les armes de la critique

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Encore une polémique à la con!

Classé dans : politique — 20 avril, 2017 @ 10:43

La Marine a encore déconné en affirmant que la France n’était pas responsable de la rafle du vel d’hiv en 1942. Elle aurait mieux fait de la fermer car le sujet doit être traité par de vrais historiens neutres et distanciés et non par des politicards qui se servent de l’histoire pour ranimer le nationalisme, vivifier « l’identité nationale » et postuler une union de tous les Francouis contre l’étranger. On a même entendu Fripouillon en appeler aux mânes de Vercingétorix en tant que vainqueur à Gergovie (puis vaincu Alésia et mort de faim et de mauvais traitements dans les prisons de César, ce que notre malhomme ne dit pas); Tsarko en avait appelé au résistant Mocquet, qui ne l’était pas en tant que communiste rallié à l’URSS au nom du pacte germano-soviétique avant 1941, à Jaurès. C’est du détournement de l’histoire comme le fut son utilisation au 19è siècle par l’école de Jules Ferry au nom du « roman national » et de la revanche sur les Teutons après la raclée de 1870 sous Napoléon le petit. Le PS se souvient de Jaurès, de Blum, de 1936, de Tonton mais pas de Guy Mollet. les Cocos ont oublié leur soutien au « petit père des peuples ». Les trotskards cachent que Trotski fut un massacreur d’anarchistes et que, s’il n’avait pas été viré par Staline, il aurait sûrement fait aussi bien que lui dans le totalitarisme soviétique. And so on.
Marine a aussitôt fait le buzz. On lui a répondu que c’était l’Etat français de Vichy qui était le responsable et non la France, ce qui confirme en fait ce qu’elle a dit et qui est la position gaulliste et de Tonton. Mais Chiracos avait lui incriminé la France. Quelle France? Celle des 90 % de pétainistes en 1940 ou celle des 90 % de gaullistes en 1944?
Et Marine a raison pour une raison à laquelle elle ne songe pas, ni ses détracteurs. la bonne raison est que ni la France, ni la nation, ni l’Etat n’existent. ce sont des entités, des mythes, des légendes, des idéologies, des représentations idéelles. La France comme une, indivisible, unifiée est une reconstitution politicienne qui nie son pluralisme de peuples différents asservis au cours de l’histoire. La Nation est elle même une « composition » disparate de groupements et de cultures. Ce ne sont que des personnes imaginaires, morales et collectives qui trahissent la diversité des populations. L’Etat n’est qu’une fiction juridique destinée à dépersonnaliser l’exercice du pouvoir souverain. Ce qui existe réellement ce sont les gouvernants, les politicards et « les appareils d’Etat », l’administration; ce sont eux qui décident et agissent. Et souvent sans légitimité comme Vichy qui n’a pas été élu mais créé par le parlement, socialistes largement compris, qui a voté les pleins pouvoirs (sauf 80 députés) à Pétain en 1940.
La polémique est idiote aussi parce que les habitants actuels du territoire français ne sauraient être tenus pour responsables des crimes de leurs ancêtres, chose pourtant affirmée par tous les chantres de la repentance et reprises par tous ceux qui veulent en tirer parti en tant qu’entrepreneurs idéologiques se servant d’un instrument de pouvoir pour dresser des troupes contre le pays. ce qui permet à tous ceux que la ripoublique laisse de côté de jouer aux victimes et de l’exécrer. Sinon, pourquoi ne pas demander à l’Italie de payer les crimes des Romains?
Enfin, c’est bête parce que seuls les individus peuvent être responsables (un des rares bienfaits du libéralisme et du droit bourgeois) et non les « collectifs » (qui plus est imaginaires) ou les structures. C’est là qu’on voit une des saloperies de Tsarko qui a installé la responsabilité pénale des entreprises (fausses personnes morales car ce sont en fait des systèmes conflictuels d’acteurs) afin d’éviter d’incriminer leurs dirigeants seuls responsables des décisions (voir affaire AZF à Toulouse).

