoui a aussi tout fait, par exemple, pour favoriser les produits laitiers pasteurisés à goût passe-partout, donc exportables et surtout copiables. Il les a même laissé utiliser des appellations contrôlées trafiquées (camembert fabriqué en Normandie, etc.) afin de pouvoir vendre leurs saloperies sous couvert de qualité ancestrale (cas célèbre du Camembert ou du Roquefort et de toute la production de Lactalis qui rachète des marques anciennes pour leur substituer ses plâtres).
Dit au passage; la pêche française a été abandonnée au profit des chalutiers ibères ou norvégiens (pourtant la Norvège n’est pas dans l’UE) ou japonais ou chinois avec filets dérivants de 5 km, de même que la forêt, pourtant la plus grande d’Europe (après la Suède et la Finlande) n’a reçu aucune politique pour la filière bois; on préfère sans doute les meubles IKEA ou chinois (qui importent le bois français).
Que faire? D’abord se rappeler les caractères extraordinaires du territoire français et des DOM-TOM. Notre pays est extraordinairement varié dans ses climats, ses paysages, ses terroirs, ses forêts, ses productions agricoles de grande qualité (fromages, vins, confiseries, pâtes de fruit, bêtes, légumes, plats régionaux, etc.); et il faut y rajouter les terres d’Outre-Mer qui nous donnent le 2e espace maritime mondial. Tout cela a été balancé pour faire de la quantité, du standard du low cost au profit du capital et des trusts en se lançant dans un course perdante à long terme au moins-disant tout en ouvrant notre consommation aux productions étrangères pourvues de circonstances de production à bas prix infiniment supérieures aux nôtres et en sabotant l’environnement, les terres et les sites. Il nous faut donc, afin de ne pas continuer de s’enfoncer, revenir à une agriculture de qualité et écologique. Comment? Voilà quelques idées.
* mettre une taxe-carbone kilométrique sur les transports de produits; par exemple: moins de 100 km, 0%, de 100 à 500, 2 %, de 500 à 1 000, 4 %, de 1 000 à 2 000, 8 %, supérieur à 2 000 km, 15 %. Cela encouragera les productions locales et la proximité du consommateur, poussera à consommer des produits de saison et financera en partie la transition écologique.
* interdire l’exportation de bois, créer des coopératives de transformation du bois et de production de meubles et de matériaux pour des maisons en bois; donc créer et organiser une filière bois en France en la faisant financer par la banque du peuple dont j’ai déjà maintes fois parlé; de même créer une filière pêche durable avec conserveries coopératives et locales; interdire la distribution dans les boîtes aux lettres privées des publicités papier afin d’économiser le bois; se servir de la biomasse (dont les algues) pour produire de l’énergie renouvelable et produire des matières plastiques hors pétrole. De ce fait, taxer toutes les bouteilles et emballages en plastique issus du pétrole, puis les interdire quand la filière française de plastique-bio sera à la hauteur des besoins. Réintroduire le verre consigné et l’exiger pour les produits importés car le plastique finit par corrompre le produit contenu.
* Interdire les chalutiers-usines dans les eaux territoriales françaises, taxer toute la pêche étrangère en provenant, arraisonner et détruire tous les bateaux en maraude dans nos eaux territoriales (enfin une utilité pour la marine française au lieu d’aller guerroyer ici ou là); ou, sur demande, par exemple du Sénégal, de la Mauritanie, de la Somalie, etc. dans les mers de ces pays; interdire la nourriture des animaux avec des farines animales et surtout de poisson; créer des coopératives de conserverie, via la banque du peuple.
* imposer des normes de qualité nutritive, gustative, hygiénique et de production bio sur le territoire, via un système de signalement par différentes couleurs (ce qui est aujourd’hui encore contré par les industriels et la grande distribution en outre hostiles à la traçabilité); imposer la mise en évidence des lieux de production y compris pour les ingrédients. On interdit, notamment, l’huile de palme, le soja ou le maïs OGM, les poulets lavés au chlore, les viandes aux hormones et aux antibiotiques, les carcasses nettoyées à l’acide lactique (ce qui nous arriverait si on signait des traités internationaux avec l’Amérique du Nord). Mener un combat anti normes UE, notamment en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, en imposant les normes françaises. En effet, les normalisateurs européens (diesel, chimie, pharmacie, agriculture) se sont mis au service de l’Allemagne et de ses alliés (Europe du Nord et PECO) afin de défendre leurs productions (voir union de Bayer et Monsanto, BASF, bagnoles, production agricole). Rappelons que si l’Allemagne dirige l’UE, c’est parce que les autres pays, surtout la France, lui ont grand ouvert la route.
* interdire les productions gourmandes en eau ou les taxer fortement (par exemple maïs); reproduire des fourrages pour l’alimentation animale (par exemple le trèfle ou la luzerne ou le sainfouin ou la betterave fourragère, etc;) qui, du reste, restaurent aussi les sols par assolement et qui enlèvent les nitrates des sols; développer des espaces combinant plusieurs productions se complétant, développer le désherbage par des animaux, la permaculture, la production bio sans pesticides ni engrais chimiques. On en profitera pour interdire les nitrates qui nous donnent en sus les algues vertes en Bretagne.
* Enlever aux fausses coopératives commerciales (du genre de celle qui a couvert les importations par Spanghero de viande de cheval frelatée), qui ne respectent aucunement le statut de la coopération, le beau nom de coopérative ou de mutuelle dont les principes ont été violées sans scrupule. Revoir donc la liste des coopératives en étudiant non seulement leur statut officiel mais encore leurs pratiques réelles.
* vérifier que les plats régionaux vendus en boîte ou en surgelés respectent bien les recettes d’origine, par exemple celle du cassoulet; sévir en cas d’infraction.
*créer des magasins-entrepôts de proximité sous forme de coopératives de consommation associée à des producteurs locaux (genre AMAP) pour distribuer nos produits agricoles (via la banque du peuple qui devrait absorber le Crédit Agricole et la Banque Postale et toutes les banques coopératives restaurées dans leur vrai statut).
* mettre un représentant de l’Etat dans les négociations entre les centrales d’achat de la grande distribution et leurs fournisseurs, imposer un cahier des charges des négociations afin de rééquilibrer les rapports de force entre contractants.
* interdire l’importation de tout produit étranger présenté sous une appellation française afin de défendre nos AOP en toute production: jambon de Bayonne, Rosette ou quenelle de Lyon ou saucisson et jambon de Lacaune, fromages, vins, lentilles du Puy, rattes de Noirmoutier, lingots de Vendée, etc. interdire aux transformateurs francouis de détourner les AOP
* sortir les dépenses de publicité des comptes d’exploitation (elles y sont des charges déductibles du bénéfice) pour les faire prendre sur le bénéfice après impôt sur les sociétés.
* soumettre tout investissement conduisant à un bétonnage de terres à une étude comparative sérieuse portant sur les dimensions écologiques et sociales afin d’éviter du Roybon ou de l’Europa City ou des lignes TGV inutiles ou du Notre-Dame des Landes; arrêter les parkings, les ronds-points, les barrages Sivens… Donc, mettre un coup d’arrêt à la construction ou à l’extension de grandes surfaces avec leurs parkings et leur destruction d’emploi dans le petit commerce.
* arrêter les normes pondues pour favoriser les semenciers, les producteurs de pesticides, les variétés standardisés pour le commerce en grand (par exemple, tomates supportant les transports et aptes à durer au détriment du goût
* interdire les usines à bêtes de plus de 500 têtes; fixer des normes de vie pour les animaux et leur abattage, y compris respect de l’étourdissement avant abattage y compris rituel.
* donner une revenu supplémentaire aux paysans qui entretiennent la nature et les paysages, produisent bio, font des AOP au lieu de faire dépendre les aides de la surface exploitée; on peut financer en partie via un contrôle très actif des produits importés et des très fortes amendes pour ceux qui trichent sur les normes et les origines.
* interdire toute exploitation de gaz, de pétrole, de minerais sur les terres agricoles ou les sites naturels ou architecturaux ou d’intérêt local ou national (voir l’usine engagée à côté de haras prestigieux!); pas de mine en Ariège, en Bretagne, en Guyane, pas de boues rouges dans la Méditerranée! Développer la réparation, le recyclage pour réutiliser métaux et autres ressources minérales.
* aller vers les énergies renouvelables, dont celles issues de l’agriculture mais sans se laisser aller aux parcs d’éoliennes dénaturant des sites, des zones de pêche, des hameaux. Privilégier alors les pannneaux solaires sur les toits des bâtiments agricoles.
* tout cela suppose une restauration complète de la douane, tout en la munissant de labos de contrôle des produits importés et de droit de confiscation destruction ou taxation. On vous dira que cela fera tomber les rendements et augmenter les prix. Rappelons que ceux-ci ne baissent qu’a cause de la surproduction qui tue la planète et que ladite baisse profite surtout aux transformateurs et aux grandes surfaces. La proximité fera baisser les prix mais via les coûts de transport. En outre, les produits étant de meilleure qualité, bien plus nutritifs, on en gaspillera moins et on en mangera moins. Enfin, rappelons qu’une large partie de la production est soit jetée, soit donnée pour les pauvres, notamment à l’étranger. Ce système encourage donc le libéralo-capitalisme en lui donnant l’occasion de couvrir ses profits indus par une fausse charité. Au passage, cela tue les productions vivrières des pays pauvres.
N’est-ce pas , M. Maqueron bien que tout cela ne soit que quelques idées anticapitalistes et écologiques?

