les armes de la critique

Bienvenue sur mon blog

M. Tirole, pape libéral de « l’économie des incitations »

Classé dans : politique — 16 octobre, 2016 @ 10:45

M. Tirole a été l’année dernière le lauréat du prix d’économie décerné par la banque de Suède en l’honneur d’Alfred Nobel, prix trompeusement mentionné par les journaleux comme prix Nobel d’économie. Que fait un jury payé par une banque centrale du système libéralo-capitaliste? Il donne depuis toujours le prix à des économistes libéraux comme si seule cette école détenait la vérité. Du reste, M. Tirole a mené une fronde contre les obédiences non libérales (école de la régulation, « économistes atterrés », etc.) afin que le ministère n’ouvre pas une autre voie pour l’enseignement de l’économie; ce que n’a effectivement pas fait notre sémillante et riante ministre, Mme Nadjat Vallaud-Belkacem, pourtant « socialiste ». La formation économique en France doit dépendre d’un monopole de la pensée en la matière. La chose est confirmée par un pamphlet récent qui traite les économistes dissidents du courant « main stream » de « négationnistes » anti-scientifiques, d’idéologues, de cancres et d’irrationnels. Bigre, Staline serait-il de retour avec des Lyssenko de l’économie? Il n’y a pas de meilleure illustration, quoiqu’involontaire, du thème de la « pensée unique » chargée de légitimer la situation inique des classes populaires.
Avec plus de tact et de finesse, M. Tirole a mieux fixé la virole de son opinion dans son dernier livre; quand on est auréolé du prétendu Nobel, il faut battre le fer de la pub tant qu’il est encore chaud. Cela aura des retombées positives (entendez en espèces sonnantes et trébuchantes) sur l’auteur et sur l’école d’économie de Toulouse (largement privée) en concurrence avec celle de Paris dont une des figures de proue (Piketty) vient de sortir un best seller (« Le capital au XXIème siècle »). Il fallait donc sortir un block buster pour lui faire pièce.
M. Tirole est subtil: il appartient au vieux courant de la « Théorie de l’équilibre général » (TEG) issu des néoclassiques utilitaristes et marginalistes (Walras, Marshall, etc.) qui ont voulu montrer mathématiquement les conditions d’un marché général qui serait « efficient », affecterait mieux que toute autre solution le capital et les ressources là où ils seront les plus rentables. Il s’agit d’un modèle théorique, donc en dehors du fonctionnement réel de l’économie. Mais il a une valeur de préconisation: si les économies dysfonctionnent, c’est qu’elles violent les hypothèses du modèle: concurrence pure et parfaite entre une infinité d’offreurs et de demandeurs atomisés et poursuivant tous un but de maximisation rationnelle de leurs « utilités » (ou « préférences). Vous aurez reconnu la logique de l’UE depuis 1957 et les principes du « consensus de Washington » en ce qui concerne les conditions de l’aide du FMI à un pays en quasi faillite: concurrence über alles sans trusts ni monopoles, ni intervention étatique, libre circulation sans entraves des marchandises, des capitaux et des travailleurs, pas de subventions publiques, directes ou indirectes (dont fiscalité) qui déséquilibrent les marchés. Il s’agit d’une approche micro-économique fondée sur les préférences individuelles (qui ont une logique commune de maximisation personnelle des choix sur la base des utilités ou dés-utilités marginales des décisions), qui sont transitives (si vous préférez A à B et B à C, alors vous préférez automatiquement A à C) et hiérarchisées; transparence de l’information vue comme à accès ouvert et gratuit; rationalité parfaite et identique de l »homo économicus; réversibilité du temps (un investissement peut être annulé d’un coup de plume pour revenir à l’état précédent), la monnaie est neutre en tant que mesure des valeurs, les calculs individuels laissent de côté les effets collectifs des « externalités » car une décision rationnelle en vue des intérêts personnels n’est pas forcément bonne pour la collectivité comme le monter par exemple la destruction du climat et de la nature ou l’ubérisation de la société; etc.
Mais M. Tirole, dans le sillage de bien d’auteurs, prend en compte les âneries de la TEG en récupérant des approches modernes qui en démontrent la fausseté théorique: la rationalité est « limitée » (Herbert Simon), l’information est coûteuse et asymétrique (Stiglitz), les préférences ne sont ni transitives, ni permanentes, les décisions sont souvent irréversibles, etc. Tirole s’appuie sur la « théorie des jeux » pour montrer que dans une relation de long terme entre contractants la coopération vaut bien mieux que l’individualisme, fût-il méthodologique. Il a recours à l »économie comportementale » (fondée sur des expériences de psychologie en situation de choix) pour prouver que les préférences et la rationalité ne sont en rien très rationnelles: d’autres logiques comptent beaucoup, comme la recherche de l’estime des autres, le besoin de reconnaissance de sa personne par le groupe d’insertion, l’altruisme et les valeurs spirituelles, la préférence pour la sécurité vis-à-vis du gain, la culture qui norme les comportements; etc. Les décisions entraînent toujours des coûts « de transaction » ce qui les rend peu réversibles et doit faire l’objet du calcul des opportunités offertes par différentes solutions (les « coûts d’opportunité »). Tirole redécouvre donc les apports des autres sciences sociales en ce qui concerne les pratiques et les attitudes. Il voit que l’économie ne saurait en être séparée mais laisse entendre qu’elle pourrait mener le bal sans être cependant impérialiste.
Tout cela semble bien séduisant et pertinent mais il y a un hic. Tirole déduit des apports des autres sciences sociales et de la théorie des jeux (dont un des problèmes est l’information qui pour être partagée doit reposer sur la confiance, laquelle ne s’établit que dans la durée de la relation, ce qui suppose in fine la coopération) que les individus, qui demeurent le deus ex machina de l’économie (même une grande organisation reste dirigée par des personnes faillibles, se berlurent souvent (ah les ignorants et les débiles) dans leurs choix. Mais il faut toujours faire confiance aux marchés sauf à sombrer dans l’horrible interventionnisme et la mise en place de normes substantielles par nature liberticides. Alors pour éviter que les individus ne fassent de mauvais choix, pour prendre en compte les « externalités » négatives ou positives (par exemple en ce qui concerne les nuisances), il faut les orienter dans la bonne voie par « des incitations »; par exemple en mettant un prix pour le marché du carbone (au lieu de normes de production interdisant des dépassements) et en organisant « un marché du carbone ». On doit jouer sur les incitations fiscales ou autres pour axer les comportements. On doit prendre en compte les effets économiques positifs des « monopoles naturels » (par exemple des réseaux que l’on n’a pas intérêt à multiplier). Mais ils doivent être « régulés » par des agences indépendantes du pouvoir, genre commission de régulation de l’électricité.
Tirole a donc sauvé le marché et le capitalisme en corrigeant le marché par le marché et la régulation privée; par ailleurs, les incitations ne diminuent en rien la production de nuisances car elles ne font que les transposer ailleurs (là où le prix du carbone est le moins coûteux pour l’émission de CO2. Cela rappelle Gribouille qui creusait un nouveau trou pour boucher le premier. Et cela mérite bien le Nobel!

Les « zones de non-droit »