De la gauche et de la droite

Classé dans : politique — 9 avril, 2017 @ 10:45

Pour ces prochaines élections, afin de ne pas se faire couillonner, il faut identifier la marchandise offerte par les candidats et ne pas se faire leurrer sur les étiquettes et les slogans de campagne. C’est là qu’il convient de restaurer l’opposition gauche/droite. Commençons par examiner ce qu’être de droite signifie ou peut impliquer.
1) Qu’est-ce que la droite? C’est une conception philosophique qui consiste essentiellement à s’en remettre à l’ordre des choses, à l’état existant du modèle social en place. C’est refuser que les hommes puissent modifier cet ordre car ce serait « constructiviste », à savoir, ce serait avoir la prétention de reconstruire la société suivant un modèle théorique sorti du cerveau génial de réformateurs sociaux. C’est faire de la politique une simple variable d’ajustement à l’ordre des choses mais en le faisant, grâce au calcul gestionnaire, rationnel et technique, fonctionner le mieux possible.
On a évidemment plusieurs versions de la pensée de droite. On a la réactionnaire qui entend en revenir à un ordre traditionnel où les valeurs, us, coutumes d’antan sont retrouvées contre les perversions actuelles. L’ordre peut être divin, transcendant, providentiel; c’est là qu’on retrouve les partisans des fondamentalismes religieux de toute obédience et, en partie, M. Fripouillon avec ses soutiens cathos-traditionalistes. Cela, ce sont les convictions profondes du catho pratiquant qu’est Fripouillon. Mais, attention, pour faire de la politique on ne peut plus se contenter d’aller sous un seul drapeau; il faut « rassembler » suffisamment de suffrages pour être élu, ce qui amène les impétrants à camoufler leurs convictions sous le voile d’idéologies plus porteuses et plus épandues. La réaction, ce furent en France après 1789, les Maistre, Bonald, Maurras, Barrès, Pétain et compagnie. L’ordre peut être « naturel », ce qui renvoie à une conception fixiste de la nature humaine et des relations en société. Cette nature humaine, à ne pas contrarier par des lois qui la mettrait en danger, est relative à la « nature pécheresse des hommes », à leurs « passions tristes » (envie, amour-propre, individualisme, égoïsme intéressé, rivalité, domination des forts sur les faibles), lesquelles imposent un gouvernement fort, répressif et autoritaire afin que les gens et les communautés n’entrent en guerre les unes contre les autres. C’est du reste, chez les vieux « libéraux, la raison de restreindre le pouvoir politique aux seules fonctions régaliennes (défense, justice, police, relations extérieures) et à la défense des libertés individuelles, dont, avant tout, celle d’entreprendre. Pour les relations sociales, l’ordre naturel consiste à respecter « la sélection naturelle » des forts au détriment des faibles, à justifier le « struggle for life » qui anime cette sélection. On aura reconnu le darwinisme social du rosbif Spencer et une source du racisme, de l’eugénisme et du colonialisme. Et, enfin, l’ordre naturel peut être avant tout de nature économique; il convient alors de s’abandonner aux forces du marché, lequel est « efficient » à condition qu’on laisse opérer sa mécanique automatique, ce qui conciliera les intérêts de tout un chacun via la « main invisible » du marché (Smith) et transformera les vices privés en vertus publiques (Mandeville). On aura reconnu là les thuriféraires de l’ordre spontané du marché, de la « physiocratie » de la « catallaxie » efficace des échanges chère à Hayek, le pape du libéralisme. On retrouve ici Fripouillon qui est de conviction libéralo-capitaliste même s’il fait semblant de se raccorder au gaullisme social. On peut y ranger aussi tous les pseudo-socialistes de « l’offre », de la « 3è voie », de la social-démocratie à la Schröder, qui entendent conformer la société aux exigences de la concurrence mondiale, notamment M. Maqueron et tous les socialistes de gouvernement depuis Tonton. Il va de soi que les partisans de l’ordre (du « désordre établi » comme disait Marc Sangnier) n’ont pas à élaborer de projet de changement sociétal puisque qu’ils vivent (et tout le monde aussi d’après eux) dans le « meilleur des mondes possibles »; vive les Trissotin et les Pangloss de la politique. Vive les Queuille et autres Hollande ou Chirac pour lesquels  » il n’y a pas de problème qu’une absence de solution ne finira par résoudre ». Vive les Faure pour lesquels, ce ne sont pas les politiciens qui retournent leur veste mais le vent qui fait tourner les girouettes.
On a la conservatrice qui entend intégrer à la protection de l’ordre établi les apports des nouveautés; c’est là que des traditionalistes, en matière de moeurs, demandèrent à la religion de pacifier les relations sociales en promettant l’enfer aux déviants et dans le domaine économique se rallièrent au mythe du progrès cumulatif de la science, de la technique et du libre-échange. M. Maqueron n’adhère, parce qu’il est clément, qu’au mythe économique; pour les moeurs il est dans le vent, par exemple pour le mariage gay ou morganatique ou entre un jeune et un vieux. Nombre de socialos qui sont aujourd’hui des activistes de la mondialisation (Maqueron, Vallse, Zizi Rider…) sont devenus des conservateurs sur le plan économique. D’autres sont des réformateurs à la marge: ils conservent le système libéralo-capitaliste et sa logique mortifère tout en y ajoutant une pincée de réformes sociales (Hamon et la plupart des prétendus frondeurs). On a la conception dynamique: il faut aller de l’avant dans la « mondialisation heureuse » qui résoudra tous les problèmes; si la France échoue, c’est parce qu’elle n’est pas assez libérale en économie et trop sur les libertés individuelles comme le droit au travail ou le droit de grève. Non seulement il faut conserver l’ordre économique mais il faut l’accélérer.
2) La gauche ? C’est avant tout l’idée que les hommes en s’associant et en respectant la démocratie peuvent changer la société, l’améliorer, la rendre plus juste (plus égalitaire), tout en respectant leur liberté. Il n’y a pas de gauche sans projet, sans appel à la dimension politique, sans régulation sociale, sans progression de la situation de tous, à commencer par les plus défavorisés mais sans oublier les droits individuels et collectifs. La Gauche, c’est l’aspiration à la justice et l’usage du droit pour la faire progresser. La gauche, c’est la recherche du bien commun, de l’intérêt général, du bien-vivre, du bien public et individuel. La gauche, c’est le refus des approches purement gestionnaires et comptables, c’est le maintien de finalités morales, c’est la volonté de toujours faire mieux pour le peuple. La gauche, c’est la justice et la liberté, ce qui suppose la démocratie comme mode de résolution des conflits et comme processus de définition des buts de la société pour les individus et les groupements. La gauche, c’est le respect du pluralisme sociétal sans emprise d’un pouvoir quel qu’il soit (religieux, économique, politique) sur l’effervescence sociale. La gauche, c’est l’analyse sociale, la pensée, le projet.
On a une gauche républicaine mais non socialiste comme celle des radicaux autrefois avant qu’ils ne se reconvertissent dans le cassoulet ou l’andouillette ou comme les républicains d’antan (Lamartine, Hugo, Thiers…). Las, ils sont souvent devenus ripoublicains ou partisans du libéralisme économique et pourfendeurs du peuple (Clemenceau, Thiers). On a une gauche socialiste jacobine, centralisatrice, étatique, unitaire, absolutiste qui prétend mieux savoir les besoins du peuple que celui-ci et transformer la société d’en-haut et par la voie politique. Ce fut la gauche tontonmaniaque qui a étatisé et truffé les entreprises publiques d’énarques et autres membres des grands corps l’Etat. Ce qui a engendré une intense corruption du genre du Crédit Lyonnais et de Pink Floch-Prigent. La gauche étatique se subdivise en courant réformiste, léniniste-révolutionnaire et social-démocrate (démocratie sociale entre patrons et syndicats, union du parti et du syndicalisme). Les sociaux-démocrates sont devenus des sociaux-traitres au service du libéralo-capitalisme comme en Allemagne avec Schröder. Les socialos francaouis les ont imités pour ne pas se faire taper sur les doigts par les Cocos. Ni révéler leur trahison en 1983 du peuple. Le léninisme n’est pas de gauche car il abandonne la démocratie au profit d’une bureaucratie d’Etat. La social-démocratie, c’est le pacte avec le diable libéralo-capitaliste.
On a une gauche socialiste libertaire. Elle combine liberté et justice, elle compose démocratie réelle mise au premier plan et bien public, elle lutte contre l’absolutisme, la centralisation, le pouvoir d’Etat, le gouvernement d’en-haut, l’injustice. Elle est universaliste tant dans un pays qu’au niveau mondial. Elle est pour le fédéralisme intégral (économique, politique, juridique, social). Elle est le plus souvent réformiste à condition que les réformes fassent progresser peu à peu dans la même direction, à savoir une société juste, libre et démocratique. C’est là qu’elle ne peut pas soutenir un Mélanchthon qui visiblement est un étatiste ou un Maqueron qui est un hyper libéral ou un Hamon qui remplace le lien social genéral par une juxtaposition de communautés comme on le voit dans sa bonne ville de Trappes si tendre pour le salafisme.
Ce qui est mort aujourd’hui, ce n’est pas la gauche, ni le socialisme. C’est le PS qui depuis 1981 n’a pas produit la moindre idée, n’a pas de pensée, n’a pas de projet autre que celui de détenir les manettes du pouvoir pour que ses élus se nourrissent sur la bête, qui a abandonné le peuple et la justice, qui est devenu technocratique et seulement gestionnaire et qui a vendu le pays au libéralo-capitalisme généralisé et à l’ordolibéralisme tudesque. Ce qui est mort, c’est la gauche étatique et politicienne, c’est l’idée du changement social par la technocratie. Tant mieux, mais cela veut dire qu’il ne faut plus voter car c’est confirmer soit le changement, soit la réaction néolibérale via des institutions pourries et antidémocratiques. Farem tot petar.