L’enthousiasme des médias pour le libéralo-capitalisme

Classé dans : politique — 28 juin, 2017 @ 11:18

Hier je regardais l’émission de Calvi sur France 5, chaîne publique mais que l’impétrant va quitter pour une télé commerciale et privée où son talent sera davantage apprécié et rémunéra en conséquence; c’était consacré aux maqueroneconomics. L »‘ex-Calvitie, bien implantée dans les médias, avait, comme à son habitude, réuni un aréopage d’économistes et de journaleux tous acquis au libéralisme et à la politique de l’offre. Chez calvi, depuis toujours, le libéralo-capitalisme est une île de beauté. Là où cela se corse, c’est quand on parle de chômage et d’emploi. Figurez-vous que la pauvre France, engluée par le droit du travail et les charges sociales patronales, a environ 10 % de taux de chômedu quand les Doryphores ou les Rosbifs ou les Yankees en sont à cinq. C’est ce qu’on appelle du « benchmarking », soit une comparaison stigmatisante des pays en retard par rapport à a généralisation de la concurrence absolue et de ses normes.
Le problème est que les prétendus experts comparent des choux (de Bruxelles), des lapins agiles et des chats huant l’Etat et les services publics. Pour ce faire, ils s’appuient sur des statistiques normalisées et surtout indépendantes de tout contexte et de toute réflexion. Réfléchissons, nous. le taux de chômage est le pourcentage de ceux qui ne sont pas en emploi par rapport à la population active qui dispose ou non d’un emploi. La notion clef est évidemment celle d’emploi.
O miracle des statistiques libéralo-capitalistes, cette notion ne prend pas en considération la nature même des emplois occupés. Rendons cependant grâce à l’INSEE d’aller au-delà de la fameuse catégorie A ou 1 du chômedu, ce qui fait passer le chômage de 3,5 millions de personne à plus de 5 de sous-employés en diverses catégories. Rappelons que la norme internationale du non-chômeur est d’avoir travaillé au moins une heure dans la semaine précédant la saisie statistique. Vous avez bien lu! Les Gibbies ont inventé mieux: le contrat de travail zéro heure (le patron vous appelle dès qu’il a besoin de vous, ce qui vous suspend au téléphone devenu heureusement portable et vous interdit des emplois simultanés). Oui, Madame Bouzigue, c’est compté comme un emploi! Il faut aussi savoir qu’avoir un emploi ou en chercher un définit la population active à laquelle est rapporté le taux de chômage. Or, astuce US, nombre de gens sont désabusés et se sont retirés de la recherche d’emploi, ce qui les sort de la population active et donc des stats. du chômedu. C’est ce qui explique que le taux d’activité US (taux de personnes ayant un emploi ou déclarées au chômage rapporté à la population en âge de travailler) se soit dégradé alors que le taux de chômage s’améliorait. Il en est de même pour le taux d’emploi (pourcentage de gens en emploi rapporté à la population en âge de travailler). Parallèlement, on ne compte plus les combines des gouvernements pour faire baisser artificiellement le taux de chômage: stages ou formations bidon, emplois aidés, statut de longue maladie ou d’handicapé, éradication des listes des pôles-emploi sous le moindre prétexte. En réalité, les pouvoirs (y compris le francoui stigmatisé par l’UE, l’OCDE, etc. pour les 35 heures de martien Aux Abris) ont trouvé la pierre philosophale du partage du travail sans coût ni pour le patronat ni pour les indemnisations du chômage: développer à mort le temps partiel. Las, cela ne peut marcher que si le prix du logement est très bas de même que celui des transports et des communications (à condition aussi qu’elles soient à portée des travailleurs géographiquement et temporellement), de même que celui des consommations de base. D’où la stratégie mondialisée de mise en concurrence pour faire baisser les prix. En effet, et par exemple, l’agriculture française ne pourra jamais battre les territoires très vastes (Brésil, Argentine) ou les productions très industrialisées (vaches, cochons, volailles en batterie dans d’immenses mouroirs, comme en Allemagne ou aux Pays-bas) ou les productions dopées (aux hormones, aux antibiotiques comme aux USA) ou dans les pays low cost…
Chez les Chleus, depuis les lois Hartz sous Schröder, la situation est que 7 à 8 millions d’emplois à temps partiel, largement dépourvus de protection sociale, dits minijobs à 400 euros par mois et essentiellement dans les services (soit, surtout pour les femmes) sont comptés comme de vrais emplois, ce qui diminue d’autant les stats. du chômedu. Cela fait aussi que les services financent en loucédé l’industrie grosse utilisatrice de « techniciennes de surface », d’agents de sécurité, de services comptables ou de centres d’appel, etc. C’est fantastique l’externalisation d’activités autrefois comptées dans le secteur de la production.
La stratégie maqueronnesque est de tant flexibiliser le droit du travail en faveur des employeurs qu’ils puissent multiplier à l’envi les contrats à temps partiel et précaires, ce qui fera ainsi drastiquement baisser le taux de chômage mais monter celui de pauvreté et la précarité. Comme chez les copains européens qui ont si bien réussi leur entrée dans le libéralo-capitalisme. Maqueron n’a que la flexisécurité danois à sa bouche en fleur. Or le Danemark consacre une part de son PIB au chômage (formation, indemnités pendant 4 ans, services d’orientation et de bilan de compétences, aides à la recherche d’emplois…) deux fois supérieure à celle de la France (4,5 % du PIB au Danemark)! Pour l’instant Maqueron met l’accélérateur sur la flexibilité; pour la sécurité on repassera et on diminue le problème en imposant de nouvelles contraintes aux chômeurs: si 2e refus d’une offre d’emploi, alors les indemnités sont sucrées comme chez les Teutons.
Peut-on demander aux politiques d’avoir l’honnêteté de faire en sorte que l’INSEE compte un emploi à, par exemple, tiers temps comme un tiers d’emploi?