Classé dans : politique — 15 octobre, 2016 @ 3:24

Depuis l’attaque au cocktail Molotov de voitures de policiers à Viry-Chatillon, on n’entend plus parler que de zones de non-droit comme La Grande Borne à Grigny (Essonne). Cela est amusant car depuis longtemps les politicards locaux les ont laissé s’installer avec la bénédiction des nationaux. En effet, le chômage persistant depuis 30 ans, ajouté à la discrimination a créé des populations, souvent immigrées ou descendant d’immigrés, vivant dans la pauvreté et la précarité. Par ailleurs, l’immobilier ayant été laissé à la loi du marché, les pauvres se sont mécaniquement regroupés là où il pouvaient avoir un toit pas cher et là où ils pouvaient trouver des prédécesseurs de la même ethnie et/ou religion pouvant créer un lien de solidarité communautaire. Ce n’est pas nouveau car le sociologue Du Bois avait noté le phénomène dès 1920 à Chicago pour les Irlandais ou les Noirs.
On a donc depuis fort longtemps des espaces de survie, qui plus est largement communautarisés et donc susceptibles d’être pris en main. Par qui? Par des petits trafiquants de drogue ou autre. Ils sont protégés et parfois aidés par leur communauté tout simplement parce qu’ils lui apportent un supplément de revenu en sus des aides sociales et des indemnités de chômage. Ils procurent du travail à des « chouffs » et à des « nourrices », ils entretiennent leur famille, ils achètent parfois les concierges. Les pouvoirs publics laissent faire tant qu’il n’y a pas trop de règlements de compte (voir à Marseille) car sans ces rentrées complémentaires la révolte gronderait et les émeutes ne se raient pas loin. Et de toute façon une communauté ne dénonce pas ses membres . L’omerta règne dès les incivilités et cela d’autant plus que certaines cultures, dont les membres tiennent à être propres sur eux et chez eux, se fichent des espaces communs ou publics: papiers gras, détritus en tout genre, hurlements sur les parkings ou dans les squares pendant la nuit, trafics bruyants. Enfin, les édiles voient dans ces populations une force électorale; il faut donc ne pas les tracasser.
Mais les politicards n’ont pas anticipé que les communautés pouvaient être récupérées par des entrepreneurs de religion, c’est-à-dire des gens se présentant comme très religieux et exemplaires mais travaillant en même temps à se doter d’un pouvoir de négociation en se posant comme représentatifs de la communauté. On sait que tous les moyens sont bons pour s’implanter et faire régner l’ordre voulu et qu’il suffit pour cela d’imiter les stratégies de la mafia: intimidation, proposition de protection contre indemnité, racket, violence en cas de déviance par rapport à la norme imposée par lesdits entrepreneurs: barbe et sarouel ou autre pour les garçons, voile a minima pour les filles. Munis de la force représentative de la communauté, les entrepreneurs ont obtenu « des accommodements raisonnables »: abattage rituel des animaux de boucherie, horaires non mixtes à la piscine, tolérance des mariages religieux propices à la polygamie, etc. Voir les tribulations de papy Dassault à Corbeil et vous comprenez facilement comment tout cela fonctionne avec la complicité active des politicards à la quête d’électeurs. Il y a donc bel et bien des zones de non-droit tant pour des raisons économiques que religieuses. Du reste, moi qui vis à l’orée d’une cité et non rue de Solférino, je le subis souvent sans que la police ne lève le petit doigt malgré les rares plaintes de membres de la communauté.
Certains exagèrent à dessein le nombre de 200 000 entrées d’immigrés annuels en France. Déjà un bon tiers viennent de l’Europe de l’Est depuis l’élargissement sans fin de l’UE. Reste 140 000, eux-mêmes assez hétérogènes (Afrique, pays arabes, Orient). Bon, estimons que les Musulmans ne représentent en gros que 80 000 personnes par an; il n’y a pas de « grand remplacement » annuel. Mais les politicards négligent toujours les effets cumulatifs; 80 000 par an, cela fait 800 000 au bout de dix ans, à quoi il faut ajouter les époux venant de l’étranger (par exemple mariages souvent arrangés avec une fille ou un gars resté au pays; soulignons au passage que cela fait partie des mariages mixtes entre un Français et un étranger dont la « gôche » se goberge sans voir qu’ils sont homogènes) et les enfants et on arrive facilement à un million. Les vannes de l’immigration ayant été ouvertes sous Pompidur 1er ministre de Charlot puis sous Fiscart Déteint (pour complaire à l’industrie ayant besoin de force de travail pas chère), il ne faut pas s’étonner d’avoir 40 ans après dans les 5 millions de Musulmans en France. Cela n’est en rien ni un danger, ni un remplacement car l’énorme majorité des immigrés et de leurs descendants vivent paisiblement leur religion et leur insertion dans le pays. En revanche, il aurait fallu surveiller comme le lait sur le feu les entrepreneurs de religion; eh bien non: on a laissé entrer des imams étrangers et engagés dans une conception radicale du dogme, laissé payer des mosquées par de riches soutiens étrangers, créé un organe bidonné par Tsarko (le CFCM) pour représenter le culte, permis une stratégie du salami: progression par petites étapes des « accommodements », chacune préparant l’exigence suivante. Ce qui est dangereux, ce n’est pas la religion une fois qu’elle a été cadrée par la loi de 1905 (à condition de l’appliquer), ce sont ses porteurs très engagés en tant qu’entrepreneurs de religion cherchant à manipuler la communauté pour vivre aux crochets du pays et, pourquoi pas, devenir politicien reconnu.

Pourquoi n’y a-t-il pas encore de révolution contre le libéralo-capitalisme?

Classé dans : politique — 2 octobre, 2016 @ 11:13

Alors que la crise de 2008 a fait la démonstration des effets pervers du capitalisme new look, que la situation du petit peuple et des petites classes moyennes ne cesse de se détériorer, que la planète est en train de crever, que les forces réactionnaires progressent, que visiblement la démocrassouille représentative est disqualifiée, que les guerres ici ou là ne cessent de tuer des innocents sous le regard complice ou faussement innocent des prétendues grandes puissances, que les religions, y compris les plus rétrogrades, remontent quitte à se taper dessus, etc. on peut se demander pourquoi il n’y a pas encore de révolte généralisée des peuples.
*une raison secondaire mais importante est que, sous prétexte de terrorisme, tous les gouvernements se sont dotés d’un arsenal répressif considérable: lois, espionnage, armes très puissantes, forces de police nombreuses et au-dessus des lois; en plus il y a l’armée de métier en réserve et les émules de Pinkerton, agence spécialisée aux USA dans la chasse aux syndicalistes et « meneurs ». Il y aura bientôt partout ce qui existe déjà aux USA, à savoir des milices privées, des « vigilantes » pour assurer la sécurité de ghettos de riches.
*le libéralo-capitalisme, avec la concurrence mondiale et la libre circulation des capitaux et des marchandises, a conduit à atomiser le salariat, à le précariser, à le paupériser (de façon relative), à éclater les statuts de l’emploi (CDD, Intérim, saisonnier, travail à temps partiel, travailleurs détachés, travail au noir d’immigrés ou autres personnes, entreprises unipersonnelles), à ratiboiser les droits sociaux, à amoindrir considérablement les syndicats. Dès lors, les classes salariales, isolées, individualisées, sans défense ne peuvent plus se constituer en corps organisé et assez fort pour protester et combattre. Dans ce contexte, la peur du chômage est un adjuvant puissant pour empêcher toute révolte.
*si le libéralo-capitalisme (L-C) a pu ainsi s’épandre, via notamment tous les fumiers qui le propagent, c’est par suite de la disparition de l’URSS en 1991; le L-C n’avait plus d’opposant puissant, plus d’idéologie concurrente et le monde est devenu son vase d’expansion. Le système est une prison qui vous enferme dans le cycle infernal: travailler pour vivre et consommer, s’endetter pour paraître et bien vivre, produire sans fin, accumuler, profiter, être bien vu des autres. la dette est un puissant ressort de soumission car on ne peut plus faire grève si on doit honorer ses échéances. De plus, les systèmes de retraite par capitalisation et les droits de participation aux bénéfices ont fait que les salariés sont à la fois des producteurs et des capitalistes; ils sont donc dans une situation de double contrainte propice à l’inaction et à la procrastination.
*le L-C a gagné la bataille des idées, via les « think tanks », les cabinets de conseil en gestion et d’audit, les écoles de management et de commerce, la mainmise sur les médias et les universités, les agences de notation, la conversion des partis sociaux-démocrates au néolibéralisme, le triomphe d’une pensée économique et comptable diffusée par les « organes » internationaux (OMC, FMI, BM, OCDE, G20, la gross Kommission de Bruxelles). Rien se se perd, rien ne se crée, tout se calcule en rapports coûts/bénéfices. Pendant ce temps la prétendue « gôche » n’a pas pondu une seule idée nouvelle. Or la culture structure les représentations, donne les codes de lecture et les références, procure les normes de conduite, fixe les attentes réciproques de comportement; c’est une persuasion et une normalisation cachées qui fait que les déviants sont sanctionnés par l’essentiel de la population qui a été façonnée par elle insidieusement.
*Le L-C a aussi réussi à imposer sa culture: individualisme, narcissisme, compétition égoïste, logique utilitariste, hédonisme matérialiste, paraître par sa consommation afin d’afficher sa réussite matérielle. La publicité et la « Com. » ont joué un rôle clé dans cette transformation qui a détruit l’esprit de coopération et l’altruisme. Dans ce contexte, les vaincus de la mondialisation sont culpabilisés (du reste, on ne cesse de le leur dire: si vous êtes au chômedu, c’est parce que vous êtes nul, illettré [Maqueron dixit], irresponsable, sans qualification, immobile dans un monde mouvant et accéléré, etc.) et perdent le goût de la lutte collective. Ils se replient dans leur habitat « périphérique », sur eux, sur la religion plus ou moins sectaire, sur leurs ressources locales et la solidarité du proche voisinage.
*Les partis politiques ont tous abandonné la défense du pays et de son industrie pour se lancer dans le L-C sans frontières et dans la finance où leurs grands chefs pantouflent après avoir abandonné les rênes du pouvoir à des instances extérieures. Du coup, les peuples ne se sentent plus protégés, voient que l’intérêt général a été sacrifié en faveur des puissances d’argent, ne voient pas de différences quand il y a alternance politique. Alors, ils se réfugient dans l’abstention ou votent FN et deviennent enclins à ne plus accepter l’étranger. Ce dont les accusent les « bobos » de gôche qui ne voient pas que le phénomène n’est pas dû à un racisme intrinsèque mais à une réaction de défense sans doute inappropriée mais compréhensible. or les vrais responsables, qui se dédouanent en accusant le peuple, sont les politicards de tous bords qui ont créé la situation d’exclusion et de relégation des plus faibles. Les syndicats sont aussi devenus prisonniers du système car ils ont été institutionnalisés et financés à cet effet par les gouvernants au nom d’un « dialogue social » factice mais procurant des postes de permanents aux frais de la princesse.
*les tenants du L-C, à savoir tous ceux qui en profitent, sont très nombreux, puissants, protégés par le système politique et institutionnel, munis de rentes. Il ‘y a pas que les très riches (les fameux 1%); il y a aussi tous les cadres, à commencer par l’encadrement supérieur acheté par des stock-options, des parachutes dorés, des primes de bienvenue, les journaleux subventionnés et aux revenus défiscalisés en partie, les fonctionnaires statutaires, les professions protégées (notaires, pharmaciens, toubibs, etc.), les forces de police, d’armée et de justice payées en primes et en médailles et à emploi garanti, les avocats d’affaires, les cabinets de gestion, les banques, les assurances (et évidemment leurs employés, pas seulement les PDG), les fonds d’investissement, les publicitaires et les communicants, les « cultureux » subventionnés, les gros agriculteurs, les syndicalistes institutionnels, etc. Tous ces gens sont des bénéficiaires du système et ont tendance à le conforter ou à y rester car il faut bien vivre; ils sont suffisamment adaptés à la mondialisation même s’ils n’y sont pas directement confrontés car, nolens volens, ils en vivent et ont assez de qualification pour cela. Et, naturellement, la classe corporative des politicards avec leur parti d’auto-promotion et d’auto-défense (avec leurs employés). Cela fait bien du monde, qui plus est assez organisé, pour vouloir que rien ne change, en face de salariés atomisés et de chômeurs isolés et laissés pour compte car peu défendus.
*le caractère systémique et mondialisé du L-C fait qu’agir seulement localement est voué à l’échec alors qu’agir internationalement est hyper complexe vu la divergences des intérêts des peuples ou des travailleurs, les différences de culture et d’approche des problèmes, les intérêts en place et divergents. Or les capitalistes, bien moins nombreux et unis par la même idéologie et bien mieux organisés ont un avantage énorme sur les peuples et les travailleurs divisés et atomisés, ce que les tenants du système L-C exploitent et cherchent à renforcer par exemple en suscitant la haine de l’immigré et en favorisant des conflits religieux, secondaires mais qui font oublier la lutte des classes et l’exploitation.
Cependant, peu à peu les luttes convergent, les oppositions se multiplient et se coordonnent; c’est facilité par la crise et par le fait que toute le monde a le même ennemi principal, le L-C. A long terme, qui se rapproche à grands pas, ce système sera abattu ou s’écroulera sous ses propres contradictions et surtout parce qu’il n’aura plus rien ou personne à exploiter.