Critique de l’UE par M. Quatremer, journaliste à Libération

Classé dans : Non classé — 4 avril, 2017 @ 10:28

Quatremer est le le journaliste attitré de Libé auprès de die Grosse Kommission de Bruxelles. On sait que Libé est un journal bobïsant fanatique de l’UE et pro libéralo-capitalisme. J’ai acheté son dernier opus (Dei) « Les salauds de l’Europe » tout en sachant que le sieur Quatremer est une huile de promotion de l’UE. Le pitch du bouquin est de répondre à tous les détracteurs de l’UE, point par point afin de restaurer cette entreprise d’hyper libéralisme économique et de destruction de la démocratie. Je en vais pas naviguer sur les 5 océans de Quatremer; ce serait fastidieux car il s’agit d’une sorte d’hagiographie dont toute l’astuce est de faire quelques concessions aux zoïles de l’UE tout en la défendant mordicus.
Cependant, M. Quatremer a raison sur un point essentiel: ce n’est pas la Kommission qu’il faut incriminer; elle n’est que le résultat de décisions politiques ayant installé une usine à gaz ingouvernable et non gouverné car les « Etats » refusent toute avancée vers le fédéralisme et campent sur une vision intergouvernementale de défense de leur nation. Yes, le Conseil européen (CE) des chefs de gouvernement, qui est le seul véritable décideur, est constitué de 28 gus qui ne cherchent qu’à défendre leurs intérêts -à ne pas confondre avec ceux du pays- au nom de l’adage: je préfère être petit chez moi que grand chez les autres. Effectivement, des mecs comme Zizi Rider n’ont aucun intérêt à une Europe vraiment unie dans un vrai fédéralisme politique, car, s’ils peuvent se faire élire, généralement grâce à des mensonges, dans leur pays, ils n’ont aucune chance de l’être dans une entité politique européenne démocratique. Mais je note chez Quatremer la traditionnelle confusion entre Etat et gouvernement; l’Etat n’existe pas; ce qui existe, c’est un corps politique et son administration ou ses « appareils d’Etat ». Pour le comprendre, il faudrait faire un peu de philosophie politique, ce qui n’est pas à la portée d’un journaliste lambda qui, de toute façon s’en fiche. Portée à 28 membres, le CE est devenue une cohue de divergences, chacun essayant de tirer son épingle du jeu et faisant porter par Bruxelles la responsabilité des décisions auxquelles il a participé afin de se dédouaner vis-à-vis de son opinion publique. Et le vote à l’unanimité, requis dans les domaines de compétences de l’UE, y est devenu impossible, chaque chef de gouvernement défendant son pré carré.
Quatremer nous présente les normes européennes comme des mesures purement techniques. C’est un ânerie car elles sont une arme de destruction massive des petites entreprises ou de la petite agriculture (ce que fait le productivisme de la PAC depuis son origine). En effet, les normes sont établies en vue de standardiser les produits afin d’étendre les marchés, ce qui profite immédiatement aux grosses boîtes, lesquelles peuvent alors faire des économies d’échelle et chercher des rendements croissants. la standardisation en univers de concurrence pousse automatiquement à la concentration de l’économie et favorise énormément les plus productifs (d’où la victoire de l’industrie teutonne en Europe). les normes sont donc un enjeu politique, celui d’une économie hyper concurrentielle et productiviste, de l’extension du libre-échange afin d’élargir les marchés. L’UE s’est donc servi des normes technocratiques élaborées par la Kommission pour accélérer le passage à une concurrence sans limites « libre » mais en fait faussée par les normes en faveur des gros bataillons et des produits uniformes et aseptisés. Les normes agricoles, c’est donner la victoire au faux camembert plâtreux de Lactalis contre le vrai camembert de Normandie, c’est encourager le lait insipide et les fromages pasteurisés, les fruits et les légumes sans goût mais calibrés, les semences standards, les pesticides labellisés, fussent-ils dangereux! Les normes sont le véritable enjeu des traités internationaux (CETA, TAFTA) car les droits de douane sont devenus très faibles; en revanche, savoir si les européens vont bouffer des produits OGM, du boeuf aux hormones et aux antibiotiques, des poulets lavés au chlore, vont importer du gaz ou du pétrole de schiste ou des pesticides ou des médocs dangereux, etc. est un problème crucial. et peu résolu car Bruxelles est la proie des lobbys et des conflits d’intérêts
Là où Quatremer est soit un menteur, soit un ignorant se voit dans sa défense de l’UE en ce qui concerne la densité de lois votées dans les pays. Les anti UE disent que c’est dans les 60 à 80 %; M. Q ramène la chose à 20/30 %. C’est ne pas faire de différence entre l’essentiel et l’accessoire, le centre et la périphérie, la domination et l’ajustement à celle-ci. C’est refuser de voir qu’il y a des normes surdéterminantes, à savoir celles du commerce et de l’économie. C’est oublier que l’UE forme système avec les pays, qu’il y a une situation d’interdépendance entre les niveaux de responsabilité et des degrés différentiels d’influence. Il faudrait raisonner correctement; je vais l’illustrer avec des images.
1) La construction à petits pas de l’UE par les gouvernants, et cela en cachant la destination finale voulue, a établi une cage de fer à claire-voie. C’est la méthode de lOUIS XI, celle du cardinal de La Ballue, enfermé dans une « fillette ». le roi venait le voir et lui demander ce qu’il voulait; réponse: une cage plus grande où pouvoir m’allonger et me tenir debout. Eh bien, c’est pareil; l’UE est une cage où sont enfermés des tigres, des lapins, des rats et des microbes; ils n’ont à béqueter qu’un budget de 145 milliards (1 % du PIB de tous les pays, ce qui a forcé les petits pays et les ex-soviétisés à chercher des niches où faire le beurre malgré tout: les paradis fiscaux comme le Luxembourg, l’Irlande, les Pays-bas; le low cost pour les autres) et ils sont mis en concurrence sauvage pour y accéder ou sauver leur peau. L’UE s’est réservé les domaines essentiels de compétences: le commerce extérieur, l’organisation du marché interne de « concurrence libre et non faussée », l’édiction des normes, la fixation du budget commun, l’élargissement de l’Union et même la pêche en plus de la PAC. La cage est celle du libre-échange mondial axé autour des 4 libertés: de circulation des marchandises, des services, des capitaux, des hommes et femmes. Cela est fait via des « directives » que chaque pays doit transposer dans son droit (c’est l’origine des 20/30 % allégués par Q). Ces libertés (essentiellement en faveur du capital) ont installé la mise en concurrence des 28 pays, ce qui pousse à une course incessante pour le moins-disant en toutes matières impliquant des coûts différentiels. Cette concurrence a été aggravée au sein de la zone Euro par la monnaie unique qui interdit de dévaluer et force les pays à jouer sur les paramètres de « la désinflation compétitive » interne. Ce qu’a fait la Doryphorie en 2003/4 avec les lois Hartz puis die Grosse Angela avec une TVA sociale à plus 3 points. Cela, c’est être un passager clandestin de l’UE en jouant en solo contre les autres. Le résultat est que les gouvernants deviennent des écureuils tournant sans cesse dans leur cage. Mais ils sont en fait d’accord car ils sont tous des libéralo-capitalistes convaincus et soucieux de ne rien assumer car ils préfèrent ne rien foutre tout en ayant les honneurs et les prébendes de leur statut de politicards élus et dirigeants.
Afin d’aggraver la concurrence, dès 2004 l’UE s’est élargie à des pays de l’Est (les « PECO ») présentant d’énormes disparités: coût de main d’oeuvre, protection sociale, niveau de vie, droit environnemental. cela a permis à la Teutonie de récupérer son « hinterland », son « lebensraum » où elle a délocalisé, sous-traité, embauché des « travailleurs détachés », acheté low cost. C’est merveilleux car la concurrence fonctionne suivant le 2e principe de Carnot sur le rendement des machines thermiques; ce rendement dépend de la différence de température entre la source chaude et la source froide. La source froide dans l’UE, ce sont les différentiels de productivité et de compétitivité (plus la qualité chère aux Germains); la source chaude, ce sont les normes unificatrices de la concurrence. Le résultat à long terme est l’alignement de tous les pays sur le même modèle de libéralo-capitalisme débridé (sauf en Chine). Tant pis pour tous ceux qui entretemps (gens ou pays) auront crevé, c’est la loi du marché, de l’accumulation du capital, de la concurrence. La crise mondiale de 2008, puis de la dette publique en Europe en 2010, ont encore durci cette concurrence en forme de tonneau des Danaïdes et de toboggan sans fin.
C’est le cadre des 4 libertés qui est la « variable de pilotage et de commande » des décisions législatives car il ne reste aux pays que des « variables d’ajustement », qui, elles font certes l’objet de lois directement nationales mais sous les injonctions du cadre supranational. Il reste la fiscalité (il faut l’unanimité) sauf les taxes indirectes (elles jouent dans le commerce), le droit du travail, la protection sociale, le statut des entreprises de service public (privé en prestation ou concession ou public), certaines normes environnementales. La fiscalité sur les sociétés ou les personnes a été laissée aux pays afin de faciliter la mise en concurrence dans la chasse aux entreprises (d’où les paradis fiscaux européens). Et ces déjà maigres libertés sont en fait encadrées par l’émission de recommandations et de conseils par la Kommission del’UE (souvent accompagnés de menaces de sanction) et par « le semestre européen » pendant lequel chaque pays doit soumettre ses projets de réforme et son budget à Bruxelles. Chose aggravée par le TSGC de 2012 dit Merkozy et devenu Merkhollande.
2) la cage est dirigée par un étau à 3 mâchoires: la BCE, la Cour de Justice de l’UE (CJUE), la Kommission et sa technocratie. Ces 3 « organes » appliquent sans désemparer le principe juridique de l’UE: l’ordolibéralisme: établissons les (bonnes, les libéralo-capitalistes) règles de la concurrence et laissons faire tout en surveillant. Souvent les organes outrepassent leur rôle: la BCE en faisant des prêts camouflés aux Etats, via le rachat des emprunts publics détenus par les banques, la CJUE en jouant systématiquement la concurrence (libertés d’établissement, de circulation) contre le droit de grève et du travail et en ayant par sa jurisprudence dans les années 1960 imposé que le droit communautaire soit supérieur au droit national, la Kommission en pourchassant les fusions pouvant conduire à des champions nationaux ou européens.
3) les pays ont perdu leur politique industrielle, leur politique commerciale, leur politique budgétaire (maintenant sous contrôle UE avec le TSGC et les 6 packs puis 2 packs ». Ceux de la zone euro ont aussi perdu leur politique monétaire et de taux de change au profit des 3 mâchoires de l’étau, organes technocratiques non élus.
Comment en est-on arrivé là, ce que Q n’analyse pas? Par la méthode Monnet mise en place dès 1957: celle des petits pas, domaines spécialisés par domaines, organisant une supranationalité dirigée par une technocratie, orientée par la cohue intergouvernementale du CE. Peu à peu les domaines de compétences de l’UE ont été augmentés de même que le nombre de pays disparates afin d’exacerber la concurrence. On a alors ce résultat d’un ensemble économique libéralo-capitaliste supranational ou en quelque sorte confédéral qui fonctionne mécaniquement sous l’emprise de règles immuables (ordolibéralisme tudesque et il faut l’unanimité des 27/28 pour modifier les traités) dirigé par un tas intergouvernemental de politicards défendant leurs seuls intérêts. Ce monstre politique, ni fédéral, ni confédéral (union de pays en vue de la défense commune d’intérêts vitaux et l’union étant limitée à cela car chaque pays garde sa souveraineté), ni vraiment intergouvernemental car chaque pays y est impuissant sauf à s’allier avec d’autres. C’est ce qu’a fait la Teutonie qui a dans son giron l’Europe du Nord, luthérienne comme elle, et les PECO; d’où sa domination malgré les gesticulations françaises (faire semblant de résister tout en allant embrasser les babouches d’Angela). Ce système est naturellement ingouvernable, non démocratique, séparé des peuples, inapte à gérer les crises et, ce qui est encore plus dangereux, irréformable.