Maqueron, c’est le nouveau Dorian Gray

Classé dans : politique — 24 juin, 2017 @ 11:05

Son apparence ne vieillit pas; en revanche le contenu de son cerveau maquero-céphale est historiquement daté et reste bloqué sur l’hyper libéralisme de « la main invisible du marché ». Le malhomme a réussi le pari d’apparaître neuf alors qu’il utilise efficacement (très habilement, il faut le constater) les bonnes vieilles recettes du césarisme si typiquement francaoui. ne nous contentons pas de son ramage et de son plumage: l’homme au corps beau (question de goût bien que la presse soit unanime) doit être apprécié sur le contenu de sa doctrine et sur ses actes.
La communication est largement classique: le président et sa bourgeoise sont partout dans les médias, notamment match et les journaux « people »; en revanche, la communication politique a été restreinte et réservée à l’initiative du pouvoir et aux amis d’EM. le président est redevenu un oracle dont la parole jupitérienne doit être rare et entourée de halos et de mystère éluséens.
L’émission de la loi commence par une habitude: la loi Canada dry, ce qui est montré par la loi Bayrou (ex-moralisation) qui s’est perdue dans le bayou du lobbying. Cette pseudo-nouveauté (en réalité la énième du genre) oublie l’essentiel: les conflits d’intérêts; déjà en ne sanctionnant que fort peu le droit d’un député à avoir son cabinet son activité de conseil, d’avocat d’affaires ou de consultance (Fripouillon avait crée son cabinet 11 jours avant son élection, car le cabinet existant pouvait continuer; ce qui a été quasiment maintenu !). Or, pour les conflits d’intérêts, on va être servis bien au-delà des tripatouillages qui ont valu à 4 ministres d’être virés un mois après leur nomination. Il y a chez Maqueron House une planquée de hauts fonctionnaires, de conseillers ministériels, de députés… qui ont pratiqué les « revolving doors » entre les fonctions publiques et privées. Il n’est rien prévu pour l’instant afin d’éviter la confusion des genres, par exemple une opportune obligation de 13 vaccins pour le plus grand bonheur des labos; on a vu ce que cela avait donné avec le médiator du loup-Servier. On s’en remet à la moralité desdites personnes. Avec celles-ci, les lobbyistes sont entrés en force au parlement. On peut craindre le pire dans l’affairisme généralisable. Ce n’est pas nouveau et cela avait même eu lieu sous Charlot, par exemple avec la « Garantie foncière » (avec l’architecte Pouillon, dit lui aussi Fripouillon). Le pouvoir maqueronien est sûrement encore plus favorable aux « partenariats public-privé » que ses prédécesseurs. Pendant son exercice, le saccage des biens communs pourra s’exacerber. Gageons que les commandes publiques et les appels d’offre, les déclarations d’utilité publique avec expropriations, les concessions de service public, les extensions de grandes surfaces, etc. vont désormais se faire uniquement pour l’intérêt général.
Pour l’exercice du pouvoir, Maqueron a fait comme les copains: s’entourer d’énarques, notamment de sa promotion de l’ENA (léopold-Sédar Senghor); les cabinets sont truffés d’énarques comme d’habitude Cependant, il a déjà accru la centralisation et le contrôle sous sa houlette de bon berger en flanquant des ministres de sous-ministres sans affectation mais devant sans doute les surveiller. Il va faire nommer Ferrand président du groupe parlementaire EM afin de le transformer en parti de godillots. Maqueron va développer l’idée de Tsarko de faire évaluer les ministres à la différence que cela sera fait par le parlement. Sur quels critères? Bien évidemment ceux tirés de la gestion privée, ce qui ne va que continuer les pratiques installées avec la RGPP (réforme générale des politiques publiques) dudit Tsarko. Maqueron a prévu de pratiquer la politique amerloque des dépouilles: à chaque élection, 4 000 fonctionnaires sont changés afin de ne servir que le pouvoir; notre bon président ne le fera que modestement mais ça va valser sauf à prêter allégeance et à bien se conduire. Et vive la décentralisation, celle qui va accentuer le jacobinisme du pouvoir francaoui. Une combine est déjà annoncée pour rogner encore plus le pouvoir des collectivités locales: leur enlever 80 % des contribuables de la taxe d’habitation. De même, il est prévu d’ôter la gestion de l’UNEDIC aux partenaires sociaux tout en supprimant les cotisations chômage des salariés. C’est ce qu’on appelle sans doute « la subsidiarité ».
Maqueron va continuer et sûrement aggraver la mise en place du libéralo-capitalisme en France. Certes il a demandé à l’UE une politique commune à propos des investissements étrangers (lire chinois), le droit à des coopérations inter étatiques renforcées et la rénovation du système des « travailleurs détachés ». Cela ne changera rien à la logique du système qui repose sur l’exploitation des différences énormes de législations sociale, fiscale, du travail, de l’environnement, lesquelles ne sont pas mentionnées par Maqueron sauf derrière la timide reprise du thème delorien (en échec depuis 30 ans) de « l’Europe sociale », thème qui a justifié en permanence, façon arlésienne, l’avancée à grands pas vers l »empire de la « concurrence libre et non faussée ». D’ailleurs, le sabotage du droit du travail et de la hiérarchie des normes est déjà lancé, ce qui, se fera, par des ordonnances après une loi d’habilitation votée dans l’enthousiasme par la chambre maqueronienne.
Maqueron va augmenter le sécuritaire, la militarisation policière ou de l’armée de métier en France. On a déjà une énième loi sécuritaire dans l’encrier du parlement. On a aussi un double discours: celui très dur de Collomb (pour lequel Maqueron, c’est l’Amérique) contre l’immigration clandestine, celui « humaniste » du Zident. Car, le pouvoir, fût-il maqueronien et Ultra Brite, a besoin du spectre du terrorisme pour faire peur aux citoyens et les habituer à perdre encore et encore leurs libertés au nom de la sécurité. Et le malhomme a déjà obtenu de l’UE le renforcement de la défense européenne. Comme disait le poète: il n’est point de serpent, ni de monstre odieux qui par l’art imité ne puisse plaire aux dieux. Mais la maqueromania ne fera pas illusion très longtemps car on verra bientôt les résultats concrets du sémillant président avec sa douairière. Adieu veau, vache cochon, couvée. Mais on ne pourra pas dire, ce qui est nouveau, qu’il n’a pas prévenu les électeurs! Maqueron a donné son âme au libéralo-capitalisme; il finira comme copie de Faust