Le triste Sire de Couci-Couça et les Harkis

Classé dans : politique — 27 septembre, 2016 @ 11:06

Dans le cadre stéréotypé de la repentance mémorielle montant en épingle les crimes historiques de la France, ce qui permet de passer sous silence que ce pays n’a pas été, et de loin, le pire, Edam Le Rouge vient de reconnaître les fautes des gouvernements passés lors de l’abandon des Harkis en Algérie après les accords d’Evian et leur gardiennage, pour ceux qui avaient pu fuir dans les bagages de l’armée française, dans des camps indignes. Cette opération hollandaise a pour plate finalité de gagner quelques voix en 2012 (les Harkis et leurs descendants font environ 500 000 personnes); dénigrer le pays ne compte pas, ni ouvrir éventuellement la porte à des indemnisations alors que le pays est ruiné. Guimauve Le Concurrent es entré en campagne aux frais de la princesse en mixant avec ruse la fonction pestilentielle avec celle de candidat à la candidature en vue de la Kommandantur suprême.
Zizi Rider passe sous silence quelques faits. D’abord, les Algériens s’étaient engagés à ne pas exercer de représailles contre les Harkis restés en En Algérie après l’indépendance. Promesse non tenue et la faute du gaullisme consiste plutôt à ne pas avoir fait respecter les accords contre, sans doute, la contrepartie gazière et pétrolière, favorable à la France, du traité d’Evian. Ensuite, il aurait été malséant pour l’opinion française de recevoir des gens appartenant au pays qui venait, à juste titre, de nous jeter dehors. Quant aux camps, il ne faut pas oublier que le pays recevait en même temps environ 1 million de rapatriés qui avaient bien raison de fuir vu la façon dont le ressentiment (justifié) algérien s’exerçait. en sens inverse, ces rapatriés n’acceptaient guère de voir débarquer avec eux des Algériens.
Ce qui est curieux c’est que fort peu après l’industrie française réclamait des travailleurs arabes à exploiter sans les loger; d’où l’apparition de bidonvilles encore moins salubres que les camps. Cette abominable exploitation capitaliste est évidemment passée à l’as quand on se concentre sur le mémoriel et le sociétal. Or elle fit bien plus de dégâts que le traitement réservé aux Harkis, dégâts que n’oublient pas (racisme, déconsidération, relégation, pauvreté, morts sur les chantiers…) leurs descendants de 3ème génération. Et on peut se demander pourquoi les Harkis n’en profitèrent pas. Peut être attendaient-ils une rente bien méritée grâce à leurs exploits contre leurs frères et coreligionnaires? Car il ne faudrait pas oublier que les Harkis furent considérés à bon escient comme des traîtres à leur nouvelle patrie et aux Algériens. Le pouvoir gaulliste pouvait sans doute se méfier de personnes capables de trahir et amenant une culture peu compatible avec les valeurs républicaines.
C’est curieux de voir la propension des socialos à camoufler les conséquences du libéralo-capitalisme, qui a été en plus colonialiste, au profit du sociétal-mémoriel! Cela a sans doute partie liée avec le fait qu’ils se convertis dès 1983 à la religion de la « concurrence libre et non faussée », à la libre circulation des capitaux, des marchandises et des hommes (s’ils sont européens). il serait bon que le gouvernement actuel reconnaisse les fautes libéralo-capitalistes commises par leurs prédécesseurs contre le peuple abandonné à la logique capitaliste et financière. Et indemnise les vaincus de la « mondialisation », ceux de la « France périphérique » tentés par le vote FN ou se sécurisant dans ce qui leur reste de territoire tout en s’abstenant des petits jeux politiciens et des mensonges de la pseudo-élite « nomade ».
Un autre truc plaisant est l’achat de fusils d’assaut à la Teutonie pour remplacer les Famas en place depuis 40 ans et autrefois produits par la manufacture d’armes de St-Etienne fermée depuis 20 ans. Ce qu veut dire qu’enter 20 et 40 ans, la France na pas été capable de créer une capacité de production. Il est vrai que le fric était plutôt donné à la firme privée Dassault pour les Rafale. Résultat de nos gouvernants: 71 ans après la fin de la guerre de 39/45 le pays achète des armes à l’Allemagne. Cela n’empêchera pas Chamallow 1er d’honorer nos morts pour la France le 11 novembre. Certes, Hollande a, paraît-il, gagné la guerre au Mali et engage nos troupes partout contre Daech. Mais désormais ce sera avec des armes tudesques alors que l’Allemagne, elle, reste chez elle. Bravo.