Vallse, Franco de porc et de déballage, est allé sans hésitation chez le Maqueron

Classé dans : politique — 31 mars, 2017 @ 9:23

Notre Ganelon Franco-catalan est allé soutenir le Maqueron. Cela, c’est de la loyauté pour un type qui s’était engagé lors des primaires socialos à soutenir le candidat élu, à savoir Hamon. Il est vrai que notre faux catalan partage largement les mêmes vues libéralo-capitalistes que le Blair francaoui mâtiné de Schröder; s’il s’était fâché avec lui c’est sûrement pour une question d’Ego, celle qui se résume à « moi d’abord, les autres ensuite ».
Mais qui est Vallse et d’où vient-il? Il a eu une vague licence d’histoire tout en se consacrant très jeune à la politique. Il avait sans doute compris très tôt que pour un médiocre la politique politicienne est la seule voie royale pour accéder au pouvoir, aux honneurs, à la rente perpétuelle, à la stabilité de l’emploi. Il a alors magouillé à l’UNEF, à la MNEF, chez les jeunes socialistes. Il a rejoint le camp des « jeunes rocardiens », ce qui montre que le vieux Rocard pour exister avait besoin d’une cour. Cela a eu payé puisque notre Franco-catalan a vite gravi les échelons du PS rénové à Epinay en 1971. maire d’Evry, députain (un général, dégénéré, un maréchal, des maraîchers, un député, des députains, pour paraphraser Boris Vian), ministre et même 1er ministre. C’est la résistible ascension d’Arturo UI, celle qui a permis au PS de « dissoudre le peuple » après le non au référendum sur le TCE en 2005; Vallse est toujours sur la brèch(t)e en tant qu’opportuniste, carriériste et arriviste sans scrupules. Toujours prêt à trahir pour un maroquin comme Vallaud-belkacem pour Mohammed VI (un marocain de haut vol). C’est le Rastignac du socialisme, c’est Ivan Karamazov: si Dieu n’existe pas, tout est permis.
Vallse est le parangon d’une conception, obsolète mais partout répandue, du pouvoir politique: vive l’Etat (surtout si c’est moi), la centralisation jacobine, le monopole bonapartiste du pouvoir par les partis, la méfiance des prétendues élites vis-à-vis de la démocratie, le mépris des bourgeois (surtout les parvenus qui pensent toujours que leur réussite ne vient que d’eux) pour le peuple, le refus de toute divergence au nom du rassemblement autour du parti inique, l’autoritarisme à grands coups de menton à la Mussolini. Et porutant en tant que né catalan, il devrait être anarchiste. Non, il est plus proche de Franco, à la notable différence qu’il est hyper libéral en économie comme son Maqueron. las, hélas, tout notre appareillage politique est, comme lui, Méluche aussi, dans cette conception anti fédéraliste du pouvoir. Une différence est que Méluche est devenu écolo alors que Vallse en pince pour les boues rouges de l’aluminium, pour l’Ayraulport de Nantes, la ligne TGV Lyon-Turin, le parc de Roybon, l’ex-barrage de Sivens. Vallse roule pour la capital en général et le BTP en particulier. Une autre distinction est que Vallse est pour l’Europe libérale et sous domination teutonne, alors que Méluche a compris depuis 2005 où nous mène cette UE qui met en concurrence sans limites les 28 pays européens (et les Gibbys aussi avec le brexit). Vallse est né trop tard; il aurait fait une belle carrière dans l’Espagne franquiste.
Pourquoi, toute honte bue, se rallier à Maqueron. C’est que Vallse (à mille temps pour une brêle) a peur de se retrouver au chômedu et sans usage politique, ce qui, pourtant serait normal, puisqu’on n’utilise pas 2 fois le même papier Q. Vallse espère récupérer ce qui restera du parti après les législatives car le PS fera dans sa majorité porter le chapeau de la défaite à Hamon. Défaite qui sera massive car maints socialos vont fuir vers Maqueron pour « aller à la soupe » où rejoindront Méluche afin de garder une virginité idéologique. Vallse espère que Maqueron le prendra en tant qu’individu indispensable s’il réussit à s’emparer des débris du PS. Mais Maqueron, lui, accueillera des gens nouveaux ou peu marqués ou promettant allégeance pour présenter 577 candidats aux législatives. Il est fort peu probable que Vallse en fasse partie car sa présence nuirait à Maqueron qui veut faire oublier qu’il a fait partie de la camarilla hollandaise comme l’ex-premier ministre. Vallse en se ralliant à Maqueron vaut faire imploser le PS à son profit et vise un come back en 2022. Pour 2017, il aura de la veine s’il redevient députain.
Le PS est mort; son agonie a commencé en 1983 quand Tonton est passé à la rigueur libérale pour complaire à la Doryphorie; l’acte unique de 1986 avec le curé Delors (en Barre) l’a mis dans le coma; Zizi Rider l’a débranché. Mais le socialisme, dont le PS a usurpé le beau nom, lui, vit toujours. En effet, le vrai socialisme, c’est la recherche de la Justice, aspiration perpétuelle des peuples et des gens.

Le Roux pète et le PS itou

Classé dans : Non classé — 25 mars, 2017 @ 12:13

On y est: le PS a implosé, ce qui remet les exploits népotiques de le Roux à leur juste place: une chiure de mouche (pas fine) sur la page actuelle de l’histoire dudit PS. Les rats hollandais quittent le rafiot PS à qui-mieux-mieux, dont le sémillant sinistre de la Défense, le sieur le Drian pourtant breton comme Hamon élu candidat à la pestilentielle. Ce pauvre Hamon, sans commandement, voit fuir en masse les députés et ministres de Zizi Rider vers Maqueron et s’élever parallèlement les sympathisants de Méluche qui lui dispute la « gôche », ou ce qu’il en reste, avec succès. Hamon n’a plus qu’à bouffer le hareng de Baltic, le labrador de Tonton.
Les députains socialos, ne cherchant qu’à récupérer leur siège aux législatives, vont vers le marché le plus porteur, celui « d’en Marche » vers un libéralisme « à visage humain » qui n’a plus entre ses dents ultra brite qu’un couteau sans lame et sans manche. Ils ont du Blair et pourtant l’argent n’a pas d’odeur; en revanche, la merde si. n’ayant plus que le choix d’éliminer, les électeurs vont en effet être forcés de voter Maqueron qui sera sûrement présent au 2ème tour et pourra alors distribuer des investitures à ses futurs soutiens. Maqueron devrait se méfier car que vaut la parole de gens qui n’ont aucune conviction, n’ont pas d’honneur et ont perdu toute vertu républicaine (dévouement à l’intérêt général) et tout sentiment de honte. Et cela fait longtemps, ce qui signifie qu’enfin les choses sont claires sur la qualité du personnel politique socialo.
Le PS va sûrement éclater entre une droite libérale camouflée en socialisme, ralliée à Maqueron par opportunisme d’espoir d’acquisition d’un siège aux législatives, et les débris de ceux qui ont voté Hamon aux primaires socialistes. Débris car d’aucuns préfèreront rejoindre le parti de gauche de Méluche. Parallèlement Fripouillon battu va faire éclater les LR, dont une partie va négocier avec la Marine pour tenter de retrouver des sièges de députés; le centre va sans doute largement rejoindre les troupes de Maqueron.
Dans ce micmac, il est probable que le futur président n’aura pas de majorité pour obéir à ses 4 volontés; or la Ve ripoublique ne fonctionne que si le président dispose d’une majorité. On aura obtenu ainsi une grande performance: la mise au pas des partis verra apparaître à nouveau leur primauté dans le jeu politique avec des alliances à majorité variable. Mais on sera loin d’une entente de rassemblement pour gouverner telle qu’on en voit dans les pays européens du Nord, notamment en Allemagne. Dans ces conditions, le pays ne sera pas gouverné alors que sa situation est critique et nous n’aurons que “la politique du chien crevé au fil de l’eau”. Bon appétit, messieurs les dépités et les députés.

Faire société sans en passer par l’identité nationale?