De l’utilité du dénigrement de l’Occident en général et de la France en particulier

Classé dans : politique — 22 juin, 2017 @ 9:15

On a accoutumé depuis plusieurs décennies d’accuser les Occidentaux de tous les maux. Cela a donné une flopée de lois mémorielles, de repentance, de pénitence au nom desquelles lesdits Occidentaux (pas tous comme on le verra) se flagellent et se sont mis au culte de la diversité, des différences, de la suppression des discriminations en vue de l’égalité de tous et des droits subjectifs de l’homme pour tout le monde, à la promotion du multiculturalisme, au respect du communautarisme, au relativisme des valeurs…
Certes, il ne saurait être question de nier les nombreuses turpitudes de l’Occident: nationalisme, colonialisme et esclavagisme, racisme et eugénisme avec massacres de populations, destruction de la nature et des cultures au nom du progrès, exploitation sans merci des hommes, des communautés, des ressources pour le bien-être de ses citoyens et l’accumulation capitaliste de moyens de production et de capital financier, conversions religieuses de force ou par propagande… On devrait pourtant se demander en parallèle (Talleyrand disait: quand je me regarde, je me désole, quand je me compare, je me console) ce qu’aurait donné l’hégémonie d’autres civilisations si elles n’avaient pas été vaincues et dominées par l’Occident. On en a quelque idée avec l’Etat Islamique aujourd’hui ou avec la façon dont la Chine traite aujourd’hui une partie de l’Afrique ou avec la domination ottomane sur les pays arabes pendant des siècles. Ou encore avec un certain bouddhisme ou hindouisme éradicateurs en Birmanie ou en Inde.
On devrait aussi se questionner sur le caractère spécifiquement occidental des exactions. En effet, l’esclavage, par exemple, a été aussi le fait de roitelets Noirs qui se faisaient la guerre et vendaient les prisonniers, devenus esclaves, aux Arabes puis aux Occidentaux. L’impérialisme ou le nationalisme n’est pas un monopole européen ou américain; songeons au Japon ou à l’épopée musulmane ou aux conquêtes tsaristes. Le totalitarisme (despotisme plus envahissement de toutes les sphères de la société par la pouvoir, quel que soit sa nature) n’est pas une création occidentale; on le voit au travail à la « Sublime porte » qui nous a donné sa pleine mesure avec le massacre des Arméniens en 1915 (avec l’aide de militaires teutons). L’exclusion de l’autre, voire le racisme identitaire, n’est pas spécifique non plus: il est à la base de toute communauté, ce qui explique du reste que le communautarisme de fait se traduit par la juxtaposition de communautés séparées dans une coexistence fragile. Ce qui a manqué aux empires non occidentaux ce sont les moyens de leur expansion (ce qu’avait compris le japon de l’ère Meiji), les armes de « destruction massive » développées par la science et la technique occidentales. Ce qu’a fort bien compris la Chine. On sait aussi que si la religion musulmane ou le colonialisme européen a si vite conquis tant de territoires, ce n’est pas seulement par la force des armes; c’est aussi parce que les populations conquises supportaient mal la domination de leurs dirigeants et leur exploitation par ces derniers. La guerre d’Algérie fut une crime dès 1830 mais le peuple algérien a-t-il vraiment gagné au change en passant dans son actuelle kleptocratie militaire et le rigorisme religieux? Si l’Occident a transformé la nation en nationalisme idéologique, le fait existait avant et demeure bien exploité par les pays décolonisés, ou plutôt par leurs dirigeants à des fins politiques pour détourner les frustrations de leur peuple vers l’étranger et réclamer des réparations.
On devrait aussi ne pas oublier les apports de l’Occident au monde entier: la rationalité, hélas bien trop poussée et devenue exclusive, la flèche du temps (au lieu du temps cyclique de « l’éternel retour », ce qui a introduit l’idée de projet de changement et de non-soumission à l’ordre des choses (avec aussi l’idée bien trop exagérée de progrès, qui plus est automatique par évolutionnisme), la recherche du bonheur en ce bas monde au lieu d’espérer dans l’au-delà, gage de fatalisme et de soumission aux dirigeants via le pouvoir religieux, la demande d’égalité, la science, la médecine moderne, la satisfaction des besoins (même si c’est lié à l’exploitation des autres peuples), les droits individuels (dont celui de vivre sa vie même si elle est déviante de la norme établie), les droits politiques, la démocratie représentative (dégénérée souvent en démocrassie ou démocra-CIA), les droits de l’homme quelles que soient sa culture, sa religion, sa prétendue race, sa position sociale (droits bien trop individuels au lieu du vieux droit des « gens », des communautés), etc. Et surtout l’autonomie de la sphère du politique, ce qui a été hideusement transformé en suprématie et en souveraineté absolue et indivisible exercée par les représentants politiques sous couvert de l’Etat. Les zoïles devraient surtout noter que l’Occident a produit des valeurs, des normes, des idées « régulatrices » (dont l’égalité) au nom desquelles on peut le critiquer, au nom desquelles on peut constater qu’il ne tient pas ses promesses et réclamer l’extension et l’amélioration des droits réels pour chacun et pour tous, individus ou groupes. Ceux qui combattent l’Occident et veulent le subvertir, à l’instar de Daech, se servent des valeurs de l’Occident pour souvent les retourner contre lui. On devrait se souvenir de ce que l’Occident est capable d’admettre la critique et de reconnaître ses torts.
Je ne tiens pas à la nation, concept bien trop exclusif et vicié par les vicissitudes du lieu de naissance ou la loi du sang. Je n’érige pas mon pays en parangon de vertu car il a commis bien des crimes et car la justice n’y règne pas et même est amenuisée par les politiques libéralo-capitalistes. Je pense que peuple, nation, souveraineté sont des concepts théoriques qui ont permis de sombrer dans le piège de l’UN au lieu d’assumer le pluralisme sociétal. Pourtant, un bon équilibre entre la nécessaire coordination de la société (ce qui est la finalité du politique en tant qu’impulsion de buts, de valeurs et de normes communs en vue de l’intérêt général dans le respect de la diversité) et la reconnaissance de la pluralité des groupes sociaux a été trouvé par le fédéralisme tout à la fois politique, économique, sociologique et juridique de Proudhon. Cela a été repoussé par les dirigeants soi-disant libéraux qui préfèrent s’assurer de leur pouvoir absolu sur la société sous couvert de démocratie. En revanche, je tiens à mes droits, tant individuels que collectifs et je crains que la repentance ne finisse par tant affaiblir leur valeur qu’ils disparaissent au profit d’un nouveau totalitarisme; or, force est de constater que dans l’état actuel du concert mondial, le territoire national demeure le seul espace où l’on puisse défendre les droits acquis en Occident même si le libéralo-capitalisme mondialisé préfère les détruire afin de diviser pour faire régner le seul marché concurrentiel. On voit bien que l’UE n’est qu’une cohue de nations en concurrence « libre et non faussée ».
Alors, il est temps de se demander pourquoi tant de haine contre l’Occident et la France? Eh bien, cela vient du socialisme moderne dit de la 3e voie. il fallait trouver des substituts à la fois à la destruction des mythes communistes avec la fin de l’URSS en 1991 et à l’embourgeoisement du salariat dans la société de consommation. Il fallait aussi demeurer révolutionnaire et « changer la vie » tout en renonçant à la prise du pouvoir par la violence. Comme le peuple n’était plus révolutionnaire et qu’il fallait continuer le combat pour l’égalité il était nécessaire de le remplacer. Le socialisme demeurant internationaliste s’est à la fois rallié au marché mondialisé et à la recherche de l’égalité pour tous contre les discriminations. Par ce double mouvement, il a abandonné le combat principal contre le capitalisme et s’est trouvé un peuple de substitution: les exclus, marginaux, immigrés souvent ex-colonisés, déviants en tout genre, si j’ose dire, groupes stigmatisés. Il a remplacé la lutte pour l’émancipation contre la domination du capital et de ses alliés politiques par les questions sociétales. Ce qui passait par la reconnaissance des exclus et des communautés et par l’abandon, ce qui est heureux et pertinent, de la souveraineté nationale absolue au profit du pluralisme sociétal. La chose était apportée par une combat idéologique au cours duquel il fallait revaloriser toutes les populations exclues par la domination politique unitaire et par la vieille référence à un peuple homogène, unifié, UN. C’est pourquoi le socialisme, gauchiste et surtout libéralo-capitaliste, souvent impulsé par l’optique révolutionnaire et égalitaire, a voulu une extension illimitée des droits personnels à tout le monde.
C’est ainsi que le socialisme intégré au monde marchand a oublié les droits collectifs; il a négligé qu’accueillir des individus amenait à constituer en réalité des communautés que des entrepreneurs politiques pouvaient utiliser contre l’ancien peuple indigène. Car un individu n’arrive pas vierge de tout attachement; il vient avec sa culture qui le pousse à se regrouper avec ses semblables. Le socialisme moderne, immergé dans la concurrence internationale (ce qui rejoint son internationalisme), s’est mis a aboyer avec les libéraux à « la fin du politique », à la mort nécessaire de la nation vue comme nécessairement fermée, à « la gouvernance mondiale ». Il s’est mis, pour communier avec le libéralo-capitalisme, à étendre à tous les droits subjectifs et théoriques dans le domaine politique et dans celui des moeurs; mais il a oublié que les droits doivent être réels (des droits à et non des droits de) et surtout il s’est employé à amenuiser les droits collectifs et sociaux au nom des seuls droits personnels de l’homme. Ce qui a conduit les communautés immigrées à constater que la prétendue égalité qu’on leur promettait était vide de contenu à l’instar du contrat social rousseauiste. Et pas que pour eux; aussi pour les « souchiens » des classes populaires. Ce qui, pour se consoler, a induit un regain du religieux, notamment identitaire, un repli communautaire et aussi des contestations violentes de l’ordre existant. Multiculturalisme, diversité, pluralité, communautés sont une excellente chose à condition que le régime socio-politque soit fondé sur eux, ce qui exige un vrai fédéralisme démocratique, un rôle éminent de coordination sociétale par le politique et un réel partage du pouvoir entre toutes les forces sociales et entre les différents étages et facettes de la société. Bref, les politicards ont admis le communautarisme, non comme groupement social reconnu dans son existence sociologique, mais comme variable d’ajustement électoral de la démocrassie ripoublicaine. Car l’enjeu était ailleurs; il n’était pas politique mais économique en vue du règne impérial de l’économie marchande.
Ce qui a tué le multiculturalisme anglo-saxon et le modèle intégrationniste républicain francaoui, c’est qu’une communauté ne saurait se contenter de droits culturels et religieux (ce qui, du reste, revient à encourager le repli sur ces derniers en tant que marqueurs d’identité et revendication de reconnaissance par la société globale). Il faut aussi une réalité et une égalité de droits sociaux et économiques. Multiculturalisme et républicanisme ont le même défaut structurel. Ils font l’impasse sur la nécessité de coordonner dans tous les domaines les groupes sociaux, de la base au sommet, en passant par les différents niveaux de territoire et par l’interdépendance des problèmes. C’est l’objet même d’une démocratie fédéraliste intégrant politique, culturel e économique. Or les libéralo-capitalistes remettent ladite coordination des forces sociales plurielles aux « marchés efficients » qui conduisent spontanément à l’harmonie à condition que le politique ne s’en mêle pas. Et les socialistes interventionnistes croient encore que le pouvoir politique peut coordonner la société d’en-haut à partir du petit bureau des membres de l’exécutif. C’est en quoi le maqueronisme est déjà obsolète et réactionnaire. On ne réforme pas uns société par décrets pondus par des technocrates.