Il faut en finir avec nos politiciens incompétents

Classé dans : politique — 16 septembre, 2016 @ 11:30

Dixit à peu près Nicolas Du Pont (aux ânes) Saignant; qu’ils s’en aillent tous a dit Mélanchton oubliant qu’il traîne dans la politique socialo depuis plus de 20 ans. Ces braves gens qui veulent, enfin, faire notre bonheur après avoir mangé à tous les râteliers politicards, se fondent sur une mauvaise analyse de la conduite des politiciens francaouis depuis plus de 30 ans. Commençons par clarifier le vocabulaire; incompétent a deux sens: ce n’est pas du ressort de (terme juridique ou politique), la personne ou l’organe responsable de décisions ou d’action n’en a pas les capacités intellectuelles, techniques ou morales. La politique menée en France depuis 1983 (sous la houlette tontonmaniaque du curé Delors avec le tournant de la rigueur)ne relève d’aucun de ces deux sens.
Sur le sens c’est de mon ressort, c’est dans ma zone de décision et d’action, la compétence a été mise aux oubliettes. En effet, c’est un principe majeur du libéralisme que d’interdire à la politique de s’immiscer dans l’économique. L’idée est que les marchés s’auto-régulent tout seuls et qu’ils sont ainsi « efficients »; l’intervention politique ne peut qu’entraver l’ordre spontané des marchés guidés par la main invisible de la concurrence. De même, ils ne doivent pas toucher à la monnaie car ils créeraient automatiquement de l’inflation en recourant à la planche à billets pour plaire à leurs électeurs (c’est la thèse monétariste). Les lois économiques sont à la fois « scientifiques » et naturelles: vade retro, satanas. Les politicards d’obédience libérale, qu’ils soient de droite ou de « gôche » s’interdisent donc depuis longtemps de s’occuper de politique, notamment de politique industrielle car ils sont convaincus de la vérité du libéralisme. De plus, ne rien faire est beaucoup plus reposant que de s’occuper des vrais problèmes et cela depuis la sentence fameuse de Queuille (le père putatif du putassier Flanby): il n’est point de problème que l’absence de solution ne finit par résoudre ou la phrase de Faure (Edgar): ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent (comme la « synthèse chez Zizi Rider). Cela, c’est la doctrine française des politicards émergée lors de la ripoublique cassoulet et toujours reprise.
Ce n’est pas de la compétence des politiciens pour une autre raison; les politicards francaouis ont adopté depuis 1957, en ce qui concerne l’UE, la terrible doctrine ordo-libérale teutonne. Celle-ci revient à graver dans un marbre constitutionnel les règles économiques devenant ainsi immuables quelque soient les circonstances et les évolutions (voir les règles de la BCE ou les directives européennes). le principe de l’ordolibéralisme (OL) est simple: faisons faire les règles par un aréopage d’experts indépendants des électeurs et soustrait à la démocratie et « laissons faire la boutique » (Proudhon). Contrôlons seulement a posteriori via la CJUE et, seulement en Allemagne, la cour constitutionnelle de Karlsruhe. Le problème est aussi dans l’UE que les règles sociales, fiscales, environnementales ont été évincées au profit de règles seulement économiques et financières. Les politiciens francaouis ont laissé l’OL s’installer sans moufter car cela les débarrassait des affres de la décision et des revendications du peuple auquel ils pouvaient dire: c’est pas nous, c’est l’UE, c’est la « contrainte extérieure ». Ils ont donc doublement abandonné la compétence nationale et territoriale de leur pays: par l’existence même d’instances supranationales, à commencer par l’UE, par la loi intangible de l’OL. Guimauve le Concurrent, qui visiblement n’a fait que de la comptabilité, fût-elle nationale, ignore le principe latin: summum jus, summa injuria. remarquons que l’OL respecte l’injonction libérale de non-intervention politique; il s’est contenté d’agir par des lois dérégulatrices imposant la concurrence « libre et non faussée », la libre circulation des marchandises, des capitaux et, soi-disant des hommes, imposant ensuite une seule politique monétaire et de taux de change pour la zone Euro, contraignant en outre à l’austérité budgétaire partout (TSGC de 2012, dit traité Merkozy).
Sur la compétence intellectuelle, c’est tout l’inverse de ce que dit Du Pont Saignant. Les politiciens francaouis ont au contraire montré leur redoutable capacité à faire passer l’OL et le libéralisme en France sans faire trop de vagues. Pour servir la finance et les multinationales, ils ont été très performants. Ils ont pratiqué avec brio la stratégie du salami, de découpage des problèmes transversaux en rondelles séparées, de la progression par petits pas (ou « bouts de tunnel ») chacun conduisant à un point de non-rebroussement en direction du libéralo-capitalisme sans limites, des Horaces et des Curiaces (plutôt rapaces et coriaces) en combattant les adversaires un par un (en commençant sous Tonton par la mise au rencart du PCF), en remplaçant les préoccupations socio-économiques par des réformes sociétales chères aux « Bobos », en divisant pour régner et en s’appuyant sur les Beurs et les communautés, en jouant sur la fibre patriotique (interventions armées à l’étranger) et, maintenant, en instrumentalisant la fibre sécuritaire et anti-terroriste.
Le problème actuel des politicards est qu’ils ont si bien réussi leur entreprise de démantèlement de l’Etat et du politique, par abandons successifs de souveraineté, que face à la crise (dont ils sont coresponsables car ils ont tout dérégulé) qu’ils n’ont plus aucun pouvoir substantiel pour défendre la pays contre le libéralo-capitalisme et la domination austéritaire tudesque. Ils ne peuvent plus avoir ni politique industrielle, ni subvention de services ou d’entreprises publiques, ni de politique monétaire (taux d’intérêts et taux de change), ni même de politique budgétaire. Or, le petit peuple ruiné rue dans les brancards et vote FN ou s’abstient ou soutient les protestations syndicales contre la loi El Khonery. Dès lors, les politicards font dans la communication, la déploration, l’annonce de solutions impossibles (affaire Alstom après bien d’autres comme Florange) dans le cadre de l’actuelle UE. C’est du flan en vue des élections de 2017.
Or, le Brexit leur offre l’occasion de taper du poing sur la table pour exiger une réorientation de l’Europe. Ils n’en profiteront pas car ils restent des libéraux pur sucre, car ils ont peur des sanctions (Bruxelles ayant montré plusieurs fois qu’elle ne voulait pas de politiques de gauche en Europe: Grèce, Portugal, Italie…) et car ils veulent conserver l’amitié de leurs amis au sein de l’UE qui n’est qu’une société Interflora de puberté masculine où chacun se congratule d’être dans la ligne et de baiser les pompes d’Angela et des USA. Quant au pouvoir du pays sur lui-même, à leur pouvoir réel, ils s’en foutent: ils peuvent pantoufler dans la finance comme Barroso et ils se contentent des ors de la ripoublique, de leurs sinécures et voitures de fonction. Occuper les palais nationaux permet de vivre aux frais de la princesse et cela leur suffit depuis longtemps.
Donc, ils ne feront rien comme va le montrer la réunion de Bratislava. Du reste, il serait mauvais qu’ils fassent quelque chose. Nous savons que c’est en construisant nous-mêmes, contre l’Etat et contre le libéralo-capitalisme, des structures anarcho-libertaires, des contre-structures autonomes et anti-système, en appliquant une contre logique démocratique et sociale à la base, en faisant de l’action directe que nous sortirons du guêpier européen et de la mondialisation.

Les pièges du vocabulaire des puissants

Classé dans : politique — 3 septembre, 2016 @ 9:59

Le lexique est un des moyens utilisés par les dirigeants politiques et autres puissances pour berlurer le populo qui, heureusement, sait maintenant que les discours officiels signifient le contraire de ce qui est affiché comme vérité. c’est une des causes de la progression de l’abstention et du vote contre les élites en place, ce qui fait notamment les choux gras du FN peinturluré en mouvement « bleu Marine » et qui fait sa propagande sur le thème UMPS, tous pourris. Ce qui est hélas vrai. Les exemples abondent du changement de sens du vocabulaire afin de faire prendre les vessies prostatiques du pouvoir pour les lanternes de la rationalité, de l’expertise et de la science. Par exemple, la réforme, au lieu de dire changement vers le mieux, signifie en réalité régression sociale car la pratique gouvernementale et des entreprises fait que ce qui est annoncé donne le contraire dans la réalité. De même modernisation signifie standardisation, normalisation, diminution des degrés de liberté des opérateurs et des acheteurs. Intérêt général couvre en fait la mise en application par le gouvernement d’intérêts particuliers des entreprises (surtout ceux des multinationales). Concurrence, mot valise, est mis à toutes les sauces afin de couvrir des rentes et des privilèges accordés par le pouvoir contre les plus faibles. la concurrence est « libre et non faussée » pour les producteurs de lait et le crémier du coin, pas pour les transformateurs ou les hypermarchés. Protection du consommateur donne droit aux entreprises de flouer les clients, etc. Les crimes contre les populations civiles sont devenus des « dommages collatéraux ». Les interventions militaires ont été camouflées en droit d’ingérence et opérations humanitaires sous prétexte de défense des droits de l’homme. Les assassinats d’opposants ont reçu le beau nom d’éliminations ciblées. Les impôts sont souvent transformés en taxes ou en redevances, ce qui signifie normalement que c’est le prix d’un service rendu alors que l’impôt est général et non affecté. De plus la baisse des impôts au niveau national couvre en fait leur compensation par la hausse des impôts locaux. Les cotisations sociales sont des affreuses charges qui nuisent à la compétitivité de nos braves entreprises soumises à la concurrence internationale. le pacte de responsabilité cache un don de 40 milliards au MEDEF. Un accord négocié entre le pot de fer et le pot de terre est toujours gagnant gagnant. La rémunération au mérite est souvent une prime de lèche. Un plan de sauvetage de l’emploi se traduit par le droit de licencier à gogo. L’équité a remplacé la justice et l’égalité, l’assisté se substitue au nécessiteux, l’universalité des droits a cédé devant l’aide prioritaire aux plus démunis. Antisionisme, c’est antisémitisme, ce qui permet au pouvoir d’interdire le mouvement de boycott des produits importés en provenance du territoire palestinien et frappés de la marque Israël. Et tout va à lavement comme dirait Bérurier.
Les titres des fonctions sont devenus d’autant plus ronflants que leur rémunération diminuait: technicienne de surface à la place de femme de ménage, assistante au lieu de secrétaire, opérateur sur machine au lieu d’ouvrier de production, etc. Les statistiques sont imprégnées de litotes, par exemple, sans emploi à la place de chômeur. Le vocabulaire politique est devenu inconsistant et trompeur. La gouvernance a remplacé le gouvernement, la démocratie représentative a été raccourcie en démocratie tout court pour camoufler que celle-ci avait disparu au profit de l’expertise technique et de la technocratie, qui, notamment gouverne à Bruxelles. Le libéralisme est une tarte à la crème qui, en accordant seulement des prétendues réformes sociétales pour les moeurs, se montre en réalité comme l’hégémonie du capital dans tous les domaines. Le client-roi est une farce car les trusts, les cartels de prix et de quantité, les monopoles, la vente forcée ne sont plus que des « ententes ». Le communautarisme, qui divise la société en tribus et clans, est appelé multiculturalisme au nom du droit à différence. La hiérarchie des valeurs a été remplacée par leur relativisme qui veut dire que toutes se valent et doivent avoir pignon sur rue.
M. Vallse abuse des mots autorité et légalité. Il confond pouvoir et autorité, légalité et légitimité, Etat et pouvoir politique, Etat et gouvernement ou politicards élus, procédure électorale et processus démocratique, décision gouvernementale et intérêt général. Le malhomme ne sait pas que l’Etat n’existe pas car c’est une construction juridique pensée pour dire que le pouvoir politique n’appartient à aucune personne physique, ni à un corps de représentants élus. l’Etat n’est que la représentation imaginaire de la puissance du peuple sur lui-même, c’est-à-dire de la souveraineté. Cette puissance doit être organisée et actionnée, ce que fait le corps des élus pour le compte du peuple souverain. Il s’ensuit que les élus et les gouvernants ne sont jamais que les titulaires provisoire de la mise en action de la souveraineté du peuple; ils ne sont pas l’Etat, ils ne détiennent pas l’autorité de l’Etat, ce dernier n’étant constitué que des appareils administratifs, des gouvernants et des représentants, des institutions politiques. Or ces appareils ne sont que des moyens de mise en action de la souveraineté qui, seule, détient l’autorité légitimant les actes des élus et des fonctionnaires. Et les personnes physiques qui occupent les postes et fonctions d’exercice de la souveraineté ne sont que les détenteurs momentanés du pouvoir politique que la pensée libérale et moderne appelle Etat. Or il y a de multiples solutions de transformation de la souveraineté en pouvoir politique, l’Etat centralisé ou fédéral n’en étant qu’une forme particulière, la plus classique et la plus rétrograde.
M. Vallse ne cesse de dire qu’il faut obéir à la loi votée par le parlement car il détient légalement le pouvoir de le faire via son élection suivant les procédures en place. La rue ne peut se substituer aux représentants légaux du peuple, dixit le pouvoir d’Edam Le Rouge et de son valet Vallse. Si la légalité devient ainsi procédurale, comme émission du droit positif (en place, donc le droit sous Hitler était valide parce que légal!), il faut encore savoir si la substance même du système représentatif est légitime, ce qui suppose que la représentation soit isomorphe à la constitution sociale et sociologique de la société et ce qui implique que les représentants élus l’aient été sur la base de leur conformité à l’intérêt général. Or il n’est pas difficile de prouver que le système représentatif actuel, devenu purement procédural, n’a rien à voir avec les critères substantiels et normatifs d’une vraie démocratie. Il suffit de voir la proportion d’ouvriers et employés, de femmes, de descendants d’immigrés dans les chambres pour s’en convaincre. les mandats électifs sont trustés par une oligarchie dont les partis sont la pépinière de sélection en fonction des intérêts du parti et non de l’intérêt général. Et, surtout, la démocratie ne saurait être une procédure momentanée et periodique; c’est un système articulant des processus, des structures, des règles, des valeurs, des principes de légitimation, une architecture de relation avec la société civile et ses corps intermédiaires, une répartition des pouvoirs entre les acteurs de la société de façon que les élus des chambres n’aient pas le monopole du pouvoir et des décisions sur ce qui concerne la société tout entière. On voit aisément qu’aujourd’hui l’exécutif, fût-il détenu par une médiocrité comme Zizi Rider, a le monopole de l’exercice de la souveraineté; dans le meilleur des cas, il feint de consulter et d’associer mais il conserve le monopole de la décision, fût-elle illégitime eu égard aux besoins, valeurs et attentes de la société. Remplacer la légitimité, qui repose aussi sur des fondements moraux et des finalités comme la recherche du bien commun, par la légalité cache que la prise de décision politique relève maintenant d’un calcul coûts-avantages, d’une rationalité instrumentale, d’une approche réduite aux critères économiques.