Classé dans : politique — 19 mars, 2017 @ 10:34

On est toujours chez les politicards dans les grands mots: nation, Etat, patrie, unité, souveraineté indivisible et absolue, intérêt général. C’est vide de sens soit parce que les entités concernées n’existent pas (la nation en tant que corps social unifié ou l’Etat qui n’est qu’une forme juridique…), soit parce que c’est présupposé: la délégation de souveraineté du peuple aux représentants légalement élus leur donne le monopole de la définition de l’intérêt général alosr qu’il s’en servent pour le libéralo-capitalisme (les seuls intérêts du capital) ou pour eux. De plus, en France, l’électeur est censé voter pour l’intérêt général, ce qui est une ineptie qui permet cependant de justifier que les représentants soient en quelque sorte un petit clone de la nation. Ce qui frappe dans cette conception ad hoc (faite pour tromper et faire croire à la démocratie), c’est le fantasme de l’Un, le postulat de l’unité et de l’homogénéité du pays, la volonté de toute-puissance des politicards. Et que l’Etat soit unitaire ou fédéral comme les USA, la Suisse, le Nigeria ou l’Allemagne n’y change pas grand chose.
Tout cela ne tient pas debout. Il y a belle lurette que les pays sont sociologiquement pluralistes, divers, peuplés de communautés et de cultures différentes (comme les ex-provinces basque, bretonne, corse, etc.). A quoi s’est ajoutée la multiplicité des cultures apportée par l’immigration et l’apparition de communautés organisées pour défendre leurs droits. il n’y a aucune difficulté pour reconnaître cette diversité dans la société car c’est une réalité sociologique. Mais qu’il y est une différenciation sociale n’implique pas une ventilation juridique communauté par communauté. C’est ce qui pose le vrai problème quand on ne confond pas abusivement ce qui relève du sociologique et ce qui appartient à la sphère politico-juridique. Cette confusion, cet amalgame, entretenus par les fondamentalistes et intégristes de tout poil qui en appellent au multiculturalisme ou au communautarisme de groupements dotés de leurs propres droits au nom de la « discrimination positive », ce qui se traduit par un corps social émietté en groupes juxtaposés sur le territoire amènent à fusionner tous les espaces: culturel, géographique, privé, public, social, politique. cela tombe bien pour le fondamentalisme religieux qui, justement, veut unifier tous ces espaces sous la férule de ses dogmes unitaires. Quand le religieux commande tout, dirige le politique, standardise le socio-culturel alors on passe dans un système théocratique qui réduit l’universel à sa seule conception du monde. Cette confusion, propagée par les politicards et exploitée par les fondamentalismes religieux, détruit le pluralisme socio-politique et, partant, toute démocratie fondée sur la diversité et la régulation politique et pacifique des conflits liés audit pluralisme. La société est alors unifiée mais elle devient atone et amorphe; c’est ce qui a tué la « Sublime porte » et tue à la longue toute société totalisante, absolutiste, plus ou moins totalitaire.
il faut donc admettre et même encourager le pluralisme et la diversité socio-culturels. Mais en même temps, il faut faire société car une entité territoriale et politique ne peut durer que si elle repose, non sur l’unité mais sur un permanent processus d’union, de fédération, de développement de ce qui peut être commun. par exemple, le principe de justice, ce que Proudhon a magnifié en écrivant: là où est la Justice, là est ma patrie. Celle-ci ne peut donc être essentialisée, ni la nation, ni l’Etat. Celle-ci est une co-création des acteurs sociaux et cela ne peut se faire que s’ils participent tous à armes égales à la définition du bien commun, des règles du jeu social, des finalités à poursuivre, des valeurs sociopolitiques à respecter. Et cela dans tous les domaines. C’est pourquoi le fédéralisme de Proudhon n’est pas que politique (solution « hamiltonienne » des USA): il est tout à la fois économique, culturel, juridique et politique; il est une structure et un processus institués d’émergence et de régulation des conflits, de partage des pouvoirs, d’expression des intérêts afin d’aboutir à un intérêt général commun et ascendant et non présumé, monopolisé et descendant, de négociation entre acteurs.
La question principale est comment faire société quand on élimine les idées fausses de nation, d’Etat, de patrie, d’identité ou de communauté nationale en tant que véhiculant la prétention de l’unité. Ces idées, en fait, reposent sur les postulats de l’unicité du peuple, de la neutralité-séparation du pouvoir politique par rapport à la société et aux conceptions du monde, de la nécessité d’un pouvoir politique supérieur et extérieur à la société, pouvoir qui unit d’en haut et au besoin par la force, pouvoir généralement centralisé et détenteur de la toute-puissance de la société sur elle-même (ou souveraineté). A quoi s’ajoutent chez les libéraux qu’il n’y a que des droits individuels et chez les socialistes collectivistes que les droits de la société tout entière. Par construction, le pouvoir unitaire au nom de l’unité du corps social, ne peut supporter l’autonomie des communautés de second rang par rapport à la « communauté majeure » régie par le soi-disant Etat. Mais comme la réalité fait qu’elles existent et réclament leurs droits à la différence, il s’ensuit que les politicards continuent d’afficher les principes d’unité et d’identité tout en faisant des « accommodements raisonnables » pour des raisons bassement électoralistes. Par ailleurs, ils maintiennent la fiction de la souveraineté une et indivisible, absolue sur le territoire national, alors qu’ils l’ont abandonnée à des instances internationales. C’est qu’ils préfèrent les signes du pouvoir à son exercice et que leur statut est juteux,tant directement par ses multiples avantages que par suite de leur corruption par les puissances d’argent qui les récompensent d’avoir promu le libéralo-capitalisme über alles. En parallèle et comme conséquence du communautarisme que les politicards encouragent, la société est réduite à une atomisation d’individus libres et à une molécularisation en groupements juxtaposés et de plus en plus hostiles les uns aux autres car il s’agit de se différencier au maximum en affichant son identité et en jouant sur les droits de chacun ou de chaque groupe à être singulier. Il en découle que la prétendue unité est plus que jamais une fiction et que le corps social est dispersé en molécules rivales et en individus égoïstes. Du reste, c’est un prérequis du libéralo-capitalisme qui a intérêt à l’émiettement du corps social, à l’individualisme et au repli de chacun sur ses petites affaires ou sa communauté.
Pourtant, on peut faire société à condition de bien distinguer le socio-culturel, d’un côté, et le politico-juridique de l’autre. Etre différents sur le plan social ou sociologique, n’implique pas que l’on ne puisse pas atteindre l’union (et non l’unité fantasmée) dans la sphère politique. cela réclame:
1) des institutions réellement démocratiques pour faire émerger l’intérêt général de la mise en débat des finalités et des buts défendus par les acteurs sociaux au lieu de remettre le monopole de leur définition à un corps de représentants coupés desdits acteurs. C’est le sens fondamental du fédéralisme de Proudhon qui est une structuration démocratique d’expression et de négociation de tous les intérêts de façon que le pouvoir politique soit inclus dans la société et non situé au-dessus.
2) un projet, des finalités (le bien commun, l’intérêt général), une vision pour le futur; donc quelque chose de mobilisateur pour tous, ce qui suppose que ce soit coconstruit de façon démocratique et participative.
2) des valeurs sociales partagées: la justice en tant que recherche de l’égalité la plus grande possible, en tant que respect de la dignité de chacun et de chaque groupe, la liberté d’expression et de conduite tant qu’elle ne détruit pas celle des autres, la solidarité, la laïcité, à savoir la tolérance bienveillante mais neutre vis-à-vis des convictions d’autrui, l’égalité hommes/femmes, le droit à la vie privée sans pression des autres, le droit de changer de confession et de se marier librement, le droit à l’intégrité corporelle.
3) des principes sociopolitiques communs: neutralité du pouvoir politique vis-à-vis des conceptions du monde, égalité de participation aux élections et aux décisions politiques, primauté de la mise en débat par rapport à toute forme imposée, liberté des médias et de la presse, primauté de la négociation pour résoudre les conflits, tolérance des autres et de leurs positions, primat de la communication entre acteurs, décentralisation au niveau des acteurs de base, etc. Donc des principes directement sociopolitiques et transversaux aux acteurs et aux conceptions du monde.
Ces conditions permettent de se passer des absolutismes de la nation, de la souveraineté, de l’unité; ils facilitent la cohésion sociale d’une communauté politique globale et dynamique. Sur le plan social et culturel, le pluralisme différentielle st de mise; sur le plan politique, il y a un processus permanent de recherche de la cohésion et de l’union. Et cela est immanent au lieu d’être régi par des dogmes ou imposé par le pouvoir.

Des petits arrangements entre amis au détriment des citoyens et des contribuables