Législatives du 18 juin; suite

Classé dans : politique — 20 juin, 2017 @ 10:38

Hier 19/6 je n’avais pas le taux de votes nuls ou blancs. C’est 9,87 % des inscrits. A ajouter au 57,4 % d’abstentions, nous arrivons à plus de 67% de non-exprimés! Cela aggrave l’illégitimité des élus maqueronistes et aussi de tous les autres. Songez que 440 députains sur 577 ont été élus avec moins de 25 % des inscrits. Peut-on encore appeler cela un vote démocratique? Evidemment, les journaleux et les politicards ont camouflé ce taux extraordinaire de 9,87 % de votes blancs ou nuls. Ils se sont concentrés sur l’abstention sans, du reste, se questionner sur ce que cela voulait dire pour la prétendue démocrassie où nous sommes englués depuis longtemps.
Tout cela confirme une fracture électorale qui s’ajoute à toutes les autres. Car il devient manifeste que d’un côté nous avons des électeurs satisfaits du désordre démocratique existant, de moins en moins nombreux pour jouer à l’élection des prétendus représentants, de l’autre une masse énorme et grandissante de personnes qui ont bien vu que voter dans les conditions actuelles de la procédure électorale ne changeait rien à rien. En effet, la course vers la mise en place en France du modèle libéralo-capitaliste s’accélère à chaque élection, quelle que soit la majorité au pouvoir. La seule chose qui alterne, ce sont les trombines des élus. Cette fois, il y a 75 % de nouvelles têtes. Ce qui, naturellement, ne va rien changer, bien au contraire vu que la majorité légale nouvellement obtenue est encore plus d’obédience concurrentielle. On n’aura qu’une accélération du mouvement et une aggravation brutale de la situation. Du reste, le pouvoir a déjà mis en route une nouvelle loi anti terroriste qui installera l’état d’urgence permanent (se souvenir du « coup d’Etat permanent » de Tonton), lequel permettra de contrer surtout les oppositions à la destruction du modèle social francaoui. Les « zadistes » et autres grévistes ou défenseurs des immigrés peuvent déjà numéroter leurs abattis, par exemple à Notre Dame des Landes. Tout mouvement social sortant de la prétendue concertation ou négociation sociale sera durement incriminé et réprimé. C’est ce que j’avais appelé, years ago, « le libéralisme totalitaire » et que je nomme aujourd’hui en plus la dictature démocratique. Ce qu’avait très bien pressenti Tocqueville en voyant venir un conformisme généralisé, lequel s’est d’ailleurs mué en « politiquement correct » et en doxa politique et médiatique: tout opposant à la modernisation (lisez régression vers la capitalisme sauvage du 19e siècle) est d’office un ringard, un diplodocus, un réactionnaire arcbouté sur ses acquis et privilèges et même un raciste fermé à l’autre et à la diversité. Ce qui justifie que l’élite, faute de pouvoir dissoudre le peuple, se contente de le dénigrer et de l’exclure de la prétendue modernité.
Certes, Maqueron dispose de sa « chambre introuvable » mais nos problèmes non résolus existent toujours. Les Chirac et consorts « laissaient du temps au temps » pour qu’ils se résorbent suivant la forte parole de Queuille: il n’est pas de problème qu’une absence de solution ne finisse par résoudre. Maqueron n’est pas de ce tonneau; il va prendre le taureau par les cornes afin de transformer rapidement la pays dans le sens que souhaitent depuis des années les libéraux européens et mondiaux, de même que les ordo-libéraux tudesques. Par exemple, la Doryphorie ne concédera rien à la France tant qu’elle n’aura pas mené des « réformes structurelles » et jugulé son déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB. Pour ses débuts triomphateurs, Maqueron va faire flèche de tout bois. Las, au bout de 2 ans maximum il devra constater que le chômage (officiel, celui qui correspond au bon mot de Churchill: les seules statistiques fiables sont celles que j’ai truquées moi-même) aura sans doute reculé. Mais, en revanche on aura bien plus de temps partiel, de mini-jobs, de précarité, de pauvreté car, par exemple, un emploi à temps partiel, toujours compté comme un vrai emploi dans les stats., ne rapporte jamais qu’un salaire partiel. je n’ai même pas besoin de parier sur ce phénomène. En effet, c’est ce qu’ont produit les lois Hartz en Teutonie sous Schröder: 7 millions de mini-jobs à temps partiel dans les services (ce qui, cela dit au passage, est une subvention déguisée à l’industrie et concerne surtout les femmes) à 400 euros par mois et sans protection sociale. En fait, les gouvernements tudesques ont donné leur propre solution au partage du travail: d’un côté, des temps partiels en masse, de l’autre des temps pleins à 45 heures. Ce qui explique que la durée moyenne et réelle du travail est inférieure en Allemagne à celle de ces fainéants de Francaouis!
Les Occitans disaient lors de l’affaire du Larzac: farem tot petar. Là, c’est Maqueron qui fera tout péter avant la fin de son mandat, du reste usurpé puisque le peuple est fort loin de lui avoir donné un chèque en blanc pour aller à marches forcées vers l’implantation du libéralo-capitalisme en France. Alors, il ira à Baden Baden ou à Ouagadougou demander à l’armée devenue de métier (ce qui n’est pas un hasard). Et il se trouve que maintenant une bonne part de cette armée est constituée de fils d’immigrés qui ne portent pas les « souchiens  » dans leur coeur de même que les soldats de Clemenceau envoyés dans le Languedoc lors des révoltes du pinard n’aimaient guère les Occitans.