Exit le Maqueron

Classé dans : politique — 1 septembre, 2016 @ 9:56

Ce ténia du socialisme en carton-pâte avait été infiltré par Flanby en personne pour faire une politique libéralo-capitaliste camouflée en action de « gôche ». Comme tout parasite (le gui est le parasite du chêne comme Pompidur celui de Charlot), ça profite comme un champignon sur le parasité en osmose avec lui. Puis le ténia devient trop long et se languit de l’étroitesse des entrailles présidentielles pas assez résidentielles pour ses vastes ambitions d’opportuniste et de carriériste calculateur. Avec ce malhomme (pourquoi toujours un bonhomme?), on ne sait quelle fable invoquer. Peut être: il court, il court le furet du bois maudit. Ou :o n a souvent besoin d’un plus petit que soi. Ou: tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. Ou: le lièvre et la tortue, le corbeau et le renard… Ou César et Brutus ou le traître en série qu’était Talleyrand, cette merde coulée dans un bas de soie (dixit La Paille Au nez Buonaparte)
Notre arriviste, perclus d’ambitions dévorantes et désireux sans doute de jouer aux portes tournantes entre la banque et le pouvoir, avait dit au Puy du Fou qu’il n’était pas socialiste. Avant qu’il n’était ni de droite ni de gauche, mais en marche; en réalité en marche arrière toute vers le 19ème siècle sans droits sociaux. Quelle révélation qui l’honore car Guimauve le Con Courant après un 2ème mandat n’a toujours pas avoué! Du reste, les socialos n’ont jamais fait, eux, leur Bad Godesberg à l’instar des sociaux-démocrates allemands. Il se justifie en jouant au rassemblement des centristes de droite et de « gôche » afin de pouvoir aller plus loin, plus bas, plus vite pour « moderniser » le pays pour le rendre compétitif dans la concurrence internationale. Car il note que la France est toujours en retard et que si elle échoue à suivre l’Allemagne dans le délire du marché et de la « concurrence libre et non faussée », c’est parce qu’elle n’a pas assez administré la potion néolibérale. A l’instar de Staline qui trouvait que si l’URSS ne rattrapait pas assez vite les USA, c’était parce qu’il n’y avait pas eu assez de socialisme. Cet transparent de le dire, même si on le savait déjà; au moins si Maqueron est élu ce ne sera pas sur la base de mensonges comme avec Fraise Des Bois. Maqueron a trahi Chamallow 1er, mais pas ses convictions. Or ce dernier l’avait mis dans la situation schizophrénique de les pratiquer en les travestissant. Maqueron est parti pour jouer solo et pour montrer qu’il n’était pas le chevalier d’Eon, Drag Queen de Louis XV. Maintenant, M. de Maintenons le cap à droite libérale toute est libre de vaquer à la promotion de l’ubérisation totale de la société. Tout le monde doit devenir auto-entrepreneur et s’assurer lui-même sur les confortables revenus que lui donnera le triomphe de la liberté d’entreprendre sans entraves, sans salaire et sans charges sociales comme les chauffeurs de VTC, le modèle implicite de Maqueron. Hollande se prenait pour César; il n’était qu’une Cléo (de 5 à 7) vêtue comme l’aspic et en fait suicidaire pour le pays et le socialisme.
En fait, Edam le Rouge, l’Ami Mollet car il a choisi lui-même son Guy, ayant manipulé (tout centurion commande un manipule) tout l’été en fonction des événements, se trouve fort dépourvu malgré la bise qu’il a claquée à tout le monde. Il a déjà perdu sa gauche avec les frondeurs; il vient de perdre sa droite. il ne reste plus qu’à faire tonner les foudres de l’ex-trostskard et repris de justice, Cambadélis: tous ceux qui donneront leur parrainage aux frondeurs ou à Maqueron seront exclus du PS et n’auront pas son investiture. Stratégie de cabinet car ne semble pas que le logo PS soit très porteur; tripoteur, oui. Et notre label de Cadix, à savoir Vallse, se frotte les mains car il pense pouvoir reprendre les rênes de ce qui restera du PS après la Bérézina de 2017. Il voit grand: il vaut mieux être le chef de quelque chose que de rien. Il pense refaire la cerise du PS sans voir que ce parti à lui tout seul représente moins de 20 % des votants et pas plus de 7 % du corps électoral (il y a 68 % d’abstentions, de blancs et nuls et de votants FN ou très à gauche°. Il y a du taf pour faire revivre le socialisme que les socialistes ont tué dès 1983. peut être que Vallse pourra être un bon candidat à 80 ans si le faux socialisme lui prête vie!
Et Vallse et les dinosaures du PS, les vieux fidèles de Flanby, crient à la déloyauté, à la trahison, au refus d’assumer l’intérêt général. C’est marrant que ceux qui ont trahi le socialisme et la justice jettent l’opprobre sur Maqueron. Cela tourne à la cour d’école primaire: c’est celui qui a dit qui a fait. Vallse, droit dans ses bottes, revêt la tunique de Franco et d’emballage en en appelant à l’autorité de l’Etat, chose qui n’existe pas. ce qui est matériel, ce sont les appareils d’Etat. Et Vallse confond l’autorité, qui émane d’en bas, qui est reconnaissance de la légitimité du droit de commander, avec le pouvoir qui est une force exercée d’en haut sur les assujettis. C’est une très vieille conception du politique comme domination camouflée en légalité en oubliant les questions de légitimité. Et cet apprenti démocrate nous a en outre éclairé d’un superbe: comprendre, c’est déjà justifier. Certes, Vallse n’a pas fait d’études de philosophie, seulement une maigre licence d’histoire en 3 ans. Je ne veux pas stigmatiser ceux qui n’ont pas fait de grandes études car on peut toujours apprendre après par des lectures, des cours du soir, « en limant sa cervelle contre celle d’autrui », en travaillant, en voyageant. Mais Vallse s’est lancé aussitôt dans la magouille politicienne et comme tous les politicards n’a vraisemblablement rien appris: agir, courir, ruser a remplacé travailler, échanger et apprendre. Ce qui fait qu’en général les politicards raisonnent avec 50 ans de retard et avec des lunettes partisanes qui les enferment dans un idéologie datée, soit le libéralisme de grand papa, soit le socialisme de Guesdes. Ou ils suivent les modes idéologiques des modèles sociaux ayant soi-disant réussi, par exemple celui de la flexisécurité du Danemark ou l’austéritaire inauguré par Schröder (lois Hartz en 2003/4) en Allemagne. Du coup, les politicards encroûtés, sans imagination, repliés dans leur parti-forteresse ont abandonné la notion de projet et jouent perso. C’est donc le triomphe du libéralisme individualiste et égoïste qu’ils montrent dans leur conduite, laquelle doit être justifiée auprès des électeurs, lesquels ont bien vu que la doctrine était devenue: faites ce que je vous dis, pas ce que je fais, moi d’abord (vous avez sans doute remarqué l’usage intensif du moi je et du on doit, y a qu’à, i faut qu’on, etc. chez nos politicards).
Le politicard en est resté à la pensée binaire (on ne peut être dedans et dehors cher à Flanby, vous êtes avec nous ou contre, il y a l’empire du mal et celui du bien). Or celle-ci sépare et divise en même temps que les politicards en appellent au rassemblement tout en excluant (ou en menaçant) les dissidents de la ligne du parti. Staline vit toujours dans les esprits des politiciens modernes. Vous avez sûrement noté qu’il y avait deux camps: celui de la modernité, du changement, de la « mondialisation heureuse », du risque, du mérite, etc. et celui des ringards, passéistes, dinosaures opposés à la construction européenne, assistés, irresponsables, faisant de la « résistance au changement ». C’était le leitmotiv de quasiment tous les politiciens et journaleux lors du TCE rejeté par les Français en 2005. Eh bien, cela n’a pas changé malgré la faillite démontrée de l’UE et de la zone euro. Les Shadocks ont gagné, les politicards continuent de pomper et appliquent leur maxime; plus on a échoué, plus on a des chances de réussir. Rien ne sert d’échouer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.