Classé dans : politique — 11 mars, 2017 @ 12:24

27 communes du Val d’Oise (271 000 habitants), réunies dans le syndicat Emeraude pour le traitement et le ramassage des déchets, ce qui fait l’objet d’une très belle taxe au sein de la taxe d’habitation, viennent de passer la concession de service public à l’entreprise Derichebourg sur 7 ans et pour 80 millions. Cela fonctionne depuis le 1er mars et on observe déjà de nombreux dysfonctionnements et une dégradation du service rendu malgré un maintien du prix pour les habitants. Par exemple, les poubelles de déchets ordinaires (poubelle marron) sont enlevés une fois par semaine au lieu de 2. Quand les poubelsmen passent, qui plus est très en retard par rapport à l’ancien prestataire. La ville d’Ermont, qui a sans doute signé l’attribution du contrat à Derichebourg, vient de protester via son député, M. Portelli. C’est marrant: on signe et ensuite on gueule sans doute pour faire croire aux Ermontois que la ville n’y est pour rien. Cas classique de double jeu à la Hollande qui, côté cour, est pour la taxe Tobin sur les transactions financières et, côté jardin, fait tout faire pour la ratiboiser; ou des boues rouges d’aluminium: Mme Royal est contre mais M. Vallse donne l’autorisation.
Nos édiles auraient dû consulter internet et ils auraient alors vu que Derichebourg traîne déjà des casseroles. L’une d’elle est le marché des encombrants à Paris, sous Delanoix, le maire PS, rose très pale, des “bobos” et de “l’écologie”; une adjointe au maire a été condamnée pour favoritisme! Car le traitement des déchets continue dans la grande tradition de la corruption des maires achetés par Veolia ou Suez pendant des décennies. Au point que Paris a fini par remettre ses eaux en régie municipale. Mais en Ile de France, le cirque continue avec le SEDIF (syndicats des eaux d’Ile de France) présidé par M. Santini, élu bien connu de la filière corse du 92. C’est une belle entente cordiale entre des édiles et des concessionnaires aux frais des usagers qui paient l’eau, bien public de nécessité totale, au prix de l’or, notamment parce que le pouvoir en profite pour glisser des taxes indues dans la facture: par exemple la taxe sur les voies navigables payée par les usagers domestiques de l’eau en Ile de France! A Paris, l’ex-EDF paye à la ville une redevance de concession (pour la distribution d’électricité) de 60 millions d’euros, plus une taxe municipale et une taxe départementale (alors que c’est pareil), ce qui, avec la TVA sur les taxes portent celles-ci à 40 % du montant de la facture (sans compter la redevance de concession qui est noyée dans le budget d’ENEDIS!
Comment Derichebourg a-t-elle pu séduire les édiles du 95? Elémentaire mon cher Watson: promesse d’une réorganisation faisant baisser les coûts, ce qui permettrait aux édiles de moins payer sans doute en maintenant la facture pour les contribuables; plus sans doute des employés moins payés; plus, on s’en doute, une dégradation du service (qu’on constate actuellement). C’est en partie du dumping pour emporter un marché, pratique classique chère à John D. Rockfeller, le pape des « barons voleurs ». Les profits de Derichebourg se portent bien, merci et la boîte entend les faire grimper encore plus. On ne peut pas exclure, bien que je ne puisse pas le prouver mais c’est une pratique éprouvée dans ce secteur, que les attributaires d’Emeraude aient reçu rubis sous l’ongle une petite compensation sonnate et trébuchante.
Il ne faut pas s’étonner non plus de ce que les effectifs des collectivités locales n’arrêtent pas de monter malgré la création de syndicats de communes et d’association-mutuellisation entre communes, soi-disant pour moderniser et diminuer les coûts. Et, figurez-vous que cherchant à joindre Emeraude car ma poubelle n’avait pas été vidée j’ai appelé son numéro hier à 17 heures, ce matin à 9 heures: personne sauf un répondeur saturé! On sait aussi que les honorables dirigeants d’Emeraude se paient des bons repas, par exemple celui organisé par l’ex-maire de Sannois (M. Paternotte, ça ne s’invente pas) en 2013 pour les 20 ans d’Emeraude. Plus, sans doute, des beaux bureaux, des indemnités et des voitures de fonction. Je n’ai par ailleurs pas réussi à avoir la liste des personnes qui siègent au CA d’Emeraude; c’est conservé comme un diamant.
On comprend pourquoi il y a tant de réticence pour la suppression des mandats multiples: un maire peut sacrément mettre du beurre dans ses épinards via des sièges dans les associations de communes et les syndicats de prestation. Les sommes reçues au titre des mandats électifs sont plafonnées mais, curieusement pas celles perçues dans les conseils d’administration des “organes” ad hoc créés à la pelle. Bon appétit, messieurs et ne vous étonnez pas de la progression de l’abstention. Quand je vous dis que nous sommes en démocrassouille ripoublicaine… Proudhon a dit: la propriété, c’est le vol. J’ajoute, la démocrassie, c’est la corruption, ce qui confirme un autre mot de cet auteur: faire de la politique, c’est se laver les mains dans la crotte.

Maqueron a achevé le PS au profit du FN

Classé dans : politique — 9 mars, 2017 @ 12:18

Grâce aux divisions et palinodies de la droite, Maqueron est en train de réussir son pari: être présent au second tour de la pestilentielle de 2017 et ainsi l’emporter sur la Marine avec, notamment, le ralliement de la Royal à sa cause. C’est peu sûr car il faut tenir compte des réactions des diverses parties de l’électorat. lequel est exaspéré par le petit jeu des politicards, par leur impuissance à faciliter la résolution des problèmes du pays (impuissance qu’ils ont organisée en sacrifiant la souveraineté du peuple aux instances internationales afin de laisser libre cours à un libre-échange sans limites et sans frontières), par leur attitude opportuniste et parfois leur corruption, par leur égoïsme faisant fi de l’intérêt général, etc. L’électorat veut du neuf, quitte à permettre des aventures comme celle de Maqueron ou du FN.
Il est tout à fait possible et même probable qu’une bonne partie de l’électorat d’un Fripouillon vaincu se reporte sur la Marine. Et, en fait, je pense que le LR a déà fait son deuil de la présidence. Il joue sur les législatives car au niveau local, pour contrer les triangulaires, certains de ses candidats ne ma(n)queront pas de s’allier avec ceux du FN. Ce pari est intelligent, bien qu’immoral et illégitime, puisqu’un président sans majorité n’est qu’une potiche lors des cohabitations. Marine, présidente, serait coincée par une majorité largement de droite. L’électorat de Fripouillon se situe très à droite et est donc assez proche, du moins en ce qui concerne les moeurs, du FN. Une part de cet électorat n’aura guère de scrupule à voter FN, d’autant plus qu’il est revanchard et veut tuer le PS. Une autre partie de cet électorat, tout à fait partisan du à droite toute vers le libéralo-capitalisme, votera FN en comptant sur une majorité législative appliquant le programme de Fripouillon.
Côté de la « gôche », puisqu’il n’y a plus de socialisme depuis longtemps, ce qui est du reste montré par le quasi abandon du mot au profit des incantations de la gauche contre le FN et la droite et ce qui est largement prouvé par la politique menée par le PS depuis 1983 (libéralisme, en avant toute), c’est l’éclatement en factions hostiles. L’opposition Hamon-Mélanchthon supprime toute chance, pour l’un et l’autre, de figurer au second tour. L’électorat de Méluche n’ira guère vers Maqueron dont le programme est contre ses convictions puisque le candidat n’est jamais qu’une incarnation de la 3e voie à la Blair et à la Schröder qui ont torpillé leur peuple au profit du Kapital et du libéralo-capitalisme. Il s’abstiendra ou votera blanc ou nul. il est probable que les hamonistes ne soutiendront pas Maqueron au second tour et cela afin de garder un minimum de pureté idéologique à ce qui restera d’un parti d’ores et déjà en ruines. Du reste, Maqueron n’a aucun intérêt pour les législatives d’accueillir des députés hamonistes qui pourraient ensuite jouer les frondeurs comme sous Zizi Rider. Les centristes, ayant déjà passé accord avec Fripouillon pour avoir 96 sièges réservés lors des législatives voteront majoritairement Fillon au 1er tour, sauf les troupes de Bayrou; c’est sans doute ce qui fera la défaite de Fripouillon aux présidentielles mais la victoire du LR-CDI aux légilsaltives
L’élection de Maqueron est donc loin d’être jouée et tout se jouera au 2e tour; LR-CDI sera majoritaire et toute la droite sera contente: la Marine aura un nombre suffisant de députés (au moins pour former un groupe à l’assemblée) et se calmera. D’ailleurs, elle sait très bien que son programme de sortie de l’UE ne sera ni voté ni réalisable. Et elle serait peut être présidente.
Flanby, les crocodiles du PS ont bien vu le danger de l’élection de la Marine et de l’arrivée du FN dans un rôle enfin institutionnalisé. Ils en appellent à s’en prendre vigoureusement au FN et ressortent le vieux « front républicain ». Vieille lune car l’électorat de droite s’en moque surtout à cause de l’enjeu des législatives pour une fois bien plus important que celui des pestilentielles. Le PS a perdu la partie au profit du conglomérat que Maqueron est en train de constituer pour sa 3e voie qui se concrétisera aux législatives en ne laissant aux ex-socialistes que des miettes car le gâteau sera partagé essentiellement entre les LR-CDI, le FN et les maqueronistes. Nombre de députés socialos sont déjà en train de quitter le radeau PS afin d’espérer pouvoir conserver leur siège. Car la place est bonne: 7 000 euros de paye, près de 10 000 pour les collaborateurs et 6000 comme indemnité de représentation actuellement non contrôlée. Le seul vrai vainqueur des élections de 2017 sera le libéralo-capitalisme qui aura vaincu « les populistes » et autres « nationalistes ». Les perdants seront les immigrés (récents ou installés), les citoyens qui perdront encore plus de liberté au profit d’une politique sécuritaire et répressive, le PS atomisé, le PCF qui a fait le choix de soutenir Méluche (mais sans doute se ravisera-t-il pour les législatives), le pays qui va continuer de sombrer dans le libre-échange, le petit peuple et la petite classe moyenne qui vont perdre encore plus via les effets délétères et continués du libéralo-capitalisme. En outre, la stratégie anti-FN n’a réussi jusqu’à présent qu’à le faire monter et crier au loup contre lui ne fait plus mobiliser qui que ce soit. A force de crier au feu pour avoir des triangulaires favorables, les citoyens restent chez eux quand on recommence. le procédé politicard consistant à lutter contre le FN tout en menant une politique qui le fait progresser est bien trop usé.
Que faire? Il ne faut plus participer à cette démocrassouille en s’abstenant, en votant blanc ou nul, en ne s’inscrivant pas sur les listes électorales. L’idée est de délégitimer ainsi des représentants qui bien que légalement élus ne représenteraient plus grand chose. Pour faire savoir notre volonté de vraies réformes, on pourra lancer d’énormes pétitions par internet. On s’organisera localement, à la base pour mettre en place des contre-structures ou anarcho-structures visant à construire à côté, à la place, contre du système libéralo-capitaliste: agriculture bio, permaculture, mise en communs de terres, coopératives de production et de consommation, mutuelles, AMAP, ateliers de réparation, vraie économie collaborative d’échanges de services et de moyens de travail (autogérées sans en passer par un serveur privé et capitaliste comme UBER), monnaies locales, bourses de logement, de livres, de moyens audio-visuels, organisation de fêtes, etc. L’idée est de sortir de l’individualisme et du marché capitaliste, de sortir de la toute-puissance de la monnaie étatique, d’échapper aux trusts d’assurance et de banque, aux productions standards, à la consommation ostentatoire. Certes, on restera encore pendant longtemps dans le système mais à force de se passer de lui avec des prestations extérieurs à sa logique d’accumulation et de profit il y aura in fine une organisation collective (obtenue par fédérations successives) qui le videra de ses sources de profit et finira par le remplacer.