Bravo au peuple francoui pour son vote du 18 juin

Classé dans : politique — 19 juin, 2017 @ 10:12

Le peuple a bien voté; FN et PS ramassent la pelle du 18 juin, les LR sont largement rognés. Avec 57 % d’abstentions (70 % pour les ouvriers, 74 % pour les jeunes), le peuple a montré qu’il ne voulait pas d’une majorité écrasante pour Maqueron. Il a surtout rendu illégitimes cette majorité, plus encore si on rajoute les nuls et blancs, inconnus à ce jour au nom de la transparence politique et médiatique. Mais j’ai le chiffre du 95: 7 %. Illégitimité signifie que la mafia maqueronienne n’est pas habilitée à transformer le pacte social à grands coups de fausse majorité votant n’importe quoi sur demande du pouvoir. Les volitions libéralo-capitalistes et ordolibérales de Maqueron sont critiquables et, en vraie démocratie, ne devraient pas être mises en acte.
Le peuple a très bien compris que maqueronisme ne voulait pas dire transformation des moeurs politiques, ni abandon de la monarchie présidentielle que permet la Ve ripoublique, ni recul du pouvoir absolu de la majorité par ailleurs « introuvable » qu’elle autorise aussi via un mode de scrutin particulièrement inique puisque avec moins de 25 % des inscrits elle dispose de plus de 60 % des sièges! Même les électeurs maqueronistes ont trouvé qu’il ne fallait pas lui donner trop de pouvoir et nombre sont allés à la pêche hier pendant que les opposants se sont mobilisés pour rééquilibrer les comptes.
Le peuple a bien vu qu’En Marche n’était qu’un amalgame hyper composite de droite et de gôche, un tas bien plus qu’un rassemblement. Il a perçu que c’était un ramassis, une cohue de vieux chevaux de retour ralliés à Maqueron pour rester en place et de soi-disant novices issus de la prétendue société civile qui ne seront que des godillots du pouvoir exécutif. Le peuple sait qu’il faut que tout change (apparemment) pour que rien ne change vraiment, que la « modernisation » n’est que le champ du guépard et non le chant du départ. Il sait que le vrai sens maintenant de la Marseillaise est aux urnes couillons et non aux armes citoyens. Du reste, 60 % des EM viennent du secteur privé, 70 % des classes sociales supérieures (0,2 % d’ouvriers, 0,9 % d’employés, quelques agriculteurs). Le seul acquis tangible est l’arrivée de 70 femmes de plus (40 % contre 30). de plus la majorité des nouveaux est sujette à caution car étaient, mine de rien, proches de la politique, par exemple en tant qu’attachés parlementaires. Le peuple a bien perçu qu’un âne adorné du macaron Maqueron pouvait être élu, que toute « homme sans qualité » (y compris les dames) pouvait changer son Musil d’épaule en passant du fromage de Hollande à celui de Maqueron.
Les électeurs francouis ont pris bonne note de ce que ces élections affichaient enfin le glissement massif vers la droite de l’électorat et des élus prenant encore au sérieux les mirages de la politique, lesquels en fait camouflent des intérêts prosaïques: un siège muni de beaux avantages en tout genre et la soumission aux groupes de pression dont la représentation nationale sera encore plus le fondé de pouvoir.
Le peuple s’est donné les moyens de protester en donnant un groupe parlementaire à la France insoumise; certes les projets libéraux, ordo-tudesques, commerciaux, productivistes, patronaux, financiers de Maqueron pourront être imposés mais cela sera manifesté au lieu de passer en silence avec les anges de la mort libéralo-capitaliste que le président va diriger de main de maître. Les plus abrutis, ceux qui ont voté en masse pour EM sont les membres des classes moyennes supérieurs qui n’ont pas pigé que Maqueron les plumeraient: via les cadeaux au capital, aux très riches, via le maintien d’une bouée de sécurité minimaliste pour les pauvres qui ne peuvent plus rien payer, ils seront les seuls à être encore plus taxés.
Le peuple a montré qu’il ne resterait pas passif vis-à-vis du projet maqueronien de soumission de la France à l’ordre du marché concurrentiel sans limites et à la destruction de l’environnement sous prétexte de défense des emplois. N’oublions pas que Maqueron a donné un permis d’exploration minière en Bretagne à un trust étranger et d’une mine d’or en Guyane. On vient même de voir la Hulot(te) demander qu’on respecte les décisions de l’UE en ce qui concerne les perturbateurs endocriniens! Constatons que les écologistes ont été soit battus soit englobés dans EM, sauf le sénateur Placé qui n’a pas (encore) réussi à se placer.
Bref, le peuple s’est mobilisé pour que la saga Maqueron ne soit pas un long fleuve tranquille même si avec Brigitte il n’est pas ravi au lit. Il comprendra alors pourquoi le libéral Zizi Rider ne s’est engagé que tardivement et timidement dans les réformes en faveur du capital. Le Francoui n’est pas luthérien…