Les burkini-fachos

Classé dans : politique — 29 août, 2016 @ 11:42

Et nous voilà dans la nouvelle querelle politico-politicarde consistant à surenchérir en matière d’identité nationale, de sécurité soi-disant anti-terroriste, de division du peuple en dressant une fraction de la population contre les autres. Comme s’il n’y avait rien de plus important et de plus pressé. Au lieu de concevoir un programme anti-libéralisme concurrentiel, de restauration de la production, de lutte contre le chômage, les inégalités, la précarité, les injustices, de sauvegarde de la planète et de l’agriculture, les partis veulent se différencier sur l’identité « nationale » en espérant siphonner des voix au Mouvement Bleu Marine, ex-FN. Lequel a ajouté à sa panoplie démagogique le vieux programme socialiste jeté aux orties par le PS et restauré par Méluche et les frondeurs.
O divine surprise, le burkini est arrivé sur nos plages. Haro sur sur ce vêtement pris comme symbole du salafisme ou islam politique, réclamant officiellement la liberté (les Etats occidentaux ne partagent-ils pas cette valeur universelle) de leurs pratiques et vêtures et, in petto, la supériorité de la charia sur les lois de la république. Comme a dit le philosophe chinois: quand on lui montre la lune du doigt, l’imbécile regarde le doigt. Comme fait l’ivrogne ayant perdu ses clefs, on cherche sous le lampadaire parce qu’il y a là de la lumière, ce qui, effectivement, manque à l’ENA et dans nos grandes écoles bien qu’elles produisent des têtes d’ampoule. So what car on ampère son latin?
Eh bien, on prend le signe pour le signifiant, on attaque la liberté des personnes pour viser autre chose, ce qui les amalgame en faisant passer tout croyant sincère et pacifique pour un adepte du salafisme, du wahhabisme, des frères Musulmans ou de tout autre mouvement fondamentaliste, ce qui rabat l’Islam de M. ou Mme tout-le-monde, sur ses versions politiques tant pacifiques que militantes voire offensives. Rappelons-nous la description du gouvernement pas Proudhon dans L’idée générale de la révolution au 19ème siècle: en gros le gouvernement peut tout contre le peuple, c’est même à cela qu’on le reconnaît ainsi que ses agents (ministres, députains, hauts fonctionnaires, politicards, journaleux et médiatiques aux ordres et allant à la soupe). S’en prendre à des porteurs de vêtement évite aussi de s’attaquer aux causes profondes de l’existence d’un Islam de combat et surtout à ses véhicules, qui ne sont pas des idées, mais les porteurs virulents de celles-ci en les poussant aux extrémités les plus rigides et potentiellement violentes. Quelles sont donc les causes profondes de l’apparition de l’Islam rigoriste des origines en France?
*au départ, largement une immigration sur demande du capital en vue de lui fournir des travailleurs bon marché. Puis une immigration incontrôlée au nom tant du travail low cost que du regroupement familial. par incontrôlée, j’entends une immigration, soi-disant fondée sur l’intégration, mais pour laquelle les gouvernants ont laissé les commandes au seul marché et cela sans régulation permettant de s’assurer de bonnes conditions d’insertion dans le pays. Je subodore aussi que les pouvoirs politicards ont passé des deals avec leurs anciennes colonies devenues indépendantes: la France y conserve de l’influence, genre Foccart, mais elle laisse sa porte ouverte aux émigrants de ces pays. le deal se fait en faveur des puissants de l’ex-colonisateur à des fins économiques et politiques (la France-Afrique). C’étaient les « 30 glorieuses » et la France avait besoin de travailleurs. Puis se fut l’amorce du libéralisme pur et dur, à savoir on abandonne le plan et on laisse tout diriger par les forces du marché.
*cette immigration, cumulée sur plus de 30 ans, a fait boule de neige au point de faire atteindre la masse critique au-delà de laquelle les immigrés et leurs descendants de 2ème et 3ème génération estiment devoir et pouvoir être visibles dans la société. Ils y sont encouragés par le multiculturalisme régnant qui proclame le « droit à la différence », le relativisme des cultures, le primat de l’identité de chacun ou chaque groupe. Et le multiculturalisme se transforme rapidement en communautarisme quand il y a des concentrations de population à forte densité relative. Cette désastreuse concentration de gens de même culture, malgré le discours officiel de la mixité, a été le fruit d’une politique du logement totalement libéralo-capitaliste laissant les pauvres se regrouper dans des cités où on pouvait retrouver le soutien des ethnies et religions. La chose a été naturellement aggravée par l’effondrement, dû au libéralo-capitalisme européen et mondial, des Etats-Providence et de la croissance économique. De moins en moins d’intégration en a été le résultat, d’où un repli communautariste, religieux et identitaire facilité par les relents de racisme et de colonialisme et la montée du FN, laquelle, du reste, a été organisée par Tonton pour des rasions électorales.
*une dynamique d’action-réaction parfaitement compréhensible. Laquelle? réduit à la pauvreté et à la précarité, mais en plus discriminé par l’environnement, stigmatisé pour son origine ou sa religion, on se réfugie dans « la distinction », ce qui est naturellement exploité par « les entrepreneurs de religions ». La distinction ne peut que séparer et suscite l’accroissement du rejet par les autres pour lesquels se distinguer, c’est implicitement se situer comme meilleurs qu’eux; cette augmentation du rejet se combine avec la stratégie du bouc émissaire montée par le FN: c’est l’immigration qui est la cause de la situation des « petits blancs ». Alors qui n’en est rien: la cause fondamentale, c’est 30 ans de libéralo-capitalisme, conduit par les élites de droite et de gauche, qui a ruiné le pays et détruit l’emploi des moins qualifiés et des plus isolés dans les espaces rurbains ou ruraux. le durcissement réactionnel, associé au ressentiment des classes en déshérence, amène en retour une activation supplémentaire de la distinction. Alors, la mécanique action-réaction ne peut que monter sans cesse en tension communautaires. Notons que la distinction a été notablement encouragée par les lois mémorielles et « la repentance » du pays. Séparons-nous d’un pays qui a si mal agi dans le passé. Certes, ce n’est pas le seul (en fait tout l’Occident) et ce n’est pas le pire (ce sont les USA, l’Allemagne, l’Angleterre) mais il nous impose sa loi contre celle de Dieu. Pourquoi la France est-elle le pays le plus attaqué? C’est dit ci-dessous.
*l’exploitation par les « entrepreneurs de religion des bons aspects du libéralisme. car il ne faut pas confondre la République libérale (égalité, liberté, solidarité, universalité des droits, laïcité) avec la démocratie libérale qui ne repose que sur une procédure de vote, n’est fondée que sur les libertés et les droits théoriques (formels) et admet les inégalités même les plus criantes. les islamistes n’ont évidemment pris que les facilités de la démocratie, à savoir pouvoir faire ce qu’on veut; beau retournement des valeurs démocratiques contre la démocratie et surtout contre la république. Car la république est laïque et universaliste. Or, se distinguer, c’est par construction se positionner comme particularité et non comme universalité. car la république, c’est normalement le primat de l’intérêt général et non la réduction de celui-c à une résultante des compromis entre singularités comme dans le monde anglo-saxon. Celui-ci admet en G-B que les affaires familiales entre musulmans soient réglées par des tribunaux coraniques! Pitié pour les épouses si on leur applique la charia, ce que la république refuse… De même, l’islamisme peut aisément exploiter les thèses des « droitsdel’hommisme » contre les démocraties en leur disant d’appliquer à tous ce qu’elles affichent comme valeurs. Il en est de même pour les aspects économiques: traitez nous comme les autres. Ce qui est amusant c’est que cet appui sur les valeurs républicaines-libérales (et en fait contre elles via la doctrine de la « dissimulation) s’est fait au moment même où les socialos étaient en train de les saborder en catimini en se lançant à fond dans l’Europe ordo-libérale et concurrentielle.Et la schlague libérale est effectivement appliquée à tout le monde même si ce sont les plus défavorisés (la clientèle salafiste) qui en souffrent le plus. Car la crise économique a aggravé et accéléré les exclusions sociales, ce qui a nui davantage aux populations d’origine immigrée.
*l’électoralisme qui a fait que les politicards ont accordé des « accommodements raisonnables »: non-mixité des horaires de piscine, non-étourdissement des animaux avant égorgement rituel, visite médicale par un toubib de même sexe, yeux fermés sur la polygamie, les mariages arrangés (souvent à l’étranger, ce qui nous amène un nouveau ressortissant), CFCM bizarrement élu, prières dans la rue. Ils ont aussi toléré l’importation d’Imams étrangers et parfois extrémistes à cause de leur volonté de bonnes relations avec les émirs pétroliers, la kleptocratie algérienne, le « Commandeur des croyants », de même que le financement extérieur de mosquées. Toton est même allé jusqu’à embarquer les populations d’origine maghrébine dans ses manipulations électoralistes: marche des beurs, « touche pas à mon po(s)te ». Flanby a refait le coup en 2012 avant de perdre l’électorat d’obédience musulmane avec le mariage pour tous.
*le récent discours politique de la droite classique qui ne cesse de jeter de l’huile sur le feu pour piquer les électeurs du FN, ce qui ne peut qu’accentuer les tensions sociales et encourager l’expression des distinctions et des réactions à celles-ci.
On voit donc qu’avant de faire de la métonymie, façon cuirassé Potemkine, en s’en prenant aux symboles et aux personnes, il vaudrait bien mieux s’attacher à résoudre les vrais problèmes. mais comme ce n’est pas envisagé puisque tous les politicards français communient dans le libéralo-capitalisme et l’électoralisme sans principes ni valeurs, la seule solution est de jouer sur les énièmes dérivées de la différence électorale. Moins facho que moi, tu meurs.