La démocrassie francaouie a enfin implosé

Classé dans : politique — 5 mars, 2017 @ 11:55

Fripouillon, héraut de la droite libéralo-capitaliste hard et de la bourgeoisie catho réac en matière de moeurs, a fini de se cramer lui-même à cause des palinodies vis-à-vis de la justice qui commence à le tenir dans ses crocs. Il est plus que probable qu’il ne sera pas au second tour de la pestilentielle de 2017. Maqueron, champion du libéralo-capitalisme soft, ré-inventeur de la 3e voie chère à Blair et à Schröder, a dévoilé son projet de programme qui en fait que continuer la politique de l’offre de Zizi Rider (et pour cause car il l’avait inspirée): baisse des cotisations sociales des entreprises à la place du CICE (qui nous coûte 40 milliards), flexibilité du contrat de travail, remplacement des lois et conventions collectives par la négociation décentralisée dans les boîtes, autonomie des établissements scolaires et universitaires, remplacement des cotisations sociales salariées par une hausse de la CSG (un impôt, donc) et annulation de la taxe d’habitation pour les revenus en-dessous de 5000 euros par mois (soit 80 % des gens, alors qu’on en est déjà à 48 %). Les seuls payeurs seront les classes moyennes aisées et surtout les retraités dont la CSG va augmenter mais sans doute en épargnant les petites retraites. 50 milliards d’investissement (financés comment?) sur 5 ans (ridicule).
Maqueron va attirer les déçus de Fripouillon, une bonne partie des centristes (du MODEM et du CDI) et des socialos hollandistes et opposés à Jamon (Jadot-hamon). Il sera sans doute le 2e, derrière la Marine, aux pestilentielles car Méluche refuse de se retirer. Mais c’est contraire aux intérêts du PC qui veut garder ses députains et va sans doute traiter en loucédé avec Maqueron, lequel veut une majorité législative très cosmo-politique. En définitive l’électeur de deuxième tour aura le choix entre la mère Fouettard et M. Tartemolle. Mais ce sieur n’est pas sûr d’être élu car la droite est tout à fait capable de s’abstenir ou de voter Le Pen et car les frondeurs socialos peuvent s’abstenir. Et même s’il est élu, il est probable que FN et LR se feront des cadeaux réciproques lors des législatives. Hamon n’a aucune chance car Méluche se maintiendra malgré le PC.
Le problème essentiel est que la Ve ripoublique ne peut fonctionner correctement que si le président dispose d’une majorité solide, durable et non à géométrie variable en fonction des sujets à traiter. C’est aussi vrai pour un premier ministre de cohabitation; laquelle rend au président son antique rôle d’inaugurateur des chrysanthèmes. Quelle majorité Maqueron peut-il avoir dans sa volonté éclectique de rassemblement de majorités d’idées et d’action au-dessus des partis?
De Gaulle pensait avoir institué une Ve république au-dessus des partis chers à la IVe. Mais les partis ont fini par s’emparer de tout dans le cadre du duopole PS-LR, et cela parce que le scrutin majoritaire uninominal à 2 tours force à la concentration pour dégager une majorité présidentielle. Avec l’élection du président au suffrage universel et l’inversion du calendrier électoral il a été installé une toute-puissance de la présidence, mais pas un régime présidentiel à la sauce US car il n’y a pas de contre-pouvoirs hormis le Conseil Constitutionnel. Les partis ont acquis le monopole de la sélection des candidatures; notamment pour la pestilentielle avec le système des parrainages qu’ils peuvent bloquer ou truster (ce que fait Fripouillon à droite dans l’espoir d’empêcher le retour de Juppé). Par ailleurs, les partis ont le monopole de la présentation de candidats aux législatives (et ailleurs); ils peuvent ôter l’investiture aux dissidents ou remuants et ne s’en privent pas comme menace. Bref, on est en revenu au « régime des partis » contrairement aux vues de Charlot. le système électoral ne sélectionne que des vieux écheveaux de retour, des mâles vieux, blancs et diplômés: pas d’ouvriers, peu de femmes, peu de colored people. Et pour cause avec les multi mandatures et le droit de se représenter à vie comme Dassault sénateur à 92 ans! L’absence de proportionnelle élimine la représentation de parties considérables de la population au profit du duopole des 2 partis majoritaires.
Les primaires ont aggravé la mainmise des partis sur la sélection des candidats; et un candidat choisi par une minorité (Fripouillon par 2,8 millions de votants aux primaires de la droite et du centre alors qu’il y a 44 millions d’électeurs) peut être finalement élu car les électeurs ne peuvent plus choisir mais seulement éliminer. Et la minorité qui a élu le candidat aux primaires n’a pas grand chose à voir avec la diversité de l’électorat: Fillon a été choisi par des bourges, des cathos, des réacs en ce qui concerne les moeurs, des libéraux purs et durs contre un Juppé plutôt positionné au centre-droit. Las, il a été piégé par ses petites combines familiales. Il va sans doute être sorti à l’insu de son plein gré. Entretemps, il attaque, lui un homme de droite-droite pur lucre et pur fiel, les institutions qu’il serait chargé dé défendre s’il était élu. Un républicain qui s’en prend à la république, c’est la démonstration par l’absurde qu’on est en ripoublique et que la démocratie n’existe plus en tant que représentation du peuple et de l’intérêt général. Du reste, pour essayer de maintenir sa candidature, il en appelle ce jour même à un grand rassemblement de soutien. Qui viendra? La France réac et « moisie », donc une petite fraction du corps électoral! Et il veut faire croire que cela lui vaudra un brevet de légitimité!

PRAF (plus rien à foutre)