Multiculturalisme et modèle républicain d’intégration

Classé dans : politique — 15 juin, 2017 @ 9:18

La bande anglo-saxonne, qui donne le la à cause de la suprématie US depuis 1945, attaquait le modèle francaoui de laïcité et d’intégration des immigrés au nom de la liberté religieuse et du droit à la « differrance » (Derrrida). Elle prônait le multiculturalisme, à savoir le droit des communautés à la différence, ce qui signifiait le droit de constituer des communautés séparées et juxtaposées dans l’espace public. En Gibbye, c’est allé jusqu’à la reconnaissance de tribunaux islamiques pour s’occuper des affaires familiales, par exemple du divorce toujours prononcé en défaveur des femmes. Comme aux USA pour des tribunaux rabbiniques. On se doit de remarquer que cette juxtaposition de communautés séparées est excellente pour le libéralo-capitalisme qui, se nourrit justement de tous les différentiels qui permettent la course au moins-disant en tout domaine par mise en concurrence des différents modèles sociaux.
En Gibbye, en fait il ne s’agissait que de la reproduction du modèle colonial anglais: confier la gestion des petites affaires ne faisant pas obstacle au capital, à des compradores locaux assurant ainsi la paix sociale avec des institutions locales tirées de l’immémoriale soumission des peuples à leurs élites. Les attentats de Manchester et de Londres viennent de prouver que cette approche ne fonctionne plus. Pour la raison très simple que les islamistes purs et durs ne font pas de différence entre communautés: leur but est de détruire toute société qui n’est pas régie par la charia. Car les élites politiques, soucieuses de manipuler la partie communautaire du corps électoral (y compris en France), ont négligé un petit détail: l’Islam n’est pas seulement une religion, c’est aussi une doctrine morale, culturelle et politique, un « phénomène social total ». L’Islam ne distingue pas entre le politique et le religieux; la loi civile doit être celle donnée par le prophète qui l’a reçue directement de Dieu et le rôle du politique est d’assurer sa mise en place comme norme fondamentale de la société. Par construction, une société qui n’est pas régie par la charia (issue du Coran et de la Sunna, à savoir les « hadiths » ou paroles du prophète; comme si les blagues de Zizi Rider était une vérité révélée) est à combattre en tant que mécréante et impie. On doit en outre souligner que le dogme est intangible et intemporel car il s’agit directement de la parole de Dieu. C’est pourquoi, même s’il désapprouve les terroristes (ou les trafiquants), le musulman lambda n’ira pas contre ses coreligionnaires qui tous font partie de l’Oumma. C’est la source de la dissimulation et de l’omerta. Signalons que tout bon musulman doit aider à faire connaître sa religion; donc le terrorisme ne saurait être totalement condamné par les croyants de la vraie foi.
Les politicards, francaouis ou rosbifs, poussés par le patronat, qui voulait un salariat bon marché, et par les droitsdel’hommistes assoiffés de respect des droits individuels (à l’immigration, à la vie familiale, aux allocs, au travail…), n’ont considéré dans l’arrivée, devenue ensuite massive, d’immigrés que des individus atomisés, ce qui est la base même du libéralisme qui répudie tout appartenance ou attachement à une culture et à une communauté. Las, chaque immigré n’arrive pas vierge de toute culture, de tout système de valeurs. Il arrive avec ses « patterns », il achète la bouffe du pays d’origine (aïe pour la balance commerciale du pays d’accueil), il tend à rechercher l’aide de ses compatriotes déjà implantés (voir les vieilles analyses de 1920 menées par l’école sociologique de Chicago), il veut retrouver son milieu d’origine, ce qui le pousse à aller là où est établie une communauté d’appartenance. Bref, on n’importe pas des individus vierges et isolés mais des porteurs de la culture d’origine; et si la masse et la densité d’immigrés de même culture est suffisante on a en fait accueilli une micro société souvent opposée aux moeurs du pays de réception. Et dès que la densité est suffisante, déjà au niveau local, surgissent des entrepreneurs de religion dont le but est de faire reconnaître la communauté, ce qui, au passage, en fait ses représentants souvent autoproclamés, ce dont naturellement ils vont tirer avantage en vivant aux crochets de ladite communauté et en pompant des subventions chez les édiles des municipalités. En retour, ils promettent d’y assurer l’ordre. Le problème, c’est que c’est aussi le leur qui, généralement chez les salafistes et autres frères musulmans, est opposé au modèle social occidental. Ou chinois ou orthodoxe, mais alors là il n’ y a pas nos libertés individuelles que, justement, les islamistes veulent se voir appliquer en criant à l’islamophobie dans le cas contraire, et cela afin de prendre le pouvoir, ne serait-ce que localement, pour les supprimer. En effet dans la charia les individus n’existent que comme simple exemplaire de la communauté à laquelle il doit se soumettre.
Ce qui fait que modèle multiculturaliste ou intégrationniste, cela ne change pas grand chose car la dynamique de création de communautés séparées n’est pas politique; elle est psychologique, culturelle et sociologique; elle est aussi géographique en tant que création de masses identitaires concentrées et à forte densité locale. Elle est aussi économique car les lois du marché libéralo-capitalistes (coût du foncier, niveau des loyers, coûts des transports) font que les pauvres ne peuvent que se concentrer dans des espaces low cost et où pouvoir retrouver une solidarité communautaire. A quoi s’ajouter que les bobos, généralement de gôche, sont fort désireux d’avoir des domestiques et des emplois de service à la personne à proximité. C’est ce qui explique la concentration d’immigrés de souche, si j’ose dire, dans des banlieues proches. Pas partout; aux USA vaste pays, les riches se sont installés dans des banlieues séparées et même gardées et les pauvres se sont concentrés dans des centres-ville à l’abandon.
Le multiculturalisme anglo-saxon considère que ce n’est pas au secteur public de s’occuper des questions sociales et économiques; il laisse jouer les lois du marché même si cela ne fait que renforcer la communautarisation concentrée. L’intégration républicaine, si elle pense le contraire, a aboutit au même résultat car qui dit intégration dit intégration réelle et globale. Or le libéralo-capitalisme, prôné notamment par le socialos a détruit les fondements socio-économiques de l’intégration pour tout le monde; mais les immigrés sont ceux qui ont le plus grand intérêt à se regrouper car ils ne sont pas des individus mais des membres d’une communauté et car l’individualisme des « souchiens » indigènes les pousse à s’isoler.
Dans ce processus, la fameuse laïcité francouie n’est d’aucune utilité car elle concerne les religions alors que l’Islam est aussi une doctrine sociopolitique. Ce qui peut et doit s’appliquer, c’est la position classique du libéralisme: la politique, le droit, l’Etat doivent être neutres par rapport à toute conception du monde. Cette position, qui implique en retour que les tenants de telle ou telle idéologie ont à respecter cette neutralité dans l’espace public sans laquelle l’intérêt général ne saurait être poursuivi. Mais comme, justement, les politicards libéralo-capitalistes, de droite ou de gôche, ont abandonné la recherche du bien commun et la régulation sociétale par la politique, alors la porte a été ouverte au communautarisme de fait (en France) ou de doctrine (pays anglo-saxons) et « aux accommodements raisonnables » qui relèvent de la démarche très classique des petits pas progressifs vers le but final: avoir des territoires, fussent-ils limités, où s’applique la charia. Le but des islamistes est en effet de se rendre de plus en plus visibles et reconnus via des petites victoires en forme de rondelles de salami et une fois la reconnaissance de leurs prescriptions atteinte ils ont enfin obtenu leur société anti-occidentale.