Comment la production allemande se développe au détriment de ses voisins

Classé dans : politique — 25 août, 2016 @ 11:27

Il ne faut pas voir dans la domination allemande (montrée par exemple par l’excédent de sa balance commerciale de 145 milliards dont 70 % sur l’UE) une stratégie montée dès le départ de la construction européenne en 1957. Ce serait donner à ses dirigeants des qualités de pythonisse et de stratèges hors du commun. Mais, cependant et par suite d’un enchaînement d’événements dont elle a tiré le meilleur parti en fonction de ses intérêts, qu’elle est le seul pays à défendre avec constance et intelligence alors que les élites francaises n’y ont vu que du feu quand elles n’ont pas démissionné comme en 40, l’Allemagne a réussi à tirer les marrons du feu. Evidemment en profitant des abandons d’autres pays, menés par des sortes de gauleiter et de collabos libéraux et défaitistes à l’instar de Flanby planqué dans les jupes d’Angela, et en s’appuyant soit sur des pays reconnaissants de leur entrée dans l’UE grâce à elle, soit sur des pays du Nord partageant la même idéologie libérale et le même credo luthérien.
Tout commence avec la mise en place dès 1957 d’un cadre institutionnel et réglementaire fondé sur l’ordo-libéralisme (ou gouvernement sous la domination de règles formelles instituées et gravées dans le marbre). Cela arrangeait les vrais maîtres des choses, à savoir les USA, car c’était libéral de chez libéral. Cela arrangeait les invertébrés de la IVème ripoublique qui y virent une façon d’imposer l’ordre mercantile et capitaliste à un pays divisé et rétif (déjà la « contrainte extérieure) avec près de 30 % de votes communistes et une puissante CGT associée à un fort PCF. En gros l’OL signifie faisons un cadre légal perpétuel qui donne les règles du jeu économique et laissons faire la boutique. Et le problème n’est pas tant de violer la démocratie en faisant pondre ce cadre par des experts et des élites que son contenu. Car ce dernier n’envisageait rien sur les autres dimensions du sociétal, dont le volet social. En gros, l’idée est: pays, observez les seules règles communes et d’obédience seulement économiques, et pour le reste vous êtes libres. Or, on ne peut pas faire de social dans un cadre hyper libéral et outrancièrement concurrentiel. Et cela le curé Delors, soit ne l’a jamais compris, soit l’a caché pour faire gagner son libéralisme camouflé en socialisme francisque à la Tonton. Je penche pour la 2ème hypothèse car le mensonge est le sérum de vérité des socialos. C’est la méthode La Ballue: ce cardinal séditieux avait été enfermé par louis XI dans « une fillette », cage à claire-voie où on ne pouvait se tenir ni debout ni couché. Louis XI allait périodiquement se moquer de La Ballue et lui demandait que veux-tu? Réponse invariable, une cage plus grande. Eh bien, la cage des pays de l’UE, ce sont les directives de Bruxelles, issues de l’ordo-libéralisme tudesque. la cage, étant là, les gouvernements n’ont plus qu’à agir avec les maigres pouvoirs qui leur restent, dont la répression.
Avec l’acte unique de 1986, les Allemands comprirent tout de suite que la libre circulation des capitaux était le moyen d’obliger leurs partenaires à tenir leur budget pour cause de surveillance par les marchés financiers internationaux. Puis avec Maastricht en 1992, les Germains purent imposer des règles budgétaires sévères (dites ensuite « de convergence » lors du « pacte de stabilité » pour préparer l’euro: pas plus de 3 % de déficit par rapport au PIB, dette publique inférieure à 60 %. Et quand Tonton proposa la création de la monnaie unique (euro), ils virent aisément que cela pouvait se faire à leurs conditions; BCE indépendante, réduite au rôle de surveillante de l’inflation (seulement des prix et des salaires, pas des actifs mobiliers ou immobiliers, ni des taux d’intérêt; pas de prêts de la BCE, ni des banques centrales aux Etats). les Allemands comprirent illico qu’ils échangeaient leur mark fort contre un euro plus faible, ce qui permettrait de doper leurs exportations.
Les Allemands comprirent rapidement (pas de complot, pas de projet mais une saisie efficace des possibilités offertes par le carcan bruxellois, lequel était renforcé par la cour de justice de l’UE [CJUE, ex-CJCE]), que dans la cage La Ballue on ne pouvait plus jouer sur le taux de change, ni sur une fiscalité créant des subventions cachées. On pouvait faire de « la désinflation compétitive » en diminuant tous les coûts sociaux. Ce furent alors les lois Hartz sous le « socialiste » Schröder (ensuite vendu à Gazprom) qui furent équivalentes à une dévaluation de 10 % afin de vendre dans l’UE sans respecter le fond des règles, seulement la forme. Et Angela en rajouta une couche avec une TVA sociale de 3 points, ce qui facilite les exportations (la TVA est remboursée à l’export) et renchérit les importations, soit l’équivalent d’une dévaluation interne de 3 %. Cette stratégie est tout simplement celle d’un passager clandestin, d’un easy rider qui ne paie pas sont ticket d’entrée dans le club. Mais Flanby, lui, ne saisit pas les opportunités; il n’est que Zizi Rider. il n’a pas non plus l’humour de Marx (Groucho, car Fraise Des Bois, visiblement, ne connaît pas l’autre)) qui n’entrerait pas dans un club qui l’accepterait.
Pourquoi les autres pays n’en firent-ils pas autant? Parce que ce serait débuter une course générale au moins-disant créant une énorme déflation en Europe. Et surtout parce que tous les autres peuples ne sont pas soumis au pouvoir en tant que bons luthériens qui ne songent qu’à parfaire leur spiritualité chez eux (Bildung) et laissent à César, ce qui est à César. L’ordnung peut régner, l’obéissance est sacralisée et on a vu ce que cela a donné de 1933 à 1945. Il est clair que si le gouvernement français avait fait cette brutale opération les chassepots seraient partis tout seuls. D’où la démarche en crabe des politicards français: des petits pas homéopathiques, des glissements progressifs de déplaisir pour le peuple, en espérant que celui-ci peuple ne verrait pas trop vite (avant les élections) la « solution finale ».
Et puis, sur demande US relayée par la Gibbye et l’Allemagne, l’élargissement, sans approfondissement, de l’UE aux ex-pays de l’Europe Centrale et Orientale (PECO). Demande US pour éviter que l’ex-URSS ne se reconstitue. L’Allemagne y vit tout se suite la possibilité de reconstituer son ex-hinterland d’esclaves 39:45. D’ailleurs, l’Allemagne, en solo, a reconnu tout de suite la Croatie où avait sévi Ante Pavelic allié d’Hitler, lors de l’éclatement de la Yougoslavie. On a vu arriver ainsi dans l’UE une masse de pays très low cost. C’est dans ce contexte-étau institutionnel que la production allemande a pu dominer toute l’UE. Elle a été prodigieusement avantagée sans que Bruxelles réagisse, ni les collabos français, fussent-ils socialistes. Voilà une liste de quelques avantages:
*la délocalisation, la sous-traitance, l’achat low cost dans les PECO; c’était permis et même conseillé par la « concurrence libre et non faussée » qui ne fonctionne bien pour faire baisser les coûts que s’il y a des différentiels (de droit social et syndical, de coût de la vie, de cotisations sociales, etc.) importants; Ainsi le Made In Germany a été remplacé par le Made by Germany (assemblage du produit fini après découpage de la chaîne de valeur en fonction des « avantages compétitifs » des différents Pecos. Plus fort encore: avec l’euro l’Allemagne gagne en plus sur les taux de change des monnaies de ses fournisseurs déjà low cost et hors zone euro! L’automobile française, surtout Renault firme détenue à 20 % par l’Etat!, a imité ce modèle d’extension du lebensraum de l’Allemagne vers l’EST. La Suède fit de même avec les pays baltes. il est à noter que ces merveilles ne sont possibles qu’avec des pays proches, sinon les frais de transport viennent trop alourdir la facture. Hélas pour eux, les pays d’Europe du Sud n’ont pas d’hinterland de proximité.
*la subvention de la production industrielle par le secteur des services; en effet les lois Hartz ont créé 7,5 millions de « mini-jobs » à temps partiel à 400 euros par mois pour les travailleurs peu qualifiés et surtout les femmes. C’est le secteur services qui a, et de très loin, créé ces petits boulots, ce qui a drastiquement diminué le coût de leurs prestations à l’industrie. Le poids du temps partiel fait qu’en réalité on travaille en moyenne moins longtemps en Allemagne qu’en France, ce que cachent les statistiques compradores qui disent le contraire.
*des tarifs de l’électricité bien plus faibles pour l’industrie que pour les usagers domestiques qui subventionnent ainsi l’industrie ; l’usage à marches forcées des centrales au lignite en vue d’une électricité nationale et moins chère quoique fort peu verte. Au passage les fumées et pollutions partent vers l’Europe de l’Ouest mais sans que l’Allemagne pays pour ces nuisances chez les autres. Il faut dire qu’en Allemagne la législation permet, afin d’exploiter le sous-sol, notamment le lignite, d’exproprier, de détruire des villages et même leur cimetière. Là encore, en France les escopettes et les tromblons partiraient tout seuls. En Allemagne, on se réfugie dans la lecture de la bible au lieu de luther.
*l’usage massif de « travailleurs détachés » (directive ad hoc de 1996) dans l’agriculture; travailleurs à 4 euros de l’heure, logés dans des hangars sommaires et payants, sans heures.sup car elles ne sont pas comptées. Ajoutés aux ex-kolkhoses de l’ex-RDA (fermes de 3 000 hectares) élevant des milliers de porcs, de poules, de vaches pour faire du bas de gamme (l’Allemagne n’a pas d’AOP et se bat du reste pour leur disparition), on a une bouffe low cost, ce qui permet de moins payer les travailleurs ainsi que l’avait bien vu Ricardo. En outre, l’Allemagne est moins regardante que la France sur les règles sanitaires et de toxicité. Tout cela alimente la surproduction à bas prix, ce qui a, par exemple, facilité la crise du lait en Europe et en France. Usage aussi massif d’immigrés avec ou sans papiers. Avec les délocalisations et autres et les travailleurs détachés, l’Allemagne a pu se constituer une cour de féaux-PECO, qui la suivent aveuglément à Bruxelles.
*de faibles impôts locaux, dus au manque d’entretien des infrastructures et aux jobs à 1 euro de l’heure que les chômeurs doivent avoir dans les collectivités locales (ou associations) pour toucher leurs indemnités; une grosse baisse des retraites et des cotisations sociales qui diminuent largement les charges pesant sur les entreprises; vive la concurrence libre et non faussée.
*l’aide des banques régionales, où figurent les collectivités locales et les länder, qui prêtent à bas taux d’intérêt aux entreprises intermédiaires. Ces banques ne sont pas solides et c’est la raison pour laquelle l’Allemagne les a fait exclure de l’union bancaire européenne. mais cela explique partiellement le bon financement des grosses PME allemandes alors que les banques françaises préfèrent la spéculation et les produits financiers dérivés.
*une aide solide aux trusts chimiques (Bayer, BASF, etc. , ex-fleurons du zyclon B) et automobiles pour limiter au maximum la réglementation européenne contre la toxicité des produits (dont pollutions au diesel). Récemment un groupe ad hoc à Bruxelles a décidé, avec le vote favorable du représentant de la France, quoiqu’en dise la menteuse Ségolène, de ne pas fixer des normes diesel trop élevées et de donner un important délai d’adaptation aux firmes tricheuses, dont la célèbre Volkswagen. L’Allemagne, cependant, menait le bal des hypocrites.
*une politique du logement à bas coût, ce qui diminue la pression sur les hausses de salaires. la chose, fondée sur le primat de la location et des logements sociaux-publics, est bien facilité par la démographie en berne de l’Allemagne. La France au contraire a abandonné l’aide à la pierre (surtout construction publique) pour l’aide à la personne afin de faciliter la résolution du problème du logement par le seul marché.
Le lecteur aura remarqué que j’ai abandonné les épithètes (doryphores, schleus, etc.). Est-ce que cela change quelque chose au fait que l’Allemagne s’est vue accorder par les autres pays le droit de faire la pluie et le beau temps en Europe? Il est vrai que l’Europe du Sud était devenue très minoritaire dans une UE à 27 (28 maintenant) regroupant les PECO, les pays d’Europe du Nord luthériens de même idéologie que celle de l’Allemagne et la Grande-Bretagne hyper libérale. La bonne nouvelle est que le Brexit va diminuer le poids du néolibéralisme dans l’UE. Si Flanby veut en profiter… Pour envoyer la puissance allemande à la niche, c’est simple: menacer celle-ci d’un Frexit.