Classé dans : politique — 25 février, 2017 @ 10:25

Un éminent « sondagiste » et politologue, Brice Teinturier, vient de sortir un bouquin sur les « prafistes » qui se sont totalement déconnectés des jeux électoraux, notamment après y avoir cru et y avoir participé même pendant longtemps. Il s’agit docn d’expliquer pourquoi tant de gens (entre 28 et 32 % de l’électorat) se sont désengagés de la politique et de la démocrassie représentative. Bien que je n’achète pas lu le livre, j’ai mes idées sur la question. Comme dirait Gaston Lagaffe: whats’s me worry?
Déjà, les élus, soit on beaucoup menti pendant leurs campagnes électorales afin de rassembler le plus possible d’électeurs sur leur nom, soit ont tourné casaque après avoir été élus. Tonton a viré sa cuti en 1983 pour lancer le pays dans le libéralo-capitalisme; cependant il a fait illusion pendant 2 ans en commençant d’appliquer son programme dès 1981. Au moins, comme Blum en 1936, il a essayé. Cela ne pouvait qu’échouer à partir du moment où il voulait rester dans une UE déjà depuis longtemps animée par la seule concurrence libre et non faussée: quand on est dans un jeu, il faut jouer avec ses règles, non celles d’un crypto-socialisme lesquelles étaient incompatibles avec la libre circulation de tout et l’ordo-libéralisme tudesque que les Francaouis avaient adoptées dès 1957. Chiracos a été élu sur la « rupture sociale » avant que son 1er sinistre, Juppé, ne passe à l’offensive contre les régimes spéciaux, les retraites, la Sécu. Là, c’était le plus grand mensonge de super menteur et tricheur. Chiracos avait lancé le référendum sur le TCE, chose contre laquelle les électeurs ont voté non, alors que tous les partis et les journaleux avaient mené campagne pour le oui. Et, après le vote, lesdits journaleux et politiques ont traité le peuple de ramassis de beaufs et de ringards, fermés comme des huîtres à la mondialisation, à l’ouverture aux « différents », racistes et anti-immigrés. Les politicards se présentaient comme l’empire du bien et de la raison dans la « mondialisation heureuse » et rangeaient les électeurs ayant dit non dans l’empire du mal. Et le pire est que Tsarko, une fois élu, a fait adopter une version équivalente du TCE, sans vote populaire, donc en violant délibérément le suffrage universel!
De façon générale, économistes (du courant libéral très majoritaire, dit « mainstream »), politiciens, médiatiques, « nouveaux philosophes », etc. ont tous communié dans le mythe du progrès, dans les bienfaits de la croissance via le développement des échanges internationaux. C’est fort bien à condition d’en constater un jour ou l’autre les réalisations. Or les citoyens observèrent le contraire. C’était cool car grâce à la croissance continue du PIB on pouvait, comme pendant les « 30 Glorieuses »(1945-1975), améliorer le sort matériel du peuple sans changer les règles de répartition desdits bienfaits. Un gâteau plus gros, même partagé comme avant, augmenterait la part de chacun. On vivait donc sous le signe de l’espérance et de la promesse des politiciens et des savants, promesse que les gens ont vu comme plus simple de croire au lieu de lutter (d’autant plus que les forces de résistance syndicale en fait avait été phagocytées par l’idéologie du progrès et achetées par les politicards à grands coups de postes et de subventions et car le crédit rendait les salariés peu offensifs). Pourquoi pas, puisque cela avait marché pendant 30 ans. Cependant les politicards et leurs alliés avaient oublié que les 30 Glorieuses avaient bien fonctionné mais dans un contexte tout à fait différent: souci de l’intérêt général, poids du secteur public, pacte social issu du programme du CNR, contrôle des capitaux, relative fermeture des frontières aux échanges, contrôle des banques; bref, il y avait « un mode de régulation » sociopolitique et des institutions ad hoc (services publics, Sécu, etc.). Or, le nouveau capitalisme initialisé sous Thatcher et Reagan suivant les recettes du « monétarisme » et de la « théorie de l’équilibre général » (TEG: les marchés sont « efficients » si le pouvoir politique et la morale leur foutent la paix), a tout dérégulé, tout ouvert aux flux de marchandises et de capitaux; ce qui a rapidement donné tout le pouvoir à la seule phynance mondialisée. On a alors eu une mise en concurrence généralisée à la planète tout entière entre les pays et leurs modèles sociaux, une course sans fin vers le moins-disant sauf pour les puissants, les riches, la finance. On a eu aussi, à la place des augmentations de salaire en fonction de l’élévation de la productivité, un appel au crédit et aux achats low cost (permis par les importations en provenance de Chine ou autre pays, par les délocalisations, par la sous-traitance) et une justification du commerce international par la baisse des prix, ce qui apportait du pouvoir d’achat. Baisse des prix au demeurant assez limitée parce que les industriels et les distributeurs empochaient en fait la plus grosse part de l’augmentation des marges.
On a eu donc, d’un côté, le discours sur les fabuleux progrès pour tous via la croissance donnée par la mondialisation, de l’autre, la constatation par le peuple du chômage, de la précarité, de la dégradation des services publics, de la pauvreté, de l’absence de promotion sociale, des inégalités exponentielles; bref la mort de l’espérance, de la sécurité et donc l’invalidation de la promesse des politicards. Et le constat est déjà ancien. Il est donc tout à fait normal que le peuple abandonne les fausses promesses des politicards. Mais ceux-ci ont eu pendant longtemps une autre ressource de justification de leur pouvoir. Ils se sont mis à faire du « sociétal » à la place du socio-économique: le baccalauréat à tout le monde, le mariage pour tous, la promotion de la diversité et de l’anti-racisme, les « accommodements raisonnables » avec les entrepreneurs de religion, la « culture » (au sens de Jack Lang, c’est-à-dire l’égalité du RAP et de Beethoven), le relativisme des valeurs (tout se vaut à condition de respecter l’intégrité de chacun), la communauté en tant que diversité culturelle et ouverture aux autres, la tolérance du marché de la drogue dans les « cités » afin de compenser l’absence de travail et compléter les allocations des minima sociaux. Et cela leur a valu, du moins pour les socialistes, l’admiration des « bobos » qui pouvaient exploiter leur femme de ménage tout en louant l’immigration qui la leur fournissait à bas prix. C’était fort bien et ça a eu marché. Las, au passage, les politicards ont cassé un autre domaine des finalités de la politique. Ce fut la mort annoncée et largement réalisée de la « politie »: communauté politique de citoyens rassemblés par des valeurs communes (dont la laïcité et la justice) en vue du bien-vivre ensemble, unifiés par la démocratie réelle, disposant des moyens nécessaires à la « bonne vie » pour tous.
Les politiciens ont doublement tué la démocratie: en abandonnant à l’UE et aux traités internationaux la souveraineté politique d’un peuple sur son territoire; en remplaçant les finalités politiques pour une politie par de la comptabilité, de la gouvernance, du calcul utilitaire à base d’expertise technocratique. Les politiciens ayant ainsi organisé leur impuissance (à quoi bon voter, alors?) à servir l’intérêt général du peuple, n’ont plus eu que trois ressources pour le manipuler: la communication, le « story telling », l’affichage médiatique de leur personne si humaine et compassionnelle, d’un côté, la répression, de l’autre et enfin la libération des moeurs sur la base de l’abbaye de Thélème. Les citoyens, eux, se sont vengés par l’abstention, la démobilisation, le sortons les sortants, le repli sur eux et leur famille, la religion comme repère d’identité, le territoire comme moyen d’enracinement et ce vivre ensemble. C’est pourquoi la politique de la ville, malgré les centaines de milliards injectés depuis 20 ans, à base de destruction des « immeubles collectivistes » (Fiscart déteint), ne pouvait qu’échouer: les « petits blancs », les « souchiens » (coût du foncier aidant) se sont réfugiés dans « la France périphérique » abandonnée au profit des banlieues; les gens des cités ne voulant pas que l’on détruise leur cadre de vie, leur territoire de trafics et, surtout, d’identification et de vie communautaire et solidaire. Comme la politique de la « différence », de la communauté a privilégié les étrangers, les immigrés et leurs descendants, les « souchiens » se sont vus accusés de racisme (ce qui est facilité par les lois mémorielles de repentance: les « blancos », comme a dit Vallse, ont été vus, n’y pouvant mais, comme les dignes continuateurs de la colonisation, des « croisés », des racistes) et ont été pestiférés par les « élites » boboïsées. Les politiciens, essentiellement socialistes » ont non seulement tué la culture et les solidarités traditionnelles mais encore ils ont stigmatisé leurs membres. Et tout cela avec la complicité des médias dominants, ce qui fait que les journaleux sont victimes du même mépris que les politciens.
Par ailleurs, les politicards ont organisé le duopole UMPS en manipulant les circonscriptions électorales, le mode de scrutin, les conditions de candidature (les parrainages à la pestilentielle), les « primaires » qui permettent aux riches et aux oisifs et personnes déjà convaincues de choisir leur candidat avant même les élections en jouant sur l’exclusion du front national qui permet au 2e tour de la course à l’échalote de gagner contre lui. La démocratie a été réduite à une procédure légale mais tronquée. les citoyens ont bien vu que l’alternance ne servait à rien puisque le saccage du pays continuait.
Enfin, les politicards ont été les meilleurs réalisateurs du moi d’abord, les autres ensuite, de la privatisation des ressources publiques au profit de leur personne et de leur enrichissement perso, du « jouir sans entraves », du faites ce que je dis (serrez- vous la ceinture) et pas ce que je fais (vivre aux crochets de la princesse). Les affaires de sexe (Zizi Rider, les amours de Tsarko, l’ithyphallique et phanérogame DSK, etc.) ont prouvé au peuple que les politicards ne s’occupaient que d’eux et pas du bien commun. Les affaires d’argent ont prouvé que les politiciens suivaient pour eux seuls le fameux principe de Guizot: enrichissez-vous, dans le temps même où le peuple s’appauvrissait par suite de leur politique. les citoyens ont bien noté que la honte, la vertu et l’honneur (nécessaires à une République avait dit Montesquieu) avaient disparu des références des politiciens. Il y a donc bien des raisons à être PRAF.

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