En marche vers la dictature démocratique libéralo-capitaliste

Classé dans : politique — 14 juin, 2017 @ 9:22

Ce 1er tour des législatives a tenu toutes ses promesses: Maqueron va avoir une majorité absolutiste à l’Assemblée nationale et pourra faire passer haut la main toutes ses réformes de destruction du pacte social francaoui issu du CNR en 1945 afin de rejoindre le club ordolibéral de l’UE. Cela fera naître des résistances un peu partout et dans tous les domaines car le peuple ne renoncera pas aussi facilement à sa culture. certes, ces élections ont définitivement prouvé que la démocrassie représentative et ripoublicaine n’était qu’une farce. Jamais la distance entre « le pays légal et le pays réel » n’a été aussi grande. Mais comme l’a dit Proudhon: avant de se gouverner, le pays travaille et il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on appelle assemblée nationale pour savoir combien le pays n’est jamais représenté par ceux qui connaissent ses problèmes.
La nouvelle chambre des députains ne sera en rien représentative du peuple, ni dans son entier, ni dans sa diversité. Radio Maqueron ment, radio Maqueron est allemand et ordo-libéral. Car, comme le disait Montesquieu: le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument; il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. Or avec cette majorité on en sera fort loin car il est dans la nature du pouvoir d’aller jusqu’au bout de sa force afin de se maintenir contre vents et marées. Le pluralisme est déjà mort, Maqueron clouera son cercueil (pas d’incinération car il monopolise les urnes). Du reste, on aura une assemblée de puceaux de la politique et des affaires publiques contre un exécutif d’énarques énamourés par die grosse Angela. Proudhon disait qu’il fallait au pouvoir politique le contrefort du pouvoir économique; c’est raté car les deux ont fusionné depuis longtemps, les politiciens étant devenus les « fondés de pouvoir » (Marx) du kapital. Avec Maqueron la chose deviendra lumineuse, ce qui permettra un jour aux forces sociales réelles de se passer de la politique et du pouvoir centraux. C’est plus facile de combattre quand l’ennemi est identifié et règne sans partage. C’est déjà en cours avec la floraison déjà ancienne d’initiatives locales et dans la société civile.
Le régime de la Ve ripoublique a dès son origine tronqué la représentation du pays; là, on atteint le summum. Maqueron obtient 24 % au 1er tour des pestilentielles avec 20 % d’abstentions, 66 % au 2e avec 29 % d’abstentions et 11,5 % de blancs et nuls. On n’a pas voté vraiment pour lui mais contre la bande des 4 et sa légitimité est déjà fort limitée. Le pire est au 1er tour des législatives: son parti ramasse tout, hétérogène, de recyclage de vieux renards, soi-disant de rassemblement fait 32 % avec 51, 5 % d’abstentions (donc 16 % du corps électoral, cela dit sans compter les 8 % de non-inscrits, soit 3 millions de personnes). Avec ce score, En Marche vers le modèle doryphorien, va attraper disons 420 sièges sur 577 soit près de 72 % des sièges! Et cette assemblée, composée de 70% de membres des classes moyennes supérieures et remplie de gens venant du privé n’est absolument pas représentative de la sociologie du pays: elle compte 0,2 % d’ouvriers alors qu’ils sont 25 % de la population. Ce n’est pas une nouveauté, mais là on est sûr que l’individualisme de tous et chacun tuera le sens de l’intérêt général. C’est la fin de la démocrassouille représentative francaouie. Le PS, seule réussite de Zizi Rider, est enfin enterré comme beaucoup de ses ténors (il ne reste que 65 socialos pour le 2e tour); il se croyait encore vivant à l’instar du coyote de Tex Avery qui ne tombe que lorsqu’il se rend compte qu’il est au dessus du précipice. La FI a échoué car si ses analyses du libéralo-capitalisme teutonisé sont plutôt bonnes, ses propositions sont à la fois insuffisantes et peu crédibles. Les verts de gouvernement se sont engloutis dans le maqueronisme. Les LR ne savaient pas à quel saint se vouer et se sont démonétisés depuis longtemps, notamment sous Tsarko et avec la candidature de Fripouillon. Le FN est laminé mais je suis persuadé que la politique maqueroniste nous le renverra en force en 2022.
En effet, celle-ci consiste à tout donner aux très riches, aux multinationales, aux grosses boîtes, aux actionnaires, à maintenir les narines des pauvres (qui seront touchés encore plus par les emplois précaires mal payés) juste au bord de la fosse à purin et à matraquer la France moyenne des PME, PMI, TPE, artisans, fonctionnaires, cadres, moyens agriculteurs, professions libérales… car elle est la seule classe qui peut encore payer encore et encore des impôts Cela ne pourra durer; d’une part, elle finira par se rebeller contre le fait de payer sans contreparties, d’autre part elle se réduira compte tenu des évolutions technologiques, ce qui augmentera d’autant le reste à payer par ses membres survivants. Et malgré tous les cadeaux du maquereautage au patronat représenté par le MEDEF, il n’y aura que fort peu de créations de vrais emplois. On fera du Schröder, à savoir des minijobs à temps partiel dans les services. Je souligne aussi que le PS, ce qui sera aggravé par EM, a déjà largement torpillé le principe d’universalité qui assurait à la classe moyenne une participation aux dépenses sociales.
Devant ce qui nous attend, il est inutile et dangereux d’attaquer de front le maqueronisme. Il peut légiférer sans contraintes et user des lois répressives, de sa police et de l’armée. En cas de révolte, allé à Baden Baden comme Charlot, Maqueron nous donnera un grand coup de Massu. Faire la grève ne donnera rien tant les gens ont peur de perdre leur emploi et tant les syndicats sont faibles et installés dans le système. Je ne vois qu’une stratégie efficace: faire la grève générale pendant un an de la consommation car c’est sur elle que repose le libéralo-capitalisme. En outre, on peut faire la grève des banques en mettant notre argent disponible dans une lessiveuse; car l’argent est lui à la source du capitalisme financier. Pour compenser, on s’entraidera entre voisins, on ira acheter la bouffe dans des AMAP et des vraies coopératives, on montera des magasins coopératifs, on créera un réseau d’artisans réparateurs des objets en panne au lieu de les remplacer à neuf, on fera du covoiturage, on ira à la campagne en communautés pour exploiter une ferme en biens communs, on recréera des authentiques mutuelles d’assurance et de santé… C’est dans l’action directe, à la base, indépendante des structures étatiques et capitalistes que l’on pourra retrouver solidarité et réponse aux besoins sans, en outre, zigouiller la nature. Cette stratégie coupera les ressources prédatrices du capital et asséchera les finances publiques; elle amènera un chômage officiel fantastique que le pouvoir ne pourra pas endiguer. Alors, il sera montré que le peuple n’a pas besoin d’être géré par l’Etat, ni par le capital.

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