Compléments sur le PIB et le trucage des statistiques ou leur mésusage

Classé dans : politique — 23 août, 2016 @ 11:29

Le PIB camoufle des transferts d’activités en montant en épingle le total plutôt que la répartition entre secteurs et la façon dont il se forme ou est constitué. Depuis la mise en place du néolibéralisme, il y a déjà 30 ans (1983 en France sous Tonton et avec le curé Delors, le pape du libre-échange dans l’UE et le toutou caché de l’ordo-libéralisme teuton associé au libre-échangisme anglo-saxon), les entreprises, libres de transférer leurs capitaux et de courir après la maximum de profit réclamé par la finance, les fonds de pension en capitalisation, la valeur pour l’actionnaire, ont à la fois sous-traité et délocalisé. La sous-traitance (par exemple des activités de nettoyage, de gardiennage, de sécurité, de la comptabilité ou de l’informatique, contentieux, etc.) a fait passer des activités de la valeur ajoutée industrielle (car comptées dans la VA de la production manufacturière) vers le secteur des services. Ce qui explique en partie la baisse de la part de l’industrie dans le PIB puisqu’elle a rejoint la part des services. Parallèlement, le secteur des services s’est gonflé de toute une série de fonctions parasitaires comme la publicité, la communication, la promotion des ventes et le marketing, etc. La moindre des choses voudrait que ces activités soient exclues des dépenses d’exploitation des entreprises et ne soient payées par elles que sur le bénéfice après impôt sur les sociétés. Le secteur des services ayant ainsi doublement gonflé, cela crée un effet d’optique: la place relative de la production dans le PIB régresse même si elle reste la même en valeur absolue, voire progresse.
Les délocalisations d’entreprises (ou la sous-traitance d’activités industrielles à l’étranger) ont aussi fortement contribué à la diminution de la VA productive car les usines (investissement direct à l’étranger) ont été largement transportées ou créées à l’étranger pour profiter des pays low cost (salaires charges sociales, contraintes de sécurité et d’environnement). Au passage, on se débarrassait des syndicats puissants de la vieille Europe, des contraintes écologiques (ce qui explique que la Tudesquie pollue de moins en moins hormis ses centrales au lignite), de » la gestion des déchets » (sous-traitée à la mafia napolitaine), etc. La chaîne de valeurs était découpée en rondelles de sous-traitance en fonction des coûts de production ici et là et on faisait le montage au pays. C’est le remplacement du made in Germany par le made by Germany. Or si cela accroît les importations, cela conserve la valeur du produit tout entier puisqu’il est vendu et exporté par celui-ci. En revanche, la VA industrielle reste dans le pays où elle est produite et disparaît du pays qui a délocalisé ou sous-traité. Cela explique que le PIB nominal soit inférieur au potentiel si l’industrie était restée en Allemagne. Par ailleurs, celle-ci se targue d’avoir encore 25 % de son PIB dans l’industrie; ce chiffre mirifique ne doit pas faire ignorer que cette part n’est que relative puisqu’il faut la comparer à celle des services. Or si ceux-ci ont augmenté en volume, la valeur n’a pas cru dans les mêmes proportions car les salaires dans ce secteur ont été laminés par les lois Hartz (2003/4) qui ont fait créer 7,5 millions d’emplois à temps partiels payés 400 euros par mois. CQFD: le PIB ne dit rien des évolutions et des raisons de celles-ci dans les différents secteurs.
Le PIB fait l’objet d’analyses dites de partage de la valeur ajoutée entre le travail et le capital. En gros, en France on est passé de 70 % pour le travail (salaires, primes et cotisations sociales) à 60. Et itou à peu près pareil dans tout l’Occident. le chiffre de 60 % est par ailleurs abusivement gonflé parce que on a inclus, grâce aux gouvernements, dans le salariat des activités appartenant an fait et auparavant au capital: avocats salariés au lieu d’être associés, disparition des agents de change qui se sont retrouvés salariés dans les banques, rémunérations des PDG transformées pour une bonne part en salaires et primes (ce qui, évidemment, diminue le bénéfice imposable). Il y aurait donc à distinguer entre la part des salariés lambdas et celle des dirigeants et autres fonctions du capital. On peut le compléter par la comparaison des évolutions du salaire médian (celui qui partage la population en 2 moitiés égales) et du salaire moyen (le PIB par habitant en donne une bonne image). Force est de constater que l’écart entre les deux a énormément grandi, ce qui signifie que les inégalités ont augmenté drastiquement. En effet, le salaire moyen, contrairement au salaire médian n’est qu’une moyenne comme dirait La Palisse. On nous bassine avec le progrès du salaire moyen sans différencier entre catégories sociales. La différence entre moyen et médian est illustrée par la blague de Bill Gates entrant dans un bar où il y a 30 buveurs: le revenu moyen grimpe de façon astronomique, le revenu médian, lui, ne bouge pas.
Voilà comment on trompe le peuple en interprétant faussement les statistiques et en choisissant les indicateurs susceptibles de le tromper. Et en ne construisant les systèmes d’information que sur les données intéressant le pouvoir et le capital et pouvant berner le peuple. Et en laissant des journaleux compradores se livrer à des interprétations faussées et oiseuse à partir de statistiques tronquées et biaisées.

1...56789...52
 

sans violence et sans haine |
Changer Amiens |
Parti de Gauche. Commission... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | "كُن...
| ALLIANCE POUR LA NORMANDIE
| degaulois.justice.fr